Attention, femme en chasse, danger de lourdeur

observer mes congénères et je sais repérer une nana en chasse à des kilomètres à la ronde : plus elle en fait des caisses, plus elle est « croc » du mec.  Sauf que parfois, à force d’en faire des caisses, la subtilité trépasse et la tentative de drague flirte dangereusement avec le ridicule, voire s’y vautre franchement dedans. Au secours !

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Evidemment, quand je dis « une nana », je sais très bien que je n’échappe pas à la règle. Quand je suis en phase de séduction, je veux évidemment me placer comme le produit le plus attirant du marché donc faut soigner le packaging, l’argumentaire pour que le client achète. Donc mes tenues se sexysent, mes rires sont de plus en plus issus de ma gorge tandis que mes bras se croisent sous ma poitrine, la soulignant avantageusement et que mon doigt tortille une mèche qui traînait là. J’essaie de placer dans la conversation des citations
de Nietsche, des analyses socio-politico-psycho et ce que tu veux-logique mais aussi quelques allusions sexuelles. Message : je suis jolie, cultivée et coquine.  Sauf que de l’émetteur au récepteur, le message se transforme parfois. Et pour ceux qui reçoivent l’émission, c’est encore plus hilarant,
comme nous l’a prouvé mardi Diane.

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Il m’arrive parfois de me lancer dans une entreprise de drague et j’ai parfois envie de me mettre des claques à posteriori. Parce que par exemple, je suis très forte pour roucouler au téléphone avec ma cible mais une fois raccroché, je me tape sur le front en regardant au ciel : j’ai dû passer pour une débile mentale avec mes rires de gorges, ma voix profonde et sensuelle et mes 10 000 conneries débitées à la vitesse du son. Si le mec n’avait pas forcément envisagé de me faire sienne, là, c’est clairement mort. Je me demande si c’est possible, ça, un mec qui se dise « non mais elle est mignonne mais elle est tellement co-conne, ça va pas être possible ». Moi, à l’inverse, dans ce cas là, je laisse toujours le bénéfice du doute au mec… Et des fois, je tombe sur des tarés.

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Alors parfois, les baffes, j’ai envie de les donner aux donzelles en chasse surtout quand elles sont dans le mode un peu agressif (comme celle de Diane) à base de « je fais tellement de geste et de bruits et je suis tellement surexcitée que plus personne ne peut en placer une à part ma cible ». Là, avec de la chance, si vous êtes dans un groupe relativement important, suffit de laisser la demoiselle hystérique et sa cible seuls. Si y a attirance mutuelle, ils en seront ravis et si le monsieur n’a pas envie de la demoiselle, qu’il se démerde, c’est lui qui nous l’a toute excitée. Le pire étant les demoiselles partant dans la surenchère sexuelle tellement peu fine qu’on se croirait à un spectacle de Bigard. Limite, j’ai envie de lui dire « écoute, montre lui direct tes seins, ça ira plus vite ». Evidemment, si vous vous retrouvez dans la configuration « il y a l’hystéro, sa target et moi », je ne vois que deux choses à faire : soit vous buvez jusqu’à évanouissement, soit vous simulez un appel sur votre portable, vous faites une conversation fictive à base de « Quoi ? […] Oh
non, ma pauvre puce, je suis désolée[…] Non, ne pleure pas[…] Bon écoute, ne bouge pas, j’arrive ! ». Pensez à bien ménager vos silences pour être crédibles. Et ne culpabilisez pas : vous êtes de trop.

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Alors moralité ? Ben en matière de drague, on est tous aussi lourds, hommes comme femmes, c’est beau l’égalité des sexes… quoi qu’en la matière, ça aurait été bien mieux pour nous que notre parade nuptiale se fasse tout en finesse…

 

Week-end dans le sud

Bon, pour les 3 du fond qui n’ont pas suivi, ce week-end, j’ai fait une petite pause sud-ouestesque en compagnie de ma chérichounette adorée, aka Vicky. L’idée de départ était de faire un article à 4 mains mais on n’a pas eu le temps ce week-end (ou on ne l’a pas pris) donc l’idée d’arrivée est : on raconte chacune notre week-end pour voir.

 
Jeudi

Départ qui n’arrive pas. D’abord, Vicky rame sur le périph et a du mal à trouver une place, moi, j’ai du mal à commander une pizza (si, si). Bref, après quelques péripéties, nous voici parties toutes les 3, la 3e étant Kenya. 7h de route, 1 dark dog et demi chacune, Kenya se vidant par tous les trous et beuglant à la mort, des grandes conversations, des arrêts pipi, du brouillard… Enfin, à 6h15, Charlotte (la voiture de Vicky pour ceux qui savent pas, c’est mal) est posée devant chez mes parents. 6h30. On dort.

Vendredi

Au menu prévisionnel : lever 11h, visite de ma ville dans l’après-midi, dîner le soir avec Anne et Best Friend de Vicky en centre. Bon, finalement, lever midi, déjeuner avec mes parents. Ma mère est en forme et raconte plein de conneries sur mon père : « Alors quand on a gagné contre les All Blacks, on était dans un pub à Venise et ton père s’est mis debout sur la table pour chanter la Marseillaise ! », « et alors, tu vois, cette connasse, elle était habillée Burberry des pieds à la tête… Même que ton père m’a demandé si elle avait pas le tampon burberry, aussi ! ». Là, mon père est cramoisi, sous la table, Vicky et moi mortes de rire. Mon papa, je l’adoooooooooore. Bon, pour l’après-midi, on doit visiter la
ville mais finalement, on traînasse, on traînasse. Vers 16h, on se couche dans mon lit, je lui lis vaguement Voici, on commente la vie de Brit-Brit puis on roupille jusqu’à 18h. Là, on se fait belles, on part en voiture pour Toulouse pour rejoindre nos meilleures amies respectives. On va dans un resto assez sympa mais déco à refaire, le serveur est très chaleureux « 4 belles brunes, c’te chance ! ». Bon, il met un peu 2h à nous servir l’apéro mais très aimable puisqu’il termine toutes ses phrases par « à votre service », jusqu’à ce qu’il remarque
qu’on se fout un peu de lui. Fin du repas, on balade un peu Vicky dans Toulouse by night. On abandonne les filles et retour maison. Je fais faire à mon invitée un tour en voiture de ma ville natale by night et lui montre même l’appart où j’ai grandi. J’ai même conduit dans le parking juste devant, je l’avais jamais fait. Faut savoir que 14 ans après, j’ai toujours une grosse nostalgie de cet appart, j’en rêve encore la nuit. Ca m’a paru tout petit, plus que dans mes souvenirs. Papotage jusqu’à 3h.

 
Samedi

Lever très tardive puisque ma maman m’a réveillée, on déjeune, on traînasse un peu puis retour sur Toulouse. Au menu, Best Friend again et Guillaume 1er. Sauf que le jeune homme nous fait sa migraine habituelle donc je le verrai une prochaine fois (mais quand ?). Du coup, on boit un café chez Best Friend et retour en centre ville par le métro, s’il vous plait. Pour ceux qui ne connaissent pas le métro toulousain, c’est un métro sans conducteur donc avec Vicky, on se met tout devant. On fait touriste, et alors ? Un peu de shopping (mais on
n’a rien acheté), un délicieux café latte un peu spécial (il y a des étages, il faut aspirer chaque étage mais j’ai foiré, moi). Retour à ville natale pour un dîner en famille et initiation de (la pauvre) Vicky au rugby made in famille Bartoldi. Genre ma mère qui est surexcitée, qui bondit du canapé à chaque action, qui gueule (pauvre Damien Traille, les oreilles qui sifflaient, on sait d’où ça vient), qui explique à Vicky les règles en demandant l’approbation de mon papa « alors, là, tu vois, y a ça parce que ça… je dis des conneries minou ? – Non,
non ! ». Oui, ma mère appelle toujours mon père minou et après, on s’étonne que je sois une handicapée sentimentale du style « bouh, moi, je pourrai jamais avoir un couple aussi parfait que mes parents ». Ensuite, on popstarise jusqu’à tard parce que Fox life diffuse plus Sunset Beach (bouhouhou). Coucher 3h, again.

 
Dimanche

Lever tard, encore et toujours. Déjeuner délicieusement gargantuesque puis squattage du jardin pour me colorer les cheveux. Oui, il fait beau, autant le faire au soleil, me revoici parfaitement brunette sans racines, sauf ma foutue mèche blonde du devant qui résiste encore et toujours. J’ai pas envie de rentrer… Après une micro sieste pour charger les batteries, il va être temps de partir. Valises ok, faisons les sandwich pour la route. On charge la voiture et là, il faut mettre Kenya dans sa cage. Mais où est elle ? On tourne on vire, on trouve le chat de ma
sœur et enfin, on repère Kenya. Chez le voisin. On l’appelle, on secoue les croquettes, on essaie de l’appâter avec du thon mais parle à mon cul, ma tête est malade. Avoir un chat anorexique n’est pas toujours facile… En désespoir de cause, on appelle le voisin qui remue un bâton pour l’attirer, ça marche super bien, il a 4 chats qui viennent le voir : Carambar (celui de ma sœur), Clio (celle de ma mère), Balloon le sien et enfin Kenya qui m’est restituée. C’est partiiiiiiiiiii ! Le trajet se déroule bien, Kenya chouine mais bout à bout, elle n’a dû que pleurer 3h sur les 6, youhou ! A chaque odeur suspecte, on râle « ah, elle a vomi…. Ah, elle a fait caca… ». Glamourous. Vers 21h, on s’arrête pour dîner, des sandwichs au foie gras faits maison. Oui, nous, on a la classe, on mange des sandwichs au foie gras sur une aire d’autoroute, na. Je repère à chaque fois les prochaines grandes villes pour nous donner du courage « ouais, on vient de passer Limoges ! Ouais, c’est Bourges ! Orléans, on approche ! ». Un peu avant la fin, on s’arrête dans une aire pour une dernière vidange, on tombe sur des toilettes concept où faut appuyer sur plein de boutons. Du coup, je fais pipi dans le noir, même pas peur.

 Enfin, Paris, retour maison. En sortant Kenya de sa cage, bonne surprise, elle n’a finalement rien expulsé de sa minuscule personne, youhou ! Elle est propre quand elle veut.
 Bilan : un super week-end qui m’a fait un bien fou. Ma chérichounette, merci pour le week-end, merci de m’avoir supportée, moi et aussi mon chat. I’m kiffin you !!