Rendons la capote fun

Cette semaine, c’est la semaine du sexe sur les blogs alors bon, faut bien suivre. Bon, je me force pas des masses, j’ai pas envie de parler chômagie, recherche de l’homme, de ma démission (enfin, ce qu’il en reste) et même si j’ai drôlement plus envie de vous parler de ma nouvelle vie de chef de projet éditorial (jmelapete.com). Alors, parlons sexe. Et si vous êtes sages, demain aussi (si vous avez des désidératas sur le sujet, proposez en comm).

Depuis pas mal de temps, les publicistes essaient de rendre la capote fun pour qu’on oublie l’image sinistre de « l’anti SIDA ». Je suis de la génération SIDA, des capotes à 1 franc et pendant longtemps, la capote était une punition, un peu une espèce de malédiction divine pour nous empêcher de trop jouir et surtout nous empêcher de le faire sans un minimum de préparation, de « t’as des capotes ? ». Miam. Evidemment, on n’avait jamais connu autre chose, on ne pouvait pas trop se rendre compte de ce qu’on pouvait perdre.




Evidemment, ça n’a pas aidé la cause de la capote. Et puis, on s’est dit que quitte à devoir se protéger, autant que ça devienne un peu plus fun. Et pas en transformant les préservatifs en bombe à eau. Voilà que les capotes se nervurent, se strient, se parfument et même se voient dans le noir (paraît que c’est fun, dixit la Pomme, je vous ferai un test un jour, promis). Les publicitaires ont laissé tomber le sous entendu un peu foireux (« l’été sera chaud, sortez couverts », j’ai mis des années à la comprendre) et le côté prévention pour ne plus montrer que le côté joyeux de la capote.



Ainsi, désormais, on apprend que le préservatif accroît les sensations, nous fait jouir deux fois plus fort et que même ça menace l’humanité.


De façon toute personnelle, je vois quand même quelques avantages à la capote, même si ça reste moins agréable que sans. D’abord, la meilleure raison, la principale je dirais, outre le fait que je ne suis pas motivée à l’idée de choper une MST, c’est la contraception. Même si je trouve les gamins de plus en plus mignons, ce que je trouve inquiétant en soi, je n’ai toujours pas envie de partager mon patrimoine génétique avec un homme donc « faut fermer le chemin », comme dirait ma sœur. Or le préservatif, c’est quand même ultra simple, sans hormones, sans conséquence pour le corps (sauf allergies, bien sûr). En plus, l’avantage immense avec la capote, c’est que si elle ne remplit pas son rôle, on le SAIT. Alors qu’un stérilet mal placé ou une pilule mal prise, ça peut faire des surprises. Ok, super rarement et mon argument ici est un peu bancal mais je maintiens.




Mais surtout, la capote, c’est propre. Toute fille ayant couché sans voit de quoi je parle. Pour les autres, j’explique : quand le monsieur jouit, tout ne part pas direct au but dans l’utérus, non, non, non, il en reste plein juste à l’entrée, là. Et que se passe-t-il quand on se lève ? Ca coule. Oui, c’est pas très sexy ce que je raconte mais ce sont des faits. Combien de fois j’ai dû faire la chandelle avec Guillaume 1er tandis qu’il allait chercher du PQ dans la salle de bain ? Bon, certains me feront remarquer que la chandelle, ça fait les abdos mais je préfère encore aller les travailler dans une salle de sport et pas en serrant les cuisses pour éviter que la semence de mon mec dégouline partout sur mes cuisses… et sur mes draps. Parce que ma peau, à la limite, c’est pas grave, je vais aller prendre une douche juste après mais les draps… Et comme je ne planifie pas toujours la monté de mes désirs, je n’ai pas forcément envie de couper les préliminaires par un très glamour « attends, je vais chercher une serviette pour pas salir ». Et puis après, je peste si on sort du périmètre de la serviette ? Mais top glamour, les enfants ! Je sens que mon mec sera le plus épanoui de la planète. Alors que la capote, au moins, ça retient les fluides et c’est même pour ça qu’on la met.





Alors aujourd’hui, je dis merci aux publicitaires d’avoir pris ce virage du fun. Même si je crois qu’il y a encore un gros travail à faire pour faire de la capote un espèce de sextoy ludique mais indispensable et dédramatiser ce qu’il représente : l’arme ultime contre le SIDA (contrairement à ce que Crétinus XVI. D’ailleurs, je ne résiste pas à l’envie de vous copier/coller le comm d’un certain Theo75018 que je trouve merveilleux sur cet article

« Oh… Je découvre à l’instant l’article du Washington Post…

Jusqu’à présent, on se contentait de diffuser une espèce de « note scientifique » – avec de très gras guillemets, indiquant en gros et sans la moindre précaution, qu’au terme de comptages sérieux
et d’interminables journées de traitement statistique des données recueillies, on pouvait raisonnablement conclure que « moins on baise, moins on a de chance d’attraper le sida », CQFD n°1.

A ce propos, donc, n’oublions pas de signaler aussi, à tous ceux qui ont pris cela pour du pain blanc, que plus on s’éloigne de la piscine, moins on a de chance de se noyer ? Il y a peut-être là
matière à comptage ? »

Ces éclairs d’intelligence sur le net sont tellement délectables).



PS : Quelqu’un peut-il me dire pourquoi la première pub que j’ai mise (Manix) est interdite au moins de 16 ans ? On voit bien pire dans certains films tout public, il me semble.

Pourquoi les beaux sont-ils toujours avec des moches ?

Par  Tatiana

Un vendredi soir sur Paris : réunion d’une partie de la girly team (je crois qu’on arrivera jamais à se voir toutes ensembles) dans un bar puis au bistrot romain. Je pense que tous les sujets de filles ont été abordés sauf peut être l’épilation, on a pas du en parler ce soir là. En tous cas je m’en rappelle plus. On a surtout parlé
couple et beaux mecs. Oui quand est-ce qu’on pourra nous aussi s’afficher au bras d’un dieu grec ? Certaines d’entre nous on déjà le leur mais pas toutes.

 

Enfin bref, ça parle ça parle et ça arrive au sujet de prédilection du moment « l’île de la tentation ». Ceux et celles qui regardent auront donc vu le couple Lyndsay  et sa copine Joanna. Nous, ce soir là, on s’accordait pour dire que Lyndsay il est beaucoup plus beau que Joanna. D’ailleurs il est même très beau, mais ça c’est mon avis personnel. Et justement ce soir-là, on s’est demandé ce qu’il foutait avec elle car il peut trouver beaucoup mieux. Genre nous quoi ! Bon, en fait on a pas dit ça hein. Mais au bout du compte on arrive au constat suivant : pourquoi les beaux sont-ils souvent avec des moins beaux qu’eux ?

Eh bien moi j’ai une théorie là-dessus, que je me suis empressée de dire quand on a eu cette discussion et qu’on m’a expressément incité à vous livrer ici-même.

Tout d’abord la version logique et mathématique. Les beaux sont par définition plus rare que les gens normaux et les gens moches. C’est ce qui les rend si attirants et qui définit par là même leur statut de beau. C’est comme l’expression « tout ce qui est rare est cher ».  La sélection naturelle a mal fait son travail elle n’a pas encore rayé de la planète les spécimens trop faibles. Donc si les gens beaux sont plus rares, forcément à un moment y en a dans le lot qui seront avec une personne moins bien qu’eux. Je crois que jusque là c’est plutôt logique.

Mais moi j’ai une autre théorie sur le pourquoi du comment de la chose. Une théorie bien plus subtile qui découle des mécanismes inconscients et complexes de notre cerveau. C’est parti pour l’analyse de Mme Freud herself :

En fait c’est très simple. Inconsciemment ou non, notre moitié nous sert quelque part de faire valoir. On a beau dire « non non c’est pas vrai » ; E=m6 nous a déjà expliqué qu’on choisissait souvent sa moitié en fonction de son patrimoine génétique (notre cerveau analyse certaines caractéristiques physiques comme révélatrices de caractéristiques génétiques illustrant notre supériorité dans la sélection naturelle). On peut donc facilement accepter le fait que la beauté fait partie de ces caractéristiques. Mais la société et tous ces fonctionnements tordus et compliqués fait qu’on a aussi besoin de se mettre en avant auprès du regard de l’autre. On ne peut nier le côté très plaisant de se promener
aux côtés d’un bel apollon ou d’une naïade. Aussi, mis à part quelques personnes qui ne tiennent pas compte du physique, on cherchera toujours le plus beau ou la plus belle.

Maintenant si l’on fait partie de la catégorie des apollons ou des naïades (au passage si t’es dans la catégorie apollon envoie nous ta photo ! ok j’arrête de dire des bétises), on nous répète depuis tout petit qu’on est beau blablabla etc [on connait bien ça nous chez les vingtenaires ;)], donc on a moins besoin de reconnaissance via notre moitié vu que nous on est déjà reconnu. Ca paraît tout con mais c’est pourtant vrai. Les apollons et les naïades vont donc regarder d’autres qualités chez leur moitié. Des choses pour lesquelles peut être ils ne sont pas reconnus. Perso, je me dis que si on me répète depuis toute petite que je suis « trop mignonne avec mes grands yeux et ma bouche en en cœur », je vais sûrement chercher un mec qui est vif d’esprit et tout et tout. Maintenant s’il est pas hyper beau physiquement ce sera moins important. C’est ainsi que les beaux sont souvent avec des moins beaux qu’eux car au final ils ne vont pas chercher à se mettre en avant via la beauté de l’autre.

Tout cela n’est que mon avis, mais je suis sûre que vous avez, vous aussi, une théorie sur la question, alors surtout allez-y car aujourd’hui c’est psychologie de comptoir !