Playmobils vs le sexisme

Profitons de cette douce période de fêtes pour parler jouets et spécifiquement Playmobils puisqu’ils ont accompagné mon enfance, donnant corps à mon imagination fertile. A la fin, peu avant de les remiser au grenier, c’était devenu du sérieux, j’avais une feuille avec l’état civil de chaque personnage, des histoires de riches et de pauvres et de politique. Légèrement flippant quand on y pense… Depuis ce temps béni de l’enfance, je furète parfois dans les rayons jouets pour mater les Playmobils, légèrement jalouse de ne pas en avoir eu d’aussi canons quand j’étais bambine.

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Pourtant, mon regard d’adulte tiquait : ils sont un peu sexistes, mes chers playmo. Les playmo à la maison : maman à la cuisine/ buanderie/ nurserie/ salle de bain, papa au salon à lire le journal. Playmos métiers : homme chirurgiens, dentistes ou pompiers,femmes institutrices, infirmières, vendeuses et pour les plus parvenues : pédiatres. Evidemment, chaque enfant était associé à une maman. Oui hum…

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Je ne saurais dire si les schémas sexistes que l’on rencontre durant notre enfance nous enferment vraiment dans certains carcans. Si je regarde, ma soeur et moi jouions au Playmobils, à la Barbie pour elle, à la marchande, la pâtisserie en pâte à modeler… Bref, nous apprenions malgré nous que la maman était censée faire les courses, la cuisine et s’occuper des mioches. Quoi que dans l’univers Barbie (celui de ma soeur), l’homme n’était en fin de compte qu’un accessoire sans grande valeur. La preuve, sur les 30 Barbie qu’elle avait, elle avait 2 Ken qui erraient, nus, car à la base, ils n’avaient qu’un short de bain. Pourtant, 20 années et quelques (bim!) plus tard, nous ne sommes ni l’unes ni l’autre enfermées dans un schéma traditionnel : ma soeur est certes mariée mais n’a eu son premier enfant qu’à 30 ans et est le revenu principal de son foyer. Quant à votre fidèle blogueuse, 32 ans, pas super motivée à l’idée de construire une famille, pas très intéressée par la cuisine. Et si j’apprécie le tricot et la couture, c’est pour me fabriquer des trucs pour être plus jolie. Non parce que j’ai commencé à tricoter des trucs pour mon neveu mais… putain, c’est trop long…

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Mais revenons en à nos Playmos. Les jouets ont-ils pour fonction de casser les schémas sexistes ou sont-ce les parents qui prêtent aux jouets le pouvoir de générer des stéréotypes qui influeront nos enfants ? Est-ce parce que l’enfant a un playmo femme dans la cuisine qu’il va penser que c’est la fonction de la maman ou est-ce parce que sa mère cuisine ? D’après mes souvenirs, les enfants ont souvent tendance à détourner leurs jouets de leur utilisation initiale. Je me souviens d’une folle après-midi à jouer avec mes cousins, où ma Barbie s’entassait difficilement dans la voiture de GI Joe pour aller affronter le méchant Venom(celui de Mask, le dessin animé). Paie ta femme parfaite…

MASK

Et puis vendredi, je suis allée à la FNAC. En me baladant à la recherche du rayon romans en VO (je dois improve my english), je croise une petite fille et son papa qui avançaient dans les rayons, la choupette tenant une boîte bleue que j’aurais reconnue entre mille. Tiens, elle fait quoi avec des playmos à la FNAC ? Et bien au détour du rayon suivant, les voici les voilà, le Graal de mon enfance. Je ne peux résister, je vais y jeter un oeil. Whaaaaa, canon la nouvelle salle de bain avec la dame en serviette. Oh la nouvelle nursery… Mais… Mais… C’est le papa qui change le bébé !

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Hé oui, chez les Playmos aussi, les choses changent, la société playmobilière évolue. Un nouvel outil pour apprendre l’égalité des sexes à nos têtes blondes ? Ceci étant, est-ce que les enfants ont vraiment envie de jouer au papa miniature qui chang une couche à un bébé plastique minuscule ? Hein ?

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Et puis puisqu’on parle Playmo engagés, un petit clip sans prétention sur le mariage pour tous que je trouve amusant.

Le dating, ça lasse

Puisque je suis à nouveau célibataire (déjà 2 mois !), je me suis dit : tiens, retournons sur un site de rencontre de qualité et retrouvons un homme. Ou plusieurs peut-être. Sauf que, est-ce la frustration d’avoir tout juste goûté aux délices de la complicité amoureuse trop vite enlevée ou le travail de ma naturopathe ? Le cul pour le cul, ça ne m’intéresse plus.

Oui, on peut trouver l’amour sur un site de rencontre. Mais faut chercher, beaucoup. Parce que le mec bien, celui qui veut plus qu’un fouillage en règle de mes orifices, il est caché au milieu des daleux. Une vraie chasse aux trésors. L’autre soir par exemple, un charmant garçon commence à me parler. Peu importe ce que je raconte, il veut juste savoir ce que je cherche sur le site, question typique du crève la faim aux couilles pleines. Je réponds donc clairement que le cul pour le cul, j’ai pas envie, que j’ai plus envie de complicité et il me répond « ouais enfin, la finalité reste la même ». Ben non : un mec avec qui je partage quelque chose, j’aurais envie de le rencontrer. Toi, tu dormiras sur la béquille.

Autre cas, plus vicieux : délicate conversation qui s’engage, le jeune homme paraît intéressant, il ne fait pas de fautes et évoque des sujets où j’ai tout à apprendre (le cinéma). Il évoque l’idée d’un café, je réponds en proposant ma seule disponibilité avant 2013 (ou à peu près) et là, pouf « oui enfin, commençons par échanger des mails et faire des chats vidéo sur skype ». Oh comme je le sens venir le plan cam de merde « vas y allume ta cam, tu veux pas te mettre toute nue ? Tu veux pas voir ma queue ? Oh Ben tiens la voilà dis donc ! ». Non mais serieuuuuux… Si je veux voir un mec qui s’astique, je m’en vais mater un porno hein… Je réponds donc que je veux bien discuter mais pas par cam. Tiens, je viens aussitôt de perdre mon aura de femme parfaite…

Tout ça me lasse. Je suis pas en phase Sex burger, j’ai eu ma dose, merci. Rien à faire d’un coup vite fait qui ne me satisfait pas, contrairement à quelque chose de plus construit, plus complice. Si tu n’as que ta queue à donner, propose la à une autre, je préfère encore faire mumuse avec mes propres jouets. Au moins, l’orgasme est sans arrière goût amer…

Du coup, va falloir que j’étudie un peu plus sérieusement pour ma série « faut-il draguer », il semble que les sites de rencontre ne soient plus faits pour moi. Dommage pour le mec bien caché sous 4 tonnes de mecs lourds et affamés.