Redeviens sérieuse, blogueuse

Bon, j’estimais que mes “résolutions” de blog allaient tenir sur mon article de résolutions tout court mais je me rends compte que j’ai déjà beaucoup de résolutions et l’article allait se transformer en liste indigeste. Donc reprenons ici, en bref : en 2016, je vais essayer d’être un peu plus sérieuse sur mon blog.

amandine-huffington

2015 a été une année un peu… hmmm…particulière en ce qui concerne l’écriture. Disons que j’avais envie de parler de sujets légers, finir mes histoires de site de rencontre, parler de plan cul, d’amour et de réseaux sociaux mais l’actualité m’a coupé l’herbe sous le pied à plusieurs reprises. Entre horreur de la situation, indignité des politiques et petites manipulations à peine discrètes, il devenait difficile de rester légère et superficielle. Trop de colère à évacuer, d’envie de ruer dans les brancards et de secouer des consciences endormies. Surtout que moi aussi, par le passé, je soufflais d’ennui quand j’entendais parler de la France qui va mal et des magouilles politiciennes. Ohé, ça va, on n’est pas en Corée du Nord, non plus. Non, certes mais entre une riante démocratie et la Corée du Nord, il existe toute une gamme de nuance et la nôtre vire caca d’oie…

jaune-vert-caca-doie

Mais reprenons ensemble mes résolutions blog / réseaux sociaux et rions ensemble de voir que j’ai rien foutu.

  • les bouquins en auto édition : pas du tout
  • Les dossiers de Nina : pas du tout
  • les guides de la vie parisienne : pas du tout
  • une liste de gens intelligents sur Twitter : pas du tout
  • les selfies : pas du tout
Je fais juste des selfies avec ma nièce d'amour
Je fais juste des selfies avec ma nièce d’amour

Ah et la version des 10 ans :

  • le flat design ; mouiiiiiiiiiii…
  • raconter des histoires : pas du tout
  • mini strip : pas du tout
  • Etre rigoureuse sur l’histoire d’Audrey : pas du tout

Businessman resting head on desk, playing with rubberband ball

Voilà, bravo le veau. Alors j’ai des excuses, hein. En un, donc, l’actualité qui m’a soit poussée à prendre la parole sur certains sujets, soit me taire tellement je ne me sentais pas légitime pour prendre la parole. Oui, j’ai été choquée par les attentats and so what ? Mon témoignage n’a que peu de valeur : je n’ai rien vu, je ne vis pas près des lieux touchés, je n’ai, Dieu merci, perdu personne. Rajouter une couche de “moi,je” n’aurait servi à rien. Ensuite, il y a Victor, mon adoré qui me prend du temps : on passe en moyenne un soir sur deux en semaine et tous nos week-ends ensemble mais comme on ne vit pas encore ensemble, c’est difficile de vaquer chacun à nos occupations donc, pour moi, d’écrire. Et en 3, je passe en rouge niveau charge de travail donc c’est pas en rentrant après 22h que je vais écrire quelque chose de pertinent.

Panne inspiration pour blog

Mais en 2016, je vais essayer de remédier à ça puisque a/l’écriture fait partie de mes résolutions et ce blog reste un très bon entraînement, que b/ on va arrêter les conneries au boulot (sous entendu le trop de travail) et c/ si tout se passe bien, Victor et moi aurons un chez nous donc chacun nos pcs et on pourra s’occuper chacun de notre côté (mais faire quand même des trucs ensemble, faut pas déconner non plus).

geek

Du coup, je pense axer mon blog sur plusieurs axes :

  • les histoires : celle d’Audrey qui devrait repartir quand j’aurai trouvé le ton (et le temps de faire l’illustration) mais aussi une histoire d’amour, celle de Camille et Sacha. Je reprends le concept d’une histoire d’amour avec un côté généralité puis focus sur Camille et Sacha. J’ai volontairement choisi des prénoms épicènes afin d’écrire une histoire la plus universelle possible même si, étant hétéro, ça risque de ressembler à l’histoire d’un homme et d’une femme. Je vais essayer d’éviter ça au max.
  • les séries : je vais finir par lancer mon guide du bien vivre son plan cul, promis
  • guide de défense à destination des gauchistes : c’est un peu le prolongement de ma résolution d’hier d’être une gauchiste éclairée. En gros, je vais essayer d’écrire des articles riches en exemples concrets de pays étrangers ou de pensées de grands philosophes, sociologues, économistes pour pouvoir mener des débats les plus éclairés et éclairants possibles. Je vais aussi essayer d’aller fureter sur les sites complotistes (de merde) pour tenter de comprendre comment à un moment, on peut me dire sérieusement dans une conversation “non mais si les députés sont contre la déchéance de nationalité, c’est que la moitié sont franco-israéliens” (véridique, véridique). Pour démonter certains arguments, il faut comprendre d’où ils sortent. Même si, dans mon anecdote, c’était facile de démonter en demandant des noms et en faisant remarquer qu’on avait le nom de tous les députés et qu’il suffisait de chercher.
  • La mise en scène du soi sur les réseaux sociaux : parce que je kiffe la cyber anthropologie
  • La chômagie ou plutôt un espèce de coaching de la recherche d’emploi parce qu’Anaïs veut changer de job et que je la conseille du mieux que je peux et je me rends compte que je suis devenue pas mauvaise en la matière
  • De la culture parce que des films ou des livres que je vois/lis, y en a des supers que vous devez découvrir et des mauvais que vous devez éviter à tout prix.
  • Carnet d’une aspirante écrivaine : (si écrivaine) parce que peut-être que si je parle d’écriture, ça va me forcer à vraiment m’y mettre.

pagedecarnet

Et évidemment, mes traditionnels coups de sang, anecdotes et autres petits impromptus qui font le sel de la vie.

sel_sel_de_guerande_fleur_de_sel

2016, tu peux démarrer, je suis prête !

Joyeux Noël en PowerPoint Art

Joyeux Noël en PowerPoint Art, je suis une artiste

 

Ouais, j’ai fait ça avec Powerpoint, respect ou bien ?

Joyeux Noël à tous, on se retrouve dimanche ou lundi parce que là, de suite, il est probable que j’ouvre des cadeaux, mange ou picole mais je suis donc loin d’un ordinateur mais je pense un peu à vous.

 

Bisous !

 

PS : En 2016, où je deviens une Queen du powerpoint art ou j’arrête tout parce que là, je suis dans un entre deux un peu gênant

T’étais où, on te voit plus sur la blogo

Hello, hello !

Un mois sans le moindre petit article, je crois que j’ai battu mon record. Mais j’avais de bonnes raisons :

  • je suis en crise existentielle suite aux événements de janvier (je me trouve toujours bien inutile à la société, hors paiement de mes impôts, ça m’agace)
  • je suis en mode pitch, pitch, pitch. J’ai plus de boulot que nécessaire mais faut bien le faire alors voilà. Même s’il n’est pas tellement utile à la société, impôts exceptés
  • j’ai une vie privée, aussi. J’aurais un peu de mal à refuser une soirée à mes amis ou à mon cher Victor (oui, on a resigné pour une nouvelle saison) juste pour écrire des articles de blog.

Debordee

Mais me revoici, j’ai quelques trucs à dire et faire encore. Vous ne vous débarrasserez pas de moi comme ça, ahah ! Bon, ok, pour se “débarrasser” de moi, il suffit de cliquer sur la petite croix en haut à droite et ça me ferme direct le clapet mais laissez-moi faire ma revenante deux minutes, merci.

fantome

Donc je profite de ce retour pour annoncer quelques petits changements auxquels je pensais. Ce blog va prendre plusieurs directions.

  • Il restera “Nina”, ces articles où je m’interroge sur tout ou rien, selon mon humeur, selon mes discussions avec des gens, selon ce que je l’ai lu. De l’actu, de la sociologie de comptoir, rien de neuf mais c’est bien ça que j’aime.
  • Le retour d’Audrey. En fait, j’ai envie de donner plus de place à Audrey et ses amies. Oui, elles vont aussi prendre la parole, ai-je décidé. En fait, Audrey se rapproche de ce que je voulais faire du blog au départ, une sorte de “sex and the city” à la française. Bon, évidemment, Sex and the city, c’est devenu old comme référence mais j’aime l’idée de ces destins croisés, de cette bande de copines qui vit chacune ses histoires, comme dans la “vraie vie”. Parce que oui, pour le coup, Audrey ne se sape pas en Zac Posen, Jimmy Choo ou Manolo Blahnik parce qu’Audrey n’est pas si riche et est censée vivre “dans la vraie vie”. Exit aussi l’immense appart à Manhattan et les brunches à toute heure avec les copines car : a/ elles bossent toutes et b/ va faire un brunch en dehors du week-end et c/déjà que les week-ends, tu peux te faire jeter… Hmmm. Donc voilà, j’ai envie de raconter des histoires, Audrey et ses potes vont m’y aider.
  • La fin de ma série sur les sites de rencontre et le début d’une nouvelle série sur les plans cul. Oui, j’aime écrire sur les sites de rencontre quand je n’y suis plus et sur les plans cul quand j’ai viré les miens.
  • Je n’oublie pas ma sociologie de la mise en scène du soi sur les réseaux sociaux.
  • J’ai lu plein de livres, aussi, faut que je vous en parle

todo

Bref, ça fourmille sous mes doigts, manque que le temps. Mais je vais essayer de m’y remettre, promis.

 

Bisous !

 

Résolutions version réseaux sociaux (les miennes, pas les vôtres)

Hey hey ! Ceci  n’est pas un article sur les résolutions sur les réseaux sociaux mais bonne nouvelle, je compte me pencher sur la question et un peu sérieusement. Plus tard.

veronica-mars

Donc niveau bonnes résolutions, je vous ai parlé un peu de ce que je voulais faire pour rendre ma vie (mon corps et mon appart) plus belle. Mais qu’en est-il de “Nina”, cette entité virtuelle que je porte depuis près de 10 ans ? C’est drôle de voir que sur pas mal de réseaux, c’est sous ce pseudo que j’ai avancé en premier (Twitter, Instagram, Vine dont-je-me-suis-servie-qu’une-fois). Du coup, je me dis : tiens, et que faire de l’écosystème Nina pour 2015 ? Après tout, j’audite celui de mes clients, je peux bien bosser un peu le mien.

National Radio Astronomy Observatory ALMA Antennae Image

Alors en 1 : le blog. Ce blog est un peu projet de bientôt 10 ans, le truc qui a duré le plus longtemps dans ma vie même si on peut difficilement comparer le blog à ses débuts et ce qu’il est aujourd’hui. J’ai longtemps cherché comment rentabiliser le truc eeeeet j’ai toujours pas trouvé. Car non, je refuse même l’idée de foutre de la pub dessus mais parfois, j’ai envie d’en faire un truc. Pourquoi pas quelques bouquins en autoédition de quelques séries sympas genre la chômagie, le mariage ou les sites de rencontre. Mais j’ai besoin de temps pour la réécriture et j’aime pas réécrire. Mais ça pourrait être un projet. Ca et…

Les documents de Nina

 

*TOUDOUM*

 

J’ai pas encore bien réfléchi mais quand j’étais plus jeune et que j’avais le temps, j’écrivais *gratos* pour des webzines qui nécessitaient un peu de recherche et ça me permettait de me cultiver un peu. Donc l’idée est à peu près la même : je constitue un dossier sur des sujets d’actu ou non qui m’intéressent et je les publie ici. J’hésite quant à la forme : PDF ou PPT (quand la journaliste et la marketeuse fusionnent, tadam !). Bref, j’ai envie que ce blog reprenne ce qu’il ambitionnait d’être au tout départ avant qu’on ne se mette qu’à parler de sexe : un observatoire sociologique sans prétention. Même si dit comme ça, ça fait la fille qui se sent plus péter.

 Narcissism

J’ai aussi envie de vivre plus pleinement ma vie parisienne à fond tant que j’y vis toujours en réalisant un petit guide spa/massages (ça me forcera à y aller), les ateliers que je teste ou les visites que je peux faire en accord avec ce que j’ai décidé suite à mon voyage à Lisbonne.

 paris-cite

Niveau galaxie sociale et plus spécifiquement Twitter : je vais me faire des listes “gens intelligents”, on va dire. Je suis un peu fatiguée des attention whores en tout genre qui nous expliquent à longueur de temps qu’ils n’en ont rien à foutre de nos vies et de ce que l’on dit car prendre la parole sur autre chose que leur petite personne, c’est un peu voler de leur lumière. J’en ai marre de ces demande d’attention permanentes, de ces photos “oh non faites pas attention, je suis trop moche”. Perso, quand je me trouve moche sur une photo, je la jette, je la publie pas à l’attention de l’interweb, quoi… Sans parler de l’éternel retour au lycée avec le syndrome prom Queen ou de celui qui aura la plus grosse. J’en garde un petit échantillon pour ma série mais à part les copains-copines que j’aime de tout mon coeur, les autres, je les mettrai pas dans mes listes et je respirerai mieux. Pour être tout à fait honnête, j’avais hésité à me créer un personnage totalement attention whore avec des photos de mes décolletés uniquement pour attirer le dalleux et démontrer que “séduire” sur Twitter n’a rien d’une prouesse et que c’est même limite vexant à force (je ne suis pas qu’une paire de seins, que diable) mais j’ai pas le temps de jouer alors tant pis.

 

Ca se voit pas forcément mais j'étais dans une église, là (pour un mariage)
Ca se voit pas forcément mais j’étais dans une église, là (pour un mariage)

Bon par contre, lire surtout des interventions intelligentes ne me dispensera pas de twitter des conneries car je suis un boulet fini, n’oublions pas, et j’ai besoin de chouiner sur ma énième chute et comme je n’ai pas le temps pour des expos ou autres, je continuerai à poster des Instagram de mon chat, de mon neveu de dos, de couchers de soleil sur la mer et de cocktails. Et puis je vais essayer de me la jouer beaucoup plus selfies pour agacer celles et ceux qui veulent pas qu’on parle d’autre chose que d’eux parce que j’en ai marre de ne jamais être sur aucune photo et de ne pas pouvoir changer celle de mon Facebook régulièrement. Quitte à parler de mise en scène sur les réseaux sociaux, autant jouer le jeu à fond.

 

Quelques minutes avant de perdre ma jolie écharpe bleue à Lisbonne
Quelques minutes avant de perdre ma jolie écharpe bleue à Lisbonne

Bref, près de 10 ans après sa naissance, “Nina” et les vingtenaires ne sont pas prêts de s’éteindre, ils vont juste être plus sélectifs pour moins se retenir de tacler les gens (“meuf, arrête de dire que tout le monde en veut à ton cul : si c’était si ordinaire, tu ne le partagerais pas A CHAQUE FOIS avec nous, je te promets…”)(c’était cadeau). Bien sûr, c’est toujours un peu chiant d’avancer sous le masque « Nina » qui ne me sert à rien dans ma « vraie vie » (je le mets plus sur mon CV) mais on ne sait jamais quelle porte ça peut ouvrir. Ou pas.

 

Mange pas ça, tu vas attraper le cancer

Avant nous vivions dans le noir. Faiblement éclairés par quelques voix médiatiques, nous mangions des tas de merde sans savoir que ça nous tuait à petit feu. Imaginez, avant les Internet, on consommait de l’aspartame à gogo (à ce sujet, est-ce qu’on peut ENFIN se mettre d’accord sur la dangerosité du truc ou non ? Ca me fatigue un peu les études qui se contredisent tous les 3 matins. C’est pas que j’en consomme beaucoup mais ça finit par fatiguer, ce débat), du gluten, du lait, de la viande aux hormones et du poisson à la progestérone… Et bah du coup, on avait plein de cancers, sans savoir.

LACHAPELLE-BURGER-01

Heureusement, l’interweb est arrivé, le flambeau de la vérité à la main et vient nous éclairer de sa sagesse. Tout ça, c’est dégueulasse pour toi. Si t’en manges, tu mourras du cancer. Alors que les baies de goji, elles t’en sauveront, magie* ! Ou d’autres produits, ça dépend qui est en train de te vendre ses pilules magiques. Car c’est bien là que je veux en venir : curieusement, ce sont toujours ceux qui vendent des compléments alimentaires “anti cancer” (déjà paie ta promesse de vente) qui voient des aliments cancérigènes partout. Coïncidence ? Je ne crois pas.

boisson-miracle

Ainsi quand je furète sur mon Facebook (pas vu sur Twitter mais sans doute car je suis pas de personnes susceptibles de relayer ces conneries), je vois régulièrement des statuts de type “ah, je savais bien que le lait/l’aspatarme/le soja/le sel/le sucre/ta mère donnait le cancer, la preuve !” avec le lien vers un article de blog dont l’url contient bien entendu santé. OH MON DIEU ON VA TOUS MOURIR ! Non, non, respirons et examinons ça de plus près. Déjà, ne trouvez pas bizarre que l’immense majorité des articles concernent le cancer ? Ok, tout ça fait peur mais quand même… Donc nous avons à peu près 50% d’articles “tous les aliments de la terre filent le cancer” et 50% “mais y a des produits miracles et comme je suis sympa, je vous les vends, hopla !”. Juste un point avant de poursuivre : aucun aliment ne prévient ou, pire, ne guérit le cancer. Au mieux, vous avez des aliments bourrés d’antioxydants qui ne vous feront pas de mal mais ensuite… et encore, je dis ça, va bien y avoir une étude pour nous démontrer que ça file le cancer.

antioxydant

Car c’est là que le bât blesse furieusement : dans ces articles, il est toujours question d’études “des études ont démontré”. Oui ok mais je veux en savoir plus : quelles études ? Qui a conclu ça selon quel protocole ? Combien de personnes testées ? Sur combien de temps ? De 1, curieusement, on n’a jamais la référence de la moindre étude et de 2, il faut aussi se méfier du résultat des “études”, pas mal sont finalement soit bidons soit totalement réinterprétés pour coller au discours. Parce que finalement, le vice de ces articles, c’est de jouer avec deux ou trois chiffres, deux ou trois “études”, les tordre un peu puis saupoudrer tout ça de théorie du complot et voilà : vous allez regarder votre verre de lait avec angoisse et ne plus vacciner vos gosses parce que le vaccin, ça file l’autisme**. Oui, oui, les chiffres (lesquels ?) le prouvent, ya une corrélation entre vaccin contre la rougeole et autisme. Le fait qu’on soit mieux armés pour reconnaître plus tôt cette maladie n’a rien à voir, non non. Sinon autre statistique intéressante : grâce à cette folie anti vaccin qui-file-l-autisme, 288 Américains ont contracté la rougeole entre janvier et mai de cette année dont 90ù de non vaccinés, 1 malade sur 7 a fini à l’hôpital. Et je rappelle que la rougeole chez les jeunes enfants peut être fatale…

la-rougeole-une-maladie-encore-bien-presente-o15594

Mais pourtant, ça fonctionne. Pourquoi ? Parce que ça fait appel à deux mécanismes simples : la peur (notamment sur son enfant) et le fait de se sentir éclairés : “nous vous révélons ce que les lobbies pharmaceutiques veulent taire à tout prix”. Alors réfléchissons un peu : les gouvernements, de droite, de gauche, du centre et d’où tu veux, tous se tairaient dans un immense complot mondial pour permettre aux labos de faire leur beurre. Okayyyy, donc si on cumule gouvernements et tous ceux des labos “qui savent”, ça me paraît faire beaucoup pour un seul complot mais bon… Ensuite, il me semble que, quand même, certains produits dangereux produits par ces mêmes labos ont été dénoncés et interdits à la vente à partir du moment où leur dangerosité a été démontrée. Par ailleurs, je ne vois pas bien l’intérêt des gouvernements de laisser perpétrer ce genre d’empoisonnement à grande échelle : ça leur coûtera toujours bien plus cher de soigner les gens que de taper sur les doigts des grands labos et interdire la vente de vaccins problématiques. Enfin, sur la question du lobby, il me semble que le lobby du tabac et celui de l’alcool sont également très puissants et représentent une manne financière importante, c’est pas pour autant qu’on n’a pas droit à notre petit lot de messages de prévention.

fumer-tue

Et si jamais tu as un doute, tu lis le blog du Pharmachien qui est trop super, il te parle des édulcorants, du gluten, du lait et des vaccins (plutôt deux fois qu’une). Etre attentif à ce que l’on consomme, c’est bien, mais croisez les sources avant d’affirmer sur votre Facebook que manger trop de salsifis file le cancer. Quoique, curieusement, on ne s’attaque qu’aux produits de très grande consommation, t’as vu ?

salsifis

*Note pour moi-même : faire un article sur la tendance “healthy” sur les réseaux sociaux

** L’autisme est une maladie génétique, il semble difficile de la refiler par vaccin. Les seules causes non génétiques envisagées (envisagées, même pas confirmées) sont toutes liées à la grossesse comme par exemple une trop forte absorption d’alcool par la mère

 

Interlude

20140922_190232

Parce qu’une nouvelle vie, ça prend un peu de temps et qu’en plus, je passe ma vie en transit.

Promis, je vous parlerai encore de la Tunisie, de Lille, de Belfast, je vous reparlerai des amours d’Audrey et de l’Amour en général, des histoires de sites de rencontre et de plan cul, un peu de travail, beaucoup d’actu. Tellement envie de dire, tellement d’idées mais pas le temps.

Plus tard. Sinon, je vais bien et vous ? Quoi de neuf ?

Bisous !

I’ll be back

Arnold Schwarzenegger – Terminator

Terminator-a-failli-ne-pas-dire-I-ll-be-back

Mmmm, c’est un peu poussiéreux par ici, ce blog sent le laisser-aller. Je l’oublie pas, je l’abandonne pas, mais :

– Je suis en pleine phase de gigotage, il m’arrive des trucs un peu sympas et je dois me défoncer un peu pour que des choses aboutissent, ça prend du temps. Et je cherche un complément de revenu pour me payer de nouveaux périples, au fait…

maldives-reflex 072 (1)

– J’essaie de tenir ma résolution des 7 km de nage par semaine et ça aussi, ça prend du temps (mais je tiens)

maldives-reflex 153

– J’ai découvert Game of Thrones la série

– Je dois finir l’intégrale 4 du même Game of Thrones (le livre) avant le début de la saison 4 pour pas avoir de spoiler (et éventuellement entamer les livres suivants).

Be2R77YCAAA_853

Puis depuis que je suis rentrée des Maldives, j’ai PAS arrêté : entre un week-end chez les parents, une petite virée à Boulogne/Mer, un week-end où mes parents sont là, la piscine, les baby sittings, les amis, les amours… Pour tout vous dire, j’ai même pas encore acheté l’étagère pour réaliser ma résolution « retaper mon appart (mais j’ai plus de sous, j’hésite à lancer un crowdfunding « un nouvel appart pour une nouvelle vie » sauf que je pense que vous vous en foutez et vous avez raison)…

Boulogne 008
Mais j’ai quelques trucs dans les tuyaux. Beaucoup de réflexions sur la France qui s’agite, de la douleur d’entendre la haine de l’autre au quotidien comme s’il était tout à fait normal de cracher sur les Pédés, les Bougnoules, les Nègres, les Juifs, les féministes, le gouvernement, les hommes en scooter, les voisins, ta mère et même ton chien. La fatigue. Je vous parlerai des trolls de la vraie vie, je poursuivrai les aventures d’Audrey (qui n’ont pas vraiment commencées), mes histoires de sites de rencontre, tout ça tout ça.

339

Stay tuned, comme qui dirait !

PS : Vous avez en photo un joli mélange de Maldives, Boulogne et Deauville. Deal with it !

Arrête de hater

Hater, néologisme issu du verbe « hate » en anglais, à ne pas confondre avec hâter, qui n’a rien à voir. Donc « hater », de l’anglais « hate », activité favorité de la plupart des Twitterers. Et ils commencent à sacrément me fatiguer.

image
Puisqu’on est en pleine période de bonnes résolutions, j’ai envie de t’en proposer une, à toi, Internaute qui crache ton fiel plus vite que ton ombre. Je te vois surtout sur Twitter, parfois sur Facebook, plus rarement sur les blogs : parce que bon, tu aimes bien cracher à la gueule des gens mais pas trop qu’ils le sachent quand même. Le courage a ses limites.
image

Donc tu détestes, tu appliques à la lettre le « haters gonna hate ». Tu ris de tout, tant que ça te permet de cracher ton fiel. L’accident de train près de St Jacques de Compostelle t’a fait hurler de rire parce que bien fait pour ces connards de cathos avec leur Manif pour tous. L’incendie de Ladurée était fort marrant parce que ça fait chier les blogueuses mode, hihi ahah. A propos de blogueuse mode, elles concentrent sur leur pauvre tête la haine de tas d’autres blogueurs et surtout blogueuses. Ca vire à l’hystérie collective, franchement. Dernièrement, j’ai découvert la haine violente que plein de filles éprouvent pour une dénommée Valentine. Alors la demoiselle semble spéciale, à ce que j’en sais, mais de là à lui cracher à la gueule tous les jours ou presque et aller la traquer jusque sur Air BnB, pardon les filles mais faut vraiment voir à aller se faire soigner. On dirait les associaux du lycée aux cheveux gras qui fument des clopes roulées en se croyant les rois du monde et qui ricanent des populaires. Non mais faut arrêter de croire que c’est cool… Drazic est un mythe, ce mec n’existe pas en vrai !
image

Bref, sur Twitter, on aime tout dégommer, surtout ce qui est à la mode. Stromae qu’on adulait hier semble devenu le nouveau paria, les films, les livres, les acteurs, ta famille, ton voisin, Noël… Je comprends la vertu purgative du râlage, je le pratique ardemment. Mais une fois avoir craché un bon coup ma déception d’un film/livre/whatever, je passe à autre chose. Je ne balance pas mon cynisme prémâché sur tous les sujets que je vois passer, je ne lis pas avec avidité les blogueurs que j’aime pas juste pour me foutre de leur gueule avec mes copines virtuelles. Mais bon, ma vie est remplie, j’ai déjà plus le temps de lire les blogs que j’aime alors le reste…

image

Alors, moi, j’aimerais qu’en 2014, on arrête de hater gratos, qu’on se pose la légitimité du tweet qu’on va poster. Etre toujours dans le rejet perpétuel, est-ce réellement une bonne chose ? Naaaaaan. En un, partager des choses qui me paraissent intéressantes rendra le monde meilleur. J’aime aller sur Twitter pour lire des articles qui peuvent m’apporter une connaissance, une distraction, papoter un peu avec mes coupains et coupines. Non mais c’est vrai, je décide de faire une petite pause procrastination et me voilà trouvée en plein bain acide qui me rongent mon estomac qui ne se porte déjà pas le mieux du monde. Pourquoi vous me faites ça ? Vous voulez pas un peu balancer des coeurs et des câlins pour changer ? Et puis en 2, être aigri comme ça, c’est pas bon. Ca vous brouille le teint, ça vous carbonise l’estomac. Alors, en 2014, offrez-vous une vie plus belle : effacez ces blogs que vous détestez de vos flux RSS (oui, je sais que vous vous êtes abonné juste pour cracher votre venin : pa-thé-ti-que), râlez intelligemment mais pas systématiquement (sans quoi, vos avis négatifs ne vaudront pas tripette), diffusez les articles intéressants et pas les mauvais dont vous avez envie de vous moquer.

image

Parce que, comme je dis toujours, l’anticonformisme n’est qu’un autre conformisme et vous vous y vautrez avec tellement de facilité que ça me fatigue légèrement.

Mon petit labo

Bienvenue dans mon petit labo ! A l’origine du blog était l’envie de garder un lien avec ma vie toulousaine. Je pris mon clavier et j’impliquais mes amis dans un projet commun sans trop leur demander leur avis : un Sex and the city parisiano-toulousain avec des filles et des garçons célibataires qui aiment les hommes. Au départ, on parlait liaisons foireuses, les prénoms et les plans culs s’enchaînaient vitesse grand V.

orgasme

Puis la vie, la vraie comme on dit, a pris le dessus. Des amitiés qui partent en lambeau, une adolescence définitivement terminée. Les galères, le chômage, ce truc qu’on ne pensait jamais côtoyer car on nous avait dit qu’on était les meilleurs et on l’a cru. Avec mon diplôme, j’ouvrirai toutes les portes du monde, c’est mon directeur de master Tintin Hondelatte qui l’a dit. Un an et demi après avoir obtenu ma clé foireuse, je braquais presque par hasard une porte et je pénétrais l’univers tout neuf du community management. Ma vie a changé : fini le chômage, fini les journées à chouchouter son blog entre trois envois de CV et deux entretiens. Petit à petit, la machine ralentit et se grippe : l’article quotidien devient intenable. Alors je ne le tiens plus.

rouages-steampunk

Et là, de la libération de la contrainte naît le grand n’importe quoi. Des longues séries comme la chômagie à peu près suivie ou les « où rencontrer l’homme » qui muteront en l’avortée série « où draguer« , une histoire d’amour qui n’a jamais dépassée la première nuit, un mariage bien mené même si j’ai oublié quelques éléments, la recherche de l’amour sur les sites de rencontre qui n’a pour l’heure pas dépassé la fiche d’inscription (mais faut avouer que c’est une étape salement fastidieuse). Des coups de gueule, des coups de coeur, des petites histoires de tatie Gaga. Parler de tout, de rien, tenter d’éditorialiser puis lâcher pour se laisser aller. S’essorer le cerveau pour en faire couler les mots. Parce qu’au fond, derrière tout ça, il y a cette envie, ce besoin : écrire. Ecrire, écrire. Tenter des styles, des phrases, taper sur le clavier comme d’autres tapotent les touches d’un piano. Je ne suis pas musicienne, je n’y comprends pas grand chose en musique, je ne fais que reproduire les chants que j’aime, j’ai frotté quelques cordes de violoncelle par le passé mais de là à créer… De la même façon, je tricote, je couds parfois, je noue des fils de couleur pour faire du bracelet brésilien ou du macramé. Mais mon vrai talent, ma meilleure façon de créer, c’est l’écriture.

Mon labo d'écriture

Quand j’étais en 6e, nous avons appris en cours en catéchisme la parabole du talent : un riche propriétaire part Dieu seul sait où et donne un talent à chacun de ses serviteurs pour qu’ils le gardent au chaud. Deux l’investirent, le 3e l’enterra. Moi, j’ai naïvement cru que c’était le 3e qui avait bien agi car il avait obéi mais non, ce sont les 2 autres car ils ont fait fructifier leur talent (oooooh, talent/talent, quelle subtile métaphore). Mon cousin, qui était dans un autre groupe, s’exclama alors « ça, c’est ma cousine ! Elle a que des bonnes notes mais elle fait jamais ses devoirs ». Merci la balance hein (mais il avait raison). Du coup, je me dis qu’en attendant de sortir de ma procrastination crasse qui me fait abandonner tous mes romans au bout d’une quarantaine de pages au mieux, je vais faire évoluer mon talent. J’écris. Et quoi de mieux que mon blog, après tout. J’enfile les mots comme des perles, je tisse mes phrases, je construis mes paragraphes. Je ne joue pas le jeu de la blogo en racolant auprès des marques et des « influenceurs »pour choper invites et backlinks. De toute façon, j’ai même pas mis de pub sur le blog et j’arrive déjà pas à voir tous les gens que j’ai envie de voir donc perdre des soirées à faire des sourires à des gens que je n’apprécie pas pour la plupart, à qui je n’ai rien à dire. En faire un business pourquoi faire ? Ah oui, si je travaillais mon réseau plus sérieusement, mes réseaux sociaux, que je reboostais un peu tout ça, j’aurais une super vitrine pour le jour où je finirais d’écrire un truc pour le balancer aux éditeurs, je pourrais sortir un « livre tiré de mon blog ». Peut-être. Mais vu que je passe mes journées à pimper les réseaux sociaux de mes clients, vous comprendrez que j’ai du mal à faire de même le soir sur mes propres réseaux.

cfbed0b2467712157e0d1ad97580c378

Bref, mon blog est finalement devenu mon labo d’écriture. Je teste les styles. Quand je relis mes premiers articles, il y a 8 ans (bam), c’est le jour et la nuit et ce à tous les niveaux. J’ai grandi, j’ai muté. En mieux ou en pire, ça dépend de là où on place le curseur, je suppose. Mes péripéties deviennent de plus en plus anecdotiques. Je parle un peu de mon job, beaucoup de mes voyages, quasi plus de mes amours ou de mes histoires de fesses. Et là, je me dis… et si je retentais l’aventure ? Reprendre la base, pour voir… Je vous explique ça prochainement.

Enjoy the silence

Savez-vous ce que j’aime dans la plongée ? C’est le silence. Un silence certes relatif avec le bruit du détendeur mais putain, on est si bien loin du brouhaha. Le bruit me saoule, m’agresse. Le bruit virtuel aussi. Dans l’Internet 2.0, toutes les voix ont leur espace pour s’exprimer. Alors on parle, à tort et à travers. Réfléchir, c’est pour les faibles.

foule-criant

Il y a quelques années, je lisais en ricanant les commentaires des sites d’actualité en étant fascinée par la connerie de la plupart de ceux qui prennent leur clavier pour nous arroser sans pudeur ni pitié de leur mépris pour l’Autre (l’Autre : les homos, les Arabes, les Noirs, les pauvres, les riches, les gauchistes, les droitistes… Les cons, quoi qu’il en soit). Au début, c’est un peu comme les Confessions intimes et consort, ça fait toujours un peu marrer les abrutis qui viennent nous expliquer leur vision de la vie. Sauf que ça finit par agacer et à mettre franchement mal à l’aise. Parce que ça nous met face à une certaine réalité, une réalité que t’as pas trop envie de voir. Celle où la parole s’étale sans le filtre de la réflexion ou de la logique. Ca s’exprime, ça dégueule les mots même (et surtout) quand ça n’a pas lu l’article. Pour dire que ça les intéresse pas, pour dire qu’ils détestent la personne dont parle l’article, pour dire que les médias nous manipulent, les Illuminatis, les Francs-Maçons, les médias de gauche complices, les médias de droite complices… Eux, au moins, ils ne sont pas dupes.

no-pigeons

Parfois, bien sûr, certains commentaires valent vraiment la lecture, ils ajoutent une information, apportent un témoignage, donnent un nouvel éclairage à l’information. Mais pour un commentaire intéressant, combien de litres de merde fétide ? De « moi, moi, mon opinion et vos gueules, j’ai raison, vous avez donc tort, il n’y a pas d’alternative« . Mais la vraie question que je me pose c’est « pourquoi vous parlez ? ». En tant que lectrice et webzines, je ne commente pour ainsi dire plus, essentiellement parce que je n’ai rien d’intéressant à dire. Si un article me touche ou me paraît intéressant, je le partage, je ne poste pas un « c’était très intéressant », je trouve que ça n’apporte pas grand chose. Si j’ai rien à dire, je ne le dis pas, point. Mais manifestement, je suis un cas rare car quand je lis les comms, je hurle.

Macaulay_Culkin

Il y a d’abord les « ce sujet ne m’intéresse pas », « y a plus grave ». Messieurs dames, l’avantage d’un webzine, c’est que, contrairement à leur version papier, il n’y a pas de limite de place. Donc pendant que la rédaction monde va vous pondre un article sur la Syrie (ou pas), la rédaction politique vous parlera de la dernière loi en date, la rédaction économie de la baisse du chômage et la rédaction culture pourra se pencher sur le dernier film à la mode ou sur la fin du phénomène Nabilla. Tant qu’on reste dans les limites du raisonnable et qu’on arrive pas à l’hystérie de remplissage par le vide dont je parlais la semaine dernière, tout va bien. Mais la vraie question est : si ça t’intéresse pas (ce qui est ton droit le plus absolu), pourquoi as-tu perdu une minute de ta vie pour renseigner ton nom, ton mail et écrire un sublime “on s’en fout” ? Re regarde la vidéo de 2 mn pour convaincre qui t’explique que plus y a de comms, plus l’article a des chances d’être bien vu sur Google. Donc ton commentaire inutile pour le quidam moyen le sera par contre pour le journal. En somme, la meilleure façon de montrer qu’on s’en fout pour décourager ce type de sujets, c’est justement de ne poster aucun commentaire.

keep-calm-and-no-comment-silence

Mais surtout, ce qui me paraît plus préoccupant, ce sont tous les dégueulis de haine sans le moindre filtre de réflexion qu’on se mange en permanence, y compris sur des articles qui n’ont rien à voir. Passons encore sur les stériles “Hollande démission” qui semble être “l’argument” ultime de certains droitistes qui le balancent en boucle. Mais là où je commence à avoir de l’urticaire, c’est quand on s’avale tous les « les homosexuels sont des malades », « les Arabes dehors » (ou les Roms, ça marche aussi), je vous sors la version la plus « polie ». A quel moment tu peux sérieusement écrire et poster ça ? Outre le fait que ça ne sert à rien pour le débat mais ça, on n’en est même plus là, je me demande à quel moment tu peux stigmatiser à ce point une population, quelle qu’elle soit, sans réfléchir 30 secondes. C’est quoi un Arabe ? C’est quoi un Rom ? C’est quoi un homo ? Ah oui, oui, on a certes des définitions mais je veux dire, concrètement, est-ce que le fait d’aimer une personne du même sexe que toi fait de toi quelqu’un d’identique à une autre personne aimant une personne du même sexe ? Le fait d’avoir des origines arabes ou roms fait-il forcément d’une personne un délinquant voire un criminel (puisque c’est ce qu’on leur reproche en général)? Les commentateurs te foutent tout le monde dans un même grand sac (poubelle) et hop, virez moi tout ça ! Et ça m’épuise. Vos gueules, par pitié. Si c’est pour taper vos slogans de merde, autant s’abstenir, hein. Toujours dans le négatif, toujours pour gueuler. Les politiques incapables, celui ci qui est con et moche, celle la qui est une vraie pute… Quel formidable crachoir que ces agoras virtuelles où vous vous cachez derrière un écran pour dégueuler votre rejet de l’autre. Pourquoi tant de haine ?

twitter-UEJF-haine-internet

Les commentaires de journaux en ligne se sont peu à peu transformés en café de commerce version haineuse où l’on énonce l’inaudible en toute impunité. Alors que des lois vous condamnent en cas de racisme ou d’homophobie, là, c’est open bar. Evidemment, on ne peut pas s’amuser à remonter les IP de tous les racistes/homophobes… des internautes qui se défoulent pour leur coller des amendes. Mais de temps en temps, j’avoue que ça me ferait gentiment rigoler et ça permettrait peut-être d’arrêter de polluer les commentaires d’articles où, parfois, sous les tombereaux de merde, se trouve une pépite. Mais perso, j’ai plus envie de chercher.

Le dernier mot sera laissé à Daniel Balavoine qui répondait (très intelligemment) à un raciste en 84-85. Comme quoi, rien ne change.