Session magazines

J’aime lire. Beaucoup, tout le temps, quand je peux. Depuis bientôt un an, je m’en vais régulièrement chez mon Victor : 45 mn de métro, autant de lecture et franchement, ça fait plaisir. Je vous parlerai une prochaine fois de ma liseuse, le truc qui a révolutionné ma vie de lectrice. Mais tel n’est pas le sujet du jour. Je lis donc des romans, de toute époque, de tout genre parce que j’aime passer d’un Anna Karénine à un polar (pas top pour le coup mais je savais pas). Mais si je lis beaucoup de romans, il y a un format que je lis de moins en moins et c’est mal : les magazines.

lire des magazines

Il y a magazines et magazines. Plus jeune, je lisais pas mal de magazines féminins qui avaient cette double vertu de s’avaler vite et de pas prendre la tête. Mais ce genre de lecture m’a vite lassée car, outre le fait que ça devient vite répétitif, mon féminisme grandissant me poussait à m’énerver à chaque injonction à la minceur, à chaque remarque grossophobe (pour le coup, je les vois surtout dans les magazines people où on va se foutre de la gueule de la cuisse grasse de Britney Spears ou de Mariah Carey pour l’ensemble de ses sorties), chaque manifestation de l’homophobie ordinaire (le lesbianisme, c’est juste un truc exotique à tester, les gays, c’est des mecs trop cools pour être nos potes parce qu’ils aiment autant les chaussures que nous… je déteste les chaussures en plus !), cette volonté de m’expliquer que je ne dois que chercher l’Amour, ne pas me donner trop vite et ma carrière… bah, on s’en fout, c’est moins important que trouver l’Homme là, hihihi. Au secours.

5-cles-pour-enfin-rencontrer-l-amour

Puis je me suis abonnée à des magazines un peu plus “cultive-toi ma fille”. Nouvel Obs, Courrier International, Management… Et ça finissait souvent en pile dans un coin de mon appart “ah, oui, faut que je lise ça”. Le souci, c’est que dans un magazine, je lis tout, chaque article, même celui dont le sujet ne me passionne pas à la base parce que ça m’apprend toujours quelque chose, il faut se cultiver. Mais voilà : la seule fois où j’avais le temps de lire un Nouvel Obs avant l’arrivée du suivant, c’est quand je m’étais cassée la jambe et que je n’avais que ça à faire. Et puis bon, le Nouvel Obs… Courrier International par contre, ça me parle plus, ça m’ouvre bien les écoutilles… mais pas le temps. Management, j’ai arrêté mon abonnement au bout d’un an.

Pile de magazines

Et puis, il y a eu Néon et Society, mes chouchous. Je lis tout, j’apprends plein de choses et dans nos grandes discussions avec Victor, je commence régulièrement mes phrases par “Justement, dans Society/Néon, il y avait un article là dessus et alors…” Sauf que ça recommence : la pile progresse et j’ai pas le temps de lire. Parce qu’un soir sur 2, je suis lovée dans les bras de Victor, parce que les autres soirs, je suis au sport, avec des potes, à finir une reco, à jouer à des Escape rooms en matant des vidéos sur Youtube alors que je les connais par coeur ou à peu près… et après, je tourne et retourne dans mon lit sans dormir parce que mes yeux ont été beaucoup trop sollicités tout en me disant que j’auraispu faire quelque chose de plus utile. J’ai de vrais problèmes.

insomnia

Vous allez me dire que c’est pas si grave, de pas tout lire. Oui mais non. Je sais pas si vous avez regardé l’état du Monde ces derniers temps mais ça pue la merde à tous les étages. Chez nous, chez nos voisins, chez les gens loin. Tous les jours des massacres, des morts pour rien, la guerre et la violence, l’incompréhension. A quel moment on en arrive là ? J’ai besoin de clés pour remettre les pièces du puzzle dans le bon sens mais aussi pour nourrir mon discours par la suite. Non, je ne suis pas en plein délire, regarde l’Histoire, regarde l’actu. Je suis de plus en plus convaincue que la culture est une nécessité. Que je ne peux pas juste brandir des cartons rouges en hurlant “tu dis de la meeeeeerde !” si j’explique pas pourquoi.

A picture of a serious woman showing a red card over white background

Alors je dois lire plus de magazines. Society, Néon mais aussi Courrier International, Socialalter et même Philosophie Magazine qui propose parfois de très bons dossiers. Lire, encore et encore. Je lis pas mal la presse online (et encore pas assez) mais ça ne suffit pas. Alors peut-être que certains soirs, au lieu de traîner sur le web, je devrais tout couper pour me pencher sur ces magazines. Pour me cultiver et ensuite essayer de restituer au moins ce que j’ai appris, ici ou ailleurs. Multiplier les exemples pour nourrir mon propos, comme hier sur les chars à Montréal. Ce ne sont pas les articles les plus sexys mais je m’en fous : si 3 personnes réfléchissent suite à cet article, ce sera déjà ça de pris.

Ce que je sais de vous

J’aime comparer la vie à une trajectoire. Nous sommes tous une trajectoire et nous nous croisons, en parallèle ou en perpendiculaire. On se croise, on prend conscience de l’existence de l’autre. Ça dure un instant, un mois, une vie. Et pendant cette coexistence, aussi fugace soit-elle, on saisit parfois malgré soi des bribes de cette vie.

Début juillet, je suis au Pays Basque avec mes parents (bientôt chroniqué sur week end sac à dos, faut juste que je me bouge les fesses quoi) dans un ravissant gîte tenu par un couple d’une soixantaine d’années. Ma mère, elle est comme moi, elle aime bien socialiser et pendant ces 5 jours, on vit avec eux, on a connaissance d’un de leur pépin familial. Rendez-vous compte : nos trajectoires n’ont été parallèles que pendant 5 jours et je savais certaines choses sur eux, des choses intimes.

Autre exemple. Un soir, je fais la queue au Monoprix, un acte sans le moindre intérêt et je rêvasse mollement. Devant moi une femme. Quand arrive un homme qui vient poser deux ou trois articles à côté de la demoiselle devant et me dit aussitôt « on est ensemble, je double pas ! ». Gneeeeee ? Oui moi je dors, tu sais, monsieur… Du coup, je me « connecte » sur ce couple. Ils ne se connaissent que peu, on dirait un premier rendez-vous Meetic. Elle parle de son prochain week-end à la mer, il lui parle de sa vie à Montréal. Tiens, un Québécois… Et mon imagination se met en branle. Que font ces deux individus qui semblent peu se connaître ensemble dans cette queue au Monoprix. Ils sont ensemble mais paient séparément leurs courses, des courses d’appoint comme une baguette de pain, quelques tomates… Ça sent pas le dîner à deux. Mais qui sont-ils ? Ils payent et s’en vont, ça me démange de les rattraper pour leur demander leur histoire.


Pendant quelques instant, cet étrange duo et moi avons eu une trajectoire perpendiculaire, un bref point de rencontre. Les recroiserais-je demain que je les reconnaitrais pas mais pendant 5 mn, ils ont existé dans ma vie, de façon fugace et superficielle.

Je suis une curieuse, mes oreilles traînent souvent malgré moi. C’est pas ma faute si les gens parlent fort aussi… Des conversations captées, des trajectoires qui croisent la mienne sans même en avoir conscience. C’est fascinant, c’est vertigineux. J’aime m’imaginer quelques instants dans la peau de cette personne, dans cette vie où je suis au mieux la fausse blonde à racine dans la rame, au pire rien du tout. Où mon nombril n’est pas le centre de l’univers. Un léger décalage de perspectives. Je prends l’humble pièce de puzzle qu’on me donne et je tente de le reconstruire en entier.


Et après ? Après rien, j’oublie vite, j’oublie ces trajectoires entr’apercues pour les remplacer par d’autres, tout aussi éphémères (de mon point de vue). Mais j’aime la sensation que, pendant quelques instants, ces gens ont eu une existence pour moi.

Mais je reste frustrée de pas avoir eu le fin mot de l’histoire du Canadien et de sa compagne de caisse.

Au dessus de l’équateur

Par Ella Sykes

On est le mardi 25 novembre 2008, il est précisément 21h54. Ce matin, une épaisse couche de neige mousseuse recouvrait absolument tout. Mon colocataire est parti pour Montréal, me laissant tout le loisir d’être seule, à moitié nue devant la télévision en fond sonore. L’émission est trash à souhait comme on les aime pour mieux les mépriser.

Les jours se succèdent et se ressemblent vaguement, je suis débordée de travail et c’est aujourd’hui la première soirée que je me consacre depuis plus d’un mois. Au fond, j’aime avoir l’esprit occupé au point de devoir réfléchir avant de me situer dans le temps et savoir quel jour nous sommes. Cela m’empêche de penser.

Sinon, je commencerais à repenser à la fille que j’étais à Paris, à ces raisons qui m’ont poussé un jour, en me réveillant, à prendre la fuite, deux chats et un sac sous le bras, pour tout bagage. Par moment, il se passe un temps d’arrêt où je me demande vraiment ce que je fais ici. Je veux dire que, tout roule, tout s’écoule avec la rapidité de l’éclair, et tout semble parfait, un peu comme dans les débuts de romans de Brett Easton Ellis. Au bout de quelques pages, les tourments et la douleur reprennent lentement leurs droits.

Alors, parfois lorsque je m’arrête de gesticuler, de courir et de travailler, la douleur et la tristesse m’envahissent pendant quelques minutes. Je pensais avoir plus de temps avant que cela ne se produise. Au moins, un an ou deux. Je misais sur le dépaysement et le fait d’être loin de tout ceux qui connaissent mon histoire, pour me distraire. Je me suis trompée du tout au tout.

Rien n’a changé, je suis toujours la même et cette vérité est effrayante. Je vais finir ce que je suis venue faire ici et dans un an, je partirais m’installer pour quelques temps à New York. J’espère que le bruit et la vie trépidante de la ville, ses magasins de luxe et son métro sale distrairont la souffrance que je me porte en moi malgré tous les efforts que je fournis, pour m’en débarrasser. Mais, je suis magnanime, je sais reconnaître ma défaite. Je ne peux que coller des pansements. Je sais bien que ces déplacements ne font que tenir la chose à distance même si elle me rattrape sans arrêt. L’été prochain, je tenterai d’user cette souffrance sur les routes de la Road 66.

C’est drôle de se dire qu’un seul événement dans une vie inclut un certain déterminisme duquel découle des réactions en chaîne imprévisibles et impossible à éviter.

Peu importe. J’essaie de me faire raison et de l’accepter, je me prépare à une vie d’exil et de solitude parce que j’ai l’impression persistante de ne pas comprendre les autres. Je suis toujours trop passionnée, impulsive, snob, excentrique, gentille, cruelle ou trop brillante. Bien oui je me la pète, je peux, non ? Bref, je me fais l’effet d’être comme ces poupées Made in China défectueuses. J’arrive maintenant à faire avec cette idée. Celle d’être une fille qui par son excès saoule rapidement autrui. Oui, quand on y pense, c’est logique. Actuellement, la société exige que l’on aille droit au but, sans perte de temps. Personne n’a que faire des créatifs et des originaux, des gens tourmentés. Tout roule pour les superficiels. J’aurais bien aimé faire partie de cette caste So select !

Vous savez quoi ? Dans le fond, tant que je ne m’attache pas, à personne, jamais, tout pourra demeurer sous contrôle donc ce n’est pas grave.

Si je ne me détestais pas autant, ce serait mieux. Le pire c’est que je ne suis même plus désespérée ou attristée par ce genre de considération. Je me suis résignée. Et, la résignation, je vous assure des fois ça fait du bien.

Pour un flirt avec toi

Par Lucas

Ce nouvel article va me valoir une mise au rebut par cedcox et surtout par ma belle Tatiana mais il faut que je sois fort et honnête et que j’avoue les choses…

Chères lectrices, chers lecteurs, ça faisait longtemps que je ne vous avais pas bavé un truc et vous m’avez grave manqué, si, si. Coincé entre rédaction d’un bavardage qui se veut roman, recherche de boulot, déménagement, exil, rééducation et cætera. Les aigris diront « T’avais dit qu’tu’t cassais et te revoila, ça s’en va et ça revient ». Bah oui mais j’ai encore un an avant la limite d’âge alors prout (argumentaire imparable)

Donc pour renouer avec vous, je vais vous reparler des sites de rencontres !! Mon ami l’aigri va me dire « Tout a déjà été dit Louka, tu nous saoules« . Bah écoute justement, enfonçons des portes ouvertes, comme ça on ne se fera pas mal aux épaules ! (www.humour-de-merde.com)

Donc Louka a testé pour vous un site de rencontres ! Ouhai même que. Avec abonnement de 3 mois et tout le tintouin. Ouhai, quand je teste, moi, j’y vais à fond. C’était lequel allez vous dire ?

Pas Meetic, trop facile.
Pas les sites qui foisonnent ds la marge de FaceBook, là encore ça ne me disait rien.
Non, je vais encore vous parler de PC²,  PointsCommunsPointCom, PCC pour les intimes.

Comme son nom l’indique, PCC est un site de rencontres fondé sur les points communs entre membres (vous n’l’auriez jamais deviné). Perso au départ ça m’a un peu rebuté parce que paye ton ouverture culturelle avec un couple sclérosé sur ses p’tites préférences…

Mais mon amie Concupiscence aidant, j’ai donc passé le pas de la porte. Et là, c’est la fête…

Votre serviteur inscrit juste avant son coma est reviendu sur PCC en avril pour 6 mois. 6 mois afin de vous faire une fouille réglementaire And this is the end, beauty for friend.

Parlons des filles tout d’abord, histoire de faire une introduction bancale.
Elles se méfient les nanas…et elles ont raison ! Le ratio « nanas comestibles »/mecs affamés est de 68% au 17 Septembre 2008 (merci le module de recherche). Pour peu qu’elles aient un visage un
peu glamour, je suis sûr que les nanas sont littéralement agressées de demandes. Va donc faire ton tri, Mademoiselle… Surtout que sur PCC, on peut envoyer une « Good Vibration » aux nanas qu’on
kiffouille. Ya surement des femmes qui sont tellement sollicitées qu’elles n’ont plus besoin de vibros… (au fait Nina, comment va Etienne ? C’est comme ça qu’il s’appelait non ?)

Ici je n’évoque même pas les fake (profile). Avec des pratiques comparables au scam (1) mais Made In East (Pologne, Russie and co). Voire encore plus frustrant, les vraies quebécouéze, toute mimi. T’es rigolote Evangeline, mais Rueil-Paris c’est quand même plus pratique que Rueil- Montréhél.

Mais revenons à PCC…

Si on vire les Quénédiennes, les scam, les vieilles qui se sont faites larguées par leurs mecs pour une jeunette, les p’tites pouffes abonnées au LOL, quess qui nous reste ???

Bah pas grand-chose…

Ca veut dire que le ratio nana 3 étoiles michelin/mecs insatiables passe facilement à 1 pour 5. Vas-y Louka, paye ta mission « comment se démarquer ? »

La solution est donnée par PCC avec les « comm », équivalents aux articles des blogs et « les réactions aux comm » qui sont nos « commentaires » ici. Vous me suivez ?

Sur PCC on établit une liste de trucs culturels qu’on aime dans plus de 100000 références. Cinéma, Livres, Musique, Media (avec des sous catégories pour chaque). Histoire de trouver un(e) alter ego qui partage ces choix culturels. Or, sur les dits choix, on peut faire des « commentaires ». Dire pourquoi on a detesté le dernier Douglas Kennedy ou pourquoi on surkiffe Alain de Botton. Dans un bon tiers des cas, le commentaire est un prétexte honteux pour parler de tout et surtout de n’importe quoi et se faire mousser… « Regardez moi, je suis le plus beau de PCC« .

Comme tout un chacun peut re(d)actionner, ça peut donner des discussions rigolotes suite aux articles. Surtout quand on analyse ces réactions et qu’on se rend compte (qu’on est toujours tout seul au monde, certes) que moult congénères utilisent le comm d’autrui pour se faire mousser avec des réactions plus ou moins pertinentes… PCC est un monde sans foi ni loi où seuls les les modos (relativement cools et ouverts, notons le) peuvent nous dire fuck, ce qu’ils font uniquement quand on dépasse les bornes des limites.

Alors bien sûr le prétexte de départ est sympa. Trouver la femme de ses rêves par affinités culturelles, celles-ci pouvant être l’illustration de sa conception de la vie. Entre une nana qui kiffe NRJ et la Starac et un autre qui préfère Barthe et Miles Davis, ya comme un rift… (2

On fait l’bilan calmement ?

PCC nous vend du rêve, un idéal éthéré, cette croyance ingénue qu’on va trouver une naïade castelbrianesque, un être idéal qui aime prendre son p’tit dèj en lisant  Matin Serein et en écoutant le Best Of Chantal Goya. Une nana avec laquelle on aurait une connivence car la culture aidant on est proche l’un de l’autre… Vente de rêve, mais la vie est-elle un songe ? (Calderon, sors de ce blog)

Voili, voilou. Prochain article : La religion chez les Vingtenaires.

(1) Scam : pratique consistant à arnaquer les français crédules en disant être la fille richissime du président du pays en demandant un envoi de fric par la poste sur un compte bancaire Africain. Ouhai, on a tous reçu ça au moins une fois…

(2) C’est là que la nana mauvais esprit va me dire que c’est pas inconciliable et tu fais chier Louka avec tes coupures sectaires. Oh, j’te kiffe toi la commentatrice intègre…

(J’anticipe les propos des connasses et des connards qui voient le mal partout et qui vont voir ds cet article une pub déguisée. Allez donc baver ailleurs, c’est mal me connaître que de croire que je peux être aussi complaisant.)

Allez, casse-toi

 Non, lecteur, reste, ce n’est pas à toi que je parle. Tu es rassuré, hein ? Allez, va chercher un café à la machine (oui, je sais que tu me lis quand tu es au boulot, ne le nie pas !), pose ton petit cul sur ton fauteuil de bureau, débranche le téléphone et c’est parti. Aujourd’hui, je vais te parler de l’expatriation.
 
Le monde est bleu
 
Prenons un jeune diplômé. Par exemple moi mais pas forcément. N’importe quel jeune fera l’affaire. Bon voilà, on a bien travaillé et nous voilà avec un diplôme où y a marqué bac+5 dessus, ce qui veut dire qu’on a fait au moins 5 ans d’études supérieures mais en général plus. Si on me prend moi, j’ai fait 7 ans : 5 ans d’histoire (bac+4, j’ai fait ma maîtrise en deux ans), 1 an de science politique et un an de journalisme. 7, donc. J’ai produit deux mémoires qui ne feront certes pas date dans l’histoire de la recherche universitaire puisque je crois que l’un n’est pas consultable et l’autre traite d’un sujet qui n’intéresse que moi (le Québec et la lutte indépendantiste de 92 à 2001, c’est quand même hyper intéressant, je vous jure). Je n’ai pas trop fait baisser les stats de réussite puisqu’en 7 ans, j’ai chu juste une fois (en maîtrise), je suis passée une autre fois en septembre, j’ai fini trois années avec mention (même 4 sur on compte la première année). J’ai acheté plein de bouquins écrits par mes profs, j’ai assuré les beaux jours de Copyrep… Bref, une étudiante comme les autres. Et une fois avec mon diplôme en poche, après avoir donné mes plus belles années à l’université française… Rien.
 
Quand je parle de mon chômage (enfin quand j’en parlais), on me faisait souvent la même réponse : pars dans un autre pays. Ah ? J’ai vécu 26 ans en France, j’ai des diplômes français et la seule chose que le pays dont je suis citoyenne a à m’offrir, c’est l’expatriation. Ben, merde alors ! Si je voulais pas faire ma vie en France, j’aurais fait des études dans le pays qui m’intéresse directement ! Comme ça, tout le monde aurait gagné du temps, j’aurais pas à m’emmerder avec des histoires d’équivalence, de visas de travail et tout ça. Et puis je me vois bien débarquer dans un journal étranger « Bonjour, je suis française je veux bosser chez vous !
– Vous avez suivi nos actu ?
– Heu… Si je connais le nom de votre premier Ministre, vous m’embauchez ? »
Bon, évidemment, si on me prend, ce sera surtout en tant que spécialiste de la France mais tous les pays ne sont pas obnubilés par notre petit hexagone. Vous croyez qu’ils en ont quelque chose à foutre du retour triomphal totalement préparé de Juppé à Londres ou à Rome. A la limite, à Montréal, vu qu’il a été prof au Canada, ça peut faire un entrefilet… Si je me démerde bien, je peux faire un petit billet sur la manie des politiques français qui ne cessent de quitter la vie politique pour mieux y revenir mais c’est un autre sujet.
 
Je n’ai rien contre l’idée d’expatriation, je ne dénonce pas du tout ça, entendons-nous bien. Quand je vois les ponts d’or que fait Londres aux mecs qui sortent d’HEC, c’est bien normal qu’ils se tirent. Mais quand je lis que 53% des expatriés ont moins de 35 ans, là, je commence à m’interroger. La France a donc un tel mépris pour ces jeunes qu’elle n’en veut plus ? Je ne suis pas très nationaliste mais merde, j’ai envie de bosser dans ce pays où je suis née, j’ai grandi et fait mes études. Je suis citoyenne de la France, je vote à chaque scrutin (même pour le quinquennat, j’ai voté !), je me sens assez impliquée dans la vie de mon pays. Mais le pays ne s’implique pas pour moi. Et quand je dis moi, je ne suis pas la seule jeune sur le bord de la route !
 
Et pourtant, les politiques pleurent sur la fuite des cerveaux et compagnie mais qui est le fautif ? Je ne suis pas la meilleure journaliste du monde mais les meilleurs d’entre nous n’ont pas leur place en France alors qu’à l’étranger, on les accueille comme des princes, avec des salaires de dingues. Bon, évidemment, vivre à Londres, ça coûte cher donc normal que le salaire soit supérieur. Mais ça m’agace que l’on doive partir pour avoir une carrière digne de ce nom. Ne peut-on pas choisir notre pays d’habitation ? Quand je vois qu’au bout d’un an de chômage, on me propose encore (et quasi uniquement) des stages, je me dis qu’effectivement, je devrais aller voir ailleurs si on me propose pas autre chose. La France est clairement un pays de vieux qui se méfie de tout ce qui n’a pas la trentaine. La preuve, en politique, à 50 ans, vous êtes un « jeune loup » (genre Nicolas ou Ségolène) ! On ne renouvelle pas les cadres et dès que vous arrivez pour un boulot, vous n’avez jamais assez d’expérience. Même pour des stages, maintenant, on n’en a pas assez ! Mais évidemment, connard, je peux pas avoir d’expérience si on me donne pas la possibilité d’en avoir ! Et encore, si on regarde mon CV, je m’en sors pas trop mal puisque mon dernier stage n’en est plus un (oui, là, vu que j’ai toujours pas de nouvelles, je suis même en CDI, pour le moment !). Mais bon, c’est jamais assez… Alors qu’à l’étranger, nos nouveaux diplômés plaisent, pourquoi en France, on n’est jamais assez formés ?
 
Et que se passera-t-il le jour où nos dirigeants actuels partiront à la retraite et qu’il n’y aura personne pour les remplacer car on se sera tous cassés ? Parce que je suis vraiment pas sûre qu’on ait envie de revenir dans un pays qui nous a expliqué pour trouver du travail, il fallait se casser.

The interview (part 1)

Voici la première partie de l’interview (c’était trop long pour le mettre en une fois) . La suite samedi prochain. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas !

Pourquoi as-tu choisi Nina comme pseudo ? (Dragoon, Lunelô, Rem)

Alors, c’est très simple. Juste avant d’arriver sur Paris, j’ai lu « Hygiène de l’assassin » d’Amélie Nothomb dans lequel l’héroïne, journaliste, s’appelait Nina. Or elle affrontait un écrivain obèse particulièrement odieux qui m’a fait penser à ma grand-mère. Donc, je me suis un peu identifiée, Nina a fait ce que je ne pourrai jamais faire (ouais, le respect des aïeux). Donc quand j’ai crée ce blog, j’ai pris ce prénom. Je l’aurais crée à un autre moment, j’aurais sans doute choisi un autre prénom.

Ben : Peux-tu me décrire Nina dans 10 ans (pas ce que tu espères, ce que tu crois être ton avenir) ? (famille, amis, job, lieu de vie, …).

Bon, question délicate. Dans l’idéal : je serai enfin journaliste en CDI, peu importe quelle rédaction. J’écrirai des livres aussi, peut-être seront-ils publiés, je sais pas. En tout cas, ce blog sera mort, ça, c’est sûr. Côté vie privée, j’espère que j’aurai avancé aussi, que j’aurai un mec que je retrouverai tous les soirs en rentrant à la maison (soit une vraie maison, soit un appart super classieux) et puis peut-être que ce sera un mec tellement génial que je lui aurai fait des bébés. Mais pas trop quand même. Et puis j’espère que j’aurai toujours Kenya parce que dans 10 ans, elle aura 12 ans, c’est jouable. Et j’aurai arrêté de fumer, aussi. Dans le pire des cas : je serais manager au McDo parce que j’aurais pas trouvé de poste de journaliste et obèse parce qu’à force de bouffer du McDo, hein…Du coup, je serai célibataire, sans enfants mais y aura peut-être toujours Kenya. Evidemment, dans 10 ans, mes parents seront toujours là, je m’occuperai de temps en temps de mes neveux et nièces et le dimanche, j’irai dîner chez ma sœur (ou elle viendra à la maison).

LilVirgo : Est-ce que tu me trouves fabuleuse et belle et intelligente? Ah merde, c’est TON ego, qu’on doit flatter, pas le mien… :p
Est-ce que TU te trouves fabuleuse, et belle et intelligente?

Heu… Bon, intelligente, je sais que je suis cultivée vu que je suis pas mal bibliophage et hyper curieuse. Ce qui est bien, c’est qu’on peut toujours apprendre, tout le temps, c’est ce qui me plaît. Ca n’en tiendrait qu’à moi, je serais étudiante toute ma vie. Après l’intelligence, c’est relatif. J’ai une bonne logique donc je suis douée avec les chiffres et comme je lis beaucoup, j’ai du vocabulaire. Après, j’ai plutôt une bonne intelligence sociale et émotionnelle mais je suis catastrophique en intelligence spatiale. La géométrie, ça a toujours été mon cauchemar et je me perds tout le temps.

Belle, ben, évidemment, ça dépend des gens, les goûts et les couleurs, hein ! Mais bon, vu les superbes mecs que j’ai conquis dans ma vie, je me dis que je suis quand même pas un boudin !

Et fabuleuse, ouais, carrément !

Quant à toi, tu sais tout le bien que je pense de toi, je dis toujours un truc genre « Lil, je l’adore, elle est super brillante et puis elle se la pète même pas. Et en plus, elle est toute jolie ! ». Bref, heureusement que t’es sympa sinon, je te détesterais ! T’es une Marieke en puissance (private joke).

 

Maître Sam : Quel est ton plus grand regret dans la vie?

Ca dépend des jours… Mais bon, je crois que mon plus grand regret, c’est de plus avoir mon grand-père, j’aurais bien aimé qu’il me connaisse en tant qu’adulte. Parce qu’il aimait beaucoup de choses qui me plaisent aujourd’hui, on aurait eu des tas de choses à se dire. Et comme ça, aller voir ma grand-mère n’aurait pas été un calvaire vu qu’il aurait été là. Je crois que j’écrirai un article sur lui un jour car je l’adorais, mon grand-père.

Mimine : Dans quel pays, lieu ou ville aimerais-tu vivre à part Paris et pourquoi?

Canada, Montréal ! J’ai toujours eu une passion pour le Canada parce que petite, je croyais qu’ils parlaient tous français là-bas et un pays aussi grand qui parlait français, ça me fascinait. Ensuite, j’ai fait une maîtrise sur le sujet et j’adore leur projet de société. Bon, ils n’ont pas leur indépendance mais c’est vrai que leur société est fascinante : un peu américaine, un peu anglaise, un peu française… Puis ils ont des expressions qui tuent ! C’est fou comme on peut parler la même langue à la base mais grâce à des contextes culturels différents, ça devient carrément une autre langue.

Peu importe : Tu comptes tenir ce blog pendant combien de temps ? Et as tu déjà imaginé la gestion de sa fin ?

Je sais quand et comment le blog s’arrêtera mais je n’en dirai pas plus pour le moment, top secret ! Mais bon, je pensais pas qu’il existerait encore aujourd’hui. Il y a des jours où je me dis que je devrais arrêter, mais bon, j’ai une date butoir, je dois tenir jusque là… Mais le blog a encore quelques beaux jours devant lui.

Dragoon : Comment viennent tes termes abordés et où trouves tu tout ton inspiration ?  Qu’est ce que tu aimes le plus dans la vie ? Quels sont tes attentes sur le plan professionnel, dans la vie de tous les jours, dans ta vie amoureuse ?
Si tu pouvais changer une chose dans le monde, qu’est ce que ce serait ?

– Ben, dans mes conversations avec mes amis, en général. Je sors boire un verre entre amis, on parle de tout et de rien et là, paf, une idée d’article ! Je trouve aussi mon inspiration en lisant ou en regardant la télé. Des fois, en rêvassant aussi. J’aime bien me triturer le cerveau, une idée peut naître en voyant des gens dans la rue qui s’embrassent ou même sous la douche.

– Heu… Là, je sais pas, y a plein de choses que j’aime bien dans ma vie et d’autres moins… Disons que j’aime beaucoup les gens qui m’entourent, ma famille et mes amis. Ils sont là quand ça va et aussi quand ça va pas, c’est un socle solide dont j’ai besoin pour avancer. En gros, les bases solides pour construire le reste de ma vie. Si je suis pas équilibrée, j’aurai du mal à avancer sur le plan professionnel et le plan privé.

– Dans ma vie professionnelle, c’est pas compliqué, je veux un CDI ! Dans le journalisme, off course. Je commence un truc très important pour moi et je suis très emballée, j’ai galéré mais mon ciel s’éclaircit. C’est pas encore le grand ciel bleu mais les nuages se dissipent. Dans ma vie privée, je veux un mec, sur Paris, pour changer. Mais bon, ce n’est pas pour autant que je vis mal mon célibat, chaque chose en son temps. Mais c’est vrai que me poser, ça serait super reposant !

– Ohlala, tellement de choses à changer, je sais pas trop ce que je choisirais…Bon, j’éradiquerais la pollution, pour commencer, revivre dans un environnement sain et, cette fois-ci, en prendre soin. Pendant longtemps, on n’a pas eu conscience de ce qu’on faisait à notre planète, on est plus attentifs maintenant donc si on repartait à zéro sur ce sujet, j’ai espoir qu’on ne recommette pas les mêmes erreurs. J’aurais bien dit éradiquer la pauvreté mais il y aura toujours des plus riches et, donc, des plus pauvres.

Lunelô : Si ce site etait un livre: lequel? Et pourquoi?

Sex and the city ! Mais en fait, je n’ai jamais lu ce livre donc c’est un peu hypocrite comme réponse. Puis en plus, je viens de livre un bouquin de Candace Bushnell (Haut de Gamme), la créatrice de Sex and the city et j’ai trouvé ça très chiant. Idéalement, j’aimerais être un livre de Moravia puisque c’est mon auteur préféré mais aucun des livres ne correspond vraiment à l’esprit du blog. Normal, il n’a pas vécu notre époque ! Des fois, je me sens un mélange de « L’ennui », « Désidéria » et « Lui et moi » (même si j’ai pas de pénis). Y a un peu de Virginie Despentes ici sauf que je suis pas du tout trashouille, moi !

Grr : Un futur lointain, imaginons que ton blog s’appelle « les octogénaires ». Quel serais ta vie de grand-mère en 2066 ? Comment conterais-tu ta vie bien remplie de vieille peau, à nous, tes petits enfants ?

Ben, j’espère arriver à 80 ans plutôt en forme, déjà ! (enfin en 2066, j’aurai 86 ans, gloups !). Ma vie de grand-mère, j’espère que je serai avec pépé et qu’on passera des journées bien remplies. Sans courir à droite à gauche, on aura du temps pour lire, discuter, je me mettrai au tricot et tout ça ! Si je suis en forme, je prendrai des cours à l’université du troisième âge et j’écrirai des histoires pour mes petits enfants. Non parce que je suis pas sûre que les gaver de gâteaux soit une bonne chose.

Je leur apprendrai des choses, à mes petits enfants, j’espère que je serai pas trop réac et que je n’aurai pas oublié que je n’ai pas toujours été d’une sagesse exemplaire dans ma prime jeunesse. Mais bon, j’omettrai de dire qu’avant papy, il y a eu pas mal d’autres hommes dans ma vie, faut pas trop leur donner de mauvaises idées ! Ouais, en gros, j’espère que je serai pas anormalement réac et que je deviendrai pas méchante comme ma grand-mère.

Christophe : comment te vois-tu au sein de la francophonie ?

C’te question ! Je suis pas sûre de comprendre le sens de ta question, je vais tenter de te répondre, tu pourras me dire si je me suis plantée ou pas. J’aime beaucoup la langue française que je trouve très riche et j’apprécie d’écrire dans cette langue. J’aime par ailleurs entendre les expressions idiomatiques des autres pays francophones, comme je le disais plus haut au sujet du Canada (enfin du Québec, plus précisément). C’est ça une langue vivante. Après, je suis très chiante au niveau de l’utilisation du français, j’aime pas les fautes et je corrige souvent celles de mes amis. Après, la francophonie en tant que communauté n’a plus beaucoup de poids, en France, on s’en fout. Au Canada, par contre, c’est une vraie philosophie, surtout au Québec du fait de leur lutte indépendantiste. Pourtant, je pense qu’en tant que communauté culturelle, la France devrait plus s’impliquer. Après tout, la francophonie, c’est pas juste la France. En littérature, par exemple, nombre d’auteurs ne sont pas francophones et ce serait bien de les promouvoir un peu plus.

Lambchop : C’etait quoi les réelles motivations de ce blog, à l’origine ?

La gloire ! Non, au début, c’était vraiment pour le fun, un truc crée entre potes pour s’amuser. En tant que journaliste, je n’ignorais pas le phénomène blog mais je pensais pas que tant de gens se passionneraient pour nos vies et nos opinions sur pas mal de sujets. Moi, j’y voyais surtout la possibilité d’écrire avec un outil super facile à utiliser. J’avais un premier site perso sur le net en 2000, le blog était quelque part une continuité, une façon d’assouvir ma frénésie d’écriture. Et de changer de style aussi puisqu’on est loin des romans ou des articles journalistiques que j’écris en temps normal.

Sophie : Ton blog t’a apporté plus de plaisir ou de désagréments dans l’ensemble?

Plus de plaisir, sinon, j’aurais arrêté. Les désagréments que j’ai eu dans la blogosphère ne diffèrent pas de ce que j’ai pu avoir dans la vie, juste qu’il y a plus de gens au courant. J’aime bien écrire, c’est un fait, et savoir que tous les jours, mes écrits vont être lu par un millier de gens, c’est assez flatteur. Non mais c’est vrai, se dire que tous les jours, des tas de gens viennent lire ce que je raconte et débattent des sujets que je lance, c’est passionnant. J’ai fait de belles rencontres grâce à ce blog, je suis même tombée amoureuse grâce à lui. Une petite communauté s’est créée, elle évolue beaucoup mais des gens se sont rencontrés en dehors, y a même un couple qui s’est crée grâce à lui. Il m’a par ailleurs beaucoup aidé pendant ma période de chômage où je n’allais pas bien. Des tas de gens m’encourageaient, étaient derrière moi et ça m’a aidé. Je sais que le jour où je l’arrêterai, ça me manquera.

Maître Sam : Es tu heureuse dans ta vie actuellement?

Globalement oui. Evidemment, je n’ai pas tout ce que je désirerais, comme pas mal de gens mais rien ne me mine. Bon, je suis pas amoureuse mais ça viendra. Après, pour le boulot, j’ai de quoi faire donc pas de soucis à ce niveau-là. Côté santé, ça va bien aussi, ça fait longtemps que j’ai pas été malade (alors que pendant ma période de chômage, j’étais malade une fois par mois). Côté entourage, à part quelques anicroches, ça va bien aussi. En ce moment, je raconte des tas de gens fascinants avec qui je parle de beaucoup de sujets et ça fait drôlement du bien ! Bref, oui, je suis heureuse.

Mister Fish : Donnes moi les 5 rôles que tu aurais aimé interprété, soit au cinéma, soit au théâtre, et pourquoi …

Aïe, la question ! Je ne suis pas cinéphile donc je vais répondre les premiers rôles qui me viennent à l’idée mais je sais pas si je répondrai la même chose plus tard !

– Cécilia dans l’Ennui, ne serait-ce que parce que tourner des scènes de sexe avec Charles Berling, je suis à fond pour ! Puis c’est le premier livre de Moravia que j’ai lu et comme j’ai adoré, j’en ai lu plein d’autres depuis.

– Clare dans 6 feet under. Ok, c’est une série mais je l’adore et Clare, c’est un personnage génial : complètement paumée, rebelle mais pas méchante, finalement. Puis elle se tape des beaux mecs, en plus. Et c’est une artiste et ça, forcément, ça me plaît.

– Le rôle de Juliette Binoche dans Fatale, Anna, parce que j’ai aimé tant le film que le livre, il m’a remué les tripes.

– Kitty dans Chatterton d’Alfred de Vigny. Ou n’importe quel rôle féminin dans une pièce de théâtre romantique parce que j’adore mais c’est la première qui m’est venu à l’esprit.

– Rita/Camilla dans Mullholland Drive car ce film est tout simplement énorme et qu’elle a un putain de sex appeal même si le rôle de Betty/Diane doit être plus dur à jouer.

Le questionnaire

La communauté des blogueurs aime jouer : comme on en n’a pas assez des chaînes que l’on reçoit par mail, on en fait sur nos blogs. J’ai donc reçu cette chaîne de la part de Moui,
j’y réponds en photos parce que je ne suis pas dessinatrice, moi! :p

Moui!

1) Ma bêbête préférée

Miaou!

 

Kenya, ma cro-crotte préférée. Elle est très pratique : quand elle m’emmerde en pleine brouette avec un homme, ça veut dire que je ferais mieux de bouter le monsieur hors de ma
sainte intimité et hors de ma vie, il ne va pas me réussir.

2) Je ne peux résister à

brouetteMiam!Haagen DaszSlurp!!!

Au choix…

3) Où voudrais-tu être maintenant?

Je reviendrai à Montréal...

Montréal City

4) Dans 30 ans…

Ornella, lalalalala!

J’espère être aussi belle qu’elle ! C’est Ornella Mutti, pour ceux qui ne l’auraient pas reconnue.

5) Un secret à partager

Burp!

Une photo de moi, mais je laisse mon visage caché (oui, j’étais saoule, là)

6) Je passe le relai à

Banana,nanananana! Banana

un bouc et une moustacheBouc et
Moustache

CedCed

Amusez-vous bien, les amis!! Malgré ce vil coup bas que je viens de vous faire, souvenez-vous de la fille formidable que je suis…(pour aller sur les blogs, cliquez sur les
images! ;))