Mais vous, les filles, vous faites jamais le premier pas aussi

Ce qui est formidable avec les réseaux sociaux, c’est que tout le monde est libre d’y donner son avis. Y compris (et surtout) les cons d’ailleurs. Ainsi, la semaine dernière, nous avons appris pèle-mêle que pour pas être violée, il suffit de dire non fermement (et si tu le fais pas, viens pas te plaindre après) ou qu’embrasser une fille de force dans la rue, c’est rien du tout, rohlala ! Moi même, je l’avoue, j’aime bien que des mecs collent leurs lèvres aux miennes sans rien me demander, peut-être même vont-ils mettre la langue, ouhlala… Evidemment, la grande question qui demeure face à cette vidéo (outre le “mais putain, tu nous prends pour tes jouets, mec ?”) est : “mais pourquoi faire ? Quel intérêt à embrasser des filles dans la rue qui n’en ont pas envie ?”. Et pour avoir subi une tentative de baiser volé par le passé, je vous confirme que ça marche pas.

baiser-vole

Dans le déluge de commentaires qui a suivi, à base de “non mais ça va, c’est juste un bisou, vous êtes trop relou les meufs, y a plus graaaaaaaaave”, j’en aperçois un, je ne sais plus où, qui légitime “ouais mais faut avouer que vous, les filles, vous ne faites jamais le premier pas, faut bien qu’on se lance!”. Oui ok… Mais non, en fait. Petite analyse des faits.

couple-bateau

Mise en situation : je marche gaiement dans la rue quand je croise une bombe ultime, genre un Gael Garcia Bernal parce que les accents, ça m’excite à mort (et oui, dans cette histoire, j’aurais le pouvoir de détecter les mecs à accents, pourquoi pas ?). Complètement émoustillée, vais-je lui adresser la parole ? Et bien non. Et ce pour plusieurs raisons :
– que sais-je de ce mec à part que je lui mordrais bien les fesses ? Rien. Même pas s’il est, à minima, disponible et hétérosexuel.
– imaginons que ce bellâtre soit disponible et hétérosexuel, rien ne m’indique qu’il ait envie de subir une tentative de drague, qu’il en ait le temps. Oui, aussi incroyable que ça puisse paraître, les gens sont parfois dans la rue pour se rendre quelque part et ne vont pas tout laisser tomber pour prendre un café avec un-e inconnu-e. Sans parler du fait que je ne sais pas dans quel état psychologique il est. S’il le faut, il vient de passer une mauvaise journée et la nana qui vient lui adresser la parole pour lui dire qu’il est bien joli, non, là, non…
– imaginons que ce bellâtre soit disponible, hétérosexuel, pas pressé, de bonne humeur et motivé pour un café (bonjour la liste des conditions), allons siroter joyeusement un verre en terrasse et là, au bout de 2 minutes, je meurs d’ennui. Désolée d’être un peu cérébrale mais l’enveloppe physique, ça fait pas tout. Sauf à la limite à 2h du matin quand je suis en boîte et trop bourrée pour réfléchir mais vu que je vais plus jamais en boîte…

Draguer-en-boite

Mais au delà de ça, ce qui me fascine, c’est que, manifestement, dans la tête de ce garçon, le monde est une scène de séduction permanente. La femme ne sort dans la rue que pour être draguée puisqu’elle ne fait jamais le premier pas. D’ailleurs, c’est bien pour ça qu’on se maquille, qu’on se fait jolie, c’est pour inviter le premier mec venu à faire ce premier pas qu’on n’ose esquisser par timidité, bien sûr, bien sûr. Mais n’as-tu jamais envisagé la question sous un autre angle ? Que là, de suite, si on est dans la rue, c’est pour aller bosser, voir des copines voire notre mec ? Que si on porte une jupe, c’est parce qu’on la trouve jolie, qu’on aime bien qu’elle volète autour de nous mais qu’on s’en fout de vous ? Que là, de suite, je marche en pensant à un truc du boulot, que j’ai peut-être eu une mauvaise nouvelle dans la journée qui ne me rend pas vraiment d’humeur primesautière ? Non, le fait de fouler l’asphalte ne me fait pas immédiatement plonger dans une excitation telle que je ne peux qu’être sensible à la séduction, en attente d’un plan drague car je suis bien trop timide pour aller t’aborder, jeune homme. D’ailleurs, toutes les femmes dans la rue sont hétérosexuelles, disponibles et sensibles à un discours généralement sans intérêt, c’est bien connu…

Aborder-une-fille-les-erreurs

Bref, si nous ne draguons pas dans la rue, c’est pas par timidité. C’est juste qu’on n’en a rien foutre.

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Où trouver l’homme ? Episode 36 : le plombier

 [Fiction, fiction, fiction, ceci est une fiction, F.I.C.T.I.O.N même si là, en fait, pas vraiment. Et pour notre ami NPA, si le
plombier est venu un 15 août, c’est son choix…]

A la recherche du prince charmant
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Voilà, il est temps de prendre ma vie en main et ça passe par l’installation ferme et définitive de ma machine à laver chez moi, la laverie n’est pas un bon plan drague, non, non. Donc, je vais fureter sur le site tokup.fr et mon choix s’arrête sur lolo28 qui, comme son pseudo l’indique, vit dans le 28 (et non, n’a pas 28 ans) mais qui est partant pour venir jusque chez moi pour 60 E ttc. Ayant parlé au monsieur par téléphone, je pressentais que je n’aurais pas à faire au fameux plombier polonais mais ne sait-on jamais.


Samedi matin, 8h, le monsieur doit être chez moi dans une demi heure et moi, je me demande : je m’habille comment. Partons du principe que le monsieur est là pour travailler et non pour un rendez-vous meetic, on va la jouer prudente : jogging et t-shirt (même si le jogging semble me rendre terriblement sexy). Pas de chichis : un coup de brosse, du déo mais pas de maquillage et voilà.



8h24, téléphone « heu mais je trouve pas de place! ». Heureusement que mon concierge se lève tôt même les jours fermés pour balader son chien, il nous ouvre le portail pour qu’il puisse se garer devant l’immeuble. Il descend du camion et là, je confirme : c’est pas du tout le plombier polonais. Et il ne doit pas souvent regarder les pubs pour Axe et ses amis. On est samedi 15 août, il est 8h30, je suis debout et mon nez se plisse sous les effluves de sueur aigre macérée depuis quelques jours. Ce qu’il faut pas faire pour faire des machines chez soi.


Bon, le voilà chez moi, il a l’air ravi des travaux à faire, « du gâteau ». Bon ok, c’est parti et moi, je fais quoi ? Aucune envie de faire ma chaudasse qui aurait des vapeurs mais voilà, je vais pas rester plantée pendant 2h; Bon, en un, je fais un café, je lui en propose un. Une fois le café fait, je me décide à aller sur l’ordinateur (aucun contact MSN en ligne, je n’avais jamais vu ça) et je tape quelques articles en tenant au courant mes contacts twitter connectés (soit personne) de l’avancée des travaux. Parce qu’en un moment, je m’inquiète lègèrement car ça dure, ça dure, et j’ai rendez-vous sur Paris avec Lil’Virgo à 12h30. Hors elle repart le lundi pour New York donc soit je la vois comme prévu, soit pas du tout.


« Vous êtes secrétaire ? ». Heiiiiiiiin? « Euh bah non, pourquoi ? ». Sur le coup, j’ai accusé mes lunettes de secrétaire cochonne (que je dois changer d’ailleurs) mais non, c’est à cause de ma vitesse de frappe. Il m’explique un peu ce qu’il fait (mais je ne comprends pas trop), pourquoi la machine n’est pas collée au mur (ça, je comprends) puis à 11h, tatan, ma machine est posée. Ouais, j’ai même le temps de me changer avant d’aller voir Lil’ même si, finalement, je suis bien en jogging. Je lui donne ses sous, il me promet de m’envoyer la facture et part. Je ne réaliserai qu’une heure plus tard qu’il a aussi embarqué le bidet, gloups! Quoi que je sais pas s’il était remettable ou pas et je ne vois pas qui préfère avoir un  bidet plutôt qu’une machine, alors…


Bref, le coup du plombier ultra sexy, on dirait que ça ne marche que dans les pornos et desperate housewives. Mais bon, j’ai pas tout perdu, maintenant, j’ai la machine à la maison. Que d’économies et de gain de temps ! Et mine de rien, avoir des fringues propres, ça reste un atout non négligeable pour trouver l’homme.

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La fierté d’être cucul-neuneu

Ah, lecteur, si tu me suis depuis longtemps, tu sais comme j’aime être sarcastique. Certains appelleraient ça de l’aigreur mais certains disent beaucoup de conneries. J’aime me moquer, soupirer, me demander si les gens le font exprès d’être aussi débiles et s’ils en retirent de la fierté.


Depuis la nouvelle version de Facebook, les « pages » sont le nouveau must have, encore mieux que les groupes. Alors depuis, ça fleurit. Or avec la nouvelle version de FB, je peux aussi voir les pages auxquelles adhèrent mes « amis ». Entre guillemet car je crois que je vais en éliminer certains tant je suis désespérée. Car force est de constater que certains de mes amis sont fiers d’être cucul-neuneu et adhèrent à toutes les pages qui vont avec.

En tête des groupes ridicules : faire l’amour le matin, le soir, la sieste crapuleuse, les bisous dans le cou… Est-ce une tentative de subversivité ? Non mais qui peut décemment adhérer à ce genre de groupe ? « J’aime faire l’amour le matin ». Ouah, tant de provocation me fait frémir. C’est si follement original ! Et que dire des bisous dans le cou ? Quel besoin de clamer qu’on aime une chose que l’immense majorité des gens aiment ? Oui, moi aussi, j’aime tout ça et tant de choses encore mais je ne ressens pas le besoin de l’afficher sur mon profil Facebook. C’est un peu comme si je devenais fan du groupe « je suis un être humain ». Waouh !

Autres groupes auxquels on m’invite régulièrement : « contre la maltraitance envers les animaux », « non aux enfants battus ». Je suis quelqu’un de bien, j’adhère à de grandes causes et je le fais savoir en invitant mes amis à venir dans ce groupe. Là encore, je pose la question : « ouais et? ». Evidemment que je suis contre ce genre de pratiques, cela va sans dire, mais quelle utilité d’adhérer à un groupe Facebook qui l’affirme haut et fort ? Est-ce que ça va convaincre le vilain monsieur qui tue les chats errants ou la méchante mère qui cogne ses gosses d’arrêter ? Je ne crois pas, non. Mais bon, c’est beau, regardez, j’ai des principes dans la vie, je ne veux pas qu’on batte les enfants. La palme au revient au crétin « un membre de plus dans ce groupe, c’est un raciste de moins dans le monde ». T’as rien compris mon gars. Si je m’inscris dans ce groupe, c’est qu’à priori, je ne suis pas
raciste donc mon inscription ne fera pas qu’il y aura un raciste de moins dans le monde, je n’ai convaincu personne que juger les gens par leur couleur de peau, c’est maaaaaaaaal ! A moins que ce
groupe ait des vertus magiques : si tu y adhères, un vilain raciste perdra soudain ses convictions raciales. Waouh (bis).

Bref, ces groupes fleurant bon le bisounoursisme et son amour du prochain envahissent mon Facebook et me navrent. Ils ne font certes de mal à personne mais la question est « pourquoi clamer ceci ou cela ? ». Aurais-je l’idée de me promener dans la rue avec un panneau : « je ne suis pas raciste », « ne battons pas les enfants » ou « j’aime les câlins et le lever de soleil sur les plages ». Passé un certain âge, ça craint. Parce que bon, ado, je comprends, on découvre que le monde n’est pas aussi joli que dans les dessins animés et ça nous révolte, c’est normal. Mais arrive un âge où crier « non mais la violence, c’est trop moche » est un peu inutile. Evidemment que c’est trop
moche, et ? T’as rien à proposer de mieux que cette triste constatation ?

Bref, autant je peux comprendre les pages « fan de » histoire d’étaler ses goûts musicaux ou cinématographique, pour se tenir au courant de l’actualité d’un blog ou d’un magazine par exemple. Mais franchement, quand on voit que la page « faire l’amour » (en plus « faire l’amour », expression trèèèèèèèèès romantique) réunit quasi 200 000 fans, pourquoi mais pourquoi suivre le troupeau ?

Ou alors, c’est un super plan drague et je suis passée à côté.

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Où trouver l’homme ? Episode 32 : au Center Parcs

(Petit lecteur, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction car en vrai, au Center Parcs, j’ai fait une opération « je m’habille comme un sac » donc pour draguer…)

Pour la St Valentin, cette année, j’ai eu un cadeau : un week-end à Center Parcs avec Vicky, son frère et la copine de celui-ci. Un endroit peuplé de Parisiens qui viennent s’aérer les poumons, ouais, chouette !


Naïve ! A peine arrivée, je vois fleurir les monospaces et autres voitures familiales, il y a plein de petits enfants partout qui font du vélo à roulettes. Ca du Francilien, je vais en trouver mais il sera accompagné de sa femme et de ses enfants. Pourri le plan drague. Mais ne jurons de rien : après tout, je suis bien là, moi, femme célibataire et séduisante, un homme peut aussi être dans ma configuration, faut juste le trouver, quoi.

Au Center Parcs, tu peux tout à fait rester dans ton « cottage » (ton appart quoi) puisqu’il y a une cuisine donc les restos, tu oublies pour draguer.
Après, il y a un karaoké et une soirée disco mais comment dire… Le karaoké, c’est non. Je suis sortie avec un mec qui aimait ça pendant 4 ans et demi et les deux ou trois soirées karaoké m’ont parues interminables, surtout qu’il a chanté du Michel Sardou. Quelques soirées de plus et notre couple aurait duré beaucoup moins longtemps, je déteste viscéralement Michel Sardou, sa musique (et surtout les paroles de ses chansons) me donne envie de m’arracher les tympans. En plus, je ne pense pas avoir de dons particuliers dans cette discipline (je ne chante pas en public). Reste la soirée disco mais y a marqué « notre DJ vous fera danser sur les tubes de toujours » et je ne danse pas sur du Johnny Hallyday, point.

Mais en journée, que font les gens : ils vont à la piscine ! Bon, j’ai déjà dit que la drague en piscine était périlleuse mais là, j’ai au moins pas le bonnet et pas les lunettes, c’est plus crédible. Bon, faut slalomer entre tous ces enfants et leurs parents mais je vais bien trouver quelque chose à me mettre sous la dent. Tiens, allons au toboggan, c’est pour les « grands » ça. Interdit au moins de 8 ans, ça élimine une bonne partie de la population. Sauf que, mauvais plan, le toboggan n’attire que les grands ados ou les quinquas mais entre, c’est le vide intersidéral. Or, sans vouloir être sectaire, il est hors de question que je fasse ma vie avec un être à peine pubère ou un autre qui a l’âge de mes parents.

En fait, globalement, la population est quand même assez beauf. Le dimanche, nous avons droit à un débarquement de gros bœufs meuglant. Dans les toboggan ? « MOUEEEEEEEEEEEEEEEEE ! », dans la piscine : « MOUEEEEEEEEEEEEEEEE ». En fait, on comprend pas toujours pourquoi ils gueulent mais ils le font beaucoup. Potentiel de séduction : aucun. En fait, les seuls mecs potables ne risquent pas d’être le père de mes enfants vu qu’ils le sont déjà de ceux d’une autre femme. La garce.

Bon, il va falloir jouer mon va-tout. Oublions le MNS (maître nageur sauveteur) qui n’a pas l’air motivé à l’idée de sauver qui que ce soit, je me demande même s’il ne dort pas un peu, là. Bon, on va taper plus haut et taper dans le pompier. En repartant de la piscine, j’entraîne donc Vicky du mauvais côté et nous voilà contraintes d’errer dans le noir avec une température de -2°, on ne devrait plus tarder à perdre connaissance. Comme ça, les pompiers viendront nous sauver. Sauf qu’on reste sur un chemin et qu’à un moment, on nous montre gentiment un panneau. Est-ce que le fait de savoir où on est nous transforme automatiquement en personnes qui n’ont pas besoin d’assistance ? Vraiment ? Mais j’ai froid, mes cuisses se sont transformées en bloc de marbre. Le froid est certes plus efficace que mes supers crèmes raffermissantes qui coûtent un bras mais j’ai un peu peur qu’on finisse par m’amputer quelques orteils à la

longue.

Mais non, finalement, on retrouve notre douillet cottage où il fait chaud, le sang recircule tout partout dans mon corps.

En conclusion, retenons deux choses : draguer en milieu familial n’est en aucun cas une bonne idée, y a rien à se mettre sous la dent. Et aussi que je peux survivre sans homme (mais avec une chérichounette), la preuve.

NB : On s’est vraiment perdues par -2°, on a marché 45 mn avant de retrouver la voiture mais ce n’était pas du tout volontaire, surtout qu’on sortait de la piscine et qu’on avait les cheveux mouillés.

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Où trouver l’homme ? Episode 24 : au mariage

(Je rappelle à mon aimable lectorat et au taré qui m’insulte en faisant semblant de faire de grosses fôtes que ceci n’est qu’une
fiction. En vrai, je n’ai pas assisté à un mariage depuis 5 ans et ce serait bien qu’Anthony demande ma sœur en mariage pour que je fête au moins celui là.)

A la recherche du prince charmant

Un soir, rentrant du boulot, j’ouvre ma boîte aux lettres en miaulant. Non que je sois folle mais ma porte est face aux boîtes aux lettres et Kenya appelle des fois que la personne qui farfouille devant la porte soit moi donc je lui réponds joyeusement [ça, c’est vrai]. Tiens, une lettre qui n’est pas envoyée par EDF et consort, qu’est-ce que c’est ? Une invitation au mariage d’une vieille copine de lycée. Ah oui, c’est vrai qu’elle m’en avait parlé. Bon, je viens seule ou accompagnée ? A un mariage où je ne connais personne ? J’ai pas de compagnon sous la main… Donc seule.

Le mariage, ah le mariage, ressort essentiel à nombre de comédies romantiques. Hé oui, le grand classique, le héros ou l’héroïne doit assister au mariage de son ami et il/elle est seul(e) et un peu déprimé(e) mais pendant la cérémonie il/elle rencontre une charmante personne, ils se tournent autour pendant 1h30 à 2h de films et à la fin, le monsieur demande la demoiselle en mariage et tout le monde pleure. Souvent il pleut et l’héroïne a les cheveux mouillés mais elle a un maquillage magique : il coule, certes, mais fait un effet smoky eyes sexy. Alors que si elle avait été sous la pluie et misérable parce que son nouvel amour doit faire face aux obstacles, elle a du mascara plein les joues.

 

Donc le mariage semble être le bon plan idéal pour la drague mais moi, je ne suis pas vraiment convaincue. Si je regarde la liste des mariages où je suis allée, les célibataires se comptaient sur les doigts de la main d’autant que dans ses cas là, on essaie de venir accompagnée quoi qu’il arrive pour ne pas passer pour la célibataire de service et éviter les questions gênantes de tante Yvette qui nous demande où est notre fiancé. Moi aussi, je me pose la question tante Yvette, si tu savais…Sauf que le mariage ayant lieu en Bretagne, je trouve peu d’hommes motivés pour m’accompagner. Et je n’ose pas faire un faux coming out à un mariage où je ne connais personne. Surtout qu’il faut avouer qu’un mariage, il y a une chance sur deux qu’on s’ennuie à mourir.

Week-end du mariage. Voyons le positif, ça me fait deux jours loin de Paris, comme des vacances. Et…c’est tout. Je ne connais quasi personne à part la mariée, ses parents et sa sœur mais ils sont très occupés, c’est fou. Du coup, à la mairie, je me passionne pour le plafond de la pièce et pendant la messe, je réfléchis plus sur le bébé qui pleure qu’autre chose. Je sais pas si vous avez remarqué mais y a toujours un bébé qui pleure et qui crie durant toute la cérémonie ou des enfants turbulents qui n’ont pas très envie de rester assis une heure. Moi, j’ai passé l’âge de courir sur les bancs de l’église en piaillant, c’est bien dommage. Ca m’aurait occupé. Tiens, si j’édifiais une théorie sur le mariage pour mon blog ? Pourquoi c’est toujours long à mourir une cérémonie de mariage ? Pourquoi le sermon du prêtre est toujours très drôle ? Pourquoi je trouve toujours surréaliste qu’une personne qui a fait vœu de chasteté explique à un jeune couple qui a déjà visité le kamasutra comment ça marche l’amour entre deux êtres alors que ça lui est étranger ? C’est comme si j’allais expliquer la cuisine à Cyril Lignac.

Fin de la cérémonie. Le couple a choisi des chansons relativement sympa, j’ai quand même assisté à une cérémonie où la mariée rentrait sur du Johnny Hallyday [véridique]. Là, arrive le meilleur moment, je trouve, le jeter de confettis sur les mariés puis le défilé de voitures qui klaxonnent. Parce qu’après, arrive la torture des photos, ça prend des heures, c’est insupportable et en plus, là, il pleut. Mariage pluvieux, mariage heureux, dit-on pour consoler ceux qui n’ont pas bien choisi leur date. Le dernier mariage pluvieux auxquels mes parents ont assisté, ça a duré 6 mois [véridique], super. Et c’est parti pour les photos, les parents des mariés, la
famille de la dame, la famille du monsieur, les témoins, les cousins… Moi, j’arrive en toute fin, la photo des gens qu’on n’a pas pu caser ailleurs. On est une demi douzaine dans le cas, ceux qui ne sont pas de la famille et ne sont pas témoin. Mais… qui est donc ce charmant jeune homme là, sans fille ultra sapée et bronzée accrochée à son bras ? D’ailleurs, j’aimerais qu’on m’explique qui a décrété qu’il pleuvait tout le temps en Bretagne, elles sont toutes dorées alors que moi, je suis plus teint de bidet. Mais bon, on dirait qu’il est seul. Intéressant…

A suivre, bien entendu !

Pour le plaisir, la chanson de Johnny Halliday pour rentrer dans une église.

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Où trouver l’homme ? Episode 23 : à la technoparade

A la recherche du prince charmant

(Lecteur, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction et qu’il ne faut pas trop prendre ce que je dis au pied de la lettre sinon, ça ferait
peur. Puis la preuve : la technoparade, elle est samedi et je ne suis pas sûre d’y aller)

L’avantage quand on vit à Paris, c’est que nous avons droit à une foultitude d’événements festifs et culturels, des réunions de foules gigantesques. Et qui dit foule dit « nombre de célibataires mâles au m² plus élevé que d’habitude ». Ceci étant dit, pour un plan drague, mieux vaut cibler l’événement parce qu’à la gaypride, il n’est pas évident de trouver son prince charmant (même s’il y a des hétéros, bien entendu, faut juste arriver à les cibler). Du coup, je me dis que la technoparade est un peu plus sûre pour trouver du mâle hétéro qui voudra bien devenir ma moitié. Puis c’est coloré, chatoyant… Allez, à l’abordage !


 

Rendez-vous est pris avec Vicky à Bastille. Je sors du métro et là, je suis assaillie par les décibels. Mazette, j’espère que les hommes ne sont pas exigeants sur ma capacité d’écoute parce que là, je pense perdre quelques points auditifs… Une fois Vicky retrouvée (d’ailleurs, je vous propose un jeu amusant : essayez de téléphoner un jour de technoparade, vous allez voir comme c’est compliqué mais exaltant), on se pousse un peu plus loin histoire de voir les chars défiler. Et pouvoir mater tranquille.

La foule commence à arriver et je fronce les sourcils. Je crois avoir totalement surestimé mes chances de trouver un homme présentable à ma famille ici. Autour de moi, les mecs sont pour l’immense majorité mineurs, ils se sont renversés un pot de gel sur la tête, ils ont découpé de longues chaussettes bariolées pour en faire des mitaines, des t-shirts noirs avec une inscription fluo «techtonik killer » et portent des slims. De façon personnelle, j’ai tendance à croire que slims et fertilité ne font pas bon ménage. J’ai lu il y a quelques années une étude qui expliquait que des jeans masculins trop serrés faisaient remonter les testicules un peu trop hauts et augmentaient donc leur température, nuisant aux petits spermes, très sensibles à la chaleur. C’est pour ça qu’en hiver, les hommes ont les couilles hautes (au chaud près des cuisses) et basses en été (à l’air frais). Avec cette mode des slims pour homme, on se prépare un babycrash, je ne vous dis que ça. Mais même s’ils avaient des baggys qui tombent jusqu’au genoux, ils n’en restent pas moins qu’ils ont 16-17 ans et que je ne suis pas pédophile.

 

C’est dommage qu’il n’y ait pas plus de 25-30 ans quand même car avec l’arrivée des chars, me voici très intime avec tout un tas de gens que je ne connais pas. Si ma vie était un roman ou une série télé façon Sex and the city, au détour d’un mouvement de foule, je me retrouverais soudain nez à nez avec un charmant jeune homme qui m’inviterait à aller prendre un café plutôt que d’assister à ce défile de fous furieux adolescents et de finir de perdre mon ouïe. Mais ma vie n’est pas un roman, ni une série, pas même une comédie romantique avec Meg Ryan qui jouerait mon rôle. Non, ma vie est régie par la loi du plus tu cherches, moins tu trouves et au bout d’une heure, mon résultat de chope est déprimant : des ampoules et des acouphènes. Je m’agite vaguement en rythme mais j’ai omis de prendre des cours de techtonik et je n’ai pas trop de place pour m’agiter. Finalement, le seul point positif c’est qu’avec la chaleur
torride, je vais perdre quelques kilos. Ca peut toujours servir pour un prochain plan drague.


 

En attendant, le défilé, plutôt court si on compare a la gaypride, est déjà passé, la rue s’est vidée à une vitesse hallucinante, ne reste que quelques technokillers de 17 ans trop fiers de boire de la bière à la bouteille. Bon, ben, on va se faire un Starbucks ? Après tout, la
dernière fois, ça avait été efficace… Quoique…

En bonus, je remets la vidéo que j’ai monté sur la technoparade 2007 parce que je me suis bien embêtée à la faire, na. Les photos sont faites par moi aussi !

 

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Où trouver l’homme ? Episode 19 : au beach volley

A la recherche du prince charmant
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(Lecteur, je te rappelle ou je te dis des fois que tu viendrais ici pour la première fois que tout ceci n’est qu’une vaste blague, une fiction. Là, en vrai, je suis à Paris en train de cuire dans mon bureau non climatisé, non ventilé, non aéré alors tu vois, le beach volley, ça tient plus du fantasme que de la réalité).

Des fois, je me dis que la vie ne m’apprend rien, comme dirait l’autre. Jusqu’à présent, j’avais testé le sport comme plan drague avec les échecs que l’on sait et même une terrible blessure, j’avais également tenté la plage. Que des échecs retentissants. Alors quand ma copine qui m’a entraînée sur le bateau où j’ai vomi me propose un beach volley avec des mecs « trop bien gaulés, bronzés et torses nus », je ne sais pas ce qui m’a poussé à accepter. La naïveté ? Un besoin irrépressible de me rincer l’œil ? En tout cas, sur le coup j’y crois.

Analysons objectivement les données de l’équation : le soleil et moi, on n’est pas copains, c’est un fait [élément trop réel du récit]. Donc passer une heure au soleil sur le sable blanc qui réverbère bien est déjà une mauvaise idée en soi. Par ailleurs, le volley, sur terrain dur, ce n’était pas trop ma tasse de thé au lycée, j’étais, il faut bien le dire, mauvaise. Disons que pour servir, ça allait mais pour le reste, faudrait voir à pas trop m’en demander non plus. Mais dans un fol élan d’optimiste, je me dis que a) j’ai peut-être progressé depuis selon la loi de je maîtrise mieux mon corps qu’à l’époque et b) on est là pour s’amuser donc peu importe.

J’aime cette espèce de naïveté que j’ai envers la vie, des fois. Constatation première : ça me brûle un peu les pieds le sable, quand même… Bon, je me débrouille comme je peux, je rate un nombre incalculables de balles ou les renvoie n’importe comment, je me casse la figure plusieurs fois, vu l’instabilité du sol. Et puis il faut dire ce qui est, courir sur du sable, c’est juste inhumain, ça coupe les jambes, ça fait tomber. J’ai chaud, je transpire et le sable trouve super drôle de se coller à ma peau. En plus, les beaux gosses de mon équipe, au vu de mes compétences sportives, ils me sourient drôlement moins qu’au départ. Hum. J’avais oublié dans mon équation de départ l’incroyable instinct de compétition des hommes.

Devinette : qui a fait partie de l’équipe perdante ? Moi. Heureusement, après l’effort, le réconfort, on va se boire un coca à la terrasse d’un bar. Oui un coca, il ne faut pas boire de l’alcool après avoir pris le soleil, je retiens des leçons, des fois, quand même. Là, les mecs se montrent plus gentils avec moi quand même, surtout ceux de l’équipe adverse. J’essaie de montrer que je ne suis pas qu’un boulet en racontant des blagues drôles tout en faisant attention à ne pas agiter les bras dans tous les sens comme à mon habitude puisqu’un verre renversé n’arrangerait pas mon dossier. Tiens, l’humour ça semble mieux marcher que le sport, un jeune homme semble mordre à mon hameçon. Un de l’équipe adverse, bien sûr.

Après le resto (le sport, ça creuse), il me propose un petite balade au bord de la mer, lui et moi, seuls sur le sable les yeux dans l’eau… Oui, je sais, j’ai déjà fait la vanne, ça s’appelle du comique de répétition. Evidemment, je m’empresse d’accepter. Nous saluons donc les autres et partons tous deux fouler le sable rafraîchi par la nuit tombée.


A suivre !

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Dans le train, tugudum tugudum

Des fois je me demande bien pourquoi je sortirais un mec vu que j’ai déjà une relation passionnelle destructrice. Je l’ai avec la SNCF. Oui je sais, encore !
Mais tout n’est pas si noir.


Ce week-end, je me suis donc offert un week-end réparateur chez mes parents avec, au menu, piscine. Evidemment, il a plu et il a fait froid mais mes parents ayant
la bonne idée de mettre une bulle au dessus, j’ai quand même pu me baigner même si se promener en maillot deux minutes dehors à 17° avec une bonne grosse averse, ce n’est pas trop une partie de plaisir. A l’aller, le train fut parfaitement à l’heure, malgré les grèves de la veille et de l’avant veille, ce qui m’a un peu étonnée surtout que j’avais peur que le train soit annulé, vu qu’il partait à 7h25 et que les grèves vont de 20h à 8h. Mais non, voyage peinard, Kenya adorable. Bon, par contre, j’ai eu droit à un plan drague improbable, si on considère le fait que je venais de dormir 4h donc j’étais pas maquillée, pas coiffée, habillée un peu n’importe comment et je soupçonne des traces de fauteuil sur la joue. Le mec a commencé par le classique « et votre chat, il s’appelle comment ? Et toi ? Et tu fais quoi dans la vie ? T’as pas envie qu’on fasse connaissance ?

– Ah ben, c’est ballot, je descends à la gare suivante, dans 10 minutes, quoi… »

Par contre, le mec a pris une photo à un moment, je sais pas s’il visait Kenya ou moi mais je suis pas très fan du concept.

Par contre, selon la loi d’un voyage sur deux chaotique, le retour commençait mal. Le train arrive à l’heure à la gare, je monte dedans : aïe, je suis juste à côté du bar, je sens qu’on va rire. Je m’installe à côté d’une jeune fille, face à nous, deux gars bien allumés. Le train ne part pas. Le train ne part toujours pas. On a dépassé les deux minutes d’arrêt, là. « Mesdames et messieurs, suite à un malaise d’un passager, le train est retenu en gare le temps que le médecin intervienne.

– Non mais ils font chier les gens à faire des malaises sans prévenir », rigole le mec en face.

Moi aussi, je rigole, planquée derrière mon Biba. La fille à côté de moi lit le même magazine donc les deux compères commencent à commenter notre lecture commune et je leur propose mes autres magazines en stock. Le train part enfin avec 30 mn de retard mais on s’amuse bien tous les 4, on discute, on rigole. A la gare suivante, un gars veut récupérer sa place et les deux garçons s’en vont. Mais du coup, avec la fille, on sympathise, on papote entre deux lectures, je lui prête même mon téléphone pour qu’elle appelle son chéri

« Oui, j’appelle du téléphone de Nina… La fille à côté de moi dans le train ! »

Elle raccroche et m’explique que son mec trouve qu’elle parle trop facilement aux gens qu’elle connaît pas. Moi, je trouve ça plutôt chouette : c’est mon
meilleur trajet depuis bien longtemps même si Kenya a été malade (mais le TGV fonçait tellement qu’à un moment, j’étais pas des plus brillantes non plus).

Bref, j’arrive à Paris avec juste 15 mn de retard, plutôt de bonne humeur. Dommage que la grève du transilien sur le réseau nord ouest (pour quelle raison ?
J’ai toujours pas compris et ça fait que le 3e week-end qu’on subit ça sans savoir pourquoi) m’ait forcée à rentrer à pied chez moi. En temps normal, marcher une quinzaine de minutes, je m’en contrefous mais là, ma valise dans ma main gauche, mon sac sur la même épaule, le sac à chat sur l’autre épaule qui me scie bien le coup au passage et une poche dans la main droite, j’ai trouvé ça vachement moins drôle. Du coup, j’ai mal au dos alors j’aimerais savoir si le syndicat du réseau nord ouest rembourse les séances de kiné parce que moi, je veux bien être solidaire mais
à la limite, on a qu’à dire que c’est réciproque et que leur solidarité à eux, c’est de me soigner le dos. Non ?

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Où trouver l’homme ? Episode 13 : le musée

(Je rappelle aux gens qui ne connaissent pas cette série que tout ça est une fiction. En vrai, dans les musées, je ne peux y aller que le week-end et c’est bondé.)

A la recherche du prince charmant

Bon, il me faut faire un bilan des courses : le sport, ça n’est pas un bon plan drague, c’est officiel. Le smirting non plus parce que tu tombes sur des mecs qui n’ont en commun avec toi que le fait de fumer, c’est léger. Donc après un rendez-vous fini sur le fait qu’on ne se reverrait pas, me voici reparti en chasse. Dans un raisonnement binaire, je me dis que l’opposé du sportif, c’est le…c’est le… c’est l’intellectuel bien sûr. Et l’intellectuel, on peut en trouver dans plusieurs endroits, notamment le musée. Alors allons-y gaiement.

Souci numéro 1 : quel musée choisir ? A Paris, ça ne manque pas. Evidemment, en premier, on pense au Louvre qui a quand même nombre d’avantages : clair, en plein centre de Paris, on y trouve de tout. Et surtout des touristes. Je n’ai rien contre les touristes mais je cherche l’homme de ma vie, je rappelle, un mec qui vit pas en France la majorité du temps, ça n’aide pas pour une relation durable. Surtout que les touristes sont généralement en duo ou troupeau donc vrai mauvais plan. Tiens, y a quoi dans les expos temporaires ? Des tas de choses, diverses et variées mais là, je suis perplexe : laquelle est la plus susceptible d’attirer le mâle hétéro ? Autant il y en a que je trouve majoritairement féminine (tout ce qui concerne la mode, par exemple), autant une expo majoritairement masculine, je ne vois pas trop. Autre critère : il me faut du mâle jeune. Mais pas trop. Parce que je n’ai rien contre les jeunes étudiants mais je me trouve encore un peu trop jeune pour aller taquiner du minet, je ferai ça quand j’aurai 40 ans et que je me sentirai vieille. Enfin,
dernier point : il me faut une expo qui ne me passionne pas trop quand même pour que je puisse m’intéresser plus au public qu’à l’œuvre.

Instinctivement, je pense Orsay. Ce musée, je le connais bien, j’y suis allé un nombre incalculable de fois. Bon, ok, c’est possiblement un aimant à touristes mais je limite les risques de passer une sale journée : j’aime ce musée et surtout les impressionnistes, passion de jeunesse même si j’y comprenais pas grand-chose. Bon, profitant d’un RTT [là, on saisit toute la dimension fictive de ce récit. Je pourrais poser des RTT pour aller au musée, je serais bien heureuse. Mais en fait, non], je décide d’aller à Orsay, donc. Je me promène un peu pour profiter du soleil [re dimension fictive, houhouhou] histoire de me charger d’énergie solaire, avoir bonne mine et le sourire. Je choisis l’après-midi car je ne suis pas sûre que les amateurs d’art se lèvent à l’aube. Puis moi, je suis en RTT aussi pour dormir. Je monte direct à l’étage impressionnistes et je commence à errer. Même en semaine, y a des groupes de touristes, un
guide leur parle dans une autre langue (qui varie selon les groupes), ça brouhahate, ça flashe. Non mais je vais jamais trouver un futur mari là dedans moi. Bon ben au moins, je regarde les tableaux, c’est toujours ça de pris. Ah un groupe bouge et là, que vois-je à rester devant un tableau, perdu dans sa contemplation : un beau dandy brun du style mal rasé à fines lunettes. J’arrive pas à voir sa couleur de yeux mais s’ils sont verts, c’est un signe du destin. Ben oui, la grosse majorité de mes exs et assimilés sont bruns aux yeux verts alors ce serait comme une suite logique. J’attends un peu… Il ne rejoint pas le groupe et passe à la toile suivante sans se préoccuper du troupeau. Yes, il n’en fait pas partie.

Raisonnement : un mec seul dans un musée peut-il être un touriste ? Pas sûr, pas sûr du tout. On fait rarement du tourisme seul, non ? Quoi que… Il aurait pas un journal dans la main que je vois en quelle langue il est ? Ben non. Les mecs ne font aucun effort pour nous donner des indices de leur dragabilité. Tsssss. En tout cas, il lit les étiquettes mais ça non plus, ça ne veut rien dire.

Bon, je me décide à le suivre, feignant d’observer la toile qu’il vient d’abandonner puis quand il en change, je suis. Il me faut une idée pour l’aborder, discipline dans laquelle je suis très mauvaise vu que j’aborde pas les gens.

Comment Nina arrivera-t-elle à parler au beau dandy ? Est-il un Parisien ou un touriste ? Parle-t-il français ? Pourquoi j’ai froid un 21 mai ? Toutes ces questions angoissantes trouveront réponse la semaine prochaine, sauf celle du 21 mai et là, je suis preneuse d’une explication, merci.

 

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Nina la séductrice

Lecteur, je vais te sortir une vieille histoire. Pourquoi ? Parce que d’abord ma vie est super calme. Ensuite, à l’époque, je l’avais pas raconté pour des raisons qui m’appartiennent. Mais bon, là, y a prescription.

 

L’histoire se déroule en février, il fait froid, il pleut. J’ai rendez-vous avec Gauthier et un charmant jeune homme qui s’appelle Bastien sur qui j’ai jeté mon dévolu. Je donne donc rendez-vous au jeune homme du côté de Bastille pour aller dans notre bar de prédilection mais je suis pas bien. Je me suis salement pris la tête avec quelqu’un dans la journée et j’ai très mal à la tête mais je pense que ça va passer. Je retrouve Bastien et direction le bar. On s’installe, Gauthier m’informe qu’il sera en retard, une bonne heure. Bon, Gauthier, il est toujours en retard mais là, c’était pour me permettre de profiter un peu du jeune homme en tête à tête. En temps normal, c’eut été appréciable mais je me sens pas bien.

 

On commande un cocktail. Je vais pas bien. Je commence à boire. C’est encore pire. En fait, mon mal de tête semble avoir des répercussions sur mon estomac. En pleine phrase, je me lève et cours dehors car j’ai la nausée mais ça passe. Je me rassois à ma place, un peu mortifiée. Bastien semble être sincèrement inquiet pour moi, j’imagine que les couleurs ont fui mon visage, je dois ressembler à un fantôme ! Bon, je laisse tomber mon cocktail et je prends un coca mais le résultat n’est pas forcément des plus brillants, je cours tantôt aux toilettes, tantôt dehors, sans pour autant arriver à vomir.

 

Gauthier arrive enfin, il voit ma tête et s’inquiète, pensant que mon entrevue avec Bastien se passait mal mais je lui explique que j’ai un petit souci gastrique. Bon, les deux garçons font connaissance tandis que je prie pour que mes soucis passent. Gauthier décide de me vendre mais il a des arguments pour le moins troublants : « Ouais, Nina, c’est une femme libérée… Enfin, libérée, libérée, elle aime bien se faire attacher de temps en temps ! ». Oh la vache ! Cette soirée est purement cauchemardesque, qu’est-ce qu’il lui prend de dire un truc pareil ! Bon, ça va, Bastien rigole en apprenant cette information, il part pas en courant, je suis rassurée.

 

Bon, mon estomac ne va pas mieux et soudain, je vomis. Mais je suis une fille bien, je mets ma main devant ma bouche et je cours au dehors, évitant de tout déverser sur Gauthier mais je démonte un peu la porte au passage. Je sors du bar : à droite, un groupe de gens donc je vais à gauche et je vomis. Pile devant la baie vitrée du bar. Donc tout le monde peut assister à mes prouesses gastriques meeeeeeeeeeeeeeeeerde ! Enfin, sur le coup, j’y pense pas, je retourne à ma place, sans doute blanche comme la mort et là, Gauthier m’informe poliment que j’aurais pu vomir de l’autre côté du bar, histoire qu’on me voit pas puis m’invite à boire une gorgée de coca. Je bois une gorgée ou deux, je retourne vomir et là, c’est bon, c’est fini mais je suis exténuée. On décide de quitter le bar, Bastien doit prendre un train tôt le lendemain et j’ai du mal à tenir debout. Je supplie Gauthier de me laisser dormir chez lui (à 10 mn à pied du bar) parce que je me sentais pas capable de rentrer chez moi (beaucoup plus loin, foutue banlieue). On quitte donc Bastien, Gauthier me ramène chez lui et me propose gentiment de me laisser une bassine au pied du lit mais c’est bon, la crise est passée, j’ai juste besoin de dormir. En cheminant, je gémis : « bouhouhou, je me suis cassée mon coup toute seule ! ». Et mon moumour de me rassurer : « Mais non, chuis sûr qu’il t’en veut pas, il avait l’air inquiet pour toi ». Bref, je me couche et j’écrase ma bulle pendant 12 bonnes heures, réagissant à peine quand Gauthier rentre de boîte. Le lendemain, ça va mieux, je rentre chez moi, bien dégoûtée.

 

A l’arrivée, Bastien ne m’en a pas voulu d’avoir passé la soirée à vomir, m’astiquant même sur le sujet lors d’un entretien téléphonique. Suis-je sortie avec lui ? Non, tu l’aurais su, sinon, tu sais que je ne te cache (presque) rien, lecteur ! Le problème ne venait pas de mon estomac, juste que Bastien avait une copine et était fidèle, c’est tout à son honneur.

 

En tout cas, je crois que c’est le pire plan drague de ma vie. Je n’avais pas vomi pour cause non alcoolique depuis 1997 ! Il fallait que ça tombe pile ce soir là. Enfin, ce qui me rassure, c’est que même malade, je n’ai pas dégoûtée Bastien à qui je plaisais bien, il me l’a dit à plusieurs reprises, ensuite mais bon, y avait sa copine et je suis pas du genre patiente, alors voilà…  

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