Les rouages de la vie

Parmi mes passions et marottes, il y en a une qui peut me plonger des heures entières au pays des Si : imaginer ma vie telle une machine dont chaque événement est une roue. Elles tournent, certaines en déclenchent d’autres, certaines tournent à vide. Et l’horlogère se demande : et si cette roue n’existait pas, que ce serait-il passé ?

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Je ne me projette pas. Je ne peux que mesurer les effets du passé mais la grande machiniste de ma vue ne peut pas toujours tout prévoir. Par exemple, dernier évènement de ma vie : mon trou dans ma jambe. Pour l’heure, la roue liée à cet évènement tourne seule. Mais comme je dois aller chez l’infirmière tous les matins, je suis stressée par le timing, j’arrive au boulot à 9h45 au lieu de 9h30, je peux pas arriver tôt pour terminer un truc et l’envoyer par exemple. Et si ce stress dégénérait en nerfs en pelote (c’est déjà un peu le cas et je peux même pas aller à la piscine donc je perds une source de détente) et je pourrais péter un plomb ou faire une connerie sur un dossier car je suis en speed. Ou alors en positif, je vais marcher mon heure pour favoriser la circulation et donc la cicatrisation et rencontrer au détour d’un chemin un charmant jeune homme qui me trouvera sexy malgré mon jogging, mon absence de maquillage et ma coiffure alternative. Et s’il le faut, il se passera rien et cette histoire ne laissera qu’une cicatrice sur la jambe déjà stigmatisée par ma rupture du plateau tibial.

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Tiens parlons-en d’elle ! Cette roue a tourné et déclenché pas mal de choses, même plus d’un an après ! Du positif, du négatif, du positif sur du négatif qu’elle a peut-être un peu provoqué… Peut-être car parfois, on ne sait pas quelle roue provoque quoi. On pense identifier une origine mais en fait, on se trompe…

Mechanisme / AI-139©

Et je détricote ma vie. A coup de si, je dézingue les événements qui m’ont amenée là en reconstituant l’univers des possibles. Stérile ? Tout dépend de ce qu’on en fait. Je ne joue pas à l’horlogère pour remuer la vase de la nostalgie et des regrets, ce serait malsain. Non je me contente de m’entraîner. Entraîner quoi ? Mais mon imagination bien sûr ! Je ne peux, dans les faits, savoir ce qu’il serait advenu si tel évènement avait eu lieu et celui là non. Si je ne m’étais pas cassé la jambe, j’aurais plongé le lendemain, serais retourné au boulot dès le lundi, aurait dansé au mariage de ma sœur et je serais partie une semaine en Martinique. Peut-être qu’en restant à Paris cet été là, j’aurais pu rencontrer un only one avec qui je parlerais peut-être appart commun à l’heure actuelle. Ou alors j’aurais juste passé l’été à Paris en mode métro-boulot-dodo avec quelques rencontres d’une nuit. Et je n’aurais peut-être pas trop dansé au mariage de ma sœur parce que mes chaussures m’auraient fait mal aux pieds. Qui sait ? Pas moi. Mais j’imagine…

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Et parfois, je m’amuse de voir se dévoiler une conséquence inattendue, une cascade de micro événements qui font qu’il t’arrive un truc cool. J’aime même essayer de le faire remonter à loin. Vous n’imaginez pas tout ce que je corrèle à ma fracture du plateau tibial. Si je devais faire une chronologie de ma vie, ce serait une date marquante, assurément. Ça a changé ma vie, en bien ou en mal, tout dépend de l’éclairage, de quoi on parle, du raisonnement que j’entreprends, des fils que je tire, parfois jusqu’à l’absurde.

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Alors peut-être que le trou que j’ai dans la jambe est une petite roue qui va finir par en faire tourner une autre über cool. Non parce que là, à part du stress, de la fatigue et une interdiction de baignade, la petite roue m’a rien apporte !

Où je me stupidifie (et pas qu’un peu)

En ce moment, je suis chiante. Est-ce la crise de la trentaine qui m’a poussée à redevenir rousse et à me vernir les ongles ou la fameuse crise du mois de mars, là où les emmerdes tombent, je ne sais. Toujours est-il que comme je suis globalement de mauvaise humeur, ma première victime, c’est moi. Je me trouve tous les torts, je m’auto insulte à base de « t’es qu’une pauvre larve, ma fille ! » et autres amabilités du genre. Et mon nouveau complexe du moment, outre ma procrastination crasse (même pas au boulot, en plus, mais quand je suis chez moi et que je fous rien), c’est ma culture G qui fond comme neige au soleil.

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Il y a trois semaines, je suis partie en week-end pour le boulot. Dans une gare de province, je remplis mes petites menottes de ma littérature fétiche de voyage : des féminins. Faudra d’ailleurs que je fasse un article sur le sujet. Je discute avec la personne qui m’accompagne quand je tombe sur le Nouvel Obs et là, soupir : ça fait un bail que j’en ai pas lu un. A dire vrai, j’ai la sensation que mes lectures sont de plus en plus navrantes. Où est passé ma soif de culture ? Non parce que ça peut toujours servir de connaître le dernier produit Chanel histoire d’être frustrée ou de lire des histoires de cul sans doute inventées par les journalistes qui rédigent le papier (moi, ça me plairait bien, ça) mais ça ne m’aide pas pour suivre l’actualité. L’Actualité, devrais-je dire.

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Et que dire de mes lectures littéraires ? Récemment, j’ai fait un truc, un sacrilège : j’ai lu un Guillaume Musso. Bon, je précise, on me l’a prêté (à ma demande, je voulais me faire un avis). Je vous en parlerai dans un article mais j’ai cru me trépaner 47 fois tellement c’était insupportable, j’ai failli pleurer des larmes de sang. Bon, ça me rassure, je suis pas devenue si cruche. Du coup, pour remonter le niveau, je lis du Kessel. D’ailleurs, je suis fort ravie, j’ai acheté ses chroniques journalistiques et dans le premier tome, il parle et de l’Irlande du Nord et de la Russie. Je suis amoureuse mais moins que de Moravia parce que Moravia, il a une plume exceptionnelle et en plus, c’était un sacré beau mec (pourquoi ne suis-je pas née 80 ans plus tôt, hein ?).

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Mais je digresse. Revenons en à nos moutons. Donc je me sens devenir conne. Je ne consomme plus que des futilités. Alors je veux réagir ! Parce que j’arrive à 30 ans, raison ultime pour péter une durite au sujet de tout et n’importe quoi et que je veux me cultiver. Donc j’achète des livres un peu intelligents (de toute façon, la littérature girlie me gonfle, maintenant) et surtout, je fais un vœu pieux : acheter ET lire (nuance importance) le Nouvel Obs et Stratégies parce que c’est un peu important de se tenir au courant de l’actu de sa
profession au sens très large du terme. Et faudrait que j’apprenne le russe, toujours… Mais, plus que de volonté, c’est du temps qu’il me faudrait. Mais bon, c’est con, je ne suis pas une cruche à la base, j’ai appris plein de choses à la fac et par moi-même, j’ai la sensation que je perds ma curiosité, mon envie d’explorer un sujet pour apprendre. Et ça me navre. Ca me navre parce que c’est l’illustration parfaite de ce phénomène que je déteste et dont je suis victime : le métro-boulot-dodo. Je ressors du taf la tête farcie d’infos et je suis trop épuisée pour faire l’effort de faire quelque chose derrière. Et je passe ma soirée à cliquer bêtement sur yahoo ! jeux en soupirant parce que, merde, je me fais chier. La suite de Technopolis est bloquée à la page 166 depuis 3 ans et j’ai plus le courage d’écrire autre chose que des notes de blog crachées sur une feuille virtuelle.

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Non. 30 ans, le virage, je me ressaisis. Et je vais reprendre l’écriture, tiens. Ca m’occupera (enfin, ça m’occupera mes quelques heures de libre, c’est du n’importe quoi en ce moment).

PS : Non mais sérieusement, il transpire le sexe Moravia…

De la perpétuelle insatisfaction

Durant mon week-end à Marseille, je me suis adonnée à l’un de mes vices préférés : la lecture de magazines féminins. J’en lis certes moins depuis quelques temps (je plaide coupable, j’ai jamais racheté Grazia), sans doute par lassitude mais dans le train, c’est une tradition : je lis du féminin.



ET dans l’un d’entre eux (Biba ou Marie-Claire ?), je découvre un article sur l’insatisfaction chronique : ma vie n’est jamais assez parfaite. Oh bah tiens, ça parle de moi, pour une fois. Oui parce qu’entre les articles sur la durabilité de mon couple et l’éducation de mes enfants, j’ai parfois l’impression qu’on m’oublie un peu. Les articles pour célibataires traitent en général de la quête de l’amour. Moi, je ne quête pas et j’aimerais plus qu’on me donne des bons plans pour voyager seule et pas cher, par exemple. Enfin bref, un article qui me correspond, je plonge dans sa lecture puis je réfléchis.



Eternelle insatisfaite ? Oui. Je rêve en permanence des lendemains meilleurs. Non que mes aujourd’hui soient mauvais. Maintenant que ma mini déprime automnale est passée, je suis bien dans ma vie mais voilà, y a toujours cette envie de mieux. Et je me demande si cette envie n’est pas quelque peu surréaliste. Posons les choses : côté boulot, je ne cherche pas à bouger, je me pose quelques temps au même poste, normal, j’ai déjà pas mal bougé dans le passé et j’ai encore beaucoup à apprendre ici. Côté amour, en ce moment, pas envie, pas le temps. J’y reviendrai dans un autre article, peut-être. Là où je veux m’améliorer, c’est sur l’à côté. Parce que je ne veux pas que ma journée se résume à : « je me suis levée, je suis allée travaillée, je suis rentrée, j’ai mangé en jouant à yahoo ! jeux (foutue addiction, surtout qu’ils ont un jeu de Uno en ligne) puis je me suis couchée après la petite douche qui fait du bien et qui me fait sentir bon. » Affreusement métro-boulot-dodo, yerk ! Si on considère que je quitte le boulot entre 19h et 20h et que je me couche entre 1h et 3h, ça me fait quand même quelques heures pour faire des choses. Ecrire (et autre chose que du blog), apprendre le russe, faire du sport, apprendre des tas de choses en fait. Sauf qu’il est vrai que le soir, je rentre, je suis passablement vidée.


Et si finalement, je voulais trop ? L’autre soir, dans le métro (ou c’était un matin, je sais plus bien mais ce n’est pas très important. Quoi que je ne prends pas le métro le matin donc c’était le soir mais où allais-je alors ?), je me demandais quelle utilité j’avais d’apprendre le russe, par exemple. Professionnellement, ça ne me servira à rien (sauf si je reviens vers le journalisme mais être journaliste en Russie, c’est parfois un peu mortel) si ce n’est à me cultiver. J’ai envie d’apprendre à tricoter (plus que ce que je fais) et à coudre mais me ferai-je réellement des fringues ou même des trucs ? Non, je me connais, je m’y mettrai deux heures et après, plus du tout. Pourtant, y aurait moyen de faire des trucs sympas… Puis j’ai envie d’apprendre sérieusement à utiliser illustrator, photoshop… Toujours pas pour le boulot, aucune compétence de graphiste ne m’est demandé mais pour moi.



(c) Studio Poana

En somme, j’aimerais être moi en mieux, une fille qui ferait du sport tous les jours (bon, j’en fais, hein, mais j’ai tendance à vite sécher pour rien genre « non, là, je vais aller dormir plutôt) donc plus ferme, plus cultivée car je lirais tous les newsmag ainsi que des romans, qui parlerait un peu le russe, saurait faire des vêtements et des illus de folie sur ordinateur, tout en ayant le temps d’écrire. Bref, j’aimerais être plusieurs personnes. D’un autre côté, je me connais, j’aurai encore envie de faire d’autres trucs si tant est que je puisse faire tout ça, je voudrais me remettre au violoncelle… Eternelle insatisfaite.



Alors du coup, faut-il baisser un peu les ambitions ? Parce que bon, vouloir, c’est bien mais en plus, je ne supporte pas d’être faible, de ne pas savoir. Exemple type : je veux savoir dessiner mais genre on me donne un crayon et je vous fais un truc de folie. Finalement, je me dis que pour rendre ma vie plus belle, faudrait pas forcément que je m’améliore, juste que j’accepte mes imperfections et que je fasse les jours par plaisir et pas « pour devenir meilleure ».


Приходите завтра, я начинаю Русский




NB : La phrase précédente est du google translation donc il y a de fortes chances que ça ne veuille rien dire du tout.

29, c’est 30-1

Et voilà, encore une année de plus au compteur. Il y a 29 ans, je naissais, petite chose tremblante, barbouillée de plasma, hurlante. Pas de dents, quelques cheveux, incapable de faire quoi que ce soit. Et 29 ans plus tard, je suis un être à part entière. Ca file un peu le vertige quand on y pense, non ?




Donc, voilà, 29 ans. Autant vous dire que là, je réalise pas. J’ai passé ses derniers mois entre état second et stress, des changements en pagaille. Bref, j’ai pas bien compris où sont passés les derniers mois (non, pas là, non) mais voilà, aujourd’hui, j’ai 29 ans. Soit 30-1. Je crois que c’est la première année qu’un chiffre m’interpelle autant, j’entame ma dernière année de vingtenaire.  Il me reste à peu près 365 jours pour faire tout ce que je voulais faire avant mes 30 ans. Alors je ne vais pas la faire à la Friends avec une liste de trucs débiles mais force est de constater que ma vie est très différente de ce que j’imaginais il y a dix ans.


Côté boulot, j’avoue que ma récente embauche au poste de ***** (vous le saurez bientôt, la série journal d’une démissionnaire sera terminée bientôt) avec des responsabilités et une paye pas dégueu. Evidemment, je n’imaginais pas il y a dix ans quitter l’univers du journalisme puisque désormais, je ne touche plus la presse ni de près ni de loin mais je n’ai pas le sentiment d’avoir raté ma vie, mon rêve pour autant. D’abord parce qu’à l’heure actuelle, il me reste près d’une quarantaine d’années de travail, je pense, vu que les années de travail vont encore s’allonger (enfin, à mon avis) donc ça laisse de la grosse marge pour retourner vers mes premières amours ou les oublier définitivement. Mais voilà, à 29 ans, je me dis que je m’en sors plutôt pas mal, finalement, surtout si on considère que je suis restée quasi 1 an et demi au chômage.

Côté vie privée, par contre, c’est pas forcément ce que j’attendais de la vie. En fait, j’étais persuadée dans ma prime jeunesse qu’à cette heure-ci, je serais en couple et maman. Bon, évidemment, étant jeune, je n’avais pas conscience de la peur panique que m’inspire le concept de maternité.  Je trouve déjà qu’avoir un chat est une énorme responsabilité et que je culpabilise dès que je ne lui fais pas assez de câlins alors un enfant à qui il faut tout apprendre et ben bonjour… Mais bon, de toute façon, avant d’être mère, faudrait avoir un mec et là, je dirais que ça va être compliqué. D’abord parce qu’en ce moment, je suis un peu trop métro, boulot, dodo pour sérieusement penser aller draguer. Que quand je vais sur meetic, j’en ai marre au bout de deux minutes, en plus. Que je ne suis pas pour autant en manque vu que j’ai quelques amants. Mais bon, de toute façon, faudrait déjà que je surmonte ma méfiance envers les hommes qui me disent qu’ils m’aiment. La question que je me pose toujours est : pourquoi ils me disent ça si ce n’est pas vrai alors que je ne leur demande rien ?

Bref, côté amour, faudrait que je m’y remette un peu, si j’ose dire mais bon, je me dis toujours que plus on cherche et moins on trouve(ou on trouve mal). Non parce que sinon, le reste, je me dis que ça va plutôt pas mal. La santé, je récupère un peu et je suis moins fatiguée, mon nouvel appart est drôlement bien, Kenya reste maigre mais heureuse, je fais du sport et j’ai le tonus, je sors pas mal (même si des fois, j’aimerais mieux me coucher)…

Non, en fait, ces 29 ans (je refuse de dire « cette trentième année ») s’annoncent pas si mal. A dire vrai, je suis un peu ennuyée car j’avais décidé de dire qu’à 29 ans, je changeais de boulot et c’est déjà fait. Une idée d’objectif ?

NB : Comme la question va forcément venir, non, le blog ne changera pas de titre l’an prochain, s’il est toujours là.

Et la marmotte, elle met le chocolat…

Ceci est un coup de gueule contre moi-même. Ces derniers temps, j’ai un passe-temps pour le moins étrange : je dors. Tu vas me dire que c’est pas un mal et que ça arrive même à des gens très bien. Et puis après deux ans à dormir 5h par nuit, il était temps de se rattraper un peu. Ouais ok mais le problème, c’est que je n’ai plus le temps de ne rien faire.


Journée type d’une Nina nouveau modèle (c’est-à-dire depuis le nouveau boulot) : lever 8h, boulot à 9h30, fin du boulot à 19h30 (en moyenne), retour maison vers 20h30 (des fois, je fais des courses). 21h, « bon, je vais m’allonger 5 mn ». 23h30, j’ouvre un œil. 23h45, j’ai viré mes fringues et je me rendors. Passionnant. Ma vie est fidèle au cliché métro-boulot-dodo. Et cerise sur le gâteau, dans un mois, ma boîte déménage et je vais me taper un train et deux RER. Quand on pense que j’avais déménagé pour me rapprocher du boulot, on peut rire très fort.


Bref, là, je me dis que rien ne va plus. Evidemment, j’ai des explications qui tiennent au changement de saison et changement d’heure et changement de boulot. Tous ces changements, dis donc ! Donc évidemment qu’il est normal que je sois un peu fatiguée, que je tombe comme une masse mais faut dire aussi que je ne fais aucun effort pour lutter contre l’assoupissement. Hier soir, par exemple, j’avais un programme aux petits oignons : quitter le boulot à 19h, aller à la laverie, faire deux ou trois courses au retour, ménage, popote, exercices physiques et dodo. Finalement, j’ai eu un truc de dernière minute à faire donc je suis partie royalement à 19h30 (et encore, le serveur était en rade donc je n’allais pas rester), je suis passée faire quelques courses en rentrant, j’ai rangé mes courses dans le frigo et paf, dodo. 23h30, j’ouvre un œil et là, dilemme : je me relève ou pas ? Non, j’ai envie de dormir. Dont acte. Du coup, je n’ai pas écrit une ligne pour le blog, ce qui ne serait pas dramatique en soi si je n’avais également d’autres projets en cours qui prennent la poussière.


Et pourtant, il suffit de ne pas céder. Parfois, le soir, je vais au sport, je ne rentre donc pas avant 22h et là, je ne me couche pas de suite car le coup de pompe est passé, j’ai le temps de manger (j’ai un équilibre alimentaire de dingue en ce moment), d’écrire un peu et d’aller me coucher. Ca, ça me plaît. Parce que le coup du 21h au lit, ça m’empêche de manger/écrire/lire/faire du sport. D’ailleurs, ma fatigue vient aussi du fait que je fais moins de sport qu’avant pour cause de changement de boulot. Mais bon, je dois me ressaisir. Donc à partir de maintenant, interdit de se coucher avant 23h !

Quand je pense qu’en janvier, j’étais résolue à dormir plus, voilà que maintenant, je dois me forcer à rester debout… Je me demande si on aurait pas changé un truc en moi sans que je m’en rende compte… Ca me rappelle quand j’étais ado et que je vérifiais les symptômes d’un enlèvement extraterrestre (je fus très déçue de constater que je ne faisais pas partie du lot, malgré des bleus apparus mystérieusement mais qui s’expliquent par ma peau vraiment trop fragile). La fatigue, c’était pas un peu un symptôme ? Mais bon, je crois pas que les extraterrestres choisiraient d’enlever quelqu’un qui vit dans un immeuble dans le centre d’une ville de banlieue de la petite couronne, ce ne serait pas très discret. La vérité est ailleurs…

NB : J’hésite à avoir honte de la chute totalement minable de cet article… Mais je suis si fatiguéééééééeeeeee …

Le planning du chômeur

Révélation : être chômeur, c’est chiant. Si, je vous jure. Les journées s’étirent indéfiniment, on s’occupe en candidatant mais que le temps est long entre deux réactualisation de la boîte mail, vérification qu’on n’a pas raté un coup de fil, des fois qu’on aurait mis le téléphone sur silencieux… Mais surtout le chômage, c’est se déphaser de la société.

 

Je suis d’un naturel couche-tard, lève-tard. Quoi que je fasse, quel que soit mon état de fatigue, je n’arrive pas à me coucher tôt. C’est très rare que j’éteigne les feux avant
minuit malgré les bonnes résolutions. Alors imaginez le cauchemar quand on n’a pas d’horaires à respecter. Dans mon chômage idéal, je souhaitais me lever à 9h. Les recruteurs n’arrivent jamais au boulot avant et, tant qu’à faire, autant envoyer un CV quand ils sont au bureau, histoire qu’il ne soit pas noyé dans la masse. Et être sur le pont dès le matin, ça veut aussi dire sauter sur les annonces dès qu’elles paraissent et répondre. Oui, il faut être réactif. J’ai passé un entretien où le recruteur m’a avoué n’avoir regardé que les 40 premiers CV reçus. J’aurais répondu plus tard, ça aurait peut-être été mort pour moi. Je pensais que le chômage, ce serait levée tôt, recherche de boulot avec mon mug de café et tout ça. Sauf que la motivation, elle finit par disparaître.

Au tout début, le chômage, on se dit que ça va pas durer donc les 15 premiers jours, voire le premier mois, ça ressemble plus à des vacances qu’autre chose. Puis on finit par s’y
mettre, faire des plans d’attaque, des plannings. Sauf qu’on se rend compte que le chômage, on en sort pas forcément comme ça. Plus nos candidatures sont sans réponses (ou pire, réponses négatives), moins on est motivés. On ne se lève plus à 9 mais à 10h. On n’est pas à une heure près. Puis finalement, ce sera 11h. Puis midi, on a toute l’après-midi pour envoyer des CV, ça laisse le temps. Plus on se lève tard, plus on se couche tard, forcément. On se dit bien que quand on retrouvera un boulot, le rythme sera un peu dur à reprendre mais ce que je ne fais pas de jour, faut bien que je le fasse à un moment.

En même temps que cette désynchronisation, il y a un réel enfermement. Sortir ? Oui mais pour quoi faire ? Nos amis travaillent en journée et n’ont pas forcément envie de
sortir tous les soirs, ils sont un peu fatigués. On les comprend puis toutes ces sorties, ce n’est pas donné non plus. Alors les jours où on ne sort pas, on ne fait pas l’effort de s’habiller vraiment, on enfile une tenue d’intérieur, histoire de dire qu’on n’est pas resté en pyjama toute la journée, on se peigne histoire d’éviter les nœuds. Le maquillage ? Mais quelle idée ! Je vois pas bien à quoi ça sert de se maquiller si on sort pas. Ou si on sort juste faire ses courses.

Evidemment, à force de se désociabiliser, le chômeur déprime. Cercle vicieux. Passer sa journée à candidater, à essayer de se sortir de là, trouver des idées, des pistes, ça
fatigue, surtout quand ça n’aboutit pas. On se sent un peu nul et quand on se regarde dans la glace, ce n’est pas mieux. Négligée, c’est le mot. Du coup, dès qu’on a l’occasion de sortir, de voir du monde, ça nous fait un vrai bol d’air même si on a, du coup, tendance à culpabiliser : le temps que je prends à prendre un verre avec une amie dans la journée, je le prends pas à chercher du boulot. Sauf que ce qu’il faut comprendre, c’est que si on relâche pas la pression, on explose. On ne supporte plus de vivre entre ces 4 murs qui nous servent d’appart, à voir plus souvent Ashley et Victor des Feux de l’Amour que des vrais humains. Réaliser en se couchant que la seule fois de la journée où on a utilisé notre voix, c’est quand on a dit au chat d’arrêter ses conneries. Que quand on vous appelle, on vous demande systématiquement si on vous réveille, vu votre voix enrouée. Se rendre compte qu’on n’a même pas pensé à regarder ce qu’il y avait dans la
boîte aux lettres. Se dire que demain, ça va être tout pareil. C’est métro-boulot-dodo, sans métro et sans boulot. S’ensuit un ennui qui annihile tout. Plus envie d’écrire, de faire des projets autres que professionnels. Moins on en fait, moins on a envie d’en faire.

Parfois, on a des entretiens et là, on se pomponne à mort, on se bichonne, on est même heureux d’être convoqué aux aurores : ciel, enfin une raison de se lever, une horaire à
respecter. Une occasion de s’habiller, de se maquiller. Peut-être que grâce à cet entretien, bientôt, je pourrai enfin pester tous les jours après mon réveil, m’habiller et me maquiller tous les matins… Voir des gens en vrai, leur parler.

La liste de la fille qui sait pas trop ce qu’elle va raconter

En ce moment, c’est très métro-boulot-dodo chez moi. Alors du coup, je suis pas sûre que cette liste soit très longue…

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– Mardi soir, j’ai un rendez-vous très VIP dont je vous parlerai lundi. J’ai rendez-vous avec PinkLady et Vicky mais en arrivant au boulot, je ne trouve plus mon portable. Or Vicky étant en formation, elle n’a pas le net et je ne lui ai pas dit où on se retrouvait. Là, je commence à me maudire genre « je suis trop cooooooooooooooonne ». Alors que j’envisageais une pendaison avec mon string, j’entends une vibration dans mon sac. Vu que je n’étais sortie ni avec Kenya ni avec un vibro, ça ne pouvait être que… mon téléphone !! En fait, il s’était glissé dans mon chapeau pour la pluie. Du coup, moi qui étais d’humeur massacrante, me revoilà de bonne humeur.

– Dans la série boulet again, mercredi, je veux fermer le plateau du lecteur CD de mon pc et évidemment, je clique sur le bouton d’allumage… Qui sert aussi de bouton pour
l’éteindre. Ben, là, je me suis sentie très très blonde quand même.

– Cette semaine, j’ai l’impression que le métro a été le théâtre de beaucoup d’incidents voyageurs… Lundi matin, RER en retard à cause d’un incident voyageur (alors que moi,
j’étais en avance), mercredi et jeudi soir, trafic perturbé à cause d’un incident voyageur…Par contre, vendredi, je n’ai jamais su pourquoi il n’y avait ni train ni RER… J’espère quand même que c’est pas moi qui porte la poisse !

– Quand je suis saoule, je suis super bon public vu que le fait qu’une brochette de 3 nanas un peu pétées manquent de se casser la figure parce qu’elles n’ont pas vu la marche, ça
me fait marrer deux minutes non stop.

– Rêver qu’on s’occupe d’un bébé (mon cousin dans le rêve alors que mon cousin le plus jeune aura 20 ans cet été) et qu’en plus, je suis douée pour ça et que j’aime bien, ça veut
dire que cette counasse d’horloge biologique est en train de se réveiller ? Je tiens quand même à dire que le bébé en question était un téléphone portable avec la tête de bébé en fond d’écran et des bras qui m’attrapaient le doigt…

– Element croustillant de la semaine (attention, vous allez voir à quel point ma semaine a été passionnante) : le retour de semi-russe. Bon, je l’ai un peu bloqué sur MSN y a
2 ou 3 mois et je l’ai un peu oublié depuis. Du coup, lundi, SMS de sa part : « t’es libre ce soir ? ». Je rappelle que je l’ai pas vu depuis mai celui-là. Je lui explique que j’ai du boulot par-dessus la tête en ce moment et que je suis claquée et il me répond : « je te ramènerai pas tard ou si tu veux, tu pourras dormir ici ». Quel grand prince ! J’insiste sur le fait que je suis inopérationnelle mais il insiste : « non mais c’est juste pour boire un verre ! ». Il me prend donc pour une buse. Donc lundi, je lui dis non. Mardi, je reçois le texto « salut miss gros seins, t’es libre ce soir ? ». Faudrait que je l’épouse celui là. Bon, va falloir que je lui explique très officiellement que je veux plus le voir car j’ai pas répondu à ses derniers textos et le silence radio, c’est mal, même avec un connard.

– Je me suis fait plein de potes chez les développeurs donc la pause clope devient de plus en plus longue. Mais voilà, j’ai une drôle de réputation à base je suis la pro des
sextoys. Hu ?

– Vendredi, à propos de sextoys, je suis en train de taffer quand je me retrouve avec un vrai vibro rabbit sous le nez. Explications : souvenez-vous, le concours sextoys que j’ai fait y a deux ou trois semaines, c’était Sasha qui avait gagné. Or, Sasha est une de mes collègues qui méritait de gagner car elle a compté les comms à la mano (mais certains articles étant
passé hors ligne, elle n’a pas trouvé le chiffre exact mais vraiment pas loin) et je lui ai demandé de me montrer la bête car je croyais qu’il s’agissait d’un mini rabbit et elle a eu peur quand je lui ai dit que le sien était petit, elle se demandait ce que j’entendais par petit. En effet, 17.5 cm de long pour 4 cm de large, c’est pas petit !

– Finissons sur une note positive genre « des fois, je dis du mal de la Poste mais quand ils font un effort, je le reconnais ». Mercredi matin, je vais chercher mon fameux recommandé, les places pour le match de rugby. Sauf qu’en fait, il était sur le point de repartir et déjà dans le bac des retours. Ben, le guichetier, au lieu de m’envoyer bouler genre
« non mais trop tard, fallait passer avant », il a fouillé le bac pour me le récupérer en m’expliquant que je devais venir plus tôt la prochaine fois. Mais j’ai mes places, lalalère.
Merci M. le guichetier.

 

Voilà, semaine très calme mais vu que je dors tout le temps, forcément, il pouvait pas se passer grand-chose. D’ailleurs, là, ce week-end, j’ai décidé de ne faire que ça. Je visais
un 20h par jour mais rester que 4h debout, ça me paraît quand même pas beaucoup… Allez de la musique !

De chômeuse à travailleuse : le moment M

Lundi, je vous ai donc appris, l’air de rien, que j’avais du taff. Un vrai, un CDI, avec des horaires et un bureau et tout. A moi les joies du métro aux heures de pointes sur une ligne qu’est pas des plus joyeuses mais putain, ça me rend heureuse.

virgin-suicides

Revenons au moment M, celui où mon téléphone a sonné. Je vois s’afficher un numéro bizarre à 4 chiffres donc à aucun moment, je ne pense que c’est la réponse à mon entretien. En fait, j’étais pas certaine, certaine d’avoir la réponse vendredi, peut-être que tous les gens n’avaient pas rendu leur rédactionnel ou autre. Donc je suis en terrasse avec Lola et je m’en fais peu. Ma sœur a beau me harceler parce qu’elle a oublié son portable, ça va.

 Donc 18h, le téléphone sonne, ce curieux numéro à 4 chiffres. Et là, l’incroyable, l’inattendu et l’inespéré arrive : « vous êtes prise Nina. Tu commences lundi ? ». Voilà, ça, c’est Claude, mon nouveau boss donc et maintenant, on se tutoie. J’ai eu un petit aperçu de mes collègues (mes collègues, ouééééééééé) en allant à l’entretien jeudi, je pense que je serai dans les plus vieilles et ça rigolait bien. Mais bon, je verrai quand je serai intégrée.

Donc il me reste un week-end avant de devenir une salariée. Sur le coup, je percute pas, même si je me mets à trembler comme une feuille puis tout à coup, tous les aspects positifs arrivent. Avoir un boulot, ça veut dire avoir des horaires, se lever à une heure décente (genre à une heure à un chiffre), vivre le même rythme que les autres, ne pas rougir quand on vous demande votre profession. Ne plus avoir à subir les « mais tu envoies des CV au moins ? », « il paraît que tel journal recrute, tu devrais postuler », « moi, je connais des gens qui ont trouvé du boulot facilement dans ta branche, c’est bizarre… », « au lieu de pleurer, bouge ton cul, feignasse ! ». Ou le mieux « et tu vis comment ? Ah ce sont tes parents qui t’entretiennent… Ouais, je vois ! ». Oui, il y a des jours, j’avais la sensation de devoir m’excuser d’être au chômage et de demander à mes parents de m’entretenir. Mais moi, je demandais que ça d’avoir du taff et enfin ! Faut dire que ces derniers mois, je n’ai vraiment pas ménagé ma peine et enfin, ça a payé !

 Après avoir réalisé, des tas d’idées me viennent en tête. La première : youpi, je vais déménager ! Bon, je vais attendre un chouia avant d’envoyer mon préavis mais ciao mon rez-de-chaussée, youhou ! Ah tiens, ça me fait penser qu’il va falloir que j’ouvre un nouveau compte en banque, le mien est toujours domicilié à Toulouse et c’est chiant. Ah oui, tiens, faut que je rapatrie tout ce qui était retiré sur le compte de mon père, genre le loyer, EDF-GDF… Et mes allocs alors, elles deviennent quoi ? J’ai rien déclaré en 2006 donc je devrais les avoir un an de plus, non ? Et les impôts comment ça marche ? Où je demande à être mensualisée ? Et pour la sécu et la mutuelle ? Hein ?

Et puis après, on pense aussi au boulot. C’est la première fois de ma vie que je suis embauchée en CDI. Mes boulots d’avant, c’était du court terme qui se mesurait en semaine ou en mois donc au pire, si je m’y plaisais pas, c’était pas grave. Là, ça va se mesurer en année. Le premier contact fut bon et je me fais pas trop de soucis pour être honnête mais c’est étrange de se dire que durant les prochaines années, ce sera ma vie, mon quotidien. Je me lèverai tous les jours ouvrables à 7h30 puis j’irai travailler et je rentrerai le soir, je pourrai même dire « pfiou,
je suis claquée ! ». Une vie rythmée. Ca peut paraître trop métro-boulot-dodo mais moi, ça fait quasi un an que j’avais pas bossé dans un bureau et ça m’enchante.

Le nuage noir du chômage est parti de mon ciel. Vendredi, je réalisais pas puis tout à coup, je me suis sentie épuisée. Toute cette tension accumulée ces derniers mois s’est envolée et j’avais juste envie de dormir. Le soir, après quelques coups de fils et récits MSNiens, tous mes amis sont ravis pour moi, je me demande si j’ai pas un peu trop foutu la pression sur
tout le monde avec mes gros coups de déprime et tout ça. Je sens que Nina la chômeuse va pas leur manquer à eux !

Moi maintenant, je vais avoir une vie plus jolie avec des horaires, des congés planifiés à l’avance (plus facile pour planifier les retours au pays), je pourrai m’inscrire à des activités artistiques et déménager aussi. Enfin, maintenant, je peux vivre, quoi ! Vendredi, je me suis endormie avec le sourire. Samedi, je me suis réveillée avec le sourire (sans rapport avec
le rêve érotique orgasmique que je venais d’avoir). Ca faisait longtemps que ma nuit n’avait pas été perturbée par des pensées noires. Et franchement, ça fait du bien.

Vie de débauche quand tu nous tiens…

Par Gauthier

Bon on ne peut pas dire que mon été soit de tout repos. Pour ceux qui ne connaissent pas encore toute ma vie par cœur je vais tenter un bref résumé de ce que c’est comme animal exactement le « Gauthier ».
Donc j’approche le quart de siècle de façon sereine, avec un lourd passif de conneries en tout genre. Je me suis barré de chez moi à 19 ans bien décidé à croquer la vie et tout ce qu’elle avait à m’offrir. Tout en poursuivant des études j’ai bossé, et tout en bossant je suis sorti plus que de raison. Arrivé à l’age (avancé !) de 24 ans, je me suis remis en question. J’avais le choix :

1/ Finir alcoolique, drogué, bac -2, trav, prostitué, anorexique, au choix ou tout en même temps.
2/ Me ressaisir et finir mes études tout en menant une vie un peu plus rangée

Le suspense est intenable, je sais… Mais je vous fais languir encore quelques mots, allez je vous le dis : j’ai choisi l’option 2.

Ceci fait, je suis retourné chez mes parents, j’ai fini mon année, j’ai obtenu mon diplôme, et je me suis mis en tête de trouver du travail tout en achevant ma formation. Sage décision n’est-ce pas ? Mais, parce qu’il y a toujours un mais, passer de quatre sorties hebdomadaire alcoolisées et tazées avec sexe à profusion, à metro-boulot-dodo, c’est pas si simple.

Au début j’ai pris sur moi, j’ai pensé que le sacrifice en valait la peine, en plus j’avais besoin de me sortir de certaines amitiés « parasites ». Une fois l’année finie et le début des vacances approchant, j’ai comblé ce que je nommais mon « retard ». J’ai tout d’abord commencé par me racheter une vie alcoolique, puis une vie sexuelle le mois suivant. Et en ce mois d’août 2005 je peux le dire : je suis à fond !

Et là c’est le drame ! Voilà que j’ai une conscience qui se met à me parler « mais voyons Gauthier comment veux-tu te remettre à travailler sérieusement en septembre ? Comment ose-tu traiter les hommes avec qui tu couche avec autant de mépris ? Comment ose-tu imaginer que tu peux dépenser autant d’argent dans les fringues, les sorties alors que tu dois déménager à la rentrée ? » .Aïe ça fait mal quand elle se réveille celle là…

Alors j’ai pris une décision (encore une !) je vais en profiter à fond jusqu’à la rentrée et après je me rachète une vie monastique. Comme ça j’aurais encore des cochonneries à vous raconter quelque temps ! ça vous plaît ?

Parlant de ça, je m’en vais vous raconter joyeusement ma dernière dépravation en date : le week-end du 15 août ! Oh douce joie que d’avoir trois jours de repos consécutifs !!!!! En fait deux et demi puisque je bossais le samedi matin, mais bon bref, c’était bon quand même ! Donc le samedi, il se passe pas grand-chose dans la journée. Le soir Nina m’honore de sa présence pour le dîner. On ne s’était pas vu depuis des lustres. Donc ça papote ça papote et ça papote, on dit du mal, du bien des gens qu’on connaît. Vers minuit, une très bonne copine à moi nous rejoint avec de l’orange. Pour fêter ça j’ouvre immédiatement une bouteille de vodka !!! oui le jus d’orange il fat le désinfecter avant de le boire, et la vodka ça désinfecte c’est tout, on est pas alcoolique pfff… Après un demi-litre de vodka à trois nous nous dirigeâmes vers une boite de nuit rempli d’hétérosexuels pour rejoindre un ami qui mixait (bon il est pas encore tout à fait DJ, il apprend et comme il a beaucoup d’amis qui le sont, ils lui prêtent de temps en temps les platines pour qu’il s’exerce devant un public). A chaque fois qu’on sort en milieu gay, les filles me disent « mais ici on peut pas draguer, c’est pas sympa tu penses jamais à nous, pauvre filles hétéro sans vie sexuelle ! », donc là je leur fait remarquer qu’elles peuvent faire leur marché. Mais même avec beaucoup, beaucoup, beaucoup d’alcool, ce défi ne pouvait être relevé par un humain normalement constituer : trop de moches ! Une avalanche de thons de compèt’, une catastrophe ! Donc les filles ont fini par se poser sur une chaise en attendant la délivrance : que je les emmène dans une boîte gay (difficile de vous dire à quel point je jubilais lol). La soirée se termine softement, à 6h du mat’, je couche Nina, un peu pompette mais surtout très fatiguée, tout comme moi.

Le lendemain, Nina émerge tôt et attend sagement que je me lève, on passe l’aprèm à papoter encore et toujours, on se pose au soleil sur ma terrasse, on mange, on se repose. Vers 18h30 elle m’informe qu’elle doit rentrer chez elle. Et on s’aperçoit qu’elle porte sa robe à l’envers depuis qu’elle s’est réveillée (le décolleté dans le dos, et vous savez tous que Nina ne fait pas du 75 A ! ça aurait du nous choquer !) on ris de notre fatigue plus que visible, elle se rhabille convenablement et rentre chez elle.

Moins d’une heure après un de mes plans cul de la quinzaine précédente me contacte sur le net « salut tu veux pas que je te suce maintenant ? ça me ferais plaisir… » Poésie quand tu nous tiens… J’accepte volontiers en lui précisant que je suis une épave et que je dois sortir après. Moralité on baise comme des castors (sic Basic Instinct). Et je le mets dehors avec perte et fracas parce que je suis en retard pour sortir. Ce dimanche soir, je dois voir l’ancienne colocataire d’Océane, vous avez dû lire leurs aventures. Elles ne se parlent plus, mais j’ai gardé de bons rapports avec cette fille que j’ai longtemps considéré comme une amie proche (le temps à fait son œuvre et nous sommes beaucoup moins proche) mais bon ça me fait plaisir de passer un bon moment avec elle en évoquant le passé. Je lui précise que je suis mort de fatigue et que donc je veux ben boire un verre et me coucher vers 1/2h du mat’, pas plus. Elle me précise qu’elle aimerait bien sortir. Le combat s’engage. Je n’ai aucune volonté, je cède et de toute façon j’ai envie de sortir, puisque je me suis bourré la gueule ! nous voilà donc dans le dernier endroit branchouille hétéro avec bar à champagne, piscine intérieure, musique house pouet-pouet, et poufiasses habillées en Versace Dior, et JPG. Sur le chemin j’embarque une petit jeune à peine majeur qui me dragouille sur le net depuis quelques jours et qui avait envie de sortir pour me rencontrer. À 4h l’établissement classieux où nous nous trouvons décide de fermer ces portes, et comme à chaque fois j’échoue dans une boîte pleine de taffioles en train de boire de l’alcool que je ne paye pas. Oui parce que le petit jeune là, il m’a arrosé, mais alors à un point, j’ai arrêté de compter à 6 verres offerts, et je suis encore resté avec lui 2h après ça donc je vous laisse imaginer ! arrivé à 8h30 je me rends compte que mon envie de me coucher tôt viens de voler définitivement en éclats. Mais je reste soft, il est mignon le petit, mais j’ai déjà fait crac-crac ce soir alors je peux aller me coucher tranquillement. Mais apparemment lui non : je me suis fait violer contre un poteau par un gamin !!! Un gamin qui m’a offert à boire !!!! Mais c’est le monde à l’envers !!!!!!! comme dit plus haut : je n’ai aucune volonté. Je me fait ramener chez lui (encore un truc pas normal !) et on baise comme je peux. Parce que là je rappelle que je voulais me coucher à 1h, que déjà à 22h je m’endormais, j’ai bu un litre d’alcool à moi tout seul, il est 9h15 du matin quand nous passons au lit, et moi il faut encore que je bande ????? ça va pas non ? Ah ben merde si je bande, ça alors !!! de toute façon je suis incapable de jouir, il va se décourager et me laisser rentrer chez moi, ben on, il en voulait le petit, et j’ai joui à …. quelque chose comme 10h15 du matin. Par moments je me dis que je devrais tourner dans des pornos, je suis une bête quand même ! J’ai donc eu le droit de rejoindre Morphée à 11h, je l’ai pas quitté jusqu’à 18h.

Là dessus j’entame une nouvelle semaine de boulot chiant à ma banque, avec toujours mon épée de Damoclès (mais si le vieux qui est venu me relancer au guichet) et avec surtout une seule envie : dormir, dormir et encore dormir !

Si c’est pas du week-end de dépravé ça ? Je sais pas ce que c’est alors… Pour info le prochain s’annonce pire encore 😉