Chéri, t’as rien oublié dans la valise ?

 

Alors les vacances, sur le papier, c’est bon. Reste l’épreuve la plus casse pied et la plus sournoise : la valise. Pour réussir cette épreuve, l’idée est de mettre tout ce dont vous avez besoin dans la valise que vous avez à votre disposition sans rien oublier, sachant que selon le moyen de transport choisi, plus c’est petit et léger, mieux ce sera.


Première partie de l’épreuve : faire entrer le contenant dans le contenu, ça paraît facile comme ça mais c’est un leurre : en vrai, c’est la galère. Entre les fringues, les chaussures de rechange, les serviettes de plage qui prennent une place monstre, les livres, l’appareil photo, le camescope, voire l’ordi portable, les affaires de toilettes… Ben la valise, elle a un petit ventre rebondi quand on la ferme. Et en général, une fois qu’on a galéré à la fermer, on se rend compte qu’on a oublié d’y mettre quelque chose et faut la rouvrir.

La 2ème partie de l’épreuve consiste à lutter contre cette loi universelle : il est impossible de partir en vacances sans oublier quelque chose; C’est systématique. Ma spécialité : les chaussettes ou une tenue de nuit. Oui, en temps normal, je dors nue donc je ne pense pas à prendre de quoi dormir vêtue, ce qui peut pourtant être utile quand on part en vacances chez quelqu’un ou avec une personne qui n’est pas habituée à nous voir dans le plus simple appareil et ne souhaite pas que cela arrive. Je me souviens aussi d’une fois où je suis partie en vacances avec Guillaume 1er en oubliant tous mes sous-vêtements. Je suis donc allée à l’hypermarché me prendre quelques culottes petits bateaux et des soutiens gorges bas de gamme trop moches.

Pour certains, pour éviter d’oublier quelque chose, il faut faire une liste. Si on a tout noté sur un papier, il est impossible d’oublier quoi que ce soit, non ? Possible mais moi, je n’y crois pas, ne serait-ce que parce que certaines choses ne peuvent être rangées dans la valise qu’au dernier moment. Par exemple, tout ce qui est affaires de toilettes. Je sais pas vous mais moi, je me brosse les dents aussi la veille d’un voyage… Et puis déjà, faut s’assurer qu’on n’a rien oublié sur la liste…

En général, je n’oublie jamais l’essentiel vu que je fais une rapide revue avant de partir : « carte bleue, oui, billets de train, oui, passeport/carte d’identité, oui, téléphone portable oui, vêtements oui; L’essentiel est là, j’achèterai le reste au pire! ». Souvent, l’oubli de quelque chose peut dégénérer en dispute : « mais t’es con, pourquoi tu n’y as pas pensé ?

– T’avais qu’à faire la valise toi même si t’es pas content ! Forcément, quand on n’en fout pas une, on ne risque pas de faire des conneries ! »

Pas faux… Mais pour ne pas se prendre la tête, l’idéal, c’est de prévoir une pause shopping un peu après l’arrivée sur place pour acheter ce qui manque. Et puis cool, ce sont les vacances, on va pas commencer par s’engueuler non plus.

Il n’empêche qu’à chaque fois, je suis soulagée quand je découvre ce que j’ai enfin oublié. De toute façon, c’est pas la peine de s’angoisser de ce qu’on a oublié, la vraie angoisse doit être « pourvu qu’on retrouve la valise à l’arrivée » car si vous prenez l’avion, par exemple, c’est pas toujours garanti…

Je ne reconnais plus personne en Harley Davidson

  

 Des vacances façon Easy rider, en voilà une bonne idée. Tous ceux qui ont posé un jour le cul sur une moto savent à quel point on ne voit et on ne ressent pas les choses de la même façon. Par exemple, Paris en moto, c’est vraiment une expérience à vivre. A la limite en scooter si vous en avez un sous la main, ça peut le faire aussi, après tout. Mais partir en moto, ce n’est pas que des pures sensations.

Regardons la bête de plus près, les plus observateurs noteront le nombre de places limitées : 2 personnes au maximum. Donc si vous avez des enfants, où vous les laissez chez papy-mamie, ou vous ne partez pas en moto, il n’y a pas d’alternatives. On notera aussi le manque de toit : quand il pleut en moto, c’est vraiment la galère, on se fait tremper mais en plus, la route est glissante et on risque de se casser la figure. Passer des kilomètres et des kilomètres à serrer les fesses et à repérer tous les pièges pour ne pas tomber, c’est épuisant. Ceci étant dit, en moto, il faut plus de vigilance qu’en voiture quoi qu’il en soit.

Mais surtout, les plus « je voyage avec 3 tonnes de bagages » noteront qu’ils manquent une chose essentielles sur une moto : un coffre spacieux pour mettre toutes nos valises. Voyager en moto, c’est faire dans le minimaliste : un sac pour deux sur le dos du passager et basta. Oui parce que si on en met un sur le dos du pilote, ben la moto devient un transport pour un. Donc on oublie les 150 produits de beauté, les tenues en pagaille, on ne prend que l’essentiel. Tout un art. Art que de façon toute personnelle, je ne maîtrise absolument pas.

Par ailleurs, la moto, y a plus confortable dans la vie. Pour une  balade d’une heure ou deux, ça va mais plus, ça commence un peu à piquer les fesses et tirer dans les bras. En tant que passagère, j’ai tendance à dormir. En moto, ce n’est pas du tout conseillé parce que tomber d’une moto, ça doit faire super mal quand même… Donc faut bien s’accrocher tout du long et ça fatigue à force quand même. Surtout si on prend l’autoroute ! Quand la moto va à fond les turbines, on a l’impression qu’on va s’envoler (enfin, moi, c’est l’effet que ça me fait), c’est grisant mais au bout d’un moment, moins.

Mais à côté de ça, on découvre les paysages comme jamais en voiture. Quand j’étais jeune et innocente et que je flirtais avec Pierre le pervers, il était parti 15 jours se faire un moto trip dans le sud et il m’expliquait que la route des Alpes en moto, ça n’avait rien de comparable. Et je veux bien le croire. Mais je me demande si, quelque part, la moto n’est pas plus un transport de solitaire (ou à la limite, on part à plusieurs motos) tant il est plus simple de voyager seul qu’avec quelqu’un sur le porte bagage. Comme ça, on n’a que sa moto à gérer et je dirais que c’est déjà pas mal. Mais surtout, ce qui est magique en moto, c’est que même seul, on fait partie d’un clan. En gros, tomber en panne en voiture, c’est pas sûr qu’on trouve de l’aide. Alors qu’en moto, il y aura toujours un motard pour nous filer un coup de main. Une grande famille, en somme.