Courrier des cœurs, réponse à Isa la Belle

Cette semaine (enfin, à quelques près), Isa la Belle nous a posé la question suivante : « Si les beaux mecs sortent toujours avec des moches, moi, je suis belle et les mecs ne sortent jamais avec moi car ils préfèrent les moches. Comment les séduire? »

La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en avons pensé.

Summer : Essaie la modestie, ca peut marcher!

Jane : Je peux pas répondre, j’suis moche.

Lucas : Teu teu teu. Je vais encore me faire taxer de suffisance et de prétention et de vanité mais je m’en contrefous…
Ma belle, le pb c’est que nous les mecs devant une nana canon on est perplexe : Pourquoi est-elle célibataire ? Serait-ce une grosse teubé ? Quid Juris ?
Au delà de cette question, on a aussi besoin d’être en confiance et face à une beauté on se demande si on sera à la hauteur. Alors on ne cherche pas à draguer en se disant qu’elle est necessairement exigeante et/ou en couple.
Et puis c’est à toi aussi de trouver l’équilibre entre aguicheuse et timorée, image de salope et de saint nitouche.
Sinon, rappelle-toi ce que chantait Dominique Walter.. (lien Daily Motion)
« C’est facile et ça n’engage à rien, les petits boudins.
Ca ne sait pas dire non, c’est ça qu’j’aime bien, chez les p’tits boudins »

Keira : Mmmh, en voilà une question digne d’un personnage de Gossip Girl.

Que dire ? Agis moins en nenette pleine de prétention et peut-être que ça t’aidera !

Les mecs ne sont pas cons non plus, s’ils voient une nana super belle qui regarde tout le monde de haut et une autre nana moyenne qui est sympa, le choix est vite fait. Après si tu veux juste un plan cul tu m’as l’air d’avoir l’attitude parfaite pour les décrocher à volonté, mais ne t’étonne pas si on ne te rappelle pas.

Enzo : Je ne sais pas si je peux dire que je suis d’accord avec Lucas car je ne vois pas vraiment sa position. En tout cas je
pense ne jamais m’être posé la question « pourquoi est-elle célibataire ? ».

Je serais plutôt de l’avis de Summer. Tu poses des hypothèses comme des faits. Je serais plutôt tenté par l’hypothèse « les mecs ne sortent jamais avec toi car ils préfèrent les filles intelligentes ». La question n’est pas moche/beau. La question possible serait « est ce que ta beauté (annoncée) est-elle largement contre-balancée par ta connerie ? » 

Tatiana : Je peux pas répondre j’ai le même problème…

Diane : Mmmh pour ma part, j’ai tendance à trouver beaux les gens qui ne disent/savent pas l’être, donc bon, ça renverse et règle même le problème: tu te dis belle, donc tu es moche, donc les mecs vont te courir après. Problème résolu.

Petite Cervoise : Bon, d’abord la beauté est toute relative.
Moi je trouve que Michel Denisot est beau et tout le monde ne semble pas de mon avis, donc je te conseillerais d’abord de relativiser (oui, ta mamie te trouvera toujours la plus jolie).
Ensuite, pour ces messieurs, il m’est déjà arrivé de me demander, en voyant passer un couple d’inconnus dans la rue, pourquoi un type aussi beau était avec le tromblon qui l’accompagnait.
La réponse de mauvaise foi est que le mec en question est ainsi sûr d’être LE beau du couple.
La réponse de bonne foi est que la fille doit être très sympa, intelligente (voir bonne sous la couette).
Mais ce qui m’interpelle dans ta question, c’est un peu le coté cour d’école : pourquoi tu veux absolument sortir avec un mec beau ?
Est-ce ton premier critère avant l’humour, le charisme, l’intelligence, la richesse, la belle voiture, l’appartement de 150 m²… bref tous ces critères autrement plus importants ?

Nina : Oh mon petit, il ne faut pas toujours pleurer sur la vie et son injustice, il faut agir. En un, tu vas au coiffeur et tu te fais massacrer la tignasse. En deux, tu oublies toute notion d’hygiène et d’épilation, une douche par semaine pour pas attraper trop de saloperies et ça ira très bien. En trois, revend toute ta garde robe et va zieuter la Redoute, page tablier. Ne porte que ça et toi aussi, tu seras une moche qui peut sortir avec tous les beaux mecs. Pense à mettre des crocs, aussi, aux pieds, un peu à la Roselyne Bachelot. Là, tu seras parée à faire tomber les mecs.

Si toi aussi, tu as une question love and sex à nous poser, n’hésite plus, on répond vraiment à tout ! Mail me (nina.bartoldi(a)gmail.com) ou commente !

Où trouver l’homme ? Episode 28 : une nuit sur son épaule

[O toi qui vient de débarquer sur nos pages, sache que tout ceci est fictionnel. Même si ça me ferait bien plaisir d’aller dormir chez un homme vu que moi, je squatte le canapé en attendant qu’on me livre mon lit]

A la recherche du prince charmant

Le lendemain soir, nuit chez Fabien au programme donc je prends mes petites affaires genre trousse de maquillage, démaquillant et brosse à dents et c’est parti. Arrivée dans son quartier, je lui passe un coup de fil mais il ne répond pas. Bien… Que faire ? Je vais me poser dans un café et fait mine d’être détendue mais dans ma tête, c’est reparti pour le film d’horreur : « il en a rien à faire de moi, il a juste voulu tirer son coup, il s’est bien foutu de ma gueule, bouhouhou! ». Au bout d’une demi-heure, je rappelle et là, ça décroche : « Oh, je m’étais endormi et j’avais laissé le téléphone sur silencieux ». Je crois que j’ai trouvé pire que moi en matière de « je n’aime pas le téléphone ».

Une fois chez lui, on discute, on boit un verre, on s’envoie en l’air de façon divine. Parfois, je capte un de ses regards qui part au loin mais je ne m’inquiète pas, ça arrive. Le lendemain matin, pendant que je m’étire dans tous les sens, le voilà qui part nous acheter des croissants pour un petit déjeuner royal. Je suis la reine du monde, il n’y a pas à dire. Oui mais je sens comme une tension, une distance, je ne suis pas sûre de saisir… Il y a un bémol dans tout ce bonheur mais je ne saisis pas où exactement. Donc comme je suis une grande fille, je pose la question :

« Ca va ?

– Oui, oui.

– Je te sens un peu loin.

– Oui… Tu sais avec mon ex, ça fait pas vraiment longtemps qu’on s’est séparés et je sais pas trop… »

Et vlan ! Le coup de l’ex, je ne l’avais pas vu venir mais ça fait un peu mal à la mâchoire, quand même. Bien, respirons un grand coup, ne paniquons pas, il est temps de dédramatiser un peu la situation.

« Mais tu sais, il ne sert à rien de se poser des questions pour le moment, on n’est pas encore fiancés, tu sais, hihi ! »

Je sens que j’ai été un peu faible sur ce coup. J’espère qu’il n’a pas compris que je souhaitais une « open relationship » comme ils disent sur Facebook parce que bon, je cherche un peu le père de mes futurs enfants (que ce pluriel paraît ambitieux tout à coup) dans cette histoire…

On termine le petit déjeuner dans une ambiance légèrement pesante mais au moment de se quitter, c’est un déluge de baisers et de câlins et une promesse : « je t’appelle », susurré à l’oreille. Il semble donc que la crise soit passée et que je me sois inquiétée pour rien.

Le soir, pas de nouvelles mais normal : il ne faut pas qu’on soit trop fusionnels, je n’aurais pas appelé non plus. Le lendemain soir, mon sourcil gauche commence à se lever  mais je me raisonne : nous sommes en tout début de relation, faut se ménager des moments de solitude pour mieux apprécier nos retrouvailles. Le troisième jour, je commence à bien comprendre que quelque chose ne va pas et c’est parti pour un « bouh, je suis moche, personne il m’aime et je finirai mangée par mon chat ! ». En prévision, je noie mon désespoir dans un peau de Haagen Dazs histoire que mon chat puisse tenir suffisamment de temps avant qu’on retrouve mon corps rongé. Même s’il est vrai que Kenya ne mange pas beaucoup[quoi que depuis le nouvel appartement, elle mange beaucoup plus et je suis en panne de croquette, d’ailleurs]. Le quatrième jour, j’entame le « tous des connards », je balance régulièrement mon téléphone à travers la pièce car il refuse de sonner (ou alors ne sonne pas avec la bonne sonnerie, celle qui fait « sexy back », attribuée aux hommes torrides de mon entourage), je me demande s’il est raisonnable de se saouler seule pour oublier ou si c’est le comble du pathétique. Non, c’est pathétique, mieux vaut reprendre de la Haagen Dazs. Même si en hiver, ça me donne encore plus froid.

Au bout d’une semaine d’un silence radio assourdissant, le rebond. Non mais il se prend pour qui ce connard ? Il croit qu’il a droit de me traiter de la sorte ? Mais je suis de la formule 1 de la bonne femme, moi. Il n’en trouvera pas deux comme moi. Je n’étais que du caviar donné à un porc dans cette histoire. Et s’il n’est pas assez intelligent pour saisir l’incroyable chance que je lui offrais d’être sienne, un autre la saisira.

La semaine prochaine, je repars sur les sentiers de la séduction.

NdelaBloggeuse : Je tiens à préciser que cette histoire, bien que fictive, mêle une histoire que j’ai vécu et une mésaventure d’une amie donc inutile de me faire remarquer en comm que je fais dans le cliché facile. Les hommes disparaissent parfois en plein conte de fée.

Mais non, ce n’est pas parce que t’es célibataire que t’es moche !

Comme toute personne normalement constituée, j’ai été célibataire et pas qu’une fois dans ma vie. Même après Guillaume I, j’ai été célibataire
longtemps, quasi un an. Un an sans bisous, caresse et brouette, rien du tout. Et je ne suis pas la seule à connaître ce genre de traversée du désert. Sauf que s’il a des raisons objectives, 
niveau confiance en soi, c’est dur à vivre.
 

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Dans mon entourage, j’ai toute sorte de personnes, comme tout le monde, mais j’ai un prototype de célibataires assez répandu : la « j’ai-pas-le-temps-d’avoir-une-vie-là-j’ai-mes-études-à-faire ».
Genre je passe le CAPES ou l’agreg. Moi même, après ma rupture avec Guillaume, ça a été un peu ça : j’ai fini ma maîtrise science-po, j’ai fait un stage et fait mon master de journalisme, j’avais pas super le temps de me trouver un mec. Surtout quand j’ai su que je partais à Paris, je voyais pas bien l’intérêt de me trouver un Toulousain. Parce qu’il était aussi un temps où je ne voyais pas bien l’intérêt des coups d’une nuit… Ouais, on change, je sais. Bon, je vais prendre mon exemple pour développer mais je sais que ça marche pour mes coupines parce que quand je leur expose ma théorie, elles font « ouais, c’est carrément ça ». Mais bon, c’est normal, j’ai toujours raison.

 

Donc il y a des périodes dans notre vie où on ne peut pas se préoccuper de notre vie amoureuse. Bon, moi, j’ai pas passé le CAPES ou l’agreg mais
c’est le genre d’exams qu’on passe pas par dessus la jambe. Enfin, on peut y aller les mains dans les poches mais bon, si on veut l’avoir… Bref, il y a des moments dans la vie où il faut savoir 
où sont ses priorités. Au début, notre célibat, on n’y pense pas trop. On recourra après les mecs quand on sera diplômées. Puis la Seconde Guerre Mondiale, c’est pas si mal. Mais voilà, une fois le diplôme obtenu (ou, dans mon cas, les cours terminés), on est tous contents tout ça mais un beau matin, on se dit : « tiens, je suis seule dans ce grand lit depuis pfiouuuuuuuu ! ». Et là, on se rend compte dans quel cercle vicieux on a foutu les pieds. Quand on est une femme, j’ai l’impression qu’on a souvent tendance à douter de son pouvoir de séduction. Même si on ne le montre pas. J’ai beau me regarder dans la glace tous les matins, moins y a d’hommes dans ma vie, moins je me sens jolie. Ce qui est idiot en soi. Est-ce parce que je ne dis pas « nous » que je suis un boudin ?

 

Surtout que dans la rue, certaines plus moches et plus boudins que moi ont des mecs. Parce que voilà la suite du processus : « j’ai pas de mecs, je suis moche… Et elle trop vilaine elle en a un, mais qu’a-t-elle que je n’ai pas (hors un petit copain, of course) ?? ». Moi, en général, quand je commence à regarder les filles en leur taillant toutes des costards, c’est qu’il est temps que je me trouve un mec. Pourtant, les histoires d’amour, ça se trouve pas sur le paillasson sauf si le facteur est le sosie de Smith (si vous croyez encore au Père Noël, les filles, c’est pas ma faute !). Si je regarde mes copines, j’ai des filles en couple depuis longtemps, depuis moins longtemps, depuis pas longtemps et des célibataires
depuis pas longtemps, un peu plus longtemps, longtemps… Or mes copines célibataires ne sont ni moches ni boudins. Donc ceci n’explique pas cela. Mais quand on rencontre pas une personne qui emballe notre petit cœur, ben voilà, on va pas se forcer non plus. Bien sûr, en cas de forte déprime, on peut pousser le destin en multipliant les sorties en boîte (mais je suis pas convaincue
que ce soit un bon endroit pour trouver un only one, si vous voulez mon avis), traîner sur des sites de rencontre ou autres. Si on laisse faire le destin, des fois, ça prend du temps.

 Alors oui, forcément, on finit par douter, par se dire que nos vilains bourrelets disgracieux n’aident pas, qu’il faudrait aller chez le coiffeur, acheter un masque pour la figure, tout ça, tout ça. On doute du seul élément qu’on dispose pour expliquer notre célibat : nous. Même qu’on ne nous drague plus dans la rue. Même que la liste des prétendants frôle le néant absolu. Bouh, je suis moche, personne ne m’aime, je finirai vieille et desséchée et aigrie avec mon chat et je filerai des coups de cannes aux gamins et aux pigeons !
 
Alors oui, le célibat longue durée, ça peut déprimer. Et pourtant. Si on regarde en arrière, on a plu, on a été en couple, des fois longtemps. On n’a pas vraiment changées depuis. Alors pourquoi on ne plairait plus ? Et tiens, le mec dans le métro, là, c’est pas moi qu’il regarde ? Hihi ! Parce qu’il ne faut pas tomber dans le sale processus : je suis moche- je plais pas- je fais plus d’effort pour être jolie et séduisante. Si on ne le fait pas pour un homme, autant le faire pour soi. J’aime mieux avoir dans ma glace une jolie jeune femme qu’un boudin blanc qui fait la gueule.

Le samedi, je suis de sortie

Ladies and gentlemen,

Ce week-end mes parents sont sur Paris ce qui veut dire que je serai pas là ou presque doooooooonc que j’ai pas méga le temps d’écrire des articles et qu’en plus, je suis pas méga inspirée en ce moment (enfin, si, l’inspiration, je l’ai, le temps, beaucoup moins). Donc aujourd’hui, plutôt que de vous faire un article méga trop drôle et débile comme tous les samedis, je réponds à une chaîne filé par M. Tto que je conchie sur plusieurs générations parce que j’aime pas être
enchaînée, je suis wild. Mais à la prochaine chaîne que je subirai, il sera dans le peloton suivant, na.

Alors le principe de cette nouvelle chaîne : prendre les années en 2 et en 7 et voir à quoi ça correspond dans ma vie. Moi, les 2, je les aime pas alors que les 7, ouais, plutôt.

1977 : Mes parents se marient un jour de juin et essaient d’avoir un bébé. Sauf que je suis déjà un peu une star et je me fais désirer, je n’arrive que 3 ans plus
tard.

1982 : Fin de ma vie de fille unique. En novembre, ma sœur Alice débarque, je m’en souviens. En fait, je me souviens surtout que derrière la porte de la chambre à la maternité de ma mère, y avait un tampon pour éviter que la porte ne claque contre les murs. Je sais, c’est con mais j’avais bloqué dessus. J’étais une grande sœur très consciencieuse, paraît-il.

1987 : Pas beaucoup de souvenirs, une année calme entre deux années de merde. Mort de mon grand-père en 86 et de mon oncle en 88. C’est donc les années impaires qui me réussissent. Je crois que c’est cette année là que j’ai appris que le père Noël n’existait pas. J’étais en CE1 avec une institutrice vieille fille très dévote, on faisait la prière tous les matins et quand on avait des bonnes notes, on avait des vignettes panini et au bout de 10 vignettes, on avait un poster.

1992 : Là, je suis au collège. Je m’habille en jogging, j’ai les cheveux courts (et gras), de l’acné et une surcharge pondérable remarquable. Bref, j’étais moche
et encore, j’ai de la chance, j’avais déjà plus mon appareil dentaire. J’étais amoureuse d’un garçon qui voulait devenir prêtre plus tard et ça me désespérait (finalement, c’est son frère qui l’est). D’ailleurs, 6 ans plus tard, j’ai appris qu’une rumeur avait circulé au collège et au lycée comme quoi on était sortis ensemble. Damned !

1997 : Je passe mon bac français, je m’en sors bien même si ma note à l’écrit me déçoit un peu, ma prof de français estime que je méritais plus aussi (bon, ça va, hein, j’ai eu 13 mais c’était ma matière forte, normalement). L’oral, je passe le vendredi, je suis avant dernière et c’est vite expédié, je gagne un point
par minute à peu près ! Deux ans plus tard, ma sœur est passée avec la même examinatrice, marrant ! Arrivée en terminale, je suis terrorisée à l’idée d’avoir mon bac et de partir vivre seule donc je le veux pas. Mais je l’aurai quand même. Mes deux dernières années de lycée ont été les meilleures, on était 21 en 1ère puis 19 en terminale, bonne ambiance. Y avait des rivalités dans la classe mais elles me concernaient pas.

2002 : Année de merde. Mais vraiment. Premier échec scolaire (je valide pas ma maîtrise en un an, rien de dramatique non plus), je me chie le concours de
journalisme dans les grandes largeurs mais à ma décharge, il a eu lieu le même jour que l’enterrement de ma tante. 3 décès dans mon entourage proche, Yohann (mon presque frère) a failli être le 4e . Heureusement, j’ai Guillaume qui me soutient dans toutes ces épreuves. Pour l’heure, ça reste vraiment la pire année de ma (courte) vie

2007 : Bof pour le moment, janvier n’a pas été top. Enfin, j’ai quand même décroché une pige rémunérée et j’ai eu un entretien où j’ai fait une prestation
« excellente » (c’est pas moi qui le dis). Là, je suis en train de régler des trucs entamés en 2006, je vais enfin pouvoir passer à autre chose.

Et voilà ! Bon, je rentre ce soir pas tard de mes balades donc soyez sages les enfants !

Recette magique pour la réussite d’’un couple

Bon, lecteur, je te préviens de suite, ce titre est odieusement mensonger parce que si je l’avais, la fameuse recette, je serais pas célibataire. Mais je vais quand même parler de couple, rassure-toi.
 

L’autre jour, je lisais le blog de Lambchop qui parlait couple et comparait ça à une société. Bon, je vais pas résumer son article, zavez qu’à le lire (là !!). Bon, ben, moi, ça m’inspire, même que j’en fais un article. Un couple, c’est quoi : un
homme et une femme, un homme et un homme, une femme et une femme, choisissez selon vos préférences. Bref, deux personnes qui s’aiment et ont décidé de faire un bout de chemin ensemble. Jusque là, tout va bien. Mais la réelle question est : comment on fait pour que ça dure ?

Ado, alors que je me trouvais délicieusement moche, je me disais : un couple, c’est un mec qui me plaît ET à qui je plais… C’est limite impossible, quoi. 10 ans plus tard, le raisonnement est différent : deux personnes qui se plaisent, jusque là, tout va bien. Mais deux personnes qui arrivent à vivre ensemble, là, ça se corse. Et quand je parle de vivre, je parle même pas d’emménager sous le même toit, non, non ! L’autre soir, je discutais avec Emma qui me demandait pourquoi on ne se prenait que des murs, question à laquelle je n’ai pas de réponses. Non mais c’est vrai : on n’est pas moches, on n’est pas connes, on a tout plein d’affection à donner et tout ça. Donc je lui réponds ce que je pense : c’est juste une question de timing. Quoi qu’est-ce ?

 

En effet, imaginons que je rencontre Paolo, le bon voisin, là, toujours le même. Alors voilà, on se plaît, on conclue et on devient officiellement un couple. Mais imaginons que nos attentes soient pas les mêmes. Que l’un ait envie de trouver une moitié pour longtemps alors que l’autre n’a surtout pas envie de se caser. Bon, ben, là, malgré toute la bonne volonté de celui qui veut passer devant le Maire, ça ne durera pas, c’est pas plus compliqué. Bon, ce cas-là, n’importe qui aurait pu le trouver, c’était facile.

Mais après, la question du timing ne s’arrête pas là. Même deux individus ayant le même désir d’engagement peuvent se rater. Parce que l’un a des soucis à ce moment là et qu’il ne peut pas gérer une relation de couple. Il y a aussi les incompatibilités d’humeur. Il y a des moments dans la vie où on recherche un type de personne en particulier, par exemple un homme protecteur, sûr de lui. Bon alors reprenons Paolo, sur le papier, on est le couple i-dé-al. Sauf que Paolo doute de lui, il cherche actuellement du boulot et n’est pas au top de sa forme et donc, pour le côté sûr de lui, je repasserai. Pourtant, quand il aura signé son CDI, le Paolo, il me protègera de ses bras musclés mais je serais peut-être déjà partie, allez savoir.

Souvent, quand quelqu’un se fait plaquer, il se demande ce qu’il a mal fait. Ne nie pas lecteur, on se pose tous la question ! Mais pourquoi il m’aime pas ? Qu’est-ce que je n’ai pas ? Bon, évidemment, des fois, y a des raisons genre « non mais en fait, je t’ai pas dit mais je suis marié » mais souvent, c’est juste que ça ne devait pas durer plus longtemps ? Fataliste ? Certes mais pourquoi faudrait-il qu’il y ait toujours un coupable et pourquoi faudrait-il toujours que ça soit nous ? Evidemment qu’une rupture, ça fait se poser des questions, surtout si monsieur (ou mademoiselle) en préfère un(e) autre. Mais peut-être que dans d’autres circonstances, ça aurait marché, c’est juste que c’était pas le bon moment. Attention, je dis pas que, du coup, il faut jouer les Pénélope en attendant qu’il/elle revienne à un meilleur moment, non, non, non. Faut savoir aussi tourner les pages. Mais faut arrêter cette autoflagellation systématique. Si on a eu des torts, autant les reconnaître, ça nous fera avancer. Mais parfois, il n’y en a juste pas.

Je n’ai jamais su pourquoi Arnaud ne m’avait jamais rappelée mais je suis persuadée aujourd’hui que le problème ne venait pas de moi. Sans dire que je suis la petite amie idéale, je n’avais alors commis aucun faux pas, je ne m’étais montrée ni trop étouffante ni trop distante. Je pense juste qu’avoir une petite amie pendant un mois, c’était assez pour lui. Peut-être qu’un jour, il changera mais j’avoue que je m’en fous comme de ma première barquette de Petit Lu à la fraise. De toute façon, je pense qu’à la longue, c’est moi qui serais partie car il ne correspond pas au type d’homme qu’il me faut. C’est-à-dire un mec qui lit autre chose que des forums ou des magazines sur les motos.

En somme pour moi, un couple, ce sont deux personnes qui se rencontrent et se correspondent au bon moment. Dur à trouver ? Oui mais quitte à passer le reste de ma vie avec un gars (et peut-être même partager mes gênes avec lui pour faire des enfants), autant le faire avec quelqu’un qui me correspond plutôt que d’essayer à tout prix de me changer et de le changer pour que ça marche. Parce que ça, c’est voué à l’échec. 

PS : Puisqu’on parle de Lambchop, messieurs, prière de vous rendre ici et de participer à ce petit site, ça nous fera plaisir !

Le célibat n’’est pas une plaie

L’autre jour, je vais déjeuner avec notre Gauthier national entre midi et deux (oui, maintenant, je suis rôdée, je finis mon boulot en temps et en heure et, en plus, grande
nouvelle, la revue de presse ne sera plus quotidienne donc j’aurai plus de facilités pour déjeuner hors de chez moi). Comme d’habitude, on parle de tout et de rien, de l’actu du jour, du boulot, des débiles de sa promo, des potins et de nos amis. Là, il en vient à parler de Mister Big qui a réussi à effacer toute la prose de l’ordi de son ex pour le lui rendre. Là, je m’extasie : il a réussi à rester cinq mois avec un type sans intérêt et Gauthier me répond : « Mais tu sais, Mister Big, il a besoin d’être en couple. Je lui donne pas un mois pour se refoutre avec un autre mec. »
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Du coup, je réfléchis à ma propre situation. J’avoue que c’est très agréable d’avoir une tendre moitié, de s’endormir dans des bras virils, de se réveiller aux côtés d’un homme charmant qui s’empresse de nous faire un câlin passionné… Ca, je ne peux le nier. Ceci étant, ce n’est pas pour ça que je vais me mettre en couple avec le premier venu. Etre en couple est plus pour moi une envie qu’un besoin. En effet, un couple, c’est quand même un minimum d’engagement et pour le moment, c’est niet, surtout que je fourmille de projets professionnels et que si je me démerde bien, je vais tout déchirer. Tout mener de front n’est pas impossible mais me trouver un compagnon, ce n’est pas précisément en haut de ma liste de priorités.

 

Pas mal de filles angoissent quand elles sont célibataires, genre : « bouh, personne il m’aime, je suis trop moche ! ». Elles en viennent à regarder tous les couples d’un mauvais œil en maugréant : « mais elle est moche, pourquoi elle est avec quelqu’un et pas moi ? Chuis quand même mieux. ». Bon, déjà, dédramatisons de suite : je connais des femmes très belles qui n’ont pas de moitié. Ce n’est pas une question de beauté, c’est une question soit d’opportunité, soit de choix. Pour ma part, je travaille chez moi et je sors surtout dans le milieu gay donc si je suis célibataire, je le cherche un peu aussi. D’un autre côté, j’aime pas la drague en boîte ou dans la rue. J’en parlais l’autre jour avec Tatiana, d’ailleurs. Elle me demandait s’il était nécessaire d’avoir un décolleté pour obtenir un rencard. Je lui réponds que oui, ça peut aider mais si le mec s’arrête à mon décolleté, ça va
m’agacer (même remarque pour les fesses). Parce qu’au fond, ce qui nous énerve, ce sont les mecs qui s’arrêtent à la plastique et vont pas au-delà. Même pour un plan cul, le sexe n’empêche pas la discussion. Enfin, je te rassure lecteur, je parle pas pendant le sexe (ce qui serait drôle, remarque : « aaaaaah… Dis, tu as vu les dernières déclarations de Ségolène Royal ? Ben pourquoi t’arrêtes ? »). Mais avant et après, j’ai une langue et je m’en sers (merci de ne pas relever de double sens dans cette phrase). Un mec, il doit me plaire mais aussi me stimuler intellectuellement.

 

Il y a aussi le célibat de choix. J’ai observé une période d’abstinence en début d’année et je n’en suis pas morte du tout, j’avoue que je les ai pas vu passé, ces quelques mois,
finalement. Pourquoi aujourd’hui, pour exister, il faudrait être deux ? C’est quand même curieux ! Alors je ne suis pas entière tant que je n’ai pas trouvé ma moitié ? C’est un peu le mythe de l’androgyne de Platon : nous avons été séparés et je dois trouver l’autre moitié de moi pour former une personne entière. C’est une belle image, c’est rassurant de savoir que chaque pot à son couvercle mais cela veut-il dire que tant que je n’ai pas trouvé cette personne, je ne suis pas accomplie ? Donc peu importe que je réussisse ma carrière, peu importe que j’ai une vie sociale, tant que je n’ai pas d’amoureux, je n’existe pas ? Et bien, faux, faux et archi faux. Si on cumule mes histoires, je n’ai passé que 5 ans en couple sur 26 et ça me fait mal de penser qu’il faudrait que je jette les 21 qui restent.

 

Pourtant, quand je lis certains romans, quand je regarde certains films, quand j’écoute certaines chansons, on a l’impression que sans amour, nous ne sommes rien. Au hasard, le
film Allumeuses, passé lundi sur M6. Ce film, je l’ai regardé à cause de Gauthier qui m’avait montré les meilleures (ou les pires) scènes du film tantôt et j’ai voulu voir de quoi il retournait exactement. C’est l’histoire de trois nanas…Enfin, surtout une, Christina alias Cameron Diaz, que je trouve moins jolie que Christina Applegate mais elle est plus vendeuse… Donc notre amie Christina est une femme indépendante des années 2000 qui drague mais s’en fout des hommes. Or, patatras, elle tombe amoureuse d’un mec croisé en boîte et là, elle se rend compte qu’elle a gâché sa vie en ne cherchant pas l’amour, blablabla. Idem dans Sex and the City, qui repasse sur M6. Premier épisode : Carry décide de baiser sans sentiments, d’arrêter de se prendre la tête sur les hommes. A peine a-t-elle décidé ça qu’elle croise Mister Big et patatras aussi. Et les revoilà parties dans les méandres de l’amour, les « ça marche pas, je suis malheureuse, je ne peux pas vivre sans lui ! ». Même ma nouvelle meilleure amie Elsa Linux se laisse gentiment partouzer en espérant que ça donnera à son amant l’envie de l’épouser (toujours aussi édifiant ce bouquin, j’en suis pas à la moitié, encore, on sent qu’il me passionne). Les filles d’aujourd’hui soupirent après l’amour, elles ne pensent qu’à ça, elles pleurent devant les magasins de robes de mariée et gâtouillent devant les bébés en espérant qu’un jour, elles en auront un. Perso, j’avoue que je peux regarder les robes de mariées car certaines sont splendides mais je suis pas branchée mariage du tout. Au pire, si un jour, je suis célèbre, j’en prendrai une pour un gala ou chais pas quoi, comme ça, je serai en photo dans tous les magazines. Pour les bébés, je sais jamais quoi en faire donc en général, je m’arrête pas devant. En fait, le seul truc que je fais quand je vois un gamin, je mets mon chat entre lui et moi, ça me rend de suite très sympathique. Et puis ça l’occupe, le petit.

 

Pourquoi ne pourrions-nous pas être heureux en étant seuls ? Evidemment, moi aussi, j’aimerais trouver un mec avec qui ça dure et tout le tralala mais je peux très bien vivre
seule aussi et faire plein de choses. Actuellement, je suis plus dans le boulot qu’autre chose, j’avoue que de ne pas être aux portes du mariage ou du PACS ne me traumatise pas. Si je suis actuellement célibataire, c’est par manque d’occasion et pas parce que je suis un vilain boudin dont personne ne veut. Je n’ai que 26 ans, j’ai le temps de réussir ma vie amoureuse, c’est le professionnel qui presse. Certes, il y a des jours où être seule, c’est un peu ennuyeux. Ah, que j’aimerais faire des virées à deux, me promener au lever du soleil main dans la main dans les rues de Paris et ce genre de choses. Mais d’un autre côté, ce n’est pas pour autant que je ne suis pas un individu à part entière. Puis au moins, quand on est célibataire, on sort quand et où on veut sans rendre de compte à personne. On peut se lever le matin avec l’espoir d’une rencontre, si on veut. Pour moi, je me dis que ça me paraît de travailler correctement et vu les mois qui s’annoncent, ce n’est pas forcément plus mal. Les pauses crapuleuses, ce n’est pas bon pour mon rendement.