Faut-il draguer au yoga ?

À présent que le froid s’est installé, retournons draguer à l’intérieur, la motivation pour le jogging étant généralement proportionnelle à la température. Et bah tiens, allons au yoga.

Sur le papier, le yoga, c’est sexy. Des corps qui ploient et se déploient lentement, tout en grâce et en souplesse, suivant la douce voix du yogi. Une communion des corps, une communion des esprits…

Ça, c’est la théorie. En pratique, c’est plus compliqué. Déjà, va trouver un mec en cours de yoga… Le seul de mon corps est agrémenté d’un vagin accompagnateur (sa copine). Mais imaginons pour la suite de cet article qu’il y ait du mâle en cours de yoga et observons le déroulé de la séance.

Au début, fièrement assis sur nos tapis, nous respirons profondément, émoustillés à l’idée de nous soumettre aux consignes du prof. Inspirez, expirez ! Facile. Les premiers exercices sont simplissimes, vas y que je me mets à 4 pattes, la poitrine ouverte vers le ciel et hop chien la tête en bas ! Je suis sexy, je me tends au maximum, je sens mes muscles s’allonger.

Mais ça va se compliquer. Allez, zou, exercice d’équilibre, le truc que je plante à chaque fois. Je n’arrête pas de reposer le pied par terre, je commence à transpirer… Oui, le sexyness et la grâce en prennent un coup. Puis mes pieds sont jamais positionnés comme il faut, mes épaules se contractent toutes seules. Je suis aussi désirable qu’une vieille chemise froissée retrouvée au fond du placard. Mmmm…

Puis bon, tant qu’on y est, on part en chandelle ! La chandelle, j’assure bien. Mais quand il s’agit de mettre nos genoux de chaque côté de nos oreilles et que je me retrouve le nez dans mon périnée, là, autant dire que toute idée de séduction m’a abandonnée. Je me sens limite un peu ridicule et le fait qu’on soit 30 dans ce cas ne me console pas vraiment.

Heureusement, voici les quelques minutes de relaxation où tu manques de t’endormir option bave au coin des lèvres. De toute façon, ça fait bien 20 mn que j’ai oublié mon objectif de séduction.

Conclusion ? Le yoga, c’est génial mais pas pour draguer. De toute façon, vu qu’on est censé se concentrer sur soi et fixer des points dans le vide, comment évaluer les beaux jeunes hommes autour de nous ? Si tant est qu’il y en ait…

Je veux un master d’écriture

L’autre jour, j’ai eu une idée, une idée toute palpitante mais qui ne pourra pas aller au-delà du stade de l’idée. C’est cependant amusant de développer un peu le concept pour vous le présenter. Voici donc le dernier délire made by Nina Bartoldi: le master d’écriture.

C’est vrai, il existe des master d’arts appliqués ou de cinéma, de musique, on peut tout apprendre à la fac sauf l’écriture. Je ne trouve pas ça juste, j’aurais bien aimé en suivre un, moi, de master écriture. Il y a bien deux ou trois cours privés mais à des prix… Donc voilà ce que j’imagine comme cours. D’abord, un écrivain a à sa disposition de nombreux univers : son histoire se passe-t-elle dans le présent ? Le passé ? Le futur ? Dans un univers parallèle ou sur une autre planète ? Chacun choisit ce qui lui convient le mieux et peut même passer de l’un à l’autre au fur et à mesure de ses différents romans. Sauf qu’un univers, c’est bien mais faut qu’il soit crédible. Alors imaginons les modules univers avec un cours sur les recherches et comment ancrer son récit dans l’Histoire et un module “créer un univers”.

Par ailleurs, écrire se décline sous différents styles : un polar, un roman d’anticipation, une uchronie, un drame psychologique, une comédie… Tout ça nécessite certaines compétences, notamment le rayon polar, je pense. De bonnes connaissances en criminologie sont nécessaires, sans parler du fonctionnement des services de police, les méthodes de travail des uns et des autres, l’art de faire parler les indices… Et je ne vous parle pas de la psychologie. Combien de héros ou de méchants (surtout de méchants, en fait) ont quelques névroses sympathiques. Or pardon mais parfois, les maladies psychiatriques dans les romans me font un peu hurler. Genre les multiples personnalités. Ah oui, ça, ça plaît, c’est une ficelle élimée, grosse comme une poutre mais allons-y gaiement, écrivons un polar psychologique avec de multiples personnalités et l’éternelle question : la victime simule-t-elle sa maladie ? Oh oui, c’est tellement surprenant dis donc…

Et puis écrire, c’est un verbe un peu large. On peut écrire des nouvelles, des romans, des pièces de théâtre, des scenarii, des pamphlets, documentaires, articles, chroniques, poésies… Dans chaque genre il existe des milliers de formes diverses et variées. Et il existe des règles à respecter. Et pour les graines de délinquants, je veux bien qu’on contourne les règles mais pour le faire, faut quand même les connaître. Après tout, il y a des cours/écoles de dessin, arts plastiques, photo, cinéma, musique… Je ne comprends pas qu’il n’existe pas de filières écriture comme aux Etats-Unis par exemple où tu peux pas regarder une série avec des étudiants sans qu’il y en ait à minima un qui suit des cours pour devenir écrivain. Je suppose que ça peut faire prétentieux passé un certain âge de déclarer qu’on souhaite devenir écrivain mais c’est un métier comme un autre. Et un métier, en général, ça s’apprend. Et je vous parle même pas de la nécessité de travailler sa culture G, une source infinie d’inspiration.

Petit président d’université, si tu me lis et tu es d’accord, tu me préviens, hein, que je vienne m’inscrire !

Panne sèche

A l’image de ma libido, j’ai l’écriture capricieuse. Profitant du luxe d’avoir 2 mois à ne rien faire qu’à écrire (et à faire ma rééducation tout de même et à travailler un peu), j’avais mille et une idées, je pouvais commencer dix articles à la minute. Et puis je suis retournée à ma petite vie. Et là, tel un homme perturbé, j’ai eu une grosse panne. C’est gênant.

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En fait, j’ai été victime d’une double panne :

– grosse fatigue, pas envie d’écrire. En gros, le soir, je me pose devant l’ordi et je le regarde sans avoir envie de lui faire quoi que ce soit.


Faut me comprendre aussi, j’ai passé la journée devant et au boulot, y a la clim. Du coup, j’ai les yeux tous secs, je souffre. Et mon cerveau a dû faire un effort certain pour rattraper tous les dossiers en cours, arrêter de confondre A et B, reprendre les rétroplannings abandonnés y a deux ans pour réaliser avec stupeur qu’on est super en retard et que si on fout pas un coup de pied au cul au client, on va être dans la merde. Ceci étant, vu que c’est le client, on lui caresse plutôt le fessier en gloussant “tu m’envoies le brief et les éléments, petit coquinou ?”. 

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De plus mon corps morfle. Je crois que le chirurgien n’exagérait pas en me disant que je ne devais reprendre le boulot que fin août parce que là, je morfle. En fait, je ne marche pas tout à fait correctement encore (ma flexion est au top mais alors l’extension…), mes muscles restent faibles donc en gros, je marche lentement et je me fatigue vite. Sans parler de la douce sensation de la rotule qui s’engage mal sur mon tibia (quand j’y pense, j’ai envie de vomir un peu). En prime, figurez-vous que j’ai les pieds plats donc je marche mal donc en fin de journée, c’est plus un pied gauche que j’ai mais une patate à orteils. Epouvantable. Et je vous parle pas de mon dos, martyrisé par mes positions aléatoires. Pour tout vous dire, le soir, je rêve qu’on me passe un rouleau à pâtisserie dans le dos pour tout remettre en place

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– panne d’inspiration. Des idées, j’en ai eu des milliards pendant ma convalescence dont les ¾ que je n’ai pas encore écrites. Et pourtant, face à mon clavier, rien, nada, gros trou blanc. Même les articles à moitié avancés ne me tentent pas. Je reste plus sèche qu’un caillou au milieu du Sahara, je suis incapable d’écrire une ligne sur quoi que ce soit. Alors je vais m’écraser (littéralement) sur mon lit et mater un épisode ou deux de Xéna (oui, je sais mais ça nourrit ma merdophagie et puis c’est quand même un peu sympa Xéna
même si le scénario est toujours le même) avant de m’endormir. Je rêve de la machine des Tommyknockers, le téléfilm avec Marg Helgenberger (les experts) et Jimmy Smits (New York police blues). Marg joue une écrivain légèrement possédée par des ET (ça c’est le côté pas cool) et elle crée une machine à écrire reliée à son cerveau qui écrit tout pendant qu’elle rêve. Moi j’aimerais bien
une machine qui écrirait les phrases jolies que je conçois dans ma tête avant de m’endormir… Quoi que je suis assez intéressée de voir le résultat, je suis sûre que je serais assez surprise du décalage entre ce que j’imagine et ce qui est retranscrit. 

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Mais ça n’existe pas. Si je veux pondre un article, je dois taper sur un clavier et aligner les caractères les uns après les autres pour former des mots qui créeront eux-mêmes une phrase. Mais y a des soirs où j’ai juste la fleeeeeeemme.

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Mais ça va revenir, hein…

And a man needs a target at which he can aim.

Par Keira

Très longtemps.

Oui, cela fait vraiment très longtemps que je n’ai rien écrit.

Il y a des moments comme ça, où on se sent… inspiré.

Des sortes de croisements des chemins, dans notre vie, où la réflexion amène la création.

Oui, le mot création est très prétentieux. Mais que voulez-vous, je ne vois pas quel autre mot utiliser.

 

Une année. Passée. 24 ans. Passés.

C’est difficile de faire le point quand tout va à 100 à l’heure.

L’école, c’est fini. Réussi, même si à la fin c’était un peu dans la douleur.

Du coup me voilà à la recherche de boulots en maquillage. Et je suis heureuse quand je suis ne serait-ce que défrayée. Non,
vraiment, je n’ai pas choisi la voie de la richesse. Du moins, pas pour l’instant.

 

Je suis repartie à Londres pour revoir les fous de Youtube. Et c’était encore plus dingue que l’année dernière. J’ai regardé ces
personnes qui avaient changées elles aussi, mûri, évolué d’une façon belle et touchante.

J’ai pu parler avec ceux que j’avais ratés l’année d’avant.

J’ai bu plus que de raison.

 

J’ai aussi travaillé deux mois en Normandie dans un hôtel-restaurant. Et me couper de Paris m’a fait du bien, un peu.

 

J’ai perdu mon meilleur ami. Enfin il m’a plus précisément oubliée. Ca fait mal.

J’ai gagné un meilleur ami, qui lui m’a aidée à surmonter cette perte. C’est bon.

 

J’ai accueilli un anglais qui faisait son tour d’Europe. Il est resté deux jours et mon petit coeur d’artichaut à de nouveau
ressenti quelque chose. Ca fait tout drôle de voir que c’est encore vivant là-dedans.

Là j’en suis au point où je dois sacrifier ma fierté et faire mes CV, mon book et aller ramper devant des gens pour obtenir un
boulot payé. C’est chiant.

 

2011 approche très vite. Mais je compte bien en faire quelque chose d’incroyable.

Et surtout, je dois retourner à Londres. Vite.

J’ai des réponses à trouver là-bas.

Et des yeux de rêve aussi.

 

Et soudain, l’inspiration

Je sais pas pourquoi mais ces derniers temps, niveau écriture, c’est moyen l’inspiration. Pourtant, il y en aurait des sujets à causer. Rien que l’actu, tiens… Mais sans doute que ça me déprime un peu trop, sans doute que j’estime que tout a été dit ailleurs, en mieux ou en pire, selon le média, et que ma pierre à l’édifice ne servirait pas à grand chose. Peut-être que je suis un peu désabusée, aussi, je sais pas. Puis j’ai un peu perdu de mon mordant et de mon cynisme ces derniers temps, je suis tellement Bisounours que je m’en effraie moi-même. Et hors de question de faire un article Bisounours.

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Et puis arrive ce moment béni où, soudain, l’idée jaillit. Par exemple la semaine dernière. J’ai certes mon journal d’une démissionnaire à terminer (alors que je fêtais dimanche mes 2 mois de période d’essai, que d’émotion, j’en suis à la moitié) mais des fois, j’ai pas envie. Et comme je suis très utéro-centrée en ce moment (je sais, on doit dire hystéro-centrée mais j’aime pas ce mot), je tourne un peu en rond. Non mais vous n’imaginez même pas comme je parle de mon stérilet à tout le monde en ce moment. C’est bien, je peux comprendre mes internautes qui sont enceintes, je vis pareil. Sauf que bon, à l’arrivée, j’ai pas d’enfants (principe n°1 du stérilet), ce qui est plutôt une bonne nouvelle au vu de l’état actuel de mon appart. Puis je saurais même pas où le mettre en plus. Et non pas là, merci. Mais voilà, Gudrun est désormais dans ma vie, Gudrun l’a changée et pas trop en bien pour le moment. Moi, j’ai pas les nausées du matin, j’ai mes règles tout le temps. 11 jours ce mois-ci et je rempile le 21 septembre. Voilà, utéro-centrée.

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Mais des fois, me vient une idée, soudain, comme ça, alors que je ne m’y attendais pas. Comme jeudi, alors que j’étais sans idée réelle d’article, voilà donc que se joue le dialogue entre Camille et Eve-Marie sur le déjeuner et que me vient cet article. Ou plutôt me revient car j’avais eu l’idée d’en parler dans le temps mais les idées, si je les note pas, je les oublie. Bien que je consulte finalement rarement mes notes, ce n’est finalement pas si utile mais ça me rassure un peu, sans doute. C’est comme tous ces romans que je n’ai pas écrit dont il reste un embryon de synopsis sur des cahiers oubliés. J’ai même des romans un peu détaillés de ci de là. Certains le sont dans ma tête comme les 4 tomes de Technopolis (arrêtés au tome 2 depuis 3 ans, je dois tout reprendre, je ne sais plus ce qu’il se passe), j’ai aussi une histoire d’ange et de démons en 3 tomes bien avancé dans le squelette mais j’ai pas écrit une page. Puis en ce moment, j’ai écrit une page d’un roman genre histoire d’amour un peu crade (Benjamin Biolay m’inspire) et 3 pages de mon interprétation de Lost. Là, j’ai même la liste des personnages avec leur métier et tout mais rien n’est définitif. Le problème étant ensuite que je ne peux pas tout faire : écrire, lire des blogs BD, jouer à yahoo! jeux, aller dormir chez Vicky, chez Amant chouchou, des fois un peu chez d’autres aussi. Et le week-end, je dors tout court en me disant qe ce serait cool de me la jouer comme Mickey et de faire marcher mes ustensiles de ménages à la
baguette.


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Je divague, revenons en à l’inspiration. L’inspiration, ah, l’inspiration. J’aime quand elle vient me cueillir par surprise, au détour d’une conversation captée, d’une scène observée (ça me rappelle que j’ai écrit un article y a 4 ans qui moisit sur un vieil ordinateur sur les disputes de couple en public, je devrais le réécrire)… Et là, en plus, je bosse sur des forums à nouveau et c’est source inépuisable de sujets en tout genre. Même si ça m’encourage dans mon utéro-centrisme, je passe quand même une partie de la journée à lire des histoires d’allaitements, de femmes enceintes jusqu’aux yeux qui ont peur de l’accouchement (ça s’appelle la tokophobie) mais aussi des histoires de « j’étais enceinte de 8 mois et le foetus est mort » qui filent bien le cafard. Je pense donc voler mes futurs enfants quand j’en voudrai, c’est plus sûr. Quoi que le souci c’est que tu sais jamais trop comment ça évolue. Y a pas longtemps, je voulais voler le bébé le plus beau du monde mais je trouve qu’en grandissant, elle est un peu moins la plus belle du monde alors je pense me contenter de voler le papa (lui, il est magnifique et il a fini de grandir donc pas trop de mauvaises surprises). Oui, voilà, à force de lire des nanas forcément utéro-centrées vu qu’elles ont la vie dans leur ventre, je réagis pareil (sauf que
moi, j’ai pas la vie, j’ai un Güdrun. Ceci étant, vu comme je réagis avec ce truc, je pense que si un jour je tombe enceinte, va falloir me fuir pendant 9 mois, je vais virer hystérique. Etymologiquement, on y revient). Mais sur les forums, y a pas que des histoires de ventre, y a aussi des histoires de fesses, de célibataires heureux ou malheureux, c’est amusant. Du coup ma
liste des notes à écrire s’allonge, s’allonge, c’est sans fin.

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Maintenant si le soir, au lieu de glander sur mon lit à jouer sur mon iPhone (voilà pourquoi j’en voulais pas), je prenais mon petit clavier pour pondre tous ces articles que j’ai en tête (sans parler des romans), ce serait pas mal. Non ?

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Résolution de rentrée : réécrire. Et re-lire aussi, je ne lis plus rien en ce moment, je me demande si c’est pas un cercle vicieux en fait.

Mais laissez-moi profiter de ma période autiste !

Chaque année, en novembre-décembre, je connais une petite baisse de régime. Rien de grave, juste qu’à l’arrivée de l’hiver, je n’ai que deux amours : ma bouillote et ma couverture en mohair magique, celle que je dois parfois disputer avec Kenya.


Alors sortir, bof. Sauf avec mes amis proches, j’entends mais les grosses noubas, non, j’ai pas très envie.  Je suppose que biologiquement, mon corps a du mal à concevoir pourquoi je n’hiberne pas. Mais cher corps, j’hibernerais avec plaisir, vois-tu (comme ça, je me réveille direct en 2010 et j’ai dit que cette année-là, je l’aimerais d’amour) mais je n’ai que 5 semaines de congés payés par an, ça ne va pas suffire (et j’aime mieux les vacances en été, en plus). Hé oui, en tant qu’animal social, je dois aussi vivre en hiver. Même si actuellement, mes nuits sont passées de 5 à 9h en moyenne, ce qui m’agace légèrement, j’ai l’impression de ne plus avoir de vie en dehors du boulot.



Je suis donc en période autiste, j’ai envie de juste rentrer chez moi ou aller au sport où personne ne parle car ça essouffle. Quoi qu’en ce moment, aller au sport, faut que je me force un peu. Une fois sur place, c’est le pied, je suis ravie de transpirer mais c’est vraiment le fait d’y aller qui me coûte, j’ai toujours plus envie de rentrer chez moi me pieuter. Bref, dès qu’il fait nuit, j’ai envie d’être à la maison peinarde avec mon chat, ma bouillote et ma couverture, donc.


Déprime ? Non, c’est précisément le contraire. Cette période me sert à me poser avant de repartir pour une nouvelle année, mettre des choses en place. Me bichonner aussi parce que ça fait toujours plaisir. Vous savez la scène où Rocky dans je ne sais lequel de ses opus se prépare durement pour être le meilleur, monte les marches en courant, tape dans la bidoche… Ben voilà à quoi me sert ma période autiste ! Devenir plus affutée physiquement et mentalement parce qu’en 2010, j’ai certes dit que je déchirerais tout mais encore faut-il avoir les bonnes armes. Mathématique. Et puis en quel temps puis-je me faire mes masques de beauté si je suis toujours à courir dans tous les sens ?


Sauf que voilà, le monde n’a pas l’air bien au courant de mes envies de me retrouver en tête à tête avec moi-même. Rapidement : mardi soir, j’ai le choix entre deux soirées, mercredi, on se fait un ptit pot vingtenaire, jeudi, j’ai une soirée. Bon, on notera que je suis peinarde lundi et vendredi, pour le moment. La semaine suivante, j’ai déjà une soirée le mardi, deux soirées le mercredi. Heureusement que le samedi 19, je décolle pour une semaine pour ma province chérie pour les traditionnelles vacances de Noël. A moi repos, cheminée, grog maison (ma maman fait le meilleur du monde et c’est tout), famille… L’an dernier, les vacances de Noël étaient pour le moins sinistre, cette année, elles seront bien plus joyeuses d’autant qu’on a eu récemment une bonne nouvelle dans la famille, ça fait toujours plaisir, héhé !


Alors je pourrais mettre mon autisme à mon retour de vacances mais il ne me restera que trois jours avant le réveillon et l’année 2010 qui va dépoter, ai-je dit et ce plusieurs fois. Surtout que j’ai un truc précis en tête à finaliser mais j’ai un souci de nom (comme je suis obscure parfois). Et avec toutes ces soirées à venir, il va falloir espérer très fort que l’inspiration vienne soit de la fatigue, soit des vapeurs d’alcool (bien que peu de soirées s’annoncent réellement alcoolisées mais en ce moment, un mojito et je me roule par terre de rire en bafouillant). Quoi que je vais soumettre mon idée au pot vingtenaire. Les copains, n’oubliez pas votre cerveau !

T’es pas célibataire, t’es en transition

Hier, en rédigeant mon article, j’ai eu une idée d’un autre sujet, comme ça, tout à coup. J’aime bien m’auto inspirer. Donc hier je parlais de magazines féminins et du fait qu’ils ne me donnent pas de bons plans pour vivre ma vie de single woman sans que ça me coûte un bras. Et là, vlan, j’ai percuté : évidemment qu’ils ne me conseillent pas puisque dans le monde du magazine féminin, la femme est toujours en quête de la vie à deux. Le célibat ? Juste une transition entre deux histoires !



Techniquement, c’est vrai. De la même façon, on peut considérer qu’une histoire amoureuse n’est qu’une transition entre deux périodes de célibat, tout dépend de quel point de vue on se place. Ah non parce que pour m’expliquer comment me guérir d’une peine de cœur, de me faire rêver avec des histoires de rencontre de type « l’amour était au pas de ma porte », là, y a du monde. Mais pour les choses concrètes de la vie, y a plus personne. Parce que oui, je suis célibataire, ce depuis officiellement deux ans. Ca veut dire que depuis deux ans, je ne vis pas vraiment car je suis en transition. Permettez moi de rire un peu et de me taper sur les cuisses.  Imaginez un peu l’handicap que ça représente : tant que t’as pas un homme, tu ne vis pas, tu attends. Ouais… Quelqu’un a une corde pour que je me pende ? Merci.



Faut avouer que parfois, je suis une vraie quiche. Un homme me serait de grand secours. Par exemple, je suis une bille intégrale en bricolage. Je peux monter une étagère Billy Ikéa ou des meubles, je peux planter un clou dans un mur ou changer une ampoule. Mais en dehors de ça… Prenons des cas concrets qui tournent toujours autour de ma machine à laver (je la déteste). Quand je suis partie de mon ancien appart, j’ai découvert que la vanne d’entrée d’eau de la machine ne fermait pas bien donc eau qui fuit donc crade. Nina la bricoleuse est toute désespérée et demande l’avis de son conseiller bricolage, Anthony, son futur beau-frère. « Ben tu vas à Bricorama acheter un bouchon ». Ah ben oui, suis-je sotte. Arrivée sur place, je demande de l’aide, je vais pas non plus trop chercher à être indépendante. Le mec commence à me répondre un peu agressivement quand je lui dis que je ne sais pas trop en quoi est mon tuyau mais un autre monsieur me prend en main (de façon tout à fait correcte, bien entendu) et me vend le bon truc avec un espèce de scotch argenté pour faire joint. A l’arrivée, j’ai mis tout le scotch argenté, le bouchon et du chatterton et ça ne gouttait presque plus du tout. Autre exemple avec cette machine des enfers : le tuyau s’était plié et la machine n’évacuait plus, conférant à mon linge une douce odeur de vase. Je pensais donc changer le tuyau parce que j’arrivais pas à le déplier, Anthony est arrivé et m’a réglé ça en 30 secondes. Alors oui, ok, je suis une tâche monumentale en matière de bricolage mais est-ce qu’un seul de mes féminins m’a appris à faire de la plomberie. La cuisine, les démarches pour inscrire les enfants à la crèche, ça, je sais (c’est pas pour autant que je le fais) mais les trucs pratiques normalement dévoyés aux hommes, non, j’ai qu’à m’en trouver un.


Outre des soucis de bricolage, jamais on ne me conseille sur la vie en solo, sur des bons plans voyage (ça coûte extrêmement cher quand on est seuls), des menus pour une personne ou n’importe quoi. Par exemple, on ne me dira jamais « sois toujours épilée parce que ça fait du bien au moral d’être bien entretenue », on m’expliquera qu’il faut toujours que je sois épilée, des fois que l’amour viendrait frapper à ma porte. Mais dans mon immeuble, la moyenne d’âge est de 70 ans, rigolo, si ça frappe à la porte, ce sera au mieux le grand-père de l’amour et je ne pense pas qu’il contrôle ma pilosité… Notons quand même l’exception d’un article que j’avais croisé dans le temps dans Isa sur les célibattantes, terme qui me gonfle au possible m’expliquant que ouais, youpi, je suis célib, je peux faire plein de trucs genre m’acheter des choses hors de prix, m’inscrire à un cours de poterie à 800 € l’année ou je ne sais plus quoi. Toutes les solutions pour bien vivre son célibat se chiffrait à minima à 500 €. Sans doute car il est inconcevable de cumuler les tares. Célibataire et pauvre ? Et t’as pas encore mis la tête dans le four ?

Le Français à l’étranger est-il un gros con?

Par Jane

Quand je manque d’inspiration (c’est à dire « quand je n’ai pas écrit depuis 6 mois et que ça commence à faire tâche un peu quand même ») je vais me promener sur d’autres blogs, et je tente de pomper honteusement un sujet. Comme je viens de l’avouer, mon IP va être bannie de la moitié de la blogosphère, mais on s’en fout, je tiens mon sujet, le ciel peut me tomber sur l’écran, ce n’est pas grave.

J’ai d’abord penser au tuning, vous faire un bel article illustré sur la manière de coller des néons sous une Twingo. Et je me suis dit que finalement, non. Trop masculin.

Puis je me suis dit que j’allais vous expliquer comment faire un masque pour le visage à l’aide de ce qui traîne dans votre frigo, mais finalement non. Trop féminin.

Alors je me suis dit que j’allais aborder un sujet mixte, les vacances. Avec ça, tout le monde va se sentir concerné. Sauf ceux qui n’en ont pas, je sais…

PinkLady a parlé del’ado étranger en vacances, ce charmant troll urbain qui se croit tout permis, et surtout te traiter de tous les noms en pensant que tu ne comprends pas. J’aime quand c’est en anglais et que je me fais traiter de femme enceinte (par exemple et totalement au hasard hein, pas du tout parce que je suis rancunière) Sans déconner, le Français n’est pas connu pour briller dans les langues étrangère, mais quand même, les Anglais pensent vraiment qu’on ne les comprend pas??

Je vais de mon côté vous parler du Français en vacances, parce que finalement, on n’est pas mieux que les autres. C’est navrant mais c’est ainsi.

Le Français en vacances se dit qu’il est plus intelligent que les autres (ces étrangers) et qu’il se doit de le faire remarquer à son entourage, dans sa langue maternelle. Comme les étrangers sont forcément de gros nazes, il s’en fout, ils ne comprennent pas. Sauf quand… dans la masse étrangère ambiante, se trouve, au hasard, une Française égarée. Qui habite en zone étrangère, vit avec des
étrangers, et parle étranger tous les jours. Ca, c’est pas d’bol pour nos Français. Mais ça donne des observations très intéressantes.

– Le Français est discret

Dans le bus, le métro où dans la rue, tu le repères très vite, c’est celui qui parle le plus fort. Il s’en fout, personne ne le comprend. Et ça permet de le localiser plus rapidement. Surtout après une longue période en zone étrangère, le radar à France est bien enclenché.

– Le Français est classe

« Ptain, t’as vu la jupe? Non mais comment on peut sortir habillée comme ça? Et mate moi les chaussures, je rêve! » La France, c’est la mode, donc ailleurs, on peut tout critiquer, c’est normal, être français donne immédiatement un statut de fashion analyzer et puis c’est tout.

– Le Français n’a peur de rien

Vu que personne ne comprend, de toute façon, il peut se lâcher. Jusqu’au jour où il tombera sur quelqu’un qui le comprendra. Il reviendra alors de vacances en expliquant que quand même, ces étrangers, ils sont parfois d’un vulgaire…

J’ai ainsi le souvenir impérissable d’une virée shopping de Noël qui a tourné au cauchemar. Parce que deux greluches françaises semblaient faire le même parcours que moi, à 2 minutes d’intervalle. Et que dans chaque magasin, alors que je m’énervais de plus en plus en ne trouvant rien (la marmelade, c’est un peu trop cliché comme cadeau pour toute la famille) je me farcissais leurs commentaires sur… absolument tout. Sauf moi. Parce que le Français à l’étranger semble néanmoins parfois reconnaître les siens, on appelle ça l’instinct de survie. Et cette autre fois, à l’autre bout de la planète, où je découvrais atterrée qu’un vol de dindes francophones avait élu domicile à la table voisine en terrasse. Et parlait tellement fort qu’elles n’ont à aucun moment percuté que
la table à côté était également francophone, notre conversation ne couvrant pas la leur.

Finalement, vous savez quoi? A l’étranger, nous sommes tous des plaies

L’agitation du mouchoir blanc

Parfois dans la vie, on est un peu triste et on se dit qu’on est stupide d’être triste pour « si peu ». Mais le si peu, c’est une chose très relative. Hier soir, j’étais sur MSN (en hors ligne, je précise pour ceux qui m’auraient pas vue connectée) quand ma Vicky vient me parler. Et là « ce soir, j’ai besoin de ton soutien affectif : je tue Vicky ».


Curieusement, ça m’a un peu minée. Je respecte sa décision et ne ferait pas de chantage affectif pour qu’elle reprenne son blog, ce serait ridicule. Mais ce soir, j’ai le sentiment de fin d’époque. Oh, personnellement, la Vicky, je continuerai à la voir, on a déjà deux week-end en amoureuses de prévu, des soirées… Donc techniquement, la fille derrière la blogueuse ne me manquera pas puisqu’on continuera à se voir. Mais quand même, Vicky, c’était un peu ma chouchoute de la blogosphère, ma chérichounette à moi. Quelque part, c’est normal que je vive bien mon célibat, j’ai tout l’amour et l’affection dont j’ai besoin. Quand ça va, on se voit, quand ça va pas aussi, elle m’a même vue pleurer (ce qui est assez rare vu qu’en général, je pleure en cachette… Quoi que bon, là, j’ai pas pleuré depuis un bail mais je vais pas aller me forcer non plus). Elle est arrivée dans ma vie pile au bon moment, quand j’étais au fond de trou sous la vase. Depuis, je suis devenue quelqu’un de bien à mes yeux (enfin, mieux qu’avant) et je me dis qu’elle est pas étrangère à tout ça.

Bon, fin de l’éloge de la personne, elle n’est pas morte en vrai, c’est juste son blog. Mais tu vois, la blogosphère, c’est pas rose. Souvent, ça sent mauvais et ça ressemble à un mauvais épisode des feux de l’amour. Machin s’est engueulé avec truc qui déteste bidule. Et vas-y que ça trolle, ça règle ses comptes à mots couverts ou pas…Alors du coup, je me sens bien dans notre coin, avec les copains vingtenaires et les blogs amis (lesquels ? Mate les liens). Je suis un peu sortie des histoires de blogs compliquées et c’est pas plus mal.

Mais quelque part, je la comprends, Vicky. Y a des jours où ça saoule d’être Nina, aussi. D’un autre côté, ce blog reste mon bébé et pour le moment, j’ai aucune raison d’arrêter. Je m’expose plus vraiment, je raconte parfois des conneries sur ma vie sur mon autre blog mais à coup d’un article par semaine (alors que j’en ai plein en préparation en train de moisir mais, incroyable, travailler prend du temps). Mais je me sers plus du blog pour me psychanalyser parce qu’en fait, tout va plutôt bien dans ma vie. J’ai parfois la sensation que le personnage de Nina se dissout un peu et du coup, ça m’a redonné un nouvel élan. Sans parler des séries, ça m’amuse, ça, surtout celle de l‘homme. Faut que je prépare des trucs pour l’été, d’ailleurs, genre une saga comme celle de Marine mais là, de suite, j’ai pas l’inspiration.

Mais revenons en à Vicky, quelle égocentrique cette Nina ! Ca me chafouine bêtement que la demoiselle quitte notre blogobulle, sans doute une espèce de nostalgie. D’un autre côté, de façon totalement égoïste, je me dis que Vicky, je la partagerai plus avec ses centaines de lecteurs. Juste avec Babysitter et la girlie team mais là, ça va, je veux bien prêter.

Bye bye ma chérichounette. On se retrouve  dans la real life très vite ! Tu veux manger quoi dimanche au fait ? En attendant, je garde ton araignée, qu’elle se sente pas abandonnée !

Just a sweet transvestite…

Par Marine

« Han, mais pourquoi tu mets pas ça sur mon blog?? »
OK Nina, je m’y colle…
Une révélation ultime.
Un scoop.
Un secret bien gardé. Ou pas.
Marine est en train d’explorer les aspects les plus masculins de sa personnalité.
J’explore les aspects les plus masculins de mon être. Non je suis pas subitement devenue trav’. Ni transexuelle.
Je découvre l’impuissance. Le sentiment du « mais je comprends pas ça m’arrive jamais » dit honteusement alors qu’on sait que ça nous est déjà arrivé. La terreur ultime quand vient le moment d’être confronté à la réalité : marchera, marchera pas?
L’impuissance vous dis-je.
Je comprends pas, ça m’arrive jamais.
D’un coup, je ne suis que compassion pour les hommes.
D’un coup je sens la toute-puissance créative du sexe. Et de Mallarmé.
Que vient-il faire ici, ce brave homme, professeur d’anglais raté et documentaliste de seconde zone? Bah, tout simplement, c’est le premier à l’avoir dit. « La chair est triste, hélas! et j’ai lu tous les livres. » (un alexandrin superbe, au passage)
Bah pour moi, j’ai pas lu tous les livres, mais j’arrive quand même pas à écrire. Car oui, chers lecteurs, Marine est dans une branche qui nécessite un minimum de créativité et mobilise quelque inspiration pour écrire. Et c’est pas facile. Je ressens cette terreur ultime quand vient le moment d’être confrontée à la réalité : écrirai, écrirai pas?
Je vous jure, une page Word allumée, intitulée « Document1.doc » c’est au moins aussi flippant qu’enthousiasmant, comme un top model  de type Gisele Bunchen ou Bar Refaeli qui serait dans votre lit, messieurs. Enthousiasmant, parce qu’on reste dans le domaine des possibles. Mais flippant. Et si ça foirait? N’est pas modelizer qui veut. N’est pas
« wordizer » qui veut je suppose aussi… Humpf.
Chaque soir, je me couche en me disant « ça marchera demain, tu verras ». Chaque jour, je me lève en me disant « ça marchera demain, tu verras ». Pas facile tous les jours, la masculinité impuissante.
Je préfère revenir à ma prime condition de femme rigolote et frivole (et en chaleur : je vous jure, prenez jamais un mec qui habite sur un autre continent, c’est une torture). Je vais allez me vernir les ongles en rose et me faire un thé (le thé Mariages Frères à l’Opéra) : rien de tel pour stimuler la réflexion. Et la féminité.