Les rencontres sur les sites de rencontre ont ceci de particulier qu’on se connecte à quelqu’un qui ne partage aucun cercle d’amis avec nous. S’il n’y avait pas eu ce site, les chances que votre date et vous se retrouvent dans la même pièce, face à face, étaient proches du zéro. Quoique la vie est parfois surprenante… Du coup, vu qu’on ne peut compter sur le ronron de la vie pour retrouver votre date sans pression, il faut agir : c’est parti pour un recontact.![]()
Vous avez passé une soirée charmante en sa compagnie, vous avez ri autour d’un verre de vin, testé un resto super bon, profité de la ville version nuit pour vous promener en profitant du bon air frais. Peut-être avez-vous même goûté sa bouche, caressé sa peau, fait chuinter les draps sur vos corps agités… Bref, vous avez eu un rencard génial et vous avez envie d’un deuxième acte. Seulement, vous allez être obligé d’agir vu que vous ne pourrez pas compter sur le train-train quotidien de la vie pour vous remettre en présence de votre date puisque, rappelons-le, vous n’avez aucun ami en commun. Donc que faire ?
– Continuer là où tout a commencé : sur le site de rencontre. Non. Votre relation a évolué en passant dans le réel, ce lieu ne sera désormais plus celui de vos échanges. Ah, vous n’avez ni son numéro ni son mail ? Ah dans ce cas, c’est pas forcément la peine de recontacter cette personne, elle ne semble pas motivée pour vous aider à la recontacter.
– Le téléphone : oui. Plutôt version SMS mais bon, c’est une phobique du téléphone qui parle, je ne suis pas 100% objective. Rien ne fait plus plaisir que le fameux sms du 1er rencard, un petit texto mignon mais pas pathétique, tout le monde n’est pas Ted Mosby. Un jour, j’écrirai une série sur « how I met my significant one : le guide anti Ted Mosby ». Mais bref, n’hésitez pas à manifester votre plaisir d’être en compagnie de l’autre par des sms ou des appels.
– Les mails : pourquoi pas. Idéal si l’autre doit s’absenter mais je remets un avertissement sur les mails : ça crée souvent l’illusion d’une plus grande intimité, on se peint le portrait un peu idéalisé de l’autre et on finit par s’emballer puis par être déçu*. Bref, il faut savoir garder la tête froide et ne pas trop s’emballer suite aux confessions de l’autre. On se crée une intimité IRL, le reste ne peut que conduire à l’échec.
– Le chat Facebook : Oui, pourquoi pas mais je ne conseille déjà pas forcément de rajouter ses dates sur Facebook : on ne poste pas toujours des trucs très glorieux sur les réseaux sociaux, ça ouvre trop de portes d’un seul coup. Où sera ensuite le plaisir de la découverte. Sans parler de la possibilité, certes faible mais quand même, de tomber sur un-e psychopathe qui va stalker vos moindres faits et gestes, coller des likes et commentaires partout et vous questionner sur les quelques personnes au physique avantageux dans vos cercles d’amis. Et quand vous en aurez marre de répéter pour la 5e fois que, si, si, un-e tel-le est votre cousin-e, vous comprendrez que vous avez ouvert la porte de votre compte bien trop tôt.
Quant à la question du « quel est le délai légal avant d’envoyer un message », ma réponse est simple : cette question est débile. Cette personne vous plaît, dites-lui dès que vous en avez envie. Si elle s’effraie pour si peu, c’est qu’elle cherchait un prétexte pour vous éjecter au plus tôt. Au moins, vous serez fixé au plus vite et éviterez de vous attacher inutilement. Ou vous aurez droit à un second rencard. Ca vaut la peine de tenter le coup, non ?
La semaine prochaine, nous nous demanderons que faire de nos « dossiers en cours »…
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* Note pour moi-même : rédiger un article sur ces romances par mail.
Étiquette : pathétique
Arrête de hater
Hater, néologisme issu du verbe « hate » en anglais, à ne pas confondre avec hâter, qui n’a rien à voir. Donc « hater », de l’anglais « hate », activité favorité de la plupart des Twitterers. Et ils commencent à sacrément me fatiguer.

Puisqu’on est en pleine période de bonnes résolutions, j’ai envie de t’en proposer une, à toi, Internaute qui crache ton fiel plus vite que ton ombre. Je te vois surtout sur Twitter, parfois sur Facebook, plus rarement sur les blogs : parce que bon, tu aimes bien cracher à la gueule des gens mais pas trop qu’ils le sachent quand même. Le courage a ses limites.

Donc tu détestes, tu appliques à la lettre le « haters gonna hate ». Tu ris de tout, tant que ça te permet de cracher ton fiel. L’accident de train près de St Jacques de Compostelle t’a fait hurler de rire parce que bien fait pour ces connards de cathos avec leur Manif pour tous. L’incendie de Ladurée était fort marrant parce que ça fait chier les blogueuses mode, hihi ahah. A propos de blogueuse mode, elles concentrent sur leur pauvre tête la haine de tas d’autres blogueurs et surtout blogueuses. Ca vire à l’hystérie collective, franchement. Dernièrement, j’ai découvert la haine violente que plein de filles éprouvent pour une dénommée Valentine. Alors la demoiselle semble spéciale, à ce que j’en sais, mais de là à lui cracher à la gueule tous les jours ou presque et aller la traquer jusque sur Air BnB, pardon les filles mais faut vraiment voir à aller se faire soigner. On dirait les associaux du lycée aux cheveux gras qui fument des clopes roulées en se croyant les rois du monde et qui ricanent des populaires. Non mais faut arrêter de croire que c’est cool… Drazic est un mythe, ce mec n’existe pas en vrai !

Bref, sur Twitter, on aime tout dégommer, surtout ce qui est à la mode. Stromae qu’on adulait hier semble devenu le nouveau paria, les films, les livres, les acteurs, ta famille, ton voisin, Noël… Je comprends la vertu purgative du râlage, je le pratique ardemment. Mais une fois avoir craché un bon coup ma déception d’un film/livre/whatever, je passe à autre chose. Je ne balance pas mon cynisme prémâché sur tous les sujets que je vois passer, je ne lis pas avec avidité les blogueurs que j’aime pas juste pour me foutre de leur gueule avec mes copines virtuelles. Mais bon, ma vie est remplie, j’ai déjà plus le temps de lire les blogs que j’aime alors le reste…
Alors, moi, j’aimerais qu’en 2014, on arrête de hater gratos, qu’on se pose la légitimité du tweet qu’on va poster. Etre toujours dans le rejet perpétuel, est-ce réellement une bonne chose ? Naaaaaan. En un, partager des choses qui me paraissent intéressantes rendra le monde meilleur. J’aime aller sur Twitter pour lire des articles qui peuvent m’apporter une connaissance, une distraction, papoter un peu avec mes coupains et coupines. Non mais c’est vrai, je décide de faire une petite pause procrastination et me voilà trouvée en plein bain acide qui me rongent mon estomac qui ne se porte déjà pas le mieux du monde. Pourquoi vous me faites ça ? Vous voulez pas un peu balancer des coeurs et des câlins pour changer ? Et puis en 2, être aigri comme ça, c’est pas bon. Ca vous brouille le teint, ça vous carbonise l’estomac. Alors, en 2014, offrez-vous une vie plus belle : effacez ces blogs que vous détestez de vos flux RSS (oui, je sais que vous vous êtes abonné juste pour cracher votre venin : pa-thé-ti-que), râlez intelligemment mais pas systématiquement (sans quoi, vos avis négatifs ne vaudront pas tripette), diffusez les articles intéressants et pas les mauvais dont vous avez envie de vous moquer.
Parce que, comme je dis toujours, l’anticonformisme n’est qu’un autre conformisme et vous vous y vautrez avec tellement de facilité que ça me fatigue légèrement.
Site de rencontre. Etape 1 : sauter le pas
Je devrais faire une mini série sur le sujet, tiens.
En ce moment, certaines de mes amies ont décidées de se lancer sur les sites de rencontre, histoire de voir. Elles viennent alors me raconter leurs impressions, je trouve ça assez sympa, ça me rappelle mon arrivée à Paris et ma découverte de Meetic, à l’époque. Je vais fusionner mes amies en une seule que nous appelleront Mélanie, donc. Suivez nous, il est temps de sauter le pas !
Le site de rencontre a souvent mauvaise presse, c’est bon pour les désespérés de la vie, ceux et celles infoutues de trouver l’amour tout seul. Moi même, je trouvais ça pathétique à l’époque où j’étais étudiante et en couple puis étudiante et seule. Faut dire que faire des rencontres quand on est étudiant, c’est facile. C’est après que ça se complique. J’ai sauté le pas quand je suis arrivé sur Paris et que mon cercle social s’était réduit comme peau de chagrin. Après tout, pourquoi pas ? Je n’avais rien à perdre, tout à y gagner. Surtout qu’à l’époque, c’était gratuit pour les filles.
Pourtant, ça restait un peu l’infamie. Ben alors, t’es pas foutue de trouver un mec toute seule ? T’es trop moche pour ça et tu as besoin d’user de tes photos les plus avantageuses pour choper un rencard ? Et que vont dire mes parents le jour, où, enamourée, je leur ramènerai un mec chopé sur un site de rencontre ? « Et alors, vous vous êtes rencontrés comment ? » « Sur Meetic ! ». Tant de romantisme m’émeut. Autant poster une petite annonce, tiens, quitte à être pathétique.
Et pourtant, pourquoi pas les sites de rencontre ? Nos grands-parents se rencontraient dans les bals, nos parents en discothèque, pourquoi ne serions-nous pas la génération site de rencontre (mais la boîte, ça fonctionne toujours, j’avoue) ? A y regarder de près, mes seuls amis ne s’étant jamais créé de fiches sur ce type de site sont ceux en couple depuis longtemps et monogames. On débute doucement sur des sites « pas faits pour ça » comme On va sortir (où ça chope énormément mais attention, les quelques cas croisés ou qui m’ont été rapportés font un peu peur, ça pullule de manipulateurs et pervers narcissiques en puissance). Puis un jour, on finit par faire le grand saut.
Faut avouer que c’est pratique un site de rencontre. Après une dure journée de labeur qui vous a bien foutu sur les rotules, avez-vous vraiment envie d’aller chercher l’amour dans un bar cossu ? Ou préférez-vous rentrer chez vous déguster une bonne soupe tout en faisant défiler les profils sur votre ordinateur en choisissant à qui vous avez envie d’adresser la parole ou non. Enfin, quand je dis « préférez-vous », je m’entends. Moi, après une journée de 10h de boulot avec option déj en 2/2 devant mon pc, si j’avais le choix, j’irais directement m’évanouir sur mon lit alors bon… Mais le trip boulot-dodo me donne légèrement envie de pleurer. Enfin, je m’égare ! Vu que dans mon entourage, les opportunités de rencontre sont nulles (pas d’amis d’amis célibataires, on retrouve toujours les mêmes personnes aux soirées et la vie associative ne permet pas toujours de trouver chaussure à son pied. Et les collègues, ça m’emballe moyen comme concept), autant aller chercher l’homme là où il se trouve. Et je peux même le chercher en pyjama ou en paréo culotte si je veux. Cachée derrière mes jolies photos, je séduis tranquille, tout en dégustant mon yaourt et en matant la télé.
Mais bon, si psychologiquement, on est prêtes, l’inscription réelle peut légèrement refroidir nos ardeurs. Nous en parlerons la prochaine fois (tiens, ce sera désormais tous les lundis, j’ai décidé).
Et si je créais mon blog marketing ?
Enfin, marketing des réseaux sociaux, j’entends.
J’hésite. J’hésite et je me dis qu’en mettant des mots, je trouverai peut-être la réponse ou mes gentils lecteurs me donneront peut-être un conseil avisé.
Il était une fois une petite Toulousaine qui débarqua sur Paris un lundi du mois de mars, un lundi de Pâques. Peu de temps plus tard, elle eut la folle idée de créer un blog pour raconter sa vie parisienne à ses petits camarades toulousains. Elle ne se rendait pas compte qu’en appuyant sur le bouton “créer”, sa vie allait en être bouleversée. Des rencontres, des belles histoires, une plume qui s’affûte au fur et à mesure, des opportunités. Des insultes assez violentes et même une plainte à la police mais chaque médaille a son revers. Un blog peut être une formidable vitrine… D’où mon interrogation depuis quelques mois : et si je créais mon blog marketing.
Evidemment, le monde n’attend pas mon avis, on a suffisamment de blogs de consultants en marketing qui publient plus vite que leur ombre. L’idée est autre. En un, démontrer mes connaissances et compétences. J’ai 6 ans (incroyable quand on y pense) d’expérience dans mon métier, ça m’en fait des données à partager. En deux, ça me permettrait d’ordonner ma pensée, me forcer à rester bien au courant des dernières nouveautés. Double effet Kiss kool : je reste hyper affûtée sur mon secteur, mes client en profitent et dans un élan d’admiration pour cette incroyable connaissance toujours à jour, ma chef et mon PDG me filent une augmentation de 10%. Oui oh CA VA, j’ai le droit de rêver. Et en trois, je le mettrais sur mon CV à la place des vingtenaires. C’est pas que je n’assume pas ce que j’écris ici. D’abord parce que c’est bien écrit (j’aime me lancer des cascades de fleurs) et qu’ensuite, mes histoires de cul ont disparu d’ici depuis des lustres. Déjà que mes histoires d’amour n’y font qu’une discrète apparition… Mais je ne suis pas toujours sérieuse et je me sens parfois un peu limitée dans ma prise de parole. Même si, au fond, l’avantage de ne pas cacher son blog à ses managers permet de garder le contrôle et éviter un article rageur qui pourrait me revenir à la gueule. Enfin, là, de suite, j’ai rien de rageur à écrire mais ça pourrait arriver. Genre parce que j’ai pas eu mes 10% d’augmentation (bon, ok, je les ai pas demandés).
Que du positif sur le papier. Mais. MAIIIIIIIIIIIIIIIS. De un, j’ai pas hyper le temps. Evidemment, je pourrais mettre cette écriture sur un temps de travail et une capitalisation sur l’avenir. Dans un monde parfait, j’arriverais au taf à 9h plutôt que 9h30, 30 minutes pour écrire un petit article marketing mais vous me connaissez, je me connais, le matin et moi, on n’est pas copains. Déjà, le 9h30, je dois parfois me faire violence pour le tenir alors plus tôt (sachant que dans le lever plus tôt, j’envisage aussi de a) aller à la salle de sport) et b) m’offrir un café sur la pelouse pas loin du boulot quand il fait beau. Je me fais rire toute seule là). Mais travailler un blog, ce n’est pas uniquement écrire. Il faut le faire connaître parce que bon, vendre à de potentiels futurs recruteurs un blog où je suis la seule à faire mumuse, sans personne pour le lire, ce n’est pas très sérieux. Or l’aspect VRP d’un blog prend du temps, faut aller commenter les gens, les mettre en lien, créer une page Facebook, un Twitter, suivre des gens… Déjà que je ne le fais plus du tout pour les vingtenaires (je me repose sur les bénéfices de l’époque où je le faisais), ça me paraît compliqué de le faire pour un autre blog.
Et pourtant. La précision d’une pensée posée par écrit ne mérite-t-elle pas une vitrine ? Un lieu où je pourrais démontrer que je suis une strategist digne de ce nom ? Mais si tel est mon choix, je me dois de l’entretenir. Un blog sans lecteur est déjà discutable, un blog sans articles postés régulièrement, surtout sur un univers qui évolue vitesse grand V, c’est carrément pathétique.
J’hésite… Encore un peu…
Doit-on se rendre à une soirée spécial célibataire pour la saint Valentin ?
Jeudi soir, salle de sport, Anaïs et moi discutons autour d’un café en attendant de pouvoir accéder aux appareils. Soudain, elle m’explique qu’elle a reçu un mail sur On va sortir à propos d’une soirée de célibataires le soir de la saint Valentin. On y va avec Anna ? Mouif, je sens un peu le faux plan.
Il est vrai que j’ai jamais été Saint Valentin, peut-être parce que mes histoires d’amour commencent en général début février ce qui rend la St Valentin inutile à fêter. Peut-être pour mon côté connasse snobinarde qui n’aime pas ce que la majorité des autres aiment. Mais bon, j’ai parlé moult fois de la Saint Valentin, passons sur ce point pour en venir au fait : cette soirée pue.
Sur le mail reçu par Anaïs, l’organisatrice explique que y a quasi que des mecs donc qu’elle n’hésite pas à venir accompagnée de copines. Sauf que je me pose la question : quel type de mecs risque-t-on de rencontrer à cette soirée ?
De prime abord, j’ai pensé aux désespérés de l’amour. Là, ça vaut pour les deux sexes, ce fut ma première réaction : « Non mais tu trouves pas que ça fait désespérées ? ». Bon, ok, en ce moment, avec Anna, on est un peu en mode « trouvons nous un mec, oui, mais comment ? ». Non parce que moi, jez veux bien un mec mais pas le premier venu et je ne suis pas sûre de trouver un mec qui me correspond à une soirée réunissant ceux qui ne sont pas montés à temps sur le paquebot de l’amour et qui tentent de le rattraper à la rame. Même si des fois, les paquebots, ça coule. Un jour, je ferai une anthologie de mes métaphores et vous voterez pour la pire.
Mais les désespérés ne sont pas les pires spécimens de cette soirée. Après tout, leur principal défaut est d’avoir l’ego en lambeau et une possible aigreur au bord des lèvres parce que « les femmes sont de pauvres connes qui se font avoir par des connards alors que moi, je suis gentil et aucune fille ne veut de moi ». Non, les pires, ce sont les queutards à la recherche d’une fille désespérée qui cédera à la moindre avance. La Saint Valentin, c’est le Noël de tous les Barney Stinson de la Terre, un soir où les célibataires, victimes du violent lobbying des fleuristes et chocolatiers, se sentent rebuts de la société, des petits boudins impropres à la consommation. Pour peu qu’un mec pas trop mal débarque, ça va être la fête du string. Alors soyons clairs, je ne suis pas contre une petite partie de jambe en l’air, hein, mais à la base, tu sens que la soirée est faite pour ceux qui ne supportent pas le célibat.
Alors du coup, j’hésite. Parce que bon, au pire, on passera la soirée entre nous trois et ce sera forcement bien. Et peut-être que ce serait intéressant de voir si j’ai raison ou non sur la typologie des gens en présence. Mais d’un autre côté, j’ai toujours trouvé un peu pathétique les célibataires qui font un truc le soir de la Saint Valentin pour faire partir d’une fête qui ne les concerne pas. Déjà que je la fête pas quand je suis en couple…
Bon, je vous laisse, je dois aller voler un enfant en prévision de la fête des mères.
Réaliser son fantasme à tout prix ?
Il était une fois une fille qui s’appelait Angélique et qui avait au rayon de ses fantasmes le fameux plan à 3. Un jour, via le net, un homme lui propose de s’amuser avec sa femme et lui. Emoustillée, Angélique dit oui mais voilà, après quelques échanges de photos, le couperet tombe : Angélique ne plaît pas à la femme. Mais le mec est très motivé et lui propose une solution alternative qui consisterait, en gros, à venir, à faire plaisir au couple et à se casser sans demander son reste. Sans que personne ne la touche, elle.

Angélique est partagée. D’un côté, son fantasme, de l’autre, un plan plutôt moisi qui risque de la frustrer, voire de la blesser car coucher avec quelqu’un qui n’a pas du tout envie de vous, ce doit être dur à vivre. Même s’il s’agit d’une femme et qu’Angélique est hétérosexuelle. Donc elle hésite et me demande mon avis. Je lui réponds le fond de ma pensée : « laisse tomber ! ». De un, quitte à faire un plan à trois, autant que ce ne soit pas un pur 2+1. Là, en l’occurrence, Angélique aurait été limite de trop, un élément rapporté qui serait là pour rajouter un peu de piment pour les deux autres sans avoir réellement le plaisir qu’elle est en droit d’attendre d’un rapport sexuel. Vu que le rapport l’excluait plus ou moins de toute façon. De deux, si on veut réaliser un fantasme, il me paraît plus intelligent d’attendre une occasion plus… idéale, on va dire, sinon, ça va être très, très décevant.

J’ai parfois l’impression qu’on est en permanence dans une course à qui a fait quoi en matière de sexe. Le tout arbitré par le fameux test de pureté dont on vante le résultat catastrophique : « je suis dépravée, je suis trop fière ! ». Certes mais le but n’est-il pas plutôt de faire les choses par envie et non pas pour cocher une ligne sur une liste de choses à tenter ? Comme Angélique, il est des fantasmes que je serais ravie de réaliser mais pour autant, je ne suis pas prête à tout pour ça. Il faut quand même que j’y trouve mon compte. Si le seul plaisir à l’arrivée est de gagner quelques points de plus au test de pureté (surtout que passé un certain âge genre le mien, il serait assez ridicule de continuer de se vanter de son score), franchement, c’est assez pathétique.

Plus généralement, j’envisage tout à fait sereinement le fait que tous mes fantasmes ne pourront pas être réalisés. Surtout quand on sait que mon number one, c’est faire du sexe dans l’espace. D’abord, je doute d’aller dans l’espace un jour dans ma vie (j’y crois pas moi aux voyages sur la lune avant ma mort) et puis d’après des études, il semble que le sexe en apesanteur est très compliqué. Je veux bien le croire ! Donc oui, je considère qu’on ne peut pas résoudre tous ses fantasmes. D’abord parce que des fantasmes, ça évolue et qu’on ne peut pas avoir une liste fixe toute sa vie. Et ensuite parce que ce serait bien trop triste. Non mais imaginez un peu qu’à mettons 30-35 ans, voire 40, allez, on se retrouve à avoir testé tout ce qui nous faisait envie. Il nous reste encore la moitié de notre vie. Bonjour l’ennui. Même si je veux bien croire que la libido va décroissant avec l’âge, je ne pense pas que la sexualité s’arrête à 50 ans. Sinon le viagra n’aurait pas le succès qu’on lui connaît.

Finalement, Angélique a dit non. Avec un léger regret, celui d’avoir perdu peut-être la seule occasion de réaliser ce fantasme. Mais franchement, vu comment ça se présentait, je pense qu’elle aurait plus regretté sa réalisation…
Quand le sexe devient vulgaire
Hier soir, il y avait une émission fortement passionnante sur M6 sur les nouveaux comportements sexuels. Je ne vais pas encore m’énerver sur le caractère « nouveau » que l’on colle chaque année et ce depuis que j’ai l’âge de comprendre ce qu’est le sexe sur ces reportages, je me suis déjà exprimée longuement sur le sujet. Mais hier soir, je sais pas, je trouvais que tout ça avait quelque chose de
pathétique.

Je n’ai pas regardé longtemps, ça m’a énervée. D’abord, il y avait les femmes « d’un certain âge » qui aimaient les petits jeunes, présentées comme des croqueuses d’hommes. La première accueillait plein de jeunes chez elle et dansait devant eux dans une indifférence hallucinante « les hommes sont captivés ». Tellement captivés qu’ils préfèrent boire et fumer entre eux et laisser la demoiselle exécuter une danse prétendue lascive mais que je qualifierais de… épileptique. Puis vient l’éternel reportage sur la bisexualité « je roule des pelles à une pote, je suis bi ! » ou l’éternel mais toujours drôlatique : « je fantasme sur Angelina Jolie, je suis bi ». Toute femme a un jour fantasmé sur Angie (moins maintenant, elle me fait peur), j’ai même fantasmé sur Shane de The L world (qui ressemble à Jared Leto, vive mon lesbianisme refoulé, hein…), ça ne fait pas de moi une lesbienne, c’est bien plus compliqué que ça. Le reportage était suivi d’une interview de Maïa Mazaurette qui expliquait que : « si, si, plein de filles embrassent leurs copines pour draguer des mecs ». Comme je l’ai déjà dit, attraper un homme uniquement parce que j’embrasse une femme n’est guère flatteur. Et comme je concluais sur twitter : « Aujourd’hui, pour séduire les hommes, il faut prétendre coucher avec les femmes. Y a pas comme un paradoxe ? »

J’ai fini par zapper puis je me suis posée la question. Pourquoi ça m’énerve ? Par jalousie ? Ahahah, non, j’ai passé le stade où pour intéresser un homme, j’ai besoin de fouiller la bouche d’une autre fille, j’ai d’autres atouts. Je ne mets même plus ma sexualité en avant. D’abord ça leur fait peur mais surtout, j’ai autre chose à offrir. De toute façon, à trop en dire, on finit parfois par en inventer un peu, à se la jouer super open et à se retrouver un peu coincée quand la personne en face nous propose une pratique qui ne nous branche pas du tout. Bref, de façon générale, je ne suis pas qu’un vagin, merci bien. Donc ce n’est pas une réaction de jalousie, qu’est-ce ? Suis-je à ce point lassée d’entendre parler de sexe ? Ai-je à ce point pitié de ceux qui survendent leur sexualité pour masquer le vide abyssal de leur personnalité ? Suis-je donc en train de devenir vieille à l’esprit obtus voire coincée ? Est-ce que ça veut dire que bientôt, je vais me limiter à un missionnaire dans le noir à 22h37 les jeudis soirs ? Aaaaaaaaaah !

Et puis j’ai poursuivi ma réflexion et me suis rendue compte que le problème n’était pas de parler sexualité mais la façon de le faire. Je lis des blogs érotiques ou nouvelles sur des forums et certains, même s’ils racontent des faits, sont rédigés de façon si subtile et élégante que ça ne me fait pas cet effet d’étalage pour se rendre intéressant mais plus de partage. Les mots peuvent être crus, les actions violentes, les corps bondés, maltraités, c’est juste qu’il n’y a aucune vulgarité. Car c’est finalement ça qui m’énerve et que j’ai eu du mal à identifier : la vulgarité. On peut parler de sexe de façon légère et ludique, même de façon sérieuse mais autant j’apprécie chez certains, autant l’étalage exagéré verse dans la vulgarité et m’épuise. Autant j’aime la viande bien cuisinée, par exemple, autant le spectacle d’une boucherie avec carcasses qui pendent, de suite, ça m’attire moins.

Finalement, plus le temps passe et plus je me dis que la seule façon intéressante de parler de sexe, c’est d’éviter toute surenchère voire mythomanie. Parce que hier soir, la grande gigue blonde qui dansait en prétendant être une déesse de l’amour pour des hommes qui semblaient surtout s’intéresser à son appart (lieu où on peut boire et fumer tranquille tandis que la propriétaire remue n’importe comment), ben au fond, ça m’a fait de la peine.
Es-tu une woo girl ?
Comme je suis une fille qui n’est pas du tout à la page, j’ai découvert très récemment la série How I met your mother que tout le monde adore. Bon, ok, j’avoue, moi aussi, j’adore, j’ai légèrement honte. Oui, faudra un jour que je comprenne pourquoi je déteste à ce point tout ce qui est médiatique et pourquoi aimer un truc populaire me donne la sensation d’être un mouton. Bref, dans un épisode de la saison 4, les deux personnages féminins se rendent dans un bar pour fêter l’anniversaire d’une autre fille, une woo girl.
Qu’est-ce que la woo girl ? C’est la nana qui, en soirée, se sent obligée de montrer qu’elle existe, qui crie « woooo » en levant les bras dès qu’un truc se passe. En très gros. Et vers la fin de l’épisode, une de nos héroïnes explique à son amie mariée qui n’est pas woo du tout ce qui se cache derrière le woo : le mal être.
Alors, j’ai réfléchi. Dès le début de l’épisode, je me dis qu’il n’y a rien de plus pathétique qu’une woo girl et je dis ça essentiellement parce que j’en fus une. Et j’en fus une quand ? Précisément au moment où ça n’allait pas dans ma vie, quand j’étais au chômage, loseuse, déprimée et globalement alcoolique. Je voulais néanmoins prouver au monde entier (qui n’en avait rien à battre) que j’étais une fille trop heureuse de vivre qui sait faire la fête et qui se dit qu’en levant les bras et en criant woo ! on va tromper notre monde. Et
bien bonne nouvelle, on arrive à tromper le monde car le monde n’en a rien à faire des dindes décérébrées (et des dindons, ça marche pour les mecs aussi) qui crient en levant les bras. Au pire, on ressentira un peu de pitié pour elles en se disant qu’elles pensent être les reines du monde alors qu’elles sont juste reines des bouffonnes. Je sais, je l’ai été.
Au-delà du phénomène woo girl, ce qui est intéressant de voir, c’est à quel point notre société exècre ce qui ne va pas et qu’il faut toujours être prêt à faire la fête, à l’éclate, même si on a vaguement envie de prendre un tube de somnifère et de dormir les quelques prochains mois histoire que les choses se décantent. Oui, quand je déprime, moi, je veux juste dormir longtemps, longtemps parce que quand je dors, je ne pense pas. Mais ça, ça ne se dit pas, il faut vivre la vie comme James Dean, à fond la caisse. Ou t’es fêtard ou tu es le plus sinistre individu du monde et interdit de dire que tu n’as pas envie de sortir, la fête règlera tous tes problèmes.

Alors on sort et on fait semblant car la plupart des gens se contentent des apparences : elle fait la fête donc elle va bien, elle attend d’être seule chez elle pour pleurer malgré tous les woo qu’elle a proféré durant la soirée en levant les bras et en buvant ce qu’on lui offrait. Ses amis ne s’inquiètent donc pas pour elle, elle donne le change, tout va bien, merci bien. Je me souviens de l’impression de vide à l’époque : plus je faisais la fête, plus je me sentais seule et désemparée et le cercle ne semblait jamais se briser. Une fille fêtarde doit toujours avoir envie de sortir, ne jamais dire non parce qu’elle déprime parce que déprimer n’est pas woo. On croit tromper son monde mais finalement, on ne trompe que ceux qui veulent être trompés et qui ont besoin de nous pour supporter leur propre détresse.

Bref, plus quelqu’un fait la fête de façon ostentatoire, plus ça me déprime, au fond. Je me demande si finalement, être bien dans sa peau, ce n’est pas, tout simplement, vouloir ne pas se faire remarquer dans la mesure du possible. On peut s’amuser sans gesticuler pour que tout le monde le constate. Parce que tout est là : quand on est bien dans sa peau, on n’a strictement rien à prouver à personne.
NB : Cet article est nase mais je l’avais en réserve et j’ai pas eu le courage d’écrire hier soir donc vala.
Où trouver l’homme ? Episode 28 : une nuit sur son épaule
[O toi qui vient de débarquer sur nos pages, sache que tout ceci est fictionnel. Même si ça me ferait bien plaisir d’aller dormir chez un homme vu que moi, je squatte le canapé en attendant qu’on me livre mon lit]
Le lendemain soir, nuit chez Fabien au programme donc je prends mes petites affaires genre trousse de maquillage, démaquillant et brosse à dents et c’est parti. Arrivée dans son quartier, je lui passe un coup de fil mais il ne répond pas. Bien… Que faire ? Je vais me poser dans un café et fait mine d’être détendue mais dans ma tête, c’est reparti pour le film d’horreur : « il en a rien à faire de moi, il a juste voulu tirer son coup, il s’est bien foutu de ma gueule, bouhouhou! ». Au bout d’une demi-heure, je rappelle et là, ça décroche : « Oh, je m’étais endormi et j’avais laissé le téléphone sur silencieux ». Je crois que j’ai trouvé pire que moi en matière de « je n’aime pas le téléphone ».
Une fois chez lui, on discute, on boit un verre, on s’envoie en l’air de façon divine. Parfois, je capte un de ses regards qui part au loin mais je ne m’inquiète pas, ça arrive. Le lendemain matin, pendant que je m’étire dans tous les sens, le voilà qui part nous acheter des croissants pour un petit déjeuner royal. Je suis la reine du monde, il n’y a pas à dire. Oui mais je sens comme une tension, une distance, je ne suis pas sûre de saisir… Il y a un bémol dans tout ce bonheur mais je ne saisis pas où exactement. Donc comme je suis une grande fille, je pose la question :
« Ca va ?
– Oui, oui.
– Je te sens un peu loin.
– Oui… Tu sais avec mon ex, ça fait pas vraiment longtemps qu’on s’est séparés et je sais pas trop… »
Et vlan ! Le coup de l’ex, je ne l’avais pas vu venir mais ça fait un peu mal à la mâchoire, quand même. Bien, respirons un grand coup, ne paniquons pas, il est temps de dédramatiser un peu la situation.
« Mais tu sais, il ne sert à rien de se poser des questions pour le moment, on n’est pas encore fiancés, tu sais, hihi ! »
Je sens que j’ai été un peu faible sur ce coup. J’espère qu’il n’a pas compris que je souhaitais une « open relationship » comme ils disent sur Facebook parce que bon, je cherche un peu le père de mes futurs enfants (que ce pluriel paraît ambitieux tout à coup) dans cette histoire…

On termine le petit déjeuner dans une ambiance légèrement pesante mais au moment de se quitter, c’est un déluge de baisers et de câlins et une promesse : « je t’appelle », susurré à l’oreille. Il semble donc que la crise soit passée et que je me sois inquiétée pour rien.
Le soir, pas de nouvelles mais normal : il ne faut pas qu’on soit trop fusionnels, je n’aurais pas appelé non plus. Le lendemain soir, mon sourcil gauche commence à se lever mais je me raisonne : nous sommes en tout début de relation, faut se ménager des moments de solitude pour mieux apprécier nos retrouvailles. Le troisième jour, je commence à bien comprendre que quelque chose ne va pas et c’est parti pour un « bouh, je suis moche, personne il m’aime et je finirai mangée par mon chat ! ». En prévision, je noie mon désespoir dans un peau de Haagen Dazs histoire que mon chat puisse tenir suffisamment de temps avant qu’on retrouve mon corps rongé. Même s’il est vrai que Kenya ne mange pas beaucoup[quoi que depuis le nouvel appartement, elle mange beaucoup plus et je suis en panne de croquette, d’ailleurs]. Le quatrième jour, j’entame le « tous des connards », je balance régulièrement mon téléphone à travers la pièce car il refuse de sonner (ou alors ne sonne pas avec la bonne sonnerie, celle qui fait « sexy back », attribuée aux hommes torrides de mon entourage), je me demande s’il est raisonnable de se saouler seule pour oublier ou si c’est le comble du pathétique. Non, c’est pathétique, mieux vaut reprendre de la Haagen Dazs. Même si en hiver, ça me donne encore plus froid.
Au bout d’une semaine d’un silence radio assourdissant, le rebond. Non mais il se prend pour qui ce connard ? Il croit qu’il a droit de me traiter de la sorte ? Mais je suis de la formule 1 de la bonne femme, moi. Il n’en trouvera pas deux comme moi. Je n’étais que du caviar donné à un porc dans cette histoire. Et s’il n’est pas assez intelligent pour saisir l’incroyable chance que je lui offrais d’être sienne, un autre la saisira.
La semaine prochaine, je repars sur les sentiers de la séduction.

NdelaBloggeuse : Je tiens à préciser que cette histoire, bien que fictive, mêle une histoire que j’ai vécu et une mésaventure d’une amie donc inutile de me faire remarquer en comm que je fais dans le cliché facile. Les hommes disparaissent parfois en plein conte de fée.
Où trouver l’homme ? Episode 14 : le café d’après musée
(Je rappelle à ceux qui débarqueraient ici par hasard que cette histoire n’est qu’une fiction, que je ne drague pas au musée en journée et en semaine vu qu’à ces heures là, je suis au travail. Puis si vous croyez que je pourrais trouver un Parisien à Orsay, c’est que vous êtes naïfs, surtout à cette période de l’année)
Aurais-je tiré le gros lot ? Un mec passionnant en dedans et séduisant au dehors qui accepte d’aller prendre un café ? Mais j’ai une veine pas possible. Essayant de ne pas trop sourire de façon extatique, voire niaise, je l’entraîne dans un café voisin et le regarde à la dérobée, bien contente de ma « prise ». On passe commande et on continue à parler un peu du musée puis il commence à me demander ce que je fais dans la vie.
« Je suis community manager pour TGGP.
– Oh, TGGP ? Et bien… »
Est-ce du dégoût que j’entends dans sa voix ? En tout cas la température vient de perdre quelques degrés, là… Peu importe, je ne suis pas PDG de TGGP, juste employée.
« Et c’est quoi community manager ? T’es dans les RH ?
– Ahah, non ! J’anime des forums et des blogs pour des sites Internet.
– Et t’es payée pour ça ? »
Re-dedain. Température moins quelques degrés de plus. Prochaine question et j’enfile ma petite laine. Je sais que souvent, les gens ont tendance à me poser cette question en riant mais là, je sens que ma côte auprès du jeune homme dégringole vitesse grand V. De mon côté, j’aime pas trop qu’on dénigre mon travail parce que, ouais, de prime abord, ça a l’air très drôle mais pas tant que ça. J’ai aussi mon lot de merde à gérer et y a quand même des forums moins faciles à animer que d’autres. Bref, je vais éviter de relever.
« Oui, je suis payée mais tu sais, je suis également force de proposition pour faire évoluer le site, y a beaucoup de boulot. Tu sais, sur le forum de TMF, quand je suis arrivée, on recevait moins de 100 messages par jour. Là, on en est en moyenne à 300 ou 400.
– Tu bosses pour TMF ? »
Je crois qu’à force de manifester son dégoût, il va me vomir dessus.
« Je comprends pas comment ce genre de titre existe, c’est la quintessence même de l’avilissement de la femme. Soyez mince, soyez bronzée, portez cette robe à 400 euros et ce sac qui coûte un SMIC… Franchement, tu m’as l’air plus intelligente que ça, je comprends pas que tu te gâches à travailler pour un tel torchon.
– Un torchon ? Tu l’as déjà lu ?
– Pas besoin, je vois les couvertures, ça me suffit. »
Là, j’ai deux options : soit défendre un peu mon taf et accessoirement mon honneur dans une conversation qui va s’annoncer houleuse, soit je change de sujet pour ne pas effrayer mon dandy même si, honnêtement, j’ai plus très envie de faire des bébés avec. Ni rien du tout d’ailleurs. Bon, allez, on va le faire exploser.
« Enfin, je travaille pas que sur TMF, je travaille sur Joséphine, un autre mag féminin et pour Scoop [mag people du groupe] »
Implosion dans 2 secondes et demi
« Rah mais alors ça, ça me dépasse complètement ! Mais comment on peut même s’intéresser à la vie privée d’une star ? Et encore, quand je dis star, on nous vend souvent la vie de pauvres types qui se sont laissés enfermer dans une maison pleine de caméras. C’est d’un pathétique ! Je comprends même pas qu’on puisse oser travailler pour une telle merde ! ».
Sur le fond, c’est pas faux le côté people de seconde zone mais quand même, je travaille un peu pour, même si je ne l’écris pas,va falloir que je défende mon bifteck.
La semaine prochaine, suite de mon entrevue avec le jeune homme. Que va-t-il se passer ? Nina parviendra-t-elle à faire comprendre au jeune homme qu’il n’y a pas de sot métier ? S’engueuleront-ils ? Feront-ils furieusement l’amour dans les toilettes du café, emportés par leur élan destructeur ? Est-ce que c’est vraiment fini entre Jenifer et Pascal Obispo ? Ça vous choque pas que la première dame de France sorte un album ? A midi, je prends des courgettes ou des haricots ? Mais que de questions !





















