Que faire de ses ex ?

Parce que le gaspillage, c’est mal !

Si je devais résumer mon mois de septembre, ce serait boulot, boulot et Greek. La série pour (grands ?) ados qui se passe dans l’univers étrange et, in fine, légèrement flippant des sororites et fraternités américaines. Dans cette série, l’héroïne assez fatigante (comme la plupart des héroïnes) navigue en permanence entre 2 de ses ex en soupirant. Et c’est là que je me suis demandé : garder contact avec ses ex : pourquoi faire ?

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On arrive à des âges où on a tous quelques ex dans notre chapeau magique. Selon la définition étroite ou large de « ex », le chapeau risque même d’être un peu petit. Donc les ex. On s’est envoyés en l’air, on s’est aimés, on s’est quittés. Et maintenant, on fait quoi ?

– on recycle en plan cul : non. Non, non, non. Si ça avait dû être un plan cul, ça l’aurait été dès le départ. Des fois, des sentiments restent là, prêts à vous sauter dessus, vous coller un spleen d’enfer et vous triturer la blessure au cœur jusqu’à la gangrène. Donc non.

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– on file aux copines : ça dépend. Moi je voulais le faire pour un ex qui me paraît aller à la perfection à une copine (je l’ai rencontré lui, avant de la connaître elle sinon j’y aurais pas touché, pensez bien). Mais elle veut pas, elle trouve ça bizarre. Je vais écrire un article sur le sujet, tiens.

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– on en fait des amis : idéalement oui mais dans les faits, ça marche une fois sur dix. Bon, déjà, si la rupture à été sale ou s’il ou elle vous a fait souffrir, on sort cette personne de sa vie, y a pas de débats. Mais parfois, la rupture est douce, on admet qu’on ne peut plus continuer et chaque assiette conserve son intégrité. A partir de là, il est normal que l’autre devienne notre ami.

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Sauf que je me demande « pourquoi faire ? ». L’amitié entre ex est-elle pure et désintéressée ? Peut-on être pote avec quelqu’un qui nous a vu nu, a mélangé ses fluides avec les nôtres ? Qui nous a vu jouir, pleurer, rire à une blague nulle, a vu notre tête au réveil, sait que l’on ronfle quand on est enrhumé, qu’on remue furieusement des pieds le matin au réveil l’hiver (oui, je fais ça). Quelqu’un avec qui nous sommes devenus des experts de la conjugaison au futur à la première personne du pluriel. Peut-être quelqu’un qui a inscrit son nom à côté du notre sur une boîte aux lettres. Peut-être même sur un faire-part de mariage. Quelqu’un avec qui on a peut-être même voulu mêler nos gènes pour créer un individu tout neuf. Évidemment, si enfants il y a, la question de garder un contact avec l’ex ne se pose plus : c’est une obligation. Peut-on traiter cet ex comme un simple ancien coloc, un ancien pote d’activités physiques… Et puis pourquoi ?

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Pour répondre à cette question, j ‘ai donc posé la question à moi-même (on n’est jamais mieux servi…) et je me suis rendue compte de l’illusion de l’amitié avec un ex. D’abord, je veux souvent rester amie pour de mauvaises raisons : de 1/ en cas d’éventuel retour de flamme (on ne recouche pas avec des ex, j’ai dit, regardez le bordel que ça fout dans Friends pendant 7 saisons !) et de 2/ pour (me) donner une relative bonne image de ma personne : hey regardez, je suis pas une tarée hystérique, je suis toujours pote avec mes ex. J’ai même envisagé un label « recommandée par ses ex ». Mais c’est limite un peu flippant. Et puis en 3/ y a la peur. Selon la durée de votre relation, votre compagnon ou compagne à pris la place de petit-e ami-e, d’amant-e et de meilleur-e ami-e. La rupture, c’est le vide. Mais si je perds l’amant-e et le/la petit-e ami-e, je peux garder mon/ma meilleur-e ami-e. Ça rend les choses plus faciles…

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Sauf que. Sauf qu’on se rend compte que malgré les années, nos amis respectifs restent nos amis respectifs. Petit à petit, on s’éloigne, on finir par se SMS-er plutôt que de s’appeler, on lâche quelques likes sur nos statuts Facebook respectifs, éventuellement un commentaire. Puis plus rien ou si peu. Parce que c’est la vie. Parce qu’on s’est aimés et que maintenant, on s’apprécie. Voire on s’indiffère. Parce qu’on n’a pas le temps et que le temps qu’on a, on a plus envie de le passer avec notre nouvelle conquête. Parce qu’au fond, maintenant que le temps a passé et qu’on n’a plus trop d’amis communs, on ne sait plus bien quoi se dire.

Parce que c’est fini. Tout simplement.

Le jour où tu comprends que c’est fini

Mardi soir, alors que la chaleur m’etouffe, je tombe par hasard sur Clara Sheller, saison 2, que j’avais vaguement suivi lors de sa première diffusion. Je n’avais accroché que moyennement vu que je trouve l’heroine plus exaspérante qu’une Carrie Bradshaw même si je préfère Zoé Félix dans ce rôle. Bref, je mate donc les 3 derniers épisodes en constatant que j’avais finalement été dure avec cette série qui propose pas mal de choses intéressantes. Peut-être aussi parce que dans ses épisodes, la vie de Clara s’effondre et je me suis légèrement identifiée à elle (période marasme, j’entends). Et surtout une scène où Clara s’effondre en larmes car elle a compris : son mec et elle, c’est fini.

Avez-vous déjà connu cette sensation ? Vous sentez que votre couple n’est pas à la fête, vous fermez les yeux très fort en vous persuadant que vous avez tort, que c’est juste une petite crise et que ça va passer. Jusqu’au signe, un truc anodin qui vous fait comprendre que ce n’est pas uniquement dans votre tête que ça ne va pas et que votre relation ne tient plus qu’à un fil. Un fil bien élimé en plus. Parce qu’il n’est pas dispo ce soir, parce qu’il semble ravi que vous sortiez avec vos copines, parce que vous avez voulu annuler votre soirée avec lui pour voir d’autres personnes, parce que votre dernier « je t’aime » est resté sans réponse. Vous vous raccrochez à votre dernier fil avec l’énergie du désespoir mais la fin est inéluctable : ça ne tiendra pas.

Face à un mur de 5 m de haut sans la moindre aspérité, vous êtes obligée de renoncer. Toutes les histoires d’amour ne finissent pas sur un « et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants », malgré tous les efforts qu’on peut faire. On peut y voir un échec si on veut, moi, je préfère me dire qu’on n’est pas faits pour vivre avec tout le monde. On a tenté, ça n’a pas marché, c’est la vie.

Sauf que quand tu percutes, tu t’effondres. C’est comme une douche froide en hiver, ça mord, ça griffe, tu te sens lacéré, déchiqueté, ton cœur se tord de douleur, tes tripes aussi. C’est une pierre qui te tombe dans l’estomac, un rocher qui tombe sur tes épaules et te cloue au sol. Tu hurles, tu te débats, tu penses que tu ne pourras jamais te relever. Tu penses à la vie sans l’autre, cette vie que tu ne peux imaginer. Tu es au bord d’un gouffre que tu pressens sans fond et tu essaies de te raccrocher comme tu peux pour ne pas chuter.

Parfois, tu fais durer un peu le supplice, dans un mauvais calcul. Vous savez tous deux que c’est fini mais tant que personne ne dit rien, c’est comme si ça continuait. Ton cœur se serre d’angoisse à chaque fois que tu le voies, de peur qu’il prononce les mots fatidiques. « Faut qu’on parle ». La tension devient lourde, intolérable, la moindre étincelle met le feu aux poudres. Jusqu’au jour où le fil craque définitivement « alors, c’est fini ? ».

Là, tu te sens plongé comme dans un lac froid et sombre. Tu souffres, tu as peur de ce lendemain où tu devras reprendre la route seul. Et en même temps, tu ressens comme un soulagement : le pantomime que vous jouiez depuis quelques temps et qui vous épuisait se termine enfin. Une sorte de sérénité de celui qui sait qu’il va se noyer : la fin est inéluctable. Il va falloir du temps pour renaître, se guérir, refaire confiance. Le travail de reconstruction, de réhabitude de la vie en solo te terrifie. On se promet de rester amis histoire d’attenuer le choc tout en sachant que ça fera plus de mal que de bien. Mais sur le moment, envisager la vie dans cet autre qui a tant partage avec nous est inimaginable.

Pourtant, au fond, on le sait, on finira par sortir de notre lac gelé pour repartir sur notre chemin. Ce chemin où on finira par trouver un nouvel autre.

Dis, tu veux être mon témoin ?


À propos de ménager les subtilités arrive le délicat moment de choisir ses témoins. Parce que ça veut dire quelque chose mine de rien : témoins = meilleur(e)s ami(e)s donc ne pas choisir X ou Y est synonyme de désaveu amical. Inimaginable.


Pour éviter de froisser certaines susceptibilités, tu peux commencer à tâter le terrain, espérant apprendre que Joséphine ou Vanessa ne sont pas très intéressées par la chose, ce qui t’éviterait de débarquer avec 10 témoins. Oui, je suis une femme d’amitié moi.


Parce techniquement, si je me mariais demain, j’ai potentiellement 5 témoins : Anne, l’amie de toujours, Amy et Loxy, Anais et Anna. Jon, tu suis ou tu me fais la guerre à base de « tu fais chier, t’en choisis moins » ? Parce qu’éventuellement, on pourrait envisager de faire tourner les témoins, qui à la mairie et qui à la cérémonie laïque. Sachant que pour cette dernière, jouer d’un instrument pourrait être un plus mais ce n’est le cas de personne. Éventuellement, Anna est danseuse mais exécute-t-on une danse lors d’une cérémonie laïque ? Heu… En attendant, les filles, ça m’arrangerait qu’une d’entre vous apprenne le violoncelle et une autre le piano… Sachant qu’avec Loxy, on a décidé d’aller à la chorale avec Amy l’an prochain, je risque de leur réserver la partie chantée.


5 témoins donc. Pourrais-je faire un choix ? Serais-je obligée d’en faire un ? J’ai pas en-vie mais mettons que si car cet article est trop court, quels seraient les critères ?

– L’envie d’en être : mort pour moi, les 5 en seraient ravies.
– Echange de bon procédé : j’ai été le témoin d’Anne, inenvisageable qu’elle ne soit pas la mienne. Les autres ne sont pas (encore) mariées… Vous savez ce qu’il vous reste à faire les filles.
– Les liens d’amitié : si j’ai choisi ces 5 là, c’est qu’elles furent mes piliers pendant le marasme, mon phare dans la nuit, celles en qui j’ai confiance quoi qu’il arrive. C’est l’avantage majeur des marasmes, tu vois qui reste avec toi dans les moments où t’es pas la fille la plus drôle du monde (euphémisme)
– celles qui ont vu notre amour naître.  Bon évidemment comme on est dans un hypothétique futur, difficile de se prononcer mais ça peut être un critère. Si l’une d’elles m’a présenté Jon, par exemple, elle est qualifiée d’office…

Ou alors, je reprends l’idée du mariage religieux. L’église, c’est pas mon kiff MAIS les non baptisés sont éliminés, ça me simplifierait lâchement les choses : c’est pas ma faute, t’es pas baptisée, t’es pas témoin. Sauf qu’à ma connaissance, au moins 4 des 5 candidates sont baptisées. Bon, ok… Je prends la méthode Loxy_more : catch dans la boue. Sauf que tu risques de le payer cher lors de l’enterrement de vie de jeune fille…

En fait, fuck le chiffre. Il y a des gens chers à mon cœur et peu importe qu’ils soient 1, 5 ou 10. Magie de la cérémonie laïque, je fais ce que je veux. Tu vois, le mariage, on est censés n’avoir qu’un dans la vie alors on va pas le contrarier pour une histoire de quota. À la limite, pour la mairie, on prendra qui est dispo, ça compte pas trop. Non parce qu’à part pour le mariage de ma sœur, le mariage en mairie n’a AUCUN intérêt, il faut le dire.


Mais justement, ces témoins, quels sont leur rôle ? Tout dépend du degré de control freak des mariés. T’as les témoins « tu organises l’enterrement de vie de jeune fille, tu signes les registres quand on te dit, merci, c’est cool » mais t’as aussi les témoins « l’organisation, ça m’emmerde donc je joue la corde sensible de l’implication dans ce qui doit être le plus beau jour de ma vie et tu te tapes tout. Bisous, je t’aime ! ». Pour ma part, j’ai tendance à considérer que l’organisation du mariage, c’est chronophage (hou révélation !) et quand même globalement chiant, surtout quand c’est pas toi qui dis oui, donc comme je suis pas trop salope, je ne leur délèguerais pas trop de choses. Et puis surtout j’avoue être bien control freak.


Bon voilà, j’ai mes témoins, je leur demande pas de gérer les trucs de A à Z. Faudra juste qu’ils trouvent un texte cool à lire ou chanter (ahah !) à la cérémonie païenne, soit pour dire que l’amour c’est cool ou raconter à quel point notre amour est sensass. J’interdis la lettre de Paul aux Corinthiens, on l’a tout le temps.

Note pour moi même : faire plus de soirées réunissant au moins 4 de ces 5 personnes (Anne vit à Toulouse…), histoire de faciliter les choses.

Veux-tu m’épouser ?

Un mariage débute en général par une demande censée être la plus romantique possible, comme on le voit dans les séries et les comédies romantiques.

Pour débuter cette saga de l’été, posons le décor : il y a l’homme, que nous appellerons Jon, en hommage à mon nouveau fantasme Jon Kortajarena. Oui ok, il est peut-être gay mais on s’en fout, c’est un fantasme. Et même s’il était hétéro, je pense que mes chances de terminer un jour avec un mannequin international de 24 ans se calculent en négatif, n’est pas Madonna qui veut. Oui je vous ai pas dit, la saga de l’été ne fera pas l’impasse sur mes digressions habituelles. Bref donc y a Jon, l’homme et Nina, la femme. À l’heure où j’écris ces lignes (16 juin), le mariage homo n’est pas encore légalisé puis je suis toujours pas lesbienne donc on part en version hétéro.

Nina et Jon disais-je. De 1, comment demande-t-on quelqu’un en mariage ? La tradition voudrait que ce soit l’homme qui fasse le grand saut, à coup de belle bague, d’étoiles dans les yeux et de très fines bulles de champagne. Vu mon intérêt personnel actuel pour le mariage, c’est sur que ça risque pas de venir de moi. Bref, comment Jon pourrait-il me demander en mariage en mêlant romantisme et originalité. Non parce que le coup de la bague dans le champagne, c’est hyper éculé et faudra m’expliquer comment on ne peut pas voir une bague dans du champagne… À la limite, dans un verre de vin rouge… Et je ne parle même pas de l’idée saugrenue de planquer la bague dans un gâteau ! On ne joue pas avec la nourriture, la demande risque de se terminer aux urgences et je n’ai pas envie de porter une bague ayant trempé dans un gâteau… Ou pire en cas d’ingestion involontaire…

Quand je parle aux jeunes mariés du XXIe siècle, je constate que la demande tient plus de la négociation aujourd’hui. Du type : »tu sais, je crois que ce serait mieux de se marier ». Que ce soit pour les impôts ou pour faire plaisir à une famille traditionaliste, au choix. Évidemment, ça peut juste être par amour. Après tout, on peut décider des tas de choses par amour : vivre ensemble, faire un enfant, partir à deux faire un tour du monde, que sais-je encore ? Finalement, le mariage s’inscrit bien dans cette logique.

Sauf que la demande en mariage fait partie de la mythologie du couple. En général, quand vous annoncez la nouvelle, après les félicitations, hiiiii et quelques larmes d’emotions selon la sensibilité de vos interlocuteurs, vient la question : « comment il a fait sa demande ? » (il, toujours). « Oh bah, on se brossait les dents, il n’y avait plus de dentifrice donc je lui en ai sorti un du placard et là, il m’a dit « chérie, je t’aime, marions-nous ! ».

Manque de romantisme ? Je vous rappelle que le Jon et la Nina de cette histoire s’aiment donc à qui sert ce romantisme ? À l’auditoire en manque de belles histoires ? Car là est la vérité : on nous parle de belles déclaration, de bague cachée pour une surprise merveilleuse. Sauf que je connais un couple, le mec s’était amusé à cacher la bague sous l’oreiller… Ils ont passé une heure à la retrouver.

Non, les demandes en mariage de mon entourage ont rarement été d’un romantisme niais. La plus belle que j’ai entendue ? Celle spontanée après une bonne soirée en amoureux où cette union paraissait soudain comme une évidence. Une demande sans bague, sans calcul. Au fond, n’est-ce pas la plus magique ?

Quoi que celle de Monica et Chandler n’était pas mal non plus mais une question me taraude : pourquoi les Américains ont toujours 30 kilos de bougies chez eux ?

Ah et pour ceux qui ne connaissent pas Jon, une petite vidéo :

L’arnaque de la 3D

Mardi soir, je le confesse, j’ai fait ma midinette. Avec Anna et Amy, nous sommes retournées à l’âge de l’adolescence pour revoir Titanic en 3D. Et non, je ne me suis pas retrouvée là par hasard, c’était une vraie volonté de ma part. Et je fus quelque peu désappointée.

Ce qui me lisent depuis longtemps savent que je n’ai guère le goût des comédies romantiques et autres bluettes du style. Et j’avoue qu’en terme de grande soupe sentimentale, Titanic se pose bien. Non mais quelle gourde cette Rose “oh tiens, ce bellâtre que je connais depuis 24h, je vais lui dire que je l’aime, tout plaquer pour lui et risquer ma vie plutôt que de me mettre les fesses au sec”. A sa place, j’aurais pas quitté le canot de sauvetage, c’est clair. Sans parler de la fin qui représente sa mort, je suppose, elle rejoint un mec qu’elle a fréquenté 24h. Son mari avec qui elle a eu 2 enfants ? Non, non, son seul vrai amour, c’est ce petit blanc bec de Jack. Bon, tu me diras, ado, on croit aimer plus que tout après un seul baiser, ça excuse. Enfin, elle a moins de complexes à le balancer au fond de la mer à la fin… Bref, l’histoire m’intéressait peu, ce que je voulais voir, c’est le Titanic en 3D. Parce qu’ado, j’avais trouvé les scènes autour du bateau géniales et qu’en 3D, ça devait juste être… waouh ! Et bien pas du tout. La 3D est peu voire pas visible sur certaines scènes et c’est normal, le film n’était pas fait pour ça. Arnaque !

J’avoue que je suis peu familiarisée avec la 3D puisqu’à part un week-end au Futoroscope quand j’avais 12 ans et Avatar, je n’ai vu que des films “plats”. Faut dire que je suis déjà allée plusieurs fois cette année au cinéma, j’ai la sensation de battre mon propre record ! J’avoue que je profite de la carte Gaumont d’Anna qui me permet de ne payer que 6 € mon entrée. Avec la demoiselle, on était un peu émoustillée par toute cette 3D : “Ouais, on va voir Titanic et après le Roi Lion !”. Depuis mardi soir, c’est officiel : je ne retournerai pas au ciné voir le Roi Lion en 3D et mes lunettes spéciales prendront la poussière.

Finalement, la 3D est la mnouvelle petite botte pour faire quelques bénéfices supplémentaires ni vu ni connu. Un peu comme les scènes bonus des DVD qui, in fine, ne servent à rien, les bonus fumeux, les remasterisations dolby surround de ouf et tout ces trucs et astuces qui te donnent la sensation que tu vas redécouvrir ton film chéri. Ceci étant, moi, Titanic, ça devait faire bien 10 ans que je l’avais pas vu donc y a bien eu une redécouverte mais pas au niveau des décors 3D que je rêvais de découvrir.

En fait, j’ai la sensation que la révolution 3D met un peu de temps à se réaliser. Autant, je me suis sentie happée par Avatar, autant pas du tout par Titanic 3D et de ce que j’entends sur le sujet, la plupart des films n’ont aucun intérêt dans ce nouveau format, ça n’apporte rien. Le pire serait de voir une floppée de films uniquement basés sur quelques scènes exceptionnelles pour user de la 3D au détriment d’un scénario. Je suppose que d’ici 10 ans, ce sera devenu le procédé habituel et on essaiera de nous revendre de vieux films avec un nouveau procédé révolutionnaire genre la 3D++ avec les casques de réalité virtuelle, là… Ce truc là, j’en ai tellement rêvé pendant mon adolescence.

Quoi qu’il en soit, c’est officiel : je n’irai pas (re)voir un film juste parce qu’il est en 3D.

Faut être amoureux pour avoir un orgasme

Il y a quelques temps, M6 nous a gratifié d’un grand documentaire pas du tout complaisant sur le sexe. Bon, comme je n’en ai réellement vu que 10 mn et que je me suis ensuite fié aux commentaires sur les blogs et Twitter, je vais éviter de donner mon avis sur la question. Je vais juste réagir à une phrase entendue durant cette dizaine de minutes qui m’a fait halluciner.

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A l’écran une jeune donzelle amoureuse de son Jean-Freddy (non, tous les parents n’aiment pas leurs enfants, il faut que ce soit dit). Alors juste pour rire, le Jean-Freddy l’a serrée en la faisant venir chez lui pour le diner, en lui faisant boire du champagne puis en lui offrant un bain avec bougies et pétales de rose dedans. Non mais paie ton cliché… Oui, je sais, je manque cruellement de romantisme mais merde, ça fait plan de vieux lover… Bref. Ce qui devait arriver arriva, Jean-Freddy mit Jessica ou Dieu seul sait son prénom dans son lit et là, elle sut de suite que cette histoire était sérieuse car elle a eu un orgasme. C’est donc qu’elle était déjà amoureuse. Je… Quoi… Pardon ?


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L’orgasme féminin, l’éternelle énigme. Puisqu’il parait que nous sommes des créatures cérébrales, nos orgasmes ne sont déclenches que par notre esprit donc un plan cul, on l’aime pas, on ne jouit donc pas. C’est cela ouiiiii… Alors il est vrai que le psychologique joue, essentiellement au niveau du lâcher prise et certains blocages sexuels sont de l’ordre du mental. C’est d’ailleurs pareil pour les mecs, faut arrêter de les prendre pour des machines à baiser. Mais il n’en reste pas moins que le sexe, c’est aussi et surtout une histoire de corps, de mécanismes naturels. Une bonne connaissance de son corps aussi pour savoir ce qui nous fait réagir. Perso, j’ai eu des orgasmes avec des mecs pour qui je n’avais aucun sentiment. D’ailleurs pour en revenir à l’orgasme « psychologique », est-ce tant le partenaire que la situation qui nous fait triper ? Ça reste à voir.

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Vous allez me dire que cette déclaration n’engage qu’elle et qu’on s’en fout un peu. Oui sauf que Jessica est un peu symptômatique d’une façon de penser assez répandue et un peu triste sur le fond. C’est accepter une espèce de fatalisme de la frigidité un peu du genre « je ne peux jouir qu’avec un nombre restreint d’hommes ». Et bonjour le sac de nœud quand elles aiment un homme qui est de fait mauvais amant et ne les fait pas grimper au rideau. Plutôt que de prendre en main (sans mauvais jeu de mots) le garçon pour lui dire ce qu’elles aiment, ce dont elles ont envie… Elles remettent en question leurs sentiments. On pourrait débattre sur l’importance du sexe dans le couple et du fait qu’une fille ne restera pas 107 ans avec un mec qui ne la satisfait pas et donc qu’elle sera sans doute partie avant de l’aimeeeer mais bon, j’ai eu droit à des je t’aime d’hommes que je n’avais physiquement jamais vus alors… Mais effet extrêmement retors de cette façon de penser, c’est le cas des viols. Autrefois, alors que l’on pensait qu’un orgasme féminin était nécessaire à conception, une femme tombant enceinte suite à un viol n’était pas reconnue comme victime puisqu’elle avait pris apparemment son pied. Aujourd’hui encore, une femme qui jouit pendant un viol, ce qui peut arriver car je rappelle qu’on parle de mécanismes physiques, se sent extrêmement coupable.

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Par contre, au-delà de tous les points soulignés au-dessus, je ne peux m’empêcher de sourire sur un point. Malgré tout le verbiage sexuel auquel nous sommes soumis dans les médias à coup de « les soirées partouze, la nouvelle mode », « le candaulisme, à essayer » (ça pour le coup, c’est la nouvelle pratique à la mode, je vois le terme partout) ou « si t’as pas baisé à 3 à 30 ans, c’est que tu as raté ta vie », cette vision nunuche du sexe de la part d’un couple qui se la joue « on est des gros chauds du sexe » (ce qui n’empêche pas) assez mignonne. Comme une framboise dans un panier de groseilles, un peu. Mais bon, si je suis la première à admettre que le sexe avec quelqu’un qu’on aime est d’une intensité sensuelle sans nom, une baise sans sentiments amoureux peut également être jouissive. Dieu merci !

Le témoin amoureux


Depuis le temps que F nous en parlait, Vicky et moi avons donc décidé de poursuivre notre marathon du nanard par Le témoin amoureux. Oui, je suis une meilleure amie de rêve, je vous impose mes lubies, adoptez moi comme copine.  Bref, lancez le Témoin amoureux, c’est parti !


Alors en fait, ce film, je l’avais dans le collimateur depuis sa sortie, j’avais vu la bande-annonce et je m’étais dit « oh mon Dieu, un mélange du mariage de mon meilleur ami et de Mon beau-père et moi qui est le film le plus lamentable qu’il m’ait été donné de regarder ». Tellement que j’hésite sérieusement à le revoir parce que ça ferait certes un article sympa pour cette rubrique mais c’est une torture pour tout esprit clair. Ou relativement éloigné du coma éthylique ou médicamenteux. Parce que dans la bande-annonce du témoin amoureux, on voyait Patrick Dempsey qui me fait à peu près aucun effet être supra lourd parce que comme tous les boulets cinématographiques, il se rend compte qu’il est amoureux d’une femme quand celle-ci lui annonce qu’elle en aime un autre. Ceci étant, y en a des comme ça dans la vie aussi.


Bon, je vous résume : Patrick est amoureux d’Anna mais en fait, il met 10 ans à s’en rendre compte (boulet, donc) et justement, quand il veut lui dire, cette nigaude rencontre un Ecossais et décide de se marier avec lui au bout de 2 mois. Oui, ils avaient pas le budget pour une trilogie. Donc Patrick il fait « oh non, bouh ! Il faut que je lui dise ». Sauf que Anna, comme elle l’aime fort son Patounet, elle le prend comme témoin avec trois autres nanas dont une blonde ex de Patounet qui est joué par toujours la même nana vue dans Urgences ou Dawson. Vous savez, celle qui s’habille en 34 alors qu’elle fait du 38 et à chaque fois que je la vois, je m’arrête automatiquement de respirer tellement j’ai l’impression que toutes ses fringues vont exploser. Bref, voilà donc Pat’ qui doit organiser le mariage de sa chère Anna tout en la dégoûtant de son futur mari de façon un minimum subtile et de supporter la blonde qui va péter son chemisier. Les deux autres demoiselles d’honneur ne servent à rien à part la grosse qui prétend pouvoir rentrer dans du 36 le jour du mariage en ne se nourrissant que de milk shakes diététiques. Ceci étant, ayant travaillé sur des forums féminins, je peux vous garantir que chaque mariage engendre son lot de « je fais du 44, il faut que je perde 3 tailles en 15 jours pour le mariage pour être sublime sur les photos ».


Donc au vu de ce pitch, je m’attendais à de la merde en barre d’autant que le film reposait sur le charme de Patrick Dempsey qui, pour moi, n’en n’a pas une once. Même dans « Il était une fois » que j’ai trop adoré, je le trouvais moche. Donc, voilà, je n’aime pas les comédies romantiques et le prince de service ne me plaît pas, me voilà mal barrée.


Et j’ai été déçue. Je m’attendais à dégainer ma plume la plus acide et acérée et en fait, je vous le confesse : j’ai relativement bien aimé. Evidemment que le scénario est convenu, les rebondissements visibles 15 mn avant facile mais y a quelque chose de sympa dans le film, finalement. Un petit côté qui fait dire que l’équipe ne s’est pas trop prise au sérieux, que le but est de divertir, pas de faire vendre des kleenex aux nanas hypra romantiques. Donc même si ça ne restera pas mon film préféré de la vie et que j’en ai déjà oublié pas mal de passages, finalement, si une de vos amies vous harcèle pour une soirée comédie romantique, choisissez ce film là. Vous vous en tirerez drôlement mieux qu’avec n’importe quelle comédie romantique avec Meg Ryan dedans.

29, c’est 30-1

Et voilà, encore une année de plus au compteur. Il y a 29 ans, je naissais, petite chose tremblante, barbouillée de plasma, hurlante. Pas de dents, quelques cheveux, incapable de faire quoi que ce soit. Et 29 ans plus tard, je suis un être à part entière. Ca file un peu le vertige quand on y pense, non ?




Donc, voilà, 29 ans. Autant vous dire que là, je réalise pas. J’ai passé ses derniers mois entre état second et stress, des changements en pagaille. Bref, j’ai pas bien compris où sont passés les derniers mois (non, pas là, non) mais voilà, aujourd’hui, j’ai 29 ans. Soit 30-1. Je crois que c’est la première année qu’un chiffre m’interpelle autant, j’entame ma dernière année de vingtenaire.  Il me reste à peu près 365 jours pour faire tout ce que je voulais faire avant mes 30 ans. Alors je ne vais pas la faire à la Friends avec une liste de trucs débiles mais force est de constater que ma vie est très différente de ce que j’imaginais il y a dix ans.


Côté boulot, j’avoue que ma récente embauche au poste de ***** (vous le saurez bientôt, la série journal d’une démissionnaire sera terminée bientôt) avec des responsabilités et une paye pas dégueu. Evidemment, je n’imaginais pas il y a dix ans quitter l’univers du journalisme puisque désormais, je ne touche plus la presse ni de près ni de loin mais je n’ai pas le sentiment d’avoir raté ma vie, mon rêve pour autant. D’abord parce qu’à l’heure actuelle, il me reste près d’une quarantaine d’années de travail, je pense, vu que les années de travail vont encore s’allonger (enfin, à mon avis) donc ça laisse de la grosse marge pour retourner vers mes premières amours ou les oublier définitivement. Mais voilà, à 29 ans, je me dis que je m’en sors plutôt pas mal, finalement, surtout si on considère que je suis restée quasi 1 an et demi au chômage.

Côté vie privée, par contre, c’est pas forcément ce que j’attendais de la vie. En fait, j’étais persuadée dans ma prime jeunesse qu’à cette heure-ci, je serais en couple et maman. Bon, évidemment, étant jeune, je n’avais pas conscience de la peur panique que m’inspire le concept de maternité.  Je trouve déjà qu’avoir un chat est une énorme responsabilité et que je culpabilise dès que je ne lui fais pas assez de câlins alors un enfant à qui il faut tout apprendre et ben bonjour… Mais bon, de toute façon, avant d’être mère, faudrait avoir un mec et là, je dirais que ça va être compliqué. D’abord parce qu’en ce moment, je suis un peu trop métro, boulot, dodo pour sérieusement penser aller draguer. Que quand je vais sur meetic, j’en ai marre au bout de deux minutes, en plus. Que je ne suis pas pour autant en manque vu que j’ai quelques amants. Mais bon, de toute façon, faudrait déjà que je surmonte ma méfiance envers les hommes qui me disent qu’ils m’aiment. La question que je me pose toujours est : pourquoi ils me disent ça si ce n’est pas vrai alors que je ne leur demande rien ?

Bref, côté amour, faudrait que je m’y remette un peu, si j’ose dire mais bon, je me dis toujours que plus on cherche et moins on trouve(ou on trouve mal). Non parce que sinon, le reste, je me dis que ça va plutôt pas mal. La santé, je récupère un peu et je suis moins fatiguée, mon nouvel appart est drôlement bien, Kenya reste maigre mais heureuse, je fais du sport et j’ai le tonus, je sors pas mal (même si des fois, j’aimerais mieux me coucher)…

Non, en fait, ces 29 ans (je refuse de dire « cette trentième année ») s’annoncent pas si mal. A dire vrai, je suis un peu ennuyée car j’avais décidé de dire qu’à 29 ans, je changeais de boulot et c’est déjà fait. Une idée d’objectif ?

NB : Comme la question va forcément venir, non, le blog ne changera pas de titre l’an prochain, s’il est toujours là.

Nobody puts Baby in a corner

Par Marine

Ca va être greluche. Mais pire.

J’ai un vice. Oh rien de bien grave, je reste l’oie blanche de ce blog qui refuse les kits SM en promo et qui s’offusque du langage cru de Bastien. Mais j’ai un vice. Les peopleries. C’est une drogue, c’est affreux. L’autre jour, Perez H., qui est mon meilleur ami du virtuel après Nina, annonçait une « nouvelle dont on se fout » (c’est la définition officielle de « peoplerie ») : Patrick Swayze est atteint d’un cancer du pancréas, il n’en a plus pour 5 semaines.

Pour la moitié qui s’en fout de Patrick Swayze, pas la peine de lire plus loin. Quoique non, restez mes mignons.
Je m’explique : Patrick Swayze, quelque part, on s’en fout.
Acteur de seconde zone, qui a brillé à la fin des années 80, au début des années 90 pour ses rôles de « minet-à-ado » dans 3 films, en gros :
– Dirty Dancing, rôle d’un mono de danse au muscle saillant, qui se fend d’un petit détournement de mineur entre deux mambos, qui danse en pantalon moulax noir – pour le folklore années 60 – et torse nu. 1987, l’homme objet dans toute sa splendeur.
– Ghost, rôle de l’amoureux qui s’envoie sa meuf en faisant de la poterie tellement qu’il l’aime et qui revient de l’au-delà pour lui redire combien tellement qu’il l’aime. Le muscle saille moins, le jeu est encore plus monolithique, et la sexyness de Patrick tient avant tout à son rôle de golden-boy new-yorkais qui habite TriBeCa dans un loft de FOLIE (rien que de repenser à ce loft j’en mouille ma culotte, voyez-vous). 1992, le lover.
– Point Break, rôle de gourou altermondialiste fan de surf et un brin bad boy (il braque des banques). Là, on salue l’ingéniosité des costumiers d’avoir fait à Patrick une coiffure qui lui tombe sur les yeux, ça évite l’embarras face à l’inexistence de son regard. 1993, l’époque à laquelle on pense encore que surfer, c’est cool, on se pose pas la question de la conversation du gonze.

Visuellement, ça donnait ça :





 

Fugace, la carrière. Mais après ça, combien de nanas ont essayé de s’entraîner à faire « la danse de la fin » de Dirty Dancing dans les boums? Des fois qu’un jour elles croisent Patrick, elles seraient préparées. Combien de mecs ont emballé sur Unchained Melody dans ces mêmes boums? Laissez tomber, si les nanas fermaient les yeux en vous embrassant, c’est parce qu’elles imaginaient Patrick S. et ses bras musclés les soulevant comme des brindilles pour leur faire l’amour fougueusement dans un loft de 200 m2 sur TriBeCa.
Bref, tout ça pour dire à quel point ces personnes avec lesquelles on a grandi mentalement en viennent à prendre un peu de place dans nos coeurs. Pas forcément beaucoup, hein. Quand c’est beaucoup, ça s’appelle être fan. Quand c’est trop, ça s’appelle être psychopathe. Mais sans tomber dans le fanatisme ou la folie, ce sont des personnes (personnages?) qui ont compté. Quelque part, on les a oubliées, remisées dans le coin « niaiseries adolescentes » de notre cerveau, ce coin qu’on dépoussière avec nostalgie de temps à autre (souvent pour moi). Mais par ailleurs, quand on les perd définitivement, sans avoir la même tristesse que quand on perd un proche, on se rend compte que c’est un repère de notre enfance/adolescence qui s’en va. Et grandir, des fois, c’est chiant.

Alors oui, la maladie de Patrick Swayze, on s’en fout, c’est certes cruel mais pas forcément plus que ce qui a touché Chantal Sébire, après tout. Mais Patrick Swayze, j’ai dû m’endormir un paquet de fois en rêvant à lui quand j’avais 12 ans. Je ne parle donc pas de l’alcoolo fumeur compulsif au visage ravagé qu’on voit aujourd’hui, mais bien d’un Johnny Castle ou d’un Sam Whitman. Ca en fait presque un proche, un ami de la famille – celle qui est dans ma tête. En somme, la mort annoncée d’un fantasme d’adolescente, c’est aussi nous rappeler que tempus fugit, et ça c’est vachement triste, des fois.

Etes-vous un bon coup?

Je vous parlais hier de la femme sexuelle des années 2000 qui devait toujours écarter les cuisses sur demande et faire tout ce qu’on lui dit. J’exagère ? Et ben non. Pour preuve, ce test sur Elle.fr, je vous fais un petit digest des questions avec mes commentaires (mouahahah).

– votre dernier relation sexuelle remonte à :

a) la préhistoire, b) le mois dernier, c) hier

Donc pour être un bon coup absolu (ce sont toutes les réponses c), faut baiser tous les jours sinon, ça vaut pas. Donc moi célibataire et, en plus, ayant mes règles, me voici un coup moyen. Heureusement qu’il y a eu Gaëtan le mois dernier sinon, je serais carrément un mauvais coup 

– votre position préférée, c’est :

a) la cuillère, b) le missionnaire, c) la levrette

Bon, si tu croyais que l’amazone faisait de toi une fille méga bon coup, ben, non, même pas. Moi, je réponds d, ça dépend des jours. Non parce que c’est vrai, y a des jours, j’ai pas envie de sexe wild, d’autres si. Et puis l’amazone, c’est bien aussi, bordel. 

– Niveau ambiance, vous préférez

a) dans le noir, b) à la lueur des chandelles, c) devant un film porno.

Ouais donc note, lectrice, si tu veux être un bon coup, tu baises comme et devant Clara Morgane, sinon, tu vaux pas un clou. Là, encore, moi, chiante, rien ne me va. Dans le noir, c’est rare même si c’est excitant des fois aussi, à la lueur des chandelles, je suis pas très décorum pour mes relations sexuelles mais les petites loupiottes à côté de mon lit, c’est top et devant un film porno, ça risque pas vu que j’en regarde pas en temps normal. Je sais pas pourquoi mais voir la vulve d’une autre fille en gros plan pendant que mon mec me besogne, ça me tente pas trop…Même si j’avoue que je l’ai déjà fait.

– Il vous demande un strip tease (bon, en fait, je vous fais tout le test)

a) pas question, vous n’êtes pas épilée b) vous comptez sur la chance des débutants pour ne pas être ridicule, c) vous lui déballez votre numéro bien rôdé

Oui, dans les tests, on ne fait pas dans la nuance, soit t’es la reine du lapdance, soit t’es la reine des poils et des gourdes, au choix. Connement, je répondrais que si ça lui fait plaisir et que j’en ai envie, je le fais et je ne pense pas une seconde à « bouh, je vais être ridicule ». Au pire, si je me plante, on se marre et on passe à autre chose mais s’il y a bien une personne devant laquelle on ne doit pas se sentir ridicule, c’est son mec. Et je précise que j’ai autre chose à faire de mes soirées que de m’entraîner au strip tease. 

– Pour vous, l’amour extrême, c’est :

a) rallumer la lumière au milieu des ébats, b) faire l’amour sous un porche, c) étrenner votre kit bondage

Donc le c, c’est le plus trash alors que moi, je trouve ça plus trash de faire du sexe dans un lieu public où on risque d’être surpris par une tierce personne (genre Naughty) que de s’attacher à son propre lit ou personne ne nous verra. Non ? De toute façon, ça fait longtemps qu’il est étrenné mon kit bondage, mouahahah !  

– Quand vous jouissez, vous poussez :

a) des petits cris discrets, b) vous vous laissez aller à vos émotions, c) des gémissements que les voisins connaissent bien

Si mon potentiel de bon coup est proportionnel aux décibels que je produits au moment X (et même avant et même après si monsieur n’a pas fini), je suis définitivement le bon coup ultime. Non mais là, je vois pas le rapport. Y a des femme qui jouissent en silence mais elles jouissent et ne boudent pas leur plaisir pour autant. Parce qu’à ce niveau là, mesdames, le jour où vous avez des gosses, vous devenez un mauvais coup, à moins de vouloir traumatiser le petit. 

– Il vous laisse prendre l’initiative

a) vous paniquez car vous n’avez aucune imagination, b) vous grimpez sur lui, cette fois, vous aurez enfin le contrôle, c) comme dirait la chanteuse Nadya « et c’est parti pour le show »

Je refuse que ma sexualité ait quelque chose à voir, de près ou de loin, avec Nadya. Notez qu’on a beau être des bons coups méga wild, on reste soumises aux désirs de monsieur : on strip tease quand IL le demande, on prend le contrôle quand IL nous le laisse. Monsieur est trop aimable. 

– Vous n’avez jamais osé :

a) lui commander un cunni, b) lui dire qu’il était votre meilleur coup, c) lui dire je t’aime

Envoie cunni au 101617 pour en commander un à ton mec ! Plus sérieusement, on notera qu’encore, la femme hypersexuelle est une salope sans sentiments ou qui ne les assume pas, y compris sur un site féminin… Bravo. En plus, tout ça, je l’ai déjà fait.  

Du coup, me voici dans la catégorie « coup de frein », genre je pourrais être un super coup si je disais oui plus souvent. Ouais ben franchement, je n’ai aucune envie de sexer devant un film porno ni de coucher tous les soirs (surtout qu’avec les capotes, ma flore vaginale, elle est pas fan au bout d’un moment) histoire d’être un « bon coup ». De toute façon, en matière de sexe, je ne calcule pas. Surtout que pour moi, un mec bon coup est tout aussi capable d’être wild que tendre. Pas besoin de jouer tous les soirs le chevauchée
fantastique pour être épanoui sexuellement. Heureusement d’ailleurs, mes lattes m’en sont très reconnaissantes.