Les rencontres sur les sites de rencontre ont ceci de particulier qu’on se connecte à quelqu’un qui ne partage aucun cercle d’amis avec nous. S’il n’y avait pas eu ce site, les chances que votre date et vous se retrouvent dans la même pièce, face à face, étaient proches du zéro. Quoique la vie est parfois surprenante… Du coup, vu qu’on ne peut compter sur le ronron de la vie pour retrouver votre date sans pression, il faut agir : c’est parti pour un recontact.![]()
Vous avez passé une soirée charmante en sa compagnie, vous avez ri autour d’un verre de vin, testé un resto super bon, profité de la ville version nuit pour vous promener en profitant du bon air frais. Peut-être avez-vous même goûté sa bouche, caressé sa peau, fait chuinter les draps sur vos corps agités… Bref, vous avez eu un rencard génial et vous avez envie d’un deuxième acte. Seulement, vous allez être obligé d’agir vu que vous ne pourrez pas compter sur le train-train quotidien de la vie pour vous remettre en présence de votre date puisque, rappelons-le, vous n’avez aucun ami en commun. Donc que faire ?
– Continuer là où tout a commencé : sur le site de rencontre. Non. Votre relation a évolué en passant dans le réel, ce lieu ne sera désormais plus celui de vos échanges. Ah, vous n’avez ni son numéro ni son mail ? Ah dans ce cas, c’est pas forcément la peine de recontacter cette personne, elle ne semble pas motivée pour vous aider à la recontacter.
– Le téléphone : oui. Plutôt version SMS mais bon, c’est une phobique du téléphone qui parle, je ne suis pas 100% objective. Rien ne fait plus plaisir que le fameux sms du 1er rencard, un petit texto mignon mais pas pathétique, tout le monde n’est pas Ted Mosby. Un jour, j’écrirai une série sur « how I met my significant one : le guide anti Ted Mosby ». Mais bref, n’hésitez pas à manifester votre plaisir d’être en compagnie de l’autre par des sms ou des appels.
– Les mails : pourquoi pas. Idéal si l’autre doit s’absenter mais je remets un avertissement sur les mails : ça crée souvent l’illusion d’une plus grande intimité, on se peint le portrait un peu idéalisé de l’autre et on finit par s’emballer puis par être déçu*. Bref, il faut savoir garder la tête froide et ne pas trop s’emballer suite aux confessions de l’autre. On se crée une intimité IRL, le reste ne peut que conduire à l’échec.
– Le chat Facebook : Oui, pourquoi pas mais je ne conseille déjà pas forcément de rajouter ses dates sur Facebook : on ne poste pas toujours des trucs très glorieux sur les réseaux sociaux, ça ouvre trop de portes d’un seul coup. Où sera ensuite le plaisir de la découverte. Sans parler de la possibilité, certes faible mais quand même, de tomber sur un-e psychopathe qui va stalker vos moindres faits et gestes, coller des likes et commentaires partout et vous questionner sur les quelques personnes au physique avantageux dans vos cercles d’amis. Et quand vous en aurez marre de répéter pour la 5e fois que, si, si, un-e tel-le est votre cousin-e, vous comprendrez que vous avez ouvert la porte de votre compte bien trop tôt.
Quant à la question du « quel est le délai légal avant d’envoyer un message », ma réponse est simple : cette question est débile. Cette personne vous plaît, dites-lui dès que vous en avez envie. Si elle s’effraie pour si peu, c’est qu’elle cherchait un prétexte pour vous éjecter au plus tôt. Au moins, vous serez fixé au plus vite et éviterez de vous attacher inutilement. Ou vous aurez droit à un second rencard. Ca vaut la peine de tenter le coup, non ?
La semaine prochaine, nous nous demanderons que faire de nos « dossiers en cours »…
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* Note pour moi-même : rédiger un article sur ces romances par mail.
Étiquette : créer une intimité
Mais où trouver l’homme pour de vrai ?
En cette morne matinée, j’aurais pu vous parler du fait que mon train avait encore eu du retard hier (40 mn car un train en sens inverse a dégommé un sanglier. Con de sanglier), du fait que j’ai repris le travail et que je crois que je vais être toute seule au bureau aujourd’hui. Mais non, j’ai pas très envie de chouiner donc on va parler de rencontres amoureuses, ouééééé !

Y a plus d’un an, j’ai débuté où trouver l’homme, une série qui m’a amusée mais que j’ai fini par laisser filer. Du coup, aujourd’hui, j’ai des milliards d’idées sur la question mais j’ai un peu perdu la flamme. Puis je me suis trop éloignée de mon objectif de départ, je crois. Bref, faudrait tout reprendre de zéro mais ici, ce ne serait plus tellement le lieu. Peut-être créer un blog dédié ou un livre en auto édition ? J’en sais rien, faudrait déjà que j’ai le temps. On verra.

Il n’empêche que la question se pose avec de plus en plus d’acuité. Parce que ce n’est pas si simple, surtout si on bosse. Prenons ma vie type : je me lève, je me prépare, je pars au boulot, j’y passe 9-10h, je repars, je vais ou non au sport, maison, dodo. Parfois, je sors avec mes amis soit dans des bars de type lounge soit chez eux. Alors ok, il paraît que la salle de gym est un super lieu de drague (ou la piscine) mais je l’ai déjà dit dans les où trouver l’homme justement, je n’y crois guère. D’abord parce que je suis là pour faire du
sport et j’ai tendance à faire mon autiste dans ces cas là. Je ne parle pas en nageant ou en ramant ou en torturant mon corps dans des cours d’abdos fessiers, hautement féminins au passage. Tout n’est question que de contexte et en salle de sport, je ne suis pas dans le contexte.

En fait, c’est le cœur du problème, je ne suis jamais en conditions idéales. Par exemple, la drague au boulot. Non mais vous croyez que c’est le lieu. Bon, déjà, dans ma boîte actuelle, on n’est que 11 et tous dans la même pièce donc mise en situation : imaginons que je chope le seul célibataire de l’open space, je vais l’avoir sous le nez toute la journée. Bon ben pardon mais c’est juste impossible. Je ne suis pas une fusionnelle, j’ai besoin de mon espace et vivre avec un mec que j’ai sous le nez toute la journée, non, je ne peux pas. Non mais c’est vrai, comment se créer une intimité dans de telles conditions ? Je ne vois pas. Et dans le métro ? Non, je ne suis pas dans le trip surtout que le mec peut être tout à fait charmant à l’œil mais profondément crétin, comment savoir ? Accepter un verre avec un mec avec qui on n’a rien en commun, y a des expériences plus sympa. Quant au bar, si j’y vais avec mes amis, c’est pour passer la soirée avec eux. Point.

Alors reste la drague sur le net, idéale pour les travailleurs et travailleuses. Oui, quand on est étudiant, on se dit que c’est un truc de désespérés puis on se rend compte que quand on est la tête dans le guidon de 9h30 à 20h, ça laisse de suite vachement moins d’opportunités de rencontre. Sauf que perso, j’en ai ras le bol des sites de rencontre, véritables nids à connards qui ont trouvé moyen de baiser gratos. Et arrive un moment où avoir la sensation d’être juste une pute gratuite n’est pas super flatteur. Chercher du fun sur les meetic, adopteunmec et autres conneries, ok mais pour du sérieux, passez votre chemin. Et le passer où, justement ? Telle est la question. Puis c’est pareil, le contexte n’est pas le bon, j’y vais par ennui et désoeuvrement plus que par réelle volonté de rencontrer quelqu’un.

Avant, j’étais étudiante, j’avais rencontré Guillaume 1er sans le faire exprès, au détour d’une cafétéria. Et maintenant ? Bah, il est vrai que ça ne me préoccupe pas trop car j’ai pas mal de trucs sur le feu en ce moment mais quand je vais vouloir une présence pour me réchauffer les pieds en hiver autre que mon chat, va falloir agir. Parce que le « gna gna gna, ça vient quand tu t’y attends pas », c’est bien gentil mais y a que dans les mags féminins que l’amour frappe à la porte sous les traits d’un nouveau voisin craquant. Mais dans la vraie vie, les voisins sont soient vieux soit mariés. Des fois, je me dis qu’il serait tellement plus simple de vivre dans un magazine !
Ne pas coucher le premier soir : le défi ?
Un vendredi soir de février, à Toulouse, petites heures de la nuit, je suis en boîte avec Lucie, nous sommes un peu éméchées (enfin, c’est un doux euphémisme me concernant, je suis morte poule). Après s’être dit 100 fois que nous nous aimions, que nous étions merveilleuses et que nous étions fières de l’autre, nous voilà à parler des hommes et là, Lucie me fait une suggestion : et si la prochaine fois, j’attendais avant de sauter le pas ?
Suggestion intéressante qui mérite réflexion. Jusqu’à présent, je n’ai jamais attendu, sauf avec Arnaud (et pas par choix) et, à l’arrivée, ça ne m’a pas porté bonheur. Ici, la question n’est pas celle du bien ou du mal de coucher le premier soir, mon avis sur la question n’a absolument pas changé sur le sujet. Je reste persuadée qu’un connard reste un connard, qu’on lui cède dès le départ ou un peu plus tard. A la limite, retarder la brouette avec un type qui ne veut que me sauter ne retardera que l’échéance : s’il ne veut que ça, il me larguera dès qu’il aura eu ce qu’il voulait, au bout d’une nuit, d’une semaine ou d’un mois, rien ne changera. Si tous les mecs qui acceptent d’attendre un peu pour consommer étaient tous des mecs bien, ça se saurait.
En fait, le principe serait le suivant : plutôt que de tout donner de suite, on fait monter la pression, on se découvre, on se chauffe, on s’excite… puis on refait baisser la tension pour mieux savourer les prochains jeux érotiques, le tout jusqu’à ce qu’on en puisse plus. C’est un peu comme un feu d’artifice : ça part fort puis tout à coup, on a droit à trois fusées merdiques avec une voix qui nous raconte l’histoire de la révolution puis à nouveau de belles explosions, un truc pourri et enfin, le bouquet final qui nous émerveille.
Bon, allez, hop, imaginons. Me voilà avec Sagamore, mon nouveau petit ami, nous nous sommes échangés notre premier baiser sur le pont St Michel (oui ben quoi, j’imagine ce que je veux) et nous voilà à l’intimité de son appartement ou du mien. Ca dépendra où est domicilié Sagamore, on dira. Donc nous voilà chez lui, nous sommes en train d’échanger nos fluides salivaires sur le canapé (voire pire, sur le lit), nos mains sont très baladeuses, je commence à pousser des gémissement et des soupirs d’excitation et là, Sagamore me fait : « écoute, chérie, j’ai envie d’attendre un peu pour passer à la vitesse supérieure. » Et alors là, je fais quoi ? Ben, j’en sais rien. Selon le ton qu’il adopte, faudrait voir à ce que je sois pas vexée… Mais bon, si c’est dit avec une voix suave et des yeux qui me dévorent… Ok, j’accepte.
En fait, la dernière fois, avec Alex, il était question de ne rien faire le premier soir pour des questions que nous qualifierons de techniques. Bon, ça fait un peu un mois qu’on crève d’envie de se voir donc forcément, une fois chez moi, on commence à s’embrasser et à se dévêtir un peu. C’est qu’il fait chaud au mois de mai à Paris… Donc, au bout d’une heure de frottis-frotta intensifs, les questions techniques sont passées tellement au second plan qu’on les a oubliées et qu’on a passé une bonne partie de la nuit à faire l’amour. Bon, de un, je regrette pas, de deux, Alex ne venant pas de Paris, il fallait profiter au maximum du temps qu’on avait ensemble. Mais bon, une fois de plus, je n’ai su résister à la tentation… Oui, bon, ok, je n’ai pas fait le moindre effort pour résister, pas le moindre petit « non » n’a été susurré.
Ça aussi, ça joue, le contexte : si le monsieur n’habite pas sur Paris et qu’on se voit peu, je vais pas retarder les échéances. Ça fait un peu un mois (ou plus) qu’on se parle sur MSN ou autre, on a eu le temps de se découvrir un peu. Pas physiquement, certes, mais un peu quand même. Alors comme on a pas le temps, on va pas s’amuser à le perdre.
Il y a des fois, ça me fait halluciner ma propre incapacité à résister à l’appel de la chair. Je ne me définis pas du tout comme une obsédée sexuelle, je pense avoir une sexualité normale avec mes fantasmes, mes trucs préférés, les trucs que j’aime pas (non, personne ne me touchera les pieds !), des périodes d’abstinence plus ou moins courte ou plus ou moins longues selon les périodes. Et ben j’en suis pas morte alors pourquoi dès qu’un mec me pelote un peu, j’arrive pas à résister, il faut aller à tout prix jusqu’au bout ? D’un autre côté, pourquoi se torturer ? Si je veux pas coucher avec un mec le premier soir, j’ai qu’à éviter de le ramener chez moi ou de le suivre chez lui, ce sera plus simple.
