Le syndrome Prom Queen

Les réseaux sociaux ont ce pouvoir merveilleux de conférer aux gens un sentiment d’importance. Chaque contenu posté déclenche l’attente frénétique du moindre like, commentaire ou retweet, selon où vous vous exprimez. Le but est de devenir le ou la plus populaire de votre petite bande virtuelle, celui ou celle qui décrète et les autres suivent. Ce fameux influenceur qui fait bander les marketeux. Je reviendrai sur la notion d’influenceurs plus tard, ça mérite un bon paquet d’articles je pense.

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Première étape : construire sa communauté, donc, se créer des liens, étendre ses tentacules toujours plus loin, se construire une audience de plus en plus importante pour l’inonder de vos pensées, jugements, derniers achats, photos de vacances… Et une très bonne façon de se faire des copains, c’est l’ennemi commun. L’ennemie commune en l’occurence pour cet article : la fille trop jolie avec un mec canon qui s’en sort bien dans la vie et qui évolue à des dizaines de miles au dessus de vous. Au début, personne n’ose la critiquer tellement la moindre pique envers elle semble puer l’aigreur. Mais à 10, le rapport de force est inverse et là, tout est permis.

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C’est ce que j’appelle le syndrome Prom Queen. Prenez n’importe quel teen movie (ou série) américain, ce phénomène est pregnant : c’est la reine de la fête, la plus jolie, la plus populaire, celle que l’on adore donc détester car elle est trop tout. Les anti Prom Queen se rejoignent peu à peu, galvanisés par leur haine commune de cette pauvre fille qui a surtout le tort de ne pas être comme eux. Oh oui, certaines sont de vraies connasses, je dis pas. Mais de toute façon, sympa ou connasse, la règle reste la même : on déteste la Prom Queen.

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Alors dès qu’elle ouvre la bouche, poste une photo ou respire un peu bruyamment, le torrent de haine démarre. Il débute par une petite remarque, grossie par les commentaires, retweets et autres LOL. On se sent cool de démolir la jolie fille de service qui n’est même pas si jolie que ça, tavu ? Elle doit bien se photoshopper la garce parce qu’en vrai, elle n’a pas la peau aussi lisse ou les cuisses aussi fines. Oui, le syndrome Prom Queen transforme ses victimes en hyènes, ces féministes qui hurlent dès qu’on tacle une femme sur son physique mais n’hésitent pas à se moquer du bourrelet (légèrement imaginaire) de la Prom Queen ou du creux entre ses seins et supplient qu’on lui file un hamburger tellement elle est maigre. Dans cette petite réunion haineuse, les principes sautent.

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Alors, pour conserver sa petite communauté rigolarde, on guette. Tout ce que dit ou fait la Prom Queen sera analysé, critiqué, jeté en patûre à sa petite bande excitée à la vue du sang. Non mais tu as vu son pull ? Non mais elle a fait une faute, ahah ! Ohlala, elle a lu tel livre qui est trop nul, quelle idiote ! Effet pervers : la Prom Queen honnie devient finalement le ciment de la petite bande. Et si demain celle-ci disparaissait ? Ca peut arriver, rappelons que nous parlons de vie virtuelle, de blogueuses, de twitteuses, de forumeuses, de nanas qui ont une vie en dehors de la bulle virtuelle et peuvent en disparaître sur un coup de tête, de ras le bol. La petite bande d’excitée va-t-elle disparaître ? Non, bien sûr : une Prom Queen meurt, vive la Prom Queen. Car peu importe la victime, du moment que l’on peut la descendre pour se sentir mieux qu’elle. Et si un jour vous renoncez à cette mesquinerie, rassurez-vous : vous serez rejeté par la communauté. Vous n’avez plus vos places parmi les rageuses.

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Typiquement féminin ? Rassurez-vous, les hommes ont aussi leur petites guéguerres. Eux, ils sont plus sur la taille de leur bite communauté par contre… On en reparle une prochaine fois.

Ressusciter ?

Par Pink Lady

Magie d’un pseudo web. On l’endosse, on le fait vivre puis un jour, si on en a assez, on le fait taire. C’est facile : plus un mot sur Twitter, Facebook ou sur votre blog et les gens vous oublient. Ô, gloire éphémère que celle des « blogueurs influents ». Pendant 3 ans, j’ai été Pink Lady, blogueuse parmi d’autres, invitée aux soirées blog et tout.

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Puis cette blogosphère là m’a gonflée. Vous n’imaginez pas comme certaines blogueuses «  » » »stars » » » » sont de vraies connasses manipulatrices, prêtes à lécher le premier cul passant au dessus d’elles pour grappiller un backlink ou une invitation en soirée blog. Je le sais, j’avais à un moment ce [vague] pouvoir d’offrir de l’argent contre des articles. Jamais eu autant d’amies blogueuses. Le jour où j’ai changé de travail, tout le monde m’a oubliée. Je n’en ai pas souffert, j ‘ai de vrais amis par ailleurs. Après, sauvons quelques têtes, il y a aussi de belles personnes dans le lot. Mais ça taille sec au pays des macarons.

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Les macarons, tiens. Grot it gourmand des années 2005, avant les cupcakes, pop cakes et mug cakes… Oui, nos goûters aussi sont fashion, que voulez-vous. La blogosphère féminine s’est scindée en deux à l’ère du macaron : les blogueuses mode, celles qui ont leur carte de fidélité chez Ladurée et Pierre Hermé sont devenues les cibles de toute une autre blogosphère féminine. Drôle au départ, celle-ci est devenue répétitive, souvent aigrie et surtout sacrément faux-cul : il suffisait qu’une marque leur fasse les yeux doux pour qu’elles prennent, elles aussi, leur part du gâteau et n’hésitent pas à partager aux internautes leur photo de Look « mais c’est pas pareil, c’est pour se moquer, c ‘est du second degré ». Oui, oui, oui… Mais bon, la haine est un bon fédérateur, taper sur de la blogueuse mode rapporte RT sur Twitter et nouveaux lecteurs sur votre blog. La win quoi !

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Tout ça m’a filé la nausée. Et je vous raconte même pas les ennemies que j’ai pu me faire juste en me moquant de cet état de fait… Il faut comprendre que la blogosphère, c’est comme le lycée (voire le collège) avec ses bandes, ses populaires et toutes celles qui se rêvent reine de la promo même si elles s’en défendent. Collège ou lycée de petite ville, la plupart d’entre elles sont strictement inconnues hors de leur petit cercle mais chut, ne leur dites pas que j’ai dit tout ça, je vais encore me faire détester.

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Mais j’ai mes torts. Celui en premier lieu de penser que les reines de la blogosphère puissent avoir un soupçon de recul sur ce que tout ceci représente (rien ou si peu). Mais surtout je me suis perdue. Au départ, Pink Lady se voulait surtout une satire des filles des magazines, celles qui mangent des graines germées en passant du pilates au krav maga en passant par l’aqua bike selon le dernier magazine qui en a parlé en disant que c’était ultra top. Celles qui baisent pas le premier soir. Ah si. Ah non… Et qui trouve que se taper une fille est très bon pour sa crédibilité Swag (c’est de Elle pour ceux qui ont raté la polémique). J’ai vite, trop vite, intégré la vie de cette fille des magazines pour la faire mienne, je parlais trop de moi et j’ai perdu de vue l’existence même de Pink Lady. Qui a fini par disparaître. Mais j’ai un peu envie de la ressusciter en gardant en tête cette fille des magazines. Histoire de se marrer un peu.

Sociologie des cons

Je vous ai parlé il y a quelques temps de cette notion de “l’autre est un con”. Cet article me fut inspiré par un livre “Les nouveaux cons” d’Etienne Liebig. Je l’ai acheté par accident, j’avais compris qu’il s’agissait d’une sorte de sociologie du con ou comment on supporte pas l’autre. Faux, il s’agissait de petites chroniques tapant sur strictement tout le monde, de la droite catho aux bobos, des écolos aux jeunes de cité en passant par le flic ou le dealer, tout le monde en prend sur son compte. Grinçant, oui. Un peu trop.

Au début, je trouvais ça drôle, ces petits épinglages même si j’étais déçue de ne pas lire une étude sociologique sur les cons (c’est quand même un super sujet). Sauf qu’au fur et à mesure de ma lecture, mon sourire s’estompait peu à peu pour ne laisser place qu’à une grimace de gêne. Est-ce de l’aigreur qui transpire de ces lignes ? Une méchanceté forcée pour dire merde au politiquement correct, un peu à la façon de Bénabar, soit à tort et à travers ? Je me sens mal à l’aise et je finis le livre avec déplaisir, suivant mon principe idiot de toujours terminer un livre. On ne sait jamais, les dernières pages peuvent toujours le sauver !

En fait, ce qui m’a gêné, outre la violence mal placée de certains propos faisant perdre de vue un éventuel second degré, c’est la destruction systématique. C’est comme Zemmour et Naulleau (et Pulvar et Polony si j’ai bien compris mais je ne supporte tellement pas l’émission que je vais pas regarder juste pour vérifier). On a le droit de ne pas aimer quelque chose, de le dire, de faire de la critique caustique. Sauf qu’à force de taper systématiquement sur tout et n’importe quoi, la notion même de sarcasme perd de sa substance et ne reste qu’une aigreur putride et peu drôle. Tout cela manque de légèreté et baigne tant dans le mépris qu’effectivement, on sent entre chaque ligne le principe du “tous des cons, des médiocres… sauf moi”.

A une époque fort lointaine, j’eus un blog de critique destructice qui, comme la plupart de mes blog parallèle,n’eut qu’une courte vie. Ouais, j’ai tendance à avoir des milliers d’idées de blogs, je devrais devenir consultante blog, j’ai des tas d’idées, de concept, mais j’ai pas le temps de les développer (et je joue pas assez le jeu de la blogosphère pour les faire suffisamment marcher pour en faire mon activité principale). J’aimais bien le concept de ce blog là et j’ai parfois envie d’importer le concept ici. Même si à part deux ou trois films, j’ai pas grand chose à critiquer et je le fais déjà dans l’art du nanard. Quoi que je me ferais un plaisir de dégommer Grey’s anatomy. Le problème de la critique destructrice est dans l’équilibre de ce que l’on dit. Dire du mal d’une série ou d’un film, livre… peut être drôle et jouissive à partir du moment où on reste à son propre niveau. Je n’ai eu aucun plaisir à lire le bouquin de Guillaume Musso dont j’avais parlé mais le critiquer ne m’autorise pas à me placer au dessus du monsieur pour lui dire qu’il n’a pas le moindre talent, que ce n’est qu’une merde… Ca pue un peu l’aigreur et limite la jalousie. Non parce que si on faut un match purement statistique, Guillaume a publié X livres, moi aucun (mais bon, j’ai jamais franchi l’étape “contacter une maison d’édition” alors bon…). De plus, il est facile de critiquer aussi les amateurs du genre mais qui suis-je, une nouvelle fois, pour dire à une personne qu’elle lit de la merde. Je peux en lire aussi…


L’idée est de rire de tout ça, y compris chez les fans. De pointer les incohérences, les côtés trop ci ou pas assez ça sans pour autant mépriser le quidam moyen. Mais est-ce juste possible ? Le critique ne finit-il pas par se sentir au dessus de la masse en désignant de son doigt divin celui qui doit être sacrifié sur l’autel de sa chronique ?

Bon et sinon, je la lance ma chronique “j’aime pas” ?

Doit-on se rendre à une soirée spécial célibataire pour la saint Valentin ?

Jeudi soir, salle de sport, Anaïs et moi discutons autour d’un café en attendant de pouvoir accéder aux appareils. Soudain, elle m’explique qu’elle a reçu un mail sur On va sortir à propos d’une soirée de célibataires le soir de la saint Valentin. On y va avec Anna ? Mouif, je sens un peu le faux plan.

Il est vrai que j’ai jamais été Saint Valentin, peut-être parce que mes histoires d’amour commencent en général début février ce qui rend la St Valentin inutile à fêter. Peut-être pour mon côté connasse snobinarde qui n’aime pas ce que la majorité des autres aiment. Mais bon, j’ai parlé moult fois de la Saint Valentin, passons sur ce point pour en venir au fait : cette soirée pue.

Sur le mail reçu par Anaïs, l’organisatrice explique que y a quasi que des mecs donc qu’elle n’hésite pas à venir accompagnée de copines. Sauf que je me pose la question : quel type de mecs risque-t-on de rencontrer à cette soirée ?

De prime abord, j’ai pensé aux désespérés de l’amour. Là, ça vaut pour les deux sexes, ce fut ma première réaction : « Non mais tu trouves pas que ça fait désespérées ? ». Bon, ok, en ce moment, avec Anna, on est un peu en mode « trouvons nous un mec, oui, mais comment ? ». Non parce que moi, jez veux bien un mec mais pas le premier venu et je ne suis pas sûre de trouver un mec qui me correspond à une soirée réunissant ceux qui ne sont pas montés à temps sur le paquebot de l’amour et qui tentent de le rattraper à la rame. Même si des fois, les paquebots, ça coule. Un jour, je ferai une anthologie de mes métaphores et vous voterez pour la pire.

Mais les désespérés ne sont pas les pires spécimens de cette soirée. Après tout, leur principal défaut est d’avoir l’ego en lambeau et une possible aigreur au bord des lèvres parce que « les femmes sont de pauvres connes qui se font avoir par des connards alors que moi, je suis gentil et aucune fille ne veut de moi ». Non, les pires, ce sont les queutards à la recherche d’une fille désespérée qui cédera à la moindre avance. La Saint Valentin, c’est le Noël de tous les Barney Stinson de la Terre, un soir où les célibataires, victimes du violent lobbying des fleuristes et chocolatiers, se sentent rebuts de la société, des petits boudins impropres à la consommation. Pour peu qu’un mec pas trop mal débarque, ça va être la fête du string. Alors soyons clairs, je ne suis pas contre une petite partie de jambe en l’air, hein, mais à la base, tu sens que la soirée est faite pour ceux qui ne supportent pas le célibat.

Alors du coup, j’hésite. Parce que bon, au pire, on passera la soirée entre nous trois et ce sera forcement bien. Et peut-être que ce serait intéressant de voir si j’ai raison ou non sur la typologie des gens en présence. Mais d’un autre côté, j’ai toujours trouvé un peu pathétique les célibataires qui font un truc le soir de la Saint Valentin pour faire partir d’une fête qui ne les concerne pas. Déjà que je la fête pas quand je suis en couple…

Bon, je vous laisse, je dois aller voler un enfant en prévision de la fête des mères.

Peut-on parler de la St Valentin quand on est célibataire

Et voilà, la St Valentin s’approche et me revoilà célibataire. Pas d’aigreur particulière sur la question, on ne l’aurait de toute façon pas fêté vu que notre anniversaire aurait été deux jours plus tôt. Mais qui dit fête des amoureux dit toujours “ceux qui sont laissés sur le bord du chemin et qui l’ont mauvaise”. Ah oui, le monde est-il désespérément binaire ?

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Si l’homochiralité existe dans la nature, c’est bien que tout ne fonctionne pas de façon symétrique. Oui, je me la raconte légèrement depuis que je suis abonnée à Pour la Science. Minute culturelle : l’homochiralité désigne le fait de ne trouver qu’une forme de chiralité dans la nature, on parle de molécules lévogyre quand il ne s’agit que de la forme gauche de la chiralité et de dextrogynes quand il s’agit de la forme droite. Pouf, pouf, j’ai perdu tous mes lecteurs. Donc si l’homochiralité, le gris ou la bisexualité existent, c’est bien parce que tout n’est pas binaire. En somme, au 14 février, il n’y a pas les couples heureux d’un côté et les célibataires dépressifs de l’autre.

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A dire vrai, la St Valentin ne m’intéresse plus depuis que j’ai quitté le lycée, époque où j’espérais recevoir une belle déclaration d’amour en ce jour J. Ce qui n’est jamais arrivé. Adulte, je n’attends rien de cette journée, que je sois en couple ou non. Parce que dans les faits, ça ne représente rien pour moi. Certains me disent “mais siiiii, c’est l’occasion de se retrouver tous les deux, de se faire un resto”. Ok, à la limite, argument recevable. Sauf que pour ma part, adorant la foule qui piétine avec fureur mon espace vital, je préfère inventer une autre fête de l’amour qui serait propre à mon couple, en dehors de l’anniversaire. “Tiens, chéri, si on disait que le 28 mars, c’était notre St Valentin à nous ?”. Cherchez pas pour le 28 mars, j’ai donné une date au hasard. Ce serait un peu comme un rendez-vous obligé, un “quoi qu’il arrive, le 28 mars, c’est toi, moi, et on fait un truc un peu inédit, pas juste une soirée canapé-dvd-pantoufles.” Non que je n’apprécie pas les soirées canapé-dvd-pantoufles, y a des moments où elles deviennent nécessaires tant pour notre santé physique que pour notre porte-monnaie mais c’est pas vraiment ce que j’appelle une fête de l’amour. 

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Je m’égare. Puis-je donc parler de la St Valentin sans être soupçonnée d’aigreur puisque célibataire (et fraîchement en plus) ? De mon point de vue oui, de celui de certains autres, non. Parce que si j’explique que la St Valentin n’a pa d’intérêt en soi, que c’est plus la fête des fleuristes, restaurateurs et chocolatiers, on me répondra que je dis ça uniquement parce que j’ai pas de mec et que je suis jalouse de celles qui en ont un. De 1, je ne peux pas être jalouse de toutes les nanas en couple, certaines le sont avec de pauvres types dont je ne voudrais même pas un soir de faim sexuelle tenace. De 2, si tel était le cas, je ne serais pas jalouse juste le 14 février mais également le jour de l’anniversaire du couple, de l’anniversaire des demoiselles, de Noël et du Nouvel an, pour leurs vacances, l’annonce de leurs fiançailles… Bref en permanence ou à peu près. Puis soyons honnêtes, au vu de la communication spéciale St Valentin de nombreuses marques, y compris celles qui n’ont rien à voir (genre les fast food, top romantique), c’est que, oui, c’est un business. Et ça me gênerait de forcer mon homme à participer d’autant que paye ton effet de surprise “Oh chérie, je t’ai acheté des fleurs!” “Un jour de la st Valentin, je m’y attendais pas du tout mon coeur ! Tu es si surprenant !”. Sans parler des pauvres gars qui sortent tard du boulot et sont en galère pour trouver ne serait-ce qu’une rose potable. Et puis d’ailleurs, pourquoi c’est toujours les hommes qui doivent offrir des fleurs aux femmes ? Moi, j’avais bien offert une plante à l’Amoureux pour le remercier, une fois. 

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A se demander si, finalement, la St Valentin n’est pas plus la fête des femmes amoureuses que des amoureux tout court.

En attendant, j’ai pas d’amoureux mais je veux ce magnifique bouquet !

Pourquoi persister ?

Ce week-end, mes pélégrinations virtuelles, télévisuelles et même réelles m’ont mis face à une grande question existentielles. Pourquoi reste-t-on en couple avec quelqu’un avec qui ça ne passe plus ? Mais vraiment plus, hein, je ne parle pas d’une chamaillerie sur la couleur du PQ (rigolez pas, chez ma mère, ça vire à la religion, tu assortis ton PQ à tes
wc) ou de petites crises passagères. Non, je parle d’une telle tempête qu’on se demande un jour si on reverra le soleil.
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Pour tout vous dire, tout a débuté devant Confessions Intimes. Ne me blâmez pas, j’avais du mal à aller me coucher et mine de rien, le combo Confessions intimes + yahoo! jeux, ça fait comme un jacuzzi pour le cerveau. A l’écran, un couple dont j’ai oublié le nom et que nous appellerons pour une facilité de compréhension Ophélie et Nicolas. Ils sont en couple et ils ont un bébé mais voilà, Nicolas a eu une maîtresse. Pas juste une meuf ramassée en boîte et lutinée sur le parking du Macumba, non, non, une vraie et il lui a même parlé de ses problèmes intimes avec Ophélie dite « Captain’ Igloo ». Mais la maîtresse, en pure garce digne des plus grands drames sitcomesques, a eu l’audace d’appeler Ophélie pour lui dire qu’elle couchait avec son mec et que, ahah, la preuve, je te répète tout ce qu’il m’a dit. Oui, je sais, la maîtresse est, dans l’histoire une sale conne. Mais voilà, Ophélie se sent trahie (légitime) et n’arrive pas à pardonner à Nicolas, n’arrêtant pas de sous entendre qu’il va se taper la terre entière et « touche moi pas, j’ai pas envie ». Donc Ophélie et Nicolas sont malheureux, ils ne communiquent plus sans s’engueuler, elle est blessée, il est frustré… Mais bon, une explication avec la psy de l’émission et ils sont à nouveau heureux, youpi (c’est ça ou un relooking car c’est toujours la faute de bobonne « qui se néglige »). Mouais. Donc je regardais ça, le déluge d’agressivité et de noms d’oiseaux que s’adressaient Ophélie et Nicolas et je secouais la tête, atterrée : mais pourquoi ils restent ensemble ? J’exclus de suite l’hypothèse enfant, un gamin ne peut pas être heureux dans un tel contexte.

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L’amour ? Il sent un peu l’aigre ton amour. C’est carrément de la haine là. Alors quoi ? On me chuchote dans l’oreille une peur de la solitude. Oh mon Dieu ! Vous avez jamais entendu parler du vaut mieux être seul que mal accompagné ? Ouais, je sais, c’est facile à dire et si j’étais douée en rupture, ça se saurait.Il est difficile de dire stop, c’est un fait. Sauf qu’à un moment, je ne comprends pas que la peur de la solitude passe au dessus de la torture mentale qu’est la relation qui s’achève dans le sang et les larmes. Il est vrai que j’ai la chance d’être très entourée et de savoir que si un jour, je romps, j’aurai du soutien derrière et de gentilles épaules sur lesquelles pleurer donc ça dédramatise légèrement la situation.


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Est-ce une peur de l’inconnu, une force de l’habitude ? Possible mais là encore, je trouve que ça ne justifie pas de subir et de faire subir tout ça. Evidemment que ça fout grave la trouille de quitter une vie qui était la nôtre depuis une paire d’années mais même moi qui suis TRES mauvaise en orientation (mais des fois, c’est la faute de google map qui me situe n’importe comment) et légèrement têtue, je finis par faire demi tour quand je fais fausse route. Y a la peur de l’échec aussi. Celle-là, je la connais bien. Mais l’échec a un sale goût, c’est peut-être pas la peine de le faire tourner en bouche pendant 2h non plus… Parce que là, ça me fait la sensation de boire la coupe jusqu’à la lie, briser le verre et avaler les tessons. Ca fait mal, quoi. Surtout que comme je l’ai déjà dit y a quelques années, si on considère qu’un couple qui s’éteint est un échec, on va avoir du mal à réussir dans la vie puisque si je comprends bien, un couple réussi, c’est celui qui va jusqu’à la mort. Donc y en a qu’un (sauf amours multiples)… Super gai votre truc.

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Hé oui, pour rompre, il faut du courage et pas qu’un peu, c’est un fait. Même quand on a la certitude que tout est fini, reste encore la mini voix au fond de nous qui nous rappelle les temps heureux, comme cet homme ou cette femme nous a parfaitement correspondu et qu’on pourrait recommencer pareil, retrouver les beaux jours, courir main dans la main dans un pré en été… Cette personne qui a partagé ma vie, je l’ai bien choisi pour une raison, j’ai pas pu me tromper quand même. Le problème, c’est pas le choix du départ, c’est l’évolution que prend la relation. On peut débattre des responsabilités de l’un et de l’autre mais c’est pas tant la question. Rester est souvent une forme de scarification et faire 2 malheureux (voire plus en cas d’enfants impliqués ou relations multiples) et le faire sur du long terme car personne n’ose couper le membre gangréné, ce n’est bon pour personne. Ca pourrit et on finit par détester l’autre, tombant dans le cercle vicieux inverse de celui cité précédemment : c’est un gros con (ou grosse conne), j’ai perdu X années de ma vie, quelle dinde(/crétin) j’ai été, non mais on ne m’y reprendra plus ! Oui, la douleur fait augmenter l’aigreur. Et y en a qui restent, bercés par les « ça ira mieux demain » de leur entourage. Non mais arrêtez ! La fin d’un couple n’est pas un échec, ce n’est pas la fin du monde. Bien sûr que ça fait mal, bien sûr qu’il faudra le temps. Bien sûr qu’à un moment, on se dira qu’on a eu tort, que c’était pas si mal. Puis les matins se suivent et la douleur s’estompe et on se rend compte qu’on a agi pour le mieux. Question de survie.

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Certains me diront optimistes. De par mes expériences passées, je vous le dis : non, je suis réaliste.

 

Et à la fin, tout ira bien

Quand je joue les docteurs du cœur avec mes amis, je me trouve souvent devant cette interrogation : pourquoi ? Prenons un exemple fictif que nous appellerons Mélanie, un mix d’au moins 3 cas croisés en un mois. Mélanie est jolie, intelligente, cultivée, drole, douce… Bref, Mélanie a des tas de qualités mais elle accumule les relations foireuses, les mecs naturellement doués pour nous faire souffrir. Pourquoi?

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On pourrait penser que Mélanie n’est pas regardante sur la marchandise, trop pressée de se caser mais ce n’est même pas forcément le cas. Alors j’ai une nouvelle théorie, pas du tout scientifique mais je l’aime bien donc je la partage. Je me dis que ces histoires foireuses ne sont pas inutiles, elles sont un espèce de chemin de croix avant un espèce d’Eden ou équivalent. En gros : « oui, là, de suite, tu en chies mais à la fin, tout ira bien ». Bah oui, y a une certaine logique.

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Prenons toujours notre amie Mélanie. Au fur et à mesure de ses expériences amoureuses (j’hésite à mettre des guillemets, là), elle s’enrichit, elle apprend. Pas forcément le plus positif mais elle apprend à poser des limites, à dire non, à détecter le nuisible avant qu’il ait le temps de l’embobiner. En grandissant (je n’utiliserai le terme vieillissant qu’à mes 40 ans, n’insistez pas), elle devient plus forte, plus équilibrée dans ses relations amoureuses. Et j’ai envie de croire qu’en face, dans le lot des hommes restant disponibles, c’est pareil. Ou femmes, après tout, on a tout le droit de virer sa cuti. Peu importe, c’est pas le sujet. Donc déjà, ma théorie écrase celle qui dit « passé 30 ans, les hommes restant sur le marché sont nases ». Non, pas du tout. Ils sont en-ri-chis. Ou plus névrosés et paranoïaques à cause des 3 hystériques qui nous ont précédé mais là, à la limite, le fait d’être globalement normale vous rend déjà totalement inestimable à ses yeux, c’est pas si mal.

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 Si je prends la liste de mes histoires passées, évidemment, il me reste des cicatrices, j’ai développé une certaine peur de l’engagement mais déjà, l’avoir remarqué, c’est pas si mal… J’essaie de me guérir mais du coup, je suis plus zen. Je sais que si ma relation ne doit pas durer, je survivrai, j’ai déjà vécu plusieurs ruptures, des faciles et des difficiles. Je pleurerai sans doute mais j’ai ma Vicky pour me consoler, au pire. Et si ça marche… Arrivera un moment où je m’aventurerai sur de nouveaux terrains mais l’essentiel, je maîtrise pas trop mal. Je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas (ou plus), je définis à peu près la zone grise du pourquoi pas car un couple, ce sont des compromis, aussi. Ouais, ça, je l’ai appris de mes précédentes expériences, comme je suis mature, houlala.

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Donc de façon là mathématique, on gère mieux nos relations, on ne commet plus les mêmes erreurs et on détecte plus facilement les « n’y touche pas, il est nocif ». Donc j’ai envie de dire que ma théorie qui stipule qu’à la fin, tout ira bien est presque mathématique. Evidemment, certains me diront que j’oublie légèrement de faire entrer en ligne de compte le côté désabusé de notre Mélanie, voire une pointe d’aigreur, la difficulté grandissante de faire des rencontres et bien entendu cette part de malchance que certaines traîneront
jusqu’à leur mort. Parce que oui, je pense qu’attirer des relations foireuses n’est pas que de notre fait, faut arrêter de toujours se culpabiliser. Puis ça permet de pleurer sur le thème du « mais meeeeeeeerde pourquoi, pourquoi ça me tombe encore dessus ? », ce qui est ma foi non négligeable. Mais justement, je refuse de croire en la malchance pure et éternelle. Tout ça ne peut pas être vain. Tous ces connards (non parce que certains sont quand même de beaux spécimens) que l’on croise dans nos vies, ce ne sont pas de simples hasards, de simples morsures de la vie, ça ne peut pas être juste ça. Il y a une raison à tout ça et la raison, c’est la relation magique et merveilleuse que Mélanie finira par trouver.

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N’empêche que vous trouvez pas ça beau qu’à 30 ans, je sois à ce point gonflée d’espoir ? Moi si, je m’auto émeus.

PS : Si j’ai mis une photo de Simone de Beauvoir, c’est parce que je la trouve très mature sur cette photo, voilà. Puis elle était quand même charmante, Simone. 

Facebook, c’est le diable !

Depuis 2007, je suis sur Facebook. Ouais, tu vois, j’ai toujours été une pionnière des médias sociaux. Au début, j’avais deux contacts et demi dessus et depuis, le réseau s’est développé, j’ai dessus un joli catalogue d’exs et d’actuels, histoire de me souvenir mais également de possibles futurs. Et mes amis et ma famille, aussi. Sauf que parfois, les futurs, ils deviennent vite de vagues souvenirs.

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Exemple concret : Luc. J’ai croisé Luc dans le cadre du travail, il était mon contact technique sur une opération. On se voit dans une soirée et je me dis que miam, les petits bruns mal rasés au regard malicieux et au grand sourire, c’est pile poil mon style. Avant de nous quitter, je glisse un « j’espère qu’on aura l’occasion de se recroiser pour cette opé ! ». Hélas, le destin s’en mêle. Un mois plus tard, je l’appelle pour lui demander quelque chose rapport au travail (bon, ok, entre temps, je l’avais légèrement zappé) et là coup de tonnerre : « hé mais non, je bosse plus pour eux, mon contrat en alternance avec la fac s’est terminé ». Un truc du genre. Alors déjà, question 1 : mais il a quel âge lui ? La mort dans l’âme ou presque, je me décide de le rajouter sur Facebook, ne sait-on jamais.

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Sauf que là, je tombe de haut, un peu. Puisqu’il accepte mon amitié, je zieute un peu sa page et force est de constater que c’est un peu l’archétype du beauf bière-foot-pastis. Ce que je déteste. Ok, il est vrai que Facebook est un miroir grossissant, que je peux moi-même passer pour la pire pintade du monde ou une MILF vu que ma photo de profil, c’est moi bébé mais on pourrait penser que c’est mon enfant (ahahah !). Et encore, j’ai quitté la plupart des groupes que j’avais rejoint au début où je clamais avoir eu des rapports sexuels
avec plus d’un de mes amis Facebook. Un autre m’a fait le même coup déceptif : je l’avais croisé en soirée, l’avait trouvé bien séduisant dans le genre brun, mal rasé, un peu dandy… Après avoir découvert par hasard de qui il s’agissait, je l’ai rajouté sur Facebook et là, oh mon Dieu ! Dans le genre « je me pense aussi drôle que Desproges alors qu’en fait ma vie est atrocement vide et que je déguise ma frustration et mon aigreur sous une provocation souvent mal venue et certainement pas drôle ni subversive », il se pose, là. Du coup, il est passé de la case « fantasme » à la case « pauvre type ».

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Et voilà, Facebook casse tous mes rêves, tous mes fantasmes avant même d’avoir pu espérer quoi que ce soit. Où est le rêve ? Déjà qu’une fois sur deux, on a droit à un « in a relationship ». Oui, je suis snob, j’ai gardé mon Facebook en anglais. Le pire que j’ai eu fut « in a relationship ». Là, je me dis : rah merde mais bon, on ne sait jamais, son couple va peut-être mal, c’est peut-être une relation libre, il est peut-être infidèle et là, je lis en dessous « interested in : men ». Oh… Ah oui, là, c’est comme qui dirait mort de chez mort.

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Quand je vous dis que Facebook, c’est le mal ! D’ailleurs, dans une chronique Closer à venir, j’explique que ça casse aussi l’image idyllique que nous pouvions avoir de nos exs. 

Joyeuse St Valentin, youpi !

Aujourd’hui, tout Internet me rappelle que c’est la St Valentin. Même en passant sur viadeo, on me propose d’envoyer des fleurs à l’être aimé. Moi,  je veux bien mais est-ce que ça s’envoie des fleurs aux hommes ?  Surtout que sur viadeo, j’y vais à priori pour me faire un réseau professionnel, pas pour choper. Je me demande si Interflora communique aussi sur Meetic aujourd’hui, tiens.


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En fait, chaque année, j’ai un peu la même sensation : tiens, on parle moins de la St Valentin, ça tombe en désuétude. Et puis au fur et à mesure que se rapproche le jour J, je me rends compte que non : on navigue entre aigreur des célibattus et guimauve des amoureux. J’ai un peu la sensation d’être la seule à rester dans une indifférence
totale : je ne fêtais pas la St Valentin quand j’étais en couple, je vois pas pourquoi ça me ferait de la peine de ne plus la fêter quand je suis célibataire.

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Et pourtant, il est difficile de rester dans l’indifférence vu que la société considère qu’on doit forcément avoir un avis sur la question, faire partie de la fête.
Exemple vendredi soir, j’étais invitée à dîner et je devais amener le dessert. Je m’arrête dans une boulangerie dangereusement délicieuse et là, je découvre que tous les gâteaux sont fournis avec un petit cœur en bonbon. Ouah, génial, je vais passer pour une hystérique : « bon, tu m’invites à manger, ça veut dire que tu veux qu’on s’épouse, non . ». Ceci étant, ils étaient pas mauvais ces petits cœurs… Mais si j’avais été invitée chez un homme qui ne me plaît pas, à un dîner pro ou que sais-je encore, j’aurais dû manger les bonbons en chemin ? Pourquoi ne propose-t-on pas de gâteaux sans cœur parce qu’on peut aussi manger des pâtisseries sans chercher à prouver son amour ?

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Finalement, la St Valentin, c’est un peu comme Noël ou le Nouvel an, ne pas choisir son camp est tabou, tu aimes ou tu n’aimes pas mais avec la presssssssssssion
(plein de s) de la société, tu n’as pas le choix, tu dois avoir un avis. D’ailleurs, tout mon Twitter en a un, entre les « la St Valentin, ça pue des pieds » (twitt de célibataire
donc), les « roooooooh mon namoureux d’amour qu’est trop choupi trognon m’a offert un sublime sac Darel trop croquignolet. Et m’a amené le petit déj au lit avec des crèpes en forme de cœur ». Bon, ok, c’est trop long pour un twitt, je caricature mais ça, c’est le twitt de la femme comblée car elle a bien fait remarquer à son mec que, oui, la St Valentin, ça se fête et qu’il a intérêt à faire un cadeau encore plus démentiel qu’à Noël. C’est quelque part ce point là qui me gonfle, là, pour de vrai. Je sais pas vous mais moi mon compte en banque retrouve à peine l’équilibre après la folie de Noël, je ne me vois donc pas réclamer à un homme de dépenser encore des centaines d’euros dans un cadeau. Sauf si c’est George Clooney. Puis paye ton romantisme, c’est un peu la course au combien tu m’aimes. Supeeeeeeer… Quitte à être de la vieille école, je préfère une attention gratuite mais surprenante (et pas à une date décidée par la société de consommation) qu’un cadeau cher qui prouvera juste que notre mec a compris comment avoir son petit dessert.

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En attendant, je vous laisse, je passe la St Valentin avec ma Vicky, on a un
programme so romantique comprenant une bonne partie de ménage car là, l’appart, il ne ressemble plus à rien…

PS : Un article pas mal sur les indifférents à la St Valentin d’une fille très talentueuse.

Je suis un aimant à tarés

Je ne raconte plus trop ma vie sentimentale (ou presque) du fait que je ne vois plus trop l’intérêt de la raconter. Je préfère généraliser sur l’amour plutôt que de prouver par une liste de conquêtes que, ouais, je suis trop bonne. Mais hier soir, je suis virtuellement tombée sur un tel cas que je me dois de partager ça avec vous.

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Histoire : après un article intéressant sur meetic, je décide d’y refaire un tour. Je reçois un mail d’un mec sans photos : « si tu étais un meuble ikéa, tu serais lequel ? ». Bon, allez, c’est rigolo, je réponds. Je regarde un peu la fiche du mec : libraire, rien de particulièrement notable en dehors de ça. Mais libraire, c’est sympa… Bon, il me renvoie d’autres mails, il est un peu « excité » (pas dans le sens sexuel du terme, dans le sens nerveux) mais on va dire qu’il est peut-être un peu nerveux. ON passe sur MSN et il me sort de beaux discours quant à l’importance de respecter les femmes, qu’il est très doux, très respectueux. Mais déjà, y aurait comme un léger hic : il vit encore chez ses parents car il est chômeur, il cherche un job de téléprospecteur. Il est où le libraire ?

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Son discours m’interpelle un peu mais le mieux, c’est quand je lui demande ce qu’il entend par « sa spiritualité ». Et là, il commence à me sortir un discours un peu étrange sur le fait qu’il est sur terre pour apporter la lumière, qu’il a proposé un siège à une vieille dame dans une pharmacie ou qu’il avait aidé une ex à ne pas se suicider. Heu… Parce que sa religion lui dit que venir en aide à une personne, c’est aider toute l’humanité (ou un truc comme ça, je me souviens plus bien). Ah, elle a l’air sympa sa religion mais il sort d’une secte, non ? Ah non… Après, il me parle de son tatouage féminin parce que tu comprends, ça représente sa féminité, son imagination, sa spiritualité… Je sais plus très bien après. Il me raconte qu’il écrit et compose des poèmes mais je sais pas, je suis pas très confiante, je trouve qu’il en fait un peu trop dans le « je suis vertueux ». Mais comme une conne, je lui file mon numéro de téléphone en me disant qu’il en fait peut-être des caisses juste par nervosité.

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Samedi soir, 1h du mat, alors que je suis en train de m’endormir, il m’envoie un texto érotique que j’ai même pas lu en entier car j’étais en train de m’endormir et qu’il m’a fait louper un cycle de sommeil, ce qui m’énerve légèrement. Je suis claquée en ce moment et je vais pas trop pouvoir me reposer les prochaines semaines donc cette heure et demi de sommeil perdue m’était précieuse. Bref, hier, je suis sur msn pour parler à quelqu’un et l’autre vient me parler. Bon, je lui répondrai plus tard. Quand je me décide à lui répondre, il est parti. Bon. Je me mets en absente et vaque à mes occupations. Paf message : « la moindre des politesses serait de dire BONJOUR et MERCI pour les sms avant de te mettre en absente.. « . Bon, ok, là, je vais faire un truc moche : plus j’y pense, moins je le sens ce mec donc on va profiter de cette introduction pour mettre fin à l’histoire. Je réponds donc : « Bonjour. Alors en 1, tout à l’heure, je n’étais pas là, je suis revenue mais tu étais parti. Pardon de ne pas te parler quand tu n’es pas là, je me suis mise en absente ensuite
car je repartais du pc. En 2, la moindre des politesses c’est de ne pas envoyer des textos à 1h du mat quand on n’est pas sûr que la personne ne dort pas. J’étais en train de m’endormir, je me suis relevée en pensant que ça devait être important, je me suis rendormir 1h30 plus tard pas vraiment ravie… Et de 3, je n’aime pas trop ce ton ».

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Et là, je me prends le pire flot d’insultes de ma vie, je me fais traiter à peu près 36 fois de pute et de paumée, de cas social et de vilaine moche « à la façade refaite », ce qui est assez drôle quand on connaît ma difficulté de compréhension face à la chirurgie esthétique non réparatrice. Il crache même sur mes goûts musicaux dont je ne lui ai pas parlés. Bref, un joli névrosé qui a des soucis avec les femmes et qui les règlent en passant par moi. Encore un.

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Parce que c’est un peu récurent. Vous n’avez pas idée du nombre d’insultes que je me prends ici par tous ces mecs qui ont des comptes à régler avec les femmes et manifestement, je suis la cible rêvée. Je ne sais pas pourquoi. 

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Alors moralité de l’histoire ? Je suppose que je soulage malgré moi un flot d’aigreur mais j’en ai un peu marre. Le pire c’est que dans cette histoire, j’ai essayé d’être gentille au départ, je n’ai pas fait ma superficielle en lui demandant une photo alors que je pressentais un mec un peu bizarre et je ne l’ai pas jeté de suite, me disant que sa bizarrerie allait s’estomper, j’ai voulu laisser une chance, merci le résultat. On me traite de pute, connasse et tutti quanti mais c’est justement parce que je ne le suis pas qu’il m’arrive ce genre de conneries. Pourtant, j’ai pas envie de devenir la parfaite garce sur le mode « les mecs m’ont fait chier dans le passé, ils vont payer maintenant » et autres conneries du genre. Alors du coup, j’ai une idée. Si tu es psy, on s’associe et je te ramène de la clientèle, j’ai un gros potentiel de détection d’associaux aigris et frustrés qui doivent avoir des paquets de nœuds à défaire.

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Demain, je vous explique ce que je faisais sur Meetic.