Session magazines

J’aime lire. Beaucoup, tout le temps, quand je peux. Depuis bientôt un an, je m’en vais régulièrement chez mon Victor : 45 mn de métro, autant de lecture et franchement, ça fait plaisir. Je vous parlerai une prochaine fois de ma liseuse, le truc qui a révolutionné ma vie de lectrice. Mais tel n’est pas le sujet du jour. Je lis donc des romans, de toute époque, de tout genre parce que j’aime passer d’un Anna Karénine à un polar (pas top pour le coup mais je savais pas). Mais si je lis beaucoup de romans, il y a un format que je lis de moins en moins et c’est mal : les magazines.

lire des magazines

Il y a magazines et magazines. Plus jeune, je lisais pas mal de magazines féminins qui avaient cette double vertu de s’avaler vite et de pas prendre la tête. Mais ce genre de lecture m’a vite lassée car, outre le fait que ça devient vite répétitif, mon féminisme grandissant me poussait à m’énerver à chaque injonction à la minceur, à chaque remarque grossophobe (pour le coup, je les vois surtout dans les magazines people où on va se foutre de la gueule de la cuisse grasse de Britney Spears ou de Mariah Carey pour l’ensemble de ses sorties), chaque manifestation de l’homophobie ordinaire (le lesbianisme, c’est juste un truc exotique à tester, les gays, c’est des mecs trop cools pour être nos potes parce qu’ils aiment autant les chaussures que nous… je déteste les chaussures en plus !), cette volonté de m’expliquer que je ne dois que chercher l’Amour, ne pas me donner trop vite et ma carrière… bah, on s’en fout, c’est moins important que trouver l’Homme là, hihihi. Au secours.

5-cles-pour-enfin-rencontrer-l-amour

Puis je me suis abonnée à des magazines un peu plus “cultive-toi ma fille”. Nouvel Obs, Courrier International, Management… Et ça finissait souvent en pile dans un coin de mon appart “ah, oui, faut que je lise ça”. Le souci, c’est que dans un magazine, je lis tout, chaque article, même celui dont le sujet ne me passionne pas à la base parce que ça m’apprend toujours quelque chose, il faut se cultiver. Mais voilà : la seule fois où j’avais le temps de lire un Nouvel Obs avant l’arrivée du suivant, c’est quand je m’étais cassée la jambe et que je n’avais que ça à faire. Et puis bon, le Nouvel Obs… Courrier International par contre, ça me parle plus, ça m’ouvre bien les écoutilles… mais pas le temps. Management, j’ai arrêté mon abonnement au bout d’un an.

Pile de magazines

Et puis, il y a eu Néon et Society, mes chouchous. Je lis tout, j’apprends plein de choses et dans nos grandes discussions avec Victor, je commence régulièrement mes phrases par “Justement, dans Society/Néon, il y avait un article là dessus et alors…” Sauf que ça recommence : la pile progresse et j’ai pas le temps de lire. Parce qu’un soir sur 2, je suis lovée dans les bras de Victor, parce que les autres soirs, je suis au sport, avec des potes, à finir une reco, à jouer à des Escape rooms en matant des vidéos sur Youtube alors que je les connais par coeur ou à peu près… et après, je tourne et retourne dans mon lit sans dormir parce que mes yeux ont été beaucoup trop sollicités tout en me disant que j’auraispu faire quelque chose de plus utile. J’ai de vrais problèmes.

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Vous allez me dire que c’est pas si grave, de pas tout lire. Oui mais non. Je sais pas si vous avez regardé l’état du Monde ces derniers temps mais ça pue la merde à tous les étages. Chez nous, chez nos voisins, chez les gens loin. Tous les jours des massacres, des morts pour rien, la guerre et la violence, l’incompréhension. A quel moment on en arrive là ? J’ai besoin de clés pour remettre les pièces du puzzle dans le bon sens mais aussi pour nourrir mon discours par la suite. Non, je ne suis pas en plein délire, regarde l’Histoire, regarde l’actu. Je suis de plus en plus convaincue que la culture est une nécessité. Que je ne peux pas juste brandir des cartons rouges en hurlant “tu dis de la meeeeeerde !” si j’explique pas pourquoi.

A picture of a serious woman showing a red card over white background

Alors je dois lire plus de magazines. Society, Néon mais aussi Courrier International, Socialalter et même Philosophie Magazine qui propose parfois de très bons dossiers. Lire, encore et encore. Je lis pas mal la presse online (et encore pas assez) mais ça ne suffit pas. Alors peut-être que certains soirs, au lieu de traîner sur le web, je devrais tout couper pour me pencher sur ces magazines. Pour me cultiver et ensuite essayer de restituer au moins ce que j’ai appris, ici ou ailleurs. Multiplier les exemples pour nourrir mon propos, comme hier sur les chars à Montréal. Ce ne sont pas les articles les plus sexys mais je m’en fous : si 3 personnes réfléchissent suite à cet article, ce sera déjà ça de pris.

Résolutions version réseaux sociaux (les miennes, pas les vôtres)

Hey hey ! Ceci  n’est pas un article sur les résolutions sur les réseaux sociaux mais bonne nouvelle, je compte me pencher sur la question et un peu sérieusement. Plus tard.

veronica-mars

Donc niveau bonnes résolutions, je vous ai parlé un peu de ce que je voulais faire pour rendre ma vie (mon corps et mon appart) plus belle. Mais qu’en est-il de “Nina”, cette entité virtuelle que je porte depuis près de 10 ans ? C’est drôle de voir que sur pas mal de réseaux, c’est sous ce pseudo que j’ai avancé en premier (Twitter, Instagram, Vine dont-je-me-suis-servie-qu’une-fois). Du coup, je me dis : tiens, et que faire de l’écosystème Nina pour 2015 ? Après tout, j’audite celui de mes clients, je peux bien bosser un peu le mien.

National Radio Astronomy Observatory ALMA Antennae Image

Alors en 1 : le blog. Ce blog est un peu projet de bientôt 10 ans, le truc qui a duré le plus longtemps dans ma vie même si on peut difficilement comparer le blog à ses débuts et ce qu’il est aujourd’hui. J’ai longtemps cherché comment rentabiliser le truc eeeeet j’ai toujours pas trouvé. Car non, je refuse même l’idée de foutre de la pub dessus mais parfois, j’ai envie d’en faire un truc. Pourquoi pas quelques bouquins en autoédition de quelques séries sympas genre la chômagie, le mariage ou les sites de rencontre. Mais j’ai besoin de temps pour la réécriture et j’aime pas réécrire. Mais ça pourrait être un projet. Ca et…

Les documents de Nina

 

*TOUDOUM*

 

J’ai pas encore bien réfléchi mais quand j’étais plus jeune et que j’avais le temps, j’écrivais *gratos* pour des webzines qui nécessitaient un peu de recherche et ça me permettait de me cultiver un peu. Donc l’idée est à peu près la même : je constitue un dossier sur des sujets d’actu ou non qui m’intéressent et je les publie ici. J’hésite quant à la forme : PDF ou PPT (quand la journaliste et la marketeuse fusionnent, tadam !). Bref, j’ai envie que ce blog reprenne ce qu’il ambitionnait d’être au tout départ avant qu’on ne se mette qu’à parler de sexe : un observatoire sociologique sans prétention. Même si dit comme ça, ça fait la fille qui se sent plus péter.

 Narcissism

J’ai aussi envie de vivre plus pleinement ma vie parisienne à fond tant que j’y vis toujours en réalisant un petit guide spa/massages (ça me forcera à y aller), les ateliers que je teste ou les visites que je peux faire en accord avec ce que j’ai décidé suite à mon voyage à Lisbonne.

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Niveau galaxie sociale et plus spécifiquement Twitter : je vais me faire des listes “gens intelligents”, on va dire. Je suis un peu fatiguée des attention whores en tout genre qui nous expliquent à longueur de temps qu’ils n’en ont rien à foutre de nos vies et de ce que l’on dit car prendre la parole sur autre chose que leur petite personne, c’est un peu voler de leur lumière. J’en ai marre de ces demande d’attention permanentes, de ces photos “oh non faites pas attention, je suis trop moche”. Perso, quand je me trouve moche sur une photo, je la jette, je la publie pas à l’attention de l’interweb, quoi… Sans parler de l’éternel retour au lycée avec le syndrome prom Queen ou de celui qui aura la plus grosse. J’en garde un petit échantillon pour ma série mais à part les copains-copines que j’aime de tout mon coeur, les autres, je les mettrai pas dans mes listes et je respirerai mieux. Pour être tout à fait honnête, j’avais hésité à me créer un personnage totalement attention whore avec des photos de mes décolletés uniquement pour attirer le dalleux et démontrer que “séduire” sur Twitter n’a rien d’une prouesse et que c’est même limite vexant à force (je ne suis pas qu’une paire de seins, que diable) mais j’ai pas le temps de jouer alors tant pis.

 

Ca se voit pas forcément mais j'étais dans une église, là (pour un mariage)
Ca se voit pas forcément mais j’étais dans une église, là (pour un mariage)

Bon par contre, lire surtout des interventions intelligentes ne me dispensera pas de twitter des conneries car je suis un boulet fini, n’oublions pas, et j’ai besoin de chouiner sur ma énième chute et comme je n’ai pas le temps pour des expos ou autres, je continuerai à poster des Instagram de mon chat, de mon neveu de dos, de couchers de soleil sur la mer et de cocktails. Et puis je vais essayer de me la jouer beaucoup plus selfies pour agacer celles et ceux qui veulent pas qu’on parle d’autre chose que d’eux parce que j’en ai marre de ne jamais être sur aucune photo et de ne pas pouvoir changer celle de mon Facebook régulièrement. Quitte à parler de mise en scène sur les réseaux sociaux, autant jouer le jeu à fond.

 

Quelques minutes avant de perdre ma jolie écharpe bleue à Lisbonne
Quelques minutes avant de perdre ma jolie écharpe bleue à Lisbonne

Bref, près de 10 ans après sa naissance, “Nina” et les vingtenaires ne sont pas prêts de s’éteindre, ils vont juste être plus sélectifs pour moins se retenir de tacler les gens (“meuf, arrête de dire que tout le monde en veut à ton cul : si c’était si ordinaire, tu ne le partagerais pas A CHAQUE FOIS avec nous, je te promets…”)(c’était cadeau). Bien sûr, c’est toujours un peu chiant d’avancer sous le masque « Nina » qui ne me sert à rien dans ma « vraie vie » (je le mets plus sur mon CV) mais on ne sait jamais quelle porte ça peut ouvrir. Ou pas.

 

Joue ton pouvoir de séduction

Je vous l’avais dit lors de mes résolutions, je me suis abonnée à différents magazines en fin d’année pour être plus cultivée. Bon, les trois quarts du temps, je comprends pas tout à Tout pour la science mais je lis consciencieusement, je finirai bien par capter. Autre
magazine qui, là, me parle plus : Management. J’ai enfin reçu mon premier numéro et j’ai pas mal de choses à en dire. Commençons par une phrase lue dans le courrier des lecteurs, rubrique que je ne lis jamais. Photo :

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En tant que femme, première réaction : argh, je m’étrangle ! Je vais enfiler ma tenue de super féministe et je reviens.

Reprenons la base. Abandonnons l’idée qu’un employé réalise sa mission indépendamment de son sexe, manifestement, c’est impossible. On va nous expliquer pour la 100e fois que les hommes sont dans la compétition et les relations franches et viriles, testostérone oblige, et les femmes dans la diplomatie, la douceur et l’écoute. A ce sujet, je vous laisse lire l’excellentissime article de Slate sur les études sexuées, ça permettra de remettre les choses un peu à leur place. Mais ici, restons dans les stéréotypes. Femme je suis, en attestent mes ovaires (entre autres). Donc si je comprends bien, je ne suis guère compétente et je dois jouer de mes charmes pour grimper l’échelle l’air de rien, papillonner pour qu’on me fasse la courte échelle. Oui, Patrice, je sais, tu convoitais la promotion que j’ai eu mais mate un peu mon décolleté et regarde mes battements de cils et tu deviendras mon dévoué, mon esclave. La vie est simple comme un clip de Michel Sardou dis donc. L’hystérie en moins.

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Alors là, je me pose quand même une sacrée question : suis-je totalement stupide ? Au bout de quasi 4 ans d’expérience, je n’ai jamais eu la présence d’esprit de jouer de mes atouts physiques pour progresser, je me suis bêtement contentée de faire de mon mieux, d’acquérir des compétences, de proposer des idées, bonnes ou mauvaises… Bref, plutôt que d’être bonne physiquement, j’ai essayé d’être bonne professionnellement. Non parce que mine de rien, quand je fais des régimes ou que je fais du sport, ce n’est pas tellement dans une visée professionnelle même si, je le concède, se sentir bien dans sa peau est utile pour tous les domaines de la vie, pas simplement celui de la séduction. Non parce que dans ce cas là, je vais aller voir mon chef et lui demander que tous mes cours de sports soient pris en charge par l’agence. Ben ouais, attends, si être canon me permet de grimper l’échelle de la société, c’est de l’investissement professionnel et non personnel, je mérite donc que tout ces efforts soient pris en charge et je ne parle même pas de ma garde-robe ! Pourtant, je ne fais pas un travail de représentation. J’ai quelques rendez-vous clients mais je n’avais pas compris à quel point mon corps était, lui aussi, un outil de travail. Non mais faut être un peu stupide pour lire des ouvrages sur le marketing, travailler jusque tard, réaliser de beaux powerpoints alors qu’il me suffirait d’aller à la salle de sport tous les soirs…

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Ce qui m’énerve, c’est que le péché de séduction est toujours associé aux femmes. Lisez un portrait d’une PDG, d’une femme qui a réussi, son physique sera systématiquement évoqué via un détail (ses yeux, sa silhouette), une tenue vestimentaire… Et je ne vais même pas évoquer le fait qu’on se sent toujours obligé de donner la composition de sa famille genre « PDG et mère en plus, quelle femme! », ce qu’on ne dit jamais d’un homme. Mais ça mériterait un article entier, ça. Donc les femmes, même celles qui ont fait leurs preuves et qui sont arrivées au sommet, sont toujours appréhendées sous le prisme de leur apparence physique. Si l’une est belle, on ne cessera d’en parler, elle sera « tout en séduction », même si elle ne cherche pas du tout à séduire. Mais surtout, on conseille les femmes sur leur pouvoir de séduction, on leur conseille d’en jouer ou, au contraire, de s’en méfier. Mais bordel ! Parce que je suis une femme, il est impossible de me dissocier d’une notion de séduction ? 

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Très bien donc à partir de demain, je ne porterai plus que des robes bustiers courtes et avantageuses et je laisserai tomber mes powerpoints, excels et autres PDF. Je sais pas pourquoi mais j’ai un léger doute quant à la réussite de cette nouvelle stratégie.

Où je me stupidifie (et pas qu’un peu)

En ce moment, je suis chiante. Est-ce la crise de la trentaine qui m’a poussée à redevenir rousse et à me vernir les ongles ou la fameuse crise du mois de mars, là où les emmerdes tombent, je ne sais. Toujours est-il que comme je suis globalement de mauvaise humeur, ma première victime, c’est moi. Je me trouve tous les torts, je m’auto insulte à base de « t’es qu’une pauvre larve, ma fille ! » et autres amabilités du genre. Et mon nouveau complexe du moment, outre ma procrastination crasse (même pas au boulot, en plus, mais quand je suis chez moi et que je fous rien), c’est ma culture G qui fond comme neige au soleil.

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Il y a trois semaines, je suis partie en week-end pour le boulot. Dans une gare de province, je remplis mes petites menottes de ma littérature fétiche de voyage : des féminins. Faudra d’ailleurs que je fasse un article sur le sujet. Je discute avec la personne qui m’accompagne quand je tombe sur le Nouvel Obs et là, soupir : ça fait un bail que j’en ai pas lu un. A dire vrai, j’ai la sensation que mes lectures sont de plus en plus navrantes. Où est passé ma soif de culture ? Non parce que ça peut toujours servir de connaître le dernier produit Chanel histoire d’être frustrée ou de lire des histoires de cul sans doute inventées par les journalistes qui rédigent le papier (moi, ça me plairait bien, ça) mais ça ne m’aide pas pour suivre l’actualité. L’Actualité, devrais-je dire.

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Et que dire de mes lectures littéraires ? Récemment, j’ai fait un truc, un sacrilège : j’ai lu un Guillaume Musso. Bon, je précise, on me l’a prêté (à ma demande, je voulais me faire un avis). Je vous en parlerai dans un article mais j’ai cru me trépaner 47 fois tellement c’était insupportable, j’ai failli pleurer des larmes de sang. Bon, ça me rassure, je suis pas devenue si cruche. Du coup, pour remonter le niveau, je lis du Kessel. D’ailleurs, je suis fort ravie, j’ai acheté ses chroniques journalistiques et dans le premier tome, il parle et de l’Irlande du Nord et de la Russie. Je suis amoureuse mais moins que de Moravia parce que Moravia, il a une plume exceptionnelle et en plus, c’était un sacré beau mec (pourquoi ne suis-je pas née 80 ans plus tôt, hein ?).

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Mais je digresse. Revenons en à nos moutons. Donc je me sens devenir conne. Je ne consomme plus que des futilités. Alors je veux réagir ! Parce que j’arrive à 30 ans, raison ultime pour péter une durite au sujet de tout et n’importe quoi et que je veux me cultiver. Donc j’achète des livres un peu intelligents (de toute façon, la littérature girlie me gonfle, maintenant) et surtout, je fais un vœu pieux : acheter ET lire (nuance importance) le Nouvel Obs et Stratégies parce que c’est un peu important de se tenir au courant de l’actu de sa
profession au sens très large du terme. Et faudrait que j’apprenne le russe, toujours… Mais, plus que de volonté, c’est du temps qu’il me faudrait. Mais bon, c’est con, je ne suis pas une cruche à la base, j’ai appris plein de choses à la fac et par moi-même, j’ai la sensation que je perds ma curiosité, mon envie d’explorer un sujet pour apprendre. Et ça me navre. Ca me navre parce que c’est l’illustration parfaite de ce phénomène que je déteste et dont je suis victime : le métro-boulot-dodo. Je ressors du taf la tête farcie d’infos et je suis trop épuisée pour faire l’effort de faire quelque chose derrière. Et je passe ma soirée à cliquer bêtement sur yahoo ! jeux en soupirant parce que, merde, je me fais chier. La suite de Technopolis est bloquée à la page 166 depuis 3 ans et j’ai plus le courage d’écrire autre chose que des notes de blog crachées sur une feuille virtuelle.

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Non. 30 ans, le virage, je me ressaisis. Et je vais reprendre l’écriture, tiens. Ca m’occupera (enfin, ça m’occupera mes quelques heures de libre, c’est du n’importe quoi en ce moment).

PS : Non mais sérieusement, il transpire le sexe Moravia…

De la perpétuelle insatisfaction

Durant mon week-end à Marseille, je me suis adonnée à l’un de mes vices préférés : la lecture de magazines féminins. J’en lis certes moins depuis quelques temps (je plaide coupable, j’ai jamais racheté Grazia), sans doute par lassitude mais dans le train, c’est une tradition : je lis du féminin.



ET dans l’un d’entre eux (Biba ou Marie-Claire ?), je découvre un article sur l’insatisfaction chronique : ma vie n’est jamais assez parfaite. Oh bah tiens, ça parle de moi, pour une fois. Oui parce qu’entre les articles sur la durabilité de mon couple et l’éducation de mes enfants, j’ai parfois l’impression qu’on m’oublie un peu. Les articles pour célibataires traitent en général de la quête de l’amour. Moi, je ne quête pas et j’aimerais plus qu’on me donne des bons plans pour voyager seule et pas cher, par exemple. Enfin bref, un article qui me correspond, je plonge dans sa lecture puis je réfléchis.



Eternelle insatisfaite ? Oui. Je rêve en permanence des lendemains meilleurs. Non que mes aujourd’hui soient mauvais. Maintenant que ma mini déprime automnale est passée, je suis bien dans ma vie mais voilà, y a toujours cette envie de mieux. Et je me demande si cette envie n’est pas quelque peu surréaliste. Posons les choses : côté boulot, je ne cherche pas à bouger, je me pose quelques temps au même poste, normal, j’ai déjà pas mal bougé dans le passé et j’ai encore beaucoup à apprendre ici. Côté amour, en ce moment, pas envie, pas le temps. J’y reviendrai dans un autre article, peut-être. Là où je veux m’améliorer, c’est sur l’à côté. Parce que je ne veux pas que ma journée se résume à : « je me suis levée, je suis allée travaillée, je suis rentrée, j’ai mangé en jouant à yahoo ! jeux (foutue addiction, surtout qu’ils ont un jeu de Uno en ligne) puis je me suis couchée après la petite douche qui fait du bien et qui me fait sentir bon. » Affreusement métro-boulot-dodo, yerk ! Si on considère que je quitte le boulot entre 19h et 20h et que je me couche entre 1h et 3h, ça me fait quand même quelques heures pour faire des choses. Ecrire (et autre chose que du blog), apprendre le russe, faire du sport, apprendre des tas de choses en fait. Sauf qu’il est vrai que le soir, je rentre, je suis passablement vidée.


Et si finalement, je voulais trop ? L’autre soir, dans le métro (ou c’était un matin, je sais plus bien mais ce n’est pas très important. Quoi que je ne prends pas le métro le matin donc c’était le soir mais où allais-je alors ?), je me demandais quelle utilité j’avais d’apprendre le russe, par exemple. Professionnellement, ça ne me servira à rien (sauf si je reviens vers le journalisme mais être journaliste en Russie, c’est parfois un peu mortel) si ce n’est à me cultiver. J’ai envie d’apprendre à tricoter (plus que ce que je fais) et à coudre mais me ferai-je réellement des fringues ou même des trucs ? Non, je me connais, je m’y mettrai deux heures et après, plus du tout. Pourtant, y aurait moyen de faire des trucs sympas… Puis j’ai envie d’apprendre sérieusement à utiliser illustrator, photoshop… Toujours pas pour le boulot, aucune compétence de graphiste ne m’est demandé mais pour moi.



(c) Studio Poana

En somme, j’aimerais être moi en mieux, une fille qui ferait du sport tous les jours (bon, j’en fais, hein, mais j’ai tendance à vite sécher pour rien genre « non, là, je vais aller dormir plutôt) donc plus ferme, plus cultivée car je lirais tous les newsmag ainsi que des romans, qui parlerait un peu le russe, saurait faire des vêtements et des illus de folie sur ordinateur, tout en ayant le temps d’écrire. Bref, j’aimerais être plusieurs personnes. D’un autre côté, je me connais, j’aurai encore envie de faire d’autres trucs si tant est que je puisse faire tout ça, je voudrais me remettre au violoncelle… Eternelle insatisfaite.



Alors du coup, faut-il baisser un peu les ambitions ? Parce que bon, vouloir, c’est bien mais en plus, je ne supporte pas d’être faible, de ne pas savoir. Exemple type : je veux savoir dessiner mais genre on me donne un crayon et je vous fais un truc de folie. Finalement, je me dis que pour rendre ma vie plus belle, faudrait pas forcément que je m’améliore, juste que j’accepte mes imperfections et que je fasse les jours par plaisir et pas « pour devenir meilleure ».


Приходите завтра, я начинаю Русский




NB : La phrase précédente est du google translation donc il y a de fortes chances que ça ne veuille rien dire du tout.

Messieurs, je vous aime

Bon, j’avoue, des fois, je suis pas tendre avec vous donc profitons de cette période où mon horizon est dégagé de connard pour vous rendre hommage. Non, je précise, je suis pas amoureuse, cette bienveillance (qui n’est pas nouvelle, je suis pas si aigrie que ça) est motivée par un livre et son auteur : Le musée de l’homme de David Abiker.

Cet été, j’ai joué mon intellectuelle, c’est-à-dire que j’ai alterné roman/essai/roman/essai, histoire de me culturer un peu. Là, je suis en train de me taper Mythologies de Roland Barthes. Très intéressant mais le style est un peu trop sociologique par moment mais on s’en fout, c’est pas le sujet de l’article. Donc cet été, j’ai lu pas mal d’ouvrages consacrés aux jeunes dans le sens large du terme ou aux trentenaires et j’étais un peu fatiguée par le discours misérabiliste que je lisais mais j’en parlerai (peut-être) dans un autre article. Et au milieu de toutes ces récriminations, j’ai trouvé ma pépite, un râleur qui m’a fait mourir de rire, David Abiker. Sur le coup, j’ai pas percuté mais une blogueuse (Lambchop, je balance) m’a rappelée sur un blog voisin de qui il s’agissait : le gars à lunettes de Arrêt sur images. Vous savez, celui qui fait une chronique en début d’émission et qui après écoute, intervient des fois, avec de grosses lunettes noires. Bon ben depuis que j’ai lu son bouquin, je le regarde plus du même œil, David parce qu’en fait, sous ses airs pince-sans-rire, je fais l’intello à la télé, ce mec est bourré d’humour. D’ailleurs, j’avais l’air très con à rigoler toute seule dans le train ou dans le métro mais bon, je suis plus à ça près.

 

Bon, mais pourquoi je m’extasie soudain sur David. Parce que mon attirance innée pour les lunetteux n’explique pas tout. Donc j’achète ce bouquin suite aux conseils d’un ami. Et je découvre la vie de David, trentenaire ordinaire, marié, papa de deux petites filles. David nous parle de la deuxième grossesse de sa femme, de son talent inné pour le bricolage, des copines célibataires de sa femme qui parlent mecs, du copain homo de sa copine, il répond à une interview de Elle chez le pédiatre à la place de Mélanie Doutey, trouvant ses réponses plus intéressantes que celle de l’actrice… Plus intéressante, je sais pas mais plus hilarantes, y a pas de doutes. Je vous mets quelques morceaux choisis, mais c’est super dur à choisir.

 

A propos de son talent inné du bricolage : [après s’être explosé le doigt avec son marteau] « je prononçais des paroles incompréhensibles où il était question de clémence divine, de prostitution et de la mère d’un ami (Bon Dieu de bordel de la putain de sa mère) ».

 

A propos des homos : « Ma femme a un ami, un gué. Un type très bien,vraiment. On dîne chez lui, ce soir.

En plus, il est beau ce mec.
– En plus de quoi ?
– Mais en plus de rien, laisse-moi conduire, steuplé ! »

D’ailleurs, quand il est chez le gué, il lit Têtu en douce dans le salon pendant que sa femme et l’ami cuisinent et évidemment, le gué devine qu’il lit Têtu, ce
qui étonne David : mais comment sait-il ? Tu sais, David, tous les hétéros lisent Têtu chez leurs amis homos. Même moi. Surtout quand le beau mec en page centrale ressemble à un Dieu grec.

 

David, c’est un macho… Un faux macho. Un mec qui chouine parce que sa femme gagne plus que lui, qui se dit que les copines célibataires de sa femme devraient le tester car on fait pas mieux que l’homme marié. Il laisse les mamans des autres enfants le soin de surveiller les siens… Non parce que c’est l’homme, quoi, un vrai, celui qui se sent Charles Ingalls quand il plante
un clou dans un mur. David pourrait agacer avec sa vision masculine du monde mais en fait, non, il est juste attendrissant. Ces trois femmes de sa vie, il a beau dire, il les aime. On sent qu’au fond, il a surtout peur de plus plaire à sa femme… Et puis David, il a beau jouer les Charles Ingalls, il fait quand même la cuisine, même qu’il met un tablier avec une femme en sous-vêtements dessus.

 

Moi, j’aime bien les faux machos, ceux qui jouent des muscles mais qui, finalement, ne le sont pas. Par exemple, Guillaume 1er qui m’explique que si un mec m’emmerde, il monte à Paris lui péter la gueule… Avant de remarquer tout que du haut de son mètre 73 (oui, si vous voulez vexer Guillaume 1er, mettez en doute sa taille, il va pas se laisser faire !) et de ses 63 kg, il cassera pas la gueule à grand monde… Mais c’est touchant. Moi, ça m’amuse, ces touches de machisme et de virilité, ces hommes qui jouent les durs et se désamorcent tout seul.

 

En plus d’être un mari aimant, David est un super papa. Je vous raconte la dernière scène du livre (mais c’est pas grave, vous pouvez le lire quand même) : il va souvent au musée d’histoire naturelle avec ses deux schtroumpfettes. A la fin du musée, il y a une grande fresque avec des tas de photos de personnes pour illustrer la diversité humaine et, inlassablement, l’aînée demande qui sont ses gens. Parce que la petite, elle a remis en cause le statut masculin de David en expliquant que puisqu’il n’était pas représenté au musée de l’Homme, c’est qu’il n’en était pas un (logique enfantine, j’adore !). Un jour, David va en douce au musée et ça coller sa photo sur la fresque. Quand il retourne au musée, sa fille lui pose la question rituelle et il répond : « des amis de papa ». « Meeeuh, je te crois pas ! T’es pas un homme du musée de l’homme ! ». Et là, il lui montre la photo et la petite fille déborde d’admiration pour son papa, précisant même « maman va être jalouse ! ». Et David est tout fier. Ben, moi, David, quand j’ai lu ces lignes, je t’ai aimé. Je veux un homme comme toi !

Les filles, toutes des garces !

L’amitié féminine est quelque chose d’assez curieux. Quand je lis les magazines féminins ou que je regarde ma propre vie, je catalogue l’amitié féminine en deux catégories : l’amitié sincère et l’amitié hypocrite basée sur la rivalité. Je sais pas si c’est pareil chez les mecs mais y a des jours où c’est très fatigant.

J’ai plusieurs amies, des proches et des moins proches, des copines avec qui j’aime bien papoter aussi. Mes vraies amies, on se confie tout. Par exemple, Anne, on a eu des conversations très intimes. Anne, je la considère comme une vraie amie : je suis heureuse pour elle quand il lui arrive des choses biens sans ressentir de jalousie. Là, elle est en couple depuis 4 mois, maintenant, et j’avoue que ça me fait grand plaisir. Faut dire qu’elle n’a pas eu une vie sentimentale très heureuse jusqu’à présent, chose que je ne m’explique absolument pas. Outre qu’elle est très jolie et qu’elle a un corps de déesse, elle a oublié d’être conne, elle se cultive beaucoup. Bref, elle a tout pour plaire et, enfin, elle trouve un mec avec qui ça marche. C’est marrant comme nos rôles se sont inversés : avant, c’était moi la fille en couple, elle la célibataire, moi qui disais : « mais t’inquiètes, toi aussi tu trouveras le bon ». Là, c’est l’inverse. Anne, elle a un mec, un boulot et deux neveux. Tout ce que j’aimerais avoir. Mais je ne suis pas jalouse pour autant. C’est mon amie et son bonheur fait aussi le mien. Idem pour Lucie : quand j’ai su qu’elle avait son CAPES, j’étais réellement heureuse pour elle parce qu’elle avait bossé comme une folle pour l’avoir et l’avoir dès le 2ème coup sans être passé par l’IUFM, c’est quand même une jolie performance. Bon, je vais pas vous faire la liste de tout ce que je pourrais jalouser chez mes copines parce que je suis pas en train d’écrire un roman, là.

J’ai un idéal assez élevé en terme d’amitié, je crois que je suis exigeante dans ce domaine qu’en amour, voire plus. L’amitié, c’est un peu mon arche de Noé, là où je me réfugie en temps de déluge mais là aussi où j’accueille mes amis quand ils ne vont pas bien. Ca marche dans les deux sens : on se soutient mutuellement. C’est aussi un lieu de joie : quand tout va bien, on est heureux de se retrouver tous ensemble pour célébrer nos bonheurs. La vie est suffisamment compliquée pour s’en rajouter avec les amis, même si les prises de tête arrivent.

Revenons à l’amitié féminine. Durant ma vie, je me suis retrouvée dans des cas d’amitiés concurrentielles et j’ai franchement horreur de ça. Cas le plus flagrant : Rachel. Dans le genre « je t’aime autant que je te déteste », on a fait fort. Cette fille, je l’ai rencontrée au lycée, en première et on est devenues très amies en terminale. C’était toujours à celle qui aurait la meilleure note (moi, en général), à celle qui plairait le plus aux mecs, à la plus mince, la plus intelligente… Enfin, moi, je faisais pas attention, je m’en foutais un peu. D’abord, il y eut le gars qui me fit une déclaration en pleine discussion sur Friends, celui qui faisait une rubrique F1 sur une radio locale un peu grâce à moi. Quelques temps après, voilà qu’elle se sent attirée par lui. Un jour, on discute collégialement, elle parle des peluches qu’elle a dans la voiture, je lis l’Equipe quand je vois qu’il y a eu un accident pendant les essais privés donc je m’exclame : « oh, machin a eu un accident » et le gars me parle du coup. Quand on se retrouve toutes les deux seules, je me prends un « il a suffi que tu ouvres la bouche pour qu’il m’oublie » bien amer. Heu…pardon, je l’ai pas fait exprès. Pour compliquer cette relation, Yohann, notre meilleur ami commun de l’époque, la troisième roue du tricycle, en somme, tombe amoureux de moi. Là, la jalousie est à plein régime. Un soir, elle lui dit : « Nina et moi, on a le même caractère, pourquoi tu la préfères elle à moi ? » Sous entendu : Nina est de toute façon trop moche pour qu’elle te plaise par son physique. Ca fait plaisir ! D’ailleurs, je me suis pris pas mal de skuds sur mon physique. Exemple : on part en vacances avec Yohann dans la maison de sa tante au bord d’un lac. Un soir, on parle d’atouts physique et elle me demande les siens, je commence un listing quand elle me fait « Bah, arrête, tu me demanderais la même chose, je serais pas capable de répondre. » Ok, j’ai ramassé mes dents et je suis allée faire la vaisselle.

A la fac, nouvel élément de notre folle passion amicale : Gauthier. Au début, c’est moi qui suis intéressée par lui et je me prends un fantastique râteau. En 2ème année, Gaugau et moi devenons insupportablement complices, on passe nos cours à s’échanger des petits mots d’amour genre « je te prendrais en levrette, la tête dans le frigo». Elle croit qu’on dit du mal d’elle sur nos mots donc systématiquement, elle se place entre nous en cours et fait tout pour qu’on ne s’échange plus nos mots doux mais on y parvient toujours. Déjà, je ne suis pas suffisamment garce pour écrire des saloperies sur une nana à côté de moi. Ensuite, on a appris six mois plus tard qu’à ce moment-là, elle voulait sortir avec le Gauthier et qu’elle était persuadée que j’allais conclure avant elle malgré ma pseudo relation de couple avec Pierre le pervers. Finalement, avec le temps, nos relations se sont normalisées, sans doute parce qu’on ne se voyait plus beaucoup mais maintenant, quand je sens poindre un rapport de rivalité entre une copine et moi, je mets aussitôt de la distance. J’ai passé l’âge de jouer à qui sera la plus belle, qui aura la meilleure note, qui aura le plus de mecs… Je ne nie pas qu’une certaine émulation peut être motivante mais faut pas pousser mémé dans les orties. Avec Cécile, au lycée, on jouait un peu à
« qui aura la meilleure note » aussi mais de façon très soft, c’est-à-dire que quand l’une des deux se prenait une sale note pas du tout attendue, l’autre ne ramenait surtout pas sa fraise. C’était surtout en philo qu’on s’amusait à ça, vu qu’on avait généralement un point d’écart ou la même note. Mais on travaillait main dans la main, celle qui avait compris en premier expliquait à l’autre. En général, je l’aidais en maths, elle m’aidait en anglais, on faisait tous nos exercices à deux sans chercher à impressionner l’autre. Une saine amitié, quoi

Pendant longtemps, j’ai eu du mal avec les filles, en fait. Depuis que je suis sur Paris, j’ai des relations tout à fait normales avec Tatiana, Zoé ou Sab. On se raconte nos vies sans se balancer des piques dans la gueule. Quand Zoé me parle de sa nuit d’amour avec M. Zoé, je peux lui sortir un « han, je suis jalouse ! » mais c’est de l’ordre de la boutade et elle le sait très bien. Idem pour les deux autres demoiselles. Les filles ont quand même tendance à être garces entre elles et quand y en a une qui me fait un compliment, j’ai tendance à le prendre pour argent comptant. Mais je me méfie quand même des hypocrites et Dieu sait qu’il y en a. Quand je surprends une copine en flagrant délit d’hypocrisie, j’ai tendance à me refermer, aussi. L’amitié, c’est comme l’amour, tout est question de confiance, selon moi. Et à partir du moment où ma confiance est trahie, je ne me sens plus très motivée pour faire des confidences. Le pire étant les
nanas qui se la racontent, qui sortent des mensonges aussi gros qu’elles car j’ai vraiment l’impression qu’elles me prennent pour une idiote et ça m’agace. Oui quand on ment, faut bien le faire, c’est tout un art. Quand on sait pas, on s’abstient. De toute façon, je vois pas l’intérêt de mentir en amitié. Se faire passer pour quelqu’un d’autre ? Ben c’est pas de l’amitié ! Entre amies, on devrait se montrer telles quelles, ne pas s’inventer d’histoire d’amour ou de sexe pour pas se sentir moins jolie que les autres, ne pas prétendre qu’on pèse 10 kg de moins que ce qu’il y a marqué sur la balance. D’abord ça se voit. Et puis en plus, on n’est pas là pour se juger. Si mes amies commencent à me juger, c’est que ce ne sont pas des amies, point.

L’amitié féminine est vraiment quelque chose de compliqué. Heureusement, j’ai quelques bonnes amies qui m’empêchent de penser que les filles sont toutes des garces.