La confiance en soi n’existe pas

J’ai une passion depuis quelques temps : la psychologie. Disons que je suis légèrement empathique et je le vis pas toujours très bien. Surtout quand on a bossé dans un environnement difficile où les engueulades étaient quotidiennes et qu’un bras de fer permanent se jouait entre patron et employés (je parle de Pubilon, pour ceux qui n’auraient pas compris). Dès que mauvaise ambiance il y a, je me sens complètement bouffée par toutes les ondes qui m’assaillent. Mon empathie, je l’ai souvent maudite.

Puis en grandissant (oui, 31 ans, je grandis toujours. C’est mon blog, je dis ce que je veux), je me suis dit que je devrais faire de cette empathie un atout. En fait, c’est surtout que j’ai pas le choix, j’ai beau essayer de replier mes antennes, j’y arrive pas. Bon, là, de suite, j’ai pas trouvé hein mais en attendant, je me pique à observer mes congénères pour comprendre leurs comportements. Et finalement, quel que soit le comportement observé, j’en arrive inmanquablement à la conclusion suivante : “il/elle agit ainsi car il/elle n’a pas confiance en lui/elle.” Un mec qui en fait des caisses façon “je suis un beau gosse” masque une belle faille narcissique. Une personne part vite dans l’agressivité et les réactions disproportionnées pour des broutilles au travail ? Manque de confiance en soi (et peur que ça lui retombe dessus même si ça n’a pas de sens). Bon, bref, on pourrait multiplier les exemples, je retombe souvent sur cette lacune de confiance.

Alors du coup, je me pose la question : à partir les déficients mentaux et les psychopathes, qui a réellement confiance en lui/elle ? Peu importe le domaine dont on parle, hein. Si je prends mon propre cas, celui que je connais le mieux, je suis en proie en doutes mais de façon fluctuante. Par exemple, je sais que mon meilleur talent, c’est l’écriture, ça a toujours été dans mes différents boulot la qualité première qui ressortait. Pourtant, il y a des jours où les phrases que je construis me paraissent bancales, molles, vides de sens. Des jours où j’écris des articles que je jette. Des jours où je me dis que ce que tapent mes doigts est de la merde en barre. A côté de ça, j’avais certains complexes que je surmonte. Par exemple, mes cours d’anglais m’ont permis de me rendre compte que j’étais plutôt pas mauvaise en la matière et qu’il fallait que je sois moins timorée. Dans un autre domaine, je me suis rendue compte que les petits boudins qui me servent de doigt peuvent faire des trucs pas mal voire bien, j’ai été fière comme un coq quand ma mère s’est extasiée sur mes petits tricots. De là, je me demande si le manque de confiance en soi ne vient pas de mythes que l’on se construit, d’une perfection que l’on dessine et qu’on croit inatteignable pour nous alors que si on se mettait moins la pression, qu’on se donnait du temps, on pourrait se rendre compte de toutes les choses dont on est capable.

On n’a pas confiance en soi. D’un autre côté, je crois que le manque de confiance en soi est un mécanisme salvateur. J’ai parfois eu trop confiance en moi et me suis reposée sur mes lauriers. Par exemple la plongée. J’ai toujours été à l’aise dans l’eau donc je faisais pas trop d’efforts. Jusqu’au week-end à Colera où je consommais ma bouteille en un temps record, écourtant la plongée de ma palanquée. Je me suis remise en cause, travaillé dur en ne ratant aucune séance en fosse. Résultat, quand je suis partie en juin passer mon niveau, une des encadrantes que j’ai eue en à Colera a été agréablement surprise par mes progrès et ma consommation a été divisée par deux. Idem pour le boulot, je me suis longtemps reposée sur mes facilités, pensant pouvoir exécuter un travail en 2h alors que dans les faits, il me fallait une demi journée.

Bref, est-ce que le bien être n’est pas finalement un équilibre parfait entre confiance en soi et humilité ? Mais humainement, est-il possible d’avoir toujours confiance en soi ? Le doute, c’est bien le sentiment le plus humain qui existe. Non ?

Engagez-vous, rengagez-vous qu’ils disaient !

[Je vous parle de Venise bientôt, l’article est fait mais je traîne lamentablement sur les photos]

En ce moment, j’ai une nouvelle marotte : la théorie de l’engagement. Enfin la psychologie de façon plus large mais la théorie de l’engagement en particulier, je la ressors à toutes les sauces. C’est quoi donc ? Pour schématiser, la théorie de l’engagement, c’est ce qui vous pousse à persister car vous vous êtes déjà trop impliqués et que vous refusez de lâcher prise pour ne pas perdre ce que vous avez déjà investis. Typiquement : vous attendez le bus qui ne vient pas. A un moment, vous auriez plus vite fait de terminer le trajet à pied mais vous attendez depuis trop longtemps pour renoncer. La théorie de l’engagement peut aussi s’appeler « je peux pas faire marche arrière sans passer pour un(e) con(ne) ».


Et ça s’applique à tout. Prenez une relation amoureuse par exemple. Au début, pioupiou les petits oiseaux mais à un moment, tôt ou tard dans la relation, peut se lever un gros gros orage. Vous vous accrochez comme une bête et vous arrivez à sauver votre couple, quitte à faire quelques sacrifices au passage, sacrifices plus ou moins importants selon la situation. C’est à dire que pour éviter que la mongolfière de votre amour ne s’écrase, vous avez tout balancé par dessus bord et ne reste dans la nacelle que votre partenaire et vous, tout le reste git désormais sous le sol au-dessous de vous. Sauf que voilà, la croisière en mongolfière continue et finalement, votre partenaire vous gâche la vie, vous avez fait une erreur. Le balancer par dessus bord lui aussi ? Non, vous avez déjà trop sacrifié, vous passeriez pour un con à vous en débarrasser aussi. Vous noterez que je viens moi-même d’être à fond dans la théorie de l’engagement en filant cette piètre métaphore jusqu’au bout alors que j’aurais dû la laisser tomber y a trois phrases déjà mais j’aurais eu l’air trop conne.


C’est pareil pour une cause sur laquelle vous vous engagez. Au début, vous y croyez, forcément, vous voilà porte-parole, égérie, ce que vous voulez, vous partez la fleur au fusil, la main sur le coeur pour dire à tous que vous savez, tel un Jésus des temps modernes. C’est bien d’avoir des convictions et de se battre pour les défendre, bien entendu. Sauf que parfois, ben on change ou on se rend compte qu’on s’est trompés. Que le monde n’est pas noir et blanc comme on le pensait mais plutôt tout en nuance de gris. Typiquement, je m’esclaffe toujours de constater que nos politiques de droite ont souvent été un peu de gauche dans leur prime jeunesse. Je citerai un ami avec qui je faisais de la radio dans ma prime jeunesse : « je comprends même pas qu’on puisse être de droite quand on est jeune ». Sans être aussi péremptoire, je constate quand même qu’en vieillissant, nos engagements politiques glissent parfois un peu vers la droite. Bref, je continue à être victime de la théorie de l’engagement, je fais de la socio de merde aussi, vous avez vu. Donc on s’engage, on devient une figure de la cause que l’on défend. Et si en se levant un matin, on se rend compte que l’on est dans l’erreur ? Je me souviens de ce livre sur la vie privée des magazines d’Anne Steinger qui, en tant que bonne journaliste sexo, avait réalisé moult reportages sur cet univers trouble et fascinant du libertinage. Bon, en vrai, tout le monde s’en fout de ce que font quelques anonymes en quête de leurs 15 mn de gloire de leur cul mais ça remplit les pages. Anne avait donc rencontré des acharnés du libertinage qui ne pensait pas qu’il puisse exister d’autres façons de vivre et de s’ébattre. Quelques temps plus tard, elle avait retrouvé une des figures de proue du libertinage médiatique… Elle avait tout laissé tomber et retourné à une vie moins libertine et bien plus anonyme. Mais pour renoncer à ce que l’on a tant prôné, il en faut du courage.


Au fond, la théorie de l’engagement marche sur deux ressorts essentiels : l’orgueil et l’opiniâtreté. Oui, il y a des choses qui méritent qu’on poursuive, l’opiniâtreté est une bonne chose en soi. Sauf que parfois, on se trompe et c’est humain. Que celui qui ne s’est jamais trompé me jette la première pierre et je le traiterai de mythomane. Oui, on choisit des voies et parfois, on se rend compte que ce n’était finalement pas la bonne. Faire demi-tour, passer pour un con mais cheminer plus gaiement ou persister des fois que… des fois que ce soit mieux après ? C’est un possible mais à un moment, on sait qu’on est dans une impasse mais on ne veut pas admettre qu’on a eu tort, on continue, quitte à travestir nos pensées, à sourire de toutes nos dents par devant alors que dans notre tête, notre petite voix est en train de nous traiter de tous les noms (ma petite voix est très agressive parfois). L’engagement est parfois lâcheté : il est plus facile de faire le dos rond et nier les problèmes plutôt que d’avouer que l’on s’est trompés. C’est du courage de dire stop, de rebrousser chemin, d’admettre que l’on s’est fourvoyés quand on s’en rend compte. Ca fait 15 mn que j’attends un bus qui ne vient pas, stoppons les dégâts… Bon, l’exemple du bus n’est pas bon car en général, c’est quand je décide de marcher qu’il finit par arriver (mais j’ai déjà quitté l’arrêt de bus, voyez). Passer pour un con ? C’est pas très agréable mais finalement, ne vaut-il mieux pas être en accord avec soi même plutôt que de bien paraître auprès de gens qui ne sont pas capables d’être magnanimes avec nos erreurs ?


A chacun de se poser la question. Pour ma part, j’ai déjà été capable de dire stop, de ne pas persister quand je comprenais que ça n’allait pas dans le sens de mon bien être général. Mais bon, dans mon cas, c’est parfois légèrement de l’inconscience. Et surtout je me contrefous de ce que pensent les gens et surtout, ça me permet de faire le tri entre mes amis et… les autres.

Je veux un master d’écriture

L’autre jour, j’ai eu une idée, une idée toute palpitante mais qui ne pourra pas aller au-delà du stade de l’idée. C’est cependant amusant de développer un peu le concept pour vous le présenter. Voici donc le dernier délire made by Nina Bartoldi: le master d’écriture.

C’est vrai, il existe des master d’arts appliqués ou de cinéma, de musique, on peut tout apprendre à la fac sauf l’écriture. Je ne trouve pas ça juste, j’aurais bien aimé en suivre un, moi, de master écriture. Il y a bien deux ou trois cours privés mais à des prix… Donc voilà ce que j’imagine comme cours. D’abord, un écrivain a à sa disposition de nombreux univers : son histoire se passe-t-elle dans le présent ? Le passé ? Le futur ? Dans un univers parallèle ou sur une autre planète ? Chacun choisit ce qui lui convient le mieux et peut même passer de l’un à l’autre au fur et à mesure de ses différents romans. Sauf qu’un univers, c’est bien mais faut qu’il soit crédible. Alors imaginons les modules univers avec un cours sur les recherches et comment ancrer son récit dans l’Histoire et un module “créer un univers”.

Par ailleurs, écrire se décline sous différents styles : un polar, un roman d’anticipation, une uchronie, un drame psychologique, une comédie… Tout ça nécessite certaines compétences, notamment le rayon polar, je pense. De bonnes connaissances en criminologie sont nécessaires, sans parler du fonctionnement des services de police, les méthodes de travail des uns et des autres, l’art de faire parler les indices… Et je ne vous parle pas de la psychologie. Combien de héros ou de méchants (surtout de méchants, en fait) ont quelques névroses sympathiques. Or pardon mais parfois, les maladies psychiatriques dans les romans me font un peu hurler. Genre les multiples personnalités. Ah oui, ça, ça plaît, c’est une ficelle élimée, grosse comme une poutre mais allons-y gaiement, écrivons un polar psychologique avec de multiples personnalités et l’éternelle question : la victime simule-t-elle sa maladie ? Oh oui, c’est tellement surprenant dis donc…

Et puis écrire, c’est un verbe un peu large. On peut écrire des nouvelles, des romans, des pièces de théâtre, des scenarii, des pamphlets, documentaires, articles, chroniques, poésies… Dans chaque genre il existe des milliers de formes diverses et variées. Et il existe des règles à respecter. Et pour les graines de délinquants, je veux bien qu’on contourne les règles mais pour le faire, faut quand même les connaître. Après tout, il y a des cours/écoles de dessin, arts plastiques, photo, cinéma, musique… Je ne comprends pas qu’il n’existe pas de filières écriture comme aux Etats-Unis par exemple où tu peux pas regarder une série avec des étudiants sans qu’il y en ait à minima un qui suit des cours pour devenir écrivain. Je suppose que ça peut faire prétentieux passé un certain âge de déclarer qu’on souhaite devenir écrivain mais c’est un métier comme un autre. Et un métier, en général, ça s’apprend. Et je vous parle même pas de la nécessité de travailler sa culture G, une source infinie d’inspiration.

Petit président d’université, si tu me lis et tu es d’accord, tu me préviens, hein, que je vienne m’inscrire !

Mais qui vole mon temps ?

 Ce week-end, avec Vicky qui a fini par quitter mon nid, nous avons eu une conversation passionnante à base de « mais qui a volé notre mois de février » ? Entre nos folles vies respectives, la coloc de 1 mois est passée comme une lettre à la Poste mais j’avoue que j’ai l’impression qu’elle n’est arrivée qu’hier !

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J’ai donc décidé que 2010 serait mon année, souvenez-vous, et c’est vrai que 2 mois plus tard, je me dis qu’il s’en est passé des choses quand même, même si j’en ai pas l’impression : la pige chez Closer, d’autres propositions de boulot annexes, la coloc donc qui fut un parfait test (réussi) pour mon amitié avec Vicky, un nouveau partenaire de jeu 4 étoiles, la découverte de la plongée… Bref, je trouve qu’en deux mois, j’ai dépoté mais d’un autre côté, je me sens pas encore en 2010, en fait, même si le réveillon (et donc mes dernières vacances) me paraît s’être passé y a une éternité.

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La distorsion du temps m’angoisse toujours un peu et ça ne rate pas : je rêve que je passe des exams. La nuit de samedi à dimanche, je devais préparer des exams en préparant un mémoire (réminiscence de ma maîtrise de sciences politiques, je pense) et je manquais cruellement de temps. C’est mon cauchemar récurent quand je suis angoissée ça : dans mon rêve, je réalise que le bac ou tout autre examen est dans très peu de temps et que je n’ai pas encore commencé le travail donc je vais avoir du mal à réussir ma mission (soit passer l’examen). Il y a toujours une forme de renoncement dans ces rêves car à un moment, je percute que j’ai déjà le bac ou que ce diplôme supplémentaire ne me servira à rien vu que j’ai déjà un travail et je finis par laisser tomber. Psychologiquement, c’est pas joyeux, je trouve. Moi qui suis toujours, au contraire, dans la fuite en avant… Peut-être une façon qu’a mon cerveau de me
dire de lever le pied ?

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Pourtant, je suis assez ravie de voir l’hiver s’éloigner petit à petit même si on entre au mois de mars, mois que je déteste car il ne me porte pas toujours chance. Des fois si mais rarement. C’est sans doute la fin du blues de l’hiver où tout prend des proportions gigantesques et où le moindre cassement d’ongle devient un véritable drame existentiel. Et après, avril, tout va mieux même si je me demande à quoi va pouvoir ressembler ma crise de la trentaine. Je pense déjà à une régression, déjà un peu présente. On ne va pas pleurer quand je vais y arriver pour de vrai surtout qu’au bureau, la petite nouvelle y passe même pas un mois après, y en a une à la plongée qui y passe début mai aussi. Ca va me faire des copines de lamentation… ou de fête. Ouais de fête, en ce moment, je suis plutôt d’humeur à me dandiner sur le dance-floor en chantant à tue-tête plutôt que de me morfondre sur mon canapé car je suis vieiiiiiiiiiiiiiille. Non, je suis pas vieille, j’en suis même pas à la moitié de ma vie et j’ai de grands espoirs sur cette trentaine, j’en parlerai au moment, mon discours changera peut-être dans un mois.

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Tout ça pour dire quoi, au fait ? Rien. En ce moment, j’ai la tête tellement pleine de choses que je néglige un peu ce blog, mon style s’en ressent mais pas de panique, je vais bien, merci et je reviens, petit à petit. Et je vais reprendre le déménagement pour un nouveau blog tout beau tout propre… Pile pour mes 30 ans ?

 

Dis moi ce que tu twittes, je te dirai qui tu es

Depuis 2 ans et demi, je fréquente twitter de façon plus ou moins assidue. En fait, pas tant que ça, je n’ai qu’un petit compte, je poste 4 ou 5 messages par jour. Et pourtant le média est fascinant d’un point de vue sociologique et sans doute psychologique.

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Pour les non pratiquants, j’explique : Twitter est un système de micro blogging en 140 caractères. Juste 140 caractères, un sms en fait 160 pour comparer. C’est court, bref, percutant, un véritable exercice de style. Et c’est là que c’est fascinant : voir quelle image les gens donnent d’eux. Veulent-ils passer pour des cultivés ? Ils donneront brièvement leur avis sur un livre, un film, un disque du genre « le livre de Mona Ozouf est époustouflant, je vous le conseille à tous ! » ou un « Avatar, techniquement réussi mais scénaristiquement raté ». De la même façon, on peut mettre en avant des choses plus prosaïques : sa vie sexuelle (« J’ai baisé toute la nuit, j’ai la
chatte en feu »), son côté allumeuse-ingénue (« Oups, je suis en jupe et j’ai oublié ma culotte ! »), sa vie de teufeur (« en direct du Showcase, je suis bourré ! ») ou sa vie absolument passionnante (« je mange des sushis krokro bons »). Bref, dis moi ce que tu twittes, je te dirai qui tu veux être (car ça peut grave se la raconter, comme partout).

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J’exagère ? Voyons voir : 140 caractères, faut faire bref, percutant, concis, légèrement provocateur en espérant générer du RT ou retweet (une reprise de votre message par des membres de vos réseaux pour une diffusion plus étendue). Ca ne vous rappelle rien ? Moi, je suis obligée de voir une analogie avec un slogan publicitaire. Et que vend un slogan ? Un produit. Sur twitter, nous sommes des produits marketings définis par une série de slogan mettant en avant une ou plusieurs de nos qualités.

 
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Petite analyse des tweets des copines :

Badhairdays (Vicky) : Look « premier rencard/je descends les poubelles » selon Grazia, 3364,50€ http://bit.ly/6YEwPA. Sous entendu, je ne suis pas une fashion victim, j’ai un regard critique et moquons nous ensemble de ce look. Elle a raison, au passage, ce look est atroce, on dirait que la fille a un vieux sac sur la tête. Mais quelque part, je suis rassurée : en ce moment, je me fringue totalement n’importe comment et finalement, je suis pile à la mode.

So Long : oh no ! ma petite sieste d’une heure a finalement duré 3h…. suis à la bourre dans mon boulot maintenant #fail . Sous entendu
je suis épuisée par mes révisions, mes études, c’est pas aussi facile qu’on ne le croit mais malgré tout, je reste studieuse puisque malgré mon retard, je ne baisse pas les bras.

Shesapinklady (Pink Lady) : Bon, je pourrais lever mes fesses et faire quelques courses quand même… Sous entendu je suis une fille comme les autres, quand il pleut, je n’ai pas envie de sortir. Peut aussi s’interpréter par je n’ai rien à dire mais comme je m’ennuie, je traîne quand même ici.

Miss Blabla ( Tatiana) : va acheter ses billets pour le bresil #selapetegrave . Sous entendu, je suis tellement contente de partir au Brésil que j’en parle et je fais passer ça sur le compte de la prétention alors que j’en peux juste plus d’attendre le départ.

Virgo blog ( Lil Virgo) : L’avantage du China bus: quand on le rate on peut se faire manucurer pour patienter… Sous entendu en attendant mon bus et pendant que je me fais manucurer, je vous fais partager ma vie américaine parce que je sais que vous aimez ça.

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Bon, comme j’analyse celui de mes copines, forcément, ils sont gentils et mes commentaires aussi mais certains sont gratinés. Mes préférés ? Les faux subversifs, ceux qui diffusent du contenu hautement discutable juste pour faire office de poil à gratter. C’est au début rigolo, à la fin assez navrant. A une époque, il y avait une fille qui tweetait dès qu’elle se faisait draguer (pas toutes les 2 mn non plus), on finissait par se dire : si elle se sent obligée de signaler à tout le monde que oui, elle se fait draguer, c’est qu’elle doit n’avoir aucune confiance en elle sur le plan de la séduction.


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Hé oui, à force de trop insister sur un point, ça finit par faire douter. Si une lessive avait comme slogan « la lessive la plus meilleure du monde et de l’univers, élue 4 fois meilleur produit de l’année dans 15 pays et qui  la ve plus blanc que blanc, plus noir que noir et que ton linge sent encore meilleur que l’air pur des Alpes », on va dire que c’est lourd, très lourd. Et que tant de qualités dans une même lessive, ça finit par être suspect.

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Du coup, Twitter nous aide à mettre le doigt direct sur certaines névroses. Pratique, non ?

Tsunami en la demeure

Aussi incroyable que ça puisse paraître, je ne suis pas morte. Personne de mon entourage n’a passé l’arme à gauche non plus. Ma petite absence en ces lieux s’explique par une déprime passagère qui me rend à peu près aussi drôle qu’un tableau de Munch et mon week-end à Marseille pour Buzz Paradise que je vous raconterai quand j’aurai retrouvé toute
ma joie de vivre car ce week-end fut une belle réussite pour l’agence à mes yeux et je veux leur rendre hommage à juste titre. Et pour ceux qui en douteraient, non, je ne bosse pas chez eux. La preuve, je ne vis pas au Luxembourg.


Donc je disais qu’en ce moment, c’est pas la joie alors plutôt que de griller un sujet intéressant (ou non) en écrivant un article mal tourné car nous savons tous ici que mon humeur influe sur la qualité de ma plume, je pars en freestyling. Non, ici, point de chouinage à base de la vie c’est moche. De toute façon, mes soucis étant liés au boulot, je préfère ne pas raconter, de peur de trop en dire. Rien d’essentiel, je ne risque pas du tout ma place, que du chiant de toute façon. Comme a dit Anthony, le mec de ma sœur : « vous faites vraiment un métier de con… » (le vous intégrant ma sœur). Pas tout à fait faux quand on voit les drames qui sont les nôtres. Dans quelques temps, ça me fera hurler de rire à m’en taper les cuisses mais là, un peu moins. De toute façon, l’unanimité de mes relations me signale que je suis un peu trop impliquée et qu’il faudrait que je lève le pied. Moi-même, je me le dis, c’est pour dire. Même mon horoscope de Biba (je crois) a dit, je cite : « les amours ? Pas le temps, vous ne pensez qu’à votre carrière ». Pas faux mais en même temps, en ce moment, les mecs que je rencontre ont tous de sérieux problèmes avec les femmes en général. Des fois, je regrette un peu de ne pas avoir fait d’études de psychologie, je suis un tel aimant à tarés que je ferais fortune si j’avais mon cabinet. Oh, je créérais un blog psy ! Genre venez étaler vos névroses en comms, je vous analyse. J’aurais du pain sur la planche, déjà que certains ici me font halluciner par le contenu de leurs propos alors que je ne soigne personne… Mais faut dire aussi que j’ai le don de trouver mignon des mecs qui se révèlent être des connards.nPas forcément avec moi, d’ailleurs. Là, par exemple, j’ai croisé un mec en soirée au tout début de l’été, un croisement si furtif qu’il ne m’a pas vue, j’avais juste son prénom. Un jour, une amie me parle d’un blogueur dont je ne connais que le pseudo, elle me montre sa photo, j’ai un doute… On dirait le même mec. Et bien tout à l’heure, en furetant sur viadeo, j’ai eu confirmation que c’était le même mec. Ce mec qui incarne à la perfection mon style d’hommes est donc un type peu fiable. Merde. Pour la petite histoire, j’ai retrouvé ce jeune homme… dans les contacts de ma sœur.

On peut draguer sur viadeo ou c’est mal vu ?


Enfin, il faut voir le verre à moitié plein, je dois m’y forcer. Mes problèmes sont ponctuels, peu importants, rien de grave. Dans quelques temps, j’en rirai de bon cœur (sans me taper les cuisses cette fois, ça fait mal à force). Je pensais que 2009 serait un cru aussi bon que 2007, pour le moment, hors changement de poste, y a rien de vraiment particulier mais j’ai envie de lui laisser une chance de me prouver le contraire à 2009. Il reste deux mois et demi. A moi de me bouger pour faire un truc de plus de positif, un truc qui restera. Non mais c’est vrai, zut, les années impaires sont mes années, j’adore le chiffre 29 et depuis que j’ai 29 ans, il ne se passe rien de notable. Faut que j’attende la trentaine ? La trentaine, mon Dieu… D’ailleurs, ça y est, depuis presque 15 jours, j’ai 29 ans « et demi », comme quand on était petit, je dégringole vers l’autre côté. Suis-je censée commencer à réfléchir très fort à une liste de choses à faire avant 30 ans ? Non parce que j’ai pas trop d’idées, là… En même temps, en cinq mois et demi, il ne me reste pas le temps de faire beaucoup de choses, des petits trucs, plutôt. Et non, je ne sauterai ni d’un avion ni d’un pont, dussé-je avoir un élastique ou un moniteur avec un parachute dans le dos (bien que ça puisse être un volet intéressant pour où trouver l’homme mais je me pense sincèrement incapable de le faire).


De toute façon, faut que j’arrête de toujours me mettre des échéances pour tout, ça sert à rien.

Bref, voilà, je finis là cet article sans queue ni tête. Dès que ça va mieux, je vous raconte mon week-end marseillais, mon avis sur adopteunmec (ça va saigner), le fait que je suis toujours insatisfaite et j’avais vu un autre sujet pas mal dans Glamour ou Biba ou Cosmo (j’ai pas encore lu Marie-Claire) à développer. Ah et il faudra à tout prix que je vous parle d’une asso aussi !



Bon, c’est pas tout ça mais après avoir bu un mug de café, la nature se rappelle à moi.

Hugo m’a donné la foi…

Par Diane

Parce que de temps en temps il fait bon prêcher pour sa paroisse et se rappeler ce pourquoi et ce en quoi l’on croit.
J’ai acquis avec le temps une sorte de conviction qui me fait dire que l’homme ne peut pas vivre sans une sorte de croyance, sans avoir foi en  quelque chose. Sinon c’est juste trop dur, d’avancer sans savoir ou, ni pourquoi.
Pour beaucoup, ça va être la foi en un dieu. Soit. Personnellement, Dieu, je n’y crois pas. Et la meilleure « preuve » que je puisse trouver à mon sens à la non-existence de Dieu, bah c’est tout simplement que j’aimerais mieux y croire. Le sens de la vie, la vie après la mort….dieu donne un peu trop toutes les réponses à nos angoisses les plus profondes pour être crédible, à mon sens je le répète.
Pour ceux qui ne croient pas en dieu, il reste d’autres choses en quoi croire: certains vont croire en la raison, d’autres au hasard, d’autres encore aux mathématiques, et vont chercher là dedans les explications à leurs questions existentielles. Il y a des hommes capables d’expliquer tout l’univers avec une équation. En ce qui me concerne, je suis plutot du genre rationnel, et j’ai tendance à aller chercher les réponses à mes questions dans les livres. Quand je ressens un besoin particulier, je me dirige vers ma bibliothèque ou celle des autres et va y puiser de quoi le combler, ou du moins en partie.

Parfois, il m’arrive de ne pas comprendre un comportement humain. Le mien, celui d’un autre. Alors je me penche vers ceux qui ont passé du temps et de l’encre à tenter d’expliquer ce genre de choses. Psychologie, psychanalyse, neuro-biologie (vulgarisé, hein…)…chacun y va de sa petite théorie. Et que je crois en l’une ou en l’autre ou pas, ça donne toujours des clés d’explication.

Parfois, encore, quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle, on a envie d’y échapper quelques instants, et je me dirige alors vers Sherlock holmes, Philéas Fogg, M. Jourdain,  Rodrigue….rien que le fait de tourner les pages a quelque chose de confortant, chaque froissement de page tournée nous éloignant un peu plus du lourd fardeau du temps qui brise nos épaules et nous penche vers la terre.

Et puis parfois, toujours, souvent me vient l’envie de ce sentiment très étrange -que je ne me suis jamais parvenu à expliquer mais dont j’espère ardemment qu’il ne disparaitra jamais- que je ressens parfois, au fil de mes lectures. Je lis, mes yeux parcourent les lignes, et puis tout à coup, au détour d’un vers, d’une virgule, ou même sur le suspens d’un mot, je m’arrête, sans même m’en rendre compte, et je retiens mon souffle un moment, de peur de la voir s’échapper, cette petite émotion fugitive mais d’une densité émotionnelle et esthétique extraordinaire, que faute de mieux (et qu’on me pardonne  la banalité de l’expression) j’appellerai simplement la beauté du mot. Le mot qui dans un tout autre contexte n’est rien qu’un signe, un assemblage de lettres arbitraire à qui l’on a donné un sens, mais qui à cet endroit précis du texte s’auréole d’une sorte de magie fugace qui nous maintient en l’air quelques secondes, nous fait lever les yeux du texte et suspendre notre lecture un instant, en tentant de la retenir encore un peu.

Ces petits instants là sont rares et précieux dans une oeuvre. A mon sens, on reconnait un bon écrivain à ce qu’il est capable, ne serais-ce qu’une fois, d’engendrer de tels instants. Allez, je vous en donne un des miens, ne serais-ce que pour mon plaisir égoiste de le relire. (Par une sorte de superstition je pense, je ne relis pas trop souvent mes petits moments de beautés fugaces préférés, je crois que j’ai peur que si je les lis trop souvent, ils vont s’échapper)
Dans l’acte V scène 5 de Cyrano de Bergerac, à la toute fin, Christian est mort depuis longtemps, Cyrano n’a jamais avoué son amour à Roxanne, et continue tous les samedis à aller la voir au couvent où elle s’est recluse. Ce samedi ci, Cyrano a été victime d’une attaque, il arrive au couvent blessé (sans que Roxanne ne le voit, il dissimule sa blessure), et agit comme d’habitude, tout en sachant que la mort n’est pas loin. Le soir tombe, ils sont dehors, un soir d’automne, et regardent les feuilles mortes tomber.

ROXANE
A ce moment, un peu de brise fait tomber les feuilles.

CYRANO
Les feuilles !

ROXANE, levant la tête, et regardant au loin, dans les
allées

Elles sont d’un blond vénitien.
Regardez-les tomber.

CYRANO
Comme elles tombent bien !
Dans ce trajet si court de la branche à la terre,
Comme elles savent mettre une beauté dernière,
Et malgré leur terreur de pourrir sur le sol,
Veulent que cette chute ait la grâce d’un vol !

Voilà, juste quelques vers, et peut-être qu’à vous cela ne fait strictement rien, mais à moi cela me hérisse jusque les poils du nez.

Alors voilà pourquoi, voilà pourquoi à tous ceux qui me répètent et me répèteront que la littérature, ça ne sert à rien, que ce n’est pas « utile », que ce n’est pas ça qui va relancer l’économie, qu’il faut faire S si on a des bonnes notes en maths même si on n’a absolument aucun intérêt en la matière, à tous ceux là je leur répondrais que nous n’avons pas la même notion de l’ « utilité », voilà tout. Qu’il y en a qui n’ont pas pour but absolu dans la vie de faire plein de fric.
Notre président a répondu aux plaintes des enseignants sur les réformes de l’enseignement que ces réformes allaient permettre de les payer plus. Les enseignants lui ont répondu que l’argent ne faisait pas partie de leurs revendications, et  que ce qu’ils voulaient c’était des formations solides et des professeurs compétents dans leur matière. Mais peut-il simplement saisir cela? Que le progrès puisse consister en autre chose qu’avoir un plus haut salaire?
Je n’ai pas envie que cet article dérive en pamphlet politique, déja parce que je ne m’en sens pas capable, et ensuite parce que ça m’emmerderait profondément, mais il faut avouer que il y en a un qui a particulièrement le don de m’énerver, quand il s’y met.

Donc je me permettrais juste de répondre aux propos de notre président dans un discours fait à Lyon en 2007:
« L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de la Princesse de Clèves… Imaginez un peu le spectacle ! »

Je ne sais pas vous, mais moi j’ai pas particulièrement envie de vivre dans un monde où les professeurs de français lisent la princesse de Clèves et la guichetière Biba. Et à mon humble avis cela relève d’un esprit aussi étriqué que stupide de penser qu’il faille un bac + 5 pour apprécier un livre, un film ou un tableau. L’art et la culture, c’est pour tous, et il revient à certains de les rendre abordables à d’autres, de les rendre compréhensibles.

Et pour conclure, je ne résiste pas à vous citer quelques passages de Victor Hugo à propos de Napoléon le Petit (Napoléon III) qui pourront vous sembler un brin familiers et qui parlent d’eux mêmes.

 » Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être.  Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le
mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.  L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.
Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé. »

Courrier des cœurs : réponse à Madinlove

Madinlove nous a soumis une question : Pourquoi les hommes en couple stable (tout va bien et tout est nickel) sont attirés par d’autres femmes?


La cellule Love and sex s’est réunie et voici ce que l’on en pense.

Diane : Bon, je tenterais d’éviter les foudres du MLF en arguant que peut-être, des fois, y’a des épouses qui ne brillent pas par leur spiritualité et leur sensualité animale, mais en revanche j’ai une ou deux petits explications annexes.
1/l’explication neuro-biologique, j’énoncerais tout d’abord une raison, toujours la même, à laquelle on n’échappe pas: LES HORMONES! Un homme est fait de matière grise certes (quoique des fois on se demande), mais surtout de chair de sang et d’hormones. Et surtout, contrairement à nous mesdames qui avons un unique petit ovule à féconder (et qui nous amène à être plus sélectives, à privilégier la qualité à la quantité), ces messieurs ont des milliards de ptis zigouigouis gigoteurs qu’il ont besoin (ou plutot l’instinct) de caser, et comme ils ne peuvent les caser en une seule femme, eh bien pouf, ils vont zigouigouiser ailleurs, ou tout du moins avoir envie de zigouigouiser ailleurs. (car un homme a des instincts certes, mais aussi une raison et un cerveau qui peuvent l’aider à se contrôler: que ces messieurs n’aillent pas voir dans mes propos une magnifique excuse imparable à leurs indifélités)
2/l’explication psychanalytique sommaire
L’être humain est fait pour espérer et désirer, c’est cela qui le fait avancer. Si on est un être parfaitement contenté, on stagne dans sa finitude et on ne fait plus rien. Et il se trouve que on ne peut désirer que ce que l’on n’a pas. Alors oui on peut désirer sa femme gnagnagna, mais le VRAI désir est celui qui aspire à ce qu’on ne possède pas. Messieurs/mesdames en couple depuis qques temps, je le répète, tentez de vous rappeler  votre dernier rêve érotique avec pour partenaire votre conjoint…. vous risquez de chercher longtemps. Bref, si l’homme désire ailleurs, (autant que la femme d’ailleurs), c’est absolument normal, il est configuré pour, et ce n’est pas ça qui va l’empêcher d’aller voir ailleurs,sauf si c’est un abruti primaire qui ne contrôle pas ses pulsions et qui ne sait pas faire la différence entre don juan et la vraie vie. Donc, baver sur la collègue de bureau ou sur le voisin qui joue du saxophone torse nu (non mais franchement, allez résister à un homme qui joue du saxophone… rrrrrouf), c’est normal, mais au final on a une caboche en principe remplie d’une matière bloubloutante qui nous sert à contrôler nos actions.
Et puis de toute façon, dans une énoooorme majorité des cas, le désir, une fois contenté, perd tout son charme.

Jane : Etre attiré par d’autres femmes, c’est à dire? Il faut ici faire la distinction entre regarder et goûter. Regarder, tout le monde le fait, homme ou femme; ce n’est pas parce qu’on est au régime qu’on ne peut pas regarder le menu. Nous sommes humains, donc forcément attirés par… ce qui attire notre oeil. On peut posséder un
Picasso chez soi et toujours aller dans les musées (oui, cette réponse sera pleine de métaphores foireuses, j’assume) Regarder, trouver quelqu’un attirant, c’est donc normal.
Si on parle ensuite de tester la marchandise… C’est une question de volonté, à mon humble avis. Tout comme goûter le dessert de son voisin au restau histoire de voir si c’est bon (oui, je persiste et signe) Il faut à un moment savoir si on peut se contenter de ce qu’on a dans son assiette, avec ses qualités et ses défauts, ou si on préfère essayer une cuisine différente. Avec les risques d’indigestion encourrus quand on enchaîne deux repas (et les interactions parfois désastreuses). Pour finir cette parenthèse gastronomique, je dirai tout simplement ceci: qui a dit que seuls les hommes étaient comme ça?

Lucie : Vaste question. Je ne pense pas que mon taux de testostérone soit assez élevé pour prétendre résoudre cette fascinante énigme qu’est le mââââââle. Enfin, je peux toujours essayer.
Première réponse envisagée (qui je pense peut s’appliquer également aux femmes) : je vais évoquer un élément plus que banal mais qui peut peut-être jouer dans un couple : la routine. Cette insidieuse et perfide petite chose qui fait que l’autre ne nous surprend plus ; que le côté off nous lasse (ben oui, l’exotisme des jambes de yeti ou d’un maillot un peu oublié, bof au bout d’un moment.). Du coup, on se prend à rêver d’exotisme, d’inconnu, de fraîcheur…bref, on aimerait peut-être retrouver les moments simples d’un début de relation, la découverte de l’autre…
Deuxième réponse envisagée (je maîtrise un peu mieux, je l’ai connue) : le cas psychologique du Dom Juan. Cet homme vous aime, vous adore, vous idolâtre mais…ben oui il y a toujours un mais avec lui…il a besoin de se sentir aimé, désirable en permanence. Il va donc séduire à tour de bras juste pour se rassurer. Attention, le Dom Juan ne va pas forcément passer à l’acte et tromper sa dulcinée, il veut simplement tester son potentiel de séduction. Si vous voulez plus de renseignements là-dessus, je vous conseille les rayons psycho et sexologie.
Après le mâle a peut-être d’autre motivation profonde, genre le gène de Cro Magnon qui inconsciemment le pousse à vouloir se reproduire avec le plus de demoiselles possibles (pour sauvegarder l’espèce et disséminer ses gènes pourris) même s’il est follement amoureux de sa dulcinée…Au final, je sais pas trop ce qui peut se passer dans la tête d’un homme. Par contre, je sais que quand je suis en couple et que je vois un superbe mâle passer, je ne peux pas m’empêcher d’avoir envie de lui sauter dessus voire plus si affinités !

Nina : Alors, ça veut dire quoi attirer? Mater les autres filles en les trouvant jolies. Non mais alors, ça, c’est tout à fait normal. C’est pas parce que nous, on sait mater discrètement qu’on ne le fait pas.
Par contre, si dès que tu sors avec A, tu as envie de B, j’appelle ça le syndrome du  jouet. Mécanisme basique de l’enfant : il veut un jouet, il le veut, le veut, le veut. Mais une fois qu’il l’a, il se rend compte qu’il y a l’autre jouet qui est mieux finalement et se désintéresse de celui qu’il a. On peut aussi envisager que le monsieur n’est pas amoureux de sa madame quoi qu’il en dise mais ça, c’est une autre histoire.

Summer : Pourquoi? à généralité et cliché répondons par généralité et cliché, peut être parce que les hommes sont aveugles et qu’ils ne voient pas ce qu’ils ont sous le nez? Peut être sont ils inconstants? ou tout simplement idiots?

Tatiana : Question intéressante. J’ai déjà eu l’occasion d’y réfléchir pas mal de fois par digression à la question suivante : pourquoi les mecs qui me draguent sont tous casés ?
Déjà je pense que cette question est aussi appliquable aux femmes. N’allons pas jouer les sexistes. Donc je préfère parler des Hommes au sens large et donc des êtres humains. Pour moi la réponse est simple. Premièrement c’est très normal d’être attiré par d’autres personnes parce que si l’on était attiré seulement par une personne ce serait bizarre. Après y a des degrés d’attirance : d’un simple regard à de la drague appuyée pour finir à l’adultère. Deuxièmement, je ne crois pas à l’amour éternel. J’ai du mal à imaginer qu’on puisse vouloir passer toute notre vie avec une seule personne (à moins de la rencontrer à 70 ans). Il y a forcément un moment où on aura un coup de coeur pour quelqu’un d’autre. Et puis il y a aussi le besoin de voir qu’on plait à d’autres personnes. Ce besoin de séduire et aujourd’hui hyper présent dans la société. Il n’y a qu’a voir combien de personnes draguent au travail, même si c’est de la drague légère histoire d’avoir ce dont on a besoin. Mais toutes ces raisons évoquées ne veulent pas dire qu’on n’aime plus la personne avec qui l’on est.

Bastien : Cette question est aussi pertinente que de demander « Pourquoi l’eau mouille t-elle ? » ou « C’est loin Pékin ? ». Mais il est parfois bon de rappeler certaines choses des plus primaires. Non l’Homme n’est pas fait pour être monogame. Du Moyen Age au XXe siècle l’age moyen du mariage était de….allez, dites un chiffre….27 ans pour les dames et 28 pour les hommes. La nouvelle femme servait a remplacer la mère trop vieille pour s’occuper du foyer. Sachant que la durée de vie était des plus limitée (a 40 ans on était considéré comme un sage pour les cahiers de doléances en 1788) je pense pouvoir affirmer qu’entre la polygamie médiévale et la polygamie contemporaine les choses ont bien changées. D’ailleurs, de quand date la monogamie imposée dans le monde chrétien ? En même temps que la chasteté des prêtres, c’est a dire le XIe siècle avec la reforme grégorienne. Non messieurs (et mesdames) je vous le dit, l’illusion que l’Homme devrait vivre sa vie avec une seule créature de son espèce est un petit reste de doux rêve judéo chrétien, et comme beaucoup de ces restes même les athées y succombent, la force de la tradition me direz vous.
Et puis St Exupery a dit « L’amour commence quand la passion s’arrête » et il est de notoriété plus ou moins publique que c’est la passion qui crée le désir, pas l’amour.
Bref je ne dirais plus qu’une seule chose, ne confondons pas sentiments / sexe / désir.

Lucas : Classique… Une fois les folies de l’état amoureux dissipées on tombe dans l’amour, pur et simple, et on est donc facilement tenté par ce qui nous sort de l’ordinaire. On cherche dans l’autre une petite nouveauté, une raison de s’extasier, un peu de relief dans notre existence. L’intérêt pour l’autre n’est en somme que la preuve évidente de notre incapacité à rendre notre couple épanoui et vivant.
Je n’en dirais pas plus. Je n’ai jamais atteint avec une donzelle une durée telle que je m’intéresse à autrui.

Si t’as des questions love and sex, n’hésite pas à les poster en comm. Surtout si elles sont loufoques parce qu’on n’est pas là pour être sérieux !

Je suis une rebelle de la life

Chaque année, il est une tradition : le bilan. En gros, je pose mon délicat fessier sur un siège, je me prends la tête entre les mains et je réfléchis : cette année fut-elle bonne ou pas? Ben, moi, cette année, j’ai décide de ne pas faire de bilan, na. Fin de l’article !

Mais non, je déconne. Non, je ferai pas de bilan de l’année 2006 parce que je suis en pleine transition et ça sert à rien de se retourner pour voir le chemin effectué si on n’est pas arrivé au sommet. En gros, en 2006, j’ai commencé à poser des jalons mais j’ai pas fini. De toute façon, cette année, tout est question de période et je n’arrive toujours pas à déterminer si c’était une bonne année ou pas. Tant sur le plan affectif que sur le plan professionnel, d’ailleurs. Si je compare ma situation actuelle à l’an dernier, ça se ressemble beaucoup mais niveau psychologie, je me sens plus forte et plus sereine, même si c’est pas forcément le pied non plus (cause pas de boulot, souvenons-nous). Bon, bref, au lieu de vous faire la liste de ce qui était cool ou pas cette année, je vais pas faire un bilan. Je le ferai peut-être plus au moment de mon anniversaire puisque, pour moi, 2006 a vraiment commencé à ce moment-là.

 

Alors puisque je fais pas de bilan, de quoi vais-je parler ? Oui, je sais, ça fait deux fois en trois jours que je vous fais le coup du : je réfléchis sur le sujet de mon article et je vous en fais profiter mais arrêtez de râler un peu, admirez mon altruisme, plutôt ! Vous assistez aux coulisses du blog, quand même, ce n’est pas rien ! C’est un peu comme si vous étiez dans ma tête… Faut pas avoir peur du bordel ! Bon, en fait, l’idée, c’est que plutôt que de vous faire un bilan de l’année, je vais vous faire un petit post d’humeur. En gros, vous dire qu’en ce moment, je me sens plutôt bien. D’abord parce que j’ai été bien gâtée à Noël, j’ai eu ma Nespresso (what else ?) et des chapeaux, des habits et des livres et tout… Bref, je remercie mon presque frère et ma sœur de remonter en voiture, ils me ramèneront plein de trucs. Ensuite, ça fait du bien d’être en famille, je me sens toute détendue. Mais ça m’empêche pas de réfléchir à mon avenir ! Non, non, vacances studieuses, j’ai des tas de choses au programme. Si en plus je parviens à sauver les données de mon disque dur, tout sera parfait ! Je vais profiter des vacances pour faire des tas de lettres de motivation comme ça, dès le 8 janvier, je rebalance tout ça, avec mon CV, évidemment. Puis j’ai des tas d’articles à écrire, j’ai une grosse frénésie d’écriture en ce moment.

 

Bref, je suis mo-ti-vée. Je multiplie les contacts partout, ça finira bien par payer, c’est obligé. Je suis comme une pépite (toujours aussi modeste) : je ne peux pas rester toute ma vie à moisir dans ma rivière, non, non, non. Donc puisque le relationnel, ça fait beaucoup dans le journalisme, je le travaille, j’intègre des équipes, des groupes. Je me fais de nouveaux amis, aussi, parce qu’on ne sait jamais qui connaît qui. Je ne le fais cependant pas par opportunisme : je vais pas me forcer à boire le thé avec une couillasse que je supporte pas, faut pas déconner. Mes amitiés sont spontanées. Après, si ça m’ouvre des portes, tant mieux. Mais si on applique la théorie qui dit que une personne connaît potentiellement 10 personnes, si je côtoie 10 nouvelles personnes, c’est 100 nouveaux contacts potentiels, hé ouais ! Et puis, mine de rien, mon press book grossit aussi vite que Clio, la chatte de mes parents. Non parce que je voudrais pas balancer mais à peine adulte, elle pèse déjà plus que Kenya (qui est certes une cro-crotte). A mon prochain entretien, ça leur fera de la lecture.

 

Et puis, comme je disais dans un article précédent, je suis bien dans mes pompes en ce moment. J’essaie d’avoir une vie la plus saine possible : fini la clope (je tiens), fini les cuites (même si chez mes parents, je prends l’apéro avec maman), un peu de sport (ouais, enfin, à part la brouette…), je me lève tôt (oui, ben, j’ai pas le choix, je suis chez mes parents, je peux pas dormir jusqu’à midi), je me couche tôt (pareil, je peux pas faire la nouille jusqu’à 4h du matin)… Bon, maintenant, faudrait que j’enfourche le vélo d’appartement pour en faire, plutôt que de jeter mon peignoir dessus. Pour le reste, cette année, je ferai pas de résolution non plus puisque la fin de 2006 ne marque la fin de rien pour moi et le début 2007, le début de rien. Je sens pas que c’est une période qui s’achève pour donner naissance à une autre. D’ailleurs, je crois que c’est la première année où j’ai vraiment pas été dans l’esprit de Noël : je l’ai pas vu venir ! En gros, un matin, je me suis levée et fallait mettre ses cadeaux sous le sapin. D’ailleurs, mes cadeaux ont eu un grand succès, je vous mettrai les photos plus tard. Et le cadeau de Yohann aussi, je peux vous le dire maintenant : c’était un kit lover avec un pot pourri et une bougie pour l’ambiance, deux coupes de champagne, un kit massage et un plateau petit déjeuner avec deux tasses et sous-tasse et une rose en plastique. Je suis désespérée de voir à quel point j’ai des idées géniales mais que j’ai toujours pas de boulot. D’ailleurs, je suis en pleine crise en ce moment : dois-je me réorienter vers la comm ou rester sur le journalisme ? Non mais je me pose sincèrement la question parce que la comm, ça me plaît, me triturer le cerveau pour trouver THE idée pour faire parler de Modo et encourager les gens à signer notre liste de soutien (comme c’est habilement placé, huhuhu. Que ça ne vous empêche pas de signer, hein !). Bon, j’ai bien proposé de coucher avec Matthieu Kassovitz pour qu’il tourne Modo mais maintenant, je suis plus trop disponible et je suis fidèle alors ça se peut plus. Non mais je trouverai des idées, O-BLI-GE ! Je suis payée en bouteille de champagne pour ça (et en t-shirt rose le jour où je serai classée 5e de la rubrique ciné avec Modo).

Bref, tout ce blabla plus ou moins sans queue ni tête pour dire que je refuse de faire un bilan là, maintenant, car je suis en plein milieu d’un cycle, à tout point de vue, et je ne sais encore ce qu’il va en sortir donc ce serait stupide de faire un bilan maintenant. Et comme je prendrai pas de bonnes résolutions non plus (de toute façon, je les tiens jamais !), ça me fait encore un article de moins…

 

Bon, je sens que bientôt, sur ce blog, y aura plus que des articles délirants issus de mon esprit en surchauffe. Mais à la limite, c’est ce que vous aimez, non ?

Spermattitude

Par Mister BigChose promise, chose due ! Voici un article sur mon nouveau travail : vendeur en sex-shop !

Bon, je suis au regret de vous annoncer que je ne pourrai pas trop en dire, j’ai une clause de confidentialité dans mon contrat ! Hééé oui ! Mine de rien, y’a du gratin (local, national et même pour certains connu internationalement !) qui passe par ma petite boutique, donc je ne peux pas tout vous dire… Ce qui n’empêche que je peux en raconter quand même un peu !!!

Déjà en 7 jours de travail, je me suis fait brancher deux fois par deux mecs ! Ok, je suis homo, mais ce n’est pas forcément marqué sur ma gueule, quand même… Si je dois chercher une raison à cela, je l’associerais plutôt au fait que 99% de la clientèle est masculine ! En effet, je n’ai vu qu’une seule cliente venir seule, et 2 ou 3 avec leurs mecs… Et quand je dis que je me suis fait brancher, c’est pas pour de rire ! Dans ma petite boutique, on a des gadgets et des films, mais on a aussi des cabines de projections. En gros, tu viens entre deux horaires, tu payes, et tu mates tranquillou ton film de cul dans ta cabine, du papier essuie-tout est à disposition, tu laisses ta commission dans la poubelle, et basta ! Et ça marche plutôt pas trop mal… hé oui, quand on a bobonne à la maison, il faut bien trouver un moyen de les voir, les films X ! J’en vois passer des litres de sperme comme ça…

 Bref… un jeune homme, la vingtaine (hé oui, c’était un vingtenaire ! Je le sais, j’ai demandé ses papiers !) part dans sa cabine… il visionne un film gay. Il redescend, son affaire finie. Et là, il se plante dans un coin de la boutique où il commence à se toucher allègrement le sexe à moitié caché derrière un poteau… Je le vois faire, mais il doit penser que je ne vois pas son manège car la moitié haute de son corps est cachée. Oui, je ne vois pas sa tête, certes, mais je vois bien le reste ! Ok, le monsieur a eu beau s’être vidé les testicules, on dirait qu’il a encore de la réserve… Puis, se décalant légèrement afin d’être en ligne directe vers ma personne, le voilà qui recommence en me fixant droit dans les yeux ! Bon, là, je me dis que non seulement, il a encore de la réserve, mais en plus, je suis la victime qu’il s’est choisi pour assouvir ses fantasmes ! Bref… moi, pendant ce temps, je décris par textos, mort de rire, la situation à notre Gauthier national ! Voyant le non-intérêt de ma personne à son égard, mais ne voulant pas rester sur sa faim, le jeune survolté me reprend un film et remonte en cabine s’astiquer le manche à balais… Il part… mais à peine quelques secondes sont passée qu’il redescend ! « Excusez-moi, mais… y’a pas de papier… » « Ok ! Pas de problème ! Remonte, et je t’en amène ! » La dessus, je lui amène son sopalin… Normal, c’est mon boulot ! Et là, que trouve-je ? Qu’ouïs-je ? Que vois-je ? Le jeune homme, dans sa cabine, torse nu et la bite à l’air ! Je lui tends son papier, je lui demande « C’est bon ? T’as tout ce qu’il te faut ? » Un peu déconfit devant mon manque d’intérêt à son égard, il bredouille un « Oui, merci » et je repars, abandonnant mon minet dégoulinant de sueur seul dans sa cabine… Il faisait chaud, certes, mais je pense que la testostérone le faisait suer un bon peu aussi ! Un bon quart d’heure passe, moi je raconte, par texto toujours, l’épisode à mon Gauthier, et le voilà qui revient ! « Pardon, j’ai un problème avec le son » « Ok ! J’arrive ! » Voilà que je le rejoins, il était décent, il avait gardé son caleçon ! Je lui remets le son, « Ca te va comme ça ? »  « Heu… oui… heu… j’ai envie de toi ! » Ha ben ça alors ! Je l’aurais pas deviné !!! Et là, royal que je suis, je lui mets la main sur l’épaule et lui décroche un « désolé, je ne mélange pas travail et plaisir ». Je pense que le monsieur est resté sur sa faim !

Il lui a pas fallu 3 minutes pour se rhabiller et descendre après ça ! Bon, il était sympa, on a un peu parlé, vu qu’il n’y avait personne dans la boutique et que j’avais du temps à tuer… Il a un peu insisté, mais quand je lui ai clairement dit que « non, je ne suis pas libre après le boulot, je vais rejoindre MON COPAIN qu’il est beau comme un dieu qu’il est parfait qu’il fait super bien l’amour, et en plus je suis fidèle, etc etc » il a finit par comprendre que ses chances étaient quelque peu compromises… Deux jours plus tard, un « timide » qui « n’était pas du coin, je viens d’aménager » m’a aussi demandé si j’étais gay et si, le cas échéant, je voulais bien qu’on se voit, et je ne pense pas, au vu de son discours, que c’était pour cueillir des fleurs ou faire des gâteaux… Mais dites donc ? Ok, je bosse dans un sex-shop, mais faut pas pousser mémé, quand même ! Ok, c’est l’industrie du sexe, mais est-ce que ça veut pour autant dire que les vendeurs sont aussi à vendre ??? Lecteur, ça te viendrait à l’esprit de prendre 8 tranches de jambon et une cuisse de charcutière quand tu vas au supermarché ? Ou alors un carnet de timbres et un guichetier frais quand tu vas à La Poste ? Non ? Ben moi c’est pareil ! Je ne suis pas une marchandise ! Non mais !

 

Sinon, ce travail me montre une nouvelle vision de la misère humaine… Car il y a de la misère, c’est sur ! Sur le plan social, certes, mais aussi sur le plan psychologique… Je n’ose imaginer combien d’entre eux viennent ici mine de rien pour mater des films et rentrent la bouche en fleur le soir à la maison rejoindre leur légitime… Et combien de personnes, s’adonnant à de sombres plaisirs solitaires, peuvent défiler sous mes yeux…

Certes, un sex-toy est un objet comme les autres, et certains vingtenaires (des filles surtout, tiens, d’ailleurs !) en ont quelques-uns dans leurs tiroirs ou sur leurs étagères… Mais de là à uniquement trouver son plaisir à l’aide de ces substituts, ça en devient triste… Si vous voyiez la gueule de la plupart des poupées gonflables ! On a fait des ballons pour enfant plus développés que ça ! Faut vraiment se trouver dans une situation personnelle très particulière pour en arriver là… Que cela soit sur le plan social, c’est-à-dire ne pas être capable de se trouver quelqu’un pour assouvir ses pulsions, ne serait-ce que pour un soir, mais aussi sur le plan psychologique, pour en arriver à si peu s’estimer et à se dire que c’est tout ce qu’il leur reste à faire à défaut de trouver un partenaire sexuel… Le vibro, ok pour vous, mesdames, mais la poupée « realistic » d’un black avec faux poils dessinés dessus et un gode en guise de sexe, là, quand même, faut en vouloir !

 

Voilà un petit résumé de ma première semaine de boulot… Ha oui ! J’allais oublier ! La rubrique « les nouveautés du mois » ! Alors cette semaine, nous avons reçu un petit vibro de poche, super design, avec un « capuchon chatouilleur » à 8 branches à mettre dessus pour la stimulation du clito ! C’est rose, c’est mignon, et ça sera du plus bel effet dans vos sacs à mains, mesdames et mesdemoiselles ! Dans la même gamme, mais en chromé ce coup-ci, le spécial Point G avec extrémité recourbée pour se donner un maximum de plaisir… Pour plus de renseignements, contactez-moi… Non, je déconne ! Vais pas en plus faire des heures sup sur le site…