Au théâtre de mon blog, ce soir

L’autre jour, je lisais le blog de Wandrille qui, des fois, ne dit pas que des conneries. Du coup, j’ai un peu réfléchi à ses propos et je me suis dit « tiens, si j’en faisais un article ? ». Donc pour ceux qui auraient la flemme d’aller chez Wandrille (ce qui n’est pas très gentil, entre nous soit dit), je vous résume le propos : de ce que je donne sur mon blog, quelle est la part de réalité et celle de fantasme ?


Ce qu’il faut comprendre dès le départ, c’est qu’un blog n’est ni plus ni moins qu’une scène de théâtre virtuelle où on représente une version narrée et idéalisée de notre vie. C’est bien sympa de vivre un instant T, encore faut-il ensuite savoir le raconter et pour se faire, on utilise des… des ? des effets de narration ! Tout n’est au fond que mise en scène et mise en lumière pour laisser certains éléments dans l’ombre. Pas forcément des choses à cacher, juste qu’en parler n’a pas le moindre intérêt en soi. Peu importe que j’aime traîner en jogging le week-end, que je suis sortie faire les courses au Monoprix voisin sans avoir pris la peine de mettre des sous-vêtements et que j’étais pas épilée non plus. S’il ne se passe rien de particulier autour de ça, je ne vois pas l’intérêt d’en parler. De la même façon, certaines choses me touchent, en bien ou en mal, je vais pas forcément avoir envie de l’exhiber. C’est mon droit.


Au fond, même dans le cadre d’un journal extime, le blogueur n’en reste pas moins un personnage. A tel point d’ailleurs que je me suis créée une fiction, définie comme telle, avec où trouver l’homme. Je suis donc toujours assez amusée par certains ruades dans les brancards de mecs qui prétendent pouvoir m’analyser en n’ayant qu’une partie du puzzle. Sans doute est-il intéressant de voir quelles sont les parties exhibées puis cachées au fur et à mesure de ce blog. Mais croire que je suis toute exposée ici est un leurre. Croire que je ne fais plus du tout la fête et que je suis redevenue vierge parce que je ne parle plus de mes soirées ou de mes conquêtes en est un, également. Entendez bien que je ne mens pas et que ce qui est inventé est signalé, je ne fais pas de mytho ici, juste que je ne me livre pas entièrement. J’ai pris trop de coups par ici pour le faire.


Autre élément fascinant, c’est la haine qu’ont certains à mon égard et que je ne comprends pas. Oui, la haine, littéralement. Savez-vous que pendant deux ans, j’ai eu un autre blog, ailleurs qu’ici où je racontais ma vie bien plus que je n le faisais ici (d’où d’ailleurs sa création, je ne me sentais plus vraiment libre ici) ? J’ai parlé là-bas de tous mes amants, de toutes mes histoires et mes coups de cœur, des choses qui n’ont jamais parues ici. Oh, ne le cherchez pas, il est mort à mon arrivée à TGGP, je n’avais plus le temps d’écrire dessus. Sans doute plus trop l’envie aussi, la période idyllique chez TGGP m’ayant permis d’être si bien dans ma peau que je n’avais plus besoin de me confier. De toute façon, ce blog là n’était que très peu lu et essentiellement par mes amies. Mais en deux ans, alors que j’enfilais les amants comme des perles (et vice et versa), je n’ai pas reçu un seul commentaire désobligeant ou insultant. Enfin si mais je sais d’où ils venaient donc c’était contre moi et non pas contre mon pseudo. Etrange… Vicky me dit toujours que c’est à cause du nombre de lecteurs mais je reste fascinée par la haine que peut déclencher Nina et qui n’existait pas sur l’autre blog… Ni dans la vie (sauf vilaine dispute mais je parle d’à priori). Peut-être une question d’éclairage ?


Mais au fond peu importe, je reste le metteur en scène, je montre et tais ce que je veux. Maintenant, le spectateur peut comprendre la démarche ou non. Peu importe, au fond. Le mécontent se réfugiant immédiatement dans l’insulte, je me dis qu’il manque bien d’arguments pour me descendre et qu’il ne vaut pas la peine d’être écouté. S’il avait quelque chose d’intéressant à dire, il le dirait posément, non ? Et l’avantage du blog par rapport à la scène, c’est qu’on ne peut pas se prendre de tomate pourrie dans la gueule. Parce que la tomate, ça tâche et ça fait mal alors qu’un comm insultant, ça s’efface et ça s’oublie.




Allez fin de l’entracte, on reprend !

Le roi est mort, vive la thune

Saviez-vous que Michael Jackson est mort ? Et bien voilà, The King of pop est décédé à 50 ans, usé jusqu’à la corde. La célébrité est toujours beaucoup moins dorée en vrai que ce qu’on imagine, finalement. Bref, Michael est mort, c’est triste pour sa famille et en particulier pour ses gosses qui vont faire l’objet de moult disputes puisque leur mère biologique a déjà déclaré que Michael n’en était pas le père. Au secours !


Et là, on découvre que beaucoup ont tout compris au système. Parlons d’abord de cette agence de comm qui, à peine le corps refroidi, a organisé un Moonwalk géant à Paris. Qu’on ait envie de rendre hommage au King, à la limite, pourquoi pas, ce n’est pas du tout mon trip mais bon, ça ne tue personne. Mais qu’une agence de comm l’organise en son nom là, déjà, ça me dérange un peu plus. J’imagine tout à fait la réunion du vendredi matin : « oh merde, Michael Jackson est mort !

– Vite, organisons un happening ! Genre un moonwalk géant dans la rue. Vite, Gérald (le créa), prépare nous une maquette avec Greg (le graphiste), faut profiter du buzz ! »

Oh, c’est facile de taper sur cette agence dont je ne retrouve même pas le nom, ce qui tendrait à prouver que le coup de pub a foiré. Ca n’aurait pas été elle, ça aurait été une autre. Et tant que j’y suis, parlons aussi brièvement de cette newsletter reçue sur ma boîte mail de façon intempestive (comme pas mal de newsletter, ça m’énerve un peu…) du magasin de sextoy Dreamstore intitulée « les vraies raisons du crash » (semaine du crash de l’AF447) et quand on ouvre : « la façon la plus sûre de s’envoyer en l’air » avec liste de sextoys. Laissez moi sortir, je vais vomir et je ne suis pas la seule.


Mais revenons à Michael, sa mort est limite un cas d’école du décès business. Déjà, sa famille se cache derrière des mouchoirs pour préparer ses petits calculs et le patriarche Jackson, Joe, qu’on soupçonne de n’avoir pas été le père idéal au vu de l’équilibre de ses enfants (Michael et Latoya, ravagés par la chirurgie esthétique, Janet qui prend/perd 20 kg tous les deux jours et n’a plus son nez d’origine non plus, je crois que Germaine a eu quelques soucis de drogue mais je ne suis point sûre) se place particulièrement en vue. Ca tombe plutôt mal, il semblerait que son fils l’ait déshérité mais bon, de la rumeur à la réalité, on ne sait plus bien. Parce que là, c’est le ballet des fantômes qui démarre : le petit qui déclarait il y a 15 ans que Michael l’avait violé dit qu’en fait, il avait menti (ce qui me surprend en terme de révélation, j’avais déjà lu ça y a une bonne dizaine d’années, comme quoi son père l’avait hypnotisé pour qu’il raconte tout ça), la mère de ses deux aînés déclare que les petits ne sont pas les siens. Puis on enchaîne : on va faire payer les funérailles et puis on va sortir un DVD ultra méga collector que la mort qui tue (c’est bien le cas de le dire) des répétitions de sa dernière tournée qu’il n’a pas faite, puisqu’il est mort, donc.


Et ça continue : M6 donne un supra concert hommage de chai pas quoi, me souffle-t-on dans l’oreille. Ah, apparemment, c’est la rediffusion mondiale de son enterrement. Oui, il est vrai qu’être une superstar interdit toute intimité. Tu as vécu à la lumière, tu mourras tout pareil.


Au fond, Michael, s’il y a quelque chose après la mort et que tu m’entends dans tout ce brouhaha, je te plains. Ca doit être moche à voir ses proches se déchirer notre dépouille pour quelques milliers de dollars de plus. Au fond, voilà le vrai drame de toute ta vie : tu étais entouré de charognards de la pire espèce. On est tous en train de capitaliser sur ta mort, tes CD se vendent comme des petits pains, ton futur DVD sera collector, des petits malins vendent leur place pour ton concert qui n’aura jamais lieu, flairant l’objet collector. Tout le monde te pleure mais finalement, ta mort fera des heureux. Dégueulasse, hein ?


Sur ce, je vais acheter des goodies Johnny, des fois qu’il décède avant son concert du 14 juillet. Ah ouais mais apparemment, c’est un concert gratuit, zuuuuuuuuut, y aura aucun billet collector.

Courrier des cœurs, réponse à Elina

Cette semaine, Elina nous a posé la question suivante : « Je vous explique le topo : je connais un mec depuis plusieurs années (en tout 6 ans mais on ne se parle que depuis 3 ans), et notre relation a toujours été très ambiguë (depuis 3 ans donc). Dés le début, je savais que l’on se plaisait mutuellement et, étant célibataire à cette époque, j’aimais plutôt pas mal tous ses sous-entendus, ses façons détournées de toujours venir vers moi, à côté de moi en cours, m’envoyer des messages pour me demander de venir sur MSN le soir même pour qu’on discute etc… Bref, tout se passait bien. Mais, ça c’était avant le drame bien entendu… J’apprends par hasard, au bout
d’environ 5 mois d’ambigüité, qu’il est toujours avec sa copine de lycée, ça fait donc environ 2 ans je crois à l’époque. Ouch, ça fait mal. Comment un mec qui est tout le temps avec moi peut être avec une autre nana ?! Ca m’a fait un sacré choc. Et j’ai eu beau essayer de me résigner, rien à faire, je revenais toujours vers lui.

Et il y a environ 4 mois, après une dispute débile que j’avais provoquée, il me dit qu’il veut qu’on soit ensemble, par sms. Après quelques jours, on se voit et, ce qui devait arriver arriva, on s’est donc mis ensemble. Ca a duré 3 mois, pendant ces 3 mois, on ne s’est pas beaucoup vu (je travaille les weeks end, lui la semaine) et je me suis très souvent prise la tête pour lui à cause de ça d’ailleurs, mais, dés qu’on se revoyait, j’oubliai tout et c’était génial. 1 engueulade en 3 mois, j’ai trouvé ça plutôt pas mal ! Mais, juste avant son départ en vacances, il me largue sur MSN sans beaucoup d’explications, à part un « Je suis un con », oui merci je l’avais compris.

J’ai mis pas mal de temps à m’en remettre parce que j’étais pas mal attachée à lui et son attitude m’a fait beaucoup de peine. Bref, maintenant ça va mieux. On se reparle quasi-normalement mais on ne s’est pas encore revu. J’aimerais lui proposer un truc pour que les choses s’améliorent mais je ne sais pas si ça va vraiment améliorer les choses. J’aimerais bien que notre relation soit plus tournée vers une « amitié améliorée », je pense que vous connaissez le concept. Je ne veux pas le perdre en tant qu’ami mais je sais
parfaitement que ça ne sera jamais comme avant, donc autant tenter l’expérience non ?

Alors j’aimerais avoir votre avis sur cette histoire d’amitié améliorée. Et aussi j’aimerais savoir comment lui parler de cette idée, comment aborder le sujet ? »




La cellule love and sex des vingtenaires s’est penchée sur cette question complexe, voici ce que nous en avons pensé.

Summer : Bon déjà y’a un truc que tu ne dis pas, pourquoi il t’a larguée? Parce que c’est quand même la question clé pour t’aider selon moi a essayé de concilier en amitié arrangée. Est ce parce qu’il était encore avec sa copine et qu’il a eu des remords ? Et si oui est ce que tu le savais ou non? Ou juste parce qu’il ne le sentait pas finalement cette histoire et qu’après presque 3 ans avec sa copine il a envie de voir un peu ailleurs ce qui se passe sans se recaser direct? Bref en fonction ça risque de peser dans la balance selon moi. Tout d’abord parce que le foutage de gueule flagrant j’ai beaucoup de mal personnellement à passer l’éponge. Donc s’il était encore avec elle et que tu ne le savais pas, je dis sincèrement comme je le pense, casse toi ce mec il mérite même pas que tu t’occupes de lui.
Si en revanche c’est un autre cas, je peux comprendre que tu es envie d’arranger les choses, mais j’espère que tu ne le fais pas parce que tu as encore des sentiments pour lui, parce que si c’est le cas, c’est du masochisme et ce n’est ni bon pour toi ni bon pour lui et ça risque plus d’envenimer les choses que de les arranger. Maintenant je ne suis pas la spécialiste des amitiés arrangées, je suis plutôt celle qui rejette même totalement cette idée parce que je me dis pourquoi faire? J’ai peut être tord mais ça m’évite quand même de me retrouver dans des situations délicates.
Après si ta question est comment faire pour le récupérer, là par contre je pourrais peut être quelque chose pour toi. ^_^

Diane : Ma chère demoiselle,

Mon principal conseil, au vu de votre situation, est tout simplement de vous éloigner le plus loin possible de ce qui m’a tout l’air d’être un gros pignouf, pour ne pas dire connard.

Parce que, d’après ce que j’ai compris et pour résumer les choses, en gros:

1/il t’a draguée alors qu’il était avec une autre (et comme tu le dis, comme il était tt le temps avec toi, il avait pas l’air de s’en préoccuper beaucoup de sa chère et tendre… et quand un homme est connard avec une autre, il le sera aussi avec toi)

2/Ensuite monsieur te largue (peut-être déçu par les joies de l’adultère) sur MSN (grande classe) et d’une façon ô combien lâche et éculée bien familière aux hommes qui consiste dans le fameux et pervers « j’suis un connarrrrrd, jte mériitee passss tu es formidaaaable snirfle » (et en général, il louche déjà sur le cul d’une autre à ce moment là)

Donc, vu que vouloir avoir un tel abruti pour ami me semble peu probable, ce qui me semble davantage probable, c’est que tu aies toujours des sentiments pour l’abruti en question. Et là je dis: attention à la spirale destructrice. Même si à l’instant là ta capacité de jugement est altérée par tes hormones, c’est là qu’il faut lutter contre ses mauvaises pulsions, tenter de prendre un peu de recul histoire de réaliser le trouduc qu’on a devant soi, et ainsi éviter avec soin une nouvelle déconfiture. (à la fraise, c’est meilleur)

Tatiana : Oui moi je crois aussi que ton truc de « je veux le garder comme ami amélioré » c’est de la mauvaise foi et que tu veux encore être avec lui. Allez avoue ! On t’as percée à jour. En plus moi je reste convaincue que pour les amitiés améliorées mieux vaut  prendre quelqu’un avec qui tu n’as jamais été car sinon c’est le bordel. 

Nina : Je suis du genre à essayer tant que faire se peut de rester en bons termes avec mes exs, certains sont restés mes amis, d’autres pas, pas par fâcherie mais parce que c’est la vie, nos routes se sont séparées. Je comprends ton envie d’amitié mais là, je sens qu’il y a un os. Ce garçon n’est pas très respectueux ni avec toi ni avec son ex : il t’a allumée alors qu’il n’était pas disponible et ne fait même pas l’effort de te quitter en face à face et là je dis aïe. Il est possible que ce garçon ait des choses à régler mais c’est à lui de le faire, pas à toi. Quant au concept du amélioré, si tu parles de sexe, là, je hurle : « NON ! ». Parce que si tu continues à coucher avec lui, la blessure ne se refermera pas et même, elle s’infectera. Sors de ton côté, rencontre d’autres hommes, ne te focalise plus. Après, un café de temps en temps, pourquoi pas mais ferme la porte pour une relation intime.

Si toi aussi, tu as une question sérieuse ou rigolote à nous poser, n’hésite plus, commente, maile (nina.bartoldi’at’gmail.com), facebooke moi.

Troll your life

Fin juillet, j’ai vécu une expérience de type traumatisante tellement c’était épouvantable. En gros, la dernière semaine, j’étais seule avec la stagiaire au bureau et, évidemment, tous les problèmes me sont tombés dessus, trop drôle. Le pompon revient aux forums gérés en temps normal par Ioulia. Et là, j’ai compris pourquoi elle flirtait régulièrement avec
la dépression, je me suis sentie proche de ce gouffre, tout à coup.

Petit topo : il y a quelques mois, deux membres très actives du forum se sont salement disputé, on les appellera Farrah et Zaza45. Elles étaient amies dans la vie aussi et sont venues régler leur compte sur le forum à base de « machine, c’est elle qui fait la troll » car en même temps sont arrivés de faux pseudos qui insultaient tout le monde. Ce genre de crise revient par intermittence, les trolls étant particulièrement racistes et aiment agresser les femmes en couples mixtes. Evidemment, comme Dieu aime me taquiner (sympa), les trolls sont revenus pile la semaine où nous étions en sous effectif. Au menu : mails des internautes paniquées, messages privés, y en a même qui ont appelé la boîte. Au secours, au
troll !

Explication de la modération du forum : les messages sont modérés à posteriori, environ un quart d’heure après leur envoi. Or sur un forum hyper réactif comme celui-ci, un quart d’heure, ça signifie une bonne trentaines de messages répondant aux insultes. Alors que faire ? Nos modérateurs ne sont pas des surhommes donc ce n’est pas de ce côté-là
qu’il faut chercher. Du coup, je réponds dix fois la même chose aux mamans qui me demandent des comptes en permanence : « la modération n’est pas instantanée, laissez nous le temps d’effacer les messages, ne répondez pas aux provocations ». Mais bon, j’ai beau dire et être approuvée, dès qu’un des trolls apparaît, ça ne rate pas, elles foncent toutes dans le piège la tête la première. Bref, la ou les personnes (mais apparemment, c’est toujours Zaza45) étant allée(s) très loin dans ses propos et ses actes, nous avons conseillé à plusieurs internautes de porter plainte.

Bon, vu que Ioulia a récupéré son forum, je n’ai plus trop suivi mais c’est pas tant cette histoire qui est intéressante que le comportement qui est derrière. A chaque fois, on bannissait le pseudo fauteur de trouble donc la fille revenait tous les jours s’inscrire (et ce plusieurs fois par jour) juste pour insulter son ex amie… Elle y passe ses soirées, de 18h à 1h du matin quasi non stop… Et là, je me pose vraiment des questions. Comment peut-on raisonnablement passer autant de temps à pourrir la vie virtuelle d’une personne ? Surtout au mois d’août, en plus… Des trolls, il y en a partout, j’en ai même un qui a collé 100 fois le même commentaire dans une journée pour m’insulter, ouais, super. Surtout que quand je
vois des pseudos chelou, je vérifie l’IP et si c’est celui du troll du moment, je ne lis même pas le comm donc les insultes ne peuvent pas m’atteindre, je n’en prends pas connaissance. J’ai aussi eu droit à celui qui masquait son IP pour m’insulter (ce qui veut dire en langage clair : tu me connais mais je crois qu’en cachant mon IP, tu vas pas percuter… Huhuhu !). Mais bon, c’est vrai que globalement, j’ai quand même pas eu d’acharnée comme Zaza45 qui vient polluer le forum de façon régulière depuis plusieurs mois.

Quelque part, c’est sans doute drôle. D’un côté un troll qui se croit tout puissant derrière son écran, qui passe son temps à insulter l’autre. De l’autre côté, sa « victime ». Ohlala, c’est terrible, un individu m’insulte, comment le faire taire ? Ah ben si j’éteins mon ordinateur, il ne peut plus m’adresser la parole, c’est balloooooooot ! Bref, tout ça pour dire que passer tout ce temps à insulter une personne sur le net n’est pas une bonne occupation. En plus, ça rend aigrie et l’ordinateur, c’est pas bon
pour le teint. Par exemple, moi, je passe ma journée devant (mais j’insulte pas, hein) et je suis blanche comme un bidet. Mais voilà, ce genre de haine limite obsessionnelle me fascine quelque part, j’ai du mal à comprendre un tel acharnement, surtout sur un temps si long.

Franchement, Zaza, respect… T’es une des personnes les plus psychopathes qu’il m’ait été donné de croiser dans le cyberespace et Dieu seul sait que j’en ai croisé ! D’ailleurs, un cadeau pour mon boulet de la semaine, je sais que tu continues à me lire. Un petit montage de promotion de l’égalité des sexes face à l’utilisation des corps :


J’ai pas trouvé de slogan mais à la limite, on peut faire un mini concours, le gagnant du meilleur slogan gagne mon respect…

Courrier des cœurs : réponse à Coach

Cette semaine, Coach nous a posé la question suivante : « Je suis avec ma copine depuis 4 ans et demi et voici mon dilemme.
Quand j’étais étudiant j’avais des rêves, des ambitions, notamment de m’expatrier, ou du moins de partir à l’étranger, tenter l’expérience, l’aventure..L’année dernière nous sommes partis en chine en vacances, c’était bien, génial, mais pour des vacances.
J’ai alors compris qu’elle ne pourrait ‘quasi » jamais accepter de partir avec moi vivre qq années la bas. depuis je ronge mon frein, j’ai enfoui ce désir, mais aujourd’hui c’est trop dur, mon envie de tenter l’aventure est trop forte… Que dois je faire ? Dois je oublier cette ambition ?
 
J’aime ma copine de tout mon coeur et de toute mon âme mais j’ai besoin aussi de m’épanouir. Le dilemme se corse d’autant plus que nous attendons un enfant bientôt. Que faire ? Comment lui dire ?
 
Merci d’avance
 »



La cellule love and sex s’est réunie pour répondre à cette question complexe et voici ce que l’on pense.

Enzo : Avec un enfant, ce sera encore plus dur. L’idéal serait de le faire maintenant. Si tu renies tes envies profondes, tu craqueras à un
moment donné, que ce soit pour la crise de la trentaine ou celle de la quarantaine ! Plutôt que de tabler directement quelques années, penses peut-être plutôt à quelques périodes de six mois renouvelables.

Lucas : Déjà si tu es avec elle depuis 4 ans et qu’elle est enceinte, faut-il encore parler de copine ? Ta compagne serait plus adéquat…
C’est toujours le même pb. Hable con ella ! Parle avec elle ! Evoque avec elle les bons cotés de l’expatriation, l’aventure, la découverte… Et surtout le gamin ne doit pas être un frein… Demande lui clairement ce qui la gêne et si elle n’a pas d’arguments donne lui quelques jours pour qu’elle réfléchisse, puis parlez en entre quat’z’yeux… Plus facile à dire qu’à faire.

Summer : C’est dur comme question! A ta place je me demanderais ce qui est le plus épanouissant pour moi: être là bas sans elle et
accessoirement sans mon gosse si elle ne veut vraiment pas partir ou rester ici et ne jamais tenter l’aventure. Ensuite oui, comme le dit Lucas une discussion s’impose, c’est aussi une décision à prendre à 2.

Jane : Sans enfant en jeu, j’aurais clairement dit « Fonce et tente l’aventure, histoire de ne pas avoir de regrets dans quelques années ». Parce que malheureusement, il se peut que lors d’une dispute, le sujet soit remis sur le tapis, et généralement, ça tape là où ça fait mal.
Mais avec un enfant en construction… Ce n’est plus uniquement vous deux, mais vous trois maintenant, et décider de partir en prenant le risque qu’elle ne suive pas (si elle n’était déjà pas motivée avant, je doute qu’enceinte elle le soit plus) n’affecte pas seulement vous deux…
Une solution miracle? Il n’y en a pas, à part éventuellement mettre vraiment le sujet à plat, et tenter de lui vendre ton projet. Après tout, mondialisation oblige, c’est toujours bien pour un enfant de découvrir plusieurs cultures (si tu as besoin d’aide et de conseils en chantage affectif, mes tarifs sont très intéressants et les résultats quasi garantis!)

Tatiana : Je ne peux qu’adhérer aux réponses précédentes. Que me reste-t-il à dire ? Je rajouterais que ça te fera du bien d’en parler avec elle car sinon effectivement ta frustration risque de ressortir de la mauvaise manière à un moment ou à un autre. Aussi, apparemment vous vous aimez beaucoup donc je me dis qu’il y a des chances qu’elle comprenne ton envie d’expatriation. Peut-être pourrez-vous trouver un compromis : choisir le pays ensemble et réduire la durée.

Nina : Bon, je pars du principe que quand tu dis « un bébé bientôt », ça veut dire qu’il est déjà en route. Je me demande si tu as
l’opportunité de partir ou si tu veux juste partir à l’aventure parce que la deuxième possibilité me paraît un peu difficile avec un bébé. Je sais que certaines familles partent à l’aventure mais pas avec un tout petit bébé, il faut attendre qu’il grandisse un peu. Pour ma part, j’aurais tendance à dire que l’arrivée d’un enfant va être un grand bouleversement dans votre vie et je crois qu’une expatriation maintenant va être très difficile. Maintenant, je pense que tu ne dois pas renoncer à ton projet pour toujours car cette frustration risque de ressortir un jour et ça ne ressort jamais au bon moment. Mon conseil serait d’attendre que l’enfant ait deux ou trois ans, histoire d’arriver là bas en début de sa scolarité. En attendant, ça laisse du temps pour préparer le terrain. Je pense que si le départ est bien préparé, il sera moins effrayant pour tout le monde.

Et voilà ! Si toi aussi, derrière ton petit écran (ou plus grand, j’ai pas les stats sur votre matériel), tu as besoin de nos lumières, de nos avis, si tu es pris d’une envie irrépressible de voir ton nom écrit en grosses lettres bleues sur ce blog, n’hésite plus, pose ta question en comm, par mail (nina.bartoldi(a)gmail.com) ou même passe par mon facebook, mon twitter, envoie-moi des signaux de fumée… Et nous te répondrons.

PS : La question de cette semaine étant délicate, si tu as choisi la voie de l’expatriation, je pense que Coach sera ravi d’avoir ton avis.

Chéri, t’as rien oublié dans la valise ?

 

Alors les vacances, sur le papier, c’est bon. Reste l’épreuve la plus casse pied et la plus sournoise : la valise. Pour réussir cette épreuve, l’idée est de mettre tout ce dont vous avez besoin dans la valise que vous avez à votre disposition sans rien oublier, sachant que selon le moyen de transport choisi, plus c’est petit et léger, mieux ce sera.


Première partie de l’épreuve : faire entrer le contenant dans le contenu, ça paraît facile comme ça mais c’est un leurre : en vrai, c’est la galère. Entre les fringues, les chaussures de rechange, les serviettes de plage qui prennent une place monstre, les livres, l’appareil photo, le camescope, voire l’ordi portable, les affaires de toilettes… Ben la valise, elle a un petit ventre rebondi quand on la ferme. Et en général, une fois qu’on a galéré à la fermer, on se rend compte qu’on a oublié d’y mettre quelque chose et faut la rouvrir.

La 2ème partie de l’épreuve consiste à lutter contre cette loi universelle : il est impossible de partir en vacances sans oublier quelque chose; C’est systématique. Ma spécialité : les chaussettes ou une tenue de nuit. Oui, en temps normal, je dors nue donc je ne pense pas à prendre de quoi dormir vêtue, ce qui peut pourtant être utile quand on part en vacances chez quelqu’un ou avec une personne qui n’est pas habituée à nous voir dans le plus simple appareil et ne souhaite pas que cela arrive. Je me souviens aussi d’une fois où je suis partie en vacances avec Guillaume 1er en oubliant tous mes sous-vêtements. Je suis donc allée à l’hypermarché me prendre quelques culottes petits bateaux et des soutiens gorges bas de gamme trop moches.

Pour certains, pour éviter d’oublier quelque chose, il faut faire une liste. Si on a tout noté sur un papier, il est impossible d’oublier quoi que ce soit, non ? Possible mais moi, je n’y crois pas, ne serait-ce que parce que certaines choses ne peuvent être rangées dans la valise qu’au dernier moment. Par exemple, tout ce qui est affaires de toilettes. Je sais pas vous mais moi, je me brosse les dents aussi la veille d’un voyage… Et puis déjà, faut s’assurer qu’on n’a rien oublié sur la liste…

En général, je n’oublie jamais l’essentiel vu que je fais une rapide revue avant de partir : « carte bleue, oui, billets de train, oui, passeport/carte d’identité, oui, téléphone portable oui, vêtements oui; L’essentiel est là, j’achèterai le reste au pire! ». Souvent, l’oubli de quelque chose peut dégénérer en dispute : « mais t’es con, pourquoi tu n’y as pas pensé ?

– T’avais qu’à faire la valise toi même si t’es pas content ! Forcément, quand on n’en fout pas une, on ne risque pas de faire des conneries ! »

Pas faux… Mais pour ne pas se prendre la tête, l’idéal, c’est de prévoir une pause shopping un peu après l’arrivée sur place pour acheter ce qui manque. Et puis cool, ce sont les vacances, on va pas commencer par s’engueuler non plus.

Il n’empêche qu’à chaque fois, je suis soulagée quand je découvre ce que j’ai enfin oublié. De toute façon, c’est pas la peine de s’angoisser de ce qu’on a oublié, la vraie angoisse doit être « pourvu qu’on retrouve la valise à l’arrivée » car si vous prenez l’avion, par exemple, c’est pas toujours garanti…

And the winner izzzzzzzzzz

Bon, voilà, le jeu flash cinéma est terminé et après une âpre dispute (non, je déconne), the winner is…

Lalalala…

Tiens, je vous ai raconté ce que j’ai fait ce week-end?

Bon, je disais donc, the winner izzzzzzzzzzzzzz Piero !

On peut dire qu’il a quasi trouvé la réponse exacte puisqu’il a proposé 268 comms alors qu’en vrai, c’est 276. La preuve en images :

Bravo Piero ! Envoie-moi ton adresse que je puisse t’envoyer les deux places.

Bon, dès qu’on me file de nouvelles places pour des films qui ne me tentent pas (mais qui peuvent être bien quand même, je suis pas ciné), je les mets en jeu.

C’est quand qu’on est adulte, dis ?

Il y a quelques temps, une personne que je connais vaguement me demandait ce que je faisais de ma vie, si j’étais toujours en recherche de stage donc je lui réponds fièrement : « non, maintenant, j’ai du vrai boulot, je suis une grande ! ». Là, taquin, il me répond : « tu crois être grande grâce à ton boulot ? ». Un
truc du genre. C’est vrai après tout, c’est quand qu’on est adulte ? Ou plutôt qu’est-ce qui fait qu’on l’est.

J’observe, je lis, je vois. Je fréquente des gens de tous les âges de façon plus ou moins proche. Dans la girlie team, je suis la plus vieille mais je ne sens pas la
différence, c’est juste des chiffres. Des fois, je parle à des gens plus âgés et je les trouve stupides et immatures. Parfois, je parle à des gens beaucoup plus jeunes et je ne me dis à aucun moment « il/elle est jeune, ça va lui passer ». Par exemple, miss So Long, j’oublie tout le temps qu’on a 5 ans d’écart. Mais au fond, qu’est-ce qui fait de nous quelqu’un de mature et d’immature ? Est-on même 100% l’un ou l’autre ? Ne peut-on pas être matures sur certains points et immatures sur d’autres ?

Ado, pour moi, être adulte, c’était le tryptique boulot-mari-gosse. Bon aujourd’hui, c’est plus le tryptique boulot-je vis seule-je paie mes factures sans l’aide de papa maman. Ouais, c’est vrai que l’indépendance financière a été un grand pas en avant mais étais-je immature jusque là ? Je gérais déjà mon budget, quand même, j’étais juste dépendante. Est-ce que le fait de trouver du boulot a changé ma façon de vivre, de penser ? Bon, je me lève plus tôt, j’ai une activité, j’ai une définition supplémentaire ou une nouvelle définition. Avant,
j’étais Nina, chercheuse d’emploi, maintenant, je suis Nina, responsable de communauté. Mais ai-je vraiment changé ? Je ne sais pas trop, j’ai pas l’impression que ça a modifié ma façon de voir le monde. Par rapport à ma propre image, oui, j’ai l’impression d’être plus utile, de servir à quelque chose dans la société mais après…

Ensuite, revenons en aux deux parties de mon tryptique qui me manquent, le mari et les enfants. Bon, la maternité me branche pas à l’heure actuelle, ça viendra plus tard,  quand je me sentirai stabilisée quelque part. Là, je suis encore entre deux, notamment deux appartements. Je supporte plus l’endroit où je vis, j’y ai passé trop de temps quand j’étais au chômage donc j’ai besoin de poser mes valises ailleurs. Logique. C’est un peu le dernier échelon de ma stabilité, on dira. La dernière page du livre à tourner. A partir de là, tout se placera. Mais est-ce que ça veut dire que je suis pas une adulte complète pour le moment ? Je sais pas. Evidemment, la seule personne dont j’ai la charge, c’est Kenya. En gros, ça consiste à lui changer sa litière et lui remplir sa gamelle (tiens, elle est sortie de son anorexie, qu’est-ce qu’elle bouffe en ce moment). Lui faire des câlins aussi et lui parler quand je suis là pour pas qu’elle
déprime. Oui, je suis trop très attentive à la santé mentale de mon chat ! Ne serai-je adulte que le jour où mon ventre recevra la vie ? Ca veut dire que si j’ai jamais d’enfants, je ne serai jamais adulte ?

Que de questions dans le vide. Et moi, je me demande, sommes nous vraiment un jour adulte ? Est-ce que ça veut vraiment dire quelque chose si on sort ce mot de son contexte biologique ? L’autre jour, je lisais un blog d’un bloggeur que je qualifie volontiers d’intelligent et « d’adulte », puisqu’on parle de ça. Dans ses commentaires, ça vire à la dispute, un truc étrange. Chez mes bloggeurs, je suis habituée mais là, on est en présence de gens qui me paraissent intelligents et matures, à travers leur écriture et leur blog (je n’en
connais quasi aucun en vrai donc je peux pas me prononcer sur leur vrai moi, on dira) et là, j’ai l’impression d’assister à des disputes enfantines « hé d’abord, moi, j’ai 5000 visiteurs uniques, nananère ! » « Moi aussi, d’abord-euh ! » « T’es un méchant ! », « toi plus que moi ! ». Bon, je caricature énormément, c’était
mieux écrit mais c’était l’idée au fond. Je n’ai même pas compris d’où venait la dispute, sans doute l’éternelle rivalité entre bloggeurs (pffff) mais ça m’a un peu choquée, ce côté « gnagnagna ». Et ce n’est pas le seul endroit où j’ai vu des « adultes » se chamailler comme des gosses, c’est tous les jours que je vois ça. Quand j’entends les histoires que me raconte ma mère sur ses amis quinqua ou sexagénaires qui se chamaillent pour des bricoles, qui se parlent plus parce que si, parce que là… Ouais, je me dis que finalement, on n’est jamais vraiment adulte.

Et peut-être que tant mieux, au fond. Si ce côté dispute de bac à sable est chiante, je le concède, il y a aussi des choses bien à garder de l’enfance, notamment la capacité à s’émerveiller pour un rien, l’imagination, les pétages de plomb « on s’amuse et on s’en fout ». Oui, ça fait du bien de retourner en enfance, des fois, de s’amuser de broutilles, de jouer, d’oublier le sérieux que nous impose notre âge adulte.

Oui, des fois, je suis immature, je pète des câbles, je joue à l’idiote. Je regarde les playmobils avec nostalgie, je rêvasse tout le temps, j’adore les bulles de savon et quand je me lave les mains, je souffle toujours dessus pour les faire voler. Je suis contente quand je vois un papillon, je regarde les nuages pour y voir des formes, j’aime les choses douces et qui sentent la lessive. Et en plus, j’en suis fière !

Petite vidéo juste pour le plaisir

Les joies du réveillon

Aujourd’hui, faisons léger car je le sais, tu n’as pas trop la tête à te la prendre, justement, parce que ce soir, c’est la fête. Dernier jour de l’année, saluons 2006 qui a été une bonne année ou pas, rendons lui hommage ou hurlons notre bonheur d’être débarrassés. Ce soir, c’est la fête, c’est obligatoire.

 Cocktail party

Oui, obligatoire. Ce qui est terrible avec le 31, c’est que le passer seul, c’est limite signe de déchéance sociale, le dernier pas avant le suicide. Cette année, j’ai été à deux doigts de le passer seule, moi aussi, suite à la dispute avec Gauthier. Je n’étais plus invitée au réveillon que nous devions faire ensemble en Andorre et j’avoue que j’étais pas super motivée pour me trouver quelque chose à faire, pas du tout la tête à ça. Parce que j’ai pas envie de me bourrer la gueule, d’être déjà saoule à minuit, non, non. Donc je voulais quelque chose de calme, comme la plupart des gens, il me semble. Il est hallucinant de voir tous les gens autour de moi qui font des réveillons en petit comité, cette année. Ma sœur le fait en tête à tête avec son amoureux, mes parents entre amis, ils ne seront que 12, Tatiana m’a dit pareil, Lo nous a raconté qu’elle passait le réveillon au ballet avec sa sœur. Je me demande si c’est un phénomène général ou juste un hasard. Peut-être que je fréquente juste des gens qui ne sont pas très fêtard, en fin de compte. A moins que, cette année, les gens aient un peu perdu le goût de la bringue à tout prix pour se retrouver avec des gens qu’ils ont vraiment envie de voir, je ne sais pas. 2007 marquerait-elle l’année du retour à la petite cellule, aux petits groupes, aux vraies relations.

 

Quoi qu’il en soit, 20 décembre, je ne sais que faire. Zoé est seule pour le réveillon aussi, je peux le passer avec elle sur Paris, Tatiana me convie au sien également. Je glisse deux mots à mon chéri sur le sujet, il semble déjà pris. Tant pis, moi qui ai deux bouteilles de champagne au frais ! Mais bon, c’est pas grave, on se rattrapera. Donc, mes premières options sont sur Paris et ça m’emmerde un peu. Pourquoi ? Parce qu’à Paris, y a pas mes parents. Et que psychologiquement, pas leur faire de bisou de bonne année avant début février (c’est là qu’ils montent sur Paris), ça m’emmerde pour de vrai. Oui, je suis très proche de mes parents et je veux leur souhaiter la bonne année de visu, c’est important pour moi. Finalement, ce mercredi 20 décembre, je vais voir Anne qui m’invite à passer la soirée avec son namoureux, elle et d’autres amis. Oui parce que sur le coup, je voulais pas faire chandelle mais c’est bon, on ne sera pas que trois et je serai pas la seule célibataire (bonjour le grand moment de solitude, sinon…). Donc ce sera une soirée tranquille à base de bouffe et soirée tranquille. Pile poil ce que je voulais. Quelqu’un a dit sur ce blog que l’année était à l’image du réveillon et comme je veux une année calme et sereine (c’est mon mot récurent, ça), je pense que ça ne pouvait mieux tomber.

 

Quoi qu’il en soit, le soir du 31 est LE soir où il ne faut pas être seul. Etre seul le soir du 31, c’est limite la honte, le signe ultime qu’on n’a pas d’amis et que personne ne nous aime.. Mais moi, des gens, j’en connais des tas mais je peux pas faire le réveillon avec tout ce petit monde. D’ailleurs, honnêtement, cette année, j’avais pas super envie de le fêter, je me voyais plus volontiers passer une soirée mémère chez moi mais vu que les occasions de voir Anne sont assez rares, j’en profite, aussi. Ce sera finalement une soirée comme une autre, sauf qu’à minuit, on se dira bonne année. Et quand on voit tout ce qu’on se démène juste pour ces quelques secondes où on se fait des bisous, ça fait rêver…

Les hommes parlent des femmes (et disent n’’importe quoi)

Dans la série « entre sexes, on ne se comprend pas », j’ai eu l’occasion de me rendre compte que les hommes fonctionnent comme nous : au cliché. De façon générale, les hommes adorent nous ranger dans des tiroirs : si on est infirmière ou secrétaire, on est cochonnes. Si on a des gros seins, on est cochonne. Si on est blonde, on est cochonne. Si on est brune, on est chaude comme la braise. Si on est rousse, on est sulfureuse. Si on a des lunettes, on est le feu qui couve sous la glace. Si on est instit, on est perverses et on cache notre jeu. Par contre, si on porte un vieux gilet de grand-mère avec une jupe en laine et des mocassins sans talons, on est frigide, on n’intéresse personne. D’ailleurs, dans les films pornos, vous remarquerez qu’il n’y a jamais de physicienne ou de conductrice de bus. Pourtant, dans ces catégories socio-professionnelles, il y a aussi de belles filles.
 
Forcément, les tiroirs, ça nous rassure. La psychologie féminine, ça paraît compliqué et ils ne savent jamais comment nous prendre (je ne parle pas de sexe dans cette phrase). Car les hommes pensent tous que nous avons été gavées de contes de fées durant toute notre enfance. Donc il faut toujours agir en conséquence et attention au faux pas. Et bien non, messieurs. Je ne rêve pas d’être la nouvelle Cendrillon ou la nouvelle Belle au Bois dormant, absolument pas. Déjà, messieurs, apprenez que les fleurs ne font pas tout. Dans tous les films romantico-concon censés augmenter les ventes de Kleenex, l’homme offre des fleurs, tout le temps, pour rien. Un premier rendez-vous ? Un bouquet. Une demande en mariage ? Une alliance glissée au milieu des roses (très malin, on se déchire les mains pour la récupérer. Une alliance sur un doigt en sang, c’est original…). Une dispute ? Un bouquet pour se réconcilier. Il a pété au lit ? Un bouquet. Alors messieurs, les fleurs, c’est joli mais ça ne sert pas à tout.
 
La semaine dernière, je vais chez le fleuriste pour offrir un bouquet à ma sœur (elle avait gardé Kenya pendant mon week-end breton). Un monsieur est en train d’acheter un énorme bouquet de roses rouges. Au passage, on n’offre les roses jours que par nombre impair… Je ne sais pas pourquoi mais c’est comme ça. Donc ce monsieur achète ça, j’observe la scène d’œil vide quand les deux hommes devant moi commencent à rigoler : « Ben si avec ça, elle te pardonne pas, c’est que je comprends pas !
– Ouais, t’as tout bon, mec, elle va craquer !
– Heu… J’espère. »
Je lève les yeux au ciel : mais qu’est-ce qu’ils en savent ? Bon, vu leurs têtes, je pense qu’ils ont appris la psychologie féminine devant les films pour adulte ou chez Bataille et Fontaine mais pas avec des vraies femmes. Pourquoi les hommes pensent toujours qu’un bouquet de fleurs va tout arranger. Surtout que, dans ce cas-là, vu la taille du bouquet, il l’a au moins trompée avec sa sœur, c’est pas possible ! Personnellement, en cas de grave problème avec monsieur, ce n’est pas des roses qui arrangeront les choses. De toute façon, j’ai pas de vases et moi, j’aime les lys.
 
Mais le bouquet de fleurs ou le bijou pour les plus fortunés permet d’éviter les discussions. Oui parce que, pour les hommes, l’explication avec la femme semble à proscrire à tout prix. Dans toutes mes relations amoureuses, c’est toujours moi qui ai abordé les sujets délicats parce qu’il y a parfois des abcès à percer. Et des fois, de parler montre à monsieur que la montagne qu’il imaginait était un trou de taupe. Exemple : quelques mois après le début de ma relation avec Guillaume premier du nom, le voilà qui prend soudain de la distance avec moi, chacune de mes paroles est accueillie par un grognement. Le voilà qui passe en mode agressif, ce que je ne supporte absolument pas. S’il a des soucis, qu’il m’en parle mais qu’il ne me traite pas comme ça. Je sens la rupture proche, je serre les fesses, je l’attends. De toute façon, s’il continue comme ça, c’est moi qui vais rompre. Et un soir, j’apprends le pourquoi du comment. En fait, ce soir-là, on devait aller au bowling entre copains et le voilà qui m’appelle pour annuler car il a une migraine. Guillaume, c’était pratique, dès qu’il avait un souci, il avait une migraine donc il ne pouvait rien me cacher. On commence à discuter et il avoue qu’il se pose des questions sur nous. Ah, nous y voilà ! « Tu comprends, ça fait 6 mois qu’on est ensemble et je t’ai pas encore dit je t’aime. » Alors, c’était donc ça ? Ce n’était QUE ça ? Il faut savoir que Guillaume n’avait aucune spontanéité. La première fois qu’il m’a dit je t’aime, il a mis deux heures à amener la conversation pour le dire. Donc je lui dis : « mais mon chéri, c’est pas grave ! Est-ce que
je t’ai demandé de me le dire ? J’ai pas besoin de l’entendre. » Abcès crevé.
 
Mais les hommes craignent les conversations car ils les assimilent aussitôt à des crises d’hystérie. Il est vrai que, nous, les femmes, on pleure plus facilement qu’eux. Autant en public, je suis incapable de pleurer, trop fière. Mais en privé, quand les vannes s’ouvrent, c’est le déluge. Seulement, souvent, si je pleure, c’est parce que je me heurte à un mur et que je ne comprends plus. La relation ne va pas et il faut arrêter ? Mais pourquoi ? Je ne peux pas me contenter d’une déclaration comme ça. Il est vrai que j’ai le défaut de toujours croire que l’échec d’une relation amoureuse m’incombe, ce qui me vaut de sacrées remontées de bretelles de la part de Gauthier. « Moumour, tu as fait des efforts, ça ne marche pas, ça arrive. Toi, tu as fait ce que tu avais à faire, ce n’est pas ta faute. » Je peux le concevoir mais que monsieur m’explique pourquoi ça ne marche pas et, là, la pilule passe. Ce n’est pas parce qu’il m’a vue sans maquillage, je suis rassurée. Messieurs, on peut discuter gravement avec une femme calmement, sans qu’elle casse toutes les assiettes ou vous envoie
votre bouquet à la figure.
 
Ce qui est amusant, aussi, c’est la relation que les hommes établissent entre notre humeur et nos règles. Alors, il est vrai que les hormones jouent sur notre état d’esprit mais arrêtez de croire que humeur boudeuse rime avec règles douloureuses (ou pas d’ailleurs). Si on vous reproche quelque chose, ce n’est pas parce qu’on a un tampon entre les jambes, c’est parce que vous le méritez. Tout ne s’explique pas par notre flux menstruel, ce serait trop facile. D’ailleurs, moi, je n’ai pas de règles douloureuses donc ça ne me rend pas chiante.
 
De l’autre côté, l’homme a peur de se comporter de telle façon qu’on pourrait exagérément s’attacher à lui. L’autre soir, je prenais un bain avec mon Cosmo (ce sont les joies du célibat, ça !) et le magazine fait un article sur « ce qu’ils pensent après l’amour. » Florilège : « A ce qui l’attend si elle s’imagine que nous entamons une relation sérieuse », « à remettre mon pantalon dignement et dévaler l’escalier le plus vite possible », « A mon talent, j’ai réussi à ne pas prononcer le mot amour , « à ce que je vais répondre si elle me demande mon numéro de portable », « au pire : pourvu qu’elle ne me demande pas si je l’aime ». Rassurons-nous, il n’y avait pas que ça…Alors, je vous le dis, messieurs : non, les femmes ne pensent pas que la brouette amène directement à l’autel ! D’ailleurs, beaucoup de filles n’ont pas du tout envie de se marier… On ne sait pas où une relation peut nous amener et, au début, on ne se prend pas la tête à savoir si on va s’installer dans son appart ou le nôtre. De plus, je ne demande jamais à un homme s’il m’aime. S’il veut me le dire, il n’a qu’à le faire, je vais pas le forcer non plus. Et s’il me le dit, je ne suis même pas obligée de le croire ou de penser que ce je t’aime est une demande en mariage. Hé oui je vous le dis : les femmes ne sont pas des psychopathes qui sautent sur le premier mec qui passe en espérant lui mettre la corde au cou. Nous ne nous prenons pas pour des princesses de la collection Harlequin.
 
Voilà, messieurs, arrêtez d’avoir peur du prétendu romantisme du sexe dit faible. Et arrêtez de croire qu’un cadeau fera passer n’importe quelle pilule !