Où trouver l’homme ? Episode 26 : nuit blanche avec Fabien

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

(Cher lecteur, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction et que je suis un peu limite sur le respect des dates vu que je parle
de la nuit blanche 15  jours après les faits mais euh… prout!)

Rendez-vous était donc pris vendredi soir avec Fabien, j’étais toute émoustillée, surtout depuis le baiser auquel j’avais eu droit à la sortie du taxi. La veille, je reçois un texto : « voyons nous plutôt samedi pour la nuit blanche. » Heu mais pourquoi on ne se verrait pas vendredi et samedi d’abord ? Il n’a pas l’air super motivé là… Si ? Non ? Quelques mails échangés avec la girlie team plus tard, il est entendu que je dis oui pour samedi et j’arrête de psychoter. On en est au tout tout début de la relation, inutile de se voir toutes les trois heures non plus. Même si la mise en bouche m’a furieusement ouvert l’appétit.


Le samedi soir, nous voici aux Tuileries pour une nuit blanche de folie. J’arrive et je le vois en train de lire. Heu, je lui fais la bise ou je l’embrasse direct ? Non, je l’embrasse direct, je veux reprendre les choses où elles en étaient. Il me prend la main et on marche. D’animation en animation, on marche beaucoup mais je ne m’en rends pas tellement compte. On discute beaucoup, on se raconte notre semaine, on devise sur l’actualité, je ne vois pas le temps passer. De quartier en quartier, on se retrouve au Trocadéro. Oh, la Tour Eiffel en bleu, c’est beau. Oh, ça clignote ! Fabien m’enlace et on regarde la vieille Dame de Fer scintiller. Quand ça arrive aux autres, on se pince le nez en hurlant au cliché mais finalement, quand on le vit, on trouve ça magique. Finalement, même une cynique comme moi peut trouver ça chouette, le romantisme. On descend le long du Trocadéro pour rejoindre la Tour Eiffel, de l’autre côté. J’aime bien me mettre en dessous de la Tour  et regarder en l’air, je me sens toute petite. Encore plus que d’habitude.

Fabien me tire par le bras et m’amène droit vers une station de Velib. Aïe, ça se corse. Je n’ai jamais fait de Velib et y a une raison à ça : j’ai peur. D’abord, je n’ai pas fait de vrai vélo depuis facilement 10 ans (le faux vélo étant celui qui reste dans un appartement, pour ceux qui allaient demander) ce qui signifie que je vais avoir autant d’assurance là dessus que Bambi sur le lac gelé, sans parler du fait que ça pèse un âne mort. En plus, les voitures, ça me fait peur, surtout à Paris. Bon, comment m’échapper de là sans perdre mon aura de sensualité?

« Tu veux pas continuer à marcher plutôt ?

– Non, non, je veux aller jusqu’à la BNF et ça va nous faire une chouette balade, tu vas voir.

– Oui mais les voitures…

– Elles  ne sont pas obligées de nous rouler dessus, tu sais. Allez, viens ! »

Ok, ma case « argument valable et non ridicule pour ne pas faire de Velib » est officiellement vide, je n’ai pas le choix.


Nous voici partis sur nos montures qui pèsent vraiment lourd, pfff. Mais force est de constater que la balade est plus que plaisante. A la fin, je suis même suffisamment détendue pour rigoler à ses blagues et faire un peu la folle. Mais juste un tout petit peu, y a les voitures quand même… Arrivés à Bibliothèque, on abandonne nos vilaines montures et c’est reparti pour un tour. Les animations sont à l’image du quartier : futuristes et alambiquées. Avec le jeu des sons et lumières, j’ai un peu la sensation d’être dans un rêve. Tout cela ne
serait-il que le fruit de mon imagination ? On descend de l’esplanade pour tourner du côté de Bercy, très underground dans le style, aussi. En revenant, on s’arrête sur un banc du Pont Simone de Beauvoir pour regarder un peu couler la Seine en discutant. Comme j’ai un peu froid, j’en profite pour me coller à lui mais je tremble quand même un peu.


Et là : « tu veux qu’on aille chez moi ? C’est pas loin. »

Aaaaaaaaaaa suivre.

Une liste épurée de bug

Cette semaine ayant été ponctuée de bugs tout partout, j’ai décrété le samedi 02 juin journée sans bug. Non mais !

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– Au boulot, ça a été un pur cauchemar cette semaine, dans le genre « ah ben tiens, ça marche plus. Ah ben tiens, ça remarche plus. Nina, pourquoi tu pleures ? ». Je vous fais un petit résumé juste pour que vous situiez : sur la plateforme ado, on organise donc des élections des membres selon différentes catégories. Mais des petits malins ont trouvé une faille et s’amusaient à pirater tous les comptes pour voter pour eux-mêmes. Sans compter les multiples comptes. Sans compter que nos amis Tchèques sont parfois très niais genre ils lancent le jeu sur deux formats sur trois (web et wap, l’oml, forme de wap, peut aller se faire foutre). En plus, le jeu est bugué, des tas de gamins non nominés apparaissent, bonjour le bordel. Bon, on a réussi à trouver les failles et à colmater. Sur la plateforme adulte, les serveurs étaient down. Sur un site pour ado, les accents font des leurs : les anciens articles du blog de l’anim avaient des ? à la place de tous les accents sur le web mais pas sur le wap. J’en publie un nouveau et là, c’est l’inverse : nickel sur le web, pourri sur le wap. Sans compter notre messagerie instantanée down mercredi. Sans compter notre messagerie down mercredi aussi (genre j’ai reçu mes mails avec 3h de retard). En vrai, j’ai même pas pleuré.

 

– J’ai un pouvoir amusant, je détraque tout. Exemple : jeudi, je vais à la piscine (pour changer) y avait quasi personne. Peut-être le mauvais temps qui a découragé les gens, je sais pas. Bon, déjà, j’arrive, les chiottes sont en travaux et j’ai pas pensé à évacuer mon thé avant de partir du taf. Je commence à nager à 12h25. C’est parti pour une heure. Au bout d’une demi heure, tout va bien. Au bout de 40 mn, ça va encore. 45 mn, ça va toujours. 45 minutes, ça commence à tirer. 45 minutes, j’ai envie de pipi. 45 minutes, je me rends compte que ça doit faire dix bonnes minutes que j’en suis toujours à 45 minutes et que, non, on fait pas 4 ou 5 longueur de brasse en moins d’une minute. Ah oui, tiens, l’horloge est cassée. Finalement, je sors de l’eau, je regarde ma montre dans mon sac : pile une heure que je nage. Mais bon, l’horloge, elle est cassée.

– Discussion jeudi avec Romain, un collègue que j’aime bien. Donc jeudi, c’est le jour où la plateforme adulte est cassée. « Bon, Nina, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle ! » « Commence par la mauvaise » « J’ai démissionné ! » « Ahah, trop drôle ! Bon sérieusement ? » « C’est sérieux. On m’a proposé mieux, je pars fin août ». Ben snif alors ! J’arrive, les gens s’en vont mais je le prends pas mal, naaaaaan.

– Le semi Russe me gonfle. Pour info, je l’ai vu qu’une fois, nuit de folie, tout ça. Depuis, rien. Je lui envoie des messages pour qu’on se voit, il répond pas ou alors « oh, zut, je viens de voir ton message, c’est trop tard ». Alors j’ai décidé depuis dimanche de l’envoyer balader. Forte de ma nouvelle résolution, le voilà qui vient de me parler « on se voit cette semaine darling ? ». Hein ? Bon, finalement, je décide de le re-jeter mardi soir « on se voit maintenant ? Ah, zut, c’est tard, alors dans la semaine ! ». Et puis finalement, monsieur est jamais
là donc ça saoule grave (on habite à 5 mn en train l’un de l’autre). Non parce que j’ai l’impression que je suis son surgelé : il vérifie ma date de péremption périodiquement au cas où. Mais y a pas marqué Picard sur ma tronche monsieur. Alors j’exige une dernière nuit pour pouvoir tester son jacuzzi (oui, il en a un, même qu’il est dans sa chambre) et ciao comme on dit pas en Russie
mais je sais pas dire au revoir en russe.

– J’ai black listé madame Bon Point, ça me fait des vacances. Surtout que ça fait quinze jours qu’elle me joue les « adieux, je quitte la plateforme » et elle est toujours là. Donc qu’elle aille se faire foutre avec son chantage. Ca lui fera du bien, en plus, ça la détendra.
 
– Cette semaine, j’ai banni un pédophile, aussi.
 

– Les phrases fétiches de la semaine au bureau : « Mais ils foutent quoi à Prague ? » ou « Putain mais il est con Tchèque4 ou quoi ? » (moi, j’hésite entre con et tire au flanc nous prenant, nous, pour des cons).

 

– J’aime les filles. Toujours pas sexuellement mais mes copines, je les adore. En ce moment, on se la joue un peu Sex and the city avec les miss, on va dans des bars pour boire des cocktails ou du vin en parlant hommes et tout. Même que grâce à Summer et à son Kinder, on dit pas que ce sont tous des connards (malgré les gros dossiers qu’on a).

 

– Il est extrêmement gênant de dire non à quelqu’un qui essaie de vous embrasser et qui est très sympa mais, non, désolée, je le sens pas.