Playmobils vs le sexisme

Profitons de cette douce période de fêtes pour parler jouets et spécifiquement Playmobils puisqu’ils ont accompagné mon enfance, donnant corps à mon imagination fertile. A la fin, peu avant de les remiser au grenier, c’était devenu du sérieux, j’avais une feuille avec l’état civil de chaque personnage, des histoires de riches et de pauvres et de politique. Légèrement flippant quand on y pense… Depuis ce temps béni de l’enfance, je furète parfois dans les rayons jouets pour mater les Playmobils, légèrement jalouse de ne pas en avoir eu d’aussi canons quand j’étais bambine.

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Pourtant, mon regard d’adulte tiquait : ils sont un peu sexistes, mes chers playmo. Les playmo à la maison : maman à la cuisine/ buanderie/ nurserie/ salle de bain, papa au salon à lire le journal. Playmos métiers : homme chirurgiens, dentistes ou pompiers,femmes institutrices, infirmières, vendeuses et pour les plus parvenues : pédiatres. Evidemment, chaque enfant était associé à une maman. Oui hum…

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Je ne saurais dire si les schémas sexistes que l’on rencontre durant notre enfance nous enferment vraiment dans certains carcans. Si je regarde, ma soeur et moi jouions au Playmobils, à la Barbie pour elle, à la marchande, la pâtisserie en pâte à modeler… Bref, nous apprenions malgré nous que la maman était censée faire les courses, la cuisine et s’occuper des mioches. Quoi que dans l’univers Barbie (celui de ma soeur), l’homme n’était en fin de compte qu’un accessoire sans grande valeur. La preuve, sur les 30 Barbie qu’elle avait, elle avait 2 Ken qui erraient, nus, car à la base, ils n’avaient qu’un short de bain. Pourtant, 20 années et quelques (bim!) plus tard, nous ne sommes ni l’unes ni l’autre enfermées dans un schéma traditionnel : ma soeur est certes mariée mais n’a eu son premier enfant qu’à 30 ans et est le revenu principal de son foyer. Quant à votre fidèle blogueuse, 32 ans, pas super motivée à l’idée de construire une famille, pas très intéressée par la cuisine. Et si j’apprécie le tricot et la couture, c’est pour me fabriquer des trucs pour être plus jolie. Non parce que j’ai commencé à tricoter des trucs pour mon neveu mais… putain, c’est trop long…

Tricot-pour-les-bebe

Mais revenons en à nos Playmos. Les jouets ont-ils pour fonction de casser les schémas sexistes ou sont-ce les parents qui prêtent aux jouets le pouvoir de générer des stéréotypes qui influeront nos enfants ? Est-ce parce que l’enfant a un playmo femme dans la cuisine qu’il va penser que c’est la fonction de la maman ou est-ce parce que sa mère cuisine ? D’après mes souvenirs, les enfants ont souvent tendance à détourner leurs jouets de leur utilisation initiale. Je me souviens d’une folle après-midi à jouer avec mes cousins, où ma Barbie s’entassait difficilement dans la voiture de GI Joe pour aller affronter le méchant Venom(celui de Mask, le dessin animé). Paie ta femme parfaite…

MASK

Et puis vendredi, je suis allée à la FNAC. En me baladant à la recherche du rayon romans en VO (je dois improve my english), je croise une petite fille et son papa qui avançaient dans les rayons, la choupette tenant une boîte bleue que j’aurais reconnue entre mille. Tiens, elle fait quoi avec des playmos à la FNAC ? Et bien au détour du rayon suivant, les voici les voilà, le Graal de mon enfance. Je ne peux résister, je vais y jeter un oeil. Whaaaaa, canon la nouvelle salle de bain avec la dame en serviette. Oh la nouvelle nursery… Mais… Mais… C’est le papa qui change le bébé !

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Hé oui, chez les Playmos aussi, les choses changent, la société playmobilière évolue. Un nouvel outil pour apprendre l’égalité des sexes à nos têtes blondes ? Ceci étant, est-ce que les enfants ont vraiment envie de jouer au papa miniature qui chang une couche à un bébé plastique minuscule ? Hein ?

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Et puis puisqu’on parle Playmo engagés, un petit clip sans prétention sur le mariage pour tous que je trouve amusant.

Mais je vous aime pas !

Par PinkLady

Petite présentation des Playmo stories pour ceux qui ne connaissent pas : je prends des playmos, je les photoshope et ça fait une histoire. J’ai choisi quelques vieilles histoires mais promis, des nouvelles arrivent bientôt ! Oui !

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Message de Nina : J’ai créé la page Facebook des Vingtenaires, j’ai pas tout tout fini par rapport à ce que je veux faire mais voilà, c’est là : Les vingtenaires

Les délices de la régression

Comme vous l’avez sans doute remarqué, en ce moment, je suis pas trop à la fête au boulot. Faut dire que ma lose habituelle semble pleinement s’épanouir depuis que j’ai ce poste, on a les pire problèmes techniques. Genre une fois on a eu un méga bug, l’hébergeur technique nous a expliqué qu’il y avait une chance sur un million que ça arrive. N’empêche qu’on aurait pu finir par mettre la clé sous la porte avec ces conneries, c’était quand même bien la merde.



Bref, je vis avec la loi de Murphy comme compagne. Curieusement, je finis par m’y habituer. En fait, avec ce nouveau boulot, je me découvre des trésors de patience totalement insoupçonnés. Bon je ne dis pas que, des fois, j’engueule pas copieusement mon pc, seul truc sur lequel je peux verbalement me défouler. Mais d’autres fois, je me contente de pincer le haut de mon nez, de souffler très fort et de me lever avec grâce en proposant à Isadora « On va fumer une clope, là ? ». Ou je vais faire pipi. Bref, je sors trente seconde de mon environnement, ça va de suite mieux. De toute façon, que ce soit un client ou un truc informatique qui me cherche (je rappelle que j’ai quand même cassé mon disque dur fin juillet), à part crier dans le vide, y a pas grand-chose à dire. Oui, la vie n’est pas la même quand on est du côté prestataire, aussi.


Vendredi, j’étais donc au bord de je ne sais trop quoi, mélange d’épuisement, vague envie de pleurer, marre d’entendre mon nom prononcé toutes les 30 secondes car y a un problème sur ça, puis ça, puis ça et tiens, là aussi… Je fais face, je reste forte même si mon collègue commence à me dire de faire attention à moi, de me protéger. Pas de souci, je m’accroche à l’idée que ce week-end, je vais dormir, glander, avoir la paix. Et tant que j’y suis, je vais faire dans le régressif. J’aime le régressif, ça me rappelle une époque pas si lointaine où j’avais ma maman pour me bichonner le week-end ou quand j’ étais malade. Alors, direction Monoprix et on y va : un paquet de coquillettes et du Kiri. Oui, le truc qu’on mangeait petits. Enfin, moi, j’ai découvert les kiri, j’avais 16 ans car ma maman trouvait ça dégueulasse. Je suis plus de  la secte Babybel, moi à la base (je les aime toujours mais juste très frais. Tièdes et mous, je les déteste). Mais là, j’avais une irrépressible envie de coquillettes au kiri parce que j’ai l’impression d’avoir 8 ans quand j’en mange et y a des jours, je me dis qu’avoir 8 ans, c’est quand même super bien. Parce qu’une fois les devoirs faits (je les faisais toujours le dimanche), quel pied ! Je pouvais aller jouer au tennis contre le mur de l’immeuble ou au volley, aller jouer avec les voisines et faire des potions magiques ou jouer avec mes playmobils dans ma chambre. Oui, tu vois, quand on était petites, avec les voisines, on aimait bien faire des potions, ça consistait à prendre de l’eau et à y faire infuser de l’herbe, des feuilles, plein de trucs qui traînaient par terre ou dans les arbres. On trouvait ça trop bien. Je te dis pas toutes les saloperies qu’on a dû avaler…


Bref, ce week-end, j’ai régressé. J’ai dû dormir 24h tout cumulé, j’ai mangé des coquillettes au kiri, j’ai délicieusement glandé, regardé la télé (et dormi devant). J’ai lu que des magazines, Nabokov attendra la semaine. D’ailleurs, à propos de Nabokov, je suis en train de lire Ada et je me pose une question. Le style Nabokovien est-il bien plus lourd dans ce roman ou est-ce le traducteur qui n’est pas bon ? Parce qu’il me tombe un peu des mains, Ada. Mais je viens de commencer, voyons un peu ce que donnera la suite. Enfin, si j’en crois Wikipedia, c’est bien Nabokov qui s’est un peu trop stylistiquement éclaté pour le coup. Mais Wikipédia n’est pas forcément source de vérité absolue.


Tout ça pour dire que j’aime mes petites régressions du week-end, je me suis même fait un grog samedi soir pour faire comme si j’étais à la maison et que ma maman me bichonnait. Et du coup, je repars reposée (tu m’étonnes, avec tout ce que j’ai dormi) et plus battante que jamais… Et ce au moins jusqu’à mercredi !

Courrier des cœurs, réponse à Moody Haleine

Cette semaine, Moody nous a envoyé un mail pour nous présenter son cas, attention :

« Chers vingtenaires,

J’ai l’honneur de vous présenter mon honorable problème, un classique classique: Après avoir décidé, à la suite d’une improbable aventure passionnelle avec une nymphomane bouddhiste devenue platonique au bout de 3 semaines et qui m’a fait arroser les saules pleureurs municipaux de façon convaincue (faut pas s’attacher pour la énième fois…), je me jurai de ne plus me précipiter dans des relations frénétiques,ô non ô non trop de problèmes.
Ce qui finit par me faire développer pour une vieille connaissance, évidemment, dont la statistique de fréquentation a connu une croissance exponentielle. Quoi de mieux que de tomber amoureux d’une amie?

Détails piquants:
– Mlle prétend ne plus être tombée amoureuse depuis l’âge de 13 ans (donc + d’une dizaine d’années)
– Tou(te)s ses meilleur(e)s ami(e)s ont déjà une fois ou l’autre essayé de se mettre avec et se sont tou(te)s mangés un râteau. (elle a la main verte)
– Nous écoutons tous les 2 de la New/Cold Wave (ce qui va vous donner un bon prétexte pour vous foutre de moi) et l’une de nos chansons fétiches s’intitule évidemment « Love will tear us apart » (L’amour va nous séparer), de Joy Division, ce qui n’est pas fait pour me rassurer, ben tiens, étant donné ma croyance dans la divination par les juke-box pourris.
– Les éléphants roses sont blancs cette saison.
– Monsieur Damoclés et Madame Eros ont un fils et il s’appelle Tomberamoureuxdesameilleureamie

Bref, Argh, Glurmf, Tzrim, Ploumploum, Zorglonde. Que faire:
1.Essayer de se la jouer romantique fine male pour exciter ses hormones (moi: physique de grand Woody Allen avec une coupe afro) 2. Attendre béatement que le temps arrange tout de manière miraculeuse et scénaristique 3. Fuir très loin?

Merci de vos avis si précieux,
Moody Haleine, du Mortbaillant (56)

P.S.: Elle me sort parfois des compliments du genre « Si je tombais amoureuse de quelqu’un, ben de toi » mais combinés à des phrases du genre « Mais je te le dirais parce que je suis directe ». (Moi-même, je détourne alors la conversation de la plus adroite et la plus constipée des manières).  »




La cellule love and sex s’est réunie comme toutes les semaines et voici ce qu’on en pense :

Diane : Si j’ai bien décrypté le sujet, la question est: je suis amoureux de ma meilleure amie bouhhhh que dois-je faire?

Ttsss….Moody: Dieu a dit: tu ne tomberas pas amoureux de ton/ta meilleur(e) ami(e). C’est mal.

Car, rappelle toi ce que dit la chanson:

« avoiiiiiir un bon copain, c’est bien cqu’il y a d’meilleur au monnndeuuu, puis caaaar, un bon copainnn, c’est plus fidèleu qu’une blondeuuu […]
le grand amour, ça dure un jour

l’amitié dure toujours »

Donc danger numéro 1: si toi y’en a fricoter avec meilleure amie, ça y’en a pouvoir briser à tout jamais l’inimitable complicité chafouine et mutine qui unissait déja vos coeurs et vos âmes du temps q’vous étiez ptits et que vous réinventiez Jules Verne avec vos Playmobils.  (c’est fou ce qu’on peut faire avec un peu d’eau, un jardin, une bassine en inox et quelques playmobils)

Et ça, ça vaut si elle partage ton inclination. S’il se trouve qu’elle te ratise tes élans lyriques, ça risque de mettre un sacré coup de mistral sur vos relations….

Donc, la question se pose: es tu vraiment sûr de tes sentiments pour elle? Ne serais tu pas plutôt dans une mauvaise période (je voudrais pas dire,
mais c’est le printemps, hein…) où ta libido/ta solitude/ton envie de tendresse te travaillent et où, manque de cible potentielle, tu fais un transfert de tes désirs sur la personne féminine la plus proche de toi qui ne soit pas ta mère?

Mon conseil serait donc: laisse le temps faire son ouvrage, ne gache pas une belle amitié c’est trop précieux, attends, attends, et attends encore, et si vraiment au bout deux mois t’en peux plus tu ne penses qu’à elle tu n’en dors plus, alors là, peut-être, tu pourras te reposer la question.

Jane : Déjà, j’aimerais te conseiller d’ouvrir un blog. Je te promets, parfois, ça soulage. Là par exemple, tu pouvais faire facile une trilogie d’articles sur le sujet. Mais comme t’es gentil, t’as préféré nous en faire un condensé, merci merci. Pas qu’on ait l’habitude de répondre à 3 lignes (et laisser vagabonder notre imagination sur la moquette) mais là, tu nous donne tellement de données du problème qu’on a juste envie de dire « Ben voilà, j’suis super d’accord avec toi! » Et ceci n’a rien à voir avec le fait qu’on soit au moins deux à ne pas avoir compris la problématique hein!
Comme je viens d’expliquer que la problématique, après 3 lectures, je ne suis pas sûre de l’avoir trouvée, je vais tenter d’éviter le hors sujet tout en faisant croire que j’ai compris la question. Et rien que pour la performance, ma réponse a sa place parmi les autres. Même si bon, au final, elle va pas aider des masses, c’est l’intention qui compte. Merci de votre attention.
Déjà, arroser les saules pleureurs, c’est cool, parce que ça a vite soif ces petites choses là. Après, une nymphomane platonique, je demande à voir, ça attise ma curiosité. Mais je digresse, je digresse.
Alors ton actuelle (qui n’est pas bouddhiste mais New Age) si je comprends bien, tu l’approches, tu veux la faire tienne, mais elle n’a pas l’air très convaincue. J’ai comme envie de dire que bon, voilà, c’est mort d’avance, mais si tu veux tenter, pour le sport, pour le fun, parce que tu t’ennuies… tu peux toujours essayer. Mais on ne fait pas de service après-vente ici. J’admire néanmoins le fait de ne pas être tombée amoureuse depuis ses 13 ans, à cet âge-là, je jouais à la Barbie sans être consciente qu’on pouvait aimer quelqu’un d’autre que ses parents. Ca a du être quand même sacrément traumatisant.

Nina : D’abord je dirais que quelque part, tu as de la chance, ta dernière histoire foireuse n’a pas été tout à fait inutile, les saules pleureurs de la municipalité t’en sont reconnaissants. c’est vrai, certains ne se retrouvent qu’avec des regrets et l’ego en miette, toi, au moins, tu as fait un beau geste.

Pour le reste, je crois pas en l’amitié qui se transforme en amour. Soit c’est ton amie, soit c’est ta cible mais les deux, non. En tant que fille hyper cloisonnée dans sa tête, les choses sont claires : un mec qui se dit mon pote devient de fait un être asexué dans ma tête surtout qu’en la matière, le temps n’est pas notre ami : s’il avait
dû se passer quelque chose, ça se serait déjà fait et puis c’est tout.

Enfin, finissons par un brin de psychologie de supermarché : n’es-tu pas amoureux d’elle juste par manque affectif? En l’absence d’objet de désir, tu prends la fille la plus proche de toi. Donc réponse à la question : reste ami avec elle et c’est tout.

Lucas : Bon, si je résume, Moody Haleine aimerait être en releycheune pas cheap avec une future ex-meilleure amie. Ça tombe bien, je suis un spécialiste !
J’ai crée il y a 6 mois le groupe sur FB « Je préfère qu’on reste amis« .
Moody risque de recevoir en pleine gueule les désormais classiques :
« Je ne veux pas gâcher une si belle amitié !« ,
« Non, écoute, t’es trop bien pour moi, j’te mérite pas.« ,
« J’t’aime boucou boucou mais ça ne va pas plus loin. »,
« Ecoute, en ce moment tu n’es pas celui qu’il me faut.« ,
« J’ai pas envie de te perdre » (parce que c’est bien connu : les histoires d’amour finissent mal, en generaaal) et surtout le démentiel « Ça vient pas d’toi, t’es un mec génial, d’ailleurs je comprends pas que tu sois célibataire. » (bah moi non plus…)
Pour anticiper ces réparties audacieuses, styiiiiiiiiilées et péremptoires, je pense qu’il faut créer une rupture un beau jour (ou peut-être une nuit), une rupture qui fasse évoluer l’image que la demoiselle a de toi. Que cela lui donne un regard neuf sur ta personnalité (voire sur ta personne alitée…). Bien sûr, il y aussi une autre voie, l’artifice facile de l’alcool pour vous rapprocher… Mais quid du lendemain quand tu te réveilles sourire 10000 watt et que la nana à coté de toi a son sourire gêné ..?
Bref, prend le taureau par les cornes. Ose, lance toi, tu as tout à y gagner et strictement rien à y perdre.

Si tu as une question à nous soumettre, laisse nous un petit comm ou un petit mail, la cellule sera ravie de te répondre !

C’est la trêve des confiseurs

Dans ma blondeur intérieure ultime, je n’avais pas pensé, en partant de Paris, à ce mercredi et me voici à poil, sans articles, quoi. Pourtant, à Paris, j’en ai plein de finis ou
de commencés mais ici, rien du tout. Et là, il est minuit, je regarde Batman le défi et j’avoue que mon envie d’écrire un truc de sérieux ou d’un peu construit est totalement nulle. Alors je vais faire un peu de freestyle, j’aime bien, aussi.

De toute façon, c’est la dernière semaine de l’année, à peu près. Oui, je sais, techniquement, la dernière semaine, c’est lundi et pof, 2008, mais on va pas chipoter pour une journée, quand même. Cette semaine entre Noël et le réveillon est globalement une non semaine : la plupart des gens sont en vacances, tout marche au ralenti ou presque. Moi, aujourd’hui, je retourne sur Paris car demain, je reprends le boulot. Evidemment, j’aurais aimé plus de vacances mais d’un autre côté, j’ai déjà eu quelques jours alors que je suis dans la boîte depuis même pas deux mois donc je vais pas râler. Mais le fait est que la plupart d’entre vous ne sont pas là car ils sont en vacances alors c’est un peu comme si j’écrivais dans le vide. Mais non parce que tout le monde n’est pas en vacances quand même alors pour ceux, qui, triment, faut que j’écrive des conneries pour mieux faire passer le café alors que la moitié de l’open space est vide et que vous avez juste envie de rentrer chez vous. Moi, je suis sûre que jeudi et vendredi, je vais un peu m’ennuyer et ne parlons pas de lundi, ce sera encore pire. Simon ne revient que mercredi, Ioulia n’est là que jeudi alors je vais être toute seule sur mon ilôt.

Donc, là, j’ai déjà écrit deux paragraphes et si tu te bidonnes en me lisant, c’est que soit t’es super hypocrite, soit t’es bon public à un point inquiétant, quand même. Mais
promis, je vais sortir un truc drôle avant la fin, je te jure, lecteur. En fait, tu vois, cette année, je trouve cette période étrange. D’habitude, décembre, c’est déprime au tout début (déjà une année d’écoulée, qu’ai-je donc fait, blabla) et joie à Noël. Cette année, j’ai pas eu la déprime. Tant mieux, hein ! Mais du coup, je n’ai pas senti Noël arriver. J’étais prête, j’ai fait mes paquets, j’étais contente de la journée, aucun souci mais aucune fébrilité. Limite, ça me déçoit un peu. Tu vois, lecteur, quand j’étais petite, les derniers jours avant Noël, j’en pouvais plus, j’étais surexcitée. Je me souviens, le 24 avec ma sœur, on allait voir le dernier Disney au cinéma pour nous faire patienter un peu. Là, j’ai plus cette excitation. Alors bon, c’est sûr, mes cadeaux, je peux plus y jouer de suite vu que, justement, je n’ai plus de jouets. C’est pas pour autant que ça ne me fait pas plaisir mais c’est pas comme mes playmobils que j’installais à peine déballés, que je baptisais et que j’intégrais dans mon histoire. Je me demande des fois si je devrais pas te parler de mes playmobils parce que quand j’étais jeune, j’avais toute une histoire élaborée avec mes playmo, même que j’avais fait une feuille avec les états civils de tous mes bonhommes. En fait, si je me suis mise à écrire, c’est parce que je ne jouais plus aux playmos, c’était une autre façon de mettre en forme mon imagination, ni plus, ni moins. Je sais pas si j’en ai pas parlé, de ça, mais peu importe. Du coup, quand on ouvrait les cadeaux, on était surexcités alors pour éviter qu’on se couche pas d’heures parce qu’on teste nos nouveaux jouets (genre les playmos, les Barbies pour ma sœur ou, pire, un jeu vidéo), le noël fut déplacé au matin et c’est pas plus mal. D’ailleurs, ça arrange tout le monde : comme ça, ma sœur peut fêter Noël chez la famille d’Anthony le 24 et chez nous le 25.

 

Bon, c’est quand même là que je devrais me montrer drôle parce que mes histoires de playmo, tout ça, c’est plus effrayant qu’hilarant. Et comme j’ai bu plus de champagne
aujourd’hui qu’en un an (enfin, non, c’est pas vrai) et que je suis exténuée, je vais sortir honteusement en racontant la blague que ma sœur nous a sorti avant-hier midi. Donc si vous l’aimez pas, la blague, c’est Alice qu’il faut insulter. Donc, attention, hum hum…

Ce sont deux pédés qui se retrouvent le soir de Noël

« youpi, youpi, ce soir, c’est champagne et vaseline ! crie le premier

– Ah non, j’ai plus de vaseline…
– Ah …Alors ce sera champagne et cul sec »
Joyeux Noël !

C’est quand qu’on est adulte, dis ?

Il y a quelques temps, une personne que je connais vaguement me demandait ce que je faisais de ma vie, si j’étais toujours en recherche de stage donc je lui réponds fièrement : « non, maintenant, j’ai du vrai boulot, je suis une grande ! ». Là, taquin, il me répond : « tu crois être grande grâce à ton boulot ? ». Un
truc du genre. C’est vrai après tout, c’est quand qu’on est adulte ? Ou plutôt qu’est-ce qui fait qu’on l’est.

J’observe, je lis, je vois. Je fréquente des gens de tous les âges de façon plus ou moins proche. Dans la girlie team, je suis la plus vieille mais je ne sens pas la
différence, c’est juste des chiffres. Des fois, je parle à des gens plus âgés et je les trouve stupides et immatures. Parfois, je parle à des gens beaucoup plus jeunes et je ne me dis à aucun moment « il/elle est jeune, ça va lui passer ». Par exemple, miss So Long, j’oublie tout le temps qu’on a 5 ans d’écart. Mais au fond, qu’est-ce qui fait de nous quelqu’un de mature et d’immature ? Est-on même 100% l’un ou l’autre ? Ne peut-on pas être matures sur certains points et immatures sur d’autres ?

Ado, pour moi, être adulte, c’était le tryptique boulot-mari-gosse. Bon aujourd’hui, c’est plus le tryptique boulot-je vis seule-je paie mes factures sans l’aide de papa maman. Ouais, c’est vrai que l’indépendance financière a été un grand pas en avant mais étais-je immature jusque là ? Je gérais déjà mon budget, quand même, j’étais juste dépendante. Est-ce que le fait de trouver du boulot a changé ma façon de vivre, de penser ? Bon, je me lève plus tôt, j’ai une activité, j’ai une définition supplémentaire ou une nouvelle définition. Avant,
j’étais Nina, chercheuse d’emploi, maintenant, je suis Nina, responsable de communauté. Mais ai-je vraiment changé ? Je ne sais pas trop, j’ai pas l’impression que ça a modifié ma façon de voir le monde. Par rapport à ma propre image, oui, j’ai l’impression d’être plus utile, de servir à quelque chose dans la société mais après…

Ensuite, revenons en aux deux parties de mon tryptique qui me manquent, le mari et les enfants. Bon, la maternité me branche pas à l’heure actuelle, ça viendra plus tard,  quand je me sentirai stabilisée quelque part. Là, je suis encore entre deux, notamment deux appartements. Je supporte plus l’endroit où je vis, j’y ai passé trop de temps quand j’étais au chômage donc j’ai besoin de poser mes valises ailleurs. Logique. C’est un peu le dernier échelon de ma stabilité, on dira. La dernière page du livre à tourner. A partir de là, tout se placera. Mais est-ce que ça veut dire que je suis pas une adulte complète pour le moment ? Je sais pas. Evidemment, la seule personne dont j’ai la charge, c’est Kenya. En gros, ça consiste à lui changer sa litière et lui remplir sa gamelle (tiens, elle est sortie de son anorexie, qu’est-ce qu’elle bouffe en ce moment). Lui faire des câlins aussi et lui parler quand je suis là pour pas qu’elle
déprime. Oui, je suis trop très attentive à la santé mentale de mon chat ! Ne serai-je adulte que le jour où mon ventre recevra la vie ? Ca veut dire que si j’ai jamais d’enfants, je ne serai jamais adulte ?

Que de questions dans le vide. Et moi, je me demande, sommes nous vraiment un jour adulte ? Est-ce que ça veut vraiment dire quelque chose si on sort ce mot de son contexte biologique ? L’autre jour, je lisais un blog d’un bloggeur que je qualifie volontiers d’intelligent et « d’adulte », puisqu’on parle de ça. Dans ses commentaires, ça vire à la dispute, un truc étrange. Chez mes bloggeurs, je suis habituée mais là, on est en présence de gens qui me paraissent intelligents et matures, à travers leur écriture et leur blog (je n’en
connais quasi aucun en vrai donc je peux pas me prononcer sur leur vrai moi, on dira) et là, j’ai l’impression d’assister à des disputes enfantines « hé d’abord, moi, j’ai 5000 visiteurs uniques, nananère ! » « Moi aussi, d’abord-euh ! » « T’es un méchant ! », « toi plus que moi ! ». Bon, je caricature énormément, c’était
mieux écrit mais c’était l’idée au fond. Je n’ai même pas compris d’où venait la dispute, sans doute l’éternelle rivalité entre bloggeurs (pffff) mais ça m’a un peu choquée, ce côté « gnagnagna ». Et ce n’est pas le seul endroit où j’ai vu des « adultes » se chamailler comme des gosses, c’est tous les jours que je vois ça. Quand j’entends les histoires que me raconte ma mère sur ses amis quinqua ou sexagénaires qui se chamaillent pour des bricoles, qui se parlent plus parce que si, parce que là… Ouais, je me dis que finalement, on n’est jamais vraiment adulte.

Et peut-être que tant mieux, au fond. Si ce côté dispute de bac à sable est chiante, je le concède, il y a aussi des choses bien à garder de l’enfance, notamment la capacité à s’émerveiller pour un rien, l’imagination, les pétages de plomb « on s’amuse et on s’en fout ». Oui, ça fait du bien de retourner en enfance, des fois, de s’amuser de broutilles, de jouer, d’oublier le sérieux que nous impose notre âge adulte.

Oui, des fois, je suis immature, je pète des câbles, je joue à l’idiote. Je regarde les playmobils avec nostalgie, je rêvasse tout le temps, j’adore les bulles de savon et quand je me lave les mains, je souffle toujours dessus pour les faire voler. Je suis contente quand je vois un papillon, je regarde les nuages pour y voir des formes, j’aime les choses douces et qui sentent la lessive. Et en plus, j’en suis fière !

Petite vidéo juste pour le plaisir

Et si je devenais la star de ma vie ?

En ce moment, vous aurez noté que je suis pas super fun. Certains me reprocheront peut-être de trop râler mais je les invite à vivre ma vie quelques temps, histoire de voir que c’est vraiment chiant, parfois. Bien sûr, y a pire, gna gna gna mais moi, ce que je vis, ça me mine et je m’en fous de savoir que votre voisine du 3e, elle, c’est pire parce que son mec vient de la plaquer, qu’elle a pas de boulot et qu’en plus son chat est mort. J’ai pas le temps de m’apitoyer sur des gens que je connais pas.

Déjà, je vais arrêter de m’apitoyer sur moi. Oui, en ce moment, c’est pas la joie mais bon, puisque ma mauvaise période a décidé de jouer les prolongations (alors que je croyais qu’elle était partie c’te connasse), je vais l’ignorer, na. Comment ? En mettant un peu de fantaisie dans ma vie. Si j’y arrive.

En ce moment, j’ai envie de me la jouer star. Sans doute motivée par toutes ces filles actrices que j’ai côtoyées grâce à Modo (au moins par téléphone), que ce soit Aurèle, Géraldine (aka Amanda Fromici) ou Zazon (son interview, son blog), j’ai envie de me créer un personnage à moi. Une espèce de Nina super girlie, très princesse et naïve. Mais pas conne, attention. Une Nina qui observe ses congénères, surtout féminines, qui dissèque et qui s’amuse. J’ai déjà pas mal d’idées de sketches pour mon one woman show fantasmagorique (puisque je pense pas être capable un jour de jouer sur scène parce que je suis pas actrice quand même, c’est un vrai métier) et j’ai envie d’étendre le concept. D’abord un blog (oui, je suis totally blog addict et alors ?). Un blog rose méchamment fi-fille avec des sketches et des photos de mon personnage (enfin, pas ma tête, toujours pareil, anonymat, j’ai suffisamment de psychopathes au cul pour pas les encourager en montrant ma trombine), peut-être des slogans car en ce moment, c’est mon grand jeu, les slogans. For exempeul : « Poil sous les aisselles, pas de vie sexuelle » ou « be strong, be couillue ». Ouais, c’est notre grand jeu avec Vicky, je pourrais même en faire des T-shirt, tiens. Bon, bref, un blog délirant avec un pseudo que je pense avoir déjà choisi mais pas sûr. Just for fun. Avec les sketches en podcast audio, peut-être, mais ça, c’est pas sûr, sûr, suis pas sûre d’être capable de les jouer correctement. Bordel, avec mes idées farfelues, va falloir que je prenne des cours de théâtre !

Et puis, mon personnage, faut qu’il sorte dans la rue de temps en temps. Moi, en ce moment, j’ai envie de grosses lunettes rondes fumées, de grands chapeaux genre capelines, de robes à jupons super rétro, de gants en dentelles et d’écharpes toutes froufrouteuses comme celle que j’ai déjà. Je sens que je vais aller à Exopotamie m’acheter celle rose fuschia. Comme ça, dans la rue, quand je marcherai, on me regardera… ou pas, d’ailleurs. Faudra que je mette des jolis souliers à talon et un petit sac à main… Bref, je m’éclaterai. J’irai dans les fripes trouver des vieilles robes qui reviendront vite à la mode, si ce n’est déjà fait et peut-être que je m’offrirai la sublime robe rouge froufrouteuse que j’ai vu l’autre jour dans la boutique « Les filles à la vanille ». Attention, faut pas que j’oublie que pour l’heure, je suis une star au chômage donc pas trop de sous pour m’acheter plein de jolies robes (fuck !)

La question reste : aurai-je assez d’audace ? Venant de la province, j’ai du mal à intégrer le fait qu’à Paris, je pourrais m’immoler sur le quai du métro aux heures de pointes que je passerais à peu près inaperçue. Donc, c’est pas un grand chapeau et des froufrous qui va faire tilter les gens. La preuve : pour mes Catherinettes, j’avais un chapeau clignotant et des playmobils en train de s’enculer sur ma tête, personne ne m’a regardée en dehors du Marais. Bref, il faut que je cultive mon english spirit, si cher à miss Vicky et moi (elle en parle là). En gros, en Angleterre, tu peux peser 90 kg ET mettre un mini-short, tout le monde s’en foutra, c’est normal. En France, j’ose à peine mettre une jupe au dessus du genoux alors que je fais pas du tout 90 kg (et que je vais activer la cellule « c’est l’été, cellulite gommée ») parce que j’ai peur du regard (impitoyable) des autres et surtout des femmes, dans la mesure où j’ai pas la silhouette de Kate Moss. J’ai pas envie/pas le courage de sentir peser sur moi les regards moqueurs qui scrutent ma cellulite et ma graisse. Bon, peut-être que si je le faisais, personne ne me regarderait parce que tout le monde s’en foutrait mais voilà. Du coup, aurai-je l’audace de jouer ma star un poil excentrique, très Audrey Hepburnesque dans Paris ? A suivre. En plus, je me pose la question de ma coiffure : avec ce genre de tenue, je m’imagine bien crinière au vent (note pour moi-même si je retiens cette option : acheter un fer à friser). Mais moi, j’aime quand même bien la coupe de Victoria, sans le blond parce que je suis pas sûre que le blond m’irait. Mais je sais pas si les cheveux courts-courts avec mèche dans la gueule, ça me rendrait plus jolie… Pi c’est pit-être pas pratique pour travailler.

Seigneur, que c’est dur d’être une star !

PS : Ouais, le montage photo, c moi qui l’ai faiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit!

Des idées à développer

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un truc que j’adore : avoir une idée. Vous savez, ce petit embryon qui se développe dans votre tête, qui prend forme peu à peu et que vous
avez envie de coucher vite sur du papier pour ne pas l’oublier.

Moi, des idées, j’en ai tout le temps. Des très bonnes et des franchement à la con. J’ai des idées pour le boulot, pour de futurs romans ou nouvelles, pour réaménager mon appart,
pour les cadeaux de Noël (pour moi ou pour les autres), pour mon futur anniversaire (celle-là, elle déchire tout !), pour des articles du blog, pour mon one woman show qui n’existe pour l’heure que dans ma tête, pour trouver un mec… Ce qui ne veut pas dire que je les mets forcément en application. Surtout que certaines ne passent pas les cinq minutes de réflexion. Genre : « putain, j’ai une trop bonne idée… ah non, en fait, c’est pourri ». Par exemple joindre à mon CV une photo de moi à poil… Non, je déconne, j’ai jamais eu cette idée là ! Mais bon, des fois, mes idées se heurtent au réalisme et au bon sens. Par exemple, à une époque, j’avais eu l’idée de faire du roller pour aller plus vite dans mes déplacements, muscler mes gambettes et faire les rando rollers où y a que des beaux gosses. Mais la dernière fois que j’ai fait du roller, c’était en 91, j’en ai fait 5 minutes avant que mon fessier ne rencontre trop violemment le goudron du parking devant l’immeuble où nous vivions à l’époque et que mon coccyx me signale douloureusement qu’il n’apprécie pas du tout ce genre d’aventures. J’ai pleuré pendant deux heures. Le lendemain, on allait échanger ces foutus rollers contre des playmobils, moins dangereux. Et puis, je vis à Paris et déjà, rien qu’avec mes petons, j’ai du mal à me frayer un passage dans la foule. Avec des rollers, c’est carrément suicidaire. Donc on abandonne l’idée.

 

Il y a quelques mois, je suis allée boire un verre avec le scénariste de Modo pour qu’on voit un peu ce qu’on pouvait faire. A un moment, je lui demande de me faire l’histoire de Mitchoum Prod afin que je l’intègre dans mon dossier de presse. Là, il me raconte un peu comment il a eu les idées de ses scénarii, genre « je prenais ma douche un matin quand tout à coup, j’ai eu l’idée ! ». J’avoue que cette conversation m’a un peu exaltée parce que ça m’a rappelé mon propre processus créatif. Moi aussi, l’eau chaude et la vapeur d’eau, ça me stimule. C’est dingue comme sous la douche, j’ai des idées. Parfois, j’ai une idée qui arrive, je commence à la développer et je l’abandonne, je la mets dans un coin de la tête. Puis quelque temps plus tard, j’en récupère des bouts pour les intégrer ailleurs. Par exemple Technopolis, au départ, je voulais en faire une espèce de série policière du futur, l’héroïne s’appelait Heidi, on trouvait la même ville futuriste avec le maire et tout mais y avait une histoire de clone en plus que j’ai virée. J’ai récupéré le décor, le principe politique, la guerre bactériologique… Je stoque tout dans ma petite tête et quand je trouve un fil conducteur pour une histoire qui me plaît et je récupère un peu les idées que j’ai de côté pour voir si je peux en faire quelque chose. En gros, mes romans sont des espèces de patchworks d’idées.

 

De la même façon, dans la vie, des fois, j’ai des idées. Genre le truc qui m’arrive comme ça, bam ! et qui m’enthousiaste totalement. Le pire, c’est que j’ai souvent ces idées
soit dans le métro, soit dans mon lit quand c’est l’heure de dormir, soit sous la douche… soit à des moments où je peux pas m’y atteler de suite. Mais c’est toujours exaltant, ces idées ! Ca obnubile un peu, ça motive, tout ça, tout ça. D’ailleurs, en ce moment, ma machine à idées est hyper (trop) productive. Bon, bien sûr, pas mal d’entre elles ne durent pas cinq minutes, tant elles sont irréalisables. Le pire étant les idées au réveil. Genre je fais un rêve, je me réveille et là : « waaaaaaaaaah, mon rêve, c’est une super idée de roman… ». Puis au bout d’une demi heure, quand mon cerveau est remis à l’endroit, je me rends compte que l’idée est profondément débile. Mais ça m’aura mise de bonne humeur dès le réveil, ce qui est plutôt un exploit.

 
Bon, je vous laisse, j’ai une idée à exploiter, là !

Noël, ça pue

Souviens-toi, lecteur, comme c’était cool Noël quand on était petits. Noël, c’était le sapin et la crèche faits par papa-maman, et des cadeaux apportés par un vieux monsieur qui fait le tour de la Terre super trop vite sur son traîneau tiré par des rennes. Ouais, logique : quitte à inventer un personnage qui vole dans le ciel, on prend des rennes, animaux non volants, pour traîner son traîneau, tant qu’à y être. D’ailleurs, si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi des rennes, ce serait sympa.

Bon, bref, au début, Noël, c’était bien. Puis, il y a 19 ans (bim, dans ma gueule !), j’appris un jour de je sais pas quel mois qu’il n’y avait pas plus de vieux monsieur qui vole dans les airs sur son traîneau et passe par les cheminées que de petite souris amatrice de mes dents et qui me file de la tune ou de cloches qui volent en crachant du chocolat. Ouais, ok, en y repensant 30 secondes, c’est clair que c’était pas crédible. Bon, pendant quelques années, encore, j’ai eu droit à de vrais Noëls de gosse, puisque je n’avais pas d’argent de poche et que ma sœur croyait encore au Père Noël mais est arrivé le Noël où il fallut faire des cadeaux. Les acheter. Aller dans des boutiques pleines de gens aussi pressés et excédés que moi pour trouver LE truc qui fera plaisir. Alors ne vous méprenez pas, j’adore faire des cadeaux, avoir des idées et tout. Par exemple, cette année, j’ai eu une idée super top pour Yohann, mon presque frère, mais comme je le soupçonne un peu de lire ce blog, je vous le dirai après Noël, pour pas gâcher la surprise.

En général, on agit ainsi : Alice, Yohann et moi, on fait le cadeau des parents, Yohann et moi celui de ma sœur, Alice et Yohann le mien, Alice et moi celui de Yohann, j’en fais aussi un aussi à Anthony, le copain de ma sœur, à Anne, ma meilleure amie depuis toujours et à mon chéri quand j’en ai un. Bon, donc, tout cumulé, ça fait facile une dizaine de trucs à acheter. Alors, il y a deux types de cadeaux, les « on sait ce qu’on veut et c’est cool » et les « bon, on va traîner dans les magasins, des fois que l’inspiration soit cachée sous une assiette ». Cette année, globalement, coup de bol, on a été dans le premier cas, ce qui fait que j’ai commencé mes achats hier à 10h39 et que je les termine demain vers 17h. Et encore, il me manque juste un truc pas essentiel sinon, j’ai tout. Mais ce fut galère. Déjà, hier, j’ai entrepris d’aller à la FNAC pour acheter une tablette graphique pour mon papa. Bon, j’avais bien mes lunettes sur le nez mais comme j’étais pressée (j’allais voir Anne après) et qu’il y avait du monde (non mais c’est pas un endroit pour téléphoner, la FNAC, surtout que les gens qui font ça, ils s’arrêtent toujours pile devant le rayon qui m’intéressent !), je vais voir direct le vendeur. C’est hallucinant la côte que j’ai auprès des vendeurs FNAC, quand même. Par exemple, l’autre jour, alors que j’étais avec un pote, je me suis faite dragouiller, c’était marrant. Je venais de passer une folle nuit de passion (mais vous saurez pas avec qui parce qu’il est tout timide. Mais je place quand même le fait que j’ai eu deux nuits de folle passion la semaine dernière et toc !) avec un charmant jeune homme donc j’étais très guillerette. J’aborde le vendeur photo pour lui demander où je peux trouver un stylet pour retoucher les photos « Non, ça n’existe pas, ça, mademoiselle, ça doit être une tablette graphique que vous cherchez ». Bon, je rougis un peu, je le remercie et lance une blague sur l’affluence, genre « y a du monde, aujourd’hui, mais que se passe-t-il ? Ahahah ! Y a une remise de 50% sur tout le magasin ?

– Si c’est le cas, je vous invite. Juste, vous, mademoiselle. »

Sympa pour le pote qui m’accompagnait, tiens ! Un autre m’avait fait ça quand j’étais avec Gauthier, je lui avais fait remarquer après coup : « Non mais il est gonflé, t’aurais pu être mon mec !

– Nina, j’ai acheté le calendrier des Dieux du Stade, le Gay Vinci Code et un DVD de Mylène Farmer ! »
Ah ok…

Don, revenons en à mon vendeur FNAC, d’hier : ma tablette, elle n’y est plus, y a la version à 60 euros, soit le double de celle que je veux. Ben nan ! Pas grave, je la trouve à une autre FNAC. Pareil pour le scrabble de ma sœur (oui, ma sœur voulait un scrabble…), je vais dans un magasin de jouets, je pleure sur les playmobils (et là, je réalise que ça fait plus de 10 ans que j’en ai pas achetés et que ceux que j’avais n’existent plus) et je ne trouve que la version deluxe du dit jeu : 60 euros ! Bon, ok, on va aller ailleurs.

Bon, maintenant que les achats sont faits, reste le plus pénible : les papiers cadeaux. Je suis nullissime en la matière donc, cette année, j’ai décidé de cacher ma nullité en faisant des papiers cadeaux originaux : à la place des rubans, je vais mettre des bas et des chaussettes pour rappeler un peu le côté « on met les cadeaux dans les chaussettes ». Je suis trop fun comme fille, y a pas à dire ! Je vous mettrai une photo plus tard si vous voulez.

Bref, depuis deux jours, je touche plus pied par terre, je suis épuisée, agacée par la foule, par les gens qui savent pas conduire, ceux qui ne trouvent pas leur carte bleue à la caisse, ceux qui payent en liquide, ceux qui demandent des trucs à la con au vendeur à qui je veux, moi aussi, poser des questions, ceux qui essaient de me gruger (mais qui n’y arrivent pas)… Et en plus, tout le monde me saoule avec les gens de Noël, la pub Kinder est encore plus affreuse que les années précédentes… Et pour couronner le tout, chaque année, on a une catastrophe de Noël. Ca aurait pu être ma journée merdique de lundi mais y a pire : Anthony est coincé sur Paris, il pourra pas redescendre. Ma sœur est donc totalement déprimée, je sais même pas si je lui emballe ses cadeaux ou pas…

Je vous le dis : Noël, ça pue (mais lundi, quand j’aurai eu mes cadeaux, ça ira mieux !)

 

La terreur de la maternité

Dans la vie, j’ai des phobies, comme tout le monde. J’ai peur de l’avion, des serpents, de finir seule et aigrie comme ma grand-mère paternelle (parce que curieusement, plus t’es aigrie, plus t’es méchante et plus t’es seule), de la mort des gens que j’aime… et de la maternité. Ouais, avoir un bébé, ça me fout la trouille et grave.

Première trouille : le déni de grossesse. Etre enceinte sans m’en rendre compte et arriver un jour à l’hôpital avec de supers crampes au bide « Aaaaaaaah, je crois que j’ai l’appendicite !

– Non, mademoiselle, vous êtes en train d’accoucher.
– Mais, je suis pas enceinte !
– Si et vous venez de perdre les eaux. »

Bon, ok, le déni de grossesse, c’est très rare mais bon, quand j’ai une vie sexuelle avec capote (ben ouais, n’encourageons pas le sort), je suis contente d’avoir mes règles et si elles sont plus courtes que d’habitude, je flippe. Même que j’ai l’impression d’avoir plus de seins que d’habitude (déjà que…). Même qu’en juillet, Gauthier m’a fait une réflexion sur mon opulente poitrine à base de « dis donc moumour, ils sont énormes tes seins aujourd’hui ! ». Et là, la machine à flip est en marche. Bon alors, j’ai pas eu de sexe depuis mai, j’ai eu mes règles depuis mais elles étaient un peu courtes, non ? D’un autre côté, avec Alex (puisque c’était de lui dont il s’agissait), on n’a jamais sauté l’étape capote, celles-ci n’ont jamais craquées et puis en plus, j’étais dans une période non décisive de mon cycle. Bon, ben non, je dois pas être enceinte.

Ma terreur de la maternité est joyeusement entretenue par la télé. Oui, oui, la télé. Entre les émissions sur les dénis de grossesse (bordel !), les multiples messages sur les dangers domestiques, sur tout ce qui peut tuer mon futur bébé. Nom de Dieu ! Il faut faire attention à la table à langer (genre j’aurais la bonne idée de le laisser là tout seul parce qu’un bébé, c’est bien connu, une fois posé, ça bouge plus), aux prises électriques parce qu’un bébé, il voit des trous, il faut qu’il mette les doigts dedans et ses narines, il a déjà testé, aux cacahuètes parce qu’il va forcément s’étouffer avec, la casserole d’eau chaude qu’il va forcément se renverser dessus… Oui parce qu’un bébé, faut le savoir, ça n’est pas indépendant et ça se surveille comme le lait sur le feu… Qu’il ne faut pas laisser à sa portée pour pas qu’il se le renverse dessus, donc.

Alors imaginons. Avec Sagamore, on s’aime et on décide de se reproduire, youpi ! Sauf que ce qu’il ne savait pas, Sagamore, c’est que j’ai chopé un foutu gêne de « mère juive ». Je sais pas d’où il sort mais je l’ai. Déjà, quand je laisse mon chat tout seul, je culpabilise alors j’imagine le cauchemar avec mon enfant, la chair de ma chair, ce petit bout que j’ai porté 9 mois dans mon ventre. Déjà, enceinte, je serai une terroriste. Le premier qui fume à moins de 100 mètres de moi, je lui explose la tête ! Comme j’irai chez une diététicienne pour manger comme il faut pour avoir un beau bébé tout parfait donc je ne dînerai plus chez les gens parce qu’ils ont foutu une lichette de rhum dans le gâteau et ont OSE faire une daube au vin. Non mais tu veux que mon fœtus se tape une cirrhose ? Et alors qu’on ne touche pas trop mon bide parce que mon fœtus, il a besoin d’être protégé et tu crois que tu peux toucher son cocon avec tes mains pleines de microbes ? Tu veux le tuer ?

Et puis après, je vais accoucher et là, ce sera pire. Parce que jusque là, mon bébé, il était dans mon ventre donc je pouvais le surveiller en permanence et personne d’autre que moi était en contact direct avec lui. Mais là, il est exposé au monde et à ses horreurs ! Il est soumis aux microbes, à la pollution, aux « areuh ! areuh ! » débilitants des gens qui essaient de communiquer avec lui. Et puis tous ces gens qui n’arrêtent pas de le prendre dans leurs bras, aaaaaaaaaah ! Vous êtes propres au moins ? Non parce que c’est fragile un bébé, faudrait pas lui filer une cochonnerie, quoi… Et ça va être de pire en pire parce qu’en grandissant, il va devenir mobile, il va vouloir mettre ses doigts partout, dans son nez, la prise électrique ou le mixeur ! Il mangera tout ce qui lui tombera sous la main : ses pieds, son playmo spécial petits enfants, la pilule de maman… Je rigole pas ! Moi, petite, j’ai trouvé un spasfon par terre, c’est un médicament rose de la forme d’un smarties. Donc je l’ai mangé. Si je m’en souviens encore aujourd’hui, c’est que le goût dégueu du médicament au lieu du délicat choco fondant m’a profondément traumatisée.

Et puis après, il ira à l’école et ce sera le début de la fin ! Les autres enfants vont me le prendre mon petit, il ira jouer chez des gens et regardera des films érotiques chez eux. Rigolez pas, c’est arrivé à mon voisin, ma sœur lui a montré un film érotique alors qu’ils étaient encore en maternelle (mais mes parents sont de très bons parents en dehors de ça). Et puis après, il va arriver au collège mon petit et il voudra faire du scooter et même qu’après, il commencera à mélanger sa langue avec d’autres gens ! (oui, je n’exclus pas la possibilité que mon fils soit éventuellement pédé, ne soyons pas sectaire). Et la mononucléose, il y pense ? En plus, si l’autre a un appareil dentaire, ça peut lui abîmer la bouche et lui donner des aphtes. Et puis, après, ce sera encore pire ! Il voudra faire du sexe ! Oh bordel, je vais lui expliquer que trois capotes valent mieux qu’une, on ne sait jamais… Non parce que je voudrais pas qu’une MST abîme mon petit, quoi… 

Bon, évidemment, là, j’exagère (au cas où vous auriez pas compris) mais c’est vrai que l’idée d’être mère, ça me donne surtout envie de pleurer parce qu’un gamin, c’est tout petit, tout fragile et si je me plante, c’est lui qui paiera les pots cassés. En conséquence : jeune fille névrosée et totalement flippé cherche mec pouvant assumer le rôle de père et de mère. Si déjà père d’enfants majeurs, je prends.