L’abîme de l’indifférence

En ce moment, je flotte. Tranquille, en surface, l’eau glisse sur moi. Je suis là mais je ne réagis pas, je me laisse porter. C’est agréable des fois de ne rien faire, juste se laisser dériver sur le flot de la vie.

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Pourtant, c’est étonnnant, ça bouge pour moi en ce moment, des rencontres, des envies, des projets… La fin de cette année 2013 n’est pas tout à fait un fleuve tranquille mais c’est un fleuve chouette, pour le moment. Ca change des deux dernières années où je buvais la tasse à chaque fois que je croyais la tempête calmée. Pourtant, c’est tempête sous le casque, je me pose des questions, des tas, trop. Pourquoi ? Comment ? Dois-je rappeler ? Dois-je laisser couler ? En ai-je vraiment envie ? Dois-je me satisfaire d’un statu quo ? Trop de questions tue l’initiative, je laisse donc couler, dans un grand état d’indifférence. Rien de dramatique quoi qu’il arrive, quoi que je choisisse, autant laisser la vie faire. Je reprendrai la main un peu plus tard. Là, je me repose.

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(mon chat vous salue)

Du coup, première victime : mon blog. En ce moment, j’ai pas super envie d’écrire. Pourtant, j’ai bien des choses à raconter, des séries à avancer, des voyages à vous narrer. Des romans qui végètent, cet éternel rêve d’envoyer un jour un manuscrit à des maisons d’édition. Le problème est toujours le même : plus j’avance, plus je trouve ça pas terrible finalement. A la place, je pianote, je pianote, laissant mon week-end se dérouler sur yahoo! jeux. Ca faisait longtemps. Jacuzzi pour le cerveau, c’est toujours moins nocif que de se taper les anges de la téléréalité et leurs amis, je suppose.

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Bref, tout ça pour dire que, pardon, je reviens vite, promis… Juste le temps de réenclencher le truc, me remettre en ordre de marche. D’ailleurs, je reprends la piscine tambours battants (ou plutôt palmes), c’est bon signe. Je crois.

Les rouages de la vie

Parmi mes passions et marottes, il y en a une qui peut me plonger des heures entières au pays des Si : imaginer ma vie telle une machine dont chaque événement est une roue. Elles tournent, certaines en déclenchent d’autres, certaines tournent à vide. Et l’horlogère se demande : et si cette roue n’existait pas, que ce serait-il passé ?

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Je ne me projette pas. Je ne peux que mesurer les effets du passé mais la grande machiniste de ma vue ne peut pas toujours tout prévoir. Par exemple, dernier évènement de ma vie : mon trou dans ma jambe. Pour l’heure, la roue liée à cet évènement tourne seule. Mais comme je dois aller chez l’infirmière tous les matins, je suis stressée par le timing, j’arrive au boulot à 9h45 au lieu de 9h30, je peux pas arriver tôt pour terminer un truc et l’envoyer par exemple. Et si ce stress dégénérait en nerfs en pelote (c’est déjà un peu le cas et je peux même pas aller à la piscine donc je perds une source de détente) et je pourrais péter un plomb ou faire une connerie sur un dossier car je suis en speed. Ou alors en positif, je vais marcher mon heure pour favoriser la circulation et donc la cicatrisation et rencontrer au détour d’un chemin un charmant jeune homme qui me trouvera sexy malgré mon jogging, mon absence de maquillage et ma coiffure alternative. Et s’il le faut, il se passera rien et cette histoire ne laissera qu’une cicatrice sur la jambe déjà stigmatisée par ma rupture du plateau tibial.

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Tiens parlons-en d’elle ! Cette roue a tourné et déclenché pas mal de choses, même plus d’un an après ! Du positif, du négatif, du positif sur du négatif qu’elle a peut-être un peu provoqué… Peut-être car parfois, on ne sait pas quelle roue provoque quoi. On pense identifier une origine mais en fait, on se trompe…

Mechanisme / AI-139©

Et je détricote ma vie. A coup de si, je dézingue les événements qui m’ont amenée là en reconstituant l’univers des possibles. Stérile ? Tout dépend de ce qu’on en fait. Je ne joue pas à l’horlogère pour remuer la vase de la nostalgie et des regrets, ce serait malsain. Non je me contente de m’entraîner. Entraîner quoi ? Mais mon imagination bien sûr ! Je ne peux, dans les faits, savoir ce qu’il serait advenu si tel évènement avait eu lieu et celui là non. Si je ne m’étais pas cassé la jambe, j’aurais plongé le lendemain, serais retourné au boulot dès le lundi, aurait dansé au mariage de ma sœur et je serais partie une semaine en Martinique. Peut-être qu’en restant à Paris cet été là, j’aurais pu rencontrer un only one avec qui je parlerais peut-être appart commun à l’heure actuelle. Ou alors j’aurais juste passé l’été à Paris en mode métro-boulot-dodo avec quelques rencontres d’une nuit. Et je n’aurais peut-être pas trop dansé au mariage de ma sœur parce que mes chaussures m’auraient fait mal aux pieds. Qui sait ? Pas moi. Mais j’imagine…

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Et parfois, je m’amuse de voir se dévoiler une conséquence inattendue, une cascade de micro événements qui font qu’il t’arrive un truc cool. J’aime même essayer de le faire remonter à loin. Vous n’imaginez pas tout ce que je corrèle à ma fracture du plateau tibial. Si je devais faire une chronologie de ma vie, ce serait une date marquante, assurément. Ça a changé ma vie, en bien ou en mal, tout dépend de l’éclairage, de quoi on parle, du raisonnement que j’entreprends, des fils que je tire, parfois jusqu’à l’absurde.

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Alors peut-être que le trou que j’ai dans la jambe est une petite roue qui va finir par en faire tourner une autre über cool. Non parce que là, à part du stress, de la fatigue et une interdiction de baignade, la petite roue m’a rien apporte !

Comment séduire une fille hétéro (quand on en est une aussi)

A la rentrée, en septembre, il m’est arrivé quelque chose d’un peu inédit pour moi. J’ai rencontré une femme très attirante. En fait, des femmes attirantes, j’en rencontre régulièrement mais normalement, ces filles là, j’ai envie d’en faire des amies, ça ne va pas plus loin. Mais là, non, c’est différent, j’ai envie de lu faire du bien, du mal, de me glisser dans les recoins les plus secrets de son intimité, de glisser ma main dans ses cheveux pendant que je fais ployer son corps de mes doigts agiles. Bref, j’ai envie d’elle.


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Dans ma courte vie (j’en suis même pas à la moitié selon l’espérance de vie moyenne, j’aime le rappeler), j’ai rarement été vraiment attirée par une femme. Je me souviens, quand j’étais toute petite, en CP très précisément, il y avait une fille qui était plus âgée, en CE1 ou CE2, je ne sais plus bien. Je ne suis même pas sûre d’avoir un jour connu son prénom. Et je la trouvais belle, je la regardais tout le temps et je voulais qu’il ne lui arrive que des choses bien. J’ai un souvenir très précis d’ailleurs du jour où la voyant passer par la fenêtre de la porte de ma classe hors récréation, j’en ai déduit qu’elle allait à la piscine avec sa classe. Tiens, mais elle y va deux fois cette semaine alors ? Et là, j’ai eu une sorte d’ivresse de bonheur : « C’est trop bien pour elle, elle le mérite, je suis contente ! ». En dehors de cette douce demoiselle, je ne me souviens pas d’émois « lesbiens » particuliers (je mets lesbien entre guillemets car à 6 ans, je ne suis pas sûre qu’on soit déjà orienté sexuellement) mais y a eu une bascule. J’avais quelques rêves érotiques lesbiens mais comme tout le monde je suppose mais depuis que j’ai concrétisé le fantasme, j’ai un peu la sensation que mes attirances changent un peu. Les hommes continuent à me rendre folle mais quelques femmes me troublent depuis. C’est étrange. Sauf qu’à chaque fois, les filles qui me plaisent énormément, elles sont hétéros et même en couple avec un homme. 

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J’en avais parlé avec l’Amoureux qui était très amusé de la situation. Quelques fois, quand je râlais car je ne vois jamais Jade, il m’a fait remarquer que cette fille m’obsédait. Il m’a même donné des conseils.

« Ecris lui un mail.

– Non mais t’es malade ! D’abord, j’ai pas son mail [je l’ai eu depuis] et puis je peux pas lui sortir ça comme ça, elle est en couple et puis je ne sais pas si elle peut être potentiellement attirée par les femmes.

– Si tu lui demandes pas, tu peux pas savoir. 

– Ben oui mais je la vois jamais, c’est dur de savoir…

– Bon, tu veux coucher avec elle ou pas ? »

Oui mais c’est pas quelque chose qu’on demande comme ça, de but en blanc, entre le fromage et le dessert. « Ca va avec ton mec ? Ton boulot ? Tu veux pas coucher avec moi ? ». Déjà, même si Jade peut être attirée par des expériences lesbiennes, rien ne dit que je sois son type de femme. Puis ça peut jeter comme un froid, quand même… Même si on se voit peu. 

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En fait, j’ai la sensation d’être revenue à l’adolescence, l’époque où je n’étais pas capable de dire à un homme qu’il me plaisait et que s’il voulait me faire des bisous avec la langue à la sortie des cours, ça me plairait bien. Aujourd’hui, je n’ai plus froid aux yeux. Même si je ne formule pas forcément les choses de but en blanc, je les fais comprendre. L’Amoureux avait compris dès notre deuxième entrevue que je le voulais, essentiellement parce que je me suis bien frottée à lui pour lui faire la bise, façon pour moi de tester ce que ça me faisait, le rapprochement physique. Ca m’a bien plu. Mais soyons honnêtes, j’avais compris qu’il y avait moyen de moyenner donc je ne prenais que peu de risque. Là, je sais que Jade est en pleines turbulences amoureusement parlant donc je ne suis pas sûre qu’elle soit très disposée à une quelconque expérience extra-conjugale, avec un homme comme avec une femme. 

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Alors je fais quoi ? Je me contente de la regarder en me disant à part moi « Haaaan, elle est torride, ses lèvres teintées de rouge, j’ai envie de les embrasser, de les mordre, de les sentir sur mon corps, j’ai envie de toucher sa peau laiteuse que j’imagine très douce… » ? J’essaie de lancer la conversation sur « Et sinon, tu te sens totalement hétéro ou tu es « hétéro-curieuse », comme on dit ? C’est quoi ton type de filles, hihihi ! Non mais je demande pour faire la conversation, hein… » ? Je laisse un peu faire la vie en admettant la possibilité qu’il ne se passe jamais rien parce qu’entre hétéros, c’est un peu plus compliqué ? 

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Ouais ben comme d’hab, c’était plus simple quand j’étais petite, à l’époque où le fait de voir la jolie brune aller à la piscine me comblait de bonheur. 

La parenthèse enchantée

La semaine dernière, j’ai pris quelques jours de vacances dans mon sud chéri. Au programme ? Rien. Lecture, soleil et baignade. En deux jours, j’avais rechargé les batteries et mes fréquents bains de soleil m’ont permis de me faire une petite réserve. Mais surtout j’ai constaté qu’une fois de plus, en période euphorique, j’ai du courage pour des milliards de choses.


Les vacances, c’est comme descendre du train en marche pour regarder le paysage, on ne voit plus les choses de la même façon. L’an dernier, mes vacances avaient été marquées par la carotte du poste de responsable éditorial blog que je n’ai finalement jamais eu (qui n’a d’ailleurs jamais été créé, en fin de compte) ainsi que l’envie de trouver un nouvel appart. Cette année, côté ambition, on ne peut pas dire que j’ai de quoi rêver : je ne vais pas (encore) changer de boulot et je ne veux plus déménager puisque c’est déjà fait. Mais même si je me sais à un palier en ce moment (non que ça me dérange, au contraire), ça n’est pas pour autant que je ne vais faire aucun projet. Même je fourmille d’idées et de bonnes résolutions.





Mais c’est là aussi le vice des vacances. Au soleil, la vie est plus belle. Je me lève le matin à 9h30 plein de force et d’énergie, je passe la journée à me gorger de soleil et de citronnade, forcément, j’ai de l’énergie à revendre. J’ai envie de créer des blogs pour gagner quelques sous avec, j’ai envie de proposer une chronique à quelques magazines, j’ai envie de faire du sport (j’ai même l’incroyable audace d’envisager d’aller à la piscine avant le boulot), je réorganise mes comptes en banque avec l’aide EXTRÊMEMENT précieuse de Vicky (ou comment régler l’incroyable équation : j’ai 9500 euros sur des comptes épargne bloqués et un découvert de 1000 euros). Je prends tout un tas de résolutions, je pense que je peux tout à fait tenir une demi-douzaine de blogs, faire 2h de sport, travailler, manger et dormir en 24h. Si, si. D’ailleurs, à propos de dormir, va falloir arrêter les petites nuits, je suis toute chiffonnée
après alors que là, en vacances, sans cernes, je resplendis que j’en peux plus. Tout n’est question que d’organisation. Si je me lève mettons à 7h30, je peux être à la piscine que je convoite à 8h, nager une heure, me doucher, me sécher et être au boulot à 9h30. Si je travaille bien, je peux écrire un article de blog en 15 à 30 mn selon la longueur, tenir une demi douzaine de blog me prend pas plus de 3h par jour. Je peux le faire en pause ou pendant le déjeuner. Et si je me couche mettons à minuit, j’ai 4h entre mon arrivée à la maison et le coucher, c’est laaaaarge. Je peux même m’avancer pour les jours où je sors…



Tout ça, c’est bien beau mais redescendons sur terre. En 1, aucune piscine parisienne n’est ouverte de 8h à 9h. En 2, nous savons tous que le matin, je n’arrive jamais à me lever donc c’est bien joli de rêver mais soyons un peu réalistes. Et en 3, même les soirs où je ne sors pas, je dépense bêtement mon temps à jouer à yahoo ! jeux (je sais, quelle pitié), à dormir ou à glander devant la télé. Mais après 9h de taf, je pense que je l’ai bien mérité.



Enfin, c’est toujours beau de rêver. Et puis peut-être qu’en réorganisant deux ou trois petites choses, je pourrais peut-être arriver à faire quelques trucs en plus.

Où trouver l’homme ? Episode 32 : au Center Parcs

(Petit lecteur, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction car en vrai, au Center Parcs, j’ai fait une opération « je m’habille comme un sac » donc pour draguer…)

Pour la St Valentin, cette année, j’ai eu un cadeau : un week-end à Center Parcs avec Vicky, son frère et la copine de celui-ci. Un endroit peuplé de Parisiens qui viennent s’aérer les poumons, ouais, chouette !


Naïve ! A peine arrivée, je vois fleurir les monospaces et autres voitures familiales, il y a plein de petits enfants partout qui font du vélo à roulettes. Ca du Francilien, je vais en trouver mais il sera accompagné de sa femme et de ses enfants. Pourri le plan drague. Mais ne jurons de rien : après tout, je suis bien là, moi, femme célibataire et séduisante, un homme peut aussi être dans ma configuration, faut juste le trouver, quoi.

Au Center Parcs, tu peux tout à fait rester dans ton « cottage » (ton appart quoi) puisqu’il y a une cuisine donc les restos, tu oublies pour draguer.
Après, il y a un karaoké et une soirée disco mais comment dire… Le karaoké, c’est non. Je suis sortie avec un mec qui aimait ça pendant 4 ans et demi et les deux ou trois soirées karaoké m’ont parues interminables, surtout qu’il a chanté du Michel Sardou. Quelques soirées de plus et notre couple aurait duré beaucoup moins longtemps, je déteste viscéralement Michel Sardou, sa musique (et surtout les paroles de ses chansons) me donne envie de m’arracher les tympans. En plus, je ne pense pas avoir de dons particuliers dans cette discipline (je ne chante pas en public). Reste la soirée disco mais y a marqué « notre DJ vous fera danser sur les tubes de toujours » et je ne danse pas sur du Johnny Hallyday, point.

Mais en journée, que font les gens : ils vont à la piscine ! Bon, j’ai déjà dit que la drague en piscine était périlleuse mais là, j’ai au moins pas le bonnet et pas les lunettes, c’est plus crédible. Bon, faut slalomer entre tous ces enfants et leurs parents mais je vais bien trouver quelque chose à me mettre sous la dent. Tiens, allons au toboggan, c’est pour les « grands » ça. Interdit au moins de 8 ans, ça élimine une bonne partie de la population. Sauf que, mauvais plan, le toboggan n’attire que les grands ados ou les quinquas mais entre, c’est le vide intersidéral. Or, sans vouloir être sectaire, il est hors de question que je fasse ma vie avec un être à peine pubère ou un autre qui a l’âge de mes parents.

En fait, globalement, la population est quand même assez beauf. Le dimanche, nous avons droit à un débarquement de gros bœufs meuglant. Dans les toboggan ? « MOUEEEEEEEEEEEEEEEEE ! », dans la piscine : « MOUEEEEEEEEEEEEEEEE ». En fait, on comprend pas toujours pourquoi ils gueulent mais ils le font beaucoup. Potentiel de séduction : aucun. En fait, les seuls mecs potables ne risquent pas d’être le père de mes enfants vu qu’ils le sont déjà de ceux d’une autre femme. La garce.

Bon, il va falloir jouer mon va-tout. Oublions le MNS (maître nageur sauveteur) qui n’a pas l’air motivé à l’idée de sauver qui que ce soit, je me demande même s’il ne dort pas un peu, là. Bon, on va taper plus haut et taper dans le pompier. En repartant de la piscine, j’entraîne donc Vicky du mauvais côté et nous voilà contraintes d’errer dans le noir avec une température de -2°, on ne devrait plus tarder à perdre connaissance. Comme ça, les pompiers viendront nous sauver. Sauf qu’on reste sur un chemin et qu’à un moment, on nous montre gentiment un panneau. Est-ce que le fait de savoir où on est nous transforme automatiquement en personnes qui n’ont pas besoin d’assistance ? Vraiment ? Mais j’ai froid, mes cuisses se sont transformées en bloc de marbre. Le froid est certes plus efficace que mes supers crèmes raffermissantes qui coûtent un bras mais j’ai un peu peur qu’on finisse par m’amputer quelques orteils à la

longue.

Mais non, finalement, on retrouve notre douillet cottage où il fait chaud, le sang recircule tout partout dans mon corps.

En conclusion, retenons deux choses : draguer en milieu familial n’est en aucun cas une bonne idée, y a rien à se mettre sous la dent. Et aussi que je peux survivre sans homme (mais avec une chérichounette), la preuve.

NB : On s’est vraiment perdues par -2°, on a marché 45 mn avant de retrouver la voiture mais ce n’était pas du tout volontaire, surtout qu’on sortait de la piscine et qu’on avait les cheveux mouillés.

La double arnaque des vacances de Noël

A la mi septembre, j’ai entamé les négociations avec Ioulia et Simon : je veux la semaine de Noël, je laisse celle du réveillon. A ma presque grande surprise (Simon est juif donc Noël, il s’en fiche un peu, déjà), je n’ai pas eu à discuter, c’était la semaine du réveillon la plus dure à obtenir. Maintenant, je sais pourquoi : les vacances de Noël, c’est l’arnaque.

Déjà, quand j’étais à la fac, je devais me résigner : aux vacances de Noël, quoi que tu en dises, tu ne révises pas. Pas tellement par flemme (enfin, si aussi) mais par manque de temps. Cette année, je comptais sur les vacances pour faire baisser ma tension en me reposant et en allant à la piscine de ma ville natale (de 16 à 17h30, seul créneau horaire d’ouverture qui m’arrange, l’autre étant 12-14h), je souhaitais aussi déménager le blog vers une autre plate forme (spoiler, on va dire), dompter wordpress, écrire des milliers d’articles, commencer des projets que j’ai en tête depuis des lustres. Mes vacances en vrai ont ressemblé à ça : vendredi, train et repos ; samedi, rhume, voiture, courses et soirée pour les 28 ans de Lucie ; dimanche, rhume, sapin, rangement de la chambre de Yohann qui arrive le lendemain ; lundi : courses, aller chercher Yohann à la gare, courses ; mardi : courses, paquets cadeaux ; mercredi : courses, paquets cadeaux, expédition mystérieuse au cœur de la nuit, préparation du réveillon, réveillon ; jeudi : Noël donc cadeaux, manger, digérer, manger, dormir. Là, vendredi, c’est mon premier vrai jour de vacances sachant que je dois encore aller faire des courses cet après-midi et aller voir ma tatie. Demain, virée à Toulouse pour aller voir ma dernière aïeule encore en vie (ça va être un peu bizarre, je crois), mamie Bartoldi et dimanche, départ. Donc on résume : ma tension doit toujours être au plafond, j’ai pas eu le temps d’aller à la piscine (qui m’a semblé fermée quand on est passé devant avec Yohann, de toute façon), de migrer le blog ou de même me pencher sur wordpress, je n’ai AUCUN article en avance, ceux que j’avais écrits dans le train sont déjà publiés.


Mais en plus, il y a une double arnaque dans l’histoire. On m’avait dit : « ah, tu descends dans le sud, tu vas avoir du beau temps ». Ouais, c’est ça ouais ! Depuis que je suis arrivée, j’ai vu le soleil deux fois : dimanche et deux heures mardi après-midi. Le reste du temps, un brouillard à couper au couteau. Et aujourd’hui, il tombe des flocons énormes, le jardin est tout blanc, il neige. Et curieusement, c’est un peu ce qui me rend plus légère. Les vacances ont été un peu mornes : premier Noël sans ma mamie alors qu’on n’a pas eu le temps d’encore tout à fait réaliser son départ (enfin, moi, j’ai parfois du mal à réaliser), Yohann qui ne va pas bien non plus à cause de sa famille biologique qui est en dessous de tout. D’ailleurs, je réalise à quel point ma famille est globalement parfaite. Même si on se chamaille des fois, on est très « tribu ». J’en parlerai plus un autre jour, là, j’alourdis mon article qui se veut léger, faute !


Bref, j’ai jamais trop aimé les vacances de Noël, sauf quand j’étais petite. Maintenant, c’est la course au cadeau, la course au réveillon, la course à tout. Je pensais revoir mes amis de Toulouse vus samedi soir pour l’anniversaire de Lucie, je réalise que je n’aurai pas le temps.  J’avais promis à M. Le chien qu’on se verrait, j’ai pas eu le temps. Je m’étais promis d’avancer sur certains plans, ce fut impossible. Et lundi, retour au boulot, aussi crevée qu’au départ. Prochaines vacances ? Pas programmées pour le moment mais je sens qu’en février, je vais m’offrir une semaine chez mes parents à dormir. Non mais !

2007 fut chouette, 2008 sera sweet

Bon, là, on est le 31 décembre, il serait temps de faire le bilan 2007. Et autant vous dire que ce bilan, je suis un peu ravie de le faire. C’est comme monter sur une balance après
un régime réussi, on sait déjà que le chiffre va nous plaire. Faut dire que pour moi, 2007 fut quand même drôlement chouette.

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Pourtant, ça avait mal commencé puisque la première semaine, je m’étais pris coup sur coup une rupture amoureuse (classe) et une rupture amicale (crade). L’hiver a été marqué par la recherche d’emploi qui virait quasi à l’obsession. Des entretiens qui n’aboutissent pas, des CV envoyés partout sans réponse la plupart du temps, des journées entières passées chez moi en jogging… Pas glamour. Point culminant, fin mars avec un entretien foiré avec un retard de 20 minutes et l’annonce de la mort de grand-mère qui, finalement, n’est pas morte. Ce qui fut positif, quand même, c’est l’arrivée dans ma vie de Summer et Vicky, mes fidèles coéquipières de la girlie team.

 

Puis en avril, le virage. Ca a commencé pile le jour de mon anniversaire puisque j’ai répondu à l’annonce qui allait me faire entrer dans la vie active. Un entretien puis le 13
avril, un vendredi, le coup de fil que je n’espérais plus « vous êtes embauchée ! ». Une joie intense suivie d’une grosse fatigue, la pression de tous ces mois qui s’envole. Lundi
16 avril, je débute mon premier CDI. Me voici animatrice de communauté pour un opérateur téléphonique. Alors que je comptais y rester environ 2 ans, la vie m’a fait un autre cadeau, totalement inattendu, celui là. En août, voici donc que je reçois un mail de Simon qui me propose de venir travailler dans un grand groupe de presse. Attends, que je réfléchisse… Oui ! Après deux mois d’entretiens cachés, c’est officiel : me voici embauchée en CDI chez TGGP, je dois, entre autre, animer le site d’un grand magazine féminin (TMF).

Côté cœur, rien de bien particulier à signaler. Quelques mini histoires, l’année 2007 a surtout été marquée par Gabriel, bien qu’on ait jamais été un couple. Pour le reste, ma
voyante que j’étais allée voir en février, par là, avait raison sur ce point : quelques relations, rien de durable mais je ne serai jamais vraiment seule. Ouais, c’est vrai. Maintenant, vu
que 2007 fut l’année du taf, je suis bien décidée à ce que 2008 soit celle du mec. Non mais ! On verra, je me mets pas la pression, ça arrivera quand ça arrivera. Un mec, c’est pas comme un boulot, je peux vivre sans quand même.

 

2008, parlons en. Bon, tu me connais, lecteur, tu sais qu’il suffit que je dise « je prends la résolution de… » pour ne pas la tenir. Donc je n’en prends pas, je fais plutôt une liste de vœux pieux qu’il ne tient qu’à moi de réaliser pour la plupart. Lesquels ? Mais les mêmes que chaque année. Plus de cigarette, du sport et une vie plus saine. Quoi qu’en 2007, je l’ai vachement assainie ma vie et je compte pas rentrer au couvent en 2008 alors bon. Peut-être me coucher plus tôt mais tu vois, ça fait 8 mois que je bosse, maintenant, 8 mois que je
me couche tous les soirs entre 2 et 3h du mat (voire encore plus tard) et que tous les matins, quand le réveil sonne et que j’ai pas envie de me lever, je me jure que ce soir, je me coucherai plus tôt. Et tu penses bien que je le fais pas. Mais allez, en tête de mes vœux pieux, je mets « me coucher plus tôt » puis reprendre la piscine une fois par semaine. Pour le reste, tenir un peu mes projets persos à jour au lieu de dire « je dois faire », « je dois faire ». Ou alors essayer de comprendre que le soir, en rentrant du boulot, je peux être un
peu claquée et ne pas avoir envie de faire autre chose de glander. Et sinon ? Sinon, faire mon taf tout comme il faut et même un peu plus, ce sera bien aussi.

Bref, quand je vois mon état il y a un an et mon état aujourd’hui, je n’arrive pas à croire tout ce qui a pu m’arriver de bien, cette année. J’oserais bien dire que je le mérite mais mérite-t-on vraiment les choses ? Je veux dire que s’il y a bien une chose que je sais de la vie, c’est qu’elle n’est pas juste, que des gens mériteraient beaucoup et d’autres ne mériteraient rien et ce ne sont pas les pires mécréants qui végètent au fond de la mare. Dans mon cas, tout est question de rouage, finalement, tout s’est mis en place petit à petit. Il y a un
an, j’étais chômeuse déprimée, aujourd’hui, je suis travailleuse heureuse. Ah, je suis devenue brune aussi, j’avoue que je m’en lasse pas. Un simple détail, certes, mais vu comme les détails prennent parfois leur place dans la machine, rien n’est jamais à négliger. Bonjour, la phrase obscure mais tu m’as comprise, lecteur.

 

Bref, 2007, ça avait commencé super mal, ça finit super bien. Comme un conte. Maintenant, 2008, tu vas avoir du boulot pour être une aussi bonne année. Mais je compte sur toi !

Une liste épurée de bug

Cette semaine ayant été ponctuée de bugs tout partout, j’ai décrété le samedi 02 juin journée sans bug. Non mais !

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– Au boulot, ça a été un pur cauchemar cette semaine, dans le genre « ah ben tiens, ça marche plus. Ah ben tiens, ça remarche plus. Nina, pourquoi tu pleures ? ». Je vous fais un petit résumé juste pour que vous situiez : sur la plateforme ado, on organise donc des élections des membres selon différentes catégories. Mais des petits malins ont trouvé une faille et s’amusaient à pirater tous les comptes pour voter pour eux-mêmes. Sans compter les multiples comptes. Sans compter que nos amis Tchèques sont parfois très niais genre ils lancent le jeu sur deux formats sur trois (web et wap, l’oml, forme de wap, peut aller se faire foutre). En plus, le jeu est bugué, des tas de gamins non nominés apparaissent, bonjour le bordel. Bon, on a réussi à trouver les failles et à colmater. Sur la plateforme adulte, les serveurs étaient down. Sur un site pour ado, les accents font des leurs : les anciens articles du blog de l’anim avaient des ? à la place de tous les accents sur le web mais pas sur le wap. J’en publie un nouveau et là, c’est l’inverse : nickel sur le web, pourri sur le wap. Sans compter notre messagerie instantanée down mercredi. Sans compter notre messagerie down mercredi aussi (genre j’ai reçu mes mails avec 3h de retard). En vrai, j’ai même pas pleuré.

 

– J’ai un pouvoir amusant, je détraque tout. Exemple : jeudi, je vais à la piscine (pour changer) y avait quasi personne. Peut-être le mauvais temps qui a découragé les gens, je sais pas. Bon, déjà, j’arrive, les chiottes sont en travaux et j’ai pas pensé à évacuer mon thé avant de partir du taf. Je commence à nager à 12h25. C’est parti pour une heure. Au bout d’une demi heure, tout va bien. Au bout de 40 mn, ça va encore. 45 mn, ça va toujours. 45 minutes, ça commence à tirer. 45 minutes, j’ai envie de pipi. 45 minutes, je me rends compte que ça doit faire dix bonnes minutes que j’en suis toujours à 45 minutes et que, non, on fait pas 4 ou 5 longueur de brasse en moins d’une minute. Ah oui, tiens, l’horloge est cassée. Finalement, je sors de l’eau, je regarde ma montre dans mon sac : pile une heure que je nage. Mais bon, l’horloge, elle est cassée.

– Discussion jeudi avec Romain, un collègue que j’aime bien. Donc jeudi, c’est le jour où la plateforme adulte est cassée. « Bon, Nina, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle ! » « Commence par la mauvaise » « J’ai démissionné ! » « Ahah, trop drôle ! Bon sérieusement ? » « C’est sérieux. On m’a proposé mieux, je pars fin août ». Ben snif alors ! J’arrive, les gens s’en vont mais je le prends pas mal, naaaaaan.

– Le semi Russe me gonfle. Pour info, je l’ai vu qu’une fois, nuit de folie, tout ça. Depuis, rien. Je lui envoie des messages pour qu’on se voit, il répond pas ou alors « oh, zut, je viens de voir ton message, c’est trop tard ». Alors j’ai décidé depuis dimanche de l’envoyer balader. Forte de ma nouvelle résolution, le voilà qui vient de me parler « on se voit cette semaine darling ? ». Hein ? Bon, finalement, je décide de le re-jeter mardi soir « on se voit maintenant ? Ah, zut, c’est tard, alors dans la semaine ! ». Et puis finalement, monsieur est jamais
là donc ça saoule grave (on habite à 5 mn en train l’un de l’autre). Non parce que j’ai l’impression que je suis son surgelé : il vérifie ma date de péremption périodiquement au cas où. Mais y a pas marqué Picard sur ma tronche monsieur. Alors j’exige une dernière nuit pour pouvoir tester son jacuzzi (oui, il en a un, même qu’il est dans sa chambre) et ciao comme on dit pas en Russie
mais je sais pas dire au revoir en russe.

– J’ai black listé madame Bon Point, ça me fait des vacances. Surtout que ça fait quinze jours qu’elle me joue les « adieux, je quitte la plateforme » et elle est toujours là. Donc qu’elle aille se faire foutre avec son chantage. Ca lui fera du bien, en plus, ça la détendra.
 
– Cette semaine, j’ai banni un pédophile, aussi.
 

– Les phrases fétiches de la semaine au bureau : « Mais ils foutent quoi à Prague ? » ou « Putain mais il est con Tchèque4 ou quoi ? » (moi, j’hésite entre con et tire au flanc nous prenant, nous, pour des cons).

 

– J’aime les filles. Toujours pas sexuellement mais mes copines, je les adore. En ce moment, on se la joue un peu Sex and the city avec les miss, on va dans des bars pour boire des cocktails ou du vin en parlant hommes et tout. Même que grâce à Summer et à son Kinder, on dit pas que ce sont tous des connards (malgré les gros dossiers qu’on a).

 

– Il est extrêmement gênant de dire non à quelqu’un qui essaie de vous embrasser et qui est très sympa mais, non, désolée, je le sens pas.

Non, non, je n’’aurai pas de résolutions !

J’avais décidé l’autre jour de pas faire de bonnes résolutions cette année parce que je les tiens jamais. Mais en lisant le blog des dacrew, ben, ils m’ont donné envie quand même ! Mais comme ça ne sert à rien, je vais un peu appeler ça mes « vœux pieux ». En gros ce que je veux pour 2007 pour que ma vie soit plus belle et que beaucoup de choses, je pourrais les faire toute seule.

En fait, jeudi, j’ai commencé un article où je m’adressais à Dieu, en toute modestie, et je lui demandais des choses. Je commençais par « Alors, déjà, pour la santé, si ça pouvait continuer comme ces derniers temps, ce serait cool parce que j’ai pas été malade depuis juin et ça me va bien ». Du coup, vendredi, je me lève et je suis malade à crever donc je vais arrêter de demander des trucs à Dieu et comme le Père Noël et le petit Jésus sont trop joueurs aussi, je vais rien demander à personne, je vais juste dire ce qui serait bien de faire.

Alors pour moi 2007 devrait être l’année de : mon premier CDI. Ou du moins d’un peu plus de stabilité au niveau boulot. Ouais, je sais, c’est super récurent comme vœu, je vous emmerde avec ça mais c’est important pour moi. Pas important, ESSENTIEL. Bon, je vous ai déjà dit dans un précédent article que je bossais mon relationnel, que je fais plein de trucs et tout ça donc je vais pas te réexpliquer 107 ans la même chose car je pense que tu es suffisamment intelligent pour avoir compris ce que je disais et que tu ne souffres pas d’Alzheimer (et non, je ne dis pas de mal des gens qui souffrent de cette maladie). Mais, curieusement, je suis assez optimiste sur le sujet, cool !

Bon, le boulot, c’est fait alors parlons de ce que j’aimerais faire si je me sors un peu les doigts du cul cette année :

– travailler mes langues. Notamment l’anglais, je parle pas de trucs cochons, là. Et si je me bougeais pour apprendre un peu le russe, ce serait cool.

– faire toutes les choses que je dis que je vais faire. En gros, écrire la suite de Technopolis que j’ai commencé y a trois ans, tricoter un peu plus que trois mailles tous les 2 mois, écrire, écrire, écrire… Et faire les t-shirts vingtenaires, depuis le temps que je le dis… Faire des travaux manuels parce que ça m’occupe.

– arrêter de fumer. Bon, ok, c’est déjà fait depuis quasi quinze jours (yeah !) mais chez mes parents, c’était facile. Hier, je suis allée au café avec un éminent blogueur de passage dans ma région et qui m’a gentiment refilé sa crève (‘foiré !) et des tas de gens fumaient et là, ça m’a un peu démangée mais j’avais pas de clope à disposition et j’ai pas cherché à en avoir. Mais bon, à mon retour, ça va être hard quand même parce que, ici, j’ai pas l’habitude de fumer mais là-bas… Mais bon, il me suffit de penser au 15 à 20 euros d’économisés par semaine pour me motiver.

– avoir un corps de rêve. Ce qui veut dire faire du sport (et la brouette, ça compte pas). C’est à dire dépoussiérer mon rameur, par exemple, apprendre le roller avec un charmant jeune homme et même aller à la piscine à quelques centaines de mètres de chez moi.

– être mieux organisée, histoire d’avoir le temps de faire des choses

– arrêter de perdre du temps à faire des choses qui ne me font pas avancer. Oui, regarder des conneries à la télé, ça détend, jouer au poker sur le net aussi (mais je paie rien, hein !) mais c’est pas comme ça que je trouverai du boulot et que j’écrirai tous mes articles

– arrêter de me faire virer des assedics tous les mois parce que j’oublie de dire que j’ai pas de boulot

– réaménager mon appart parce que j’aime plus du tout la disposition actuelle

– me faire de nouveaux amis parce que j’aime bien faire de nouvelles rencontres

– arrêter d’être trop gentille parce que pour ce que j’en suis remerciée, ben merci… Je ne serai plus l’assistante sociale ou la psy des gens qui ne sont jamais là quand j’ai besoin d’eux. Sans être une partisane du donnant/donnant, arrive un moment où le système donnant/prenant ne fonctionne plus. Je ne veux plus passer mes journées à jouer les psy sur MSN, ça me bouffe trop de temps.

Si tout ça pouvait se réaliser, ce serait cool et ce sera essentiellement grâce à moi. Pour beaucoup de trucs, y a que moi qui peut le faire… Mais bon, ceci n’est pas une liste de résolution, c’est juste ce qui serait bien que je fasse dans ma vie… Et pas juste en janvier !

La semaine de Gauthier

 

Tout commence par un début de semaine à la poste (ô joie des boulots d’été…) moi je dis la poste c’est nul et j’en ai marre de bosser, surtout après LA cuite du week-end dernier… Cause de la cuite? Lucie fête la fin de ses oraux, et dans le doute d’un échec on fait la fête avant (et pis si elle réussi on la fera deux fois arf).

Océane ayant déposé son fils chez mes parents, nous voilà en mauvaise posture éthylique dès 21h… No comment, nous sommes ignoblement alcooliques!

Donc mardi soir je finis le contrat (et me voilà en quasi vacances jusqu’à début août!) et là je me dit « chouette je vais pouvoir aller à la piscine, aller voir ma grand mère, aller faire les soldes, aller en Andorre faire des courses et voir mon amie qui y vit, aller sur le net et choper du petit jeune esseulé! Bref suis en vacances »

 Mardi soir je me met sur le net et je « chope » mais alors bon là c’est pas gagné… Le mec bi à tendance exclusivement hétéro qui ne sort qu’avec des filles mais adore se faire prendre en levrette de temps en temps! Bingo je fonce, photo floue mais bon il semble mignon. J’arrive chez lui et … c’est le drame! Mon dieu qu’il n’est pas beau! Argh… Tendance anorexique et pas beau quoi! Bon je me dit « tu viens de traverser Toulouse, tu bois un verre tu discutes et tu prétextes une montée de fatigue soudaine version narcolepsie latente et tu te sauve! » et on papote, papote, papote et il me saute dessus! Je me laisse faire, j’évite de trop l’embrasser et je ferme les yeux en me demandant « que faire? » et pis je me dit « bon je me laisse faire quand il va me déshabiller il n’y aura pas d’érection et tu dira que t’es trop crevé et tu partiras…. » tout homme sur terre ne souhaitera jamais de ne pas avoir d’érection, au contraire (cf vente de viagra) ben moi si j’avais eut un cachet pour être impuissant 24h je l’aurais pris! Donc il me jette sur son lit, me dessape, et là… C’est le retour du drame: je bande! AAAAAAARRRRRGGGGGGGGGHHHHHHHHH POURQUOIIIIIIIIIIIIIIIIII MOIIIIIIIIIIIIIIIII? Bon ok c’est comme ça? Ben on fait avec! Et là, j’ai eu le vieux flash du retour de ce que j’ai vécu y a quelques années: je serais une pute je me ferais payer au moins pour mes efforts!

Ça ne vous est peut-être jamais arrivé, et je ne vous le souhaite pas mais ces sentiments horribles « je couche avec, il me dégoûte presque, je pense à quelqu’un d’autre, il faut que ça se finisse vite, je me sens sale! » bref une pute! Mais moi je le fais juste pour la gloire?

 Non je sais pas pourquoi je le fais…. Donc sur ce je me sens pas merveilleusement bien dans mes basket mercredi matin au réveil (je précise que je n’ai pas dormi chez lui là je n’aurais pas supporter!)

Mercredi: les soooooooooooooooooooooooooldes! Donc parti dans l’idée de dépenser 40€ je m’en fous pour 160€! Et là suis assez content de moi, la dernière fois le budget était de 50€ et me suis arrêté à 270€! Donc on s’améliore! Bref j’ai des ampoules aux pieds, j’ai mal au dos, mais suis content de mes trouvailles soldesques!

Jeudi: rien! Sauf le soir….. Avec quelques amis on décide de se mettre une race à l’appart d’un ami, puis on va au hot pepper (soirée pédale de notre belle ville rose) pas grand monde mais tout le monde été complètement saoul!!!!!!!!!!! Ça fait du bien ces petites réunions des alcooliques VIP lol

Là je tombe sur un mec et je bloque « je le connais, je le connais, je le connais, je le connais » mais impossible de savoir pourquoi je le connais, dans ces cas là une fois sur deux c’est un ex et je pète la honte « mais si on est sorti ensemble y a 2 ans pendant quelques semaines » « non désolé me souviens pas » « mais si je t’avais offert cette bague que tu porte là! » « aaaaahhhhh oui bien sûr c’est toi » bref le honte! Donc je me repasse tous ce que je peux mobiliser d’ex dans ma visionneuse perso, mais rien, je finis par aller le voir « bonjour on se connaît du net sûrement? » « non » « mais si mon pseudo, c’est …. » « ah salut! » et là le mec sourit et se barre…. Ok prend toi ça dans la gueule et ramasse les morceaux… Putain ça fait 6 mois que je cause avec et quand on se voit il me fout un wind surf? AAAAAARRRRRRRRGGGGGGGGGHHHHHHHHHH BARMAN À BOIRE!!!!!! Deux verres cul sec plus tard il revient me voir « salut tu vas bien? Tu t’amuses ? « ouais » (imaginé le « ouais le plus glacial que vous puissiez sortir un jour dans votre vie ben c’était celui là!) donc il commence à blablater et moi je fais des réponse monosyllabique (suis très soupe au lait surtout quand je bois, non mais me foutre un vent à moi! Il est suicidaire celui là!). Mes amis me rappellent que ça fait 1h qu’on devrait être rentré, donc je dis au revoir et je m’approche du mec en question « je dois filer, on se voit bientôt? Je t’embrasse, amuse toi bien! » et là il me bloque pour me faire la bises le plus tendancieuse du millénaire (celle qui déraperait bien sur les lèvres si jamais on veut bien l’aider) donc je lui fous ma langue dans sa bouche! Et il se laisse faire…

Je rentre chez moi le coeur léger (en plus j’ai même pas besoin de lui demander son tel parce que je l’ai déjà et toc lol) et je lui envoie un petit message gentil en espérant le revoir..

Là dessus nous sommes vendredi, et moi suis en gueule de bois totale! Malade, mort de fatigue, envie de vomir et de me trépaner à cause de mon mal de tronche! Là je me lève comme je peux, je rampe jusqu’à la salle de bain, je me mets la tête dans l’armoire à pharmacie, avale tout ce qu’on ne doit pas prendre avec de l’alcool dans le sang en me disant « Vaut mieux être shooté que malade! » les cachets ne font pas encore effet que j’entends du bruit dans le salon! Diantre un voleur? Non… Pire…. Mon père bosse à la maison aujourd’hui! Mon père qui bosse à la maison c’est quoi? Il joue au solitaire sur son pc portable devant le tour de France et dès que je passe devant il fait semblant de travailler (bref un gamin en gros!) papa je le dis haut et fort ici, tu as le droit de ne pas avoir de travail! De toute façon il est en préretraite et il s’entraîne à ne rien faire lol

Donc je passe l’après-midi à errer dans les méandres de l’alcool en descente et là Anne me propose un ciné! Douce Anne, toi t’es gentille quand suis malade tu me propose pas des soirée méchantes! Donc nous voilà parti pour aller voir Madagascar. Ben ce film c’est GÉ-NIAL! Donc je rentre chez moi vers 1h, je vois les deux dernières minutes de Sex and the City et je me met à chatter avec Nina jusqu’à pas d’heure, on dit du mal des hommes, des miens, des siens, de tous ce qui porte un caleçon en gros (bref comme à chaque fois qu’on cause lol) mais cette fois j’ai pas eu droit à l’indémodable « moumour t’es le seul homme à pénis que j’aime! » (oui dans le monde de Nina il faut préciser si un homme à un pénis ou pas! cherchez pas… C’est son monde lol) ça prouve donc qu’elle n’était pas si écoeurée que ça (elle s’est trouvée plein de nouvelles cibles mais elle vous racontera tout ça!)

Bref là nous sommes samedi, je suis seul, mes parents sont allés voir mon petit frère dans sa campagne perdue… Et j’ai même pas invité mes amis chez moi parce que j’ai pas eu le temps, je ne sais pas quoi faire aujourd’hui, ni ce soir, ni demain, c la lose…