Donne-moi ta main et prend la mienne

En ce moment, je ne suis pas amoureuse, ceci n’est pas un scoop. Je suis dans un état de neutralité totale sur la question donc je me pose des question sur l’Amour sans acrimonie ou bisounoursisme. L’autre soir, en observant un couple amoureux dans le métro, je me suis soudain interrogé sur un détail qui tue : pourquoi les amoureux marchent main dans la main ?

Concrètement, marcher main dans la main, c’est chiant. Déjà, si tu veux prendre ma main, tu choisis celle de droite car celle de gauche tient la hanse de mon sac posé sur mon épaule gauche. Oui, je peux éventuellement changer mon sac d’épaule mais je ne suis pas à l’aise comme ça. Toute la psychorigidité d’une femme résumée dans ce détail. Donc prends ma main droite et cheminons, côte à côte. Levons nos bras pour passer au dessus des bites de trottoir placées en plein milieu, il faut limite se déboîter l’épaule quand on croise quelqu’un sur le trottoir pour ne pas rompre le lien, c’est une vraie gymkana des doigts quand on se prend la main pour être bien. Et je ne parle pas de la nécessité de trouver un rythme de marche qui convient aux deux. Bref, soyons clairs, c’est pas pratique.


Alors pourquoi ? Première explication en mode un peu cynique : le marquage de territoire. Hé t’as vu, j’ai un mec, même que c’est celui accroché à ma main. Tu t’approches pas, il est à moi, propriété exclusive. Ca reste plus classe que lui faire pipi dessus pour signaler que cet homme est mien. Observez certains couples, on a parfois l’impression que l’un des deux exhibe l’autre tel un trophée : héhé, tu as vu ce que j’ai attrapé. Envie-moi.


Deuxième explication, plus bisounours cette fois-ci : le besoin de se toucher quoi qu’il arrive. On vit le moment à deux en communion, peau à peau. Je sais pas si vous avez remarqué mais les amoureux se touchent souvent voire tout le temps, des caresses des bouts des doigts, une multiplicité de petits gestes intimes. Je suppose que c’est sous l’action de l’ocytocine, la fameuse hormone de l’amour. On a besoin de se toucher pour ne pas être en manque de l’autre, même s’il est juste à côté. Et puis en se liant physiquement, on se crée une intimité, un cocon rien qu’à deux ou les autres sont exclus. On dit souvent que les amoureux sont seuls au monde et pour cause !

Quand je suis célibataire, j’avoue trouver les bécotages et autres démonstrations d’affection un peu lourdingues. Je ne parle pas de roulages de pelles salaces et pré coïtaux, hein, je parle de petits gestes krokro mignons mais vite agaçants pour ceux qui ne sont pas concernés. Vous voyez ce que je veux dire. A chaque fois, je me demande pourquoi les couples se sentent toujours obligés d’en faire autant, jusqu’à ce que je me retrouve moi-même en couple à marcher main dans la main, des gentils câlins et autres baisers pathignons (pathétiques+mignons = pathignons). Un jour, je me suis dit à part moi qu’on avait tout des couples lourds qui ne se détachent jamais l’un de l’autre mais de fait, c’était naturel, non calculé. Il ne s’agissait pas d’un marquage de territoire ou d’une exhibition parce qu’on se moquait bien des autres, on ne les voyait même pas. Mais en plus de l’ocytocine, j’ai un petit truc en plus, je l’avoue. J’ai les mains toutes douces et ça, ça suscite forcément l’envie de les toucher.

L’échelle des sentiments

Oui, je sais, je parle beaucoup trop d’amour depuis quelques temps mais phase de rémission oblige, ça laisse tout le loisir de réfléchir à l’Amour. Et notamment à la notion d’échelle des sentiments. Même si en fait, ce n’est pas si clair pour moi.

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Dans ma vie, j’ai eu la chance d’aimer plusieurs hommes. Avec un petit ou un grand A, c’est là que je veux en venir. Avec un petit a, le premier niveau, c’est le crush que je décrirais comme une pulsion primaire à base de « haaaan, je le veux ! ». Je suis très forte en la matière, une amie m’a même dit un jour « mais tu tombes amoureuse tout le temps, c’est pas possible! ». Ouais, pas faux… Le FILF de l’open space, la pétillante Jade, le mignon petit brun croisé en soirée, l’uber sexy mec de la plongée venu pour un baptême et jamais plus croisé après… C’est frais, ça permet de rêvasser 5 mn.

 

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Ensuite, il y a ce que j’appelle l’affection. Non seulement mon crush m’attire mais en plus, y a comme un truc, I got a feeling comme diraient les incontournables et pourtant insupportables Black Eyed Peas. Oui, il y a ce petit plus qui fait qu’on apprécie la personne, qu’on a hâte de la revoir, d’être auprès d’elle. On croit la voir partout, on va au Sephora pulvériser son parfum sur un échantillon en papier pour le renifler dès qu’on a envie d’un shoot de rêverie. Ses bras sont la nouvelle place to be et vous envisagez de nombreux moments à deux.

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Ensuite y a le degré je suis amoureuse. L’objet de mon affection me l’a bien rendue et je m’éveille parfois dans ses bras, apaisée et souriante. Je l’ai dans la peau, je pense à lui à peu près tout le temps, il me manque à peine j’ai fermé la porte, je ne pense qu’à le retrouver, mon corps s’enflamme dès que je pense à lui. C’est doux, c’est obsédant, je suis à mort sous l’effet de l’ocytocine, l’hormone de l’amour. Mes yeux brûlent de le voir, ma peau de se frotter contre la sienne, mon sexe… Vous pouvez imaginer aisément. Dès que je pense à lui, je peux presque sentir mes terminaisons nerveuses dessiner ses baisers sur ma peau.

 

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Mais ce n’est pas le stade ultime, le stade suivant, c’est l’amour. Il peut être passionnel ou plus raisonnable par rapport à l’étape précédente, selon l’évolution du couple mais il y a une composante supplémentaire : l’envie de se projeter dans l’avenir avec lui. Globalement, j’ai connu ce sentiment trois fois dans ma vie. C’est peu ou beaucoup, selon à qui je pourrais me comparer mais je trouve les comparaisons dans cette matière très stérile. J’ai cru à trois reprises avoir trouvé le bon, pouvoir lâcher ma carapace et parler du lendemain et surlendemain comme si ça coulait de source. De mon point de vue, j’ai de la chance. Parce que l’avoir vécu trois fois, c’est se rendre compte qu’on peut vivre ça une quatrième fois au moins. Ca me prouve aussi que si je me trompe, je peux recommencer plus tard. J’avoue que l’amour fait peur mais c’est grisant. On se rend compte que c’est une audace, un pari sans doute insensé. Cependant aucun investissement dans quelque domaine que ce soit n’est sûr de toute façon. Il faut oser et la seule chose sur laquelle on peut se baser en matière d’amour, c’est la force de ses sentiments. Peut-être que je vais me planter, oui, seul l’avenir le dira mais en attendant, puisque je l’aime, arrêtons de se demander si ça va durer, personne ne peut répondre. Aimer, c’est accepter de ne pas savoir et de faire confiance. C’est dire un jour “oui, je lâche mon appart, je fais un saut dans le vide, on verra bien”. C’est se dire qu’on l’aime et qu’on va tracer notre route à deux, pour voir jusqu’où on va.

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L’avantage d’avoir grimpé l’échelle au moins une fois, c’est qu’on connaît globalement la route, même si elle change et évolue selon le partenaire puisqu’aucune histoire ne se ressemble. On ne sait pas combien de temps on restera sur un échelon et si on passera au suivant. Mais on sait que c’est possible, c’est déjà ça.

Faut être amoureux pour avoir un orgasme

Il y a quelques temps, M6 nous a gratifié d’un grand documentaire pas du tout complaisant sur le sexe. Bon, comme je n’en ai réellement vu que 10 mn et que je me suis ensuite fié aux commentaires sur les blogs et Twitter, je vais éviter de donner mon avis sur la question. Je vais juste réagir à une phrase entendue durant cette dizaine de minutes qui m’a fait halluciner.

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A l’écran une jeune donzelle amoureuse de son Jean-Freddy (non, tous les parents n’aiment pas leurs enfants, il faut que ce soit dit). Alors juste pour rire, le Jean-Freddy l’a serrée en la faisant venir chez lui pour le diner, en lui faisant boire du champagne puis en lui offrant un bain avec bougies et pétales de rose dedans. Non mais paie ton cliché… Oui, je sais, je manque cruellement de romantisme mais merde, ça fait plan de vieux lover… Bref. Ce qui devait arriver arriva, Jean-Freddy mit Jessica ou Dieu seul sait son prénom dans son lit et là, elle sut de suite que cette histoire était sérieuse car elle a eu un orgasme. C’est donc qu’elle était déjà amoureuse. Je… Quoi… Pardon ?


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L’orgasme féminin, l’éternelle énigme. Puisqu’il parait que nous sommes des créatures cérébrales, nos orgasmes ne sont déclenches que par notre esprit donc un plan cul, on l’aime pas, on ne jouit donc pas. C’est cela ouiiiii… Alors il est vrai que le psychologique joue, essentiellement au niveau du lâcher prise et certains blocages sexuels sont de l’ordre du mental. C’est d’ailleurs pareil pour les mecs, faut arrêter de les prendre pour des machines à baiser. Mais il n’en reste pas moins que le sexe, c’est aussi et surtout une histoire de corps, de mécanismes naturels. Une bonne connaissance de son corps aussi pour savoir ce qui nous fait réagir. Perso, j’ai eu des orgasmes avec des mecs pour qui je n’avais aucun sentiment. D’ailleurs pour en revenir à l’orgasme « psychologique », est-ce tant le partenaire que la situation qui nous fait triper ? Ça reste à voir.

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Vous allez me dire que cette déclaration n’engage qu’elle et qu’on s’en fout un peu. Oui sauf que Jessica est un peu symptômatique d’une façon de penser assez répandue et un peu triste sur le fond. C’est accepter une espèce de fatalisme de la frigidité un peu du genre « je ne peux jouir qu’avec un nombre restreint d’hommes ». Et bonjour le sac de nœud quand elles aiment un homme qui est de fait mauvais amant et ne les fait pas grimper au rideau. Plutôt que de prendre en main (sans mauvais jeu de mots) le garçon pour lui dire ce qu’elles aiment, ce dont elles ont envie… Elles remettent en question leurs sentiments. On pourrait débattre sur l’importance du sexe dans le couple et du fait qu’une fille ne restera pas 107 ans avec un mec qui ne la satisfait pas et donc qu’elle sera sans doute partie avant de l’aimeeeer mais bon, j’ai eu droit à des je t’aime d’hommes que je n’avais physiquement jamais vus alors… Mais effet extrêmement retors de cette façon de penser, c’est le cas des viols. Autrefois, alors que l’on pensait qu’un orgasme féminin était nécessaire à conception, une femme tombant enceinte suite à un viol n’était pas reconnue comme victime puisqu’elle avait pris apparemment son pied. Aujourd’hui encore, une femme qui jouit pendant un viol, ce qui peut arriver car je rappelle qu’on parle de mécanismes physiques, se sent extrêmement coupable.

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Par contre, au-delà de tous les points soulignés au-dessus, je ne peux m’empêcher de sourire sur un point. Malgré tout le verbiage sexuel auquel nous sommes soumis dans les médias à coup de « les soirées partouze, la nouvelle mode », « le candaulisme, à essayer » (ça pour le coup, c’est la nouvelle pratique à la mode, je vois le terme partout) ou « si t’as pas baisé à 3 à 30 ans, c’est que tu as raté ta vie », cette vision nunuche du sexe de la part d’un couple qui se la joue « on est des gros chauds du sexe » (ce qui n’empêche pas) assez mignonne. Comme une framboise dans un panier de groseilles, un peu. Mais bon, si je suis la première à admettre que le sexe avec quelqu’un qu’on aime est d’une intensité sensuelle sans nom, une baise sans sentiments amoureux peut également être jouissive. Dieu merci !

Le samedi, je suis de sortie

Ladies and gentlemen,

Ce week-end mes parents sont sur Paris ce qui veut dire que je serai pas là ou presque doooooooonc que j’ai pas méga le temps d’écrire des articles et qu’en plus, je suis pas méga inspirée en ce moment (enfin, si, l’inspiration, je l’ai, le temps, beaucoup moins). Donc aujourd’hui, plutôt que de vous faire un article méga trop drôle et débile comme tous les samedis, je réponds à une chaîne filé par M. Tto que je conchie sur plusieurs générations parce que j’aime pas être
enchaînée, je suis wild. Mais à la prochaine chaîne que je subirai, il sera dans le peloton suivant, na.

Alors le principe de cette nouvelle chaîne : prendre les années en 2 et en 7 et voir à quoi ça correspond dans ma vie. Moi, les 2, je les aime pas alors que les 7, ouais, plutôt.

1977 : Mes parents se marient un jour de juin et essaient d’avoir un bébé. Sauf que je suis déjà un peu une star et je me fais désirer, je n’arrive que 3 ans plus
tard.

1982 : Fin de ma vie de fille unique. En novembre, ma sœur Alice débarque, je m’en souviens. En fait, je me souviens surtout que derrière la porte de la chambre à la maternité de ma mère, y avait un tampon pour éviter que la porte ne claque contre les murs. Je sais, c’est con mais j’avais bloqué dessus. J’étais une grande sœur très consciencieuse, paraît-il.

1987 : Pas beaucoup de souvenirs, une année calme entre deux années de merde. Mort de mon grand-père en 86 et de mon oncle en 88. C’est donc les années impaires qui me réussissent. Je crois que c’est cette année là que j’ai appris que le père Noël n’existait pas. J’étais en CE1 avec une institutrice vieille fille très dévote, on faisait la prière tous les matins et quand on avait des bonnes notes, on avait des vignettes panini et au bout de 10 vignettes, on avait un poster.

1992 : Là, je suis au collège. Je m’habille en jogging, j’ai les cheveux courts (et gras), de l’acné et une surcharge pondérable remarquable. Bref, j’étais moche
et encore, j’ai de la chance, j’avais déjà plus mon appareil dentaire. J’étais amoureuse d’un garçon qui voulait devenir prêtre plus tard et ça me désespérait (finalement, c’est son frère qui l’est). D’ailleurs, 6 ans plus tard, j’ai appris qu’une rumeur avait circulé au collège et au lycée comme quoi on était sortis ensemble. Damned !

1997 : Je passe mon bac français, je m’en sors bien même si ma note à l’écrit me déçoit un peu, ma prof de français estime que je méritais plus aussi (bon, ça va, hein, j’ai eu 13 mais c’était ma matière forte, normalement). L’oral, je passe le vendredi, je suis avant dernière et c’est vite expédié, je gagne un point
par minute à peu près ! Deux ans plus tard, ma sœur est passée avec la même examinatrice, marrant ! Arrivée en terminale, je suis terrorisée à l’idée d’avoir mon bac et de partir vivre seule donc je le veux pas. Mais je l’aurai quand même. Mes deux dernières années de lycée ont été les meilleures, on était 21 en 1ère puis 19 en terminale, bonne ambiance. Y avait des rivalités dans la classe mais elles me concernaient pas.

2002 : Année de merde. Mais vraiment. Premier échec scolaire (je valide pas ma maîtrise en un an, rien de dramatique non plus), je me chie le concours de
journalisme dans les grandes largeurs mais à ma décharge, il a eu lieu le même jour que l’enterrement de ma tante. 3 décès dans mon entourage proche, Yohann (mon presque frère) a failli être le 4e . Heureusement, j’ai Guillaume qui me soutient dans toutes ces épreuves. Pour l’heure, ça reste vraiment la pire année de ma (courte) vie

2007 : Bof pour le moment, janvier n’a pas été top. Enfin, j’ai quand même décroché une pige rémunérée et j’ai eu un entretien où j’ai fait une prestation
« excellente » (c’est pas moi qui le dis). Là, je suis en train de régler des trucs entamés en 2006, je vais enfin pouvoir passer à autre chose.

Et voilà ! Bon, je rentre ce soir pas tard de mes balades donc soyez sages les enfants !

Un an…

Voilà, ça fait un an que j’ai publié le premier article sur ce blog, je m’en souviens parfaitement. J’ai déjà raconté la genèse de ce blog il y a quelques temps, je ne vais donc pas recommencer, déjà qu’il paraît que je radote.

En un an, il s’en est passé des choses dans notre vie à tous. En vrac, là, comme ça : Gauthier est venu vivre sur Paris, Lucie a eu son CAPES et est devenue prof, Mister Big a enfin retrouvé un toit… Nous avons tous rencontré des hommes, nous avons aimé (avec un petit a), nous avons ri et pleuré… Bref, la vie normale des vingtenaires. Quand je regarde le chemin parcouru depuis un an, ça me donne le vertige. Même si, sur le papier, j’ai l’air d’être au même point, ce n’est pas le cas. J’ai connu une période difficile sans précédent et je ne suis pas encore arrivée au bout du tunnel mais y a du progrès.

Les vingtenaires, c’est, à l’heure où j’écris, 382 articles, près de 23500 commentaires, plus d’un millier de lecteurs par jour. Grâce à ce blog, j’ai rencontré des gens comme Lil Virgo, Le Froid, Yome, Karma, La Rouquine, Bernardin, Bouc et Moustache, Sechev… des mauvaises rencontres aussi mais je n’en parlerai pas. Ce blog est devenu un lieu de rencontre (pas dans le sens meetique du terme, of course), des gens sont devenus virtuellement amis, certains se sont rencontrés en vrai mais pour l’heure, j’ai le regret de vous annoncer qu’aucun couple ne s’est formé parmi mes commentateurs mais je ne désespère pas un jour de voir naître un bébé « vingtenaire ». Après tout, c’est un lieu de rencontre comme un autre, comme un café, sauf qu’on ne voit pas les gens.

Où en sont les vingtenaires ?

Gauthier est en fin d’études, il travaille actuellement, célibataire

Anne travaille et est amoureuse, en couple depuis 3 mois

Lucie a eu son CAPES et va bientôt partir en Guadeloupe, célibataire

Mister Big travaille et vient de rompre avec son mec
Emma travaille et est actuellement célibataire

Tatiana est partie deux mois au Mexique, elle devrait pas tarder à revenir, célibataire

Océane attend les résultats d’un concours, célibataire depuis ce week-end

Nina est actuellement en stage, célibataire

Clara est en CDD jusqu’en août et est amoureuse depuis presque un an, maintenant.

On est sans nouvelles de Linga, Victoire et Athéna.

Ca fait très téléfilm américain judiciaire quand ils énoncent les verdicts, à la fin…

Les rêves, reflet de mon esprit dérangé

S’il y a truc qu’on ne peut nier, c’est mon imagination débordante et des fois, ça envahit mes nuits. Je fais des rêves bizarres, ça, c’est un fait et les gens rigolent beaucoup quand je les raconte. Certains sont de véritables films ou romans dont je suis l’héroïne. Oui, c’est marrant, je ne suis pas moi dans mes rêves ou plutôt, je suis une actrice qui joue dans un film ou évolue dans un livre. Parfois, je suis même l’héroïne du roman que j’écris, bonjour la mise en abîme ! Faut dire qu’il y en a, ce sont de vrais scénarios extrêmement alambiqués.

Plus jeune, mes cauchemars reflétaient mes peurs primaires. Par exemple, je me trouvais souvent dans un avion qui s’écrase (ou je me prends un avion dans la gueule, pas de chance), un ascenseur qui tombe ou je me faisais attaquer par des serpents. Pour les Freudiens, je précise que mes serpents avec une grosse tête avec plein de dents et une petite queue. En grandissant, ma peur des serpents a disparu, sans doute parce que j’ai déménagé dans la grande ville et que la friche à côté de ma grand-mère qui grouillait de couleuvres a laissé place à de sales immeubles. Ca me fait penser à une chanson de Polnareff, tiens… Pour les ascenseurs, pareil…

Par contre, les avions, ça reste. L’autre nuit, par exemple, je rêvais que je montais avec Anne dans un vieil appareil tout pourri avec des sièges en cuir genre RER et de vieilles ceintures, je donnais mon ticket de train pour que le contrôleur le poinçonne puis je montais dedans. L’avion décolle, gniaaaaaan ! A un moment, allez savoir pourquoi, je sors de mon corps et de l’appareil et je découvre qu’il est en train de voler à l’envers… Là, je me dis que l’avion, ça fait moins peur à l’intérieur qu’à l’extérieur. Mais en fait, l’avion était en panne, il plane en attendant que ses moteurs s’arrêtent et là, il tente un atterrissage en catastrophe et évidemment, il s’écrase. De là, je me retrouve à l’hôpital en train de visiter Anne et là, je regarde les infos et j’apprends que je suis morte donc je vais dans les décombres pour essayer de retrouver mon corps. Sinon, dans le genre « les avions dans les rêves de Nina », l’histoire de l’avion qui menace de se crasher sur Paris. Donc nous voilà en famille sur Paris dans un resto chinois (hautement improbable, mes parents n’aiment pas ça). Il y a donc papa, maman, Anthony, Alice et moi. Ma mère se casse faire des courses aux Halles et pendant que mon père consulte le menu, Anthony, Alice et moi nous promenons devant le resto. Soudain, alarme : un avion menace de s’écraser sur la ville, pile là où on est, évidemment. L’avion, encore à l’envers, rase le sol une première fois, on se couche par terre puis on se cache dans le hall d’un immeuble et je dis à Anthony et Alice qu’il faut rentrer dans l’immeuble et monter à l’étage pour éviter l’effet de blast. Anthony (pompier de son état) se fout de moi mais on fait ça, on rentre dans l’immeuble, on se recroqueville à l’étage et finalement, l’alerte est levée, on rejoint mon papa, toujours en train de consulter son menu. Imperturbable, le papa.

A propos de ma sœur et des rêves récurrents. Souvent, je rêve que je suis juive pendant la deuxième guerre mondiale donc je dois me cacher. Et je me retrouve toujours dans un immeuble désaffecté avec un grand escalier en pierre. Je rêve aussi souvent que je fuis les autorités et dans ce genre de rêve, la seule personne de ma famille présente, c’est ma sœur. Sinon, dans la série famille, ces derniers temps, je me retrouve affublée d’un petit frère, un bébé MINUSCULE, il tient dans la main… Je sais pas d’où il sort, celui-là !

Sinon, en ce moment, j’ai deux rêves récurrents. Le premier je suis enceinte ou j’accouche. La dernière fois, je rêvais que j’accouchais dans mon lavabo (très confortable comme lieu d’accouchement, tiens), mon père faisant office d’obstétricien, ma mère de sage-femme. Fascinant. Le bébé, une fille (d’habitude, un garçon), un truc bizarre que je pose sur le rebord du lavabo une fois née. Je suis contente, elle a les yeux verts et l’accouchement se passe extrêmement facilement, même pas mal. D’ailleurs, on en parlait après avec mes parents, nous étions tous fiers du travail accompli (et ma pauvre gosse neurasthénique toujours sur son rebord de lavabo). Sinon, l’autre nuit, je rêvais que j’étais enceinte, d’un garçon cette fois, mais il voulait pas venir le bougre, il avait trois jours de retard et je me promenais avec mon gros bide, je prenais le train et je racontais cette histoire à Bertrand (qu’est-ce qu’il foutait là, lui ?). Tiens, ça me fait penser que je rêve souvent de trains, aussi.

Sinon, dans la série rêves très récurrents : je repasse mon bac. Ah, celui-là, je le fais tout le temps ! Je suis extrêmement angoissée par l’épreuve d’allemand, vu que je ne parle plus un mot de cette langue. C’est curieux car pour mon bac, le vrai, j’avais pas stressé du tout, pourquoi ce rêve revient donc fréquemment ? La nuit dernière, j’ai rêvé que je devais passer le bac mais en série ES (j’ai le L). J’expliquais à un métis trop miam miam que je passais cette série pour ajouter un plus à mon CV… Non mais c’est dingue ça ! Mais c’est plus souvent l’allemand qui ressort, quand même, cette foutue épreuve qui me glace le sang j’arriverai pas à faire illusion, je ne sais plus rien dire. Ich spreche nicht deutsch ! I can do my work in english ? Non? Va te faire voir.

Sinon, les rêves les mieux, ce sont ceux plein d’amour. Il y a des moments dans la vie où je suis amoureuse de mecs qui ne sont pas (encore ?) mien. Dans les rêves tout est permis… Et ben non, en fait. Je me souviens, quand je craquais sur Fabien, le vilain démon tentateur, dans mes rêves, il y avait toujours le « tu n’as pas le droit ». Les caresses et attentions tendres étaient nombreuses mais je n’ai rêvé qu’une fois d’une brouette avec lui car généralement, même dans mes rêves, je me l’interdisais… Ah, mon surmoi est très puissant, ma foi. Mais ces tendres baisers déposés sur la joue, sa manie de me prendre dans ses bras, juste comme ça… Et les : « non, il ne faut pas ». Merdouille ! Encore récemment, je rêvais d’un gars comme ça, pas disponible pour moi, je me contentais de le serrer contre moi, de lui chuchoter de belles paroles et même, audace suprême, de l’embrasser sur la joue… Bon, j’avoue, je l’ai aussi un peu embrassé sur les lèvres mais pas trop, car pas le droit.

Par contre, quand je craque sur un célibataire, mes rêves sont autrement plus explicites. Quand je craquais sur Julien, je me souviens très bien d’un rêve où il m’emmenait chez lui me présenter sa famille, très gentille, d’ailleurs. A un moment, on se retrouvait à s’embrasser passionnément sur un tapis, c’était torriiiiiiiide. Pareil pour Bertrand après ma rupture avec Guillaume mais je me souviens moins là.

Curieusement, mes rêves érotiques (hé oui), je les fais extrêmement rarement avec quelqu’un que je connais, même si ça arrive. Le plus souvent, ce sont des inconnus, pas forcément dotés de visages. Même un homme que je désire, je rêve rarement d’une brouette avec lui, peut-être parce que, psychologiquement, je ne veux pas imaginer, j’en sais rien… Mes rêves érotiques sont par contre très crus, pas de fioriture, on en vient à l’essentiel… Des fois, y a de la baise au milieu de rien, comme ça. Et chose merveilleuse, il m’est déjà arrivée de me réveiller juste après ce genre de rêve car je venais d’avoir un orgasme. La puissance de l’esprit m’étonnera toujours, que de sensation on peut avoir en rêve, la douceur de lèvres, le grain d’une peau, la puissance d’un sexe masculin dans le mien… ou ailleurs.

Donc je rêve, beaucoup. Et même, quand je suis amoureuse d’un homme qui n’est pas (encore) mien, je m’accorde quelques siestes pour espérer le retrouver dans mes rêves et partager de délicieux moments avec lui… En attendant que ça soit enfin la réalité. Mais souvent, ce genre de rêve me rend nostalgique, après, je ne cesse de ressasser et je suis un peu triste que ça ne soit pas la réalité. A moins qu’ils ne soient prémonitoires !