Couple : pauvres victimes de l’amour

Lundi matin, je branche mon Twitter et là, je vois un déferlement de tweets sur… non, pas David Bowie (enfin, si, aussi) “quand tu es en couple, tu renonces à”. Ah oui, le couple, ce grand sacrifice ! Alors nous avons bien sûr quelques jolies réponses amusantes et mignonnes tendance neuneu :

Quand tu es en couple, tu renonces à... hashtag et réponses rigolotes

Mais certaines me mettent légèrement mal à l’aise :

Quand tu es en couple, tu renonces à... les réponses qui font peurAlors révélation : si tu te sens oppressé dans ton couple et que tu renonces à tes libertés, c’est que tu devrais changer de partenaire au plus vite.

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Je l’ai déjà dit mais je vais me répéter : la passion amoureuse telle que vendue dans les romans et films est nocive 9 fois sur 10. Là, je suis en train de lire After saison 2 (“saison”, ça me donne envie de jeter le truc direct aux ordures, déjà) et je suis littéralement ulcérée de voir qu’Anna Todd nous explique qu’un amour parfait, c’est juste être victime d’un pervers narcissique. Le mec est violent, abusif, il s’impose dans la vie professionnelle de la fille, l’enferme dans un appartement, la coupe de sa famille, de ses amis (enfin, non, elle n’en a pas), lui fait des scènes de jalousie partout, tout le temps, y compris sur son lieu de travail à elle, prend les mêmes cours qu’elle pour la surveiller, lui vole sa voiture pour la réparer. En fait, il était tout le temps là, elle peut pas faire un pas sans qu’il apparaisse et menace de péter la gueule de tous les hommes daignant lui parler. Alors toi, fille, tu dois te casser au plus vite et toi, mec, va te faire soigner. Mais c’est de l’amour tu comprends…

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Non, je comprends pas. Si pour toi, l’amour, c’est passer plus de temps à pleurer qu’à être heureux, c’est que tu as sans doute trop regardé les Feux de l’amour petit en prenant ça pour une vérité absolue. Bien sûr, il faut faire quelques concessions car on se partage l’espace à deux mais si ça vous rend malheureux, c’est que vous n’êtes pas avec la bonne personne. Si je prends ma relation avec Victor, nous n’avons pas forcément les mêmes centres d’intérêt, on s’installe peu à peu dans une routine : moi j’écris pendant qu’il code ou mixe et tout va bien. Je ne lui ai pas demandé de mettre un casque quand il fait sa musique ou je ne le prive pas de jeux vidéos… surtout que bon, depuis qu’on a réactivé ma Nintendo DS, c’est plutôt moi qui abuse un peu. On essaie de trouver notre rythme et notre équilibre alimentaire, on ne renonce à rien. Alors, oui, c’est sûr que je peux pas dormir en travers du lit et je ne peux pas m’improviser chanteuse de comédie musicale en pyjama si l’envie m’en prend mais… d’abord ça doit m’arriver une fois par an. Mais surtout je ne renonce pas à l’essentiel. Je veux sortir avec mes amis ? Ben je le fais et réciproquement. Il veut se faire un Festival à Amsterdam ? Ben va… La confiance étant un pré requis dans notre couple, on peut partir chacun de notre côté sans inquiétude ou jalousie.

Moi je pars toute seule aux Philippines et je me selfise sur la plage
Moi je pars toute seule aux Philippines et je me selfise sur la plage

Alors évidemment, ceux qui ont répondu à ce hashtag ne savent peut-être juste pas ce qu’est un couple et répondent par clichés… et c’est précisément ce qui m’inquiète. On nous vend tellement d’histoire d’amours toxiques que ça en devient presque la norme. On nous fait croire que l’amour, c’est du sacrifice : du plus superficiel (toujours être épilée au poil… je suis une très mauvaise élève) au plus dérangeant (ne jamais refuser les envies sexuelles de son/sa partenaire, se séparer de certain-e-s ami-e-s dérangeant notre moitié). Mais alors expliquez-moi : ça sert à quoi de se mettre en couple si c’est pour souffrir ? Je sais pas vous mais moi, perso, si je dois juste sacrifier ma liberté, mes amis, voire ma famille dans les cas les plus sévères juste parce que c’est ça “l’amour”, mais j’en veux pas ! Je me fais suffisamment chier à sourire et faire des courbettes hypocrites au boulot pour pas m’amuser à faire la même en rentrant à la maison.

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Bref, ton couple est une souffrance : barre-toi. Tu n’as plus le droit de dire ou faire ce que tu veux ? Barre-toi ? Ton mec/ta nana pense que tu dois être comme ci ou comme ça, parler à telle personne et pas à celle là ? Barre-toi. Etre en couple n’est en aucun cas une obligation, on peut très bien vivre seul (si, si) donc réfléchis bien : est-ce que cet “amour” faut vraiment que tu paies le prix fort ? Dédramatisons la rupture : si c’est pour se sentir mieux et plus libre, ce n’est pas un échec mais bel et bien une victoire. Sur soi, sur sa dépendance à l’amour (enfin, l’idée qu’on en a), sur la société qui nous impose à marcher par paire, quitte à tomber sur une personne abusive et toxique. Je pense que pas mal de twittos ayant joué avec ce hashtag devraient sincèrement se poser la question

Pour 2016, je me résous à

Ma liste des bonnes résolutions, c’est un peu comme l’enveloppe de jeux à gratter que me ramène ma tante chaque année* : si y en a pas, c’est plus vraiment Noël. Et autant vous dire que là, je suis remontée comme un coucou, décidée à devenir en 2016 mon moi rêvé, tout en acceptant mes défauts. Genre je renonce officiellement à être une lève tôt. Après tout, pourquoi ne pas faire le soir ce que je me sais incapable de faire le matin ? Y a bien que le dicton populaire pour trouver que ça a plus de valeur le matin que le soir…

Et j'attaque d'entrée avec un mantra moisi
Et j’attaque d’entrée avec un mantra moisi

Alors pour commencer, reprenons mes résolutions 2015, histoire de se marrer un peu.

  • Devenir une psychorigide de la to do list : oui au boulot, non dans ma vie perso. Du bien mais possibilité de mieux.
  • Le samedi/dimanche glande : ah oui, ça, totalement tenu, sans doute un peu trop d’ailleurs !
  • La gamelle du midi : pas du tout et tiens, je la reprends pour cette année
  • Le yoga : non même si j’ai fait mon stage Yoga qui m’a fait souffrir. Le problème majeur du yoga, c’est quand même ses horaires + son prix : si ça s’adresse pas directement à la bourgeoise entretenue, je ne vois pas à qui ça s’adresse. Et ça m’emmerde parce que j’ai vraiment envie d’en faire mais les prix me bloquent.
  • Choper des stages : non, sauf un stage photo où on est parties avant la fin avec Amy parce qu’on avait froid et qu’on voyait pas trop le truc. J’ai fait un voyage extraordinaire avec Olympus aux frigos, aussi, c’était fort sympa, je conseille à tout le monde (aux Frigos ou ailleurs).
  • Ecrire pour de vrai : *gros soupirs* non
  • Changer de style vestimentaire : non pas du tout et j’avais oublié avoir parlé de ça un jour tiens
  • Acheter des plantes : ah oui, ça, ça va.
Bon, ce sont mes plantes du bureau et la petite, c'est mon cadeau de Noël mais j'ai des plantes quand même
Bon, ce sont mes plantes du bureau et la petite, c’est mon cadeau de Noël mais j’ai des plantes quand même

Et en bonus : trouver un mec, ça, c’était fait dès fin 2014 et apprendre une nouvelle langue, je joue bien avec Duolingo pour apprendre l’espagnol. Ah et sur le côté d’arrêter d’être un boulet, il me semble que ça fait un bail que j’ai rien cassé ou que je suis pas tombée, ça fait du bien. Dernier drame en date : l’appareil photo presque cassé aux Philippines (mais non) et une bouteille de shampoing renversée dans mon sac de sport (petit format, héhé)

batman

Alors bilan pas top top. Du coup, ça tombe bien, y a des trucs qui vont dans le sens de ce que je veux pour 2016. En fait, 2016 sera l’année de l’équilibre (entre vie privée et vie pro mais aussi dans mon estomac), du moi (Nina) et du nous (Victor+Nina) et tout va se jouer autour d’un concept clé : “la journée parfaite”. C’est le principe de la to do list. Chaque jour, je dois faire : mes cours duolingo, écrire un article, écrire 3 pages de roman, faire au moins 2 planches (de sport, pas de dessin), monter 10 étages et je note mon alimentation et mon sport et mes dépenses. Je fais ça depuis novembre à peu près et j’ai dû avoir à peu près 3 jours parfaits (lose). Je passe désormais à l’étape supérieure : les gommettes. En gros, à la fin de chaque journée, je mets une gommette sur mon agenda pour évaluer la journée. Selon le nombre de gommettes “journée parfaite” ou “très bonne journée”, je gagne un petit cadeau. Sinon, ceinture du cadeau plaisir. Je vous re détaillerai ça dans un prochain article si ça vous intéresse. 2016, année de la psychorigidité ? Oui, madame, oui, monsieur !

gommettes

Parce qu’en 2016, je dois poser les jalons pour la suite. Je ne souhaite pas changer de taf pour le moment et même, j’aimerais rester là jusqu’à mon départ de Paris pour soit la province (Bordeaux en tête de liste) voire l’étranger. Mais pour réussir ce plan, faut que je puisse offrir un joli éventail de compétences à valoriser par la suite. Donc cette année, je bosse mon anglais à mort, je renforce mon italien, j’apprends l’espagnol (un peu plus sérieusement que sur Duolingo même si j’aime bien), je rechope quelques bases en allemand et peut-être en russe, juste pour faire la fille intello. Puis j’essaie de renforcer des compétences autres que la data analyse qui me sera toujours très utile.

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D’ailleurs, à propos de boulot : on stoppe tout, on arrête de courir droit vers le mur. Ca fait un mois que j’ai des nuits courtes, j’ai réussi l’exploit de dormir à peine 10h en 3 jours la semaine du 15, de commencer mes journées à 8h pour les terminer à 2 ou 3h du matin et ça, ça va pas être possible longtemps, mon corps va me lâcher. J’ai tant de boulot que ça ? Mais même pas en plus, j’ai une charge qui me paraît normale à légèrement élevée mais surtout j’ai des réunions toute la putain de journée, je commence à réellement bosser à 18h. Du coup, je vois pas tous mes mails et deux ou trois fois, on a frôlé la catastrophe. Sous entendu : j’avais pas vu une demande du client. Donc va falloir mettre le ola là dessus, surtout quand on me presse pour venir à une réunion de dernière minute qui a duré un peu plus d’une heure et où j’ai parlé 2 mn (sketch du 23 décembre). Ah oui, en 2016, je ne vais plus en réunion sans mon ordinateur portable pour éviter de perdre mon temps. Donc le boulot, on met la pédale douce et on va au sport entre midi et deux, 3 fois par semaine. Piscine, fitness ou gym suédoise (je vais me réinscrire), peu importe le flacon, pourvu qu’on ait les endorphines. Et on mange mieux parce que ça aide à avoir meilleure forme.

bonnes résolutions

En 2016, je deviens aussi une gauchiste éclairée : en gros, on lit plus et mieux pour avoir de vrais arguments détaillés pour expliquer en face que non, l’Etat d’urgence ou la déchéance de nationalité, ce n’est pas rien et qu’il faut arrêter de se faire enculer à sec avec le sourire parce que « mais c’est pour les terroristes ». J’admire la capacité de certains à avaler encore de telles couleuvres mais à un moment, il faut se réveiller et arrêter de croire que les politiques veulent notre bien. Non, ils veulent leurs réélections ce qui pousse un gouvernement faucialiste à aller tranquillement piétiner le terrain de l’extrême droite. Mais arrêtez d’être con, ils ne voteront jamais pour vous ! Les gentils gauchistes qui ont voté pour vous en 2012 non plus d’ailleurs… De façon générale, j’ai une vraie envie de plus de culture donc en 2016, on lit !

lire

Et puis surtout, 2016, j’écris. Comme dirait un mantra de merde qui n’existe sans doute pas mais que je vais inventer : “arrête de rêver ta vie, vis tes rêves !”. Non parce que j’en ai marre de parler d’écrire un livre et de pas le faire, il faut se bouger le cul. Ah tiens, je vous parlerai de mes résolutions de blog demain.

Ah ben si, ça existait. Je me disais aussi...
Ah ben si, ça existait. Je me disais aussi…303

Ah et pour le côté « nous », j’ai pas super envie de détailler mais en gros : étape 1/on aménage ensemble, étape 2/on se pacse, étape tout le temps /on voyage, on vit des truc cools ensemble, on s’aime et on rigole. Mais bon, ça, c’est pas tellement une résolution, c’est plus des faits. La vraie résolution sera de garder du temps pour nous (en arrêtant de bosser la nuit, par exemple)

* Cette année, j’ai gagné 18 euros, d’ailleurs

Reprogramme-toi

Il y a deux versions de moi : celle que je suis réellement et celle que j’aimerais être. Le problème étant que j’aimerais certaines qualités, ou plutôt certaines habitudes, que je n’ai pas. Chassez le naturel, il revient au galop, paraît-il. Et pourtant, tout n’est-il pas question de construction mentale ?

Jeu de contruction Briques

Pendant 27 ans, j’étais la pas sportive de service. Mais alors vraiment pas hors la marche à pieds (et encore…). A 33 ans, si je n’ai pas ma dose de sport, je me sens pas bien, je suis fatiguée, agressive voire même un peu déprimée. On ne peut pas dire qu’à la base, j’ai un naturel sportif, rien n’est moins vrai. C’est juste devenu une habitude, une heure ou deux où j’élimine mes toxines en laissant mon esprit vagabonder. La sueur a un effet bénéfique sur la plupart des problèmes. A défaut de les résoudre, il donne l’énergie de s’y attaquer.

wonder woman

La question est donc : ai-je toujours été sportive sans le savoir et je n’ai découvert que tard mon naturel ou ai-je reprogrammé ma personne pour devenir sportive ? Le terme programmation peut paraître barbare mais nous marchons pas mal comme une machine. Ainsi, si je change certaines données, je pourrais peut-être atteindre cet idéal de moi que j’ai…

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Par exemple : la bouffe. J’ai de mauvais réflexes, je noie mon ennui ou ma baisse de moral dans la bouffe, c’est la nourriture doudou. En gros, j’ai donné la valeur “réconfort” à la nourriture (plutôt la version grasse et/ou sucrée, les épinards n’ont pas du tout la vertu bienfaitrice d’une Haagen Dasz sur mon moral) et donc je fais un peu chier mon monde en pincant le bourrelet parce que mon régime n’est guère efficace. Enfin, non, en vrai, j’embête pas les gens avec ça, je me tripote le gras seule devant ma glace mais je n’en parle pas à mes amis, j’ai des sujets plus intéressants. Donc l’idée serait de remplacer la nourriture par autre chose. Je m’ennuie ? Ben j’ai qu’à lire et dormir plutôt que manger. Pas le moral ? Allez zou, un bain qui sent bon…

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En fait, la clé de la reprogrammation me paraît être un changement d’habitude. Revenons sur mon arrêt de la clope (avec ce que je me la raconte ici, j’ai intérêt à pas reprendre). Ce qui me semblait insurmontable au départ, c’était de me départir de mes habitudes. Or ma vie ayant connu un léger changement (à savoir aller chez l’infirmière tout les matins au lieu d’aller directement au travail), j’en ai profité pour jeter à la poubelle cette méchante habitude. De la même, si je veux donc allier deux de mes objectifs qui sont a) arrêter de mal manger et b) être plus productive, il suffit peut-être juste que je n’allume pas la télé, que je n’aille pas sur le net. Je rentre chez moi, dîner léger, douche et au lit avec ma tablette pour écrire. Par exemple. Ou si j’ai pas envie d’écrire, je peux aussi faire quelques activités manuelles. Car les activités manuelles m’occupent les mains et me donnent moins faim, figurez vous… Enfin, c’est juste que j’y pense pas.

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Et pour mon bordel ? Comment remplacer l’ennui total d’une séance de ménage par un truc moins… plus… Enfin, que je ferais sans faire trop la gueule, quoi… Une sorte de réflexe pavlovien qui me ferait ranger tout ce qui dépasse, briquer tout ce qui n’est pas impeccable et avec le sourire et le plaisir de sentir à la moindre occasion l’odeur du propre.

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La question est finalement : est-ce possible de se reprogrammer ainsi ? De se programmer tout court dirais-je ? Faudrait que je tente en premier sur la bouffe, ça me paraît le plus facile et le plus profitable pour moi. Viendra ensuite ma transformation en Monica Geller. Surtout que si je mincis, faudra bien que j’achète de nouvelles fringues, hein… Et à la fin, on s’attaquera au pire problème de ma vie, ma presque malédiction (j’aime exagérer) : le snoozing.

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A moins que ce soit justement par là que je dois commencer pour que tout me paraisse plus facile ? On verra ça à mon retour d’Egypte. Car oui, je vous ai peut-être pas dit, mais la semaine prochaine, je vais plonger en Egypte. J’essaie de vous préparer des articles mais ma vie actuelle me permet mal d’écrire à ma guise. Mais je vais essayer promis !

Les vices de la cigarette électronique

Comme ma vie est légèrement stressante à l’heure actuelle (je flirte méchamment avec le burn out), je m’enorgueillis comme une tarée de mes petites victoires. Genre “héhé, ma jambe est guérie” (et pour le moment, ça m’a servi à rien, ça semble être un rouage de ma vie qui tourne dans le vide pour rien) mais surtout, surtout “j’ai arrêté de fumer”. Je crois que vous vous rendez pas compte de l’exploit au vu de mon état de nerfs.

stop smoking

Donc j’ai pénétré l’univers de la cigarette électronique même si j’avoue que je suis pas assidue du tout. Je n’ai même pas fumé la dose de 10 cigarettes que j’ai mis dedans. Je tire un peu dessus après une dure journée ou après un verre ou deux mais point. Et encore, pendant la soirée du séminaire, j’ai même pas eu envie de tirer une latte ! Bref, autant dire que je n’ai pas remplacé une addiction par une autre. Et pourtant, la cigarette électronique pourrait te faire tomber dans un cercle bien plus vicieux… Je m’explique.

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Jeudi soir, il y a un mois, je crois, je file en soirée avec Anaïs et des amis à elle. Dans un bar à Parmentier, j’arrive et là, je vois le groupe derrière nous, dans la salle, en train de fumer. Je tique un peu avant de comprendre : cigarette électronique. Jeudi dernier, re soirée dans un bar, les cigarettes électroniques diffusent leur vapeur d’eau, sereinement. L’autre jour, question d’un internaute pour une de nos marques : “On peut fumer dans vos avions avec une cigarette électronique ?”. Zéno me parlait aussi d’une de ses connaissances qui était ravie de pouvoir fumer sa clope électronique au restaurant. Mais bande de moules, vous le faites exprès ou quoi ? Oui, ça m’énerve. Le resto/bar, ça fait 5 ans qu’on peut plus fumer dedans. Dans les avions, ça doit bien faire 20 ans. On a pris l’habitude de ne plus fumer en ces lieux, pourquoi de suite perdre ces bonnes habitudes pour retomber dans une nouvelle dépendance ?

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La plupart des fumeurs que je connais peuvent physiquement se passer de cigarettes sur une durée plus ou moins longue. Typiquement, pendant le sommeil, pendant un vol d’avion, un long film ou même pendant une hospitalisation. Pour ma part, j’étais justement une fumeuse d’habitude. Je pouvais m’arrêter hyper facilement en vacances, j’ai pas fumé une clope pendant mes 2 mois de convalescence quand je me suis cassée la jambe. Mais je savais que j’aurais du mal à me débarrasser de mes clopes routinières. Pourtant, ma béquille cigarette électronique m’a permis de me jeter dans l’aventure du sevrage. Je ne crois pas être un cas à part, je pense que pas mal de fumeurs sont, comme moi, accros à l’habitude. N’est-ce donc pas une connerie sans nom d’augmenter le nombre d’habitudes parce que, hihi, là, on peut ?

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Et puis je trouve qu’il y a vraiment un côté rebelle de merde. Les gens se sont habitués à sortir fumer, dégainer la clope électronique dans des lieux où il est interdit de fumer me paraît une façon ridicule de se la jouer “fuck da police!”. Au secouuuuuuuurs ! Dans les faits, il est vrai que ce n’est pas si gênant, les gens qui fument une clope électronique qui crache de la vapeur d’eau dans un bar ou un resto. Bon, par contre, le premier qui me diffuse sa vapeur d’eau devant un écran de ciné, je le pulvérise… Heureusement que je vais jamais au cinéma… La vraie question, au fond est “pourquoi”. Je veux dire hier, le Monsieur qui veut fumer dans l’avion arrivait sans doute à tenir ses 8-10 ou même plus heures de vol et là, on dirait soudain que l’envie de fumer est plus impérieux que tout, qu’il ne PEUT pas tenir. Non, je ne comprends pas. J’ai la sensation que, finalement, chaque nouvelle “liberté” gagnée n’est qu’un lien de plus sur une camisole de force.

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Pardon pour la dernière métaphore, j’avais du mal à conclure…

No reason, a resolution

Oui, je confirme, ce titre ne veut rien dire

Comme tu sais petit lecteur, je suis un peu une fille percluse de petits rituels qui m’aident à avancer dans la vie, des petits doudoux psychologiques qui me rassurent. Et quel est mon rituel préféré de fin décembre (et début avril pour mon anniversaire et début septembre pour la rentrée). Hé oui, c’est l’heure des… résolutions, tadam !

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Bon, reprenons déjà ce que j’avais dit pour 2012 et rions ensemble de toutes les résolutions que je n’ai, bien sûr, peu ou pas tenu :

– reprendre sérieusement le sport : à peu près tenu pour le coup, j’aimerais en faire plus mais arrive un moment où mon emploi du temps me dit merde. Par contre, j’ai jamais allumé ma Wii, c’est super maaaaaaaal !
– me mettre au jogging : ahahah mais je l’avais dit que je ne le ferai jamais. Bon, j’ai quand même couru 300m de la Parisienne, c’est pas si mal.
– faire des travaux manuels : j’en ai fait un peu mais je pourrais en faire beaucoup plus. Mais j’ai fait une petite pochette pour le mariage de Yohann moi même (elle était un peu petite)

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– bien dormir : mouahahahah. Non.
– boulot : ouais ben non, pas d’activation particulière sur le projet « perso », les choses ont bougé différemment de ce que je pensais mais j’atterris pas mal en fin d’année (mais ça, je le garde pour le bilan de l’année)
– ranger mon appart, faire du vide : oui, non, bof, juste un peu et encore parce que j’étais amoureuse.
– arrêter ringards et pauvres types : oui ben pardon, je les reconnais pas toujours du premier coup d’oeil.
– se payer des voyages et un appareil photo : plutôt réussi même si en lisant ma liste de voyages programmés, je me rends compte qu’un seul a effectivement eu lieu. Et que je crois pas aller en Islande ou Russie en 2013.

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Et maintenant, ladies and gentlemen, sous vos yeux ébahis (si), voici ma résolution 2013. Une qui englobe tout est qui est donc « no reason, a resolution ». En gros : ranafout d’être prudente et raisonnable. Ca fait 2 ans que je suis agitée dans tous les sens dans la vie et qu’avec la meilleure volonté du monde, je peux pas toujours faire ce que j’ai prévu pour une raison X ou Y. Donc. DONC maintenant, je n’en fais qu’à ma tête, je m’en fous. Je vais pas économiser centime après centime pour éventuellement m’acheter un jour un bien immobilier parce que vu les prix démentiels de l’immobilier, je ne vois même pas l’intérêt de m’endetter sur 30 ans pour un clapier. J’ai un petit capital de côté qui restera dans son coin mais je me fais plaisir. Des voyages avec NORMALEMENT en tête de liste l’Egypte et le Mexique (plongée, plongée). Après, un projet d’un autre voyage qui dépendra de mes disponibilités mais qui me tente A MORT. Prendre des cours qui font plaisir, essayer de choper des stages, me payer des massages ou soins. Bref, flirter avec le découvert en essayant de ne pas l’atteindre, économiser sur l’inutile pour investir dans l’accessoire. Je me comprends.

investissement

Ah et si, petite résolution qu’il serait bon que je tienne. 2 en fait : travailler sérieusement sur des projets éditoriaux pour se faire un peu de sous (en gros : terminer de réécrire Technopolis pour le proposer en auto édition, retravailler certaines des sagas de ce blog pour leur faire subir le même sort puis monter un petit projet édito pour le proposer sous forme de pige dans des magazines) et me remettre sérieusement à l’écriture, j’en ai marre des 15 embryons de romans qui traînent sur mes pcs et Google drive. Ah oui et aussi quand même, essayer de me taper une e-reputation de malade dans mon secteur, cleaner tous les sites qui ont mon CV pour ne plus le conserver que sur les sites dédiés (Viadeo et Linkedin pour ceux qui ne suivent pas).

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En 2013, je vire donc schizophrène, oscillant entre carriérisme et insouciance…

Quel programme ! (Devinez quelle partie de mon programme sera tenu…). Ah et dernière mini résolution : redescendre un peu plus souvent chez mes parents. Pas juste une fois en été et pour Noël, quoi…

Doux Noël

Coucou lecteur. Oui, au singulier parce que tu dois pas être bien nombreux aujourd’hui. Moi même, pendant que tu lis ces lignes, je suis sans doute pas devant mon pc car je suis, au choix :

– en train de dormir
– en train de dormir devant la cheminée
– en train de lire devant la cheminée
– en train de faire des mots-croisés devant la cheminée
– en train de câliner mon neveu
– en train de servir de matelas super confortable pour mon neveu
– en train d’essayer de changer mon neveu en évitant qu’il me pisse dessus
– en train d’empaqueter mes cadeaux
– en train de courir les boutiques pour l’ultime cadeau manquant

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Rien que d’écrire cette liste des potentielles activités de ma personne en cette joyeuse veille de Noël m’épuise. Quand je vous dis que les vacances de Noël ne sont pas reposantes (oui, ok, la moitié de mes activités n’implique pas d’efforts particulier mais rien que d’aller dans un magasin, ça vous pompe plus d’énergie qu’un marathon).

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Bon, je vais pas me répandre pendant des heures, tu m’excuseras lecteur égaré. L’an dernier, Noël fut assez pourri globalement alors Dieu sait que Noël est un peu mon phare dans la nuit hivernale. Mais perdre sa grand-mère un 24 décembre gâche légèrement le plaisir. Alors cette année, la vie s’est dit qu’elle m’avait assez collé de baffes dans la gueule et s’est dit que, tiens, Noël serait cool (article écrit le 20 décembre, je prends des risques insensés en prédisant un Noël cool). Parce que cette année, à côté du sapin, il y aura… mon neveu.

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Et que même si l’année 2012 n’a pas été qu’une joyeuse balade de santé, y a quand même eu des trucs chouettes, des trucs qui te donnent le sourire, la banane, la patate, la win et tout ce que tu veux. Et parmi ces choses, mon neveu donc. Qui va avoir plein de cadeaux même s’il s’en fout parce qu’il aura même pas un mois et que la seule chose qui l’intéresse, c’est de manger, dormir et d’avoir le cul au sec. Des fois, quand je vois la vie qu’a un bébé, je me dis que c’est plutôt cool qu’on se souvienne pas sinon bonjour la dépression à vie quoi. Bon, on oublie aussi qu’on passe de bras en bras parce que le bébé, il est trop mignon hiiiiiiiiiiii ! On oublie aussi tous ces sons suraigus qui, collés bout à bout, ne forment pas le moindre mot, les « areuh gaga bouh » que tout le monde nous distribue. Evidemment qu’un bébé ne parle pas, personne ne lui adresse la parole. Traumatismes que tout cela.

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Bref, l’an dernier, Noël dans les mouchoirs, cette année, ce sera dans les couches. Et oui, on dirait pas mais c’est cool !

Allez, joyeux Noël mes chers petits lecteurs, on se revoit mercredi !

C’est trop d’amour

Dimanche soir, me voici de retour chez moi après un week-end éreintant à base de mariage de Yohann le presque frère. Aller-retour quasi express, peu d’heures de sommeil et amour à tous les étages. Seule face à mon bol de céréales (équilibre alimentaire mon amour), je suis prise par la bipolarité de ce genre de week-end : heureuse et triste de me retrouver enfin seule.

Je suis un être social. Rarement chez moi, je cours de la chorale à la plongée, des afterworks aux thés entre copine, de brunchs aux dîners. J’aime la vie en société mais je l’aime car j’ai aussi des moments de solitude, des moments rien qu’à moi où j’écris, je couds (enfin, j’ai cousu une fois), tricote, lis ou même dors. Après des séjours en collectivité, je ne rêve que d’une chose : me retrouver enfin seule.

Mais après de grands moments de fusion collective, la solitude paraît soudain un gouffre. Oui, c’est cool de prendre des douches interminables, rester 15 mn aux toilettes à faire des mots croisés, de se balader en culotte et de manger des tartines de kiri, de ne pas parler, de chanter à tue-tête… Mais y a un manque étrange, ce silence devenu inhabituel te bourdonne dans les oreilles et surtout, surtout… Y a plus d’amour.

Dans ce type de week-end, on est surboostés par le bonheur d’être ensemble, les rires fusent, on est heureux de se retrouver. On baigne dans une atmosphère chargée d’adrénaline et d’ocytocine. Et soudain plus rien, le vide. Seul mon chat me témoigne son affection, mon mec est à un bon millier de km et je me sens con. Sensation étrange de ne pas assez avoir profité.

Comme je le disais l’an dernier, Cendrillon a la gueule de bois. Heureusement, ma maman vient sur Paris fin septembre. Heureusement, ma sœur va accoucher fin novembre. Heureusement Noël n’est pas si loin. Des kilos d’amour familial en perspective. Mais au moment T, quand tu te retrouves seule face à ton chat et ton bol de céréales, tu te tapes un bon vieux cafard…des familles, justement.

Où faire dormir nos invités ?

De façon inévitable, un mariage déplace des gens. Des gens qui ambitionnent de dormir à un moment donné parce que se remuer sur un dancefloor jusqu’aux petites heures du matin, ça fatigue.

Pour les invités les moins nécessaires, la liste des hôtels, gîtes, auberges, chambres d’hôtes, camping, B&B du coin fera l’affaire. Éventuellement, s’il y a un parc autour du lieu de la fête et les invités pourront y planter leur tente. Pratique pour ceux qui ont amoureusement taquiné la bouteille.

Mais il y a aussi les nécessaires, ceux là même qui déchireraient notre cœur en lambeau s’ils ne venaient pas. Le mariage rend mélodramatique, vous avez vu ? Genre la famille nucléaire et les témoins, à minima. Ceux-là, peut-on réellement les expédier dans un hôtel trouvé sur hotel.com ? Moi, je dis non ! Alors on va se serrer un peu et faire de la place chez les parents de Jonichou ou les miens. C’est là que je me rends compte que mes parents ont le mauvais goût de ne pas vivre dans un manoir, ça aurait été tellement plus pratique…

Bref branle-bas de combat, listons les habitations de la famille qui reçoit dans les alentours et plaçons les gens. Lors du mariage de Lena, nous étions tous logés chez des cousins, c’était quand même bien pratique !

Dans le cas des logements, y a toujours ceux dont tu espères qu’ils iront à l’hôtel (parce qu’ils ont du fric) et qui te disent tout sourire : »ah bah si on peut être hébergée chez Tatie Bidule, hihihi ! ». Héeeeeee merde ! Bon, ok mais puisque c’est ça, ils auront le canapé lit pourri, ils prendront l’hôtel la prochaine fois… Ah oui, c’est vrai, pour un mariage, il n’y a pas de prochaine fois, normalement…

Bref, les gens ne se préoccupant guère de votre mariage que un mois avant la date fatidique (on ne leur en voudra pas, on en fait autant…), n’hésitez pas à envoyer des petits mails de rappel. Parce qu’inévitablement, quelques jours avant la noce y en a un qui se réveille « heu mais y a plus d’hébergement de libre, je fais comment ? ». La réponse qui vient de suite à votre esprit est « putain bordel de merde de débile profond ! Tu te fous de moi ? T’as UN truc à t’occuper pour mon mariage alors que moi, je me suis tout tapé et t’es même pas foutu de le faire ? Mais dégage, même pas je te veux à mon mariage, je t’ai jamais aimé de toute façon ! ». Mais comme vous êtes bien élevé, vous vous pincez le nez en soufflant très fort et vous répondez « bon, on va essayer de voir s’il reste de la place ». Au moins maintenant, vous savez qui placer à côté de l’oncle Gustave surnommé « une douche par an ».

Bien, maintenant que vous avez réglé les premiers détails, il va être temps… D’annoncer au monde entier (au moins) de vos intentions maritales. Mais ça, ce sera dans un prochain épisode !

Un nouvel ordre pour une nouvelle vie

Ou comment recycler un titre d’émission que je n’ai jamais vraiment regardé (je sais plus si c’est dans cette émission qu’il y a la Brésilienne tyrannique et hystérique qui hurle tout le temps).

Dans la liste de mes défauts, apparaît à peu près en tête « désordonnée ». En dit, c’est pas tellement que je sois désordonnée, c’est que l’ordre ne m’intéresse que peu. Pour vous expliquer, moi, je supporte pas trop que les choses traînent par terre donc j’empile tout. Là de suite, ça va mieux. Enfin pour moi et tant que je dois pas trop chercher un truc que j’ai pas utilisé depuis plusieurs mois. Quoi qu’à l’arrivée, je retrouve toujours parce que j’ai une bonne mémoire. Oui, mon bordel est géologique, il fonctionne par strates donc si je date la dernière utilisation, je sais dans quelle strate chercher. Hé ouais.

Sauf que je me dis que quand même, ça cloche. J’ai beau ne pas être un chantre du feng shui, je me dis que ce désordre sur mes hauteurs, ça doit bien traduire un désordre dans ma tête (mais dans les hautes sphères). J’ai un peu questionné google qui m’a renvoyé vers doctissimo, aufeminin et co où des t’as de gens expliquent que c’est la faute de maman qui m’a pas donné un bon rapport au ménage. Non mais sérieux, faites des gosses, tous les problèmes dans leur vie seront forçement de votre faute, super ! Dans les faits, c’est surtout que j’ai la flemme, ranger ne m’intéresse pas. En tout cas bien moins que d’écrire, dormir ou faire des bracelets brésiliens (ma nouvelle lubie).

Pourtant, y a un moment où j’aime aller contre ça qui paraît être une nature, pour voir. N’oublions pas, 2012, année du voyage intérieur. Donc découvrons si je peux devenir ordonnée en prenant de bonnes habitudes. Après tout, avant 2007, je ne faisais jamais de sport, j’en fais en moyenne 6h/semaine actuellement. Enfin pas vraiment actuellement mais pendant l’annee scolaire parce que là, je perds mes 2h de plongée hebdo. En fait, je veux tester mon auto discipline parce qu’elle est un peu défaillante. C’est elle qui me donne plus envie de glander sur le Pc, écrire des articles pour mon blog, tricoter que prendre mon courage à deux mains et de ranger. Parce que le pire, c’est qu’une fois que je suis partie, je performe bien. Genre l’autre jour, j’ai rangé tout sous mon lit, hop !

Je me souviens, petite, mon père me grondait en me disant : « range tes jouets quand tu as fini, ça te prend 5 minutes alors que là, ranger ta chambre va te prendre une heure. » Je sais bien mon papounou mais ces 5 minutes là, je préfère les passer à autre chose. Puis ranger de temps en temps, ça permet aussi de redécouvrir des trucs oubliés, un peu comme un trésor caché.

Sauf que la Nina 2.012 inclut un nouveau truc, un truc essentiel : maintenant, je jette. L’autre jour, sous mon lit, j’ai retrouvé des trucs là depuis trois ou quatre ans. Ça suffit la déconnade ! S’ils ont pas bougé depuis tout ce temps, c’est que j’en ai pas besoin, c’est tout. Laisse tomber le « oui mais on sait jamais ». Tu jettes et basta. Et ben mine de rien, il y a de la jouissance dans le fait de jeter, comme un poids dont on se débarrasse. Alors continuons.

Certains diront que ce vide que je fais, c’est surtout pour faire de la place à ce garçon qui me rend pathignonne… Et certains ont raison. Non pas parce qu’il va venir vivre chez moi mais parce que je veux juste qu’il ait sa place auprès de moi. Sur mon canapé ou dans ma vie, même combat, quoi. Alors, je trie et je jette. Histoire de ne pas alourdir bêtement la montgolfière de l’amour…

Je crois que je viens de signer là ma pire métaphore et j’en suis assez fière en fait.

La to do list des vacances

Application abusive de PowerPoint ou addiction à la performance ? Je ne sais mais force est de constater que je suis dépendante de mes to do list. Je liste consciencieusement tout ce que je dois faire et coche avec soin chaque tâche effectuée. Le petit frisson limite orgasmique en plus. Et comme ça marche bien pour le boulot, j’applique le principe à ma vie privée.

Donc les vacances arrivent et je me dis : profitons en pour :
– lancer mon blog week end sac à dos
– ranger mon appart pour un éventuel réaménagement de l’espace
– lancer mon blog loisirs créatifs
– écrire mes articles sur la Sicile
– cuisiner des trucs Siciliens
– refaire mon netvibes
– retaper mon blog
– me lancer dans la couture

Bref, une liste plus longue que mon bras dont je n’ai pas coché la moitié des points, bien entendu. C’est le drame de ma vie : je suis toujours trop ambitieuse dans mes prévisions. Non parce qu’en vacances, j’aime bien aussi lire, glander, voir mes amis, dormir… Du coup, je ne fais pas tout ce que j’avais ambitionné de faire. C’est mal docteur ?

Septembre 98 (je crois), je traîne avec Rachel et Yohann, mes meilleurs amis de l’époque. On discute dans ma chambre en listant tout ce qu’on avait planifié de faire et qui n’a jamais vu le jour. Et Yohann, fataliste « C’est toujours pareil les vacances, on prévoit toujours de faire plein de choses et finalement… »

Pourquoi vas-tu me demander, lecteur en manque d’un guide à la vérité facile dans ta vie. J’ai justement une théorie pour te répondre. Vois-tu, petit agneau, le temps, c’est comme l’argent : on se plaît toujours à rêver de ce qu’on fera quand on en aura. Qui n’a jamais joué adhérant une pub du loto à « que ferais-je de ces millions ? » (faudra vraiment que je joue un jour quand même, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise). Et bien le temps, c’est pareil. Prenons la semaine lambda du salarié moyen : au moins 35h sont consacrées au travail. Donc sur une semaine de vacances, on gagne au moins 35 heures à dédier aux loisirs. Alors évidemment, si on profite des dites vacances pour voyager, on va pas avoir trop de temps pour écrire ou cuisiner (quoi qu’en Sicile, j’ai pu écrire dans le bus). Mais on a parfois quelques jours de congés à domicile et là, on fourmille ! Puisque j’ai le temps, je vais pouvoir faire ça, ça puis ça ! Ébullition et enthousiasme du nouveau riche étourdi par tant d’opulence.

Seulement à dépenser nos minutes, à disperser aux quatre vents, le compteur file et nous voilà le dimanche soir pré rentrée, la gueule enfarinée. Tout ce que j’avais prévu et que je n’ai pas fait. De quoi nourrir l’éternelle langueur du « ah si j’avais le temps… ». Mais puisque le temps ne se multiplie pas, tu n’as plus qu’une solution : être raisonnable dans la to do list des vacances.