J’ai testé pour vous les soirées célibataires

J’ai longtemps fui les soirées « drague entre célibs » car j’avais peur. Peur d’entrer dans un univers de désespérés traquant l’amour comme des fous. Peur de devoir refuser les avances d’un inconnu sans sortir la carte du « ah désolée, j’ai quelqu’un ! » Beaucoup moins vexante qu’un « tu me plais pas du tout, salut ! ». Mais bon, vu que j’avais rien de prévu dimanche, j’acceptais l’invitation d’Anaïs pour une soirée dédiée à la rencontre entre célibataires.

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Au début, j’ai rien compris. Je donne mon nom et on me dit « tu passes l’apéritif avec Arnaud! » Je…heu…hein ? J’avais pas compris que c’était du speed dating, moi… Je me retrouve face à une belle baraque atteignant facilement les 1m90, le mec m’accueille chaleureusement, me présente le gars à côté de lui (son pote ?) et m’annonce « je vais vous chercher des verres ». Ouh la il me vouvoie, je suis où là ? En fait, le vous s’adressait à l’autre garçon et à moi et Arnaud n’était pas mon date mais le référent du groupe. Aaaaaah !

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Pour explication : comme on sait que les gens se parlent pas trop si on ne les encourage pas, on est dispatché dans différents groupes avec un référent qui crée le lien. Les gens de mon groupe arrive. Que des filles. Heu… « Normalement, les groupes sont paritaires, 5 filles et 5 garçons ! ». Oui ok donc j’ai choisi la soirée anormale car nous voilà 7 filles pour 2 garçons… Un 3ème gars arrivera un peu plus tard mais je n’ai pas pu lui dire bonjour car… J’ai été verrouillée.

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Ça m’arrive assez souvent en soirée et c’est chiant. En gros moi fille gentille, polie donc les gens commencent à le parler et petit à petit, je me retrouve isolée avec cette seule autre personne et plus moyen de m’échapper. Là, c’est le garçon non référent qui m’attrape. Il est gentil, je dis pas mais je me sens pas du tout attirée par lui, je me sens à des années lumière de sa vie. Non mais il me dit que d’ordinaire, il se couche à 22h30… Moi quand j’éteins à 1h, je m’envoie des confettis pour le féliciter de me coucher si tôt… Le groupe apéro se referme, on n’en fait plus partie. Dommage, y avait une fille qui avait l’air cool, j’aurais aimé discuter avec elle.

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2nd round : le dîner en placement libre. Je pars chercher à manger, je papote vite fait avec la fille cool et quand je retourne dans la salle : alléluia ! Anaïs avait repéré mon manteau et prend la place à côté. Nous sommes 5 à table : Anaïs  donc, une fille nommée Rose, un garçon nommé Gabriel, mon geôlier et moi. Première partie du repas, je suis tiraillée entre Gabriel, Rose et Anaïs d’un côté et le geôlier qui continue d’essayer de m’enfermer dans un dialogue au sens premier du terme. Je lutte, je suis limite couchée sur Anaïs tellement je tourne mon corps vers le centre de la table pour tenter de lancer des conversations générales. Anaïs et moi accrochons bien avec Rose, Gabriel finit par nous quitter pour aller à la table derrière rejoindre sa target.

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Entre alors en scène Bertrand, référent qui booste les conversations et nous donnent deux ou trois astuces que je vous réserve pour un « faut-il draguer« , ma fameuse série que j’écris pas (on atteint presque le naufrage de « une histoire d’amour » pour dire)(oui, je fais du link, j’essaie de reprendre mes séries abandonnées en leur conférant de la visibilité)(j’ai énormément progressé en pipeau marketing, un truc de dingue). C’est assez intéressant d’avoir soudain un mec bien dans ses baskets qui a la tchatche facile, on se marre bien, on joue un peu à s’arroser quand on se croise aux toilettes (enfin, au lavabo des toilettes, n’allez pas imaginer une golden shower), on se fait 30 secondes de frottis frotta en dansant et basta.

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Ah oui la danse, parlons en. La soirée se termine sur une partie dansante à la playlist assez éclectique mais assez mariage finalement. Sta dire qu’à un moment, ils nous passent un grand classique du genre, je joue les Cassandre « dans 2 mn, on a du Cloclo ! ». Ben gagné ! Bon j’avais ensuite parié sur Émile et Images, c’était YMCA. Mes origines toulousaines sans doute… Mais ça, j’ai bien aimé de shaker un peu mon booty. Bon puis j’avais bien aimé le vin avant alors bon…

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Conclusion ? J’ai commis quelques erreurs de débutante, me suis sentie un peu larguée mais j’ai fini par retrouver mes marques et mon bagout. Du coup, ça mérite de retenter l’expérience. Et j’ai pas tout perdu, j’ai filé mon numéro à Rose. Non que je vire lesbienne bien que Rose, elle ressemble à elle :

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De la bombasse quoi. Mais non, on s’emballe pas mais avec sa pote Oceane qui nous a rejoint en fin de soirée, Anais, elle et moi, on va se faire un afterwork. Mmmm, 4 filles qui vont siroter un cocktail en guettant les mâles, ça me rappelle quelque chose…

L’entretien, ce long speed dating

Fossé générationnel oblige, ma mère ne connaît pas la joie des entretiens. Ben oui, elle, elle a fait son école infirmière, elle est devenue infirmière, fin de l’histoire. Mon père, c’est pareil : hop école de médecine, hop la thèse, hop le boulot. Bon, je simplifie un peu son parcours, je résume 10 ans en 3 hops, quel manque de reconnaissance ! Bref mes parents ne connaissent pas le monde merveilleux du travail tel que la génération Y le côtoie. Notamment le jeu de l’entretien.

Un entretien, c’est codé. D’abord une poignée de main, deux noms lâchés distraitement. « M. Duchemin », « Mlle Bartoldi » ou si vous postulez dans une agence djeunz (ou qui souhaite le paraitre) « Loïc », « Nina ». Puis survient quelques formalités polies à base de verre d’eau ou, pour les plus généreux, un café, prenez place, merci. Chacun s’installe et dégaine ses armes : un cahier, un crayon, un CV et éventuellement un book pour le candidat, un dossier coloré avec votre cv et quelques autres papiers (le cv de vos concurrents en général) de l’autre. Et c’est parti pour toujours le même discours. Moi : « j’ai fait telles études, j’ai fait tel travail, ça m’a permis d’acquérir, je suis partie parce que, voilà voilà », l’autre « le poste que nous proposons, compétences, expérience, mutuelle, ticket resto, vos revendications salariales ? ». Ça dure certes plus de sept minutes mais féroce est de constater qu’on est en plein speed dating : on sort un discours rôdé pour convaincre la personne en face de donner suite à cette première rencontre.


Évidemment, les coachs emploi (ça doit bien exister, y a des coachs en tout) vont hurler « mais non mais pas du tout mais quelle hérésie ! Un entretien, ça se prépare, faut faire ressortir les compétences clés pour le poste proposé, bla bla. » Ah oui, je te le confirme, Septime (j’assume qu’à moitié cette rime pauvre) sauf que voilà, même si tu insistes un peu plus sur certains éléments que d’autres, reste que ton parcours est toujours le même. Sauf mythomanie mais ça, c’est un autre problème. Peu importe où je postule, je reste la fille qui a fait des études d’histoire puis de journalisme, qui a galéré un an et demi en multipliant le piges non rémunérées (oui, j’en voulais) puis un jour, au détour d’une annonce, la voilà animatrice de communauté. Puis community manager ou chef de projet, selon les sociétés. Même si je met en avant certains points plutôt que d’autres, si je détaille plus une expérience plutôt qu’une autre, mon parcours ne bouge pas. À la limite, la seule partie de mon cv qui bouge beaucoup, ce sont mes loisirs. Ouais, je remets souvent cette partie de mon cv à jour alors qu’elle est pas si lue mais moi, j’aime bien, ça me donne l’impression d’évoluer (parce que je peux pas changer de taf tous les 3 mois quoi).


Et on ressort donc le même discours, les mots finissent par devenir creux à force de toujours les répéter. Le community management, la gestion de projet, et maintenant que vais-je faire ? T’as pas un peu envie qu’on écrive un nous ? Je me demande à partir de combien d’entretiens, de combien speed datings on finit par perdre la main. À force de trop ressasser ces histoires qui perdent leur sens, on n’y met plus vraiment de conviction, on les balance à la figure du recruteur ou de notre prétendant avec une énergie molle. À moins de jouer un job de rêve ou d’être face à un Jon Kortajarena garanti hétéro (au moins à 50%…). On dit qu’il faut passer je ne sais plus combien d’entretiens pour trouver un premier job. Mais à partir de combien les chances de trouver s’estompent ? À partir de combien on va à son rendez-vous, amoureux ou professionnel, débiter toujours les mêmes propos en se demandant à quoi bon ?


Parfois, l’échange monotone est dynamisé par la balle slicée de votre partenaire de jeu qui fait sortir la conversation de ses rails pour lui donner une allure folle, délirante. Au choix, on pénètre dans un monde merveilleux, au pire, on se crashe contre un mur. Mais bordel, que j’en ai marre de toujours ânonner mes qualités et mes défauts (version politiquement correcte). Toujours les mêmes questions à quelques exceptions près (on m’a demandé un jour quel était le projet dont j’étais la plus fière, j’ai trouvé ça déstabilisant donc intéressant, ça me poussait à réfléchir). Teste-moi, sors du cadre, bousculons nous un peu. Force moi à réfléchir à toute vitesse pour te donner la meilleure réponse, pose-moi des questions précises sur les compétences et pas de vagues questions sur ma personnalité. Propose-moi de l’inédit, fais-moi frissonner.

Il y a cependant une différence, une différence énorme. Au speed dating, tu pars sur un pied d’égalité et tu as un vrai pouvoir de décision. En entretien, tu as juste le pouvoir de refuser un poste. Et si ton chômage est de longue durée, autant dire que tu vas pas faire ta diva non plus.

Où trouver l’homme ? Episode spécial St Valentin

(Je rappelle à mon cher lectorat que cet article est fictif et qu’en vrai, je ne cherche pas un homme de façon active)

J’avais dit la semaine dernière que j’allais parler de la drague en roller mais j’avais oublié ce grand événement commercialo-romantique (oxymore). Franchement, je sais pas comment j’ai fait car quand on travaille pour un magazine féminin, on en bouffe de la St Valentin.

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Me voici donc célibataire à la St Valentin, ce qui devrait m’émouvoir mais en février, moi, j’ai pas l’âme romantique puisque la qualité principale que je cherche chez un homme à l’heure actuelle, c’est la chaleur qu’il dégage. Ceci étant, grâce à la St Valentin, placée judicieusement entre Noël et Pâques, nous voilà soudain dans une zone pleine de cœurs, de cupidons potelés, de roses rouges, de chocolats en forme de cœur…Alors n’est-ce pas le moment idéal pour trouver un homme ?

En tant que jeune fille romantique élevée aux contes de fées, j’attends beaucoup de la St Valentin et ce dès l’adolescence. Ah oui, je me souviens des St Valentin de mon
adolescence, un jour interminable où on attend un geste d’amour d’un amoureux transi secret qui nous offrirait une rose ou glisserait une lettre enflammée dans notre sac de cours. En plus, moi, à mon époque, le langage SMS n’existait pas donc j’aurais pu recevoir une lettre au pire bourrée de fautes mais avec des mots entiers, quand même. Mais voilà, jamais personne ne s’est déclaré.

Quelques années plus tard (la pudeur m’interdit de dire combien), voilà que je suis célibataire et me languis de mon prince. Nous sommes le 14 février, je me lève. Je n’ai rien prévu pour la soirée des fois qu’un homme décide à m’inviter dans la journée pour un dîner romantique. UN homme sans doute prétentieux vu qu’il faut réserver à l’avance pour aller dans un resto dont le nom ne commence pas par Mac ou Quick ou un pragmatique qui a plusieurs cibles à inviter. Et puis le speed dating de la St Valentin, ça fait trop aigrie du Cupidon. Je regarde mon portable : pas de sms de déclaration d’amour. J’arrive au boulot, jette mon sac et regarde mes mails : pas de déclaration. Je regarde les recoins de mon bureau (bon les cachettes sont pas nombreuses), rien. Bon, c’est que 10h, on va pas s’inquiéter. A 15h, j’ai des envies d’émasculation. Mais le problème, c’est que mon amoureux transi anonyme que j’attends, il est anonyme justement donc ça va être dur pour m’en prendre à ses attributs masculins. 17h, j’ai compris, c’est bon, personne ne va se déclarer, m’offrir des roses ou des chocolats. Je rentre dare-dare chez moi, ouvre ma boîte aux lettres, le cœur battant… Bon ben voilà, la seule personne à m’écrire en ce jour maudit, c’est EDF. Ok, je vais passer la soirée à manger de la haagen dasz en matant Prison Break où le beau Wenworth est pédé. Les mecs, c’est vraiment tous des connards. Oh, un bruit dans la rue ! Un homme viendrait-il faire la sérénade sous ma fenêtre ? Les pas s’approchent… toujours plus près… La personne est devant ma fenêtre… Merde, elle s’arrête pas. J’ai des envies de faire bouffer son arc à un cupidon.

Alors, vous allez me dire « non mais oh, Nina, tu n’arrêtes pas de nous saouler avec ton égalité des sexes, t’as qu’à la faire ta déclaration, toi ! ». Alors là, je dis non et d’abord pour trois raisons. La première est que je suis une princesse romantique et que si les princesses romantiques étaient entreprenantes, ça se saurait. Ensuite, il paraît curieux d’offrir des roses, des chocolats ou une carte rose avec plein de cœurs à un mec. Enfin, et là, on touche la vraie meilleure raison du monde : j’ai pas de cible. Je ne me déclare pas à n’importe qui, moi, surtout que souvenons nous que je cherche THE mec, celui que je peux présenter à mes parents et même lui faire un bébé, tiens. Céder à l’impulsion de la St Valentin m’éloignerait du droit chemin vers ce prince tant convoité.

Conclusion : la St Valentin, ça pue et je déteste les angelots. En vrai, la St Valentin, je m’en foutais mais cette année, j’en mange à toutes les sauces de par mon job et
j’ai hâte qu’on passe à autre chose. Au moins, la fashion week, je peux mater les tenues et dire si j’aime ou pas. Alors que les cartes de la St Valentin, je peux les mater et les trouver toutes moches.

La semaine prochaine, déçue de ne pas avoir reçu de déclaration, je ferai donc du roller.

La liste de la fille qui va bientôt poser un RTT pour un week-end de 3 jours

Semaine de débile, c’est quand que ça s’arrête ? D’ailleurs, entre le taf et ma vie sociale, j’ai pas posté hier.

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– Samedi, j’ai rendez vous avec Alice, Anthony, Yohann et Sandra pou dîner. Ma sœur me demande de réserver un resto donc je lui propose notre cantine à chérichounette et à moi, le Starcooker dans le Marais. J’appelle vers 18h30-19h, je tombe sur un répondeur qui m’invite à laisser un message pour ma réservation. « Bonjour, 20h30, on sera 5 » (en vrai, j’ai mis plus de mots). Je me prépare, je pars. 20h20, mon portable sonne, un numéro que je ne connais pas. « Bonjour, le Starcooker, on n’a pas de place pour votre réservation. » Ok…
« Vous vous moquez de moi ? Et vous m’appelez 10 minutes avant alors que j’ai appelé il y a près de deux heures ? – Oui mais je viens d’avoir le message. – Et je fais comment moi maintenant ? On et quasi là ! – Vous pouvez essayer d’aller à notre restaurant à Opéra ». Non mais tu rêves cocotte ! D’ailleurs, tu peux attendre avant que je refoute les pieds dans ton resto. Déjà que le service était déplorable. Du coup, après s’être pris une dizaine de « c’est complet » dans la tête, on a fini à St Michel, à se faire sauter dessus par tous les restaurateurs dans la rue (qu’est-ce que je déteste ça).

– Deux personnes sont nues dans un lit et je suis une des deux et je fais mon caprice : « bon, tu me le diiiiiiiis ? – Non. – Allez, steuplééééééééé ! – Non.  – Si tu me le dis pas, je te tire les poils du torse ! – Si tu me tires un poil, je te vire du lit et deux, je te vire de l’appart. – Ah… Bon d’accord, je te tire pas les poils. Mais diiiiiiiiis le moi ! ». Bon, j’ai fini par savoir ce que je voulais. Chamaillerie suivante. « Hé, je boude, j’te signale ! Tu dois me faire un câlin pour te faire
pardonner ! ». Et là, j’ai droit à trois caresses sur l’épaule genre les mêmes que je fais à Kenya pour lui dire bonjour. Et là, je vous demande : comment je peux être crédible dans ma bouderie si je suis morte de rire ?

– Je suis d’une étourderie assez monumentale en ce moment. Exemple : la semaine dernière, je reçois un avis de recommandé. Là, je commence à vaguement paniquer : mais j’attends rien ! Donc c’est forcément un truc désagréable. Comme j’ai pas le temps d’aller à la Poste, je traîne mon angoisse (enfin, quand j’y pense) toute la semaine avant de me souvenir : j’ai acheté deux billets pour un match de rugby en mars. Je suis un boulet !

– Boulet 2, le retour de la championne. Jeudi, je passe une bonne partie de la journée à bavasser avec Babillages par mail. A un moment, elle me demande mon avis sur un article qu’elle vient d’écrire sur les défilés haute couture et je réponds : « J’aurais rajouté que c’est quoi l’intérêt du front row si on doit faire semblant d’en avoir rien à foutre ??? Mais très drôle sinon ! 😉 ». Et là, angoisse : je me rends compte que cette phrase, je l’ai pas écrite dans le bon mail et que je viens de l’envoyer à une éditrice de la boîte. Heureusement qu’on se racontait pas des cochonneries ! D’ailleurs, tout est bien qui finit bien, l’éditrice ne m’en a pas tenu rigueur.

– Lundi, c’est la panique : les commentaires marchent très mal sur les blogs et notre star de TMF écrit un mail pour nous informer. Nous, c’est la chargée de comm (Sylvie, ma coupine) l’éditrice, moi et… la directrice de publication du magazine. Donc forcément, c’est la panique, Sylvie qui bosse le lundi chez nous et moi décidons d’agir. « Bon, Alice qui est chef de projet blog est en vacances, on va demander à lui. » Simon m’explique que le monsieur n’est pas là. Ni son collègue. Ni un autre. « Heu… mais y a personne ? – Non, y a un séminaire, aujourd’hui ! ». Bon, avec Sylvie, on va quand même faire un tour dans le désert qu’est le bureau des développeurs et on finit par en trouver un (pile en face d’un de mes choupinoux de 23 ans). Au bout d’une heure, le gars me rappelle : « bon, j’ai trouvé le bug mais je peux rien faire, j’ai pas les codes ». Mardi, je crée un incident diplomatique toujours chez les développeurs mais pas les mêmes. Des grandes plumes de TMF ont lancé leur blog et l’une d’entre elles m’engueule parce qu’il n’y a aucun lien vers leur blog sur le site (même si elle me dit qu’elle sait que c’est pas ma faute) donc je demande directement à un gars de régler le problème. Deux minutes après, je reçois un premier mail : « Nina, remplis une demande officielle sur le serveur, s’il te plaît », suivi quasiment immédiatement par un « désolé, je viens de me faire attraper par mon chef et je me suis fait engueuler, je suis censé faire autre chose ». Oups…

– Quand tu appelles un mec choubidou, ça a des effets dramatiques sur l’érection. Alors que c’était gentil, je le plaignais (« oh, mon pauvre choubidou »). Je crois que je vais en rester à « oh, petit bouchon ! ». J’adore cette expression.

– Jeudi soir, rendez-vous avec une copine du collège/lycée de passage sur Paris. Pour situer rapidement la demoiselle, elle est pilote dans l’armée. Là, elle revient du Tchad où elle gérait les transports de nourriture (et de blessés parfois). Avec elle, un couple, un homme marié sans sa femme et une autre fille. Dans l’armée, on se marie vite. Face à moi au restaurant, l’élément mâle du couple qui sort de bien belles perles : « Aux Etats-Unis, il pratiquent énormément le sexe oral… L’oral sex, qu’ils appellent ça et il ne s’agit pas d’un speed dating d’une heure trente » mais surtout ma préférée que je vais ressortir : « l’amour rend aveugle, certes. Mais y a pas mal de clairvoyants qui se sont plantés ».

– Dernier tiret glam pour la route. Suite aux conseils de Vicky (sentez déjà comme j’assume le truc), j’ai regardé Cops hier soir. Je n’avais jamais regardé, pensant qu’il s’agissait des poursuites en voitures avec 10 accidents par minutes et tout ça mais pas vraiment. A un moment, une fliquette arrête une camée qui lui explique qu’elle a une pipe à crack dans le vagin… Et qui va la repêcher. Est-ce plus ignoble que le mec qui avait une seringue dans le rectum ? Je sais pas.

 

– Pour me faire pardonner du tiret précédent, un peu de musique !