Sinon ça va toi ?

Sale gueule. J’ai pas l’impression mais je dois m’en traîner une gratinée depuis quelques temps vu que les gens qui m’aiment un peu bien me demandent désormais si ça va d’un air inquiet. Faut dire que depuis 15 jours, trois semaines peut-être, je me sens comme… Diluée.

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Je n’existe plus trop. La faute à trop de travail, une rentrée bien tendue. Je le savais, je m’y étais mentalement préparée mais j’ai tout de même fait preuve de naïveté. J’ai mal anticipé le tas de demandes de dernières minutes avec des délais de réponse hallucinants (48h en moyenne). L’obligation de bosser tôt, bosser tard, manger un sandwich en vitesse devant l’écran. Adieu vie sociale et sport, je n’ai pas le temps pour vous, désolée.

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Je me suis perdue dans mes dossiers. Curieusement, la funambule de l’agenda n’est pas encore tombée de son fil, mes recommandations marchent, le client est content. Une sorte de récompense. Au moins je gère ma vie professionnelle à défaut du reste. J’ai bien conscience qu’à jongler avec trop de balles, je finirai par en faire tomber mais je suis curieusement sereine par rapport à ça : à l’impossible, nul n’est tenu.

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Le pire, c’est que je me plains même pas plus que ça. Y a eu comme une sorte de rupture fataliste : y a le feu, faut l’éteindre et personne ne peut t’aider vu que chacun est sur son feu. Ok. Même si je suis épuisée. Même si j’ai envie de m’allonger par terre et de pleurer jusqu’à ce que toute cette fatigue s’en aille. Même si j’ai grossi à force de bouffer en 2 mn sur le pouce (bon, ok, je m’étais déjà un peu étoffée en Corse mais la crème aux œufs à la châtaigne était irrésistible !) et en n’allant pas au sport transformer ce gras en muscle. Même si j’aimerais une vie privée. Mais faut y aller. J’ai la chance d’aimer mon taf, d’y prendre souvent du plaisir. Avec un bon manager, on progresse. Je me suis enfin débarrassée de mon syndrome de l’imposteur, j’ai des envies, des ambitions. Je suppose qu’une chenille ne se transforme pas en papillon d’un claquement de doigts.

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Je ne vais pas si mal. La fatigue, le manque de temps, ma vie résumée à boulot-dodo (je vais au boulot à pied), ça pèse, oui. On va faire en sorte que ce soit provisoire. Mais faut pas s’inquiéter pour moi, ça va, merci. C’est limite l’inquiétude des autres qui m’inquiète : quoi, je fais si peur que ça ?

Je suis résolue !

Comme j’ai quand même une formation journaliste (même si elle est loin), je ne peux m’empêcher de me vautrer gaiement dans les marronniers donc après le bilan 2010, je vous présente les résolutions 2011, tataaaaaaaaaan ! Je sais, c’est insupportable ce manque de surprise mais j’ai besoin de mes petits rituels. Et celui des résolutions (que je ne tiens jamais), ça me permet de me motiver un peu pour l’année qui s’en vient. Année qui commence, comme les autres, par 3 mois d’hiver. Youhou !

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Reprenons un peu ma liste des résolutions 2010. J’avais dit « vie privée en avant », j’ai moyen réussi. Oui, j’ai trouvé un super amoureux, je fais de la plongée et je sors pas mal mais j’ai été super rongée par le boulot (mais j’ai pas repris de lexomil, soulignons-le). J’ai voulu apprendre à dessiner, échec. J’ai voulu progresser sous photoshop, échec. J’avais dit que je lancerais mon auto entreprise, échec mais c’est pas plus mal car le loup est sorti du bois depuis. J’ai aussi dit que je serais plus rigoureuse et méthodique, semi échec (je le fais bien au travail mais pas du tout dans ma vie privée). Faire plus de sport, réussite, chanter une demi-heure par jour, échec, trouver un mec bien, réussite, ne plus jouer à yahoo ! jeux échec total. Mouais donc c’est pratique, je vais pouvoir reprendre les mêmes pour 2011. Mais détaillons un peu.

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J’aurais voulu être une artiste

Faut vraiment que je bosse là-dessus. Avec Chloé, on est résolues à trouver un cours de photo pour commencer parce que j’ai quand même eu un top objectif pour Noël pour mon appareil (Gwouigwoui, si tu passes par ici, tu avais raison pour le Tamron, merci bien) et que j’en ai envie, pour l’essentiel. Non que je pense avoir un talent incroyable en photo mais comme je l’ai déjà expliqué, ça me pousse à fouiller les coins et recoins pour trouver un angle de vue qui me plaît, un moment insolite et c’est pas si mal. D’ailleurs, maintenant, j’ai un flickr (pas très bien rangé, faut que je réorganise tout ça sérieusement). Et le dessin, faut que je fasse quelque chose. Non parce que quand je vois ce que ma mère dessine au bout de 3 mois de cours à raison d’un cours par semaine, je suppute qu’il y a une hérédité quelque part.

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2011, année égoïste

Ma vraie résolution cette année, c’est celle-ci, je deviens égoïste. Enfin, relativement, je ne vais pas laisser les gens que j’aime dans le marasme si ma main peut les aider à en sortir, bien entendu. Mais je me concentre aussi sur moi et sur mon bien-être. Parce que je suis épuisée, à fleur de peau et que ça ne peut pas continuer. Ceci implique donc plus de sport et aussi des massages en institut (mais tu peux m’en faire aussi chéri, les tiens sont encore mieux). Il suffit que j’économise 70 à 80 € par mois et à moi le massage d’une heure. J’en ai besoin. Et ne crachons pas sur les saunas/hammam. Et tout ça passe aussi par la réorganisation de mon appart, victime n°1 de ma fatigue 2010. Je vais le réaménager, hop là ! Parce que mine de rien, actuellement, je suis dans une période chiante où j’ai toute légitimité à revendiquer un « moi d’abord ». Je l’ai conseillé à une copine aussi qui est encore plus près du bout du rouleau que moi. Elle m’a expliqué qu’elle comptait un peu faire le ménage dans sa vie et éloigner ceux qui ne sont là qu’en parole et encore. Pas faux. Bon, pour ma part, j’ai pas de « faux amis » à sortir de ma vie (ou je ne les ai pas identifiés mais pas dans mon cercle premier, ça, j’en suis sûre) mais je vais apprendre à plus dire « moi aussi, j’ai besoin de soutien, là » plutôt que de jouer les « hé, tu vas pas bien ? Pas de soucis, je suis là pour toi ! ». Ignorer les problèmes ne les a jamais résolus. Et puis en 2011, je travaille mon sommeil, par la même occasion. Une amie de l’Amoureux m’a expliqué qu’elle avait aussi des problèmes de sommeil et son docteur lui a conseillé ceci : se coucher tous les soirs à 1h pour se lever tous les matins à 8h, semaine comme week-end et surtout, SURTOUT, ne pas jouer avec le snooze. Vous savez, ce truc qui refait sonner le réveil toutes les 9 minutes et dont j’abuse depuis 15 ans au bas mot. Lui, lui, il me crève ! Et le lit, c’est juste pour dormir, on lit sur le canapé. Ok. Je vais donc faire ça. Et tenter de m’organiser un petit rituel du matin. Du genre je me lève, je me prépare et je me laisse 30 mn pour boire un café, lire ou écrire. Il le faut !

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Ecrire et lire

Et donc, je termine là-dessus. En 2010, ma production littéraire est allée décroissant. J’ai écrit deux romans de 4 pages (enfin, je me suis arrêtée en page 4) et je n’écris même plus régulièrement pour le blog. Donc mon style s’en ressent et, drame ultime, je commence à faire de vilaines fautes. Stop ! Donc en 2010, j’abandonne le rythme quotidien (tout est relatif ces derniers temps) de ce blog pour passer à un article tous les 2 jours, en moyenne. Ca va me dégager du temps pour soit vivre soit écrire autre chose. Ensuite, parallèlement à ça, j’ai décidé en mon for intérieur de m’abonner à des magazines. Parce que le marchand de journaux, je n’y vais jamais. Sont élus : Management, Stratégies, Pour la science (même si je comprends pas toujours tout) et un féminin mais j’ai pas décidé lequel. Je suis tentée par Grazia. Je sais, ça manque cruellement de newsmag mais j’ai pas le temps de les lire en hebdo. Peut-être le mensuel de rue89 mais je l’ai jamais trouvé en kiosque.  Non parce que le problème, c’est que si je lis un newsmag hebdo, je ne lis plus que ça et j’ai aussi envie de lire des romans. Un féminin, c’est beaucoup plus vite lu (surtout que dans les pages mode, y a pas de texte).

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Vœux pieux ? Sans doute, surtout pour le côté « je me lève dès la sonnerie du réveil ». Mais si je peux appliquer déjà quelques trucs, ce sera pas si mal.

PS : Oui, c’est ma maman qui a dessiné la dame toute nue. Tant de talent, ça m’émeut aux larmes (sinon ma dépression va bien merci)

Si Adriana n’est pas là, c’est Nina qui s’en occupera

Dans la série « je ne sais pas dire non à une nouvelle expérience (n’impliquant pas un saut à partir d’un pont ou d’avion) », dimanche, j’ai testé pour vous la quête pour la Croix Rouge. Et sociologiquement, c’est passionnant. A noter avant de continuer que cette collecte concerne les antennes locales de la Croix Rouge donc je préfère que les commentaires ne se transforment pas en débat sur la Croix Rouge en général, merci.

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Faire la quête pour la Croix Rouge est une chose relativement aisée puisqu’il s’agit d’une institution connue, les gens ne sont pas dans un rapport de méfiance, surtout que je portais une sublime chasuble orange fluo. Plus sexy tu meurs surtout qu’elle était évidemment trop grande pour moi. Rendez-vous était pris à 15h avec Matthieu, le pote qui allait m’initier à la quête. Avec lui Josseline, la coordinatrice qui m’explique quelques trucs. Sourire, politesse, inciter sans trop insister, le but n’est pas non plus d’énerver les gens. Et c’est parti, on se pose dans l’utilitaire Croix-Rouge, Josseline nous cherche un bon point de chute pour ramasser un max de tune. Premier essai : juste à côté du métro Courcelles. Nous faisons normalement la quête mais ce n’est guère juteux, peu de voitures au feu. Alors on vient nous récupérer et là, on nous jette direct sur les Champs-Elysées. Enfin moi sur la rue de la Boétie et Matthieu sur les Champs vu qu’il est plus expérimenté et surtout qu’il fait 1m95 donc on le voit de plus loin.

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Là, les choses sérieuses commencent, y a beaucoup de voitures. Règle n°1 : on se met côté conducteur, on sourit, on se présente, on demande des sous, on remercie, on sourit, on salue. On ne rentre dans aucune polémique, on n’a pas le temps mais pour ma part, je n’y ai pas eu droit, à peine un jeune homme qui m’a dit qu’il fallait soutenir Israël (je suis pas sûre que la Croix Rouge du 8e se sente particulièrement concernée mais bon…) et un qui m’a dit « Donner à la Croix-Rouge ? Surtout pas ! ». Okayyyy ! Mais à part ça, rien.

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On peut observer de façon très précise les comportements humains. Première constatation : être une jolie fille avenante, ça aide. Et non, je ne me la raconte pas. Ceci étant, j’ai pu noter que Matthieu avait quant à lui son petit succès auprès des femmes et jeunes filles, comme les deux qui lui couraient après en gloussant pour lui donner des pièces. Mais du coup, j’ai pu pas mal récolter, je dirais dans les 300 € même si j’ai pas eu mon résultat final. Et figurez-vous que 300 € en pièces, ça pèse beaucoup. A la fin de la journée, j’avais mal au bras, mal aux jambes (pendant 4h, remonter et descendre les files de voitures, ça fait du kilométrage quand même), je suis sale comme un peigne, j’ai du dépôt sableux sur la peau, je pue. Mais curieusement, malgré ma crasse et ma chasuble orange, certains me font encore du charme, me demandant mon numéro. Y a même un cycliste qui s’est arrêté juste pour me dire que j’étais très jolie
(mais je m’en fiche, il n’a rien donné). Donc la quête de la Croix-Rouge peut être une façon intéressante de rencontrer un homme, notez.

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La quête permet aussi de prendre la mesure de l’effet incitatif. En gros, si la première voiture donne, vous savez que les suivantes vont suivre : effet incitatif. Par contre, si la première et la deuxième ne donnent rien, ce feu s’avèrera peu fructueux. Il y a des comportements humains fascinants. Ceux qui s’excusent sincèrement de ne donner que quelques euros (moi, je trouve ça déjà très bien), ceux qui sont sincèrement désolés de ne pas avoir de monnaie. Il y a aussi ceux qui refusent de donner avec un « non merci » qui m’amuse beaucoup. Je ne veux pas te donner d’argent, mec, je veux que, toi, tu m’en donnes ! Mais le must, ce sont ceux qui nous ignorent avec la grande technique du « je tripote mon téléphone » ou « je parle à mon voisin et je suis très très concentré sur lui/elle ». Sachant que je portais une chasuble orange fluo, j’ai du mal à croire qu’on ne m’ait pas vue… Mais le must de l’indélicatesse reste les fenêtres que l’on voit se fermer au fur et à mesure qu’on s’approche. Je comprends que les gens ne donnent pas, c’est un choix, pas de soucis, je ne juge pas. Par contre, un petit sourire ou même un signe de tête serait plutôt le bienvenu car le plan du « lalala, je ne te vois pas » ou « je refuse même que tu puisses me parler » me gonfle légèrement.

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Enfin, quelques phrases entendues plusieurs fois : « non merci », « bon courage mademoiselle », « tu me donnes ton numéro et je te
donne des sous », « j’ai pas grand-chose (et vlan, une pièce de 2 €) », « il est où l’autocollant ? Ouééééé ! » et j’ai eu droit à peu près 38 fois à la blague « hééééé, elle est où Adriana », ce à quoi je répondais : « j’en suis la version minuscule ». Après tout, je suis presque blonde et presque grande…

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Bref, une expérience intéressante qui m’a légèrement laissée sur le carreau, j’étais littéralement épuisée dimanche soir quand j’ai déboulé chez mon amant chouchou du moment (mais j’ai eu le droit de me reposer pendant qu’il passait la serpillère et même à manger une tarte à la fraise meringuée qui remettrait d’aplomb n’importe quelle quêteuse). Deux jours après, j’ai lamentablement mal au biceps droit, ce qui me fait penser que je dois retourner rapidement à la salle de sport. Mais ça reste un bon moment, un chouette souvenir car au-delà des sous rapportés, ce que je retiens, c’est surtout les sourires, les gentilles attentions des gens. Ca, d’un point de vue égoïste, ça fait un bien fou. Même si j’étais épuisée physiquement (enfin, bon, j’exagère peut-être un peu), moralement, ça m’a bien reboostée.

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L’an prochain, je remets ça !

Faut que tu prennes le temps de vivre

Ces derniers temps, je n’ai plus le temps de tenir ce blog à jour vu que le jour, je bosse et le soir, je sors et/ou je dors. Et comme mes dernières vacances furent celles de Noël, celles où on court plus qu’on ne se repose, je suis littéralement épuisée.

Donc plutôt que de me lamenter sur le fait que j’ai dû annuler mon rendez-vous chez le coiffeur hier, j’ai fait un dessin. Voilà, voilà. Après tout, en 2010, j’avais dit que je voulais dessiner, c’est fait. Colo sur photoshop, je vous prie. Faudra juste que j’apprenne à faire les ombres (et à un peu mieux dessiner aussi mais c’est un détail ça).

 

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Tout ça pour dire qu’il faut que je reprenne les choses en main, je peux pas trop me balader avec cette tête ad eternam, je vais finir par me faire frapper par un chasseur de zombie. Quoi qu’heureusement, mes week-ends pro (oui, je bosse aussi le week-end parfois) m’ont permis de bronzer, ouf !

Par contre, contrairement au dessin, j’ai pas perdu 20 kg en 3 mois vu que j’ai pas le temps d’aller au sport (mais j’ai pas toujours faim en rentrant vu que je fume beaucoup pour tenir donc ça compense un peu)

Dis moi ce que tu twittes, je te dirai qui tu es

Depuis 2 ans et demi, je fréquente twitter de façon plus ou moins assidue. En fait, pas tant que ça, je n’ai qu’un petit compte, je poste 4 ou 5 messages par jour. Et pourtant le média est fascinant d’un point de vue sociologique et sans doute psychologique.

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Pour les non pratiquants, j’explique : Twitter est un système de micro blogging en 140 caractères. Juste 140 caractères, un sms en fait 160 pour comparer. C’est court, bref, percutant, un véritable exercice de style. Et c’est là que c’est fascinant : voir quelle image les gens donnent d’eux. Veulent-ils passer pour des cultivés ? Ils donneront brièvement leur avis sur un livre, un film, un disque du genre « le livre de Mona Ozouf est époustouflant, je vous le conseille à tous ! » ou un « Avatar, techniquement réussi mais scénaristiquement raté ». De la même façon, on peut mettre en avant des choses plus prosaïques : sa vie sexuelle (« J’ai baisé toute la nuit, j’ai la
chatte en feu »), son côté allumeuse-ingénue (« Oups, je suis en jupe et j’ai oublié ma culotte ! »), sa vie de teufeur (« en direct du Showcase, je suis bourré ! ») ou sa vie absolument passionnante (« je mange des sushis krokro bons »). Bref, dis moi ce que tu twittes, je te dirai qui tu veux être (car ça peut grave se la raconter, comme partout).

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J’exagère ? Voyons voir : 140 caractères, faut faire bref, percutant, concis, légèrement provocateur en espérant générer du RT ou retweet (une reprise de votre message par des membres de vos réseaux pour une diffusion plus étendue). Ca ne vous rappelle rien ? Moi, je suis obligée de voir une analogie avec un slogan publicitaire. Et que vend un slogan ? Un produit. Sur twitter, nous sommes des produits marketings définis par une série de slogan mettant en avant une ou plusieurs de nos qualités.

 
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Petite analyse des tweets des copines :

Badhairdays (Vicky) : Look « premier rencard/je descends les poubelles » selon Grazia, 3364,50€ http://bit.ly/6YEwPA. Sous entendu, je ne suis pas une fashion victim, j’ai un regard critique et moquons nous ensemble de ce look. Elle a raison, au passage, ce look est atroce, on dirait que la fille a un vieux sac sur la tête. Mais quelque part, je suis rassurée : en ce moment, je me fringue totalement n’importe comment et finalement, je suis pile à la mode.

So Long : oh no ! ma petite sieste d’une heure a finalement duré 3h…. suis à la bourre dans mon boulot maintenant #fail . Sous entendu
je suis épuisée par mes révisions, mes études, c’est pas aussi facile qu’on ne le croit mais malgré tout, je reste studieuse puisque malgré mon retard, je ne baisse pas les bras.

Shesapinklady (Pink Lady) : Bon, je pourrais lever mes fesses et faire quelques courses quand même… Sous entendu je suis une fille comme les autres, quand il pleut, je n’ai pas envie de sortir. Peut aussi s’interpréter par je n’ai rien à dire mais comme je m’ennuie, je traîne quand même ici.

Miss Blabla ( Tatiana) : va acheter ses billets pour le bresil #selapetegrave . Sous entendu, je suis tellement contente de partir au Brésil que j’en parle et je fais passer ça sur le compte de la prétention alors que j’en peux juste plus d’attendre le départ.

Virgo blog ( Lil Virgo) : L’avantage du China bus: quand on le rate on peut se faire manucurer pour patienter… Sous entendu en attendant mon bus et pendant que je me fais manucurer, je vous fais partager ma vie américaine parce que je sais que vous aimez ça.

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Bon, comme j’analyse celui de mes copines, forcément, ils sont gentils et mes commentaires aussi mais certains sont gratinés. Mes préférés ? Les faux subversifs, ceux qui diffusent du contenu hautement discutable juste pour faire office de poil à gratter. C’est au début rigolo, à la fin assez navrant. A une époque, il y avait une fille qui tweetait dès qu’elle se faisait draguer (pas toutes les 2 mn non plus), on finissait par se dire : si elle se sent obligée de signaler à tout le monde que oui, elle se fait draguer, c’est qu’elle doit n’avoir aucune confiance en elle sur le plan de la séduction.


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Hé oui, à force de trop insister sur un point, ça finit par faire douter. Si une lessive avait comme slogan « la lessive la plus meilleure du monde et de l’univers, élue 4 fois meilleur produit de l’année dans 15 pays et qui  la ve plus blanc que blanc, plus noir que noir et que ton linge sent encore meilleur que l’air pur des Alpes », on va dire que c’est lourd, très lourd. Et que tant de qualités dans une même lessive, ça finit par être suspect.

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Du coup, Twitter nous aide à mettre le doigt direct sur certaines névroses. Pratique, non ?

Les délices de la régression

Comme vous l’avez sans doute remarqué, en ce moment, je suis pas trop à la fête au boulot. Faut dire que ma lose habituelle semble pleinement s’épanouir depuis que j’ai ce poste, on a les pire problèmes techniques. Genre une fois on a eu un méga bug, l’hébergeur technique nous a expliqué qu’il y avait une chance sur un million que ça arrive. N’empêche qu’on aurait pu finir par mettre la clé sous la porte avec ces conneries, c’était quand même bien la merde.



Bref, je vis avec la loi de Murphy comme compagne. Curieusement, je finis par m’y habituer. En fait, avec ce nouveau boulot, je me découvre des trésors de patience totalement insoupçonnés. Bon je ne dis pas que, des fois, j’engueule pas copieusement mon pc, seul truc sur lequel je peux verbalement me défouler. Mais d’autres fois, je me contente de pincer le haut de mon nez, de souffler très fort et de me lever avec grâce en proposant à Isadora « On va fumer une clope, là ? ». Ou je vais faire pipi. Bref, je sors trente seconde de mon environnement, ça va de suite mieux. De toute façon, que ce soit un client ou un truc informatique qui me cherche (je rappelle que j’ai quand même cassé mon disque dur fin juillet), à part crier dans le vide, y a pas grand-chose à dire. Oui, la vie n’est pas la même quand on est du côté prestataire, aussi.


Vendredi, j’étais donc au bord de je ne sais trop quoi, mélange d’épuisement, vague envie de pleurer, marre d’entendre mon nom prononcé toutes les 30 secondes car y a un problème sur ça, puis ça, puis ça et tiens, là aussi… Je fais face, je reste forte même si mon collègue commence à me dire de faire attention à moi, de me protéger. Pas de souci, je m’accroche à l’idée que ce week-end, je vais dormir, glander, avoir la paix. Et tant que j’y suis, je vais faire dans le régressif. J’aime le régressif, ça me rappelle une époque pas si lointaine où j’avais ma maman pour me bichonner le week-end ou quand j’ étais malade. Alors, direction Monoprix et on y va : un paquet de coquillettes et du Kiri. Oui, le truc qu’on mangeait petits. Enfin, moi, j’ai découvert les kiri, j’avais 16 ans car ma maman trouvait ça dégueulasse. Je suis plus de  la secte Babybel, moi à la base (je les aime toujours mais juste très frais. Tièdes et mous, je les déteste). Mais là, j’avais une irrépressible envie de coquillettes au kiri parce que j’ai l’impression d’avoir 8 ans quand j’en mange et y a des jours, je me dis qu’avoir 8 ans, c’est quand même super bien. Parce qu’une fois les devoirs faits (je les faisais toujours le dimanche), quel pied ! Je pouvais aller jouer au tennis contre le mur de l’immeuble ou au volley, aller jouer avec les voisines et faire des potions magiques ou jouer avec mes playmobils dans ma chambre. Oui, tu vois, quand on était petites, avec les voisines, on aimait bien faire des potions, ça consistait à prendre de l’eau et à y faire infuser de l’herbe, des feuilles, plein de trucs qui traînaient par terre ou dans les arbres. On trouvait ça trop bien. Je te dis pas toutes les saloperies qu’on a dû avaler…


Bref, ce week-end, j’ai régressé. J’ai dû dormir 24h tout cumulé, j’ai mangé des coquillettes au kiri, j’ai délicieusement glandé, regardé la télé (et dormi devant). J’ai lu que des magazines, Nabokov attendra la semaine. D’ailleurs, à propos de Nabokov, je suis en train de lire Ada et je me pose une question. Le style Nabokovien est-il bien plus lourd dans ce roman ou est-ce le traducteur qui n’est pas bon ? Parce qu’il me tombe un peu des mains, Ada. Mais je viens de commencer, voyons un peu ce que donnera la suite. Enfin, si j’en crois Wikipedia, c’est bien Nabokov qui s’est un peu trop stylistiquement éclaté pour le coup. Mais Wikipédia n’est pas forcément source de vérité absolue.


Tout ça pour dire que j’aime mes petites régressions du week-end, je me suis même fait un grog samedi soir pour faire comme si j’étais à la maison et que ma maman me bichonnait. Et du coup, je repars reposée (tu m’étonnes, avec tout ce que j’ai dormi) et plus battante que jamais… Et ce au moins jusqu’à mercredi !

Insomnies du dimanche soir

Elles m’épuisent. C’est le cas de le dire. Tous les dimanches ou presque, c’est le même cirque : la nuit venue, je ne dors pas. Oh, les explications en sont bien simples : levée trop tard, bu un café trop tard, journée passée devant l’ordi à jouer à yahoo ! jeux alors que j’ai des milliards de choses plus intéressantes à faire. Résultat, 3h du mat, je coupe la lumière après mon rituel du soir (lavage, lecture) mais rien à faire : je ne dors pas.


Alors commence le pire moment de l’insomnie : l’énervement. Au début, j’attends juste le sommeil en laissant mes pensées divaguer. J’ai lu un peu, me suis tripotée un peu, normalement, je suis parée pour dormir. D’ailleurs, je commence à sentir certaines incohérences dans mes pensées, c’est bien, ça veut dire que mon cerveau est en train de décrocher et je vais m’endormir. Mais non. Alors je me retourne. Et encore. Et encore. En travers du lit, sur le ventre, sur le dos et le côté, je soupire et commets l’erreur classique : je regarde l’heure. Il ne faut jamais regarder l’heure quand on n’arrive pas à dormir : on se rend compte que nos heures de sommeil diminuent de minute en minute et ça énerve.


Ca y est, je suis énervée mais pire : en état de semi sommeil, je suis irrationnelle. Et voilà que débarquent les idées noires et angoisses de la nuit. C’est effarant comme ne pas dormir rend nerveux. Quand j’étais au chômage, je me couchais à 6h du matin, quand j’étais sûre d’être bien épuisée pour pouvoir m’endormir assez rapidement sans penser, sans ressasser. Et là, on se rend compte que quitte à ne pas avoir de gros problèmes existentiels, les petits tracas prennent de l’ampleur. Hier soir, j’étais énervée car mon appart n’était pas rangé (je plaide coupable, j’ai eu la flemme de faire le ménage hier par 35°), que je dois acheter un ou deux meubles pour finir définitivement l’emménagement et que si j’avais moins fait l’idiote sur yahoo ! jeux (non mais quelle perte de temps, franchement !), j’aurais pu écrire des articles pour les 3 prochaines semaines. A la place, j’ai écrit celui d’hier et vaguement un nouvel épisode d’où trouver l’homme que je n’ai même pas fini. Je suis nulle.


En soi, vous remarquerez qu’il n’y a rien de dramatique en soi. J’ai certes perdu des heures à jouer à des jeux débiles mais écrire des articles de blog n’est pas mon métier (enfin, un peu en partie mais pas les articles pour les vingtenaires). Il faut juste désormais que je me calme sur ce genre de jeux qui ne me rapporte rien à part un repos apprécié du cerveau (encore mieux que Secret Story, c’est dire). Pour le rangement, ma foi, rien d’insurmontable non plus, en deux heures, je rends mon appart rayonnant. Pour les meubles, un petit raid chez Ikéa ou même sur une boutique de vente en ligne et c’est réglé. Bref, mes problèmes existentiels du moment n’ont pas de quoi m’empêcher de dormir. Mais irrationalité de la nuit et impuissance (on ne passe pas l’aspirateur à 4h du matin), sans parler de l’angoisse des minutes qui défilent, ça fait un sale cocktail.


A l’arrivée, cette fois-ci, j’ai dû m’endormir vers 4h, ce qui me laisse une nuit de quasi 4h, pas trop mal. Une fois, j’ai dormi 1h à 1h30. Mais ça m’agace quand même de perdre en une nuit tout le repos accumulé pendant le week-end.

Le week-end prochain, je me lève tôt ! (dit-elle tous les lundis matins)

Non, rien de rien

Hello everybody

Aujourd’hui, il était prévu la suite de mes aventures amoureuses fictionnelles comme tous les mercredis mais en fait, j’ai pas eu le temps d’écrire hier soir. Enfin, si, le temps, je l’aurais eu si j’en avais eu le courage. Parce que depuis vendredi, je cartonne, emballe, soulève, pose, déballe, visse, dévisse, maudis… Bref, ce week-end, je déménageais et là, je paie cher. Mes lombaires couinent, mon cou craque, j’ai la gueule de travers, le cheveu raplapla, le teint gris…

Alors pensez-vous vraiment qu’hier soir, j’avais le cœur à écrire une histoire d’amour même fictionnelle ? Surtout que dans le prochain épisode, il devrait y avoir du sexe et moi, je n’en aurai pas avant au moins un mois, le temps que tout se replace. De toute façon, j’ai tellement de bleus partout que si je me mets nue, on va me demander qui me bat. Déjà que pour le sport demain (oui, je vais aller au sport demain, ça va me dénouer un peu), va falloir que je prenne du t-shirt à manche longue parce que mes bras sont couverts d’hématomes. Avoir la peau fine, c’est pas si chouette.


Donc tout ça pour dire qu’en fait, hier soir, j’étais épuisée. Vicky m’a déposée dans mon nouveau chez moi à 23h15 avec Kenya mais avant, on avait fini de déplacer quelques cartons, on avait monté un bureau Ikea sans s’engueuler, on avait fait cramer les lasagnes chèvres-épinards, commandé à King’s family un repas livré avec 30 mn de retard (et un coursier qui s’est perdu quelque part entre le rez de chaussée et le troisième étage), on était parties chercher Kenya chez ma sœur et changé la litière des chats. Si on considères que vendredi, j’ai cartonné à fond, samedi, j’ai déménagé en fort agréable compagnie, que dimanche, avec Vicky, on a ikéaisé, que lundi, j’ai fini de ranger l’ancien appart (enfin, il en reste encore un peu) et que hier, on a fini de déménager les ultimes cartons… Ben voilà, hier soir, mon compteur à énergie était sur la réserve. Après une bonne nuit, je récupère mais j’ai encore un peu mal.


Donc si tout va bien, ce soir, entre deux cartons à ranger, je vous pondrai la suite de mes amours fictionnelles avec Fabien, je vous préparerai quelques articles pour la semaine prochaine, faut que je termine la série jf ch F2… Puis je dormirai.

Sinon, j’aime d’amour Vicky, Tatiana, Lucas et Madinlove, mes déménageurs de choc.

Sur les rotules

Depuis quelques temps, me voici devenue une working girl. C’est plutôt une bonne nouvelle, vu ce que j’ai galéré pendant les 6 derniers mois. Cette semaine, j’ai donc entamé un nouveau stage. Problème : la masse de travail est énorme et je suis pour l’instant seule à l’accomplir. Jeudi et vendredi, ce fut donc après-midi boulot chez Michel pour déblayer un peu le terrain. Résultat : mon week-end à Toulouse va être des plus réduits car je dois être de retour lundi à 8h. C’est parti pour un week-end marathon.

 


Jeudi, je sors de ma première réunion et j’ai compris : inutile d’espérer pouvoir partir le lendemain en province, j’ai encore une réunion et elle va finir tard. Effectivement, elle a terminé à 21h. Bon, c’est le début, ça va se calmer après. Donc je prends le train samedi à 7h30. Oui, vous avez bien lu, moi, dans un train à 7h30. Samedi, 6h, mon réveil me tire de mon sommeil. Fais chier, je serais bien restée au lit. Et c’est parti pour une des journées les plus longues de l’année. Je me lève, je m’habille, je finis mon sac et 6h30, je sors de chez moi (je me suis pas maquillée, ça fait gagner du temps). 7h, me voilà arrivée à la gare donc avec une demi heure d’avance qui m’ont servi à boire un café. Dans le train, ô misère, je tombe dans un compartiment, c’est impossible de dormir là-dedans, je fais comment pour finir ma nuit, moi ? Autant ne plus y compter. Heureusement, à Limoges, je change de train et dans le nouveau, y a de la place donc je dois dormir/somnoler deux bonnes heures. Sauf que dormir dans le train, ça fait mal au dos et aux cervicales. Donc décision : cet après-midi, je fais la sieste sinon, je ne tiendrai pas.

Arrivée à la gare, je retrouve mes parents et là, on croise la mère d’Anne qui vient justement chercher sa fille. On reste un peu à papoter et voilà justement Anne qui me propose de passer chez elle. Donc, je rentre chez mes parents, je jette mon sac dans un coin, mon linge dans la machine (oui, pour les draps, un sèche-linge, c’est top et je n’en ai pas), mon café dans le gosier, Technopolis sur le blog et je repars. Après-midi chez Anne à me gaver de thé et de café car je sais que je pourrai plus dormir. On papote de nos vies, de nos hommes (surtout d’eux, des oreilles ont dû siffler samedi après-midi), on dit un peu de mal des gens mais pas trop. Bref, un après-midi normal entre filles.

18h15, retour chez moi, opération « douche ». Mmmm, que ça fait du bien. Sauf que le drame se noue. En sortant de la douche, je tends la main pour attraper mes vêtements posés sur le rebord de la baignoire (oui, dans la salle de bain de mes parents, y a une cabine de douche ET une baignoire) et je fais tout tomber dedans. Ce qui est ennuyeux car il y a un phénomène de reflux donc toute l’eau que j’ai utilisée pour me laver stagne au fond de la baignoire et mes fringues trempent désormais dedans. Et merde ! Donc je fais une expédition punitive dans le placard de ma mère qui, heureusement, se fringue bien et fait la même taille que moi. Du coup, je suis à la bourre, je me maquille en parlant à ma maman qui venait de finir ses courses (dont la carte de vœu pour Gaugau, une carte miniature…).

Je pars enfin pour Toulouse, je perds une plombe à la station essence puis je prends l’autoroute. Arrivée sur place, je récupère Lucie et on va manger chez un couple d’amis. Première partie de la soirée calme, on mange des pizzas tout en jouant à la belote. Ben, mine de rien, j’adore la belote et ça devait faire plus d’un an que j’avais pas joué et ça m’a fait bien plaisir, surtout que mon partenaire et moi avons rétamé Lucie et son collègue lors de la deuxième partie. Bon, nous, on avait du jeu et pas eux. D’ordinaire, j’ai pas de chance aux jeux, moi, j’espère que je ne dois en tirer aucune conclusion… (je plaisante).

Nous sommes arrivées à 20h30. 22h, Gauthier commence à nous harceler pour qu’on se dépêche mais on finit notre repas-belote quand même surtout que j’apprends par Lucie que je dois récupérer trois personnes au passage. Sympa de me prévenir, c’est quand même moi qui conduit. Bon, on finit par partir vers 22h45 puis on tourne dans Toulouse pour récupérer les 3 personnes et on part enfin chez Mister Big. Ô miracle, on trouve une place en bas de chez lui, même pas besoin de faire un créneau. J’étais partie sur un : « à 1h, je me casse ». Finalement, le temps qu’on parle, qu’on fasse les cadeaux et tout ça, on décolle un peu avant 3h, je redépose mes passagers de l’aller moins une et je finis finalement par me coucher à 4h, totalement épuisée. Je ne m’endors qu’une demi heure plus tard.

Le lendemain mati, j’émerge à 12h30 et c’est reparti. Un bisou à ma mamie qui est venue manger, une douche vite fait avec lavage de cheveux obligatoire et hop, on déjeune. On mange sans se presser en avalant les infos, arrêt sur images (ouais, j’ai enfin réussi à faire regarder cette émission à mes parents !), les Guignols et le zapping. On débarrasse, je fais un tour rapide sur le net pour lire mes mails et les comms sur le blog. Je redescends, ma grand-mère part, je lui fais un bisou. Puis comme il est hors de question que je m’allonge et qu’il n’est que 14h30 (mon train étant à 16h39), on décide d’aller faire un tour dans la nouvelle voiture de ma mère, qui a la particularité d’être décapotable. Yeah. Je fais donc mon sac et vers 15h, nous voilà parties sur les routes de la campagne. Bon, c’est super agréable de se balader en décapotable, faut le dire, même si la luminosité me dérange un peu au départ. Bon, au bout d’un moment, la gorge me gratte et mes yeux se mettent à pleurer mais ce n’est pas très grave. Ca fait longtemps que mon allergie au pollen ne s’était pas à ce point manifestée.

Le problème, c’est qu’on se promène, on se promène et qu’à un moment, je fais : « maman, mon train part dans 20 minutes ». « Maman, mon train part dans 10 minutes… ». « Maman, a priori, je n’aurai pas mon train et le prochain me fait arriver à 23h50. » Bon, on va quand même à la gare, j’arrive et je vois que le train est là, voie 2, donc je prends les escaliers en courant avec ma valise qui pèse un peu quand même, j’arrive sur le quai d’en face, le coup de sifflet vient de retentir mais une porte est encore ouverte, deux contrôleurs discutant donc j’essaie de me jeter à l’intérieur mais ils me bloquent : « non, mademoiselle, aucun passager de cette gare ne peut monter dans ce wagon. » Bon, sur le coup, je me dis que je suis tombée sur un farceur mais apparemment, non, ce n’est pas le cas. Il m’a expliqué mais je n’ai rien compris et je m’en fous : le train est encore ouvert, je suis sur le quai, je veux monter. Il me dit qu’il y a une majoration de 35 euros, je réponds que je les paierai mais je veux partir ! Heureusement, le contrôleur du train est plus sympa, il me fait monter avec la promesse que je change de wagon à l’arrêt suivant (c’est un grand convoi avec deux TGV collés). Je m’installe donc tout au bout du premier TGV et docile, à l’arrêt suivant, je descends et je change de place. Sauf que la SNCF est très joueuse, elle ne m’a attribuée aucune place précise…Je trouve cependant une banquette libre, je m’y installe. A l’arrêt suivant, personne ne vient me chasser de là, un gars vient s’asseoir à côté de moi et m’explique que, comme moi, il n’a aucune place attribuée… Décidément ! Surtout que le train est loin d’être plein… Enfin, je suis assise. Au menu : écriture puis quand l’ordinateur bippera la fin de sa batterie, je lirai avant de m’assoupir. En rentrant chez moi, j’ai beaucoup de boulot mais ça attendra. Ce soir, je ne fais rien, ça me changera de ce week-end. En tout cas, j’aurai réussi en 26 heures à voir mes parents, ma mamie, Gauthier, Mister Big, Lucie, Emma et Anne, à fêter un anniversaire, faire deux parties de belote, boire un peu (Mister Big, ton margarita fraise, mmmm), me faire un nouvel ami qui est une machine à compliments, mettre mon blog à jour, faire une balade avec ma maman et apprendre les derniers potins de la famille (Gaugau, parenthèse pour toi : mon cousin pas beau de 20 ans va être papa… au secours), faire une lessive, prendre deux douches (dont une où je me lave les cheveux), noyer mes vêtements… Finalement, y a que dormir qui manque à la liste. Et le week-end prochain, le frère de Gauthier monte… Seigneur !