La ceinture masculine, ta pire ennemie

(article léger pour les 3 du fond qui traîneraient ici en ce long week-end)

La première fois avec un homme, toujours une grande aventure. Les doigts caressent, fébriles, le corps de l’autre, découvrant ses coins et recoins. Dans les magazines féminins, on vous explique que la femme craint que l’homme n’apprécie guère son corps sans emballage (non mais faudra un jour m’expliquer comment des vêtements pourraient m’enlever 10 kilos qui réapparaîtraient dès que je suis nue !). Moi, c’est pas d’être nue qui m’angoisse… C’est la ceinture.

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Dans la version féminine des ceintures, y a une boucle, un trou, une languette et fin de l’histoire. Une ceinture masculine, y a toujours une boucle à la con. Je vous jure, je sais plus lequel de mes ex avait une ceinture que je n’arrivais jamais à détacher, ça devenait limite un running gag ! Du coup, à l’heure de l’effeuillage, je stresse. Mes doigts commencent à tâter la bête, caresser la boucle, soulever l’air de rien un coin ou l’autre pour essayer de déclencher quelque chose. Surtout que je ne suis pas censée regarder car je fais ça tout en faisant autre chose (genre mélanger ma langue avec mon partenaire. Allez regarder discrètement une ceinture quand on vous roule une pelle… Surtout quand on est myope !). Multitâche, oui, mais encore faut-il que je maîtrise les dites tâches.

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Mais pourquoi sont-elles si compliquées, ces ceintures ? Pour vous démarquer des weshs avec les pantalons aux genoux ? Parce que vous avez bien remarqué que dans le Da Vinci Code et toute la série des bouquins de Dan Brown, le Professeur dont j’ai oublié le nom arrive à choper facile avec des histoires d’énigmes et de casse-têtes ? Mais messieurs, si je suis en train d’essayer de vous enlever la ceinture, c’est certainement que je suis déjà conquise, inutile d’en rajouter, hein… Et puis à la limite, filez-moi un Rubik’s cube pendant la levrette…

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Ou alors, c’est pour jouer avec ma patience, en mode cadeau de Noël avec tout un tas de scotch. Oui, je déchire pas le papier, moi, je décachète. Et je fais pareil avec les hommes, imaginez leur tête si je déchirais leur pantalon ! Surtout si nous sommes chez moi… Quoi qu’il en soit, il y a des moments plus indiqués pour jouer avec ma patience, surtout que j’en ai pas des masses.

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Et là, les hommes s’insurgent. Eux aussi, ils doivent se battre. Non pas avec notre ceinture mais avec nos pantalons. C’est vrai quoi, pourquoi les pantalons féminins ont toujours des boutons à l’intérieur, des agrafes, des fermetures éclairs un coup sur le côté, un coup sur le devant. Pareil pour les robes, les fermetures éclairs sont toujours cachées. Alors oui, il est possible de passer dessous mais avouons-le, le peau contre peau, ça reste le must. Et puis les soutien-gorges impossibles à défaire, les collants qu’il ne faut pas déchirer… Vous, femmes, osez vous indigner d’une ceinture un peu taquine à enlever. Mais il faut bien que vous gagniez votre Graal, vous aussi, pas de raison qu’on soit les seuls à galérer !

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Oui, oui… Mais nous, on n’est pas responsable de la galère du collant ou du soutif, y en a pas de plus simple (quoi que jeune ado, j’avais un ravissant petit soutien gorge qui se fermait devant avec un bouton pression). Alors que vous, pourquoi vous ne prenez pas une ceinture toute simple à base d’une boucle, une languette, un trou dans lequel on glisse la languette (cette phrase me paraît terriblement ambiguë). Promis, personne ne vous volera le pantalon dans la rue !

Si t’es célibataire, c’est bien de ta faute

Si les célibattantes ont eu la côte durant pas mal d’années, j’ai comme la sensation qu’il ne fait plus bon être seule au pays des magazines féminins. Après nous avoir gavées de sex friends et de liberté individualiste, voilà qu’on nous explique en long, en large et en travers que si on est célibataire… C’est qu’on l’a bien cherché.

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Un soir de déprime, vous voilà seule en tête à tête avec votre bol de soupe toute prête, pas l’ombre de la queue d’un mec qui viendrait réchauffer vos draps glacés. Vous êtes célibataires et c’est un peu la honte. Mais pourquoi, ô oui pourquoi ? Rassurez-vous, tel un phare au coeur de la tempête, les magazines féminins sont là pour tout vous expliquer. Accrochez-vous à votre string, votre ego pourrait éventuellement en prendre un coup.

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D’abord, si vous êtes seule, c’est que vous n’êtes physiquement pas au top. On la voit bien, la gambette velue sous votre vieux jean qui ne met pas votre cul relâché en valeur. Parce que les mecs, ils n’aiment que les filles sveltes, glabres et toujours hyper pimpantes, c’est comme ça. T’as qu’à voir dans le Bachelor, t’en as pas une de négligée ! Donc même si à priori, personne ne va contrôler la glabrilarité de vos aisselles au bout de 10 minutes, vous devez toujours, toujours être tirée à 4 épingles. Parce que sinon, vous ressemblez tellement à rien qu’il est impossible qu’un homme vous regarde. Et puis il faut travailler son corps : les hommes, ils aiment les filles taille fine, hanches plus larges (mais pas trop quand même), il faut idéalement un ratio de 0.7. Donc si t’as naturellement pas de taille, tu finiras seule et mangée par tes chats car s’il existe quelques exercices pour affiner la taille, reste qu’à un moment, on peut pas lutter contre sa morphologie (sinon, je serais ravie de mincir des os). Enfin, vu que mon ventre gonfle en journée et que ça agrandit mon tour de taille, je note de surtout draguer le matin vu que le ratio taille/hanche est plus élevé le matin que le soir.

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Et puis, faut sortir aussi. Les mecs ne vont pas grimper à votre fenêtre pour vous libérer de cet horrible célibat qui vous empoisonne la vie. N’est pas Rapunsel qui veut. Il faut traquer le moindre lieu de sortie, là où il y a du monde, de la vie. Ah ben oui, tiens, j’y aurais pas pensé toute seule à ça. Pourtant, dans les magazines, ces mêmes qui nous expliquent qu’on cherche bien notre célibat, y a toujours le témoignage d’une fille qui trouve un mec pile dans son immeuble en allant demander du sel. Moi, ça ne m’est jamais arrivé (mais j’ai jamais besoin de sel, quand je vous dis que je provoque ma solitude). Donc je suppose qu’il ne me reste plus que les playboys de comptoirs et les gros lourds enrichis en whisky. Oui, oui, le célibat, c’est vraiment la plaie.

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Bref, le célibat, c’est toujours la faute de la fille, cette greluche qui ose ne pas se consacrer à 100% à cette recherche de l’homme en essayant de se rapprocher d’une norme parfois surréaliste et en ne partant pas en chasse tous les soirs. Oui, les hommes, on les trouve plus facilement dans un lieu de vie que sous son lit. Oui, une fille avenante aurait potentiellement plus de succès qu’une fille qui fait la gueule. Mais ça, c’est limite de la lapalissade. Le problème, c’est qu’on nous culpabilise, encore et encore. Pourquoi suis-je célibataire ? Parce que je ne suis attirée par personne actuellement. Pourquoi je ne cherche pas ? Parce que l’hiver, j’ai pas envie de sortir. Mais jusqu’à ce que le magazine me questionne sur mon célibat, je n’y voyais aucun problème. Et après avoir lu l’article, tout va toujours très bien. La vraie question n’est pas pourquoi je suis célibataire mais plus pourquoi je rencontre pas de mecs m’intéressant et célibataires (j’insiste sur ce dernier point)? Magazines, à vous la parole !

PS : Et non, messieurs aigris que je sens prêts à me sauter la gorge, ce n’est pas parce que je suis trop difficile, merci

Paris a le blues

J’ai le blues de Paris

Paris, 7 ans ¾ que j’y vis. Le 28 mars prochain, je soufflerai la 8e bougie de notre vie commune. Et je ne te cache pas que je ressens comme une petite crise existentielle entre nous, je sens que mon amour pour toi s’essouffle un peu. En fait, c’est pas tant toi que la vie parisienne qui commence à me fatiguer.

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Tu es attirante et tu le sais. Quand je suis venue vivre ici, je m’imaginais une folle vie culturelle, le Louvre deviendrait ma 2e maison, je serai de tous les concerts. Une vie aussi hype que dans les magazines féminins. Sauf qu’une fois que tu deviens mon quotidien, je rate toutes les expos, je trace dans tes rues en ignorant des sublimes atours. Tu es ma vie, je ne te vois plus. Le week-end, je suis trop fatiguée pour aller mater quelques tableaux, photos ou oeuvres en tout genre. Je ne profite de ta beauté que lorsque j’accompagne des touristes (mes parents en général) dans tes rues, que je leur fais découvrir certains quartiers. Ces quartiers, justement. Ma vie parisienne se limite à quelques coins où je ne me rends que par intérêt, pour la chorale ou la piscine ou visiter quelques amis. Mon Paris se limite à quelques stations, à quelques lignes. 8 ans de parisianisme plus tard, je lève un sourcil quand je reçois un texto “je suis à Avron, j’arrive”. Je sais pas où c’est, moi, Avron, quelque part entre Jaurès et Nation sur la ligne 2, par là… Il y a ces quartiers que je ne connais pas et ceux que, depuis que je vis en ton sein, j’ai en horreur. Rendez-vous à Châtelet, Opéra ou, le pire du pire, les Champs ? Pitié, au secours ! Oh oui, c’est follement pratique, ces grands carrefours de lignes, y en a toujours une qui arrange les gens. C’est vrai. Mais les bars se suivent et se ressemblent, c’est impersonnel au possible. On fait Starbucks ou Indiana ?

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D’ailleurs, quand on me propose de sortir et qu’on me demande un point de ralliement, je ne sais plus que répondre. Mes cantines ont décliné, certaines ont même disparu. Mes bars de prédilection d’hier, je ne m’y retrouve plus, je ne suis plus chez moi. Etre chez soi à Paris, étrange concept tant on est dilué dans l’anonymat de la foule. Vous n’êtes point un individu mais un client. Et que dire de ces bars à la mode où il faut faire la queue pour entrer ? Une heure pour boire un cocktail, si tant est qu’on vous accorde le droit de rentrer. Ca, je m’y refuse. Je veux boire un verre, pas assister à une soirée privée ! Verre que je paierai un prix démentiel parce que c’est Paris…

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Et que dire de ce snobisme puant de la plupart de tes habitants ? Ceux qui crachent sur la rive droite ou gauche selon où ils vivent ? Qui trouvent hérétiques d’aller dans certains quartiers ou certaines banlieues ? Qui te regardent limite comme une merde faisandée parce que ô mon Dieu, j’habite en banlieue (pourtant dans une ville à fort pourcentage de CSP++… Enfin, je crois). Au départ, ce snobisme sent le jeu, le côté parvenu vu que 90% des Parisiens snobs ne le sont pas, Parisiens, justement. Un jour, ils ont débarqué dans la grand ville, chopé une chambre de bonne de 9m² sous les toits (mais à côté du jardin du Luxembourg) et ils se sont crus les Rois du monde. J’avoue que moi-même, je me suis un peu pris au jeu de la pétasse parisienne fut un temps. Un temps où manger des macarons Ladurée fut un must. Puis je me suis perdue dans la guerre de la hype où manger des macarons est un jour devenu totalement ringard (vu que ma consommation avoisinait les 15 macarons par an, je me suis pas sentie super concernée). C’est ça, Paris, aussi, les trucs incroyablement hype du jour ne le sont plus le lendemain. Avant, on se la racontait en boulottant une salade Cojean. Aujourd’hui, ça fait autant pitié que de grignoter un sandwich Sodebo acheté au Daily Monop (mais ça coûte 10 € de plus).

A Paris, t’es hype ou t’es larguée. Sauf que moi, j’ai jamais été hype, ni avant, ni depuis que je suis ici parce que, pour te dire la vérité, ma douce, je m’en fous. J’ai toujours eu la mode en horreur, je shoppe chez H&M, Promod ou Camaïeu sans complexes. Et même, pour être complètement honnête avec toi, je n’aime pas faire les soldes dans tes magasins surbondés de petites connasses hystériques et méprisantes. Moi, les soldes, je préfère les faire dans mon sud natal, où je fais pas une heure de queue pour essayer une robe. Par exemple. Et je te parle même pas de cette nécessité toute parisienne de porter des fringues de marque. Alors que pardon mais Maje, Zadig et Voltaire, Comptoir des cotonniers, c’est le conformisme à l’état brut. Et ça tient même pas trois lavages alors que t’y auras lâché un demi SMIC. Et je te parle même pas des Isabelle Marant, Vanessa Bruno et consort. Mais je reparlerai mode un autre jour.

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Bref, tu m’épuises Paris. Tu manques de simplicité, de véracité, de naturel. La panacée des grandes villes sans nul doute. Mais ici plus qu’ailleurs, j’ai la sensation que si tu rentres pas dans le moule, tu ne seras jamais tout à fait parisien(ne). Si tu ne brunches pas avec ta petite frange, tes bottes fourrées dans lesquelles tu rentres ton slim, ton sac immense posé nonchalamment sur ton avant bras, t’es pas vraiment parisienne. Et je n’évoque même pas avec toi le prix que la vie parisienne coûte même si je crois que c’est la clé de voûte de ma lassitude. J’ai beau gagner un double SMIC par mois, les fantaisies sont limitées. Ca aussi, c’est une histoire de grande ville. Peut-être ne suis-je juste pas faite pour toi…

Mince alors

Par Pink Lady

Toute bonne pétassista le sait : après les fêtes, c’est diète. Oui, on a passé une semaine à se gaver comme des truies de foies gras et autres bûches à la crème de beurre, il faut vite éliminer toutes ces cellules adipeuses tranquillement lovées dans mon bide et mes fesses. Et pour les récalcitrantes qui n’auraient pas noté « perdre 5 kg » sur leur liste de bonnes résolutions, les magazines féminins viennent nous agresser à coup de « le nouveau régime pour perdre ses kilos après les fêtes ».

Sauf que la femme est rarement sérieuse dans ses régimes et les magazines féminins nous rappellent régulièrement à l’ordre. En janvier, tu perds les kilos des fêtes, en mars les kilos sponsorisés par tes raclettes et autres tartiflettes, en juin tu balises pour l’épreuve du maillot donc on en remet une couche, fin d’été t’as mangé trop de glaces et de chichis, à la diète ! Tout au long de l’année, on te rappelle que mince tu dois être et ce par n’importe quel moyen. Quitte à faire des régimes dangereux pour la santé (Dukan pour ne pas le citer), souvent déséquilibrés (le cortège des régimes dissociés) car la perte de poids doit être rapide. Ben oui, imaginons une grassouillette lambda qui souhaite perdre 5 kg avant l’épreuve du maillot. Comme elle se réveille quelques jours avant la date fatidique, elle doit perdre vite. Achètera-t-elle le magazine « apprends à manger équilibré et perds 2 kg par mois » ou le régime « diète express, perds 5 kg en un mois » ?. A ton avis ?

Je suis une fille à régime, j’en fais en moyenne 52 par an. Ca se passe toujours de la même façon : le dimanche soir, je décide qu’à partir du lendemain, c’est diète. Le lundi midi, je mange light, le lundi soir aussi. Le mardi midi, je crève tellement de faim que je m’autorise un petit accroc. Le mardi soir, j’ai oublié jusqu’à la notion même de régime. Parce que le problème des régimes, c’est que c’est pas fait pour les gens qui bossent. Prenons les régimes équilibrés avec menu établi pour la semaine. Donc le midi, je dois manger un poulet thaï avec de l’ananas en dessert par exemple. Bien, super, je vais trouver autour de ma boîte un resto qui sert ça. Ah non, y a pas. Donc pour bien suivre le menu à la lettre, faut que le soir, quand je rentre chez moi, je cuisine non seulement pour le soir mais aussi pour le lendemain midi. Pour peu que je rentre tard chez moi, de 1/ je vais mourir de faim et de 2/ j’ai pas envie de passer ma soirée à popoter, j’ai une vie moi monsieur.

Mais on nous culpabilise. Mince tu dois être, comme les filles des magazines. On culpabilise toujours les « grosses », celles qui ne rentrent pas dans du 36, celles qui ont toujours quelques kilos à perdre. Pourquoi tu grossis ? Pourquoi tu ne fais pas ce régime facile et garanti ? Mincis, mincis, mincis, c’est ton obsession ! Elimine tout gras de ton alimentation, maintenant et pour toujours. Oh, on le sait que tu craqueras, on le fait toutes mais ressaisis-toi. Limite, je suis étonnée qu’on n’ait pas eu encore un article sur »comment se faire vomir »parce qu’à côté de ça, la femme svelte est feignante : les pages sports des magazines féminins sont courtes (une page avec une grosse illu by Margaux Motin ou Pénélope Bagieu, du mois à l’époque où je les lisais) et tournent toujours autour du même thème : le sport, on aime pas ça alors on essaie de trouver un truc ludique comme la danse orientale, hihi. Oui, la femme des magazines veut mincir sans effort, un régime rapide et facile à suivre sans bouger trop son gras parce que c’est fatigant quand même.

Alors comme j’ai quand même ses relents de pétassista (et parce que mes pantalons commencent à me serrer), je suis au régime. Je mise sur une forte consommation de fruits et de légumes, le moins de matières grasses possibles et du sport. Et c’est pas dans les magazines que j’ai trouvé ce principe grâce à mon bon sens naturel. Maintenant, la question est : combien de temps ça va tenir.

Sinon, la prochaine fois, je pourrai aussi vous parler de mon autre résolution : ranger mon appart mais genre pour de vrai de vrai, y compris dans le placard et sous le lit.

Sois morpho-logique

Par Pink Lady

Les magazines féminins aiment jouer sur nos complexes, c’est là leur principal moteur. Sois belle et bonne, tel est leur credo. Du coup, dans la longue liste des conseils à suivre si tu veux pas passer pour une dinde ou ressembler à un boudin peu appétissant, nous avons les conseils morpho. Dis moi à quoi tu ressembles, je te dirai quoi porter.

La femme se regroupe en 4 groupes types :
– la femme grande et mince
– la femme grande et ronde
– la femme petite et mince
– la femme petite et ronde
Alors nous avons certes un gros problème de définition puisque tu peux te demander à partir de quelle taille on passe de petite à grande, la femme “moyenne” n’existant pas, idem pour la minceur ou la rondeur. Non parce que par exemple, sur cette photo, Britney est définie comme, je cite : “rondelette”.*


Donc voilà, tu dois porter si et éviter ça et puis c’est tout. Bon alors moi, en tant que femme mamellement bien équipée, je dois mettre des décolletés à mort et vu que je suis ronde comme une Britney, je dois pas trop mouler mon corps, quoi. Donc je n’ai qu’un salut : la robe taille empire décolleté. Eté comme hiver, je dois braver la vie poitrine au vent, tant pis pour les pneumonies et autres bronchites ! Et je suis mignonne, j’oublie le short boule exclusivement réservé aux jambes plus menues que mon bras.


Ouais ok sauf que moi j’aime les short boules et je t’emmerde, petite rédactrice mode. Le prends pas perso hein mais tes conseils vus et revus, je les mets aux toilettes et je tire la chasse. Parce que je ne laisserai personne me dicter ma façon de m’habiller. Je vais en boutique, j’essaie et je vois toute seule si ça me plaît ou pas. Oui parce que dans toutes vos conneries de relooking, à aucun moment vous ne parlez du fait que porter des fringues que l’on aime, c’est mieux. Et moi, j’aime les shorts boules, pas les shorts qui arrive aux genoux et larges que je portais pour aller au catéchèse durant mon enfance, tu vois. Et de la même façon, si le col roulé est proscrit pour les filles comme moi qui n’ont pas hérité du long cou des danseuses**, pardon mais en hiver, j’ai froid et ma petite gorge vicieuse est bien trop avide de tous les virus qui traînent pour que je me permette de me balader sans col roulé et en décolleté.

Les articles relookings envoient finalement toujours le même message : “tu pensais avoir trouvé ton style ? Huhuhu, pauvre de toi, tu n’as aucun goût, tu ressembles à un sac à patates ambulant. Viens, moi qui sais, je vais te rhabiller”. Bon, ok, dans les émissions genre “belle toute nue” ou “relooking pour une nouvelle vie”, ils prennent des filles en jogging, t-shirt crade genre ils sont allés les chercher chez elle un dimanche matin. Mais bordeyl, ça suffit cette prime du bon goût distribuée uniquement aux “professionnels” de la mode. Non parce que les relookeurs, c’est un peu comme les coachs de vie, c’est un peu de l’autoproclamation. Quoi que ça me paraît pas mal coach de vie, genre je serais un peu l’éminence grise de mes clients, je les manipulerais discret pour qu’ils vivent la vie que j’ai décidé pour eux. Ah ouais ! Pardon, je m’emballe un peu. Perso, quand je vois la mode des magazines, je sais pas pourquoi, j’ai pas forcément envie d’écouter les conseils de ceux qui savent.

De toute façon, si je les écoute, je suis difforme, j’ai le cheveux épouvantable, la peau ravagée, des goûts musicaux incertains, une sexualité en dessous de tout. Alors bon, ils peuvent aussi me dire que je n’ai aucun sens du style et de l’esthétique, je suis plus à ça près. Parce que c’est la magie des magazines : en un, on te crée des complexes, en deux on te dit que c’est pas grave, nul n’est parfaite mais on te file des astuces pour faire semblant de l’être. La lectrice de magazines féminins est donc masochiste.

En attendant, je vais mettre mon short boule.

* Oui, je sais, j’aimerais bien voir la gueule des journalistes qui ont pondu ça, elles ne jurent que par le slim taille 32 ?
** Bouhouhou, j’aurais tant aimé


	

Mademoiselle princesse

Par Pink Lady


Ah,les magazines féminins, ils ne cessent de m’épater. Parfois, j’ai un espoir, un espoir fol, celui de vor un engagement, un réel engagement pour la cause des femmes et pas de belles intentions « ohlala, être une femme, c’est pas facile facile ». Cette semaine, le poing fut relevé par Alix Girod de l’Ain, fameuse Dr Aga pour ceux qui lisent Elle. Aga a décidé de s’exprimer sur le débat sur le « mademoiselle ».


Petit point avant de continuer sur cette histoire d’Aga. Osez le féminisme et les chiennes de garde ont décidé de lancer un débat sur la suppression de la case « mademoiselle » dans les formulaires puisqu’il paraît étonnant qu’une femme doivent, dès l’énoncé de son nom, préciser si elle est mariée ou célibataire, contrairement aux hommes qui sont monsieur de la naissance à la mort. Il ne s’agit pas de supprimer le mademoiselle de notre vocabulaire, je ne crois pas que la disparition d’une case sur un formulaire empêchent qu’on vous adresse un mademoiselle censé être flatteur. On parle d’une case, une foutue case en moins à cocher. Une case qui ne nous rendra pas nos années passées et qui n’émoustillera pas le mec qui traite les données en face car, grande révélation, une demoiselle peut être indésirable ou frigide et une dame absolument pas monogame. Cocher la case madame ne fera pas pousser les pattes d’oie. J’en veux pour preuve que, parfois, j’omets d’utiliser la liste déroulante des sites pour indiquer que je suis une mademoiselle et je me retrouve en monsieur. Et bien incroyable, aucune paire de couilles n’est apparue entre mes cuisses…


Bref, le débat est lancé et notre amie Alix décide de donner son avis. Avis méchamment à côté de la plaque. Alix, elle veut le garder le mademoiselle parce que si elle se laisse appeler comme ça par son maraîcher de la rue Cadet, elle a droit à un bouquet de basilic gratuit, hihi. Alors que celui des grands boulevard est un bâtard qui l’appelle madame et lui rend sa monnaie en pièce de 1 ct, manifestement. Pour Aga, lutter contre le mademoiselle, c’est lutter contre un ressort essentiel de la séduction. Ben oui, nous, frêles femmes, nous gloussons de plaisir dès qu’un homme nous appelle mademoiselle car ça veut dire que nous sommes jeunes. D’ailleurs, Aga-ga nous cite des exemples particulièrement percutants pour prouver que le mademoiselle, c’est djeunz : Isabelle Adjani, Catherine Deneuve…et Jeanne Moreau. Oui, là, je suis crucifiée par la pertinence des arguments.


Mais comme si ce long plaidoyer pour la drague de supermarché ne suffisait pas (bien que je comprenne que notre amie Aga puisse être sensible au doux chuchotement d’un « hé mad’moizel’, zetes trop bonnes! », chacun son truc), la fin de l’article vire au pur delirium tremens, je ne vois pas d’autres explications. A moins que ce ne soit une crise de la pré ménopause, Wikipedia me dit que la dame.. .heu la demoiselle, pardon, a 46 ans. On peut réagir de deux façons face à cet événement. Soit on réagit comme l’autre plume du Elle, Sophie Fontanel dite Fonelle et on abandonne le côté lol de son personnage pour gagner en profondeur… Soit on fait une crise d’adolescence. Et Aga-ga, elle, elle est en plein dedans, genre, j’ai 15 ans et demi. Elle a voulu alléger le débat, c’est gagné, elle l’a rendu anorexique. Voyez plutôt : non seulement, Aga-ga s’accroche à son mademoiselle comme une vieille dame à son anti-rides en espérant perdre 10 ans à chaque application mais en plus, elle suggère de rajouter une case « pcsse ». Pas comme pacsée, non, comme princesse… Oui, Alix, 46 ans au compteur, veut qu’on l’appelle princesse parce que toutes les filles sont des princesses. Hihihi, huhuhu, lol.

Le saviez-vous ? Elle (le magazine pas elle, Aga) se prétend féministe. Dans les années 60,peut-être. Désormais, Elle n’est plus le magazine des femmes mais des princesses… Wesh wesh couzine ! Sinon, j’avais évoqué un débat mais face à un tel vide argumentatif, je reste sans voix.

Allez la bise !

Mademoiselle princesse Pink Lady (duchesse à ses heures aussi)

PS : L’article est là

J’ai le sourcil unfashion

Par Pink Lady


Mes magazines féminins, ils te sortent de ces trucs des fois, tu relis 4 fois pour être sûr que t’as tout bien lu comme il faut. Par exemple l’autre jour je glandais, je bossais dur sur Facebook quand je vois passer un titre : Selena Gomez et son gros sourcil très fashion. Oh mon dieu, mes sourcils sont naturellement fins, je suis une damnée de la mode.


Du coup, je guette la prochaine tendance : le nez tordu ? Les dents du bonheur à la Vanessa Paradis ? Un duvet labial ? Des veines apparentes ? Un bec de lièvre ? Là, j’ai comme la sensation de franchir un nouveau cap dans la connerie fashion. Qu’on nous culpabilise sur nos gros culs, qu’on nous présente des gamines de 14 ans prépuberes comme quintessence de la féminité, on est habituées et on finit par hausser les épaules devant ses maigrelettes de 3m60 en s’avalant un McDo sans culpabiliser. Mais si on peut plus ou moins gérer notre poids, en perdre ou en gagner selon les cas (même si ok, en vrai, c’est pas si simple mais on n’est pas sur un blog médical ou nutritionniste alors on va dire que potentiellement,on peut tous perdre ou prendre du poids si on le désire en suivant un régime adéquat. Et pas Dukan !), je vois pas bien ce qu’on est censé faire si la mode nous impose un prérequis biologique. Non parce que déjà, moi , je fais pas 1m75 mais en plus, j’ai l’incroyable audace de ne pas avoir une pilosité fournie. Ce qui m’élimine d’office de cette nouvelle tendance. A moins qu’ils ne nous sortent des postiches de sourcils.


Et après ? Si la mode est aux peaux noires, je me roule dans la suie tous les matins ? Si on en vient à s’extasier sur les nez « de caractère », je me le fracasse exprès ? J’ai tellement hâte de lire des articles m’expliquant comment me redesigner l’arrête nasale ! Par contre, j’espère que la mode du nez droit ne reviendra pas trop vite, le temps que je puisse dégonfler et économiser pour me payer une rhinoplastie.


Bien entendu, les femmes ne sont pas stupides (certaines si mais on les enferme régulièrement dans de fausses maisons avec des caméras partout) et ne vont pas s’arracher les cheveux car elles n’ont pas le sourcil fourni. D’autant que la mode n’est jamais branchée calvitie… Mais le fait qu’à un moment, une personne ait tapé sur un clavier une histoire de sourcil à la mode, je suis dépassée, littéralement. Comment, à un moment, quelqu’ un a pu se dire que le sourcil pouvait être fashion ou ringard ? J’ai bien pensé à un coup de Lourdes Ciccone (fille de Madonna pour ceux qui n’ont pas leur carte Gold du select club des abonnés de Voici) mais aux dernières nouvelles, elle a réglé son problème de sourcil. So what ? Pourquoi, oh oui, pourquoi on va nous inventer des complexes en plus ? Mon sourcil, il va pas, mon nez non plus et je te parle même pas de mes aisselles qui se doivent d’etre belles (par contre la pilosité, je suis pas au faits, pardon).


Bon, les hommes, rassurez-moi : vous aussi, on vous impose des particularités physiques pour être fashion ?

L’été, on chope

Par Pink Lady

En été, les magazines sont unanimes. Comme le reste de l’année, l’originalité n’est guère leur fort. Donc après s’être affamées tout le printemps pour être au top de son sexyness sur la plage, forcément, il est temps de rentabiliser ce corps de rêve en ayant des relations sexuelles à tout va. Elle nous l’explique cette semaine « pourquoi c’est super d’être célibataire en été ? ».

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Alors attention, dans l’univers des magazines féminins, être célibataire rime avec chasse à l’homme. D’ailleurs le titre suivant de la newsletter ne le cache pas : « Assurer le 1er rendez-vous ». Oui, dans la vie, une femme célibataire peut en profiter pour prendre du temps pour elle, faire du sport, prendre des cours, réaménager son appart, démarrer une nouvelle vie ailleurs… Dans les magazines, le célibat ne sert qu’à passer vite au candidat suivant. Car le célibat n’a qu’un temps et ce temps là, c’est l’été. Oui, le sexe sur la plage (le sable et les mycoses en option), le bel étranger du genre bronzé qui parle une langue latine so hotty. Oui, si tu craques sur le scandinave, tu attends l’hiver, ça le fait mieux devant une cheminée, allongés sur une peau de bête. L’été, c’est latin, c’est bronzé avec les cheveux noirs un peu longs qui bouclent à la Jesus Luz.

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Ce qui est étrange, c’est que seule la chaleur semble propice à la sexualité fantaisie. Evidemment, je n’irais moi-même pas copuler sur une plage ou, pire, dans la mer, en hiver, je ne suis pas sûre de vouloir mourir d’une pneumonie. Tout le sexe extérieur semble réservé aux beaux jours, la levrette la tête dans le frigo pour se rafraîchir aussi. La partie de jambe en l’air devant la cheminée semble plus réservée aux élans romantiques et amoureux. Et puis qui dit été dit vacances, on est loin de chez soi et des conventions sociales qui nous emprisonnent au quotidien. Je ne suis plus Pink Lady, la jeune marketeuse mais la wild Pink, la fille qui se trémousse en bikini sous le nez d’hommes en rut. La baise en été est une sorte de convention sociale : si tu vas au soleil seule, c’est que tu veux te faire serrer, c’est comme ça. En fait, au pays des magazines, c’est très simple : si tu ne t’envoies pas en l’air sur la plage (en dépit du sable et des mycoses donc), t’es qu’une grue, une pauvre frigide coincée dont on ne pourra jamais rien faire. L’été, tu dois larguer ton mec, partir sur une plage paradisiaque et t’envoyer en l’air de toutes les façons qui soient. Les magazines les plus audacieux te proposeront d’ailleurs une liste non exhaustive de fantasmes à réaliser, sers-toi, c’est gratuit. Oui, je sais, il est curieux qu’on nous impose des fantasmes, je ne pense pas que les rédactrices sexo ait un accès direct à mon Ca pour connaître mes fantasmes . Et puis je suis un peu trash comme nana, y en a plein que j’ai déjà fait. Enfin, trash, tout est relatif, faire l’amour dans une piscine, c’est à la portée de pas mal de monde, il me semble.

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Seulement l’été commence à tirer sur la fin, il va falloir commencer à penser à pérenniser quelque chose pour ne pas être célibataire l’hiver car ça, ça craint. On n’a jamais vu personne être sexy en combinaison de ski et lutiner avec le mono entre deux sapins, les pieds dans la neige. Ce qui en soit est un peu dommage, la blancheur immaculée de la neige me paraît bien plus esthétique
que le sable envahi de cadavres d’algues et de crustacés. Mais le neige, ça brûle et la peau rougie, ça le fait de suite moins. Heureusement, Elle nous aide à assurer le premier rendez-vous…
Parce que jusqu’à présent, on les foirait tous, ce qui explique sans doute notre célibat quand l’été s’en vient.

Où je me stupidifie (et pas qu’un peu)

En ce moment, je suis chiante. Est-ce la crise de la trentaine qui m’a poussée à redevenir rousse et à me vernir les ongles ou la fameuse crise du mois de mars, là où les emmerdes tombent, je ne sais. Toujours est-il que comme je suis globalement de mauvaise humeur, ma première victime, c’est moi. Je me trouve tous les torts, je m’auto insulte à base de « t’es qu’une pauvre larve, ma fille ! » et autres amabilités du genre. Et mon nouveau complexe du moment, outre ma procrastination crasse (même pas au boulot, en plus, mais quand je suis chez moi et que je fous rien), c’est ma culture G qui fond comme neige au soleil.

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Il y a trois semaines, je suis partie en week-end pour le boulot. Dans une gare de province, je remplis mes petites menottes de ma littérature fétiche de voyage : des féminins. Faudra d’ailleurs que je fasse un article sur le sujet. Je discute avec la personne qui m’accompagne quand je tombe sur le Nouvel Obs et là, soupir : ça fait un bail que j’en ai pas lu un. A dire vrai, j’ai la sensation que mes lectures sont de plus en plus navrantes. Où est passé ma soif de culture ? Non parce que ça peut toujours servir de connaître le dernier produit Chanel histoire d’être frustrée ou de lire des histoires de cul sans doute inventées par les journalistes qui rédigent le papier (moi, ça me plairait bien, ça) mais ça ne m’aide pas pour suivre l’actualité. L’Actualité, devrais-je dire.

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Et que dire de mes lectures littéraires ? Récemment, j’ai fait un truc, un sacrilège : j’ai lu un Guillaume Musso. Bon, je précise, on me l’a prêté (à ma demande, je voulais me faire un avis). Je vous en parlerai dans un article mais j’ai cru me trépaner 47 fois tellement c’était insupportable, j’ai failli pleurer des larmes de sang. Bon, ça me rassure, je suis pas devenue si cruche. Du coup, pour remonter le niveau, je lis du Kessel. D’ailleurs, je suis fort ravie, j’ai acheté ses chroniques journalistiques et dans le premier tome, il parle et de l’Irlande du Nord et de la Russie. Je suis amoureuse mais moins que de Moravia parce que Moravia, il a une plume exceptionnelle et en plus, c’était un sacré beau mec (pourquoi ne suis-je pas née 80 ans plus tôt, hein ?).

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Mais je digresse. Revenons en à nos moutons. Donc je me sens devenir conne. Je ne consomme plus que des futilités. Alors je veux réagir ! Parce que j’arrive à 30 ans, raison ultime pour péter une durite au sujet de tout et n’importe quoi et que je veux me cultiver. Donc j’achète des livres un peu intelligents (de toute façon, la littérature girlie me gonfle, maintenant) et surtout, je fais un vœu pieux : acheter ET lire (nuance importance) le Nouvel Obs et Stratégies parce que c’est un peu important de se tenir au courant de l’actu de sa
profession au sens très large du terme. Et faudrait que j’apprenne le russe, toujours… Mais, plus que de volonté, c’est du temps qu’il me faudrait. Mais bon, c’est con, je ne suis pas une cruche à la base, j’ai appris plein de choses à la fac et par moi-même, j’ai la sensation que je perds ma curiosité, mon envie d’explorer un sujet pour apprendre. Et ça me navre. Ca me navre parce que c’est l’illustration parfaite de ce phénomène que je déteste et dont je suis victime : le métro-boulot-dodo. Je ressors du taf la tête farcie d’infos et je suis trop épuisée pour faire l’effort de faire quelque chose derrière. Et je passe ma soirée à cliquer bêtement sur yahoo ! jeux en soupirant parce que, merde, je me fais chier. La suite de Technopolis est bloquée à la page 166 depuis 3 ans et j’ai plus le courage d’écrire autre chose que des notes de blog crachées sur une feuille virtuelle.

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Non. 30 ans, le virage, je me ressaisis. Et je vais reprendre l’écriture, tiens. Ca m’occupera (enfin, ça m’occupera mes quelques heures de libre, c’est du n’importe quoi en ce moment).

PS : Non mais sérieusement, il transpire le sexe Moravia…

Je suis passé du côté totalement girly de la force

 j’avais 18 ans, j’étais globalement garçon manqué. Quelques teintures de cheveux par ci, une touche de mascara par là, un peu de khôl autour de mes yeux et c’est terminé pour ma féminité. Ah si, j’avais déjà de jolis sous vêtements . Mais tout ce qui était mode et chouchoutage au-delà de la simple hygiène me semblait d’une superficialité sans nom et rien que l’idée d’un masque capillaire me faisait lever les yeux au plafond.

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Je l’ai déjà dit, ado, je ne prenais pas bien soin de moi. Aujourd’hui, je me rends compte que je suis totalement l’inverse. Déjà, je lis des magazines féminins que je vomissais il y a à peine 10 ans (sauf Perso qui était ultra top) tellement je les trouvais futiles et creux. Non mais c’est vrai, c’est criminel de proposer des jeans à 1350 francs (y a dix ans, on parlait encore en francs, je rappelle). Aujourd’hui, les jeans sont encore plus chers et les pages mode génèrent chez moi grande frustration MAIS j’aime les magazines féminins, ça me distrait essentiellement, ça me donne de bonnes idées d’articles, des petits tuyaux pas cons et je rajouterai même qu’on y apprend des choses. Mais je ferai un article consacré au sujet plus tard.

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Donc me voici féminisée à mort et j’en ai pris conscience mardi soir, dans les vestiaires collectifs de la plongée. Déjà je me suis fait une copine, une apnéiste que je ne croise qu’aux vestiaires (il semblerait que plongeurs et apnéistes ne se mélangent pas, je suis pas sûre mais on ne les voit jamais au pot du débrief). Donc après avoir discuté avec ma nouvelle copine pendant qu’on se change (j’aime bien discuter topless, ça change les rapports… ou pas, en fait), une fois qu’elle est partie, j’écoute mes camarades plongeuses qui parlent beauté et cheveux : « non mais attends, il paraît qu’il faut faire un masque capillaire par semaine, geeeeeeenre ! Mais qui fait ça ? ». Heu… moi. Bon, ok, il est vrai que je suis un peu stressée du cheveux, je fais masque capillaire, j’ai une crème de nuit pour cheveux (si, si), j’ai un gel protecteur pour la piscine et parfois, je fais des masques à base d’huile de monoï ou d’argan (mais toujours avant shampoing, c’est hyper gras, on ne sort pas dans la rue sans avoir nettoyé derrière). Même si de manière générale, j’ai été moins complimentée sur la douceur de mes cheveux que sur celle de ma peau par la gent masculine, avoir le cheveu vif et soyeux permet de… bah de recevoir les compliments de la coiffeuse pour commencer.

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Des fois, je me dis que j’aurais dû prendre des photos de mon lavabo à différentes étapes de ma vie, passer de la brosse à dent et biactol non entamé à la panoplie brosse à dent, gel pour le visage, crèmes hydratantes (oui, une pour le corps, une pour le visage et je mets pas la même selon la saison, par exemple), huile d’argan, masques en tout genre. Et je ne vous parle pas de la baignoire décorée de plusieurs bouteilles de gel douche, shampoing et produits moussant pour le bain. Et le maquillage, j’en parle pas non plus… Même que j’applique mon rouge à lèvres au pinceau maintenant.

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Mais pourquoi ce changement ? Il semble que ça vienne de ma vie parisienne, je crois que j’étais pas aussi girly, fashionista et soignée avant (quoique rassurez-vous, me reste des marges de progrès faramineuses genre mes ongles, jamais peints, coupés ras). Le côté soin me vient de ma hantise de subir les effets de la pollution et du chlore (oui, et du tabac, j’en connais une qui va me le dire). Mais pour le reste, je sais pas. Est-ce lié à ma vie de femme séductrice ? Sans doute. Mais quoi qu’il en soit, je n’ai aucune envie de remettre en cause cette féminité-là, elle me plaît, je la cultive et dès que je relâche un peu le tartinage, j’ai la sensation de me négliger.

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Paris m’a-t-il rendue superficielle ? Sans doute un peu mais au fond, ça m’est bien égal.