Les apôtres du good fucking

Des fois, je l’avoue, je fais des choses mauvaises pour ma zénitude (déjà très relative) et au détour d’un lien Internet, je tombe sur un article… Et je vais en lire les commentaires. Déjà les articles politiques, j’ai à peu près envie de frapper tout le monde mais j’ai trouvé pire repère : les articles et forums sexo.

Je me suis déjà énervée sur le désormais médiocre rue69. C’est comme à l’image du site qui l’héberge, une déception sans cesse renouvelée, surtout si on compare à ce que c’était au début. Dans cette antre auto proclamée du sexe sans tabou, chacun vient parler de sa vie sexuelle (trash ou prude), le tout entrecoupé de quelques articles de « fond ». Comme cet article sur la nouvelle mode en matière de porno : faire éjaculer des actrices. Et là, des commentateurs mâles viennent gentiment arroser de leur condescendance les oies blanches qui passent à côté de cette expérience éjaculatoire : vous ne savez vraiment pas ce que vous ratez. Ca y est, je suis énervée.

De 1, chacun fait ce qu’il veut de son cul, il n’y a pas de plaisir universel. T’aimes pas la pipe, le cunni, la sodomie ou le sucotage d’orteils ? Et bien passe-t-en, rien n’est obligatoire. Au contraire, tu adores ça ? Jouis en mon ami. Mais ne viens pas juger ceux qui souhaitent s’en passer. Moi, par exemple, j’adore le café et je n ‘ai pas pitié de ceux qui n’aiment pas ça, hein. De 2, j’aimerais savoir depuis quand les hommes s’expriment avec tant de certitude sur la sexualité des femmes. Tu prétends que l’éjaculation féminine est le signe d’un orgasme massif ? Et bien foi d’individu à vagin parlant cul avec d’autres individus à vagin, c’est faux.

2007 ou 2008, je suis community manager sur des forums sur les braises desquels je souffle pour tenter de redonner vie. Seule conversation un peu vivante : les femmes fontaine. Un homme me traite limite de frigide car j’explique que je vois pas l’intérêt d’éjaculer vu que j’ai des orgasmes sans ça. Mais non, lui, cet individu qui ne m’a jamais fréquentée ni même croisée sait mieux que moi qu’en fait, je jouis pas sinon, j’éjaculerais. Un apôtre du good fucking pur et dur.

Au fond, l’éjaculation féminine reste un trip très masculin « parce que comme ça on sait si vous jouissez ou pas ». Alors va falloir revoir ta bible de la baise mon petit fucker : chez les hommes, déjà, l’éjaculation n’est pas l’orgasme, ce sont des phénomènes souvent concomitants mais ils ne sont pas la même chose. Pourquoi ce serait différent chez la femme ? Et puis si t’étais un peu plus attentif à ce qu’il se passe autour de ta bite, t’aurais pas besoin que ta femme gicle pour savoir…

C’est un peu comme le point G, ça obsède surtout les hommes. Moi, j’ai pas envie qu’on me livre avec un mode d’emploi : »tu vois, tu titilles là et pof ! ». Parce que là où ces apôtres du good fucking semblent obsédés par technique et performance, moi, je veux partage, complicité et aussi plaisir. Et là, pas besoin d’appuyer sur un bouton pour me faire décoller.

Bref, la seule bonne sexualité, c’est celle qui nous convient, qu’elle soit SM-fessée, prude ou torride. Pourquoi ça pose un problème que les gens ne se plient pas à votre façon de jouir. Une fois de plus, les apôtres du good fucking n’ont pas compris que leur avis, on s’en contrefout. Quoi que je serais psy, je me pencherais sérieusement sur leur cas : un tel besoin de prouver son expertise, ça cache forcément quelque chose…

Laisse-moi t’aimer toute une nuit

Laisse-moi, laisse-moi t’aimeeeer-yeaaaaaah !

Revenons en à nos amoureux qui ont échangé leur premier baiser. Logiquement, ils glissent vers l’étape suivante : la première nuit. Note de l’auteur : la première nuit peut avoir lieu en journée, inutile d’attendre la lune pour montrer la vôtre.

La première fois avec l’autre, moment à la fois excitant et terrifiant. Tandis que les mains glissent sous nos tissus à la recherche d’une peau nue, des milliards de pensées se bousculent dans nos têtes.

– mon corps nu sera-t-il à la hauteur de ses attentes ? Alors déjà faut arrêter avec ça. De 1, aucune fringue ne fait perdre 10 kg ou ne fait gagner 3 tailles de bonnet, on est adultes, on arrête de rêver ! Et puis si la personne fuit pour un bourrelet ou un os saillant, partez drapés dans votre dignité en vous disant que cet(te) abruti(e) vous a fait gagner du temps en réagissant ainsi dès le départ.

– est-ce qu’il y a tout ce qu’il faut là où il faut ? Question plus typiquement féminine car nos formes sont déjà exposées. Certes, la taille ne compte pas mais quand même un peu. Dans les 2 sens, une bite de cheval peut faire fuir…

-mais surtout, et c’est là l’essentiel, allons nous être charnellement compatibles ?

Partons du principe que la première nuit ne sera jamais, en terme technique, la meilleure avec votre partenaire. L’envie exacerbée par l’attente, l’explosion des hormones permet de masquer les maladresses de 2 individus qui se découvrent, tâtonnent, n’osent pas toujours explorer certaines zones de prime abord… À moins de s’être tout détaillé avant mais quelle tristesse, pulvériser ainsi les délices de la découverte coquine.

L’amour est aussi une question de peau, de rythme, de sueur et de foutre qui se mêlent, se marient. L’alchimie ne s’invente pas. Et si ça ne le faisait pas ? Et si je n’aimais pas l’odeur de sa peau, sa façon de me toucher, si je me mets à espérer que ça se termine vite, que je n’aime pas sa façon de jouir ? Et si cette histoire que j’espérais magique se terminait en eau de boudin ?

La première nuit tient parfois du miracle. Comment deux êtres se laissent aller à leurs instincts pour tenter de créer quelque chose, comment ils essaient de se donner du plaisir en agissant sans réfléchir sur un corps inconnu. Comment on donne et on prends du plaisir sans avoir le temps d’y penser vraiment.

Le premier baiser comme la première nuit sont ces parenthèses enchantées où, embrasés par le feu de la passion, on ne peut pas se poser des questions, le cerveau trop occupé à réagir à différents stimulis simultanés. Les corps se consument, s’abandonnant enfin à ce désir monté en puissance par l’attente.

Toi et moi, c’est maintenant.

Rendons la capote fun

Cette semaine, c’est la semaine du sexe sur les blogs alors bon, faut bien suivre. Bon, je me force pas des masses, j’ai pas envie de parler chômagie, recherche de l’homme, de ma démission (enfin, ce qu’il en reste) et même si j’ai drôlement plus envie de vous parler de ma nouvelle vie de chef de projet éditorial (jmelapete.com). Alors, parlons sexe. Et si vous êtes sages, demain aussi (si vous avez des désidératas sur le sujet, proposez en comm).

Depuis pas mal de temps, les publicistes essaient de rendre la capote fun pour qu’on oublie l’image sinistre de « l’anti SIDA ». Je suis de la génération SIDA, des capotes à 1 franc et pendant longtemps, la capote était une punition, un peu une espèce de malédiction divine pour nous empêcher de trop jouir et surtout nous empêcher de le faire sans un minimum de préparation, de « t’as des capotes ? ». Miam. Evidemment, on n’avait jamais connu autre chose, on ne pouvait pas trop se rendre compte de ce qu’on pouvait perdre.




Evidemment, ça n’a pas aidé la cause de la capote. Et puis, on s’est dit que quitte à devoir se protéger, autant que ça devienne un peu plus fun. Et pas en transformant les préservatifs en bombe à eau. Voilà que les capotes se nervurent, se strient, se parfument et même se voient dans le noir (paraît que c’est fun, dixit la Pomme, je vous ferai un test un jour, promis). Les publicitaires ont laissé tomber le sous entendu un peu foireux (« l’été sera chaud, sortez couverts », j’ai mis des années à la comprendre) et le côté prévention pour ne plus montrer que le côté joyeux de la capote.



Ainsi, désormais, on apprend que le préservatif accroît les sensations, nous fait jouir deux fois plus fort et que même ça menace l’humanité.


De façon toute personnelle, je vois quand même quelques avantages à la capote, même si ça reste moins agréable que sans. D’abord, la meilleure raison, la principale je dirais, outre le fait que je ne suis pas motivée à l’idée de choper une MST, c’est la contraception. Même si je trouve les gamins de plus en plus mignons, ce que je trouve inquiétant en soi, je n’ai toujours pas envie de partager mon patrimoine génétique avec un homme donc « faut fermer le chemin », comme dirait ma sœur. Or le préservatif, c’est quand même ultra simple, sans hormones, sans conséquence pour le corps (sauf allergies, bien sûr). En plus, l’avantage immense avec la capote, c’est que si elle ne remplit pas son rôle, on le SAIT. Alors qu’un stérilet mal placé ou une pilule mal prise, ça peut faire des surprises. Ok, super rarement et mon argument ici est un peu bancal mais je maintiens.




Mais surtout, la capote, c’est propre. Toute fille ayant couché sans voit de quoi je parle. Pour les autres, j’explique : quand le monsieur jouit, tout ne part pas direct au but dans l’utérus, non, non, non, il en reste plein juste à l’entrée, là. Et que se passe-t-il quand on se lève ? Ca coule. Oui, c’est pas très sexy ce que je raconte mais ce sont des faits. Combien de fois j’ai dû faire la chandelle avec Guillaume 1er tandis qu’il allait chercher du PQ dans la salle de bain ? Bon, certains me feront remarquer que la chandelle, ça fait les abdos mais je préfère encore aller les travailler dans une salle de sport et pas en serrant les cuisses pour éviter que la semence de mon mec dégouline partout sur mes cuisses… et sur mes draps. Parce que ma peau, à la limite, c’est pas grave, je vais aller prendre une douche juste après mais les draps… Et comme je ne planifie pas toujours la monté de mes désirs, je n’ai pas forcément envie de couper les préliminaires par un très glamour « attends, je vais chercher une serviette pour pas salir ». Et puis après, je peste si on sort du périmètre de la serviette ? Mais top glamour, les enfants ! Je sens que mon mec sera le plus épanoui de la planète. Alors que la capote, au moins, ça retient les fluides et c’est même pour ça qu’on la met.





Alors aujourd’hui, je dis merci aux publicitaires d’avoir pris ce virage du fun. Même si je crois qu’il y a encore un gros travail à faire pour faire de la capote un espèce de sextoy ludique mais indispensable et dédramatiser ce qu’il représente : l’arme ultime contre le SIDA (contrairement à ce que Crétinus XVI. D’ailleurs, je ne résiste pas à l’envie de vous copier/coller le comm d’un certain Theo75018 que je trouve merveilleux sur cet article

« Oh… Je découvre à l’instant l’article du Washington Post…

Jusqu’à présent, on se contentait de diffuser une espèce de « note scientifique » – avec de très gras guillemets, indiquant en gros et sans la moindre précaution, qu’au terme de comptages sérieux
et d’interminables journées de traitement statistique des données recueillies, on pouvait raisonnablement conclure que « moins on baise, moins on a de chance d’attraper le sida », CQFD n°1.

A ce propos, donc, n’oublions pas de signaler aussi, à tous ceux qui ont pris cela pour du pain blanc, que plus on s’éloigne de la piscine, moins on a de chance de se noyer ? Il y a peut-être là
matière à comptage ? »

Ces éclairs d’intelligence sur le net sont tellement délectables).



PS : Quelqu’un peut-il me dire pourquoi la première pub que j’ai mise (Manix) est interdite au moins de 16 ans ? On voit bien pire dans certains films tout public, il me semble.

Le pied

Par Bobby

Le pied (du latin pedem, accusatif de pes, pedis) est une partie du membre inférieur humain et en constitue son extrémité distale. Il
sert à l’homme à se soutenir debout (station verticale) et à marcher. Il a un rôle d’équilibre, d’amortisseur et de propulseur. Il est relié à la jambe par la cheville.

Le pied comprend 26 os – soit, pour les deux pieds, le quart de ceux composant l’ensemble du squelette – 16 articulations, 107 ligaments qui tiennent ces dernières et 20 muscles qui permettent au cerveau de commander leurs mouvements. De plus, sa plante est, avec le bout des doigts, la région du corps la plus riche en terminaisons nerveuses.
Enfin, c’est, avec les aisselles et la paume des mains, la zone contenant le plus de glandes sudoripares.

Il supporte tout le poids du corps sur sept points d’appui : le talon qui porte deux tiers du poids total lors de la marche, le métatarse et la pulpe des cinq orteils. Au cours de la marche, le pied s’allonge en moyenne de 6,6 mm.

Mais trêve d’introductions wikipédiesques, et place à mon article : je veux vous parler du pied en tant que zone érogène.

Parce que Nina, elle, elle se gêne pas pour parler de pratiques sexuelles qui m’horrifient (telle qu’insérer sa langue dans un vagin), alors moi aussi je vais m’y mettre, même si la podophilie n’est pas super répandue.

A la base, le fait de trouver les pieds d’un garçon beaux, voire même carrément bandants, j’assume pas tellement. Parce que beaucoup de gens trouvent ça « sale ». Bon, ok, un pied, ça macère dans une chaussette (et dans une chaussure) toute la journée, et, comme le précisait l’exergue, ça transpire à mort.

Mais je vous propose l’expérience suivante : comparez un sexe masculin, un sexe féminin, un anus, et un pied après 24h sans passer par la case sale de bain : je pense que le plus propre, ça reste le pied.

En fait, ce qui me plaît dans cette partie du corps, c’est exactement la même chose que ce que j’aime dans les mains : il faut que ce soit grand, le plus grand possible. Un mec avec des mains immenses et qui chausse du 46, je jouis instantanément, rien à qu’à le mater. Ca pue la virilité, en gros.


Ensuite, c’est pas juste psychologique. Pour celui ou celle qui reçoit des caresses sur les pieds, y a un plaisir physique non négligeable, parce que c’est une partie du corps hyper sensible. OK, d’abord, ça chatouille, mais ça, c’est souvent parce qu’on est stressé, j’ai remarqué. Si on se détend, si on s’abandonne à l’autre (pire que le jeu de la bouteille ivre pour tester la confiance qu’on a envers son partenaire !), on peut ressentir des sensations extrêmement intenses, voire même davantage que lors d’une fellation (ou d’un cunnilingus ? je sais pas, on m’en a jamais fait et c’est pas prêt d’arriver).

Alors n’hésitez plus, foncez ! Sucez les orteils de votre complice de couette !

Vous m’en direz des nouvelles…

Le karma existe, je l’ai rencontré

Samedi, j’ai joui. Mais je ne parle pas ici de sexe mais de jouissance plus…mesquine, vile. Un acte que l’on pourrait qualifier de méchant mais que je classerai dans la catégorie « bien fait pour ta gueule, tu l’as bien cherché ».




Retour en arrière : janvier 2006 (l’année 2006 fut une de plus pourries de ma vie), le 02, précisément. Je rentre chez moi après les vacances de Noël, j’avais retrouvé Guillaume 2 à Paris pour qu’on passe une nuit ensemble avant qu’il ne retourne en Bretagne. En arrivant dans mon appart, ça pue le moisi, eurk ! J’ouvre la porte de la salle de bain et
découvre une belle flaque en plein milieu. Suite à ça, j’appelle le proprio qui me dit de contacter un autre locataire de l’immeuble qui a le même proprio que moi pour savoir chez qui il va en matière de plomberie. Je fais venir le plombier qui me dit qu’il faut changer le réservoir des toilettes, je paye (800 euros) et il me change la cuvette sur le champ. J’expédie la facture à mon proprio qui refuse de payer m’expliquant que je m’était faite arnaquer et que j’avais qu’à attendre avant de faire les travaux. Après tout, qu’est-ce que j’emmerde le monde à pas vouloir vivre quelques jours de plus dans une bonne odeur de moisi avec un taux d’humidité affolant alors même que je n’ai plus de chauffage ni eau chaude car la chaudière était en panne, hein ? Et pan, 800 euros dans la gueule, pas un centime de remboursé. A partir de là, je n’ai pas été une très bonne locataire, payant toujours l’augmentation de loyer avec retard, oups…



Novembre 2008. Comme la secrétaire du proprio m’a dit qu’il était peut-être temps que je finisse de remettre l’appart en état pour les visites, je vais passer la shampoineuse ce samedi dans mon ancien appart. Une fois fait, je la pose devant ma porte et laisse celle-ci ouverte, des fois qu’un voisin ait l’idée saugrenue de voler ma beeeeeelle shampoineuse kiloutou. Alors que j’étais en train de remonter une armoire en tissu que j’avais entrepris de démonter y a 15 jours avant de renoncer à l’idée de l’embarquer, un mec, nouvel arrivant dans l’immeuble, passe devant la porte et me salue. « Vous arrivez ou vous partez ?

– Je pars.

– Vous savez qu’il y a une fuite qui vient de votre salle de bain et qui a inondé la cave ?

– Heu bé non… »

Donc il jette un œil à ma salle de bain aux joints moisis et me confirme qu’il doit y avoir une fuite, je lui promets d’en parler à la secrétaire de mon proprio. Une fois le monsieur parti (qui ressemblait incroyablement à Benoît et après coup, je me suis demandée si c’était lui et si j’avais commis l’impair incroyable de ne pas reconnaître un mec avec qui j’avais couché plusieurs fois mais non, après vérification sur la boîte aux lettres, c’était pas lui), je suis au bord de l’orgasme. Mais pan dans ta gueule connard ! Parce que là, si la fuite inonde la cave, c’est du lourd, il va sans doute falloir tout casser et ça va coûter bien plus que 800 euros. Et l’appart reloué au 1er décembre, c’est totalement raté aussi (mais là, c’est un peu volontairement ma faute vu qu’ils n’ont toujours pas pu le faire visiter puisque je suis la seule à avoir les clés). Oh bah, c’est ballot ! Quant à moi, je me demande bien ce qu’ils pourraient me faire : je quitte l’appart officiellement dans une semaine, il est hors de question qu’ils m’impliquent dans quoi que ce soit dans cette histoire.



Donc voilà, en proie à une joie mesquine, vile et petite, j’ai appelé ma mère pour lui raconter et ça l’a bien fait rire. La seule chose que je regrette, c’est que le proprio qui avait refusé de me rembourser les toilettes soit mort et que ce soit un de ses fils qui récupère la tuile mais finalement, il est bon de constater que, curieusement, il existe une justice. C’est le pouvoir du karma. Merci de m’avoir vengé, mec ! Et maintenant, je prie très fort pour que la fuite vienne des toilettes, justement, pour que l’histoire soit encore plus mesquine mais après avoir étudié ça de près, je me demande si ça vient pas du bidet (objet dont je ne me suis jamais servi en 3 ans et demi vu que je prends des douches quotidiennement).

Note pour moi-même, faire la liste des cas où j’ai été garce sans raison pour voir un peu ce qui m’attend.

Résiliation, exultation

Y a des jours où je me demande qui j’ai pu taquiner dans une vie antérieure pour tout me reprendre aujourd’hui. Oh, rassure-toi, il ne m’arrive rien de dramatique non plus mais je suis un peu fatiguée par les petits mesquineries qui ne me facilitent pas la vie.


Hier soir, je cartonne puisque je déménage samedi et autant te dire que je suis en retard. A un moment, la télé qui tournait en fond se bloque : vive la freebox. Je débranche et rebranche as usual et là, nouveauté : la box ne s’allume carrément plus. La prise a un mois. Je reteste avec les 4 autres prises en ma possession (oui, chez free, il paraît tout à fait normal qu’on change de prise tous les 3 mois et là, ça s’accélère). Rien. Ca tombe bien, j’avais prévu de partir à la concurrence.


Donc voilà, free, je te quitte et je te jure que j’en jouis. Carrément. Pourtant, notre première année fut sans nuage. Je surfais, je regardais la télé, je téléphonais… Une première fois, le téléphone m’abandonna mais une gentille conseillère m’expliqua qu’il fallait réiniatiliser la box de temps en temps. Aaaaaaaaah ok. Mais la crise commença en août 2007 quand après un plantage, la box ne repartit pas. Inquiète, j’appelais la hotline et un monsieur qui semblait parler de très très loin m’expliqua qu’il fallait changer la prise d’alimentation. Ouais, c’est ça. 3 semaines plus tard (ahem), je recevais une nouvelle prise. Ah oui, ça remarche mais plus le wifi par contre. Et cette petite rigolade se renouvela plusieurs fois. La dernière fois, il y a même pas deux mois, re panne donc là, j’en peux plus, j’appelle la hotline en hurlant que je voulais une nouvelle box. Ca fait presque trois ans que je suis cliente chez eux, la mienne est manifestement en train de mourir, je ne vois pas pourquoi on persiste à m’envoyer une nouvelle prise secteur tous les deux mois alors qu’il serait plus simple de changer simplement la box.


Le lendemain, à force de hurler, j’obtiens un technicien. 49 euros ça m’a coûté pour entendre le mec m’expliquer que le problème venait de la prise secteur… Et là, attention, le gentil technicien (car il était sympa, heureusement pour lui car il aurait pris tout le mépris que j’ai pour sa boîte dans la gueule, sinon) m’explique pourquoi je change de prise tous les deux mois : « Elle est fragile la box puis ce n’est pas bon de la brancher sur une multiprise, c’est ça qui l’abîme ». Ah mais oui, bien sûr, suis, je bête, comment n’ai-je pas pensé à prendre une prise rien que sur la box, j’ai teeeeeeeeeeellement de prises alimentation chez moi, pfiou. Rappelons un peu à quoi sert la box : d’abord à aller sur Internet avec un ordinateur, ce qui implique un écran et un pc. Deux prises. En général, avec un ordinateur, on a une imprimante et des enceintes vu qu’elles ne sont pas intégrées dans l’écran, on en est à quatre prises. La freebox fait aussi téléphone, cinq prises. Et elle donne aussi plein de chaînes de télé, six prises. Je vous ferai grâce d’un éventuel lecteur DVD, d’une console de jeu et même de la lampe de bureau.


Conclusion : Free s’engage à me fournir un accès à Internet mais son matériel pourri m’en empêche car là bas, personne n’a pensé au fait qu’à côté d’un boîtier qui donne accès à Internet, à la téléphonie et à des chaînes de télé, il y aurait forcément plusieurs appareils branchés sur la même prise secteur. C’est tellement logique que même moi, j’y pense. Et quand on réclame une nouvelle box, ce qui est logique dans la mesure où je n’ai plus le wifi (j’ai quand même payé 30 euros pour cette foutue carte) et que je suis quand même cliente
depuis 3 ans. Mais non, je reste avec ma rougne.

Alors aujourd’hui, free, je suis ravie, mais alors ravie de t’envoyer ma lettre de résiliation (du con) et j’hésite à y adjoindre cet article (ou équivalent). Je te jure que désormais, quand on me parlera de toi, je n’hésiterai pas à te faire une pub digne de ce nom. Quoi que n’étant pas la seule mécontente, je ne suis qu’une voix de plus dans le brouhaha de tes usagers insatisfaits.

Je ne te salue pas et ne t’envoie pas de salutations distinguées. Je te dis juste que j’ai un peu envie de fracasser ta box pour me défouler et t’envoyer des photos de ma future Neufbox. Non mais…

PS : Je te félicite pour ta dernière campagne de pub qui illustre à quel point tu prends les gens pour des cons à exploiter.


La bise post coïtale

Les hommes ne cessent de m’interpeller tant leur conduite me paraît aller en dépit du bon sens des fois. Article misandre ? Si peu ! En fait, je voulais parler d’une étrange pratique qu’ont certains. Après un coït, au moment de se séparer, ils nous font la bise. Charmant.

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Je suis une embrasseuse affective. Ca veut dire que moi, j’aime embrasser et j’aime qu’on m’embrasse et mon mec, je suis toujours en train de le papouiller (enfin, en privé, en public, je sais me tenir). Quand je suis avec un mec juste pour une partie de jambe en l’air, j’aime bien qu’il m’embrasse aussi, ça fait partie de l’excitation, c’est comme ça. Donc quand après une brouette endiablée (ou pas), monsieur me fait la bise, je le vis relativement mal, quand même. Après tout, il a visité mon intérieur, ça me paraît un peu normal qu’il me fasse un vrai bisou quand on se sépare. T’en fais pas coco, c’est pas parce que nos lèvres se touchent quand tu t’en vas que je vais commander ma robe de mariée.

Pourquoi je n’aime pas la bise post-coïtale ? Parce que manque plus que le mec me file un billet et c’est la complète. Oui, la bise post-coïtale me fait sentir pute, c’est un fait. Genre « Mmm, c’était sympa ce petit coït, faudra qu’on se remette ça. Allez, porte toi bien et bonjour à ton chat ! ». Il croit quoi, lui ? Que je couche avec tout le monde ? Non, je ne donne pas non plus mon corps à n’importe qui donc j’aimerais tant qu’à faire que ce moment particulier se prolonge jusqu’à ce que la porte se referme. Même avec mes plans culs. Après tout, il faisait moins la chochotte quelques temps plus tôt, sa langue était bien dans ma bouche, alors bon… Pourquoi à partir du moment où je suis resapée, ses lèvres n’atterrissent plus que sur mes joues ? Pour moi, la bise post coïtale ne peut être acceptée que dans un cas extrême, à savoir en sortant de l’hôtel où on vient de partager une brouette avec un homme marié qui ne peut pas nous embrasser dans la rue. Sinon non.

Je m’étonne même de rédiger cet article tant certaines choses me paraissent évidentes mais apparemment, on ne fonctionne pas toujours pareil, hommes et femmes. La première fois, c’était Benoît, beau spécimen de connard qui m’avait fait le coup : il arrive et une fois qu’il a eu sa fellation jusqu’au boutiste, il m’explique qu’il doit repartir bosser et me claque la bise. Depuis j’ai compté, 4 autres mecs m’ont fait le coup dont le dernier vendredi soir (d’où cet article aujourd’hui). Non mais je suis quoi pour vous, sans déconner ? Votre égoût séminal ? « Excuse-moi, je passe juste jouir, je t’embêterai pas trop longtemps ». Oui parce que curieusement, à part deux, ce sont des cas typiques de « bon, j’ai tiré mon coup, on va pas passer la nuit ensemble non plus ». Ah, tiens, j’ai un pouvoir magique que je connaissais pas, je peux tout à fait passer pour une poupée gonflable… Sauf que la poupée gonflable, on la lave et on la range soigneusement. Désolée mais c’est un peu facile de tirer son coup et de pas assumer le service après-vente. Parce que si vous avez la flemme de bien faire les choses jusqu’au bout, payez vous une pute. Parce que je suis peut-être gratuite, moi, mais je suis sensible. J’en ai marre de me faire traiter comme une merde par un mec qui vient juste de se retirer de moi. A moins que son amabilité ne soit liée qu’à son érection.

Le pire c’est que ces mecs là, on les traiterait comme ils nous traitent, ils le vivraient super mal genre « je suis tombée sur une salope qui m’a baisé et s’est cassée sans demander son reste, c’te pute ». Ils seraient tout cassés dans leur virilité. Et ça leur ferait pas de mal. Franchement, même avec un plan cul, je fais pas la bise, je trouve ça mesquin et déplacé, tout simplement. C’est bon, j’ai compris qu’on n’était pas ensemble, c’est pas une raison, merde. En plus, c’est le genre de mec à vous appeler juste pour vous baiser. Ils s’en foutent
de votre vie, de ce que vous foutez, de ce que vous pensez et même comment vous vous appelez. Soyons claire, nous sommes des objets et c’est tout alors ferme-là et mets toi à quatre pattes, s’il te plaît, histoire que je tire mon coup et que je me casse, j’ai pas que ça à foutre non plus. Mais monsieur, ce n’est pas parce que nous ne sommes pas un couple que tu ne me dois pas un minimum
de respect. En tout cas, t’étonne pas que je ne veuille plus te voir après ça. Démerde toi avec ta main droite, elle, au moins, elle te demandera rien, juste un coup de savon après le coït.

(désolée, la version audio est pétée, ça fait deux fois que je la refais et qu’elle passe pas)

Les nouvelles amazones

En ce moment, la mode, ce sont les femmes amazones. Enfin, quand je dis en ce moment, ça date d’il y a un petit moment quand même. Depuis Sex and the city ou peut-être même avant, je ne suis pas sûre. Tiens, je ne suis pas sûre ? Intéressant, creusons un peu.

xena-amazone

Quelle est la femme des années 2000 ? Une femme qui s’assume, yeah. Elle baise, elle jouit, elle se masturbe, elle jette les hommes comme les Kleenex sans complexes ni culpabilité. Quoi que… Moi, j’utilise pas les hommes comme des Kleenex, y en a même que j’essaie de garder parce qu’ils me plaisent bien et que l’idée de faire un bon bout de chemin ensemble me donne des ailes. Bref, la femme des années 2000 est une sexuée fière de l’être et qui revendique son donjuanisme. Sur ce point, je suis d’accord. Mon nombre de partenaires sexuels a deux chiffres (mais on s’en fout du nombre exact) et de ce fait, je pourrais passer pour une salope. Mais à part quelques accidents de parcours, j’ai toujours eu du respect pour ces hommes tout comme ils en ont eu pour moi et les souvenirs que j’en garde sont souvent de bien agréables moments. Parce que même si la plupart d’entre eux ne furent pas des officiels, ça n’empêche pas qu’il y avait quelque chose. Pas de l’amour mais une
certaine affection. Bref, j’utilise pas les hommes comme des godes vivants. Et, ô surprise, beaucoup de femmes libérées raisonnent comme moi.

En ce moment tourne une nouvelle pub meetic, censée représentée la femme des années 2000 et que les hommes regardent en croyant avoir tout compris à la gent féminine. Je ris. Je regarde cette pub et je me reconnais dans peu de nanas. A la limite celles qui matent mais nous sommes beaucoup plus discrètes que ça. Et la black qui fout son mec dehors est géniale (quoi que notez que c’est elle qui a fait la valise comme quoi, rien ne change). Mais après, honnêtement, j’ai un rencard avec un mec, je demande pas de capotes à mon collègue car :

– on va chez moi, j’en ai à la maison

– les trois quarts du temps, le mec en a

– y a des distributeurs dans toutes les stations de métro

– mes collègues n’ont pas à savoir que je baise. Je n’ai pas honte d’avoir une vie sexuelle mais j’aime bien que les choses soient cloisonnées.

Sans parler de la nana qui met les mains de son mec sur ses seins sur la moto, pas sûr que ce soit le meilleur endroit pour s’accrocher et forcément, ça casse tout le charme. Moi, j’aime mieux quand un mec arrive sur mes seins après quelques instants de papouilles, dans la logique des caresses. Non mais c’est vrai quoi…

Bon, bref, on nous fait croire que la femme des années 2000 est donc un vrai mec, si j’ose dire, qui ose s’endormir après le sexe et consomme les hommes comme d’autres les dragibus. Ce qui est bien, c’est qu’on substitue un cliché par un autre, on passe direct de Bree à Samantha, en gros, sans transition aucune. Merci les publicistes. Pourtant, j’ai réfléchi à ce « depuis quand on est des Samantha » et je trouve pas de réponse. Tout simplement parce que la femme des années 2000 n’a rien de nouveau, y a bien que des mecs pour penser ça. Revenons un peu en arrière. Le MLF, les femmes qui brûlent leurs sous-tifs, qui revendiquent le droit à l’orgasme, au contrôle de leur corps…. Années 60-70. Nos mamans. Oui, moi, ma mère, elle a beau être vierge comme le veut les statuts de la secte des immac’ réunis que je suis en train de créer avec Vicky, c’est pas précisément le genre prude. Souvenez-vous, ma mère, cet être merveilleux qui rigole comme une bossue devant un tableau qui s’appelle « La pinède en feu » avec un pompier qui tient fermement sa lance (à incendie) au niveau des reins, qui me répond que c’est pas de sa faute si y a plus de vierges à la maison quand je lui dis qu’on devrait acheter la beeeeeeeelle statue de la Vierge dans la vitrine parce qu’on n’en a pas (c’était ironique), qui me répond, quand je m’indigne que les prostituées ne soient payées que 30 euros la pipe « bah, au moins, elles sont nourries ». Là, voilà, ça, c’est ma maman. Pas hyper coincée du cul (mais toujours vierge). Et même, quand je lis, je constate que des femmes jouissantes et amatrices de sexe, des maîtresses femmes, ça n’a rien de nouveau. Oui parce que faudrait pas croire que l’orgasme, c’est une spécialité des femmes des années 2000, on n’a rien inventé.

Alors, vous allez me dire « ouéééééééé mais attends, on drague plus comme avant, vous êtes plus entreprenantes ». Heu, vous en savez quoi ? Oui alors certes, dans la bourgeoisie du XIXe, la séduction était ultra codée mais vous croyez vraiment qu’à la campagne, dans les bals populaires et autres, seuls les hommes prenaient les devants… Les femmes ne sont pas des saintes vierges (sauf ma mère), il serait temps d’atterrir. Parce que si vous attendez que les publicistes vous donnent une image (fausse) des femmes, vous êtes mal barrés messieurs.

Les jeunes, rebelles du sexe

Il y a des jours, j’aime bien lire des magazines. Oui, d’abord, c’est mon métier mais en plus, c’est fascinant comme on a le sentiment qu’ils sont à côté de la plaque, des fois. Parmi les thèmes qui plaisent et qui font vendre : le sexe. Jusque là, rien de nouveau, j’ai déjà parlé du sexe dans les magazines. Non, moi, ce qui me plaît, c’est la notion de « nouveau » en matière de sexe.

 

Cet été, dans un élan de sérieux, j’ai lu un essai, Génération 69, ou la complainte incessante des trentenaires qui en veulent aux soixante-huitards d’avoir eu une plus belle vie qu’eux. Ouais, moi aussi, ça me fait chier de pas avoir de boulot, de pas être considérée et tout ça mais dans la génération 68, y a notamment mon papa (bon, lui, il a pas manifesté, il était à la plage) qui est ma principale source de revenus donc j’ai un peu de mal à lui reprocher quoi que ce soit. Alors, oui, si on veut, y a conflit des générations mais c’est pas le sujet de l’article, de toute façon. Donc, dans ce livre, arrive un chapitre un peu surréaliste genre « ahah, vous les soixante huitards, vous avez le pouvoir, l’argent et les avantages sociaux garantis mais nous, on a le sexe ! ». Bon alors, messieurs les trentenaires, sachez que si vous avez écrit ce livre, c’est que vous existez et si vous existez, c’est que votre papa a mis son pénis dans votre maman et puis le reste, vous connaissez. Y a que ma sœur et moi qui sommes nées de l’immaculée conception (ah et Jésus, aussi pardon !). Soyons sérieux trente secondes : en matière de sexe, on n’a carrément rien inventé.

Comme je l’ai dit dans un autre article, j’ai fait une histoire de la sexualité et du genre et j’avoue que ça me passionne. Oui, le sexe, c’est pas juste pour  jouir, c’est un sujet follement passionnant. Je pense que les mœurs sexuelles d’une société sont un excellent indicatif de sa santé. Alors regardons un peu l’histoire, la Grèce, par exemple. Alors, là, ça s’enfilait dans tous les sens. Au gymnase, les jeunes éphèbes étaient initiés à toutes sortes de sport. Et encore, se limiter à la Grèce comme exemple, c’est une erreur : allez dans n’importe quel musée antique, vous trouverez forcément un vase, une amphore ou une assiette avec le kama sutra dessiné dessus. Le Kama Sutra, parlons en ! Ca a été écrit au IV ou Ve siècle après JC et ça reste THE référence absolue en matière de sexe. Sinon, on a Sade, aussi, dans le genre « sexe méga pervers » où l’on découvre que les partouzes ne sont pas un concept des tenanciers des clubs échangistes parisiens. Je suis pas une mère la vertu mais je vous avoue qu’à la fin de « La philosophie dans le boudoir », j’avais limite
la nausée. Bon, je vais pas étaler ma culture 107 ans sur le sujet, vous avez compris l’idée.

Et pourtant, chaque génération se croit inventrice d’une sexualité plus débridée que la précédente. Bon, évidemment, on a du mal à imaginer nos parents et leurs amis en train de joyeusement forniquer (mon Dieu, quelle horreur, je me traumatise toute seule, là) mais on n’est pas la première génération à pratiquer un sexe relativement libre (ça dépend des personnes) et, rassurez-vous, on n’est pas la dernière non plus. Quand on étudie l’histoire avec l’impératif de la virginité, faut pas se leurrer, ce sont des normes bourgeoises. Autrement dit, chez les paysans, lors des bals populaires, les garçons et les filles ne se privaient pas pour cafouniter (spéciale dédicace à ma mère qui me lit pas) dans le foin. Bon, les filles mères, c’était la honte mais voilà, à part ça, on pouvait s’ébattre dans les prés sans créer un scandale.

Alors pourquoi ce besoin que chaque génération a de se sentir créatrice d’un sexe débridé ? Non parce que c’est pas nouveau, regardez 68, puisque j’en parlais tout à l’heure,les « faites l’amour pas la guerre » et la réclamation de cités universitaires mixtes… Bon, outre le fait qu’on a du mal à concevoir que les parents aient du sexe, je suppose que quelque part, affirmer sa sexualité et la vivre pleinement, c’est un peu s’affranchir de l’enfance. « J’ai du sexe, je suis adulte ». C’est rompre avec la génération précédente, rejetant ses valeurs morales et tout ça. Evidemment, de nos jours, c’est peut-être plus facile de se trouver des partenaires sexuels, on allume son ordinateur, un coup sur meetic ou assimilé et hop, en une heure,on peut se retrouver avec quelqu’un dans son lit. Enfin quoi qu’à y réfléchir, je pense que chaque génération a eu son « meetic », ses boîtes échangistes où on rentre dans qui on veut, ses soirées privées qui dérivent en partouze, comme toutes les soirées où sont invités les gens de Paris Dernière.

Alors, non, le « nouveau sexe » n’existe pas, nous n’avons rien inventé, tout a déjà été fait, nous ne faisons que redécouvrir, ré expérimenter. Les hommes forniquent depuis que le monde est monde, avec plus ou moins de raffinement. Alors « libéré(e) », oui, « novateur », non. 

Du sexe avec une célébrité : un fantasme à réaliser ?

L’autre jour, j’ai écrit un article dans lequel je parlais de « Sagamore », en référence à Sagamore Stévenin. Oui, c’est pas parce que j’ai pas de moitié en vrai que je ne peux pas parler amour ou autre. Mon fiancé virtuel, avant, c’était Brad mais comme j’ai eu un vrai copain pas virtuel du tout depuis, le nouveau, c’est Sagamore parce que je fais pas dans le réchauffé. Bref, voyant cela, une lectrice me proposa gentiment de me filer les coordonnées de ce monsieur mais je refuse, ne sachant qu’en faire. Car après tout, autant c’est rigolo de fantasmer
sur une célébrité, autant le concrétiser, non.

Bon, imaginons, imaginons. Nina est seule dans son lit, elle imagine de belles histoires de princes charmants et de princesses. Dans le rôle de la princesse, moi, forcément. Dans le rôle du prince… Bon, comme je n’ai aucun plan M pour le moment, prenons un choupinou célèbre, ça fera l’affaire. Donc au hasard, notre ami Sagamore. Voilà un prince doux, prévenant aux attributs royaux conséquents. Oui, comment vous croyez, vous, que prince et princesse « eurent beaucoup d’enfants », par insémination artificielle ? Bon, bref, vous saisissez
l’idée. Bon, comme j’ai beaucoup d’imagination et que j’ai du mal à m’endormir, j’ai le temps de fantasmer, avec plein de scénarii différents et tout.

Un jour, voilà que je me promène dans la rue. « Lalalalala ». Soudain, qui vois-je ? Sagamore himself ! Bon, cette scène est totalement fictive puisque je pourrais croiser mon père dans la rue que je ne percuterais même pas. Mais bon, on continue ! Donc, je croise M. Sagamore et lui, il me remarque aussi, il me propose de boire un verre. Bon, on discute, blabla, puis il me propose un dernier verre chez lui. Bon, comme j’ai plus 15 ans, j’ai pas la naïveté de croire qu’un mec m’invite à un dernier verre juste pour me parler de la pensée philosophie de Kierkegaard. Donc, toute émoustillée, j’accepte. Oui parce que quitte à être dans la supposition, il est acquis que pour l’occasion, je serai épilée, j’aurai mes plus beaux dessous et j’aurai même pas mes règles.

Bref, lui et moi, moi et lui sur un canapé à quand même boire ce dernier verre et ce qui devait arriver arriva, nous nous embrassâmes passionnément avant de finir en brouette. Bon alors, déjà, vous aurez noté que jusqu’à la brouette, M. a un comportement irréprochable. C’est déjà de l’ordre du fantasme. M. étant un peu connu, il pourrait me croiser dans la rue et faire : « hé poulette, ça te dirait de baiser avec une célébrité ? ». Heu… Ben non, là, j’ai pas le temps, j’ai ma casserole de lait en double file ! Bon et même s’il est gentleman, il pourrait être très mauvais amant ou me sortir un « alors, ça te fait quoi d’avoir couché avec une star ?» à peine a-t-il fini de jouir. Heu… Ah, il faut que j’y aille, mon
chat a l’appendicite, là. Bref, entre la réalité, pas toujours glamour, et le fantasme, toujours délicatement sensuel, il peut y avoir une sacrée différence. Non parce qu’on sait jamais, Sagamore, il peut être goujat, SM hard, podophile (non, y a pas de fautes, c’est un amateur des pieds !), petite bistouquette, bande mou, éjaculateur précoce…

Bref le mythe serait brisé. Tu vas me dire, et alors ? Au moins, le fantasme sera réalisé. Ouais mais finalement, j’aurais préféré que ça reste un fantasme car même si la liste de mes fantasmes sur des célébrités sont longues, ça fait chier quoi. En plus, j’ai rien d’une midinette et côté « fan qui couche avec sa star » (à dire avec une voix de pétasse), ça me fait pas triper, il faut être honnête. Déjà quand j’ai reçu le mail de la demoiselle, je me suis demandée ce que je pourrais en faire. Fureter dans son quartier en espérant le croiser ? Je le fais plus depuis mes 16 ans. Et puis j’ai pas le temps. Et puis avec le bol que j’ai, il habitera forcément à l’autre bout de Paris. L’appeler alors ? Ah, j’imagine ça d’ici :

« Allo Sagamore ?
– Heu… Oui, c’est qui ?

– Je m’appelle Nina et j’ai 26 ans et je te trouve trop trop beau.

– Merci. Et ?
– Ca te dirait qu’on aille boire un verre un de ses 4 ?

– Ah…euh…Je peux pas, je dois m’épiler les genoux. Et puis je suis marié et en plus, je suis podophile. »

Toutes mes répliques sont à dire avec ma voix de pétasse option suraiguë hystérique. Bref, ça pourrait être très rigolo mais la dernière fois que j’ai appelé un mec pour lui déclarer ma flamme (j’avais 16 ans), je me suis pris un vent donc curieusement, la drague téléphonique, je le sens plus trop.

Et puis d’abord, si mon destin est de me taper un jour Sagamore, c’est que nous nous serons trouvés par hasard et pas parce que j’ai joué ma fan hystérique et collante parce que, ça, curieusement, je sens que ça lui plaira pas.

Nous fantasmons tous sur des célébrités, c’est normal. Mais je suis pas la seule à trouver Sagamore (ou Brad ou d’autres) choupinou donc c’est plus marrant de se faire ses films que de tenter quoi que ce soit. Parce que Sagamore, il doit en avoir marre des nanas qui le désirent corps et âme, qui lui écrivent de longues lettres avec des cœurs sur les i et puis tout ça.


Non, c’est définitif : Sagamore, si tu me veux, c’est à toi de te bouger !

 

PS : Sagamore, si tu me lis, sache que je ne pense pas que tu sois équipé petite bistouquette impuissante. Sache cependant aussi que je suis comme St Thomas, je ne crois que
ce que je vois…