Quand mes voisins pénètrent mon intimité

Ça fait maintenant un an et demi que j’ai investi cet appart (je crois que pour la crémaillère, c’est mort). Un an et demi que je suis à nouveau la fille au chat qui miaule pour tout le 3e étage. Et je m’amuse parfois à imaginer ce que pensent mes voisins de moi selon les données qu’ils ont. Ou comment je dois passer pour une hétéro refoulée.

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Un dimanche fin de journée, je rentre d’un week-end pro en province et je croise ma voisine, une des seules identifiées (elle et son mari qui savait déjà qui j’étais la première fois que je l’ai identifié ce qui m’a un peu fait flipper). On discute poliment et là, elle me balance l’air de rien : « oui, je vous entends rentrer le soir avec votre petit chat qui miaule et vous qui lui courez après ». Ah…ahah…hum. Il faut savoir que dès que j’ouvre la porte de mon appart, Kenya sort comme une flèche en pioutant comme une débile donc, c’est un fait, mes voisins sont au courant de mes allées et venues.

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Alors je me suis amusée à imaginer ce que pourraient penser mes voisins s’ils observaient les visites chez moi et force est de constater que je sens l’hétéro refoulée à plein nez. Concrètement, pendant ces un an et demie, j’ai très souvent reçu la visite de Vicky qui a même vécu chez moi pendant un mois. Pourtant, pendant cette période de concubinage, si le voisin tend l’oreille, point de bruit de sexe. Contrairement aux fois où j’ai reçu des hommes aux petites heures de la nuit. Mais bon, Vicky est repartie, notre couple lesbien est bel et bien mort et comme elle ne vient plus chez moi, mes voisins doivent imaginer le pire.

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Et dernièrement, il s’est passé un truc. Un matin, le réveil sonne, je retarde au maximum le pénible lever jusqu’au moment où mon retard flirte avec l’indécence. Je finis par m’extirper du lit, attrape Kenya que je trouve bien dissipée pour lui faire un câlin et là, je le trouve face la porte d’entrée ouverte… Alors que je suis nue. Je la claque, éberluée, me demandant comment j’ai pu ne pas la fermer la veille. Je comprends soudain pourquoi durant la séance de « grml grml encore 5 mn », j’entendais aussi distinctement mes voisins. Mais pendant ma douche, j’angoisse. Dans la soirée, je me suis rendue plusieurs fois à la salle de bain, j’aurais vu que la porte était ouverte. Et si je devenais somnambule et que je m’étais baladée à poil une partie de la nuit dans l’immeuble ? Oh mon Dieu ! En fait, j’ai eu la réponse le soir même : j’avais juste mal claqué la porte et un courant d’air l’a ré ouverte.

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Ceci étant, je note que si je dois un jour me faire assassiner chez moi, j’aimerais que ce ne soit pas dans cet appart. Ben oui, mes voisins sont passés devant ma porte ouverte sans rien faire, j’en conclus donc qu’en cas d’assassinat, mon chat aura eu 3 fois le temps de me manger avant qu’ils ne réagissent. Et je rappelle que mon chat a des tendances anorexiques…

La liste de la fille qui arrive (logique)

Oui, moi, je suis sauvage comme un poney (oui, c’est pas de moi, je sais), je quitte un taf pour enchaîner de suite avec le nouveau, même pas peur. Mais en vrai, j’aurais bien voulu des vacances ! 

– Suite à l’achat compulsif d’une PS2 (oui, la 2, pas la 3) et de Final Fantasy X (oui, le X, pas le XII), je passe nettement moins de temps sur le net. Mais bon, je dois sauver Spira de l’atroce monstre Sin et en plus, je suis secrètement amoureuse de maître Seymour que je pressens être un méchant. Et Lulu réveille mes instincts lesbiens… Ou goths. Tout est
question de priorité dans la vie. 

– Changer sans transition de boulot, c’est dur. Par exemple, je dois gérer la modération du forum de TMF. Sauf que j’ai un peu gardé les réflexes de mon ancien taf, là où Big
Entreprise modérait le moindre bout de têtons. Alors, forcément, quand je vois un sujet sur la sodomie et un autre sur la double pénétration, je suis un peu tentée de modérer. Mais non, bienvenue dans un nouveau monde de liberté ! D’ailleurs pour mon premier jour, un monsieur m’a envoyé un message, utilisant l’alerte à la modération, pour m’expliquer ce que sa femme faisait avec un gode ceinture. Heu… 

– Ouais, je connais les prénoms des filles de la bande, ça y est !  

– Nina est le fruit d’une technologie très avancée, elle est équipé d’un GPS interne. Sauf que des fois (souvent), il doit pas capter le réseau. Exemple : lundi, je pars déjeuner avec mes collègues, je suis bêtement en discutant un peu avec Lena. Après le déj, je décide de faire une petite course et maintenant, à moi de retrouver le bureau. Ben à l’arrivée, j’ai juste fait un mini détour… Mais j’ai eu un peu peur. Sinon, mardi, mise en pilote automatique, du coup, j’ai pris le RER en sens inverse. Je me disais qu’il y avait beaucoup de monde, je
comprends mieux ! 

– Même sur ma bimbo, j’ai un chat anorexique, même pas 2 kg. Ce doit être la fatalité ! 

– Mardi soir, coup de fil à Alex (oui, des fois, j’appelle les gens, vous imaginez pas l’effort que c’est, j’aime pas ça, sauf pour ma maman mais c’est une habitude) « le taf, ça va ? La famille ? Bah, te reste plus qu’à trouver un mec ! Mais je m’en fais pas pour toi à ce sujet ! ». Oooooooooh, c’est trop gentil, ça. Moi non plus, en fait, mais c’est surtout parce qu’en ce moment, je suis plus occupée à commencer comme il faut mon nouveau taf et à sauver Spira. Pendant que je lui parle, Kenya prend un de ses coups de flip à se la jouer boule de flipper miaulante dans mon appart « Ah, ben j’entends que ton chat n’a pas changé ! ». Je suis toujours émue devant l’amour qu’ils se portent mutuellement, ces deux là ! 

– Je suis un boulet de compétition. Semaine dernière, M. le RH de TGGP m’appelle « oui, début du taf lundi, visite médicale mercredi ! ». Damn it, j’aime pas les visites médicales. Mardi soir, vers tard, opération « l’est où mon carnet de santé ? ». Echouée. Mission « l’est où ma crème dépilatoire vu que je suis célibataire abstinente donc poilue ? » Echouée. Donc mercredi, je me pose devant le centre médical, poilue et sans carnet de santé, je me sens pas fière du tout. Tiens, c’est fermé ? 15h. Bon, j’attends. A 15H12, je me casse, youhou ! Je retourne au bureau, Alix me suggère de les appeler donc je récupère ma convoc et vérifie… Ah ben en fait, mon rendez-vous était bien à 15h, mais le mardi ! C’te honte ! Heureusement, Simon m’a rassurée, je suis pas la première à qui ça arrive, ouf ! Mais le RH, il m’avait dit mercredi, je l’ai cru, moi !

– Discussion MSNique Vicky/Nina : « (moi) Miom, je mange un ananas ! – Ca donne des aphtes – Oui mais c’est trop bon – Tu crois que je m’inquiète du retard de mon frère et sa chérie, là ? – Ils devaient pas arriver à 22h30 ? – Non, 20h30 – J’avais compris 22h30 – Attends, je vais voir. Ah oui, on dirait que t’as raison – Aaaaaaaaaaah, j’ai la bouche qui pique ! ». Donc voilà, après l’allergie à la figue, il semblerait que ce soit maintenant l’ananas puisque j’avais la langue qui piquait atrocement, l’impression qu’elle enflait, était cramée comme après avoir bu une boisson trop chaude. Non mais il n’est pas question que je sois allergique à l’ananas ! En fait ma maman m’a rassurée, paraît que c’est normal, ça le lui fait tout le temps. Mouais, c’est ça ! 

– Comment faire circuler de fausses rumeurs par Nina. Etape 1, connectez vous à facebook. Etape 2, constatez que votre presque frère Yohann et sa copine « ended their
relationship ». Etape 3, shoppinez avec Alice et commencez par « Alors, Yohann et sa copine, ils ont rompu ? ». Là, Alice paniquée va chercher les infos et vous attendez
les explications : en fait, ils n’ont pas rompu, c’est juste que Yohann ne voulait pas que ses collègues, inscrits aussi sur facebook, voient avec qui il était. Tout simplement !

– La vidéo de la semaine, pas de la musique, on rigole, plutôt ! Si vous aimez Rémi Gaillard, d’autres vidéos là

Week-end dans le sud

Bon, pour les 3 du fond qui n’ont pas suivi, ce week-end, j’ai fait une petite pause sud-ouestesque en compagnie de ma chérichounette adorée, aka Vicky. L’idée de départ était de faire un article à 4 mains mais on n’a pas eu le temps ce week-end (ou on ne l’a pas pris) donc l’idée d’arrivée est : on raconte chacune notre week-end pour voir.

 
Jeudi

Départ qui n’arrive pas. D’abord, Vicky rame sur le périph et a du mal à trouver une place, moi, j’ai du mal à commander une pizza (si, si). Bref, après quelques péripéties, nous voici parties toutes les 3, la 3e étant Kenya. 7h de route, 1 dark dog et demi chacune, Kenya se vidant par tous les trous et beuglant à la mort, des grandes conversations, des arrêts pipi, du brouillard… Enfin, à 6h15, Charlotte (la voiture de Vicky pour ceux qui savent pas, c’est mal) est posée devant chez mes parents. 6h30. On dort.

Vendredi

Au menu prévisionnel : lever 11h, visite de ma ville dans l’après-midi, dîner le soir avec Anne et Best Friend de Vicky en centre. Bon, finalement, lever midi, déjeuner avec mes parents. Ma mère est en forme et raconte plein de conneries sur mon père : « Alors quand on a gagné contre les All Blacks, on était dans un pub à Venise et ton père s’est mis debout sur la table pour chanter la Marseillaise ! », « et alors, tu vois, cette connasse, elle était habillée Burberry des pieds à la tête… Même que ton père m’a demandé si elle avait pas le tampon burberry, aussi ! ». Là, mon père est cramoisi, sous la table, Vicky et moi mortes de rire. Mon papa, je l’adoooooooooore. Bon, pour l’après-midi, on doit visiter la
ville mais finalement, on traînasse, on traînasse. Vers 16h, on se couche dans mon lit, je lui lis vaguement Voici, on commente la vie de Brit-Brit puis on roupille jusqu’à 18h. Là, on se fait belles, on part en voiture pour Toulouse pour rejoindre nos meilleures amies respectives. On va dans un resto assez sympa mais déco à refaire, le serveur est très chaleureux « 4 belles brunes, c’te chance ! ». Bon, il met un peu 2h à nous servir l’apéro mais très aimable puisqu’il termine toutes ses phrases par « à votre service », jusqu’à ce qu’il remarque
qu’on se fout un peu de lui. Fin du repas, on balade un peu Vicky dans Toulouse by night. On abandonne les filles et retour maison. Je fais faire à mon invitée un tour en voiture de ma ville natale by night et lui montre même l’appart où j’ai grandi. J’ai même conduit dans le parking juste devant, je l’avais jamais fait. Faut savoir que 14 ans après, j’ai toujours une grosse nostalgie de cet appart, j’en rêve encore la nuit. Ca m’a paru tout petit, plus que dans mes souvenirs. Papotage jusqu’à 3h.

 
Samedi

Lever très tardive puisque ma maman m’a réveillée, on déjeune, on traînasse un peu puis retour sur Toulouse. Au menu, Best Friend again et Guillaume 1er. Sauf que le jeune homme nous fait sa migraine habituelle donc je le verrai une prochaine fois (mais quand ?). Du coup, on boit un café chez Best Friend et retour en centre ville par le métro, s’il vous plait. Pour ceux qui ne connaissent pas le métro toulousain, c’est un métro sans conducteur donc avec Vicky, on se met tout devant. On fait touriste, et alors ? Un peu de shopping (mais on
n’a rien acheté), un délicieux café latte un peu spécial (il y a des étages, il faut aspirer chaque étage mais j’ai foiré, moi). Retour à ville natale pour un dîner en famille et initiation de (la pauvre) Vicky au rugby made in famille Bartoldi. Genre ma mère qui est surexcitée, qui bondit du canapé à chaque action, qui gueule (pauvre Damien Traille, les oreilles qui sifflaient, on sait d’où ça vient), qui explique à Vicky les règles en demandant l’approbation de mon papa « alors, là, tu vois, y a ça parce que ça… je dis des conneries minou ? – Non,
non ! ». Oui, ma mère appelle toujours mon père minou et après, on s’étonne que je sois une handicapée sentimentale du style « bouh, moi, je pourrai jamais avoir un couple aussi parfait que mes parents ». Ensuite, on popstarise jusqu’à tard parce que Fox life diffuse plus Sunset Beach (bouhouhou). Coucher 3h, again.

 
Dimanche

Lever tard, encore et toujours. Déjeuner délicieusement gargantuesque puis squattage du jardin pour me colorer les cheveux. Oui, il fait beau, autant le faire au soleil, me revoici parfaitement brunette sans racines, sauf ma foutue mèche blonde du devant qui résiste encore et toujours. J’ai pas envie de rentrer… Après une micro sieste pour charger les batteries, il va être temps de partir. Valises ok, faisons les sandwich pour la route. On charge la voiture et là, il faut mettre Kenya dans sa cage. Mais où est elle ? On tourne on vire, on trouve le chat de ma
sœur et enfin, on repère Kenya. Chez le voisin. On l’appelle, on secoue les croquettes, on essaie de l’appâter avec du thon mais parle à mon cul, ma tête est malade. Avoir un chat anorexique n’est pas toujours facile… En désespoir de cause, on appelle le voisin qui remue un bâton pour l’attirer, ça marche super bien, il a 4 chats qui viennent le voir : Carambar (celui de ma sœur), Clio (celle de ma mère), Balloon le sien et enfin Kenya qui m’est restituée. C’est partiiiiiiiiiii ! Le trajet se déroule bien, Kenya chouine mais bout à bout, elle n’a dû que pleurer 3h sur les 6, youhou ! A chaque odeur suspecte, on râle « ah, elle a vomi…. Ah, elle a fait caca… ». Glamourous. Vers 21h, on s’arrête pour dîner, des sandwichs au foie gras faits maison. Oui, nous, on a la classe, on mange des sandwichs au foie gras sur une aire d’autoroute, na. Je repère à chaque fois les prochaines grandes villes pour nous donner du courage « ouais, on vient de passer Limoges ! Ouais, c’est Bourges ! Orléans, on approche ! ». Un peu avant la fin, on s’arrête dans une aire pour une dernière vidange, on tombe sur des toilettes concept où faut appuyer sur plein de boutons. Du coup, je fais pipi dans le noir, même pas peur.

 Enfin, Paris, retour maison. En sortant Kenya de sa cage, bonne surprise, elle n’a finalement rien expulsé de sa minuscule personne, youhou ! Elle est propre quand elle veut.
 Bilan : un super week-end qui m’a fait un bien fou. Ma chérichounette, merci pour le week-end, merci de m’avoir supportée, moi et aussi mon chat. I’m kiffin you !!

 

C’est quand qu’on est adulte, dis ?

Il y a quelques temps, une personne que je connais vaguement me demandait ce que je faisais de ma vie, si j’étais toujours en recherche de stage donc je lui réponds fièrement : « non, maintenant, j’ai du vrai boulot, je suis une grande ! ». Là, taquin, il me répond : « tu crois être grande grâce à ton boulot ? ». Un
truc du genre. C’est vrai après tout, c’est quand qu’on est adulte ? Ou plutôt qu’est-ce qui fait qu’on l’est.

J’observe, je lis, je vois. Je fréquente des gens de tous les âges de façon plus ou moins proche. Dans la girlie team, je suis la plus vieille mais je ne sens pas la
différence, c’est juste des chiffres. Des fois, je parle à des gens plus âgés et je les trouve stupides et immatures. Parfois, je parle à des gens beaucoup plus jeunes et je ne me dis à aucun moment « il/elle est jeune, ça va lui passer ». Par exemple, miss So Long, j’oublie tout le temps qu’on a 5 ans d’écart. Mais au fond, qu’est-ce qui fait de nous quelqu’un de mature et d’immature ? Est-on même 100% l’un ou l’autre ? Ne peut-on pas être matures sur certains points et immatures sur d’autres ?

Ado, pour moi, être adulte, c’était le tryptique boulot-mari-gosse. Bon aujourd’hui, c’est plus le tryptique boulot-je vis seule-je paie mes factures sans l’aide de papa maman. Ouais, c’est vrai que l’indépendance financière a été un grand pas en avant mais étais-je immature jusque là ? Je gérais déjà mon budget, quand même, j’étais juste dépendante. Est-ce que le fait de trouver du boulot a changé ma façon de vivre, de penser ? Bon, je me lève plus tôt, j’ai une activité, j’ai une définition supplémentaire ou une nouvelle définition. Avant,
j’étais Nina, chercheuse d’emploi, maintenant, je suis Nina, responsable de communauté. Mais ai-je vraiment changé ? Je ne sais pas trop, j’ai pas l’impression que ça a modifié ma façon de voir le monde. Par rapport à ma propre image, oui, j’ai l’impression d’être plus utile, de servir à quelque chose dans la société mais après…

Ensuite, revenons en aux deux parties de mon tryptique qui me manquent, le mari et les enfants. Bon, la maternité me branche pas à l’heure actuelle, ça viendra plus tard,  quand je me sentirai stabilisée quelque part. Là, je suis encore entre deux, notamment deux appartements. Je supporte plus l’endroit où je vis, j’y ai passé trop de temps quand j’étais au chômage donc j’ai besoin de poser mes valises ailleurs. Logique. C’est un peu le dernier échelon de ma stabilité, on dira. La dernière page du livre à tourner. A partir de là, tout se placera. Mais est-ce que ça veut dire que je suis pas une adulte complète pour le moment ? Je sais pas. Evidemment, la seule personne dont j’ai la charge, c’est Kenya. En gros, ça consiste à lui changer sa litière et lui remplir sa gamelle (tiens, elle est sortie de son anorexie, qu’est-ce qu’elle bouffe en ce moment). Lui faire des câlins aussi et lui parler quand je suis là pour pas qu’elle
déprime. Oui, je suis trop très attentive à la santé mentale de mon chat ! Ne serai-je adulte que le jour où mon ventre recevra la vie ? Ca veut dire que si j’ai jamais d’enfants, je ne serai jamais adulte ?

Que de questions dans le vide. Et moi, je me demande, sommes nous vraiment un jour adulte ? Est-ce que ça veut vraiment dire quelque chose si on sort ce mot de son contexte biologique ? L’autre jour, je lisais un blog d’un bloggeur que je qualifie volontiers d’intelligent et « d’adulte », puisqu’on parle de ça. Dans ses commentaires, ça vire à la dispute, un truc étrange. Chez mes bloggeurs, je suis habituée mais là, on est en présence de gens qui me paraissent intelligents et matures, à travers leur écriture et leur blog (je n’en
connais quasi aucun en vrai donc je peux pas me prononcer sur leur vrai moi, on dira) et là, j’ai l’impression d’assister à des disputes enfantines « hé d’abord, moi, j’ai 5000 visiteurs uniques, nananère ! » « Moi aussi, d’abord-euh ! » « T’es un méchant ! », « toi plus que moi ! ». Bon, je caricature énormément, c’était
mieux écrit mais c’était l’idée au fond. Je n’ai même pas compris d’où venait la dispute, sans doute l’éternelle rivalité entre bloggeurs (pffff) mais ça m’a un peu choquée, ce côté « gnagnagna ». Et ce n’est pas le seul endroit où j’ai vu des « adultes » se chamailler comme des gosses, c’est tous les jours que je vois ça. Quand j’entends les histoires que me raconte ma mère sur ses amis quinqua ou sexagénaires qui se chamaillent pour des bricoles, qui se parlent plus parce que si, parce que là… Ouais, je me dis que finalement, on n’est jamais vraiment adulte.

Et peut-être que tant mieux, au fond. Si ce côté dispute de bac à sable est chiante, je le concède, il y a aussi des choses bien à garder de l’enfance, notamment la capacité à s’émerveiller pour un rien, l’imagination, les pétages de plomb « on s’amuse et on s’en fout ». Oui, ça fait du bien de retourner en enfance, des fois, de s’amuser de broutilles, de jouer, d’oublier le sérieux que nous impose notre âge adulte.

Oui, des fois, je suis immature, je pète des câbles, je joue à l’idiote. Je regarde les playmobils avec nostalgie, je rêvasse tout le temps, j’adore les bulles de savon et quand je me lave les mains, je souffle toujours dessus pour les faire voler. Je suis contente quand je vois un papillon, je regarde les nuages pour y voir des formes, j’aime les choses douces et qui sentent la lessive. Et en plus, j’en suis fière !

Petite vidéo juste pour le plaisir