Mademoiselle princesse

Par Pink Lady


Ah,les magazines féminins, ils ne cessent de m’épater. Parfois, j’ai un espoir, un espoir fol, celui de vor un engagement, un réel engagement pour la cause des femmes et pas de belles intentions « ohlala, être une femme, c’est pas facile facile ». Cette semaine, le poing fut relevé par Alix Girod de l’Ain, fameuse Dr Aga pour ceux qui lisent Elle. Aga a décidé de s’exprimer sur le débat sur le « mademoiselle ».


Petit point avant de continuer sur cette histoire d’Aga. Osez le féminisme et les chiennes de garde ont décidé de lancer un débat sur la suppression de la case « mademoiselle » dans les formulaires puisqu’il paraît étonnant qu’une femme doivent, dès l’énoncé de son nom, préciser si elle est mariée ou célibataire, contrairement aux hommes qui sont monsieur de la naissance à la mort. Il ne s’agit pas de supprimer le mademoiselle de notre vocabulaire, je ne crois pas que la disparition d’une case sur un formulaire empêchent qu’on vous adresse un mademoiselle censé être flatteur. On parle d’une case, une foutue case en moins à cocher. Une case qui ne nous rendra pas nos années passées et qui n’émoustillera pas le mec qui traite les données en face car, grande révélation, une demoiselle peut être indésirable ou frigide et une dame absolument pas monogame. Cocher la case madame ne fera pas pousser les pattes d’oie. J’en veux pour preuve que, parfois, j’omets d’utiliser la liste déroulante des sites pour indiquer que je suis une mademoiselle et je me retrouve en monsieur. Et bien incroyable, aucune paire de couilles n’est apparue entre mes cuisses…


Bref, le débat est lancé et notre amie Alix décide de donner son avis. Avis méchamment à côté de la plaque. Alix, elle veut le garder le mademoiselle parce que si elle se laisse appeler comme ça par son maraîcher de la rue Cadet, elle a droit à un bouquet de basilic gratuit, hihi. Alors que celui des grands boulevard est un bâtard qui l’appelle madame et lui rend sa monnaie en pièce de 1 ct, manifestement. Pour Aga, lutter contre le mademoiselle, c’est lutter contre un ressort essentiel de la séduction. Ben oui, nous, frêles femmes, nous gloussons de plaisir dès qu’un homme nous appelle mademoiselle car ça veut dire que nous sommes jeunes. D’ailleurs, Aga-ga nous cite des exemples particulièrement percutants pour prouver que le mademoiselle, c’est djeunz : Isabelle Adjani, Catherine Deneuve…et Jeanne Moreau. Oui, là, je suis crucifiée par la pertinence des arguments.


Mais comme si ce long plaidoyer pour la drague de supermarché ne suffisait pas (bien que je comprenne que notre amie Aga puisse être sensible au doux chuchotement d’un « hé mad’moizel’, zetes trop bonnes! », chacun son truc), la fin de l’article vire au pur delirium tremens, je ne vois pas d’autres explications. A moins que ce ne soit une crise de la pré ménopause, Wikipedia me dit que la dame.. .heu la demoiselle, pardon, a 46 ans. On peut réagir de deux façons face à cet événement. Soit on réagit comme l’autre plume du Elle, Sophie Fontanel dite Fonelle et on abandonne le côté lol de son personnage pour gagner en profondeur… Soit on fait une crise d’adolescence. Et Aga-ga, elle, elle est en plein dedans, genre, j’ai 15 ans et demi. Elle a voulu alléger le débat, c’est gagné, elle l’a rendu anorexique. Voyez plutôt : non seulement, Aga-ga s’accroche à son mademoiselle comme une vieille dame à son anti-rides en espérant perdre 10 ans à chaque application mais en plus, elle suggère de rajouter une case « pcsse ». Pas comme pacsée, non, comme princesse… Oui, Alix, 46 ans au compteur, veut qu’on l’appelle princesse parce que toutes les filles sont des princesses. Hihihi, huhuhu, lol.

Le saviez-vous ? Elle (le magazine pas elle, Aga) se prétend féministe. Dans les années 60,peut-être. Désormais, Elle n’est plus le magazine des femmes mais des princesses… Wesh wesh couzine ! Sinon, j’avais évoqué un débat mais face à un tel vide argumentatif, je reste sans voix.

Allez la bise !

Mademoiselle princesse Pink Lady (duchesse à ses heures aussi)

PS : L’article est là

A la recherche de la nouvelle star

En ce moment, sur M6, passe la grande émission de télécrochet, Nouvelle Star. Moi, je préfère à la Star Ac car ça ne passe qu’une fois par semaine et pas tous les jours donc j’ai moins l’impression qu’on nous beurre la raie avec ça. Bon et puis y a Marianne James et je la trouve cool, moi. Depuis 15 jours, France 4 a osé mettre Toutaz le samedi au lieu du mercredi soir (avec la génialissime Zazon) donc je regarde la Nouvelle Star. J’avoue que les autres années, je regardais l’audition de Toulouse et de Paris, des fois que je connaîtrais des candidats mais sinon, j’arrive pas à me passionner pour ce programme. Pourtant, tous les ingrédients sont là pour en faire un succès télévisuel.

La Nouvelle Star, c’est : des auditions avec plein de candidats nuls, un jury impitoyable ou pas, un prime time présenté par Castaldi ou Efira (la blonde insipide qui remplace tout le monde), des éliminations haletantes… Comme la Star Ac mais en mieux car on se rend moins compte que les candidats sont débiles, vu qu’on les filme pas 24h/24.

Parlons d’abord des candidats. Ils sont plein à se présenter dans les castings, y en a qui font 8 heures de queue juste pour faire les cons devant la télé, espérant passer dans les « inoubliables » (si, si, on les oublie très bien). Moi, en sale garce que je suis, j’avoue que mes préférés, ce sont ceux qui sont persuadés d’être très fort mais qui chantent vraiment très faux. On les imagine chanter lors des repas familiaux, poussés par leur  maman « tu trouves pas qu’elle chante aussi bien que Lara Fabian ? ». Sauf que l’avis de la famille, vaut mieux pas l’écouter, c’est pas le meilleur. Donc on les voit chanter devant le jury et se
prendre un « non mais c’est pas bon » et les voilà qui se débattent, râlent, dénigrent devant la caméra cette émission alors que 2 mn plus tôt, ils rêvaient d’en être la star. Bon, parmi tous ces candidats, on en a aussi des bons. Certains sont mis en avant dès le départ avec même un petit reportage sur leur vie genre Raphaëlle qui a une sœur handicapée, Cédric, ancien SDF, Yohan, jeune papa chômeur qui joue au rugby le dimanche ou je sais plus qui.

Car ce qui fait la force de la téléréalité quelle qu’elle soit, c’est la mise en scène des drames de la vie. Il faut toujours qu’on nous sorte l’enfant de la DDASS, le SDF ou assimilé, l’ancien obèse, le timide brimé par ses camarades et qui explose devant les caméras (genre le gagnant de l’année dernière de la Nouvelle Star ou le black obèse de la Star Ac qui ressemble à Turk de Scrubs en moche)… Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre de leur vie, sans déconner ? L’élimination de Cédric-l’ancien-SDF est-elle plus dramatique que celle de Julie, une gamine tellement sans histoire que jamais elle n’a été filmée, si ce n’est 3 secondes et demi après son élimination, quand elle pleure ? Je trouve que ça fausse tout parce qu’après tout, le jury ne sait pas tout ça, ils ne jugent que les qualités artistiques (même si on n’est pas toujours d’accord avec eux) et le reste, on s’en branle. Non mais sans déconner, est-ce que j’arrive à mes entretiens, moi, en leur expliquant que ma mamie est à l’hôpital, que mon talon est pété et que je suis toujours sans nouvelles du dernier mec qui a pénétré mon intimité ?

Autre élément INDISPENSABLE de cette émission, c’est le jury. C’est la quatrième année que ces quatre là officient, je crois. Voyons un peu leur bilan. 1ère année, Jonathan Cerrada. Bon, alors on se souviendra de lui (ou pas) pour son passage à l’Eurovision où il a fini dans les derniers mais comme d’habitude et pour avoir fait un bisou à la sœur de Pénélope Cruz dans Un, dos, tres. Deuxième année, Steve Estatoff aka le rockeur aux cheveux gras. Moi, j’en entends plus parler et vous ? C’est la même année où y avait Amel Bent donc bon, ça sauve un peu. L’an dernier, Christophe
la Tortue qui vient de sortir un CD donc difficile de juger. Il avait sorti une version de Sunny, chanson chiante déjà à la base. Après, on a la Black, Miss Dominique, nominée aux victoires de la musique en révélation mais j’ai jamais entendu donc j’ai pas d’avis. Mouais, mouais. Mais parlons du jury ! Nous avons :

– Manu Katché, c’est le méchant. Lui, il est batteur à la base et il dit tout le temps « au niveau de la rythmique, c’est bon, je dis oui » ou « non mais la rythmique est pas bonne et moi, en tant que batteur, ça me plaît pas donc je dis non ». Assez avare en paroles, c’est un peu le Yannick Noah du lot, avec son look hippie. Il a toujours l’air de se faire chier.

– Dove Attia, le lunatique. Soit il aime tout le monde, soit il aime personne, selon son humeur. En fait, moi, il me fait rire parce qu’il dit pas oui mais « hui » donc j’écoute et dès qu’il dit « hui », je rigole. Je sais, je suis pitoyable.

– Marianne James, la passionnée. Celle qui pleure quand elle est émue et qui parle avec ses mains et ses cheveux. Moi, je l’aimais bien avant, dès qu’elle passait dans la Grosse Emission sur Comédie, c’était que du bonheur. Suis un peu déçue qu’elle se compromette là-dedans, j’aime bien son côté duchesse.

– André Manoukian, mon chouchou. Parce que ce mec, il vit sur sa planète, il est capable de délires verbaux qui ne sortent de nulle part du style : « la musique, c’est comme le sexe, faut arriver à amener le partenaire jusqu’à l’orgasme et des fois, c’est bien parti mais ça flanche sur la fin mais toi, tu tiens le rythme et tu nous amènes jusqu’au bout ». Moi, je le kiffe parce que j’aimerais trop avoir mon langage à moi qui veut rien dire comme ça mais que tout le monde adoooooooore, à tel point qu’il a sa propre émission sur Paris Première, maintenant. Bon, peut-être que le fait que Paris Première ait été rachetée par M6 aide mais voilà.

Bref, la Nouvelle Star, c’est quoi ? Des gosses paumés qui veulent devenir célèbres et viennent pousser la chansonnette, un jury impitoyable qui lui rappelle que la chanson, ça s’apprend, des larmes, des larmes, des larmes, une présentatrice qui sert à rien, des appels surtaxés pour voter. Mais moi, je continue à dire que c’est mieux que la Star Ac.