La bise post coïtale

Les hommes ne cessent de m’interpeller tant leur conduite me paraît aller en dépit du bon sens des fois. Article misandre ? Si peu ! En fait, je voulais parler d’une étrange pratique qu’ont certains. Après un coït, au moment de se séparer, ils nous font la bise. Charmant.

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Je suis une embrasseuse affective. Ca veut dire que moi, j’aime embrasser et j’aime qu’on m’embrasse et mon mec, je suis toujours en train de le papouiller (enfin, en privé, en public, je sais me tenir). Quand je suis avec un mec juste pour une partie de jambe en l’air, j’aime bien qu’il m’embrasse aussi, ça fait partie de l’excitation, c’est comme ça. Donc quand après une brouette endiablée (ou pas), monsieur me fait la bise, je le vis relativement mal, quand même. Après tout, il a visité mon intérieur, ça me paraît un peu normal qu’il me fasse un vrai bisou quand on se sépare. T’en fais pas coco, c’est pas parce que nos lèvres se touchent quand tu t’en vas que je vais commander ma robe de mariée.

Pourquoi je n’aime pas la bise post-coïtale ? Parce que manque plus que le mec me file un billet et c’est la complète. Oui, la bise post-coïtale me fait sentir pute, c’est un fait. Genre « Mmm, c’était sympa ce petit coït, faudra qu’on se remette ça. Allez, porte toi bien et bonjour à ton chat ! ». Il croit quoi, lui ? Que je couche avec tout le monde ? Non, je ne donne pas non plus mon corps à n’importe qui donc j’aimerais tant qu’à faire que ce moment particulier se prolonge jusqu’à ce que la porte se referme. Même avec mes plans culs. Après tout, il faisait moins la chochotte quelques temps plus tôt, sa langue était bien dans ma bouche, alors bon… Pourquoi à partir du moment où je suis resapée, ses lèvres n’atterrissent plus que sur mes joues ? Pour moi, la bise post coïtale ne peut être acceptée que dans un cas extrême, à savoir en sortant de l’hôtel où on vient de partager une brouette avec un homme marié qui ne peut pas nous embrasser dans la rue. Sinon non.

Je m’étonne même de rédiger cet article tant certaines choses me paraissent évidentes mais apparemment, on ne fonctionne pas toujours pareil, hommes et femmes. La première fois, c’était Benoît, beau spécimen de connard qui m’avait fait le coup : il arrive et une fois qu’il a eu sa fellation jusqu’au boutiste, il m’explique qu’il doit repartir bosser et me claque la bise. Depuis j’ai compté, 4 autres mecs m’ont fait le coup dont le dernier vendredi soir (d’où cet article aujourd’hui). Non mais je suis quoi pour vous, sans déconner ? Votre égoût séminal ? « Excuse-moi, je passe juste jouir, je t’embêterai pas trop longtemps ». Oui parce que curieusement, à part deux, ce sont des cas typiques de « bon, j’ai tiré mon coup, on va pas passer la nuit ensemble non plus ». Ah, tiens, j’ai un pouvoir magique que je connaissais pas, je peux tout à fait passer pour une poupée gonflable… Sauf que la poupée gonflable, on la lave et on la range soigneusement. Désolée mais c’est un peu facile de tirer son coup et de pas assumer le service après-vente. Parce que si vous avez la flemme de bien faire les choses jusqu’au bout, payez vous une pute. Parce que je suis peut-être gratuite, moi, mais je suis sensible. J’en ai marre de me faire traiter comme une merde par un mec qui vient juste de se retirer de moi. A moins que son amabilité ne soit liée qu’à son érection.

Le pire c’est que ces mecs là, on les traiterait comme ils nous traitent, ils le vivraient super mal genre « je suis tombée sur une salope qui m’a baisé et s’est cassée sans demander son reste, c’te pute ». Ils seraient tout cassés dans leur virilité. Et ça leur ferait pas de mal. Franchement, même avec un plan cul, je fais pas la bise, je trouve ça mesquin et déplacé, tout simplement. C’est bon, j’ai compris qu’on n’était pas ensemble, c’est pas une raison, merde. En plus, c’est le genre de mec à vous appeler juste pour vous baiser. Ils s’en foutent
de votre vie, de ce que vous foutez, de ce que vous pensez et même comment vous vous appelez. Soyons claire, nous sommes des objets et c’est tout alors ferme-là et mets toi à quatre pattes, s’il te plaît, histoire que je tire mon coup et que je me casse, j’ai pas que ça à foutre non plus. Mais monsieur, ce n’est pas parce que nous ne sommes pas un couple que tu ne me dois pas un minimum
de respect. En tout cas, t’étonne pas que je ne veuille plus te voir après ça. Démerde toi avec ta main droite, elle, au moins, elle te demandera rien, juste un coup de savon après le coït.

(désolée, la version audio est pétée, ça fait deux fois que je la refais et qu’elle passe pas)

2006 sera mon année

Comment réussir sa vie ? Bon, techniquement, je ne sais pas mais je pense qu’il faut mettre le maximum de chances de mon côté, d’où mes bonnes résolutions, crue 2006.

 

J’ai lu l’autre jour dans je ne sais plus quel magazine que pour remplir ses résolutions, il en fallait de petites. Certes, j’ai donc rayé de ma liste gravir le Mont Blanc, je ne suis pas alpiniste… Cependant, c’est pas une raison pour viser petit. Je suis une fille qui a des ambitions, hors de question d’y renoncer. Je sais ce que je vaux, quand même…

 

Alors, j’ai un plan. Déjà, je ne cherche plus que dans la rubrique emploi des sites mais aussi dans la rubrique stage. En effet, j’ai réfléchi. L’inactivité, c’est clairement pas mon truc : moins j’en ai faire, moins j’en fais, ce n’est pas très positif comme attitude. J’ai l’impression que je m’abêtis à force de ne rien faire donc je dois me bouger. Dans la mesure où mes parents peuvent « m’entretenir », si j’ose dire, je pense qu’il est préférable de faire un stage (rémunéré quand même) dans le journalisme que n’importe quel boulot payé au SMIC qui m’éloignera de ma voie. Honnêtement, je n’ai rien contre les téléopérateurs, j’ai bossé tantôt à la Poste, mais suivre cette voie me paraît dangereux. J’en ai parlé à Anne qui a un peu galéré à la sortie de ses études, aussi, et nous sommes d’accord : ce genre de travail alimentaire peut nous entraîner dans une routine dont on finit par ne plus sortir. Elle-même a fait du téléacting (comme ils disent) et à la fin de son contrat, elle a hésité à renouveler, je l’ai poussée à ne pas le faire : ça ne lui plaisait pas du tout et elle était trop qualifiée pour ça. Car après le CDD arrivait le CDI et pour partir de là… Finalement, elle n’a pas rempilé et elle a bien fait puisque quelques temps après, elle a trouvé un boulot correspondant à ses compétences et la femme qu’elle remplaçait a eu la bonne idée d’avoir des exigences telles pour son retour que l’entreprise a décidé de se passer d’elle.

 

Pour être journaliste, faut pas que je m’éloigne de ce métier, au contraire : un stage, j’en ai fait un nombre certain mais en même temps, ça permet de se faire des contacts et on ne sait jamais, il y a parfois des perspectives d’embauche… Mon cousin travaille depuis 3 ou 4 ans chez Milan Presse suite à un stage, par exemple… Mais ça ne m’empêche pas d’envoyer des CV pour un emploi, j’envoie des CV et j’ai un plan : construire un CV en ligne avec press book téléchargeable. Je n’espère pas qu’un employeur tombera dessus par magie et m’embauchera, c’est pour permettre aux gens qui reçoivent mon CV de

– consulter immédiatement mon press book

– voir que quand je dis que je maîtrise l’html sur mon CV, c’est pas du vent.

Par ailleurs, je vais écrire au maximum pour mes webzines et multiplier les sujets sur les médias. L’idée est la suivante : j’interviewe un ou plusieurs journalistes sur un sujet donné, ça permet déjà de me constituer un petit carnet d’adresses et comme je suis maligne, je leur envoie l’article une fois écrit, pour qu’ils puissent lire ma prose…

 

Pour réussir tout ça, il faut avoir un emploi du temps et s’y tenir. Je pense agir comme ceci :

 

8h30-10h30 : réveil tranquille. Petit déjeuner, lecture des blogs, coup d’œil sur les dépêches en ligne, sites d’emploi et mails

 

10h30-12h : piscine (oui, faut bien compter le temps d’y aller, de revenir, de se changer, de se doucher donc voilà).

 

12h-14h : déjeuner, écriture loisir…

14h-19h : écriture d’articles journalistiques, travail sur mon site, visite sur les sites emploi.

 

19h-23h : loisirs en tout genre.

 

Le tout, c’est de s’y tenir ! Mon père m’a filé un gros agenda de sa banque, je vais pouvoir inscrire en détail à l’intérieur les articles en préparation et tout ça…Bon, ça, c’est si je trouve pas un stage ou un boulot, évidemment… Déjà, je ne pourrai pas le faire avant la deuxième semaine de janvier et encore, je pars en Bretagne voir Guillaume à ce moment-là mais si je n’ai pas de stage ou de boulot à mon retour de Bretagne…

 

Bon, cette année sera essentiellement placée sous le signe du boulot, donc, vous l’aurez compris. Ce n’est pas pour autant que je n’ai pas pris de résolutions pour ma vie privée. Déjà, j’ai décidé d’avoir une vie plus sage : moins de sorties, moins de cuite. Je ne crois pas qu’une vie dissolue soit la meilleure voie pour réaliser mes projets précédents. En 2005, j’ai bien (trop ?) profité de la vie, il est temps de se recentrer un peu. De toute façon, ça me fatigue un peu cette vie futile et je n’ai pas vraiment les moyens de faire la bringue tous les soirs. Mieux vaut faire la fête pour de vraies occasions et en profiter que tout le temps et ne plus apprécier.

 

De la même façon, terminées les brouettes avec des gars pour qui je ne ressens absolument rien, j’ai pu constater que ce n’était pas toujours sans conséquences. Mon ego apprécie peu de se faire cracher dans la gueule par des mecs qui étaient ravis de me trouver à une époque, je n’ai aucune envie de devenir un égout séminal. A partir de maintenant (et même déjà avant), je ne veux plus que des belles histoires, pas de bises après une fellation ou autre. Je ne brouetterai plus avec quelqu’un qui ne me plaît pas plus que ça… Evidemment, rien ne peut me garantir que je me planterai pas mais au moins, je n’aurai rien à me reprocher. De toute façon, le sexe pour le sexe ne me tente plus. Cela ne veut pas dire que je dirai non à toutes les relations ne menant pas directement à l’autel mais juste que je suis lassée des connards qui prennent et partent sans donner.

 

Enfin, en vrac, j’ai des petites résolutions faciles à tenir. D’abord, j’ai décidé de passer moins de temps sur les blogs. Je les lis, je commente et basta. Concernant celui-ci, je continue à écrire et à répondre aux comms mais pas en permanence. J’ai envie de profiter de mon temps libre pour écrire, faire de la photo, des trucs du genre… Et surtout, je vais devenir (un peu) plus égoïste… Parfois, je fais les choses pour faire plaisir alors que ça m’emmerde profondément, il est temps de penser un peu à moi…Ça peut paraître curieux comme résolution mais elle est nécessaire pour moi.

 

Voilà… Pas de Mont Blanc, à voir si je tiens ou pas !