Playmobils vs le sexisme

Profitons de cette douce période de fêtes pour parler jouets et spécifiquement Playmobils puisqu’ils ont accompagné mon enfance, donnant corps à mon imagination fertile. A la fin, peu avant de les remiser au grenier, c’était devenu du sérieux, j’avais une feuille avec l’état civil de chaque personnage, des histoires de riches et de pauvres et de politique. Légèrement flippant quand on y pense… Depuis ce temps béni de l’enfance, je furète parfois dans les rayons jouets pour mater les Playmobils, légèrement jalouse de ne pas en avoir eu d’aussi canons quand j’étais bambine.

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Pourtant, mon regard d’adulte tiquait : ils sont un peu sexistes, mes chers playmo. Les playmo à la maison : maman à la cuisine/ buanderie/ nurserie/ salle de bain, papa au salon à lire le journal. Playmos métiers : homme chirurgiens, dentistes ou pompiers,femmes institutrices, infirmières, vendeuses et pour les plus parvenues : pédiatres. Evidemment, chaque enfant était associé à une maman. Oui hum…

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Je ne saurais dire si les schémas sexistes que l’on rencontre durant notre enfance nous enferment vraiment dans certains carcans. Si je regarde, ma soeur et moi jouions au Playmobils, à la Barbie pour elle, à la marchande, la pâtisserie en pâte à modeler… Bref, nous apprenions malgré nous que la maman était censée faire les courses, la cuisine et s’occuper des mioches. Quoi que dans l’univers Barbie (celui de ma soeur), l’homme n’était en fin de compte qu’un accessoire sans grande valeur. La preuve, sur les 30 Barbie qu’elle avait, elle avait 2 Ken qui erraient, nus, car à la base, ils n’avaient qu’un short de bain. Pourtant, 20 années et quelques (bim!) plus tard, nous ne sommes ni l’unes ni l’autre enfermées dans un schéma traditionnel : ma soeur est certes mariée mais n’a eu son premier enfant qu’à 30 ans et est le revenu principal de son foyer. Quant à votre fidèle blogueuse, 32 ans, pas super motivée à l’idée de construire une famille, pas très intéressée par la cuisine. Et si j’apprécie le tricot et la couture, c’est pour me fabriquer des trucs pour être plus jolie. Non parce que j’ai commencé à tricoter des trucs pour mon neveu mais… putain, c’est trop long…

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Mais revenons en à nos Playmos. Les jouets ont-ils pour fonction de casser les schémas sexistes ou sont-ce les parents qui prêtent aux jouets le pouvoir de générer des stéréotypes qui influeront nos enfants ? Est-ce parce que l’enfant a un playmo femme dans la cuisine qu’il va penser que c’est la fonction de la maman ou est-ce parce que sa mère cuisine ? D’après mes souvenirs, les enfants ont souvent tendance à détourner leurs jouets de leur utilisation initiale. Je me souviens d’une folle après-midi à jouer avec mes cousins, où ma Barbie s’entassait difficilement dans la voiture de GI Joe pour aller affronter le méchant Venom(celui de Mask, le dessin animé). Paie ta femme parfaite…

MASK

Et puis vendredi, je suis allée à la FNAC. En me baladant à la recherche du rayon romans en VO (je dois improve my english), je croise une petite fille et son papa qui avançaient dans les rayons, la choupette tenant une boîte bleue que j’aurais reconnue entre mille. Tiens, elle fait quoi avec des playmos à la FNAC ? Et bien au détour du rayon suivant, les voici les voilà, le Graal de mon enfance. Je ne peux résister, je vais y jeter un oeil. Whaaaaa, canon la nouvelle salle de bain avec la dame en serviette. Oh la nouvelle nursery… Mais… Mais… C’est le papa qui change le bébé !

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Hé oui, chez les Playmos aussi, les choses changent, la société playmobilière évolue. Un nouvel outil pour apprendre l’égalité des sexes à nos têtes blondes ? Ceci étant, est-ce que les enfants ont vraiment envie de jouer au papa miniature qui chang une couche à un bébé plastique minuscule ? Hein ?

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Et puis puisqu’on parle Playmo engagés, un petit clip sans prétention sur le mariage pour tous que je trouve amusant.

Cuisiner n’est pas anti féministe

Episode 2 de “je suis féministe cette semaine”.

Mardi, j’ai lu un article fascinant (ahem) sur une demoiselle se définissant anti féministe parce qu’elle aime bien faire la cuisine, qu’elle veut devenir femme au foyer et que si son mec lui dit de la fermer, elle le fait. Passons sur le dernier point qui est inintéressant en soi (l’article est assez maladroit dans sa rédaction donc je ne suis pas sûre qu’il faille le lire au sens premier du terme, il aurait plutôt fallu comprendre « j’insiste pas bêtement pour avoir le dernier mot ») pour revenir sur les deux premiers points.

Une femme féministe doit donc fuir à tout prix une cuisine et avoir une carrière. Je suppose qu’elle est priée de ne pas faire de ménage ou tout ce qui pourrait s’apparenter à un attribut féminin supposé. Je me souviens d’un cours de sociologie des femmes quand j’étais à la fac, une fille s’exprimait avec véhémence sur le fait qu’elle refusait absolument de faire le repassage ou cuisiner pour son mec en signe de non soumission et de rejet du rôle traditionnel de la femme. Je crois que c’est ce jour là que j’ai développé une certaine méfiance, si ce n’est une aversion, pour le féminisme. Puis j’ai découvert que le féminisme n’est pas forcément synonyme d’hystérie.

Pour ma part, si on s’en réfère à mes petites activités, je suppose que dans le monde blanc et noir de ces demoiselles, je suis une anti-féministe. J’aime cuisiner (quand j’en ai le temps), je tricote, je compte me mettre à la couture. Je chante aussi, telle une jeune fille du XIXe siècle prête à courtiser. En fait, depuis quelques temps, j’acquiers des compétences qui font (presque) de moi une fille bonne à marier. Me reste mon bordélisme ambiant et mon relatif désintérêt pour la déco intérieure sinon je ne serais qu’un cliché ambulant. Pourtant, si je fais toutes ces choses ce n’est que pour une seule et même personne : moi. J’aime bien cuisiner (surtout quand je réussis mon plat), tricoter et chanter me détendent. Et j’aimerais être ordonnée et avoir du goût en matière de décoration, vraiment. Me conforme-je à un idéal féminin suranné ? Non. Ma récente passion pour le textile et la laine est plus associé à une envie de me créer des petits vêtements. Ahah, je suis soumise aux diktats de la société machiste qui impose aux femmes d’être toujours coquettes et apprêtées ! Oui ou alors on peut aussi dire que j’aime les jolies choses et que j’aime m’en parer. Et que si c’est moi qui les fabrique (si j’y arrive, hein), on peut dire que je ne suis pas des masses victime de la mode puisque ma mode, je la crée moi même.

En fait, j’ai parfois l’impression qu’on ne sait pas ce qu’est le féminisme quand on en parle. Le féminisme ne t’interdit pas d’entrer dans une cuisine préparer un plat pour ton mec, le féminisme n’est pas l’antonyme de fer à repasser et si tu préfères rester chez toi plutôt que de travailler, c’est ton choix. Après tout, certaines sont faites pour s’épanouir dans leur vie privée, d’autres dans leur carrière, on a aussi le droit de choisir. En fait, une fois de plus, on nage en plein clichés. La femme soumise cuisine, coud et élève les gosses, la femme libérée travaille, achète des fringues tous les deux matins et a une nounou pour sa progéniture. Il paraît inenvisageable qu’une femme au foyer puisse être féministe. Et pourtant, qu’est-ce qui l’en empêche ? Le fait qu’elle ne gagne pas d’argent la rendrait forcément perméable aux questions d’égalité des salaires ? A l’égalité des droits en général ? Je sais bien qu’on vit dans une société très égocentrée qui ne se mobilise que pour des problèmes la touchant directement. J’exagère peut-être légèrement mais si on pouvait avoir la même colère et la même indignation face à la paupérisation de la société, au chômage ou, tiens, à l’inégalité homme-femme que ce qu’on a vu lors de la fermeture de Megaupload, peut-être qu’on avancerait un peu plus. Mais non, mater des séries gratuitement, c’est plus important que tout. J’y reviendrai tiens.

Bref, l’égalité homme-femme, c’est avant tout le droit pour chacun de choisir, de pratiquer des activités par goût et non par obligation, choisir sa carrière (ou l’absence de…) parce que c’est ce qui nous convient et pas parce que c’est la société qui nous l’impose. Et n’oublions pas l’existence d’hommes aux foyer, ce n’est pas une exclusivité féminine.

Attention, femme en chasse, danger de lourdeur

observer mes congénères et je sais repérer une nana en chasse à des kilomètres à la ronde : plus elle en fait des caisses, plus elle est « croc » du mec.  Sauf que parfois, à force d’en faire des caisses, la subtilité trépasse et la tentative de drague flirte dangereusement avec le ridicule, voire s’y vautre franchement dedans. Au secours !

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Evidemment, quand je dis « une nana », je sais très bien que je n’échappe pas à la règle. Quand je suis en phase de séduction, je veux évidemment me placer comme le produit le plus attirant du marché donc faut soigner le packaging, l’argumentaire pour que le client achète. Donc mes tenues se sexysent, mes rires sont de plus en plus issus de ma gorge tandis que mes bras se croisent sous ma poitrine, la soulignant avantageusement et que mon doigt tortille une mèche qui traînait là. J’essaie de placer dans la conversation des citations
de Nietsche, des analyses socio-politico-psycho et ce que tu veux-logique mais aussi quelques allusions sexuelles. Message : je suis jolie, cultivée et coquine.  Sauf que de l’émetteur au récepteur, le message se transforme parfois. Et pour ceux qui reçoivent l’émission, c’est encore plus hilarant,
comme nous l’a prouvé mardi Diane.

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Il m’arrive parfois de me lancer dans une entreprise de drague et j’ai parfois envie de me mettre des claques à posteriori. Parce que par exemple, je suis très forte pour roucouler au téléphone avec ma cible mais une fois raccroché, je me tape sur le front en regardant au ciel : j’ai dû passer pour une débile mentale avec mes rires de gorges, ma voix profonde et sensuelle et mes 10 000 conneries débitées à la vitesse du son. Si le mec n’avait pas forcément envisagé de me faire sienne, là, c’est clairement mort. Je me demande si c’est possible, ça, un mec qui se dise « non mais elle est mignonne mais elle est tellement co-conne, ça va pas être possible ». Moi, à l’inverse, dans ce cas là, je laisse toujours le bénéfice du doute au mec… Et des fois, je tombe sur des tarés.

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Alors parfois, les baffes, j’ai envie de les donner aux donzelles en chasse surtout quand elles sont dans le mode un peu agressif (comme celle de Diane) à base de « je fais tellement de geste et de bruits et je suis tellement surexcitée que plus personne ne peut en placer une à part ma cible ». Là, avec de la chance, si vous êtes dans un groupe relativement important, suffit de laisser la demoiselle hystérique et sa cible seuls. Si y a attirance mutuelle, ils en seront ravis et si le monsieur n’a pas envie de la demoiselle, qu’il se démerde, c’est lui qui nous l’a toute excitée. Le pire étant les demoiselles partant dans la surenchère sexuelle tellement peu fine qu’on se croirait à un spectacle de Bigard. Limite, j’ai envie de lui dire « écoute, montre lui direct tes seins, ça ira plus vite ». Evidemment, si vous vous retrouvez dans la configuration « il y a l’hystéro, sa target et moi », je ne vois que deux choses à faire : soit vous buvez jusqu’à évanouissement, soit vous simulez un appel sur votre portable, vous faites une conversation fictive à base de « Quoi ? […] Oh
non, ma pauvre puce, je suis désolée[…] Non, ne pleure pas[…] Bon écoute, ne bouge pas, j’arrive ! ». Pensez à bien ménager vos silences pour être crédibles. Et ne culpabilisez pas : vous êtes de trop.

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Alors moralité ? Ben en matière de drague, on est tous aussi lourds, hommes comme femmes, c’est beau l’égalité des sexes… quoi qu’en la matière, ça aurait été bien mieux pour nous que notre parade nuptiale se fasse tout en finesse…

 

Tu seras un garçon, mon enfant

Héhé, pour une fois, je vais être en phase avec l’actu. Lundi, après mon déjeuner en super compagnie, je fais un tour sur Voici.fr histoire d’assurer une douce transition entre la pause et le travail. Et là, que vois-je ? Carla Bruni Sarkozy est en visite en Inde. Comme qui dirait on s’en fout. Ok moi aussi. Mais ce qui m’interpelle, c’est quand elle va demander au gardien du temple de Fatehpur Sikri de tomber enceinte… d’un garçon. Quelqu’un peut me rappeler dans quel siècle on vit ?

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D’une part, faire un tel voeu dans un pays qui connaît un triste phénomène d’enfanticide quand les parents ont une fille du fait des lois eugénistes, ça me paraît incroyablement mal venu. Qu’il s’agisse d’une boutade ou d’un voeux pieux, peu importe. Il me semble qu’en tant que représentante d’un pays où l’on peut encore choisir le nombre d’enfants que l’on va avoir et qu’avoir une petite fille n’est pas un drame (à priori), il aurait été de bon ton de dire « priez pour que j’ai un enfant », POINT. Voire « une petite fille » parce que de mémoire, son cheeeer mari et elle-même n’ont eu que des garçons jusqu’à présent donc un bébé rose, ça leur ferait découvrir de nouveaux univers, waouh.

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Ensuite, rappelons à Mme Sarkozy que techniquement, ce n’est pas elle qui décide du sexe de son enfant ni son ovule, c’est le petit spermatozoïde qui gagne la course. Donc à la limite, si on doit éventuellement faire porter la responsabilité du sexe de l’enfant sur un membre du couple, c’est plus au monsieur. Bien qu’on va me dire que ça dépend, tu comprends, selon l’environnement, c’est plus les spermos X ou Y qui vont mieux se porter et donc auront plus de chance d’arriver au but donc ça dépend de l’alimentation de la maman puis c’est une question de position aussi parce que tu comprends, les Y, sont un peu feignasses. Donc Carlita, si tu veux un petit boy, privilégie la levrette voire la fameuse position du marteau-piqueur. On dit aussi que les orgasmes favorisent les spermos Y,
toujours bien feignants donc si tes parois sont toutes vibrantes de jouissance, ça les aide à avancer. Oui, je sais, on dit surtout beaucoup de conneries, tout ça n’est que de la loterie. Mais techniquement, c’est quand même le spermatozoïde qui détermine le sexe du foetus.

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Enfin, mais surtout, pourquoi un garçon ? Vois-tu, Carla, je passe mes journées sur des forums féminins parce que c’est mon métier et dans le lot, y a beaucoup d’aspirantes maman. Des femmes qui tentent, qui ne parlent plus que de dpo (date prévue d’ovulation) de c12 (12e cycle depuis arrêt de la contraception) j35 (35e jour de ce dit cycle sans règles), d’opk (ovaires polykystiques) et je te passe les anovulations, l’endiométrose, l’azoospermie et autres joyeusetés du style. Il y a aussi des femmes en parfait état de marche, en couple avec un homme sans aucun problème non plus et ça ne transforme pas. Ou pire, ça n’accroche pas et les fausses couches se multiplient. Ces femmes et ses hommes-là, vois-tu, ce qu’ils veulent par dessus-tout, c’est un enfant. Avec ou sans pénis. Ils s’en foutent, ils sont en souffrance de ne pas avoir d’enfant alors l’un ou l’autre, ce sera un vrai bonheur. Et pour les couples n’ayant pas de problème de stérilité, le sexe est souvent un détail aussi.

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Et puis pourquoi spécifiquement un garçon ? Ah ben oui, le fameux héritier, suis-je bête ! C’est marrant, pourquoi ça t’angoisse , Tu crains le même sort que Joséphine en son temps , Oui, je sais que Nico, il fait un peu penser à Bonaparte (je ne ferai aucune assimilation physique, note), tellement que j’oublie parfois qu’il est pas Corse, le tien. Tu crois qu’il te répudierait telle une fiente de scarabée juste parce que SON spermato était marqué du sceau du X ? Mais ma fille, l’histoire (avec un petit h, je parle de celle de ton mari, pas du
monde) ne t’a-t-elle donc rien appris ? Ses 2 précédentes épouses lui ont donné un héritier (et même deux pour la première) mâle et elles ont fini divorcées. Ok, Cécilia, elle s’est barrée mais c’est pas la question. Alors je me demande, Carla, souhaites-tu être la troisième « ex Mme Sarkozy » ? Souhaites-tu lui donner un fils pour oublier le petit Louis parti aux Etats-Unis avec sa môman
(oh, je suppose bien qu’il y a garde partagée quand même) ? Souhaites-tu donner un camarade de jeu à ton Aurélien qui s’ennuie ferme chez sa nounou pendant que tu cours le monde ? Ou alors penses-tu juste qu’encore aujourd’hui, un héritier vaut plus qu’une héritière et ravira le corps de ton macho ? Tu sais, les lois saliques, ça fait un petit moment qu’on ne les applique plus en France.


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Quoi qu’il en soit, Carla, tu as beau être capricieuse, la nature le sera toujours plus que toi. Si d’aventure, tu tombes enceinte, merci de t’en réjouir quel que soit le sexe de ton enfant. Et puis, égalité sexuelle faisant, peut-être que ta rejetonne, un jour, elle sera Présidente de la République. Comme papa. Quel bel héritage, ne penses-tu pas ?

Où trouver l’homme ? Episode spécial St Valentin

(Je rappelle à mon cher lectorat que cet article est fictif et qu’en vrai, je ne cherche pas un homme de façon active)

J’avais dit la semaine dernière que j’allais parler de la drague en roller mais j’avais oublié ce grand événement commercialo-romantique (oxymore). Franchement, je sais pas comment j’ai fait car quand on travaille pour un magazine féminin, on en bouffe de la St Valentin.

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Me voici donc célibataire à la St Valentin, ce qui devrait m’émouvoir mais en février, moi, j’ai pas l’âme romantique puisque la qualité principale que je cherche chez un homme à l’heure actuelle, c’est la chaleur qu’il dégage. Ceci étant, grâce à la St Valentin, placée judicieusement entre Noël et Pâques, nous voilà soudain dans une zone pleine de cœurs, de cupidons potelés, de roses rouges, de chocolats en forme de cœur…Alors n’est-ce pas le moment idéal pour trouver un homme ?

En tant que jeune fille romantique élevée aux contes de fées, j’attends beaucoup de la St Valentin et ce dès l’adolescence. Ah oui, je me souviens des St Valentin de mon
adolescence, un jour interminable où on attend un geste d’amour d’un amoureux transi secret qui nous offrirait une rose ou glisserait une lettre enflammée dans notre sac de cours. En plus, moi, à mon époque, le langage SMS n’existait pas donc j’aurais pu recevoir une lettre au pire bourrée de fautes mais avec des mots entiers, quand même. Mais voilà, jamais personne ne s’est déclaré.

Quelques années plus tard (la pudeur m’interdit de dire combien), voilà que je suis célibataire et me languis de mon prince. Nous sommes le 14 février, je me lève. Je n’ai rien prévu pour la soirée des fois qu’un homme décide à m’inviter dans la journée pour un dîner romantique. UN homme sans doute prétentieux vu qu’il faut réserver à l’avance pour aller dans un resto dont le nom ne commence pas par Mac ou Quick ou un pragmatique qui a plusieurs cibles à inviter. Et puis le speed dating de la St Valentin, ça fait trop aigrie du Cupidon. Je regarde mon portable : pas de sms de déclaration d’amour. J’arrive au boulot, jette mon sac et regarde mes mails : pas de déclaration. Je regarde les recoins de mon bureau (bon les cachettes sont pas nombreuses), rien. Bon, c’est que 10h, on va pas s’inquiéter. A 15h, j’ai des envies d’émasculation. Mais le problème, c’est que mon amoureux transi anonyme que j’attends, il est anonyme justement donc ça va être dur pour m’en prendre à ses attributs masculins. 17h, j’ai compris, c’est bon, personne ne va se déclarer, m’offrir des roses ou des chocolats. Je rentre dare-dare chez moi, ouvre ma boîte aux lettres, le cœur battant… Bon ben voilà, la seule personne à m’écrire en ce jour maudit, c’est EDF. Ok, je vais passer la soirée à manger de la haagen dasz en matant Prison Break où le beau Wenworth est pédé. Les mecs, c’est vraiment tous des connards. Oh, un bruit dans la rue ! Un homme viendrait-il faire la sérénade sous ma fenêtre ? Les pas s’approchent… toujours plus près… La personne est devant ma fenêtre… Merde, elle s’arrête pas. J’ai des envies de faire bouffer son arc à un cupidon.

Alors, vous allez me dire « non mais oh, Nina, tu n’arrêtes pas de nous saouler avec ton égalité des sexes, t’as qu’à la faire ta déclaration, toi ! ». Alors là, je dis non et d’abord pour trois raisons. La première est que je suis une princesse romantique et que si les princesses romantiques étaient entreprenantes, ça se saurait. Ensuite, il paraît curieux d’offrir des roses, des chocolats ou une carte rose avec plein de cœurs à un mec. Enfin, et là, on touche la vraie meilleure raison du monde : j’ai pas de cible. Je ne me déclare pas à n’importe qui, moi, surtout que souvenons nous que je cherche THE mec, celui que je peux présenter à mes parents et même lui faire un bébé, tiens. Céder à l’impulsion de la St Valentin m’éloignerait du droit chemin vers ce prince tant convoité.

Conclusion : la St Valentin, ça pue et je déteste les angelots. En vrai, la St Valentin, je m’en foutais mais cette année, j’en mange à toutes les sauces de par mon job et
j’ai hâte qu’on passe à autre chose. Au moins, la fashion week, je peux mater les tenues et dire si j’aime ou pas. Alors que les cartes de la St Valentin, je peux les mater et les trouver toutes moches.

La semaine prochaine, déçue de ne pas avoir reçu de déclaration, je ferai donc du roller.

Premier baiser

L’autre jour, je lisais le blog de lapinmalin qui évoquait la difficulté du premier baiser, ce que je ne peux qu’approuver. Qu’il est donc dur de se lancer, d’approcher ses lèvres de celles de l’autre en espérant qu’il ne se dérobe pas… Parce que franchement, le frisson d’excitation qui se transforme en frisson d’effroi, bof !

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Si je fais la liste de mes premiers baisers, on peut les classer en trois catégories : le baiser dont monsieur a pris l’initiative, le baiser simultané et le baiser dont j’ai pris l’initiative. Ben en gros, si on cumule les deux dernières catégories, on arrive à… 3 premiers baisers. C’est nul. Bon, quand même, dans le lot, y a
Guillaume 1er, c’est un peu moi qui me suis jetée sur lui mais d’un autre côté, quand on le connaît, j’ai bien fait car on serait encore en train de moisir sur le canapé. Et puis y a eu Alex, aussi, seul cas de baiser simultané, sur le quai de la gare. Pour le reste, je n’ai rien fait, si ce n’est envoyer des signes autorisant le monsieur à m’embrasser. Mais c’est pas toujours facile d’envoyer des signes, il paraît même que les miens sont plus que flous. Cet été, j’ai flirté avec un mec maqué, comme je l’ai déjà raconté (oui, c’est mal, blabla). On se retrouve
dans un café, on boit un verre puis il me propose d’aller chez moi pour fumer une cigarette qui fait rire. Une fois la substance fumée, je m’arrête de parler et le regarde droit dans les yeux, genre « si tu veux y aller, là, c’est le moment ». Et là, il m’annonce qu’il a très envie de m’embrasser, je lui réponds que j’attends que ça ! Bon, bref, on en rediscute quelques temps après et il m’avoue qu’il pensait que je n’étais pas du tout intéressée vu que par moment, je fuyais son regard (alors qu’en fait, je ne quittais son regard que pour boire mon coca).

Parce qu’il y a deux façons de provoquer un baiser, selon moi. Se jeter sur l’homme et lui envoyer des signaux. Moi, j’use et j’abuse de la deuxième

technique et vu les résultats, elle marche plutôt bien (si le monsieur est intéressé, hein !). Je m’applique à regarder l monsieur dans les yeux (sauf quand je bois mon coca), à pousser des petits soupirs, à caresser mes cheveux et tout ça. En gros, l’air de rien, je dis : « tu vois, là, si tu m’embrasses, je te laisserai faire ».

Mais bon, y a des fois où il faut brusquer les choses parce que tous les mecs ne font pas le premier pas. On ne peut pas le leur reprocher. Après tout, vive l’égalité des sexes. Bon, moi, très franchement, je sais jamais brusquer les choses. D’abord parce que ce n’est pas toujours facile de savoir si le monsieur est motivé ou pas et je préfère que ce soit lui qui se prenne un râteau que moi. Oui, j’ai une réputation à tenir, moi, je peux pas trop me prendre de râteau. Déjà que je vomis devant un mec choupi, hein ! Quoi qu’un bon vieux râteau, ça fait toujours un article rigolo. Bon, bref, maintenant, faudrait que je prenne un peu le taureau par les cornes et embrasser un mec si j’en ai envie. C’est pas
compliqué je m’approche, je tends les lèvres et je vois. Sauf que bon, vu ma taille, faudra qu’on soit assis sinon, on n’y arrivera pas. Enfin, la dernière fois que j’ai voulu prendre l’initiative, c’état avec Cyril et il m’a devancé, finalement.        

 

Mais, déjà, avant se de lancer, il faut sentir le bon moment. Et alors là, bonjour l’angoisse. Non mais c’est vrai, comment savoir que c’est le moment et surtout que ça l’est pas. Petite mise en situation (ça faisait longtemps, hein ?). Bon, je suis avec Sergueï, le divin voisin molto bono, on discute sur le canapé après une
délicieuse soirée, mon regard navigue de ses yeux de braises à sa bouche sensuelle, je suis tellement collée à lui que pour être plus près, je dois lui grimper dessus mais il réagit pas. Bon, ok, c’est à moi d’agir. Bon, il est en train de me parler de sa Slavie natale (je sais, c’est pas un pays mais le slave, je trouve ça sex comme langue et les mecs qui vont avec aussi), je n’écoute
que d’une oreille, pensant que j’ai très envie de lui, qu’il est beauuuuuuuuuuuuu et que je me demande s’il parle slave quand il fait l’amour et rien que d’y penser, je suis en train de dévaster ma culotte. Bon, alors, il va falloir que je me lance. Bon, il arrête de parler oui ? Il voit pas que je lui souris niaisement et que je préfère parler de sa Slavie plus tard ? Ohlala, il est passionné, dis donc. Bon, alors, soit je lui saute dessus et l’embrasse pour lui clouer le bec, soit j’attends une ouverture. La première tactique est risquée mais ça peut marcher, Reno
l’avait fait avec moi mais bon, le monsieur n’est pas obligé d’apprécier que je le coupe pendant son exposé touristique. Et puis faut pas se rater à se jeter sur quelqu’un. Non parce qu’imagine, lecteur, je me penche pour l’embrasser (enfin, moi, je me penche pas, je lève la tête pour mais t’as compris) et là, il tourne la tête et pif, ça tombe sur la joue et c’est un peu ridicule. Au mieux, il rit et ça passe, au pire, tout le monde est gêné et je déménage.

 

Alors attendons une pause. S’il en fait une. Non parce que la situation géopolitique de la Slavie, ça m’intéresse mais pas à ce moment-là. Et s’il ne
s’arrêtait jamais. Donc je ne fais rien et la soirée se termine sans baiser. Et s’il le faut, Sergueï repartira en Slavie ou il se trouvera une nana plus entreprenante et là, je m’en voudrai à mort de pas l’avoir embrassé… Car après tout, ne vaut-il mieux pas un bon vieux râteau qu’un « mais s’il le faut, lui aussi, il voulait que je l’embrasse ! » qui va me turlupiner longtemps.

 

Bon, allez, la prochaine fois, je me jette à l’eau. Si le monsieur m’en laisse le temps !