Humiliation et humour oppressif à l’apéro ?

Il y a quelques semaines, je vous parlais vaguement de notre chère télé au détour d’un article sur Idiocracy mais j’ai envie d’y revenir parce qu’il y a vraiment quelque chose de pourri au Royaume du PAF. En fait, ce n’est pas tant de la télé en soi que je veux parler mais de ce qu’elle légitime, qu’elle fait passer pour cool et normal alors qu’on devrait crier d’effroi. Bienvenue dans un monde où on vous sert l’humiliation et l’ humour oppressif sur un plateau… télé.

Dora Tillier humilie Nicolas Bedos sur le plateau du grand journal

Comme je l’ai dit ça et là, je n’ai plus la télé depuis 2 ans et demi  donc forcément, les bouts d’émission télé qui arrivent jusqu’à moi sont certainement les pires. Mais ça met parfaitement en lumière un travers de la société que je ne supporte pas : l’humour oppressif. Deux exemples ici me viennent en tête : le vomitif Touche pas à mon poste et la téléréalité.

Les anges de la téléréalité

Je vais d’abord m’attarder sur cette dernière. Qu’est-ce que la téléréalité : des gens que l’on filme H22 (je crois) dans des contextes donnés. On nous les présente facilement comme un peu cons, pas très cultivés, sans grand talent et qui n’ont finalement que ça comme voie de sortie. Alors on les filme, on les filme et on file au public leurs pires moments. Alors je ne dis pas, certains sont manifestement sous-cultivés (je ne me suis jamais remise de l’histoire des lunes et des satellites) mais au fond, a-t-on réellement le contexte de la conversation ? Ce que je sais des émissions de téléréalité, c’est qu’il n’est pas rare que les candidats soient “légèrement” alcoolisés. Bon après, y en a qui sont certainement pas futés mais quand même… Je suis une personne plutôt cultivée et lettrée, on va dire, j’ai du vocabulaire. Mais si tu me filmes 22h/24, fatalement, y a un moment où je vais dire une connerie, que je vais faire une faute de français. Surtout si on considère que ces personnes là dorment assez peu (faut bien montrer des choses à la télé et encore, je crois qu’ils ne font plus les chaînes en continu) et qu’ils ont souvent pas mal d’alcool… Mais ça, on s’en fout. Il faut montrer leur bêtise crasse, rassurer le spectateur : “regarde, y a plus con que toi, tu vois !”, lui faire oublier que sa vie, c’est de la merde en lui montrant des vies encore plus vides et méprisables. On voit des candidats se faire maltraiter, humilier H24 et on en redemande. Ahahah, la jolie bimbo rejetée, ça nous venge de la meuf populaire du lycée qui ne nous a jamais adressé la parole. Elles sont belles mais connes, que du plastique et du vent ces pauvres filles. Et les mecs : vite faits beaux gosses mais y a que de l’eau gazeuse entre leurs deux oreilles. Quoi que pour les hommes, y a toujours le beau connard un peu manipulateur qui va séduire toutes les belles filles de service. Donc en résumé, la téléréalité, ce sont des gens bêtes et vides, un peu jolis mais pas toujours, vaguement télégéniques, souvent vulgaires, les femmes n’ont qu’un corps, les mecs qu’une bite qu’ils vont essayer de planter dans les dites demoiselles et si tu les traites mal, elles voudront coucher avec toi. Vomi dans ma bouche. Ah oui, des fois, il y a des moins jolis (éliminés au premier tour, à peu près), des un peu moins cons (que tu ne verras à peu près jamais à l’image), des gays (qui servent limite de voix off et les lesbiennes auront droit à leurs love stories mais pas les hommes, il me semble).

candidats de téléréalité en couple

(je ne sais pas du tout qui sont ces gens)

Et puis y a Touche pas à Mon poste et ses avatars. Je m’étais dit la dernière fois que les Coucou c’est nous et Cauet de ma jeunesse devaient pas être forcément mieux mais j’avoue que je n’ai ni le temps, ni le courage et surtout pas l’envie de tout remater/écouter pour être la plus objective possible. Il me semble cependant que Hanouna pousse le concept de l’humiliation, de l’humour oppressif plus loin. Je ne reviendrai pas sur son traitement des gays, des femmes, ça a déjà été dit en long, large et travers, je vous laisse cliquer pour en savoir plus si ça vous intéresse. Des « dérapages » avec toujours la même réponse “mais non, on est une famille, c’est pour de rire, roooooooh !”. Alors j’avoue que dans ma famille, on n’a pas trop l’habitude d’aller toucher la bite du cousin ou de l’oncle pour rigoler ni se garnir le slip de nouilles mais je ne juge pas, hein (un peu quand même). Mais cette émission légitime ce qui ne devrait pas l’être en donnant un arme terrible à tous les connards racistes/homophobes/misogynes qui, sous couvert d’humour, vont nous asséner leurs vérités malaisantes à longueur de journée. Et vous savez, chez les esprits les plus jeunes, entendre toute la journée qu’un gay est une “folle” ou que les femmes, ça dit non pour dire oui, qu’on peut insulter les gens parce que “c’est de l’humour”, y a un moment où ça devient dangereux. Qu’Hanouna ait une passion pour exhiber son sexe, ok, rien à foutre. Qu’il le fasse sous le nez ou sur l’épaule de ses employées déjà, gros malaise, ça s’appelle du harcèlement sexuel et c’est puni par la loi (mais comme souvent, aucune plainte…). Qu’il pratique l’humour lourd dans l’intimité de son foyer, auprès de ses potes, ok, on s’en fout. Mais quand il le fait devant des caméras, il légitime. Je passe parfois pour une pisse-froid car je prends mal certaines remarques, je ne ris pas de l’humour oppressif (que je ne trouve que très rarement drôle, déjà, à la base…) mais quand j’essaie d’expliquer, c’est toujours “roh ça va, c’est pour rire !”. Le fait que la personne ait pu blesser quelqu’un avec sa vanne de merde ? Non mais c’est de l’humour, faut rire de tout, comme dirait Desproges. Des excuses ? Ahah, tu rêves. C’est toi qui as pas d’humour, ce serait limite à toi d’en faire…

Humour oppressif

Même les enfants comprennent, pourtant…

Mais surtout, ce qui me choque le plus, c’est la relation très malsaine entre l’employeur et ses employés qui sont obligés de déballer leur vie privée pour un peu d’audience. On se retrouve avec des scènes ahurissantes de demandes en mariage devant “la France entière” avec une femme qui semble plus gênée que ravie (je te comprends, meuf, j’aurais pété un plomb à ta place), des confidences en veux-tu, en voilà, tout est exhibé, donné, disséqué. Mais remettez ça dans le contexte de votre propre emploi. Imaginez que votre patron vous demande de vendre vos intimité, dévoiler vos souvenirs, exposer votre couple juste pour toucher votre salaire à la fin du mois. Vous le voyez, là, le malaise ?

Plateau de TPMP

Et je ne sais pas comment on peut arrêter tout ça. Je parle d’Hanouna et sachez que ce mec me met profondément mal à l’aise car je ressens que c’est quelqu’un de foncièrement mauvais mais c’est juste de l’air du temps. Dans 3 ans max, il sera fini, on en aura un autre à la place. Idem pour la téléréalité, on trouvera toujours des gens prêts à vendre leur âme pour quelques biftons, pour caresser du doigt leur rêve de célébrité. Alors on fait comment pour arrêter ça ? Comment on arrête la télé de merde ? Comment on apprend aux gens que se vider la tête, c’est pas juste regarder du vide nauséabond ? Comment faire comprendre que mater des gens que vous jugez plus misérables que vous ne vous rendra pas meilleurs (au contraire…) ? Et encore, je parle de télé, faudrait aussi voir du côté des comédies françaises et leur humour bien réac et oppressif, aussi…
Y a des jours où je suis un peu fatiguée, en fait.

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Mauvaises rencontres : les mythos tendance pervers narcissiques

J’ai croisé aussi quelques spécimens de ce qui semble être des pervers narcissiques ou en tout cas de jolis manipulateurs se reposant sur la dénigrement de l’autre pour prendre le dessus. Le tout avec un joli mytho pour bien t’embobiner.

mythomane

Cas 1 : l’héritier de la famille Mulliez

Joli jeune homme croisé il y a 2 ans, le gars m’invite à boire un verre chez lui. Malgré ses 23 ans, il vit dans un appart meublé avec goût par une dame de 80 ans, à vue de nez. Il m’explique avoir récemment acheté l’appart meublé. Oui, bon, ok, pourquoi pas. Le jeune homme est étudiant en histoire et joueur de poker un peu professionnel ce qui est bien parce qu’il gagne de l’argent sans le déclarer. Bref, 1er rendez-vous sympa, j’ai quelque fois froncé des sourcils mais ça passe. 2e rendez-vous, par contre, mes feux passent tous au rouge : il m’explique que sa mère a un nouveau compagnon et qu’il ne le sent pas car il est persuadé que c’est un manipulateur tendance pervers narcissique “et je m’y connais, moi aussi, j’aime manipuler les gens”. Alerte, alerte, ça commence à puer. Et le voilà qu’il m’explique que sa mère doit être prudente car tu comprends, sa famille a plein de frics, plein plein. D’ailleurs, en vrai, sa famille, c’est celle qui possède les Auchan-Décathlon. Huuuu ? De retour chez moi, je tape son nom, je retrouve sa mère, sa soeur, j’essaie de croiser les données. Je trouve qu’il a joué dans un film étant petit (son père bosse dans le ciné donc tout à fait plausible) mais aucun lien avec la famille Mulliez, ni de près, ni de loin. Le fait qu’il soit juif et originaire du sud de la France aurait aussi pu m’interpeller mais bon…

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Cas 2 : L’ingénieur-photographe-coach de vie-importateur de safran

Ouais, rien que l’intitulé, ça vous creuse une ride du lion. Celui là reste le cas le plus beau mais la blague a duré une bonne demi-douzaine de rendez-vous. Le mec, plutôt pas mal, une gueule à la Bruno Salomone un peu, un peu engoncé dans sa chemise limite trop petite mais ça passe. 1er rendez-vous, tout se passe bien mais première alarme s’allume “normalement, je sors avec des filles bien plus jolies que toi mais bon, toi, tu es belle”. Heu… Il m’insulte ou me complimente là ? Bref, comme il est coach de vie, il va me reprendre en main, faut pas que je m’inquiète. Ah mais je m’inquiétais pas en fait… Bref, un premier rendez-vous qui se termine chez moi, très bonne alchimie physique (d’où la durée de la blague). Je le vois une seconde fois chez un pote à lui car il hébergeait un pote chez lui et pouvait pas m’amener là -bas (mmm…). Les 3 rendez-vous suivants ont lieu chez moi, 3 soirs de suite car il squatte je ne sais plus bien où car le pote qu’il héberge a ramené sa meuf qu”il connaît depuis 3 mois pour la demander en mariage. Là, c’est officiel, je comprends rien à sa vie. Il débarque donc chez moi le soir, fait un peu de boulot (il était d’astreinte) donc au moins la partie ingénieur ou assimilée était vrai. Bref, on copule, on dort et le dernier matin, veille de mon départ en Corse, il me prend dans ses bras et me demande de lui envoyer des photos de mon voyage. Car oui, je suis peut-être moins jolie que ses ex mais il trouve que j’ai un vrai talent de photographe, notamment dans le cadrage (ah…).

grande-roue

Bref, je pars, on s’échange des sms puis il m’annonce peu de temps avant mon retour qu’il doit partir à Washington pour signer un contrat avec des clients. Oui, ok. Plus trop de nouvelles, j’essaie de le revoir mais j’apprends qu’il est en vacances en Corse (hein ?) puis il est d’astreinte, encore et toujours et semble l’apprendre le matin même pour le soir. Mmmm… Il me saoule, je l’envoie chier et rencontre Victor sur ces entrefaites. L’étrange monsieur revient, je le laisse un peu mariner mais ça capote entre temps avec Victor. Moi faible, je finis par céder et aller (enfin) chez lui. Appart plutôt sympa dans le VIe. Mais la soirée vire un peu bizarre. Il m’explique qu’il connaît bien la mère de Carla Bruni mais la vraie, hein, pas celle qu’on voit dans les magazines. Sa vraie mère, c’est une Brésilienne mais elle a trompé le père de Carla et il est parti avec la petite et cette pauvre femme a tout perdu. Ne connaissant pas la vie de Carla, je réponds quelque chose comme “ah euh ?”. Puis on parle photos et de mon récent voyage en Irlande et voilà qu’il me montre ses propres photos et je ressens comme un malaise : sur quasi toutes les photos, son ex… de dos… quasi toujours de dos. Mais ciel pourquoi ? Je découvre des photos d’une autre de ses exs, une fille avec un piercing labial, des photos d’eux en Thaïlande, sur les îles Similan que je reconnais bien, il m’explique qu’il avait un centre de plongée là-bas, blablabla. Oui, tes photos, elles puent les photos de vacances à mort mais bon, après avoir été coach de vie, importateur de safran (il me proposait d’ailleurs de faire son CM), ingénieur télécom, photographe, il pouvait aussi avoir tenu un club de plongée en Thaïlande, hein, on n’est plus à ça près. Je me tape aussi les photos de ses vacances en Corse (celles juste avant ce rendez-vous, donc) où je découvre des photos d’une demoiselle nue. Heu… je suis fort à l’aise. Rajoutez à ça une malaisienne qui n’arrêtait pas de l’appeler pour qu’il lui fasse son thème astral (?) et son ultime mytho “moi, j’étais en classe avec Vanessa Paradis, elle n’aimerait pas que certaines photos ressortent, tu comprends…”. Je comprends surtout que quand tu veux pipoter une experte des réseaux sociaux, tu vérifies avant que ta fiche Copains d’avant n’indique pas clairement que tu étais en province au collège/lycée, loin de Vanessa Paradis, donc.

vanessa-paradis-jeune

Evidemment, je ne l’ai plus jamais revu… Ah et pour Carla Bruni, c’est son père qui est Brésilien… raté.

 

Bref, je vous passe les cas des mecs qui te mettent sur un piédestal, veulent t’épouser à 3h du matin et ne vous rappellent plus jamais car c’est finalement assez courant, j’ai croisé le cas hors site de rencontre aussi. Mais ne désespérons pas. Il y a aussi de jolies histoires, parfois. A suivre !

 

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Le témoin amoureux


Depuis le temps que F nous en parlait, Vicky et moi avons donc décidé de poursuivre notre marathon du nanard par Le témoin amoureux. Oui, je suis une meilleure amie de rêve, je vous impose mes lubies, adoptez moi comme copine.  Bref, lancez le Témoin amoureux, c’est parti !


Alors en fait, ce film, je l’avais dans le collimateur depuis sa sortie, j’avais vu la bande-annonce et je m’étais dit « oh mon Dieu, un mélange du mariage de mon meilleur ami et de Mon beau-père et moi qui est le film le plus lamentable qu’il m’ait été donné de regarder ». Tellement que j’hésite sérieusement à le revoir parce que ça ferait certes un article sympa pour cette rubrique mais c’est une torture pour tout esprit clair. Ou relativement éloigné du coma éthylique ou médicamenteux. Parce que dans la bande-annonce du témoin amoureux, on voyait Patrick Dempsey qui me fait à peu près aucun effet être supra lourd parce que comme tous les boulets cinématographiques, il se rend compte qu’il est amoureux d’une femme quand celle-ci lui annonce qu’elle en aime un autre. Ceci étant, y en a des comme ça dans la vie aussi.


Bon, je vous résume : Patrick est amoureux d’Anna mais en fait, il met 10 ans à s’en rendre compte (boulet, donc) et justement, quand il veut lui dire, cette nigaude rencontre un Ecossais et décide de se marier avec lui au bout de 2 mois. Oui, ils avaient pas le budget pour une trilogie. Donc Patrick il fait « oh non, bouh ! Il faut que je lui dise ». Sauf que Anna, comme elle l’aime fort son Patounet, elle le prend comme témoin avec trois autres nanas dont une blonde ex de Patounet qui est joué par toujours la même nana vue dans Urgences ou Dawson. Vous savez, celle qui s’habille en 34 alors qu’elle fait du 38 et à chaque fois que je la vois, je m’arrête automatiquement de respirer tellement j’ai l’impression que toutes ses fringues vont exploser. Bref, voilà donc Pat’ qui doit organiser le mariage de sa chère Anna tout en la dégoûtant de son futur mari de façon un minimum subtile et de supporter la blonde qui va péter son chemisier. Les deux autres demoiselles d’honneur ne servent à rien à part la grosse qui prétend pouvoir rentrer dans du 36 le jour du mariage en ne se nourrissant que de milk shakes diététiques. Ceci étant, ayant travaillé sur des forums féminins, je peux vous garantir que chaque mariage engendre son lot de « je fais du 44, il faut que je perde 3 tailles en 15 jours pour le mariage pour être sublime sur les photos ».


Donc au vu de ce pitch, je m’attendais à de la merde en barre d’autant que le film reposait sur le charme de Patrick Dempsey qui, pour moi, n’en n’a pas une once. Même dans « Il était une fois » que j’ai trop adoré, je le trouvais moche. Donc, voilà, je n’aime pas les comédies romantiques et le prince de service ne me plaît pas, me voilà mal barrée.


Et j’ai été déçue. Je m’attendais à dégainer ma plume la plus acide et acérée et en fait, je vous le confesse : j’ai relativement bien aimé. Evidemment que le scénario est convenu, les rebondissements visibles 15 mn avant facile mais y a quelque chose de sympa dans le film, finalement. Un petit côté qui fait dire que l’équipe ne s’est pas trop prise au sérieux, que le but est de divertir, pas de faire vendre des kleenex aux nanas hypra romantiques. Donc même si ça ne restera pas mon film préféré de la vie et que j’en ai déjà oublié pas mal de passages, finalement, si une de vos amies vous harcèle pour une soirée comédie romantique, choisissez ce film là. Vous vous en tirerez drôlement mieux qu’avec n’importe quelle comédie romantique avec Meg Ryan dedans.

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Le mystère du baiser post coïtal

Parfois, dans la vie, il m’arrive de rencontrer des hommes avec qui je couche (pas avec tous, évidemment). Suite à une folle partie de jambe en l’air (qui peut se décliner au pluriel d’ailleurs), arrive le moment de se séparer parce que la vie continue en dehors du lit, tout de même. Et en général, au moment de se quitter, on s’embrasse pour se dire au revoir. J’ai déjà traité de la bise post coïtale, on n’en reparlera pas ici.


Bref, un baiser avant de se quitter. Et bien je suis toujours aussi nulle pour en déduire quoi que ce soit. Le baiser post coïtal est-il un élément qu’il est impossible à analyser. Si je liste quelques hommes dans ma vie, je me souviens de quelques baisers d’au revoir assez passionnés qui laissent penser que le monsieur en veut plus… et je n’ai plus jamais de nouvelles.




De l’autre côté, j’ai le baiser poli déposé vite fait sur les lèvres. Je me souviens de la première fois que Gabriel est venu chez moi. D’abord, il n’a pas voulu rester dormir (à l’époque, j’aimais pas quand ils partaient juste après) puis le baiser fut… poli. Amical mais pas chaleureux. Je l’ai regardé partir en me disant en mon for intérieur : « celui là, je ne le reverrai jamais ». Et bien j’avais tort.



Alors le baiser chaleureux est-il un signe d’adieu et un baiser poli un signe d’à bientôt ? Ben non, ça ne marche pas non plus. Si je prends le cas de Guillaume IV, chacun de ses baisers d’au revoir étaient très, très chaleureux. Alors que d’autres ont eu des baisers d’adieu qui voulaient bien dire ce qu’ils voulaient dire : « bon, on va en rester là, hein, te fais pas de film ! ».




Evidemment, la question est : « au fond, la réponse à la question du va-t-on se revoir est-elle si importante ? ». C’est vrai que le one shot n’est pas un crime même si parfois, j’aurais bien retenté l’aventure, juste parce que c’était bien (de mon côté bien sûr, on ne peut jamais savoir de l’autre côté malgré des compliments parfois échappés). Franchement, pour moi, le sexe n’est pas une simple question de technique mais d’alchimie avant tout et je ne l’ai pas avec tous les hommes (heureusement, j’ai presque envie de dire) alors quand l’alchimie est là, je suis toujours un peu déçue si ça ne poursuit pas. Et puis ça m’éviterait de me demander si je dois relancer ou si un silence radio de plus d’une semaine est suffisamment éloquent. Ouais mais si moi je me dis ça et que lui aussi, s’il le faut, on avait tous les deux envie de se revoir et on passe à côté. Ceci étant, le dernier one shot- baiser tout tendre et chaleureux, ça fait trois semaines qu’il a pas répondu à mon mail de proposition de 2e prise donc j’ose supposer qu’on en restera là (ou qu’il reviendra un jour où ça le
grattera dans le boxer).




Et pour brouiller encore plus les pistes, nous avons le « à bientôt ! » qui veut dire « je dis ça par réflexe mais en fait, je t’efface dès que
je rentre de MSN et je jette ton numéro alors n’y compte pas trop quand même ».  C’est pas comme si on était entre adultes consentants et que je peux tout à fait comprendre qu’une partie de jambe en l’air n’est pas une demande en mariage…

Bref, un jour, je saurai peut-être voir et lire les signes pour comprendre si un à bientôt veut dire ce qu’il veut dire ou son exact contraire. Ou alors je rentrerai dans un couvent comme ça, ça m’épargnera ces petits jeux de dupe qui sont parfois un peu fatigants, trop stratégisant pour moi (ne pas rappeler avant 72h, ça fait désespérée, gna gna gna). De toute façon, j’en ai toujours fait qu’à ma tête et 72h pour une impatiente comme moi, c’est une éternité un peu trop longue. Mais bon, il est vrai qu’on peut difficilement sortir un
« bon, écoute, c’était bien sympa mais on en reste là, hein. Salut! ». Mais je ne désespère pas de trouver la clé !

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Donner un sens à sa vie

Par LucasMercredi dernier j’ai diné avec mes parents dans un très bon restaurant chinois, référencé par le guide Michelin (oui, il y avait deux « baguettes »… Bon OK j’arrête l’humour de merde.)
Ce qui est intéressant c’est que nous sommes allés là bas parce que mon père voulait fêter un truc.
Ce jour là, cela faisait 30 ans qu’il s’était installé à N’enterre Pas Tes Rêves, en tant que médecin spécialiste.
Ma sœur et moi on lui a donc demandé ce à quoi il rêvait à 30 ans, il y a 30 ans…

Mon père est issu d’un monde ouvrier.
Il s’est construit lui-même. Mais il a eu la chance de croiser des gens motivants.
Intelligent, bucheur, il a d’abord eu un prof qui l’a poussé vers un lycée généraliste puis plus tard il a croisé deux personnes qui sont devenues des amis et qui lui ont donné des outils (bouquins, auteurs, réflexions) pour mieux comprendre le monde et vivre mieux.

Mon père, fondateur des Jeunesses Communistes à Bagneux à l’age de 12 ans, puis militant au PC jusqu’à 30 ans, a voté Sarko aux dernières élections.

En fait, aujourd’hui, la seule conviction qui l’anime c’est vouloir être heureux et en phase avec sa vision de la vie.
Et pour répondre à cette demande, Sarko lui a paru plus en accord avec les impératifs de la société moderne qu’un PS, sclérosé, archaïque et à coté de la plaque.

Qui lui en voudrait ?
Qui lui en voudra ?

Pire, ne peut on pousser la logique plus loin et dire que tout communiste est un égoïste qui s’ignore car dans tout communiste c’est le fait d’utiliser la collectivité pour améliorer son sort personnel qui prime… (OK, je vais un peu loin. Certes, il y a des gens bienveilllants et généreux. Mais rappelez vous l’échec de Owen avec ses collectivités… C’est un peu déprimant tout de même.)

Mais au-delà de tout ça, et pour revenir au sujet qui était « ce à quoi rêvait mon paternel à 30 ans », ce qui nous a étonné, ma sœur et moi, c’est que cette question, sur le sens à donner son existence, est restée en suspension. Mon père n’avait plus de rêves à 30 ans, plus d’idéal.

Pourquoi se lever le matin et « faire l’effort de » ?
Comment se coucher le soir et être serein ?
Pour quelle raisons faire des efforts ?

Dans sa réponse, il a donc eu un pragmatisme effrayant.

Quand on a un boulot passionnant, des revenus importants, qu’on bosse 15 heures par jour, ce qu’on cherche c’est tout bonnement à ne pas être triste ou anxieux.
Je ne dis pas que mon père se noie dans le travail pour éviter de penser à des choses qui pourraient le soucier.
Je dis qu’il se noie dans le boulot parce que (je résume, bien sûr) il y trouve un réconfort intellectuel et des revenus importants qui lui permettent ensuite le week end de faire ce que bon lui semble et offrir à sa famille un cadre de vie adéquat.

Exit Mère Teresa, exit les bons samaritains, exit toute cette hypocrisie chrétienne de l’aide de ton prochain. (mais d’ailleurs, la plupart des mémés croyantes qui vont à l’église ne le font-elles pas uniquement pour être accueillies au paradis ? N’y a-t-il pas une malhonnêteté intrinsèque et essentielle dans cet abonnement à la messe en vue d’être bien vue de Dieu et obtenir son F2 au paradis ?)

Pour autant je pense à Nina qui a serré les dents avant de trouver un boulot qui lui plaise vraiment. Je pense à un copain qui a eu le courage de se lancer dans un domaine passionnant (le cinéma) et d’en baver le temps nécessaire avant d’être reconnu pour ses qualités. Belle preuve d’abnégation.

Mais je pense surtout à une amie.

Une nana brillante, un caractère bien trempé, une personnalité incroyable.
Pour tout vous dire alors que j’étais dans mon coma, j’ai rêvé à deux reprises que j’allais chez ses parents pour la demander en mariage.
Aujourd’hui, Aphrodite est avocate dans un cabinet prestigieux.
Mais il y a encore quelques années, dans des moments de tristesse ou de doute, elle parlait de lâcher le Droit, d’être infirmière pour donner un peu de sens à sa vie…
Parfois, je pense à elle et je me demande :

« Est-elle heureuse aujourd’hui ? A-t-elle trouvé une réponse ? Un quotidien qui l’empêche de penser à l’absurdité de tout ça…  »

On en revient toujours à Camus et le Mythe de Sisyphe.

Alors…
Que penser ?
A quoi bon vouloir chercher une raison d’être et exister ?
Faut-il vivre sans se poser de questions histoire d’être serein ?

Si vous avez des remarques, elles sont les bienvenues.

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Où trouver l’homme ? Episode 24 : au mariage

(Je rappelle à mon aimable lectorat et au taré qui m’insulte en faisant semblant de faire de grosses fôtes que ceci n’est qu’une
fiction. En vrai, je n’ai pas assisté à un mariage depuis 5 ans et ce serait bien qu’Anthony demande ma sœur en mariage pour que je fête au moins celui là.)

A la recherche du prince charmant

Un soir, rentrant du boulot, j’ouvre ma boîte aux lettres en miaulant. Non que je sois folle mais ma porte est face aux boîtes aux lettres et Kenya appelle des fois que la personne qui farfouille devant la porte soit moi donc je lui réponds joyeusement [ça, c’est vrai]. Tiens, une lettre qui n’est pas envoyée par EDF et consort, qu’est-ce que c’est ? Une invitation au mariage d’une vieille copine de lycée. Ah oui, c’est vrai qu’elle m’en avait parlé. Bon, je viens seule ou accompagnée ? A un mariage où je ne connais personne ? J’ai pas de compagnon sous la main… Donc seule.

Le mariage, ah le mariage, ressort essentiel à nombre de comédies romantiques. Hé oui, le grand classique, le héros ou l’héroïne doit assister au mariage de son ami et il/elle est seul(e) et un peu déprimé(e) mais pendant la cérémonie il/elle rencontre une charmante personne, ils se tournent autour pendant 1h30 à 2h de films et à la fin, le monsieur demande la demoiselle en mariage et tout le monde pleure. Souvent il pleut et l’héroïne a les cheveux mouillés mais elle a un maquillage magique : il coule, certes, mais fait un effet smoky eyes sexy. Alors que si elle avait été sous la pluie et misérable parce que son nouvel amour doit faire face aux obstacles, elle a du mascara plein les joues.

 

Donc le mariage semble être le bon plan idéal pour la drague mais moi, je ne suis pas vraiment convaincue. Si je regarde la liste des mariages où je suis allée, les célibataires se comptaient sur les doigts de la main d’autant que dans ses cas là, on essaie de venir accompagnée quoi qu’il arrive pour ne pas passer pour la célibataire de service et éviter les questions gênantes de tante Yvette qui nous demande où est notre fiancé. Moi aussi, je me pose la question tante Yvette, si tu savais…Sauf que le mariage ayant lieu en Bretagne, je trouve peu d’hommes motivés pour m’accompagner. Et je n’ose pas faire un faux coming out à un mariage où je ne connais personne. Surtout qu’il faut avouer qu’un mariage, il y a une chance sur deux qu’on s’ennuie à mourir.

Week-end du mariage. Voyons le positif, ça me fait deux jours loin de Paris, comme des vacances. Et…c’est tout. Je ne connais quasi personne à part la mariée, ses parents et sa sœur mais ils sont très occupés, c’est fou. Du coup, à la mairie, je me passionne pour le plafond de la pièce et pendant la messe, je réfléchis plus sur le bébé qui pleure qu’autre chose. Je sais pas si vous avez remarqué mais y a toujours un bébé qui pleure et qui crie durant toute la cérémonie ou des enfants turbulents qui n’ont pas très envie de rester assis une heure. Moi, j’ai passé l’âge de courir sur les bancs de l’église en piaillant, c’est bien dommage. Ca m’aurait occupé. Tiens, si j’édifiais une théorie sur le mariage pour mon blog ? Pourquoi c’est toujours long à mourir une cérémonie de mariage ? Pourquoi le sermon du prêtre est toujours très drôle ? Pourquoi je trouve toujours surréaliste qu’une personne qui a fait vœu de chasteté explique à un jeune couple qui a déjà visité le kamasutra comment ça marche l’amour entre deux êtres alors que ça lui est étranger ? C’est comme si j’allais expliquer la cuisine à Cyril Lignac.

Fin de la cérémonie. Le couple a choisi des chansons relativement sympa, j’ai quand même assisté à une cérémonie où la mariée rentrait sur du Johnny Hallyday [véridique]. Là, arrive le meilleur moment, je trouve, le jeter de confettis sur les mariés puis le défilé de voitures qui klaxonnent. Parce qu’après, arrive la torture des photos, ça prend des heures, c’est insupportable et en plus, là, il pleut. Mariage pluvieux, mariage heureux, dit-on pour consoler ceux qui n’ont pas bien choisi leur date. Le dernier mariage pluvieux auxquels mes parents ont assisté, ça a duré 6 mois [véridique], super. Et c’est parti pour les photos, les parents des mariés, la
famille de la dame, la famille du monsieur, les témoins, les cousins… Moi, j’arrive en toute fin, la photo des gens qu’on n’a pas pu caser ailleurs. On est une demi douzaine dans le cas, ceux qui ne sont pas de la famille et ne sont pas témoin. Mais… qui est donc ce charmant jeune homme là, sans fille ultra sapée et bronzée accrochée à son bras ? D’ailleurs, j’aimerais qu’on m’explique qui a décrété qu’il pleuvait tout le temps en Bretagne, elles sont toutes dorées alors que moi, je suis plus teint de bidet. Mais bon, on dirait qu’il est seul. Intéressant…

A suivre, bien entendu !

Pour le plaisir, la chanson de Johnny Halliday pour rentrer dans une église.

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La lettre de motivation

Alors, maintenant qu’on a un CV parfait ou à peu près, il faut rédiger cette lettre. En sachant qu’il y a à peu près une chance sur trois qu’elle soit lue. Non parce qu’il ne faut pas être naïf. Le recruteur lit votre CV et s’il plaît, il jette un œil sur la lettre de motivation. Là, elle peut faire la différence mais si le CV n’est pas bon dès le départ, la lettre ne servira à rien. Hé oui. Mais c’est pas pour autant qu’il faut s’en dispenser.

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Alors, à quoi ressemble une jolie lettre de motivation ? Bon, on met notre adresse à gauche, histoire que le recruteur sache qui parle. La date à droite, la personne à qui l’on s’adresse en dessous. Avant de commencer votre prose, surtout, précisez ce que vous lui voulez, à la personne. Non parce que ne croyez pas que le recruteur va lire votre lettre jusqu’au bout pour apprendre à la fin que vous cherchez un stage ou un job. Non, il veut le savoir de suite et on le comprend donc on lui mâche le travail. Soyons humains et
charitables.

Maintenant qu’on a clairement défini à qui on parle et ce qu’on lui veut, il est temps de prendre la parole, justement, d’écrire ce texte qui fait que le recruteur nous voudra. Car une lettre de motivation me fait souvent l’effet d’une demande en mariage : toi, moi, nous pour l’éternité. Ne vois-tu pas à quel point notre union ne peut être que parfaite, mon amour ? Mais dans la séduction comme en recherche d’emploi, faut un peu de subtilité. Un « Seigneur, mademoiselle, votre beauté est telle que j’ai cru un instant être plongé en plein rêve » vaudra toujours mieux qu’un « oh, zyva, meuf, comme t’es trop bonne ! ». Parce qu’il faut d’abord flatter l’entreprise. Nous sommes les dragueurs, nous devons la brosser dans le sens du poil. Je veux travailler chez vous parce que votre entreprise est prestigieuse, perspectives d’avenir, rigueur et professionnalisme, philosophie du travail que nous partageons… Bon, le recruteur n’est pas dupe, il sait que j’ai envoyé la même lettre à pas mal de gens, c’est le jeu. Mais faisons semblant quand même.

Bon, après avoir flatté la belle (entreprise), il faut la convaincre qu’elle ne trouvera pas mieux que nous donc allons-y pour l’exposition de nos qualités et talents. On exhibe nos diplômes comme d’autres leurs biceps, on en met plein la vue avec nos expériences et nos compétences mais il ne faut point trop en faire. Nous sommes des séducteurs, pas des dragueurs lourds de bord de plage. George Clooney plutôt qu’Aldo Maccione. D’ailleurs, ce je n’est rien sans ce nous auquel nous aspirons. Là, il faut expliquer ce que je peux
apporter à l’entreprise, ce que nous ferions de beau ensemble. Un site Internet riche en contenu, des articles écrits d’une plume acérée et cynique ou légère et amusante (ça dépend qui vous visez aussi), un reportage parfaitement soigné, une émission radio dont le concept ne peut que séduire… On vend du rêve, quoi ! Mais de façon convaincante tout de même. On promet pas un voyage au
bout du monde quand on est RMIste, par exemple. 

Bien sûr, dans toute tentative de séduction, les mots comptent surtout quand, comme moi, vous travaillez dans un métier de l’écrit. Aucune faute d’orthographe ou de grammaire ne doit passer, ce serait comme un rot au milieu d’un dîner romantique, c’est inenvisageable. Au-delà de ça, le choix des mots est important. Les répétitions, c’est pénible à lire, on évite. Mais surtout n’utilisons pas un mot pour un autre et ne faisons pas dans le ronflant. On cherche l’efficacité donc certains mots pompeux peuvent être évités. Je crois que la méthode la plus efficace est encore de rester le plus proche possible de son style habituel, ça évitera les phrases lourdes et les tournures suspectes. Personnellement, il y a des mots que je n’ai pas l’habitude d’utiliser, je vais pas les mettre dans ma lettre de motivation juste pour faire genre. C’est quand même moi que je vends, à l’arrivée, pas mon voisin.

Enfin, le truc pour laquelle je suis super mauvaise : la conclusion. Bon, j’indique que j’attends une réponse avec un « dans l’attente
d’une réponse de votre part », ce qui ne veut pas dire que je le relancerai pas si j’ai pas de nouvelles. J’indique aussi que je suis libre quand il veut, où il veut « je suis disponible pour tout entretien ». Par contre, à la fin, trouvons la bonne formule de politesse. Moi, j’aime bien le cordialement mais pour un recruteur, ça le fait pas donc je lui envoie mes salutations distinguées et je le prie de les accepter.

Voilà, ma lettre est déjà finie mais elle doit faire moins d’une page aussi (donc être plus courte que cet article) donc ça va vite. On relit. Pas de fautes ? Notre numéro est le bon ? Je m’adresse à la bonne personne ? Alors, c’est parti, on clique sur envoi.

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Dis, tu m’épouses ?

Je coupe un peu la saga « mon nouveau job » parce que sinon, ça va saouler tout le monde, moi comprise. Donc aujourd’hui, j’aborde un sujet qui n’est pas forcément
au cœur des préoccupations des vingtenaires : le mariage. Ou plus précisément la demande en mariage.

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Tout débute car une conversation avec ma sœur samedi soir. On discute de tout et de rien quand on en vient au sujet mariage. Disons que moi, je veux être tatie et je peux pas
être tatie tant qu’ils sont pas mariés (a décidé ma sœur mais souvenons nous que son cher et tendre est pompier et que si jamais un malheur arrivait et qu’ils ont des enfants… Bref). Donc
forcément « et c’est quand que vous vous mariez ?

– Quand Anthony me le demandera et ça peut être long ! ».

Oui, faut savoir qu’Anthony, ses potes le surnomment papi, c’est vraiment le Père tranquille donc effectivement, ça peut prendre du temps avant qu’il ne se décide. Bien que
moi, je le soupçonne de prévoir son coup en douce mais ma sœur ne me croit pas. Donc elle m’explique qu’elle le fait souvent chier à ce propos (oui, ma sœur et moi, on partage les mêmes gênes, je vous rappelle), elle lui a même fait remarquer que lors de leur voyage à Bali dans une quinzaine de jours, ils allaient se retrouver en haut d’un volcan à l’aube et que ce serait l’occasion idéale ! Alice, si tu me lis, s’il avait prévu de te demander ta main à ce moment là, t’as tout cassé.

Evidemment, n’étant ni une afficionada du mariage, ni en couple, le sujet ne m’a jamais travaillée mais d’en parler avec elle, je trouve ça amusant, je lui ai même suggéré de
faire un blog sur le sujet « quand me demandera-t-il en mariage ? ». Quand elle pose la question, il lui répond : « et pourquoi, toi, tu me demandes pas ? ». Alors vous ne connaissez pas ma sœur mais vous avez plus de chance de la voir manger une limace vivante que de demander son mec en mariage. Mais la question reste amusante. Comment demander quelqu’un en mariage ? Ou comment provoquer la demande ? Petite, forcément, le mariage me paraissait à peu près obligatoire, j’imaginais une demande hypra romantique, c’est à dire une sublime collection de clichés qui finalement, ne tient pas la route. La bague dans le champagne, comme je disais chez les Ra7or, faut être sacrément bigleuse pour pas la voir. Dans le dessert, c’est dégueulasse. Un soir, à l’air libre, au clair de lune avec une splendide déclaration, ouais mais juste en été alors parce que sinon, ça caille et les manteaux, c’est pas super top pour les câlins. Ni l’électricité statique. Aujourd’hui, j’aurais envie de ça, je crois que la demande idéale serait spontanée, du genre on est en train de passer un bon moment, on se sort une bêtise et là « t’es géniale, tu m’épouses ? ». Ah ouais, c’est ça que je voudrais, je crois. Bon, bien sûr, certains m’objecteront que la spontanéité, attention, il a peut-être dit ça comme ça et va le regretter, gna gna gna. Mais trop préparé, moi, je trouve que ça fait « bon, faut se marier pour faire bien alors je te demande ça avec plein de bougies autour pour que ça permette au diamant de briller de mille feux et tu dis oui, merci ». Et pourtant, j’aime bien les bougies. Par contre, le côté spontané de la demande, pas en pleine brouette parce que là, ça va vraiment faire « je dis ça parce que dans ses moments-là, je dis n’importe quoi ».

 Maintenant, je me pose la question : le mariage a-t-il toujours autant de valeur ? Du coup, la demande en mariage est-elle encore une étape importante dans un couple ? Bon, n’étant pas en couple ni fana du mariage (oui, je me répète, je sais), j’ai forcément du mal à me projeter. A l’époque de mon histoire avec Guillaume, la question ne se posait pas, je me trouvais trop jeune. Mais aujourd’hui, si mon mec imaginaire me demandait en mariage, serais-je émue, amusée, blasée ? Dirais-je oui, dirais-je non ? Si je dis non, il m’en

veut à mort ? On peut rester ensemble sans se marier, si ? Pour lui, la question serait bien sûr du quand, du comment. J’imagine que quand on décide de poser la question, ça cogite dans la tête de monsieur. Au resto ? A la maison ? Pendant qu’elle se brosse les dents ? Avec ou sans bougie ? Et la bague, comment ?

Finalement, tout ça me paraît bien compliqué. D’un autre côté le « on s’est marié parce que ça coûtait moins cher pour les impôts », j’ai toujours trouvé ça glauque. Bah oui, je suis pas forcément mariage mais quitte à franchir le pas, autant que ce soit un peu romantique quoi !

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“Je ne crois plus en l’amour”

En ce moment, je lis un livre délicieusement girlie « Ce crétin de prince charmant ». Ouais, j’aime bien les livres légers à l’approche de l’été. Dans un monde parfait, je lirais ça sur ma terrasse au soleil mais j’ai pas de terrasse et il pleut tout le temps ou presque. Donc je lis et là, une des héroïnes s’écrit après une rupture, « l’amour, j’y crois plus ! ». Tiens, depuis quand l’amour est une religion ?

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Qui n’a pas dit ça après une belle déconvenue ? Genre the only one qu’on aimait, qu’on adorait, avec qui on voulait faire des bébés et passer nos vieux jours, main dans
la main, yeux dans les yeux, joues ridées contre joues ridées nous quitte ? Qu’on le traite de connard (ou de connasse), comme toutes les personnes du même sexe ? Ok, ça m’est arrivé,
comme tout le monde mais quand on n’est pas dans la situation, ce « je ne crois plus en l’amour » me paraît curieux. Je lis la déclaration de ce personnage en plein drame et mon premier 
réflexe est de soupirer. Pour plusieurs raisons. La première, c’est qu’en général, les gens qui crient qu’ils ne croient plus en l’amour sont les premiers à lui courir après avec passion (pour ne pas dire désespérément). En gros, elle pleure lundi pour Jacques, elle se consolera mercredi dans les bras de Jean. Quand j’étais ado et étudiante, la spécialiste du genre, c’était Johanne la nymphomane, qui pleurait 10 minutes sur « le grand amour de sa vie que jamais je m’en remettrai » et elle avait même pas le temps de sécher ses larmes qu’elle avait repéré un nouveau mec. Des fois, j’admire un peu cette capacité girouette vu que je déteste être malheureuse à cause d’un mec. Non, je déteste être malheureuse tout court. Mais bon, à force, le discours « bouh, je suis malheureuse j’aimerai plus jamaiiiiiiiiiiiiiis » répété X fois ça saoule. Si, si.

 

Ensuite « croire en l’amour », quelle idée. Qu’est-ce que l’amour ? Ouais bon, je vais pas me lancer dans des théories philosophiques à deux francs six sous. Ne me remerciez pas, hein, je veux juste éviter de faire des généralités débiles. Non parce que l’amour, dans le genre concept bidon, on fait difficilement mieux. Pour moi, quand je dis je ne crois plus à l ‘amour, ça veut dire au pire du pire « je pense que c’est un domaine dans lequel je n’aurai jamais de chance » mais de l’amour, j’en ai, merci. Et j’en donne aussi. Heureusement qu’on n’a pas de l’amour que quand on est en couple, ce serait d’un pathétique ! Et puis une rupture, c’est quoi ? Un « toi-moi-nous » qui se termine. Pas plus, pas moins. En gros, ça n’a pas marché avec Marc pour X et Y raisons, on les connaît ou pas, là n’est pas la question. Donc parce qu’avec Marc, ça n’a pas marché, ça ne marchera plus jamais avec
personne ? Réducteur, non ? Chaque histoire d’amour est unique, sa réussite ou son échec tient à tant de choses, tant internes qu’externes. Déjà, y a le timing amoureux dont j’ai parlé y a X temps. Quand c’est pas le moment, c’est pas le moment, c’est tout. Donc c’est pas forcément notre faute, c’est pas forcément la sienne à ce sale mec que ce sont tous des connards, c’est comme ça. Alors, forcément, on va coller ça sur le dos de l’amour, c’est plus pratique.

 

Et puis en plus, l’amour, ce vilain pas beau en qui on ne veut plus croire, il est bien utile. Ca n’a pas marché ? La faute à l’amour, bien sûr, ça ne peut pas être la nôtre. Par exemple, la demoiselle dans le roman, elle sort avec un mec qui la demande en mariage au bout de trois jours et lui fait une scène monstrueuse au bout de 4 car elle suggère de récupérer la garde des enfants qu’ils n’ont pas encore. Non mais moi, un mec qui me demande sérieusement en mariage au bout de 3 jours, je me barre ! Le coup de foudre, c’est sympa mais j’y
crois pas, comme je l’ai déjà dit et quand bien même, on demande pas quelqu’un en mariage au bout de 3 jours. Donc bon, la nana, elle se jette la tête la première dans une histoire qui pue le fumier à 4 km à la ronde et après elle chouine sur l’amour, hum ! Perso, j’ai un peu trop tendance à sortir avec des mecs qui ont une fille en vue (pas moi) ou qui sortent d’une relation difficile, et forcément, ça peut me jouer des tours. Je râle, je peste mais je m’en prends pas à « l’amour », surtout que le terme est un peu fort, c’est plus de l’affection ou de la tendresse mais pas de l’amour. Souvent en analysant, je vois pourquoi ça n’a pas marché, pourquoi ça ne pouvait pas marcher. Même que des fois, ça peut être de ma faute à moi toute seule. Rarement mais ça arrive (je déconne-euh !)

 

Enfin, je trouve toujours dommage qu’à cause d’un seul, on punisse tous les autres. Bon, évidemment, on dit toujours ça sous le coup de la colère. Mais laissons un peu le
pauvre amour et arrêtons de l’accuser de tous les maux, ça lui fera des vacances

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Les joies des relations amoureuses

Depuis le temps que tu me connais, lecteur, tu as dû remarquer un truc récurrent chez moi : je suis une merde intégrale en matière de gestion des sentiments et, de ce fait, des relations amoureuses. Je dis bien amoureuses, pas sexuelles. Récemment, j’expliquais à un ami qu’hormis avec Guillaume, mes relations n’avaient pas été significatives dans leur durée (2 mois et demi, après, record battu !). Et là, ce gentil jeune homme me demande si j’ai pas aussi ma part de responsabilité là-dedans. Après l’avoir éviscéré avec un cure-dent*, j’ai réfléchi à la question.

 

 

Bon, dans ma vie, je considère de façon unilatérale avoir eu 6 petits amis. Mais en fait, y en a deux, je suis plus très sûre avec le recul mais on va rester à 6 quand même. Bon, bien sûr, l’histoire marquante de ma vie, c’est Guillaume 1er. 4 ans et demi, pas une engueulade, une relation tranquille au possible (et reposante, nostalgie, nostalgie…). Le reste, ça a été passion (ou pas d’ailleurs), quelques temps marchant main dans la main et on se sépare, sur le quai d’une gare. Bon, alors, certes, il y a souvent des histoires avec une autre femme ou des problèmes qui font que j’ai pas ma place dans la vie du jeune homme. Si je reprends la liste, à part pour Arnaud (mais je n’ai jamais eu le fin mot de l’histoire), je peux trouver une bonne excuse pour dire « c’était lui et pas moi ». D’ailleurs, c’est ce qu’ils me disent tous « c’est moi, c’est pas toi ». Oui mais arrive un moment où on se demande ce qu’on a fait. Parce que, ouais, ok, tous des connards, si on veut, mais quand même. En plus, je tombe même pas que sur des connards donc ça vaut pas.

 

Donc, je réfléchissais à tout ça en me brossant les dents. Oui parce que curieusement, quand je me toilette, je réfléchis à ma vie mais je sais pas pourquoi. Donc j’essayais d’analyser ma vie sentimentale en essayant d’isoler ce qui avait fait que ça avait marché avec Guillaume et pas avec les autres. M. MSN a suggéré que mon problème était que je m’enflammais trop vite. Je ne nie pas avoir une tendance à m’emballer toujours un peu trop vite mais c’est pas tellement un problème en amour, c’est un problème partout, dans toutes les sphères de ma vie. Une annonce ANPE qui correspond 100% à mon profil ? Je m’imagine déjà aller travailler dans cette entreprise. Avec les hommes, je m’imagine pas forcément mariée avec X gosses avec un mec qui me fait vraiment craquer, quand même, mais bon… Ceci étant, ça n’a pas été un souci avec Guillaume 1er alors que nous avons consommé très rapidement (genre suite au premier baiser). Alors que ma pensée cheminait dans ma petite tête et que ma brosse à dent frottait avec vigueur mes dents, projetant du dentifrice sur le miroir (oui, les brosses électriques, c’est bien mais faut faire attention),il m’a semblé voir un souci comportemental autrement plus grave, à savoir que je n’envoie pas de message. Enfin, si mais pas comme il faut donc il n’est pas perçu comme il devrait.

 

Servant de docteur des cœurs pour la moitié de mes contacts MSN, je suis un peu effrayée par les nanas (car ce sont souvent elles) qui sont incapables de passer une heure sans avoir le besoin de communiquer leur amour à leur roudoudou adoré. Perso, je préfère respecter l’espace vital de chacun. Je dis pas que je suis complètement réfractaire aux textos et aux manifestations amoureuses, pas du tout. Mais moi, je serais un mec, je recevrais trente textos par jour à base de « je pense à toi, j’ai envie de te voir », ça finirait par me saouler. Sauf que ce sont peut-être elles qui ont raison. Disons que je pars du principe qu’il vaut mieux que je fasse pas chier mon nouvel homme, que je lui foute pas la pression… Sauf que, du coup, à force d’être distante et de me blinder, je suppose qu’ils finissent par penser que je ne les aime pas et me quittent sans trop d’état d’âme. Même dans les ruptures, je m’efface, je me bats pas. J’accepte la décision sans discuter, histoire de ne pas me mettre à pleurer devant lui. Mais alors, pourquoi ça a marché avec Guillaume et pas avec les autres ? Parce que Guillaume, je le voyais quotidiennement à la fac donc pas de questions de textos à envoyer ou pas, coup de fil à passer. A une époque, on était même 24h/24 ensemble, 5 jours sur 7 (ouais, le week-end, chacun sa vie, faut pas déconner non plus). C’était d’une simplicité agréable. Les autres, je les fréquentais pas quotidiennement, à cause de la distance ou du travail ou des choses comme ça. En gros, si je suis nulle en gestion d’une relation amoureuse, c’est un peu parce que je sais pas faire.

 

Evidemment, j’essaie de me soigner, d’arrêter de croire que je « dérange » systématiquement mon mec et que je peux l’appeler juste pour prendre des nouvelles et pas parce que j’ai une raison précise. Enfin, je fais ça aussi dans ma vie, je n’appelle jamais personne « juste comme ça », je parle rarement aux gens sur MSN « juste comme ça ». Du coup, je passe pour une bêcheuse mais bon.

 

Quoi qu’il en soit, va falloir que j’apprenne un peu à exprimer mes sentiments sans avoir peur d’effrayer monsieur. Après tout, avoir envie de l’entendre, de lui parler, de le câliner, c’est pas non plus une demande en mariage !

 

* En vrai, aucun jeune homme n’a été blessé dans cette histoire, juste un peu de feutre sur le nombril mais c’est pas ma faute.

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