Mince alors

Par Pink Lady

Toute bonne pétassista le sait : après les fêtes, c’est diète. Oui, on a passé une semaine à se gaver comme des truies de foies gras et autres bûches à la crème de beurre, il faut vite éliminer toutes ces cellules adipeuses tranquillement lovées dans mon bide et mes fesses. Et pour les récalcitrantes qui n’auraient pas noté « perdre 5 kg » sur leur liste de bonnes résolutions, les magazines féminins viennent nous agresser à coup de « le nouveau régime pour perdre ses kilos après les fêtes ».

Sauf que la femme est rarement sérieuse dans ses régimes et les magazines féminins nous rappellent régulièrement à l’ordre. En janvier, tu perds les kilos des fêtes, en mars les kilos sponsorisés par tes raclettes et autres tartiflettes, en juin tu balises pour l’épreuve du maillot donc on en remet une couche, fin d’été t’as mangé trop de glaces et de chichis, à la diète ! Tout au long de l’année, on te rappelle que mince tu dois être et ce par n’importe quel moyen. Quitte à faire des régimes dangereux pour la santé (Dukan pour ne pas le citer), souvent déséquilibrés (le cortège des régimes dissociés) car la perte de poids doit être rapide. Ben oui, imaginons une grassouillette lambda qui souhaite perdre 5 kg avant l’épreuve du maillot. Comme elle se réveille quelques jours avant la date fatidique, elle doit perdre vite. Achètera-t-elle le magazine « apprends à manger équilibré et perds 2 kg par mois » ou le régime « diète express, perds 5 kg en un mois » ?. A ton avis ?

Je suis une fille à régime, j’en fais en moyenne 52 par an. Ca se passe toujours de la même façon : le dimanche soir, je décide qu’à partir du lendemain, c’est diète. Le lundi midi, je mange light, le lundi soir aussi. Le mardi midi, je crève tellement de faim que je m’autorise un petit accroc. Le mardi soir, j’ai oublié jusqu’à la notion même de régime. Parce que le problème des régimes, c’est que c’est pas fait pour les gens qui bossent. Prenons les régimes équilibrés avec menu établi pour la semaine. Donc le midi, je dois manger un poulet thaï avec de l’ananas en dessert par exemple. Bien, super, je vais trouver autour de ma boîte un resto qui sert ça. Ah non, y a pas. Donc pour bien suivre le menu à la lettre, faut que le soir, quand je rentre chez moi, je cuisine non seulement pour le soir mais aussi pour le lendemain midi. Pour peu que je rentre tard chez moi, de 1/ je vais mourir de faim et de 2/ j’ai pas envie de passer ma soirée à popoter, j’ai une vie moi monsieur.

Mais on nous culpabilise. Mince tu dois être, comme les filles des magazines. On culpabilise toujours les « grosses », celles qui ne rentrent pas dans du 36, celles qui ont toujours quelques kilos à perdre. Pourquoi tu grossis ? Pourquoi tu ne fais pas ce régime facile et garanti ? Mincis, mincis, mincis, c’est ton obsession ! Elimine tout gras de ton alimentation, maintenant et pour toujours. Oh, on le sait que tu craqueras, on le fait toutes mais ressaisis-toi. Limite, je suis étonnée qu’on n’ait pas eu encore un article sur »comment se faire vomir »parce qu’à côté de ça, la femme svelte est feignante : les pages sports des magazines féminins sont courtes (une page avec une grosse illu by Margaux Motin ou Pénélope Bagieu, du mois à l’époque où je les lisais) et tournent toujours autour du même thème : le sport, on aime pas ça alors on essaie de trouver un truc ludique comme la danse orientale, hihi. Oui, la femme des magazines veut mincir sans effort, un régime rapide et facile à suivre sans bouger trop son gras parce que c’est fatigant quand même.

Alors comme j’ai quand même ses relents de pétassista (et parce que mes pantalons commencent à me serrer), je suis au régime. Je mise sur une forte consommation de fruits et de légumes, le moins de matières grasses possibles et du sport. Et c’est pas dans les magazines que j’ai trouvé ce principe grâce à mon bon sens naturel. Maintenant, la question est : combien de temps ça va tenir.

Sinon, la prochaine fois, je pourrai aussi vous parler de mon autre résolution : ranger mon appart mais genre pour de vrai de vrai, y compris dans le placard et sous le lit.

Mais pourquoi s’endort-il après l’amour ?

Par Pink Lady


Hé mes pioupious ! Vous avez vu comme elle est belle ma bannière ? J’ai longtemps hésité entre une carrière de marketeuse et de graphiste… Hum. Mais laissons de côté mes talents de graphiste pour revenir à ce qui inquiète la pétassista et en premier lieu son homme, son jules, son mec. Et cette étrange manie qui le meut : pourquoi s’endort-il après l’amour (on dit amour, pas sexe) ?


Et bien je dois avoir un petit bout de gêne Y qui traîne car je vous le dis sans détour : MAIS TANT MIEUX QU’IL S’ENDORME ! Reprenons les bases. Après l’amour, physiquement, je suis un peu bouleversée, j’ai besoin de récupérer. Et de ressentir. Parce que dedans, c’est la rumba, profitons un peu. Mais les filles des magazines, elles, elles veulent parler. Moi je veux bien hein mais on a déjà pas mal parlé avant et là, je vois pas trop ce qu’on peut se raconter. Parce que le dialogue post-amour ressemble à ça :
“C’était bien… ?” (oui, il y a toujours une question dans ce genre de constatation genre “moi j’ai aimé… toi aussi hein ?)
“Ouéééééé…”


Et après ? Tu veux qu’on se la joue patinage artistique ? Note technique : 5.9, note artistique : 5.7 (ça manquait un peu de grâce jeune homme) ? Tu veux qu’on se repasse le film et qu’on commente minute par minute ? Voilà, si l’homme ne parle pas après le sexe, c’est parce qu’il n’y a rien d’intelligent à dire à ce moment précis de l’histoire. Ah, tu veux parler de votre relation ? C’est sûr que c’est tout à fait le moment, tiens. Et en plus, il s’endort le goujat ? Mais il a raison et tu devrais en faire autant. Je sais pas si t’es au courant mais tes hormones, elles viennent un peu de se taper une montagne russe de la mort, un peu du genre de celle de Las Vegas qui est sur un toit et qui fait très très peur. Ou ça :

Et du coup, ça te fait aussi les jambes en coton et le besoin de récupérer. C’est pas une question d’homme ou de femme, c’est biologique. D’ailleurs, ça m’énerve toujours un peu quand l’homme, au lieu de dormir après le sexe, décide que tiens, il va se rhabiller et rentrer chez lui alors que moi, j’ai pas envie de bouger du tout. Je m’en fiche de dormir à deux mais si tu restes dormir, ça m’évitera de me relever et ça me fera plaisir, merci. Ou alors attends au moins un peu, le temps que mon corps se souvienne dans quel sens il marche.

Mais j’ai peut-être une explication à cette terrible question. Si j’en crois les magazines, le sexe avec son amoureux, c’est romantique, on fait l’amour, donc, point de perversion, de fantaisie, c’est long, langoureux… En un mot, c’est mou, tu prends pas ton pied et tu ne te fatigues même pas. Tu m’étonnes que t’aies envie d’en parler, après !

Kill the petassista

Par Pink Lady

Pendant deux ans, j’ai essayé, j’ai feint, j’ai échoué. J’ai joué à la wannabe pétassista, la fille un peu nulle en trucs de fille mais qui essaie de bien faire. Aujourd’hui, je dois vous faire une confession, une révélation qui justifie désormais plus ma présence ici que sur mon propre blog :

JE HAIS LES PETASSISTAS.

Aaaaaaaaah, ça fait du bien.

En fait, j’ai toujours peur d’imaginer que ces créatures existent, je préfère penser qu’il ne s’agit que d’une légende urbaine genre le dahu ou les harpies, ça correspond mieux. Je veux dire, une femme ne peut pas être aussi niaise et moutonnière que ce que nous présente les magazines. Une femme a de la jugeotte, un libre-arbitre, des goûts personnels.

Et pourtant, parfois, je doute. Je doute très sérieusement. Quand je vois des femmes suivre la mode à la lettre, vidant leur placard à chaque saison pour le garnir de nouvelles frusques “à la mode” en dépit du bon sens et surtout du bon goût, je frémis. Quand je vois toutes ces nénettes qui se baladent avec d’énormes lunettes “de geek” sur le pif parce que c’est fashion alors que ça ne va concrètement à personne (enfin, si, je connais une personne à qui ça va, une seule), qui mélangent, formes, imprimés, couleur parce que c’est la mode, je me pose de sacrés questions. Parce que concrètement, si on suit la mode, on devrait ressembler à ça :

Et, or soirée costumée (et encore…), ce n’est pas tolérable.

Et puis ces filles-là, elles ont des problèmes de niaises. Du genre “mon Jules s’endort après le sexe”, “que manger le midi pour ne pas grossir”, “comment suivre la mode quand on ne fait pas 1m80 et qu’on est extrêmement mince ?”, “quel produit pour lutter contre les rides/les bourrelets/une peau blanche ou bronzée selon la mode du moment/les bouclettes ou les cheveux lisses selon la mode du moment…”. Oui ces filles sont en plus incroyablement plastiques, elles luttent contre ce que la nature leur a donné car la mode ne valide pas. Ce qui fait en général beaucoup de mal aux cheveux par exemple, lissé à l’extrême puis bouclé, blondi, bruni ou roussi. Et je vous parle de nos corps. Le corps est une entité démoniaque, il faut le savoir, doté d’un pouvoir étrange : il grossit en toutes circonstances. La femme passe donc le plus clair de son temps dans une lutte acharnée contre ses bourrelets qui se pointent à la moindre occasion, les salauds !

La pétassista existe-t-elle ? Cette femme plutôt grande et très mince malgré sa tendance à grossir, éternellement jeune, blanche aux cheveux longs et aux problèmes existentiels particulièrement dramatiques ? Alors plutôt que d’en parler sur un mode “je tente de devenir pareil”, opération vouée à l’échec depuis le départ au fond, j’ai décidé de la traquer, de m’en moquer. Avec une férocité mâtinée de tendresse (lire des magazines féminins rend les expressions prétentieuses). Ainsi nous parlerons prochainement du très douloureux problème de la pétassista et de son Jules : pourquoi il s’endort toujours après le sexe.

Je sais qu’un drame en 5 actes ne suffira pas à répondre à cette douloureuse question.