Où trouver l’homme ? Episode 17 : à la plage

(Je rappelle à mon aimable lectorat que tout ceci n’est qu’une fiction. Moi, à la plage, je drague pas et pour cause : je suis écrevisse. Et en plus, au bout d’un moment, je pèle)


A la recherche du prince charmant

Force est de constater que les intellectuels ne me réussissent pas. Entre le dandy morvophobe du musée et les pas causants de la bibliothèque, je fais chou blanc. Alors puisque c’est l’été et qu’il fait beau, je pars draguer à la plage, logique.

[Générique alerte à Malibu : ‘Cause I’m always there, I won’t let you out of my sight. I’ll be there–never you fear, I’ll be there–forever and always, I’m always here.]

La plage, c’est le lieu romantique par excellence, souvenons nous de nos premiers émois adolescents quand Roch Voisine nous chantait les amours à la plage, tout comme Niagara mais pas de la même façon. Si vous lisez les magazines féminins, vous savez pourquoi les vacances sont propices à l’amour. Pour les autres, je résume : en vacances, on est plus détendus, pas de conventions sociales, blabla, personne ne nous connaît blabla. Si on rajoute à tout ça le facteur « tous nus et tous bronzés » de la plage (enfin, le nu, moi, je mets un maillot quand même, je trouverais ridicule d’avoir les fesses carbonisées), ça fait des étincelles.

Le problème majeur de la plage, c’est la concurrence déloyale. D’un côté, les naîades locales : bronzées, foutues comme des déesses grecques avec des muscles saillants, très douées en beach volley, beach foot, beach ce que tu veux et en bandes bruyantes : on ne voit qu’elles. De l’autre moi : blanche comme un bidet, les chairs molles vu que la drague au sport n’a rien donné, a du mal à tenir sur le sable avec ses tongs et le sable ça brûle et seule. Dès le départ, y a comme un déséquilibre. Même ma poitrine Pamela Andersonienne ne fait pas s’agiter les foules. Peut-être devrais-je acheter un maillot rouge ? Quoi que moi, quand je cours, mes seins ballottent, ce qui est normal pour des vrais.

Nous voici donc avec un sacré handicap dès le départ mais on va dire que je suis audacieuse et que je tente quand même ma drague. Quitte à être au bord de la mer, autant rentabiliser. Seulement, il y a quelques obstacles. D’abord, comment être sûre de trouver du beau gosse de mon âge à la plage. Parce que là, je regarde, y a du père de famille, du papy avec le maillot remonté jusqu’à la taille, du jeune ado prometteur mais là, faut pas pousser… Ah, un  beau gosse de mon âge, là ! Mais c’est quoi cet appendice étrange et chevelu tout tortillé autour de lui ? Ah, c’est sa copine… Bon, c’est bon, elle va le lâcher maintenant… Elle veut pas lui pisser dessus pour marquer son territoire tant qu’elle y est ? Cette jeunesse alors, aucune pudeur.

Ah, j’en repère un autre. Seul. Cool. Bon, il lit, je suis censée en faire autant (pour éviter qu’on voit que je mate outrageusement). Comment lancer le dialogue ? Je peux lui demander le classique « tu voudrais me mettre de la pommade dans le dos ? » mais sa serviette est légèrement loin. Bon je me lève, secoue la mienne et la ré étale plus proche. Bon, va lui demander pour la crème maintenant… Oui mais là, il lit et il va pas apprécier d’avoir les mains toutes grasses après. Il n’a pas un jeu de raquette ? Non. Moi non plus… Faut dire que prendre un jeu de raquette quand on est seul est passablement ridicule. Je lui demande ce qu’il lit ? Totalement nase comme abordage mais si j’étais douée, ça fait longtemps que cette saga serait finie. Alors que je tergiverse, il se lève et commence à plier ses affaires. Bon, je fais ma poseuse, je prends un air alangui, cheveux détachés qui roulent sur mon dos au gré du vent (dos un peu rouge mais passons), du sable doré est collé sur ma peau, je suis au top de ma séduction. Le but ? Qu’il me repère. Demain, on passe aux choses sérieuses.

Sauf que la plage est grande. Et qu’évidemment, je ne l’ai jamais revu. Par contre la vieille fille avec son gros chien qui se secoue à un mètre de ma serviette, oui [le passage sur le chien n’est pas fictionnel et si vous pensez que sa connasse de maîtresse s’est excusée, c’est que vous êtes aussi naîf que moi quand j’ai cru que le mec qu’on a croisé en bas de l’immeuble de vacances et qui nous a vu avec nos sacs allait nous attendre avec l’ascenseur ou au moins nous le renvoyer.].


Pour un jeu de dupes…

Par Lucas

Les mecs sont assez excités
Et ça les préoccupe
Que les filles sortent leurs décolletés
Et leurs mini-jupes

(Grand Corps Malade – Quatre saisons – Album « Enfant de la Ville »)

Chais pas si vous avez remarqué, mais c’est l’été. Ouep, sans blagues. Ne me remerciez pas : je sais bien que vous venez ici tous les jours pour lire mes aphorismes et mes paroles de prophète.
Heureusement que je suis là, hein ? (Je sais. On dit pas hein, on dit… )

Bien sûr, qui dit Voila l’été dit léééééégèreté . J’adore ce mot. Prononcez-le tout haut, dans un souffle… Légèreté, c’est-à-dire faire virevolter les habits oppressants le soir venu, quand on a plus ce rôle social à jouer au bureau ou vis-à-vis des clients. La logique du Friday Wear me parait à ce sujet complètement débile. Si on va bosser, si on a des comptes à rendre et l’image de notre boite à défendre, même si  le Friday Wear doit devenir une institution à quoi bon s’habiller « sérieux » les autres jours… Ouhai je sais, je
fais mon coincé du cul (vous l’avez pensé tellement fort que je l’ai entendu, bande de médisants 😉

M’enfin revenons au sujet.

C’est donc l’été et, pour les nanas, c’est la révolution après le régime dictatorial… (Lucas, premier sur les jeux de mots à deux balles…)
Voila donc le règne de la mini jupe et du décolleté. Conséquence directe pour nous les hommes, c’est l’heure du matage hypocrite de ces grâces, ambulantes et ineffables.

Je ne sais pas pour vous messieurs mais moi je ne me gêne absolument pas. Mais alors pas du tout.
Quand je croise une nana qui a un décolleté plongeant, bah je le regarde.
Une seule fois, pas deux, mais je le regarde bien sans faire style « j’ai rien vuuuuuuu ».
C’est tout de même moins hypocrite qu’un regard de furet.

Ensuite, je passe, comme de bien entendu, sur ses guiboles, un rapide coup d’œil pour en apprécier le galbe.
A tous les sens du terme.
Concupiscence quand tu nous tiens…
Et puis j’oublie la naïade.

Je ne la regarde plus.
Bah oui,  j’ai tout de même des scrupules.
Peur que la demoiselle se sente comme un bibelot, un objet de convoitise sexuelle.
Ça ne doit pas être facile pour une nana de sentir un regard qui l’instrumentalise comme ça.

Vous pourriez me dire que c’est une malhonnêteté intellectuelle et une frustration débile que de ne pas continuer le matage.  Que les filles sont « habituées » à ce qu’on les regarde, que si elles s’habillent comme des chaudasses pyromanes elles n’ont qu’à assumer les flammes engendrées. Vous avez parfaitement raison : d’ailleurs, si j’étais vraiment un saint je n’aurais pas regardé du tout… Si j’ai jeté un coup d’œil, autant aller au bout des choses. Paye ton caractère non entier et vraiment sournois !
Vous pouvez donc critiquer, ne vous empêchez pas ! Voire mieux : allez relire
cet article sur ma religion des actes gratuits ; vous aurez  de quoi rigoler…

Mais allons plus loin…

C’est marrant cette tendance naturelle, cet instinct quasi animal qu’on a de mater les sexy girls alors même qu’on sait bien qu’il y a aucune chance de la voir finir dans notre lit. Ya même une sorte de paganisme moderne là dedans. Plus la nana parait inaccessible et plus on « l’adore ». Perso, dans ces moments là, je me dis (et je le vis bien) que je suis un vieux libidineux avant l’heure. Surtout que je reste de plus en plus perplexe quand je mate une fille dans la rue. Vous voulez savoir pourquoi ? Ouiiii, raconte-nous une histoire Papy
Lucas…

Il s’avère que si vous me présentez une jeune trentenaire et une vingtenaire de 25 ans j’ai troooop de mal à évaluer leurs âges respectifs… si je n’ai pas des indices vestimentaires. Et encore, il est des jeunes vingtenaires qui ont une classe folle et des trentenaires habillées comme des collégiennes.  Mais heu ! Tricheuses !! Comment que je fais moi ?

Je me retrouve donc en pleine rue à me poser des questions. Cette nana, si je l’aborde, d’une part ça va graaaave l’emmerder. Ou tout du moins, le fait de l’aborder va directement  la mettre en mode « j’me méfie« . D’autre part, et si par chance elle accepte de partager une tarte au citron sur un banc ou de faire un tour avec moi sur ma trottinette imaginaire (authentiques : et  le pire c’est que, devant de telles entrées en matière, chaque nana a rigolé et ça a « marché »), donc une fois finis les préambules, je vais peut-être me rendre compte au bout de 5 minutes qu’elle a 20 ans et qu’on a pas les mêmes envies, les mêmes trips, voire sur le court terme les mêmes désirs d’avenir…  Ça démontre bien à quel point le coup de foudre suivi d’un amour peut se résumer par la phrase de Peguy :  tout commence en mystique et tout finit en politique…

Continuons sur ce sujet passionnant. Vous ne trouvez pas  qu’entre 20 et 28 ans, il y a beaucoup plus de différences qu’entre 30 et 38 ou  40 et 48 ? J’en ai pris conscience en rentrant dans ma Business Cool à l’âge de 25 ans et ca s’est confirmé il y a 2 mois quand j’y suis retourné pour y finir le reste de mon âge (sic).  Jeune diplômé ? Pas vraiment en ce qui me concerne avec mes 28 ans…

C’est certain : il y a une envie de s’amuser, encore et toujours, chez les Djeunz Cool  là où le vieux vingtenaire aspire à des logiques différentes.
Allez, encore un exemple en provenance du laboratoire qu’est mon école.

La 2ème année de  cours se conclue par un stage en entreprise de 4 mois minimum.
Si on prend en photo un mec qui part en stage et le même à son retour, c’est le jour et la nuit.
Presque flippant.
Le bonhomme revient plus posé, le regard calmé, la démarche moins folle, le discours plus maitrisé, avec un style vestimentaire beaucoup plus adulte , les traits affinés: un peu comme une seconde crise d’adolescence. Eh oui, ce n’est pas pour rien que chez les Romains le terme adulescens englobait la période qui va de 17 à 30 ans…

Tout ça pour dire que j’ai 29 ans dans 3 mois et que je suis en passe de sortir de l’adolescence. Alors pour ma part, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, je vais continuer, rétines et pupilles, à avoir les yeux qui brillent, à mater les jupes des filles, de manière désinvolte et fugace, pour en chérir ensuite, la journée durant, le souvenir fugitif.

Courrier des cœurs, réponse à Pepzone

Cette semaine, Pepzone nous a soumis la question suivante : « Est-ce que la drague par les blogs marche, et comment draguer sur un blog sans passer pour un troll ? »



La cellule Love and sex des vingtenaires s’est donc réunie et voilà ce qui a été dit :

Diane : La question peut être ambigue.  D’un certain point de vue, si tu me demandes est ce que la drague sur les blogs marche, je te réponds bien sûr que oui, et très bien, pour la simple et bonne raison que la drague, c’est apparaître au meilleur de soi même aux yeux de l’autre, enjoliver et sublimer un peu sa petite personne
pour attirer l’intérêt de l’autre. Alors si on ajoute à cela

1/le fait qu’on ait moultes et moultes cibles potentielles sur le net via le blog, et du coup plus de chance d’en choper une ou plusieurs à qui l’on puisse potentiellement plaire

2/ainsi que le fait que la toile et la virtualité de la chose ajoutent une bonne dose de mystère (à quoi il/elle ressemble? rhhaaaaa c’est sûr il/elle est le sosie de Jude Law/monica bellucci…) qui est, on le sait, un élément sacrément dopant de la séduction. [NB: je ne résiste pas à vous faire part de mon formidable et très révélateur lapsus orthographique, j’avais marqué « dupant » à la place de « dopant »… ça en dit long…]

..eh bien oui, le blog, c’est une fourmillière à drague. Après, si la question est « est ce que ça marche » dans le sens de « est ce que ça mène à quelque chose de vrai et de tangible » ..alors là, euh…… je dirais que tout de suite les statistiques chutent brutalement.

Vu que, forcément, on n’est jamais le même sur la toile qu’en vrai. (+je vous épargne toute la question de l’alchimie interactive et physique blablabla…) Bref c’est possible, mais à mon humble avis beauuuucoup plus rare.  D’autant plus que, comme tu le dis, vu que le net est un très bon moyen de rester anonyme, voire de ne pas
assumer ses actes (tout abject et aussi stupide que ridicule troll qui fait rien qu’à embêter Nina est en droit de se sentir visé), les gens ont tendance du coup à se méfier davantage.

Pour résumer: tout dépend de ce que tu attends de ta drague blogesque.

Lucie : Ma réponse sera brève puisque j’ai pas trop l’habitude de draguer sur des blogs…y’a pas de photos! et on a beau blablater sur la beauté intérieure, ça ne fait pas tout non plus!!! en outre, ma capacité innée à tomber sur des psychopathes me pousse à me méfier de ce type de drague…je sais, je ne suis pas une fille très
roots…

alors bon, je ne sais absolument pas comment éviter le syndrôme du troll…

Mais une petite note positive quand même: la drague par blog semble fonctionner relativement bien…

Nina : Alors, une petite révélation : le blog, en fait, c’est comme la vie. En gros, l’art d’une séduction réussie passe par la subtilité et le jeu. Quand je reçois un mail « c’est quand qu’on baise » ou « je suis partant pour un plan cul » d’un parfait inconnu, il est évident que le parfait inconnu se prendra une fin de non recevoir. Même pas une réponse. Je ne suis pas open cuisses, moi. Surtout que ça se voit que je ne traverse pas une disette sexuelle de plusieurs années donc si y a pas les formes, forcément… Donc humour, subtilité, se faire remarquer positivement. Ben comme dans la vie. Il ne faut pas avoir peur de la concurrence parce qu’en fait, elle est purement fantasmée. Si un jeu de flirt se déroule de temps en temps dans les comms, dans les faits, ça s’arrête là.

Allez, un petit conseil de derrière les fagots : en général, pour choper de la bloggeuse, vaut mieux avoir un blog soi même, ça permet de savoir à
qui on a à faire. Après, ce n’est pas garanti que ça marche mais de mon expérience, ça peut.

Bobby : Bien entendu, la blogosphère est un espace de drague comme un autre ! Parfois, la simple phrase « on se verra en réel » me sort par les orifices nasaux, parce que le virtuel n’est pas tangible, certes, mais il reste réel quand même. Quand on parle à quelqu’un sur msn, quelqu’un qu’on a pu rencontrer au détour d’un blog par
exemple, que ce soit un autre commentateur (rare, à mon avis) ou un blogueur (plus fréquent), on échange pas uniquement des flux de données informatiques, mais bel et bien des émotions, des sentiments, des pensées, bref, des morceaux de soi. Et l’écran n’est en rien un bouclier (même si, ok, il suffit de faire -bloquer-supprimer- pour achever une conversation, ce qui, dans un bar, est nettement plus difficile), contrairement à ce que l’on aimerait croire.
Pour ce qui est de la drague en elle-même, maintenant. Je pense que si t’es pas un troll, y a peu de raison pour qu’on croie que tu en es un, sauf si tu t’exprimes dans la langue des trolls (en gros, si tu es un boulet, mais ça, ça marche pas non plus « en vrai », donc les règles sont assez similaires). Si vraiment tu as peur de ne pas être pris au sérieux, évite de laisser un lien vers ton blog ou ton site, mais n’oublie pas de laisser ton mail (oui, tu peux ne pas t’exprimer comme un boulet, mais en être un dans l’âme, comme moi par exemple). Le coup de la drague, ouverte, par commentaire, peut avoir un effet de provocation assez sympa, mais si tu es timide, n’oublie pas qu’il est toujours possible de contacter l’auteur du blog en privé. Montre que tu connais ce qu’il/elle fait, que tu t’y intéresse, que tu veux absolument le/la rencontrer (oui, tu peux jouer les groupies, les blogueurs adorent ça…). Et puis faut se lancer, je trouve ça assez chouette de s’éprendre de quelqu’un pour l’humour ou la créativité qu’il/elle manifeste à travers son blog.

Lucas : Je rappelle à l’aimable assistance que l’auteur de ces lignes ne se prends point pour de l’excrement et qu’au delà de son égo surdimensionné (n’aurait-il que l’égo..?) il est, là encore, un connaisseur de la chose. En effet, les plus fervents lecteurs, ceux là même sui se levent en pleine nuit pour voir si l’article du lendemain est déjà en ligne et se faire dzinguer par la patronne suite à un abus de
« Preums », ceux là donc se rappelleront de la session de 10 semaines pendant laquelle 13 candidates se sont battues, griffées, lacérées et lapidées pour les beaux yeux du Lucas. Un Singulier-Pluriel que ça s’appelait…
Draguer sur un blog ne marche pas. On passe au mieux pour un mec rigolo si on fait des blagues drooooles, au pire pour un gros lourd si on a un Humour de Merde©2008, Lucas ®TM.

La subtilité qui est de mise laisse entrevoir un travail de longue haleine à moins de démontrer des qualités de lover impenitent aussi preste que fugace. Le blog ne se prete pas à la drague mais bel et bien à la séduction, belle et bien. Les blogueuses ne sont pas là pour qu’on les chauffent mais pour qu’on les acclame de manière
hysteriques en lachant 30s la truelle dont on se sert pour construire un temple à leur culte. Là encore, le bon goût, la classe, l’allant, le panache sont des accessoires qui vont permettre à Dudule de passer du statut de lourdingue à celui de Don Juan.

 Dernière chose : les gens qui font moins d’un mètre soixante dix sept ne doivent pas jouer avec certaines graciles naiades qui peuplent la colonne de droite. Comment ça je cafte ?

Si toi aussi, t’as une question essentielle, pertinente ou non, à nous poser, surtout n’hésite pas à te manifester ici ou en mail, c’est comme tu sens !

Pourquoi les beaux sont-ils toujours avec des moches ?

Par  Tatiana

Un vendredi soir sur Paris : réunion d’une partie de la girly team (je crois qu’on arrivera jamais à se voir toutes ensembles) dans un bar puis au bistrot romain. Je pense que tous les sujets de filles ont été abordés sauf peut être l’épilation, on a pas du en parler ce soir là. En tous cas je m’en rappelle plus. On a surtout parlé
couple et beaux mecs. Oui quand est-ce qu’on pourra nous aussi s’afficher au bras d’un dieu grec ? Certaines d’entre nous on déjà le leur mais pas toutes.

 

Enfin bref, ça parle ça parle et ça arrive au sujet de prédilection du moment « l’île de la tentation ». Ceux et celles qui regardent auront donc vu le couple Lyndsay  et sa copine Joanna. Nous, ce soir là, on s’accordait pour dire que Lyndsay il est beaucoup plus beau que Joanna. D’ailleurs il est même très beau, mais ça c’est mon avis personnel. Et justement ce soir-là, on s’est demandé ce qu’il foutait avec elle car il peut trouver beaucoup mieux. Genre nous quoi ! Bon, en fait on a pas dit ça hein. Mais au bout du compte on arrive au constat suivant : pourquoi les beaux sont-ils souvent avec des moins beaux qu’eux ?

Eh bien moi j’ai une théorie là-dessus, que je me suis empressée de dire quand on a eu cette discussion et qu’on m’a expressément incité à vous livrer ici-même.

Tout d’abord la version logique et mathématique. Les beaux sont par définition plus rare que les gens normaux et les gens moches. C’est ce qui les rend si attirants et qui définit par là même leur statut de beau. C’est comme l’expression « tout ce qui est rare est cher ».  La sélection naturelle a mal fait son travail elle n’a pas encore rayé de la planète les spécimens trop faibles. Donc si les gens beaux sont plus rares, forcément à un moment y en a dans le lot qui seront avec une personne moins bien qu’eux. Je crois que jusque là c’est plutôt logique.

Mais moi j’ai une autre théorie sur le pourquoi du comment de la chose. Une théorie bien plus subtile qui découle des mécanismes inconscients et complexes de notre cerveau. C’est parti pour l’analyse de Mme Freud herself :

En fait c’est très simple. Inconsciemment ou non, notre moitié nous sert quelque part de faire valoir. On a beau dire « non non c’est pas vrai » ; E=m6 nous a déjà expliqué qu’on choisissait souvent sa moitié en fonction de son patrimoine génétique (notre cerveau analyse certaines caractéristiques physiques comme révélatrices de caractéristiques génétiques illustrant notre supériorité dans la sélection naturelle). On peut donc facilement accepter le fait que la beauté fait partie de ces caractéristiques. Mais la société et tous ces fonctionnements tordus et compliqués fait qu’on a aussi besoin de se mettre en avant auprès du regard de l’autre. On ne peut nier le côté très plaisant de se promener
aux côtés d’un bel apollon ou d’une naïade. Aussi, mis à part quelques personnes qui ne tiennent pas compte du physique, on cherchera toujours le plus beau ou la plus belle.

Maintenant si l’on fait partie de la catégorie des apollons ou des naïades (au passage si t’es dans la catégorie apollon envoie nous ta photo ! ok j’arrête de dire des bétises), on nous répète depuis tout petit qu’on est beau blablabla etc [on connait bien ça nous chez les vingtenaires ;)], donc on a moins besoin de reconnaissance via notre moitié vu que nous on est déjà reconnu. Ca paraît tout con mais c’est pourtant vrai. Les apollons et les naïades vont donc regarder d’autres qualités chez leur moitié. Des choses pour lesquelles peut être ils ne sont pas reconnus. Perso, je me dis que si on me répète depuis toute petite que je suis « trop mignonne avec mes grands yeux et ma bouche en en cœur », je vais sûrement chercher un mec qui est vif d’esprit et tout et tout. Maintenant s’il est pas hyper beau physiquement ce sera moins important. C’est ainsi que les beaux sont souvent avec des moins beaux qu’eux car au final ils ne vont pas chercher à se mettre en avant via la beauté de l’autre.

Tout cela n’est que mon avis, mais je suis sûre que vous avez, vous aussi, une théorie sur la question, alors surtout allez-y car aujourd’hui c’est psychologie de comptoir !