C’est mon enterrement de vie de jeune fille !

Commençons cet article par un aveu, une vérité dans cet océan de fiction : je n’aime pas trop les enterrements de vie de jeune fille (EVJF). L’idée de passer une journée entre filles ne me gêne pas, c’est plus le programme qui m’effraie un peu. Ça et le fait qu’en général, en dehors de la future mariée, je connais quasi personne.

Mais là, c’est le mien d’EVJF et je vais laisser carte grise à mes témoins. Non, je parle pas de voiture mais je vais cadrer deux ou trois trucs :
– la liste des invités
– léger sur le déguisement si vous y tenez absolument, je veux pas me trimballer déguisée en pute tombée dans un pot de peinture (déjà croisé) et si vous faites un EVJF sur le thème de la plongée (une de mes passions), je vous garantis que je me promènerai pas en combi Néoprène même si, par un subtil jeu de sudation, je peux facile perdre 2 cm de tour de hanches/cuisses/taille. Sauf que ma robe est sur mesure donc on touche plus à mes mensurations.
– rien de vulgaire. Un strip tease masculin où un mec frotte son cul et ses noix partout sur moi EST vulgaire.

Bon, ceci étant posé, je me détends et je laisse mes témoins s’occuper de tout. Ce qui tombe bien vu les millions de trucs qui me restent à faire. Mais cette organisation est un cadeau empoisonné aux copines (et l’assurance qu’elles vous prendront en témoin en retour par vengeance). De 1, il faut trouver une date qui convient à la majorité (et surtout à la future mariée). Tu fais des doodles, des mails et par moment, tu ressens de la rancœur « mais qu’est-ce qu’elle fait chier à se marier cette connasse aussi. Et puis à part moi, elle a vraiment des amies de merde ! »

Si trouver une date vous a légèrement irritée, mauvaise nouvelle, y a pire après : le budget ! Comme je ne suis pas Paris Hilton entourée de copines riches héritières, il est peu envisageable de claquer des milliers d’euros, il faut être un peu raisonnable. Et ça monte très vite. C’est pas compliqué : à Paris, tu prévois au minimum 80-100 euros. Oui, je sais… Et encore, avec ça, tu restes raisonnable… Donc c’est parti pour les tractations, les « je suis un peu serrée ce mois-ci » de celles qui gagnent moins, celles qui dépensent trop ou celles qui n’aiment pas dépenser.

Mais qui dit budget dit détail des activités et là sors tes mouchoirs. Tu fais des calculs à triple inconnue pour organiser un programme ne dépassant pas les XX euros fixés (en n’oubliant pas que la mariée ne paie rien). Toute fière, tu envoies un mail aux invitées avec ton programme aux petits oignons. Bon Ben là, prépare ta tronçonneuse, tu vas avoir de violentes envies de meurtre. « ah oui mais cette activité là, ça me tente pas, on pourrait pas faire ça plutôt ? »,  » ce resto, il est pourri, celui-là est mieux », « ah oui mais là, ça m’arrange pas, je dois changer deux fois de métro ! ». Bref, ta boîte mail se transforme en bureau des pleurs des copines chiantes de la mariée qui n’ont pas compris que cette journée était la mienne et non la leur et que si elles veulent une journée qui les satisfasse, elles n’ont qu’à se marier et faire leur propre EVJF (non mais).

C’est bon, brave témoin, tu as bouclé ta liste d’invités et le programme de la journée ? Et bien lance les invitations et prépare toi à un éprouvant périple.

The Terminators de Xavier Puslowski

Parfois, tu te dis que tu as vu les pires navets du monde quand au hasard de tes zappings, tu tombes sur une pépite. Un truc tellement mauvais que quand tu découvres sur allociné qu’il s’agit d’un film et non d’un téléfilm de 3ème zone, t’as envie de crier « Non, tu mens ! ». Et pourtant…

L’histoire : des Terminators de type T5 sont fabriqués sur un vaisseau spatial directement sorti de 2001, odyssée de l’espace (Stanley a dû faire un triple lutz piqué dans sa tombe). Mais les T5 se rebellent et tuent tout le monde. Tout les budgets effets spéciaux ayant été bouffés par le visuel du vaisseau à l’extérieur, le décor de la tuerie est une pièce blanche avec un peu de fumée et du sang très très rouge. Plein partout, avec des bruits mouillés de tripes arrachées et de cerveaux éclatés. Miam.

Pendant ce temps là, dans un village américain de bouseux, la vie s’écoule. Tiffanny la pute demande à Chuck l’homme marié de divorcer pour l’épouser, elle, mais c’est pas possible parce que sa femme Chloé est enceinte. Pendant ce temps là, le shérif bienveillant (joué par le mec qui jouait Cruz dans Santa Barbara. J’ai des références) fait la circulation. Quand tout à coup, un objet tombe du ciel et c’est la merde : les T5 sont dans la place. Massacre total à coup de ketchup, corps explosés à coup de gros guns qui tachent, bouillie de cerveaux fait main. Les T5 sont surpuissants, ils explosent un camion à main nue. Chloé se retrouve dans une ferme avec le shérif et quelques survivants surarmés. Chloé braque un camion (normal) mais un survivor, vieux, décède shooté par un T5. Ah ok, donc dans le gang des survivants, il n’en restera qu’un. Dans la mesure où il nous reste une femme enceinte, un shérif bienveillant, une connasse égoïste, une black et un couard, je suis en haleine : qui va survivre ? Le suspense est à son comble !

Pendant ce temps, Tiffanny la pute entraîne Chuck le queutard dans une usine pour avoir du sexe mais Chuck termine en purée tandis que Tiffanny, couverte du sang de son amant, met sa main devant sa bouche pour étouffer ses sanglots en voyant les T5 massacrer plein de gens dans l’usine.

Pendant ce temps dans le camion, Chloé essaie d’appeler Chuck le ketchup mais il ne répond pas, sans doute parce qu’il est mort. À l’arrière du camion, la connasse arriviste secoue la tête pour simuler les cahots de la route « les T5 se sont retournés contre nous, ça devait arriver! » « oh et on fait quoi, maintenant? » répond le couard qui ne bouge pas d’un millimètre (les cahots sont taquins). Mais trêve de bavardage, un vaisseau volant prend nos amis en chasse et leur tire dessus, Chloé qui conduit prend un petit chemin de terre et va se planter dans un arbre en pleine clairière mais curieusement, le vaisseau qui les suivait sans problème malgré les arbres a disparu. Mais oh non ! La black a été éjectée de la camionnette lors de l’accident et hurle sa mère car sa jambe est cassée. Et pas de bol, un T5 qui traînait dans le coin entend les hurlements et arrive en courant ! Nos amis ont juste le temps de se « cacher » derrière un arbre pour voir le T5 renifler leur van. Blackie hurle « PUTAIN ON FAIT QUOI MAINTENANT ? » mais là, le T5 ne l’entend plus, trop occupé à renifler le van sans doute. Mais ahah, il les retrouve, mini course poursuite et les voilà dans une impasse (en plein air). Alors que tout semble être perdu, un homme sort de nulle part et avec un flingue du futur, il désactive le T5. Parce que le monsieur, il explique qu’il est concepteur de T5, même qu’il connaît le shérif bienveillant mais celui-ci ne se souvient pas de lui. Suspicion.

Arrivés à la ferme, un personnage allume une clope (la connasse ou le couard, je sais plus) et là, le concepteur de T5 crie  » non mais merde, tu vas les attirer avec ta clope, ils ont des détecteurs thermiques ». C’est vrai qu’un T5 ne ressentira pas un groupe de 6 personnes mais une clope, si. Alors ils repartent en courant et revoilà un T5 qui tire et pan, tuée la Blackie (bon, avec sa jambe en moins, on se doutait qu’elle irait pas loin). Oh non ! dit le couard pendant que le concepteur de T5 désactive le terminator. Bon, là, j’ai légèrement décroché, ils montent dans une navette mais se crashent très vite car un T5 a sauté dessus et arraché un truc et la connasse dit : « Oh ben je crois pas qu’on est dans l’espace, là! » (seule réplique à peu près drôle). Donc ils repartent en courant dans une espèce d’usine pour récupérer du carburant pour navette  mais évidemment, l’usine est infestée de T5. Ils récupèrent le carburant, Chloé rebraque un camion selon une technique étrange : pour coupler les fils qui font démarrer le camion, elle se met la tête à l’envers. Oui heu ok…

Ils démarrent et écrasent un T5 au passage. Ah parce que depuis le début du film, ils ont perdu leur capacité à détruire un camion avec leur petit doigt ? Je sais pas vous mais je les trouve pas très fiables ces T5 ! Mais un autre qui traînait sur le toit (ils aiment traîner sur les toits et les murs de séparation) saute dans le camion. Parce que oui, Chloé a eu la bonne idée de voler un camion ouvert à l’arrière. Ah ouais, c’est vrai qu’ils n’ont pas été attaqués 30 fois depuis le début du film, y compris par un vaisseau… Donc le T5 commence à castagner le couard et la connasse restés à l’arrière, ils essaient de s’en débarrasser en lui tirant dessus (ils ont dû tirer une centaine de balles sur les T5 depuis le début du film mais ne veulent pas admettre que ça ne marche pas), Chloé qui regarde la scène depuis la fenêtre crie « non, non ! » mais à aucun moment elle n’a l’idée de prendre le flingue qui les désactive, non. Bref, bagarre, le couard essaie de démonter le T5 à coup de barre en fer et là, la connasse qui était au sol saute sur l’ennemi et ils tombent tous deux du camion. Comme le T5 est pas très content, il arrache les tripes de la connasse qui, logiquement, meurt.

Point survivants : Chloé, le concepteur de T5, le shérif bienveillant et le couard. Ils arrivent dans une nouvelle usine qui contient toutes les navettes mais c’est la fête des T5 ! Ca tire dans tous les sens et le shérif bienveillant est touché mais arrive à rejoindre les autres dans le hangar à navettes. Oh mais qui voilà ? Tiffanny la pute qui ne fait que pleurer. Bon, ok, je serais recouverte du sang de mon amant, je serais pas trop joyeuse. Tout ce petit monde embarque dans le vaisseau et c’est parti pour l’espace, youhou ! Chloé s’approche du shérif et OH MON DIEU ! En guise de blessure, elle découvre des circuits électriques. C’est un Terminator, houlala. Le concepteur des Terminators dit « bah oui, je le savais, même que je t’avais dit que je te connaissais, mec ! ». De là, le shérif bugge.

Mais oh non ! Le vaisseau est attaqué par d’autres pilotés par des T5. Ca dézingue dans l’espace, Chloé prend les commandes de leur fusil et elle descend tous les vaisseaux. Donc des robots hyper expérimentés ne sont pas foutus de descendre une navette mais une pauvre humaine qui n’est jamais monté dans l’appareil fait un carton. Normal. Ils arrivent dans le vaisseau mère et c’est parti pour le grand n’importe quoi. Le shérif qui a un peu repris ses esprits est laissé dans la navette à base de « tu la gardes pour quand on repartira ». Chloé, Tiffanny la pute, le concepteur de T5 et le couard partent donc trouver l’endroit où on désactive les T5. Ils se déplacent au milieu des cadavres, Tiffanny, traumatisée, se planque dans un coin, juste à côté d’un corps, en toute sérénité. Pendant qu’elle pleure, les 3 autres progressent. A un moment, le Couard qui est devenu courageux décide d’aller seul chercher je ne sais plus quoi mais oh non ! Un T5 lui tombe dessus et lui arrache la mâchoire, le tuant sur le coup. Le T5 avance vers nos deux rescapés mais tout à coup, il se désactive.

« Oh non, leur énergie est drainée vers autre chose… de plus grand » dit le concepteur de Terminator. Panique à bord, les deux repartent en courant, paniqués, et voilà-t-il pas qu’ils tombent sur trois super soldats humains en train de nettoyer le vaisseau des T5. Pendant qu’ils papotent, un super Terminator est mis en service, ça va chier. Effectivement, le super Terminator arrive et abat les 3 super soldats et le concepteur de T5, Chloé est un peu mal. Sauf que, tadan, revoici notre shérif bienveillant qui attire le super Terminator et demande à Chloé de fermer une porte. Se faisant, elle ouvre une porte spatiale, le shérif bienveillant et le super Terminator sont donc aspirés dans l’espace. C’était bien la peine de nous intégrer ce super robot, il a tenu 5 minutes…

Mais du coup, pas de bol, les T5 se réactivent et Chloé est paralysée de peur, elle ne bouge plus. Mais qui revoilà ? Tiffanny la pute qui a eu une petite hallucination avec un cadavre qui lui parlait à base de « mais bats toi au lieu de chercher à te suicider avec mon flingue ». Alors Tiffanny arrive et avise d’un boîtier marqué « T5 on/off ». Si… Comme elle n’arrive pas à ouvrir le boîtier, elle tire sur le fil, arrache tout dans un grand déluge d’étincelles et pif pouf, tous les T5 sont désactivés. Chloé et Tiffanny pleurent contre les fils électriques arrachés mais c’est bien foutu, elles s’électrocutent pas. FIN.

Oui, voilà. Est-il la peine que j’en rajoute ? Que je souligne le jeu médiocre des acteurs, tous plus ou moins inconnus au bataillon à part Cruz de Santa Barbara ? Que j’explique à quel point cette histoire est une profonde insulte à la saga des Terminators (oui, moi, j’ai aimé les 1 et 2) ? J’avoue que malgré mon amour de la merdophagie, j’ai vraiment dû faire un effort pour aller jusqu’au bout. Vous vous rendez pas toujours compte à quel point je me sacrifie pour vous.

Fais péter la jupe

Il y a des combats auxquels on ne pense pas forcément et qui, une fois sous ton nez, te rendent limite hystérique. Mi mai éclate la fameuse affaire DSK et soudain, les députées (non, je n’ai pas fait de faute) trouvent que c’est un bonne occasion pour parler : à l’hémicycle, mieux vaut éviter la jupe. Qu… quoi ? Je vais m’étrangler d’indignation et je reviens.

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Je l’avoue, je ne suis pas une adepte de la jupe car je ne trouve pas ça très pratique. Je suis quelqu’un qui gigote beaucoup, qui ne s’assoit que très rarement correctement ce qui implique que si je mets des jupes, la personne face à moi finira forcément par entrevoir la couleur de ma culotte. Et c’est le genre d’infos que je préfère réserver à un public choisi (ouais, enfin, si on compte les copines du vestiaire de plongée plus celles de mon futur club de sport… En fait, tout le monde peut voir ma culotte). Et puis même, pour marcher, rien ne vaut le pantalon ou le short. Oui parce que je n’ai rien contre le fait de dévoiler mes gambettes, surtout en été donc short. Et pourtant, je me rends compte qu’aujourd’hui, porter la jupe est un acte limite politique, une audace féministe incroyable. Et à bien y réfléchir, si je mets plus de jupe aujourd’hui, c’est parce que j’en ai eu marre de me faire emmerder par le passé.
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Je me souviens d’un jour d’août 2002, je bossais dans un organisme de crédit comme vacataire et j’avais mis une robe-salopette que j’aime beaucoup. Un peu courte mais toute mignonne, pas provocante pour deux sous. Après la journée de travail, je suis allée en ville, à Toulouse, pour je ne sais quelle raison et là, ce fut un festival de sifflements et remarques à l’avenant. Le pire étant le soir quand, allant voir Anne, un mec un peu bizarre commençait à me marmonner que j’avais de belles jambes. Ce jour-là, j’ai pensé “plus jamais la jupe!”.

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Et ça fait chier. En tant que jeune femme, j’aime être jolie, apprêtée, c’est mon droit le plus élémentaire. Pourquoi me suis-je faite si jolie ? Pour moi, peut-être pour un lui. Peut-être qu’un homme dans la rue me trouvera jolie, c’est son droit le plus absolu, il peut même le dire. Sauf qu’il y a dire et dire. Je m’énervais vendredi sur cette histoire de vertu, on en revient là. J’ai la vague sensation que plus les jambes et/ou les seins sont dénudés, plus on perd le respect le plus élémentaire. En gros, j’ai une jupe, je suis une pute. Ou tout du moins une salope. Je trouve dramatique qu’en France, pays civilisé, une femme puisse être regardée de travers parce qu’elle met une jupe, préfère enfiler un pantalon et un col roulé car elle a un entretien avec un homme de type libidineux. Parce que manifestement, une femme est un être de séduction, on ne peut rien faire sans que ça excite le mâle. Mâle qui est lui-même un animal en perpétuel rut, si j’ai bien compris, puisque la vue de gambettes semble lui faire croire que tout est permis. Et puis une main au cul, c’est mignon, c’est bon enfant, huhuhu.

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Alors je crois que je vais me remettre sérieusement à porter des jupes avec un message très clair : si je n’ai pas rendez-vous avec toi dans un resto romantique après quelques semaines à se tourner autour, il n’y a que très peu de chances que cette jupe soit là pour t’exciter. Ceci étant, avec ma balafre de 13 cm sur le genou, je suis pas sûre d’exciter grand monde pour le moment…

Pas de vertu, pas de viol

A présent que cette histoire DSK ne fait plus la une des journaux, j’aimerais revenir sur un point qui m’a rendue dingue : le lien entre la vertu supposée d’une victime de viol et la probabilité qu’elle soit réellement victime.

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Parce que Nafissatou Diallo a des relations troubles, elle passe du statut de victime à celui de pute, littéralement. Oui, la présomption d’innocence est une donnée aléatoire, ça s’applique plus facilement à un ex futur Président de la République qu’à une femme de ménage noire et musulmane. Oui Nafissatou a un passé trouble, elle n’est pas irréprochable. Est-ce pour autant qu’elle est protégée de toute tentative de viol ? De la même façon, un de mes contacts Facebook a diffusé une photo de Tristane Banon avec des amis dont un qui lui touche les seins. Et donc ? C’est une chaudasse ? Ça disculpe automatiquement son présumé agresseur ?

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En 2011, on n’avance pas. Une victime de viol ne peut etre crédible que si elle a un comportement chaste avant et après l’agression. Avant, on le sait tous, une mini-jupe est forcément un appel au viol. Qu’une femme ait envie d’être jolie est un droit, de même que celui de dire non quelles que soient les circonstances et les personnes en présence. Le corps d’une femme (mais aussi d’un homme, ne les oublions pas) n’appartient qu’à elle et elle en dispose comme bon lui souhaite. Si elle souhaite en exhiber une partie, est-ce une raison pour nier l’horreur dont elle a été victime ? Une femme violée, quelles que soient les circonstances, ressent toujours une culpabilité : pourquoi me suis-je habillée ainsi ? Pourquoi n’ai-je pas plus résisté ? Elle n’a pas besoin des regards réprobateurs à la limite du « tu l’as bien cherché ».

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Et après ? Et après Dieu Merci la vie continue. Il y a un traumatisme à surmonter, avec ou sans aide. Seulement une victime de viol a aussi le droit d’avoir une vie sexuelle. Même si son corps a été pris de force, il lui appartient toujours et le fait qu’elle reprenne une vie sexuelle, qu’elle parle de sexe de façon badine ne signifie pas qu’il n’y a pas eu agression par le passé.

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J’ai dans mon entourage des femmes qui on été victimes et qui porteront toujours une blessure dans leur chair, une cicatrice. J’en ai connu aussi (enfin une) qui m’ont inventé une histoire de viol pour gagner mon affection (raté, j’ai un détecteur à mythos et je ne me trompe jamais). De prime abord, les victimes sont des filles comme moi avec leurs histoires de cul et de cœur. La page n’est jamais totalement tournée mais elles vont de l’avant.

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Alors dans la mesure où rien n’est prouvé ni dans un sens ni dans un autre, un peu de décence serait la bienvenue. Il y a des douleurs suffisamment fortes pour ne pas y rajouter un manque de tact renforcé par un machisme primaire vomitif.

Ce n’est pas sale mon petit

Hier, comme régulièrement, je reçois des insultes de mon troll (toujours plus présent pendant les vacances scolaires, c’est amusant, tiens…). Des fois je publie, d’autres pas, ça dépend si je suis d’humeur taquine ou pas. Hier donc, le voilà qui parle de la santé de mes trous qui, à ses dires, est déplorable. Après avoir ri un bon coup, je sors de chez moi (car j’ai une vie aussi) et soudain, je réalise : ce comm est un véritable scandale, je me dois de réagir publiquement.


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Scandale, oui. Non pas par sa bêtise intrinsèque. Depuis que j’ai mon troll, je lui donne 15 ans à vue de nez et je suis inquiète, il n’évolue pas. Ce qui est scandaleux, c’est l’association sexe=saleté et maladie. Ah ben bravo ! Tu le sens le syndrome François-Xavier élevé dans une école religieuse limite sectaire où on te dit que le sexe, c’est mal et que si tu t’y adonnes, tu seras forcément puni(e) de milles mots. Un peu comme à l’apparition du sida où pas mal de discours tournaient autour d’une punition divine sur les homos et les putes. Tout pareil.

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Alors écoute moi mon enfant. Je sais que tu n’as pas grandi avec Doc et Difool qui répétaient dans toutes les émissions  que le sexe, ce n’est pas saaaaaaaale. Ben oui, pourquoi ça le serait forcément ? Pourquoi avoir une sexualité me condamnerait à, je te cite « fissures anales, herpès génital, des trucs dans la bouche on sait même pas ce que c’est (tu manques cruellement de connaissances) » ? Peut-être te préoccupes-tu de ma santé ? Mais rassure-toi, mes trous vont bien, sauf l’oreille qui traîne un peu mais ça n’a rien à voir avec ma vie sexuelle. Peut-être ai-je eu de la chance mais tu sais, dans la vie, les gens en général se lavent et en cas d’infection, se soignent. Evidemment, il y a le cas des MST asymptomatiques mais bon, ça peut arriver même à des gens ayant très peu de sexualité… Quoi qu’il en soit, ayant une sexualité que je qualifierais de responsable, je n’ai jamais eu à connaître de tels affres.

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Mais voilà, ça montre bien le chemin qu’il reste à parcourir pour dédiaboliser la sexualité. Parce que si je comprends bien ton raisonnement, outre le fait que tu me penses abonnée à des bourrins incapables d’utiliser un lubrifiant (ou que j’ai des problèmes d’évacuation) et que je baise sans la moindre protection, ma sexualité induit forcément des maladies, il ne peut en être autrement. Après tout, c’est mathématique : plus je baise, plus je me soumets au risque d’attraper de vilaines MST. Oui, certes et on peut même arguer que certaines ne sont pas limitées par le port du préservatif. Soit. Ceci étant, rien qu’en sortant de mon chez moi, je côtoie souvent malgré moi des gens plein de microbes. Rien que dans le métro, tiens : je suis dans un lieu clos avec des dizaines de gens, je touche les poignets, les barres centrales, quelqu’un peut m’éternuer dessus et le mec assis à côté de moi peut être fiévreux… Oui, le risque zéro n’existe pas, dans aucun domaine, tu vois.

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Mais mon enfant, on peut avoir une sexualité épanouie sans choper toutes les merdes du monde. Surtout avec préservatif, c’est tout simple, c’est magique. Bon, je vais pas t’expliquer non plus comment les mettre, tu découvriras ça un jour, tu verras. Au pire, tu peux en acheter et t’entraîner. Et au pire, un petit traitement et on n’en parle pas, ça arrive même à ceux qui n’ont pas beaucoup de sexualité. Mais j’aimerais que tu comprennes vraiment, c’est important, que le sexe, ça n’est pas sale. Tant que ça se passe entre personnes consentantes, ça peut même être très beau, limite à en pleurer. Et puis vivre en harmonie avec son cœur, ses envies et ses désirs, ce n’est pas donné à tout le monde. Je comprends que tu me jalouses un peu pour la peine. Mais tu sais, si ça peut te rassurer, à ton jeune âge, moi aussi, je trouvais ça sale, je trouvais même intolérable de mettre un sexe dans une bouche mais finalement, j’ai découvert que donner du plaisir à l’autre est un tel kiff…


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Sérieux, il est vraiment temps qu’ils nous remettent Doc et Difool à la radio.

Je suis corrompue par la pub

Je vous ai pas raconté mais voilà : le 09 mars 2009 (09-03-09,  ça fait très ésotérique comme date), j’ai signé mon contrat pour mon nouveau boulot, ce qui n’est pas une nouveauté en soi. Ce qui l’était plus, par contre, c’est que dessus, il était écrit en toute lettre que mon contrat dépendait de la convention collective publicité. Oh mon Dieu, je suis devenue une pubeuse !

Alors, oui, je travaille dans la pub, ce qui représente un léger virage dans ma carrière, par rapport à ce que j’ambitionnais. Léger car j’ai retrouvé la dimension rédactionnelle que je n’avais pas dans mon précédent boulot. Même qu’on me définit comme « la rédac chef de service » (oh yeah !). Donc techniquement, je reste dans les rails de ma formation sauf que maintenant, je dois parler marketing. En fait, ça veut dire parler franglais. Je n’ai plus de réunions mais des brainstorming ou think tank, je ne reste pas en contact mais « stay tuned », je sais ce qu’est un benchmark et j’utilise des mots étranges comme CPC, CPM, RP… Oui, il m’a fallu un temps d’adaptation mais bon, ça va, j’ai compris l’essentiel. Même si la première fois que mon responsable m’a demandé de faire un « trend des dernières inscriptions », je lui ai répondu : « Heu … un quoi ? ».

Donc me voici dans la pub. Et bien, c’est assez différent de 99 francs, du moins de mon côté, je ne suis pas créa. J’ai pas vu passer ne serait-ce qu’un grain de coke, pas vu de pute passer, rien. Par contre, y a le monde magique des agences de comm. Je connaissais déjà celle de ma sœur qui a un vrai powerplate dans son open space « mais personne ne s’en sert parce que c’est la lose d’en faire devant tout le monde et en plus, on n’a pas de douches »,  j’ai découvert l’agence conviviale de Lavande sur Seine. Quand on entre, on a des hautes tables et sièges pour patienter avec des magazines et en avançant vers le fond, on découvre une pièce avec de grands bancs, des frigos grands comme mon appart garnis de boissons en tout genre et un jardin super sympa. Et en plus produit, si on arrive le matin avant 10h, y a café et viennoiseries en libre service. Ca me donne envie de pleurer de joie de voir tout ça, je veux bosser là. Parce que bon, nous, nous sommes une petite agence donc nous n’avons ni viennoiserie, ni café et même pas un frigo. Mais dans la plupart des agences, c’est trendy, c’est smart, cosy et tutti quanti.

Mais surtout, dans la pub, on parle de budgets qui équivalent en moyenne mon salaire annuel et même pas pour des grosses campagnes. On parle d’ailleurs en k-euros, quelle classe. C’est sans doute pour atténuer un peu le vertige. Le truc, c’est que tout cet argent blase et que mon salaire que je trouvais sympa lors de mon embauche me paraît un peu un pet de mouche. Du coup, je vais demander une augmentation en fin d’année, pour la peine.

Il n’empêche qu’on monte aussi des opérations RP et là, je suis ravie car j’apprends. Je me rends compte que l’événementiel me plaît énormément. Tiens donc… Ben oui, à 29 ans, il est amusant de voir que finalement, on a peut-être en ligne de mire des métiers auxquels on ne pensait pas être destinés pour cause d’études mal choisies. Il n’empêche que je sens que je vais utiliser mon crédit DIF (les formations sponsorisées par l’entreprise, là) dans ce créneau car j’ai tout à apprendre, l’envie et que oui, ça se justifie carrément. Limite, j’aurais le temps, je chercherais un master pour le faire par correspondance. Mais le temps, non, je l’ai pas mais alors pas du tout.

Bref, l’univers de la pub, c’est smaaaaart, les gens se tutoient, se renvoient la balle en cas de problème (très drôle : au vu de la multiplication exponentielle des prestas, ce n’est jamais la faute de personne in fine), on s’aime par devant pour se tailler des shorts par derrière. Et encore, nous, on ne fait pas vraiment de compétitions (présentation de projets pour l’obtention d’un budget) mais ouais, y a pas à dire, qu’est-ce qu’on se marre. Ca manque juste un peu de champagne à mon goût.

La liste de la fille déconnectée

– Ca faisait longtemps que j’avais pas eu de lose informatique. Cette semaine : la freebox est morte. Du coup, je n’ai plus la télé (l’antenne est morte), plus le téléphone mais surtout, j’ai plus le net et là, c’est très pénible car au boulot, j’ai pas forcément le temps de faire toutes les démarches administratives et autres que je dois faire en permanence. Et ça fait super chier. Parce passer des soirées sans le net, je veux bien mais je préfèrerais que ce soit un choix.

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– Quand un mec choupinou me dit qu’il a fait un rêve érotique avec moi en star, je devrais être flattée. Mais quand ma partenaire de cochonnerie c’est ma mère, je sais pas pourquoi mais je me sens totalement traumatisée.

– Hé, je deviens châtain ! Comme la couleur que j’aurais dû avoir dès le départ. Mais je me kiffe en brune.

– Je suis une inculte cinématographique et ça se voit des fois (souvent). Mardi soir, Gabriel veut me montrer un reportage qu’il a enregistré pour une copine sur Arte. Pendant qu’il cherche le reportage en question sur une cassette, on tombe sur « Il était une fois dans l’Ouest », moi : « ahah, c’est quoi ce truc ? » Lui : « Quoi, tu connais pas ? » « Heu… nan ». Du coup, on regarde la fin, à base de « et lui, c’est qui ? Et elle ? Et pourquoi il fait ça ? Aaaaaah ! ». Heureusement que je me suis teinte en brune.

– Lundi, verre avec la girlie team (moins Vicky), mardi, verre avec Vicky puis champagne chez Gabriel pour fêter son admission dans une formation, mercredi, verre entre forumeurs, je suis pas sûre de tout me rappeler. Vendredi, théâtre et verre avec Summer et son Kinder et VideSentimental et Vicky, of course (mais elle part en vacances donc on va tenter la désynchronisation des siamoises), samedi, soirée filles chez Vicky avec sans doute de la vodka rouge. Vive les jeudis sobres.

– L’alcool et ma myopie ne font pas bon ménage, c’est un fait. Mercredi soir, un bar de type canadien, on se réunit entre forumeurs, donc. Comme je suis un peu pétée, je me mets à parler anglais (j’ai pas vu le rapport non plus). Je sympathise vaguement avec une serveuse blonde. Quelques temps plus tard, je rappelle une serveuse pour commander un cheese cake que
tout le monde a goûté (bande de vilains) et revoilà une blonde, je lui fais un truc « hey, you’re my friend ! » et la nana me regarde un peu atterrée. Et là Vicky me fait remarquer que c’est pas ma nouvelle copine mais une autre. Oh my gosh !

– J’ai reçu mon walkman sony ericsson, il a moins de capacité que mon vieux popod donc j’ai dû faire le tri mais réécouter MA musique au boulot, ça va être bon. Maintenant, faut que je mette dessus la version clip de « je veux un mec » parce qu’elle déchire sa maman.

– Ma cousine est la pire des putes. Je suis vraiment dégoûtée par cette personne mais je peux pas dire pourquoi. J’arrive pas à croire qu’une personne dont j’étais proche ado, avec qui j’ai beaucoup parlé, puisse être devenue aussi monstrueuse. A moins que j’ai un talent inné pour mal juger les gens et donner de la valeur à ceux qui n’en ont pas, je sais pas.

– Cette semaine, j’ai joué la princesse aux pieds nus au boulot. En fait, mardi soir, je dois me rendre chez Gabriel mais mes vieilles chaussures d’été sentent vaguement la croquette donc hors de question de mettre ça à mes petons. Ok, il sait qu’il doit pas toucher mes pieds mais quand même. Donc j’enfile des jolies chaussures que je mets quasi jamais. Et évidemment, j’ai vite très mal. Donc mercredi, en arrivant au boulot, je vire mes pompes viteuf. Entre salir mes petites voûtes plantaires et pleurer au moindre pas, j’ai choisi mon camp ! Il n’empêche que mes petits orteils ont mal vécu cette aventure, ils étaient rouges et difformes. Déjà qu’ils étaient moches, ils sont devenus officiellement les parties les plus grotesques (et certainement inutiles) de mon corps.

– Comme ma freebox est en panne (donc), s’il m’arrive quelque chose entre maintenant, 18h36 et demain, vous ne le saurez que la semaine prochaine.

La bise post coïtale

Les hommes ne cessent de m’interpeller tant leur conduite me paraît aller en dépit du bon sens des fois. Article misandre ? Si peu ! En fait, je voulais parler d’une étrange pratique qu’ont certains. Après un coït, au moment de se séparer, ils nous font la bise. Charmant.

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Je suis une embrasseuse affective. Ca veut dire que moi, j’aime embrasser et j’aime qu’on m’embrasse et mon mec, je suis toujours en train de le papouiller (enfin, en privé, en public, je sais me tenir). Quand je suis avec un mec juste pour une partie de jambe en l’air, j’aime bien qu’il m’embrasse aussi, ça fait partie de l’excitation, c’est comme ça. Donc quand après une brouette endiablée (ou pas), monsieur me fait la bise, je le vis relativement mal, quand même. Après tout, il a visité mon intérieur, ça me paraît un peu normal qu’il me fasse un vrai bisou quand on se sépare. T’en fais pas coco, c’est pas parce que nos lèvres se touchent quand tu t’en vas que je vais commander ma robe de mariée.

Pourquoi je n’aime pas la bise post-coïtale ? Parce que manque plus que le mec me file un billet et c’est la complète. Oui, la bise post-coïtale me fait sentir pute, c’est un fait. Genre « Mmm, c’était sympa ce petit coït, faudra qu’on se remette ça. Allez, porte toi bien et bonjour à ton chat ! ». Il croit quoi, lui ? Que je couche avec tout le monde ? Non, je ne donne pas non plus mon corps à n’importe qui donc j’aimerais tant qu’à faire que ce moment particulier se prolonge jusqu’à ce que la porte se referme. Même avec mes plans culs. Après tout, il faisait moins la chochotte quelques temps plus tôt, sa langue était bien dans ma bouche, alors bon… Pourquoi à partir du moment où je suis resapée, ses lèvres n’atterrissent plus que sur mes joues ? Pour moi, la bise post coïtale ne peut être acceptée que dans un cas extrême, à savoir en sortant de l’hôtel où on vient de partager une brouette avec un homme marié qui ne peut pas nous embrasser dans la rue. Sinon non.

Je m’étonne même de rédiger cet article tant certaines choses me paraissent évidentes mais apparemment, on ne fonctionne pas toujours pareil, hommes et femmes. La première fois, c’était Benoît, beau spécimen de connard qui m’avait fait le coup : il arrive et une fois qu’il a eu sa fellation jusqu’au boutiste, il m’explique qu’il doit repartir bosser et me claque la bise. Depuis j’ai compté, 4 autres mecs m’ont fait le coup dont le dernier vendredi soir (d’où cet article aujourd’hui). Non mais je suis quoi pour vous, sans déconner ? Votre égoût séminal ? « Excuse-moi, je passe juste jouir, je t’embêterai pas trop longtemps ». Oui parce que curieusement, à part deux, ce sont des cas typiques de « bon, j’ai tiré mon coup, on va pas passer la nuit ensemble non plus ». Ah, tiens, j’ai un pouvoir magique que je connaissais pas, je peux tout à fait passer pour une poupée gonflable… Sauf que la poupée gonflable, on la lave et on la range soigneusement. Désolée mais c’est un peu facile de tirer son coup et de pas assumer le service après-vente. Parce que si vous avez la flemme de bien faire les choses jusqu’au bout, payez vous une pute. Parce que je suis peut-être gratuite, moi, mais je suis sensible. J’en ai marre de me faire traiter comme une merde par un mec qui vient juste de se retirer de moi. A moins que son amabilité ne soit liée qu’à son érection.

Le pire c’est que ces mecs là, on les traiterait comme ils nous traitent, ils le vivraient super mal genre « je suis tombée sur une salope qui m’a baisé et s’est cassée sans demander son reste, c’te pute ». Ils seraient tout cassés dans leur virilité. Et ça leur ferait pas de mal. Franchement, même avec un plan cul, je fais pas la bise, je trouve ça mesquin et déplacé, tout simplement. C’est bon, j’ai compris qu’on n’était pas ensemble, c’est pas une raison, merde. En plus, c’est le genre de mec à vous appeler juste pour vous baiser. Ils s’en foutent
de votre vie, de ce que vous foutez, de ce que vous pensez et même comment vous vous appelez. Soyons claire, nous sommes des objets et c’est tout alors ferme-là et mets toi à quatre pattes, s’il te plaît, histoire que je tire mon coup et que je me casse, j’ai pas que ça à foutre non plus. Mais monsieur, ce n’est pas parce que nous ne sommes pas un couple que tu ne me dois pas un minimum
de respect. En tout cas, t’étonne pas que je ne veuille plus te voir après ça. Démerde toi avec ta main droite, elle, au moins, elle te demandera rien, juste un coup de savon après le coït.

(désolée, la version audio est pétée, ça fait deux fois que je la refais et qu’elle passe pas)

La vie ne m’’apprend rien

L’autre soir, je discutais avec miss Jane des hommes. C’était un peu à base de « tous des connards », j’avoue. Mais soyons objective : avec Jane, on est jeunes, belles et adorables. Pourquoi ils nous font des coups de pute, les hommes ? Ah ben oui, c’est ça, on est trop gentilles. Jane me dit qu’elle veut faire un article sur le fait d’être chieuse, je lui dis que j’en ai déjà écrit un. Je le relis et me rends compte que je n’ai tiré AUCUN enseignement de cet épisode malheureux.

En août, après avoir été baladée par un connard, j’avais dit que les hommes préféraient les chieuses et donc que j’allais en devenir une. Bon, ben, j’ai vite oublié ma résolution. Faut savoir que je suis pas une belliqueuse et ça m’emmerde le conflit, surtout avec mon mec. Moi, mon mec, ça doit être mon havre de repos, mon île de paix. J’ai pas envie d’être tout le temps sur son dos. Oui mais du coup, je me fais un peu traiter comme une merde. Genre, je te fous dehors à 0h30 parce que « tu comprends, j’ai encore du boulot » (mais moi plus d’amour propre), genre « oups, j’ai oublié de te rappeler…D’ailleurs, j’ai honte, je te rappellerai plus jamais », genre « je t’allume, je t’allume mais va pas croire qu’il va se passer quelque chose entre nous. D’ailleurs, moi, je t’ai jamais allumé, c’est toi qu’a mal compris ». Ouch. Oui, en ce moment, je l’ai un peu mauvaise, j’avoue. Mais à force de vivre tout ça, ma confiance en moi et en l’homme frôle le zéro, voire le négatif. Merde, je mérite pas tout ça.
 
Alors, tant pis, même si ça m’emmerde, c’est fini la gentille Nina qui dit « appelle-moi quand tu veux, profite bien de tes vacances ! » ou qui n’ose pas envoyer chier le mec qui vient lui parler sur MSN alors qu’elle sait très bien que c’est une tentative de drague amenée avec la subtilité d’un éléphant de mer et que, non, elle est pas intéressée. Même pas un peu. Surtout que quitte à vouloir m’honorer, merci d’éviter de me faire le plan « je suis amoureux d’une autre qui veut pas de moi, ça fait tellement longtemps que j’ai pas trempé mon biscuit que je violerais mon aspirateur. T’as pas une copine célib ? Et toi tu fais quoi ce soir ? » (oui, j’ai eu ça aussi). Pour info, je ne suis pas une roue de secours, je suis pas une pute et je suis pas non plus une poupée gonflable. Sous-entendu : respectez-moi, bordel ! Je suis pas chiante, je suis pas à appeler 100 fois mon mec par jour pour savoir ce qu’il fait, je lui laisse son indépendance parce que je suis pas chienne de garde (dans le sens canin et non hystérique du terme). J’ai pas envie de mettre la pression sur un mec pour qu’il me rappelle quand il me dit qu’il va le faire, pour qu’il me traite bien ou tout ça. J’ai pas le temps pour de telles conneries et ça me navre de constater que quand on est cool dans une relation amoureuse, l’autre en profite pour nous traiter comme une sombre merde.

Fais chier ! Oui, fais chier ! En ce moment, j’ai tellement d’autres préoccupations que ma vie amoureuse que j’apprécierais vraiment de tomber sur un mec qui partage la même philosophie que moi. On se voit quand on peut mais on se dispute pas toutes les 3 minutes, je te traite pas comme un chien pour acquérir le respect qui m’est dû. Y a des couples qui fonctionnent comme ça, y a qu’à voir qui porte la culotte chez ma sœur (n’empêche que quand elle lui demande d’aller acheter de la crème fraîche, du jambon et des oignons un vendredi soir à 20h, il râle mais il y va). Mais moi, je n’en vois pas l’intérêt. Si je veux dresser quelqu’un, je prends un chien ou je me fais faire un gamin (enfin, là, je l’élèverai, vous indignez pas). Un mec, je le récupère à l’âge adulte (ou à peu près), il est censé avoir intégré la base de l’éducation à savoir que quand on dit qu’on rappelle, on le fait, on fait pas le mort et que si on n’a plus envie de sortir avec la jeune fille, on a la décence de lui dire. On l’a fait pas non plus se déplacer à une heure indue pour la refoutre dehors une fois consommée. On lui fait pas comprendre qu’on a tellement envie de baiser qu’elle ou un cadavre, ça ferait pas grande différence.

Moralité (sans finalement grand rapport avec le reste de l’article mais je suis wild, moi) : quand une voyante te dit « l’homme avec qui vous êtes en ce moment, ça va pas durer », tu la crois. Quand elle te dit que ça va quand même te redonner confiance en toi, là, par contre, plantade parce que je me sens un peu totalement une merde. Même pas une belle merde, une merde de lapin. Que quand elle te dit que tu auras trois enfants, tu commences à penser qu’il y en aura un de chaque couleur puisqu’il est impossible que je garde un mec suffisamment longtemps pour en faire trois. Et que non, j’aurai pas des triplés !

Voilà, maintenant que ça fait deux jours que je râle, j’arrête. Demain je vous donnerai de l’amour (sublime teaser).

C’’est la mamie attitude !

Dans la vie, on croise toutes sortes de gens. Des clubbeurs, teufeurs, dragueurs, turfeurs, surfeurs, menteurs, amuseurs, arnaqueurs… Enfin, bref, t’as compris quoi. Et puis, il y
a des gens comme Marine ou moi qui nous complaisons dans la mamie attitude. Et ça nous fait trop kiffer.

Après le vide intersidéral de ma vie durant une certaine période, à base d’alcool à outrance notamment, j’ai eu besoin de calme, de ressource, de changement. Alors, moi aussi, j’ai
commencé à développer la culture mamie. Mais ceci n’est en rien péjoratif, que les adeptes de cette culture ne se sentent pas insultés. D’abord, j’ai commencé à tricoter. Et j’aime bien d’abord, ça me détend même si des fois, quand les chats viennent m’embêter quand je tricote, c’est un peu chiant. En cette fin d’année 2006, je n’avais qu’une envie : poser mon fessier devant la cheminée familiale et lire ou tricoter ou écrire. Trop rock n’roll, la fille.

 

Dans les faits, depuis quelques temps, ma vie ronronne comme une Kenya. Je n’ai pas foutu les pieds en boîte depuis la soirée en discothèque hétéro et très honnêtement, ça ne me
manque pas du tout. Maintenant, mon truc, c’est les après-midi « papotage autour d’une tasse de thé », c’est si subversif, si trash. Je lis beaucoup, j’ai repris cette habitude depuis
cet été. Maintenant, le samedi soir, c’est lecture et dodo. Il y a quelques temps, justement, je suis allée boire un thé avec miss Drusilla, on s’est quittées vers 21h (on s’est trouvées vers 16h, bonjour les bavardes !), elle m’a demandé ce que je faisais en ce samedi soir. Moi : « ben rien, je rentre chez moi ». Elle : « Quoi ? Mais viens avec moi, tu vas pas rester toute seule ! ». Oh ben si, alors ! Une soirée toute seule, tranquillou mémère dans mon lit avec mon bouquin. Bon, j’étais claquée en plus car j’avais pas beaucoup dormi la veille, j’avais lu tard. Mais bon,c’est vrai que de moins sortir, je me sens plus en forme, forcément, et j’avoue que c’est pas désagréable. Mine de rien, j’ai pas été malade depuis longtemps et en plus, comme j’ai arrêté de fumer, j’ai retrouvé une couleur à peu près normale (oui, y a quand même la pollution).

 

Après tout, où est-il écrit qu’il faut profiter de sa jeunesse pour sortir à outrance ? On ne peut plus s’amuser après ? Bah, quand je vois mes parents quinqua (deuxième
moitié) se déguiser pour des soirées costumées, l’une en lapin ou en pute, l’autre en Luis Mariano ou Demis Roussos, je me dis qu’il n’y a pas d’âge pour l’éclate. Mais ça doit pas être une obligation non plus. Y a-t-il une loi qui m’impose une cuite par semaine, des trémoussements jusqu’au bout de la nuit ? Ben non. Si je préfère boire une verveine-menthe que de l’alcool, c’est mon problème. Et puis mon estomac, il préfère aussi, curieusement (tout comme ma conseillère financière qui a arrêté de se rappeler à mon bon souvenir). Après, ça ne veut pas dire que je ne sais pas m’amuser, ça n’a même rien à voir. Vendredi soir, suis rentrée vers 2h30 après une soirée au bar avec Drusilla et Mo, à boire du champagne et du thé à la menthe. Juste comme ça, pour fêter mon nouvel échec à un entretien. Juste que j’ai moins envie de sortir et plus envie de cocooning.

 

Mais bon, je dis ça, ma mamie attitude, beaucoup de gens en font autant. Je me souviens, à une époque, avec Guillaume 1er, le samedi soir, on se faisait une belote avec un couple d’amis, c’était bien. On passait la soirée à papoter tout en jouant, on en a fait quelques unes avec Lucie, aussi. L’avantage de ses soirées, c’est que le lendemain, on n’a pas mal à la tête et qu’en plus, on se souvient de la soirée. Mais la mamie attitude, c’est tendance, y a pas à dire, y a qu’à voir le boom des nanas qui tricotent/cousent, des gens qui affirment haut et fort qu’ils n’ont jamais pris une cuite de leur vie et que même qu’au test de pureté, leur score dépasse pas les 100. Et alors ? C’est bizarre comme des fois, dans la jeunesse (dans le sens large du terme), on a parfois l’impression d’une émulation du trash : c’est limite si c’est pas la honte de jamais avoir pris de cuite. Bon, moi, je m’en suis prise quelques unes mais par exemple, j’ai jamais pris d’extasy ou de trucs plus hards et très franchement, si je l’ai pas fait, c’est pas par manque d’occasion mais bien par volonté de ne pas essayer. Bon concrètement, étant allergique à l’aspirine, je vais éviter l’extasy (on sait jamais trop avec quoi c’est fait, ces conneries), je ne pourrais jamais me piquer sans massacrer mon bras avant de choper la veine (si tant est que je la chope et pourtant, j’en ai une un peu inratable) et rien que l’idée de mettre de la poudre dans mon nez, ça me fait mal. Non, non, non, tout ça est inconcevable. Alors tant pis, je saurai jamais ce que ça fait mais je sais pas non plus ce que ça fait de faire pipi debout, je ne volerai jamais, je n’irai sans doute jamais dans l’espace… Bref, y a des tas de choses que je ne ferai jamais et c’est comme ça. Je vais pas m’en excuser de toute façon.

En attendant ce soir ou la semaine prochaine (je suis larguée, les filles !), je fais une petite soirée champagne – éclairs à la framboise at home. Mamies, certes, mais on ne

se prive de rien !