Trop beau pour toi

L’amour, ah, l’amour. Qu’est-ce qu’on s’emmerderait sans lui. Un matin, vous vous levez, votre vie est vide de ce doux sentiment, vos fantasmes sont peuplés d’acteurs et de mannequins top bueno parce que dans votre entourage, nul ne fait vibrer votre coeur. Eventuellement, en tirant un peu, vous reconnaissez que le beau mec du pôle du côté peut faire frémir votre culotte mais à force de l’avoir sous le nez toute la journée, vous vous êtes légèrement lassée. En un mot comme en cent : nul n’occupe vos pensées.

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Alors que vous cheminez ainsi, un homme vient croiser votre destinée. Il est TOUT. Tout à fait à votre goût, bourré de charme et d’humour, ouvert et cultivé et il a même cette voix grave qui vous fait frissonner des pieds à la tête. Ca tombe bien : enamourée, vous pourriez passer des heures à l’écouter parler, vous émouvant de ses connaissances, de son sourire, de son visage d’ange et de cette petite fossette, là, au creux du menton (ou de tout autre détail physique qui vous séduit. En fait, moi, je suis plus sensible aux jolis nez qu’à la fossette mais là n’est pas le débat. Enfin, je crois pas…). Bref, ce mec là, mon vieux il est terrible. Justement trop. Vous crevez d’envie de lui, ça vire à l’obsession mais vous avez la sensation de ne pas jouer dans la même cour.

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Les Américains raisonnent en terme de notation sur le sujet. Vu dans la navrante série Joey qui a trouvé comme ressort humoristique l’inceste (on en est tous très à l’aise), ce dernier explique à son neveu la règle de drague : tu es une note, tu peux viser les gens du même rang que toi, un rang en dessous et tenter le rang en dessus mais tu ne dois pas sortir de ce cadre-là. Un 8 peut tenter le coup avec un 7 ou un 9 mais si tu es un 6, tente pas le 8, tu vas te manger un râteau.

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En théorie. J’y oppose trois arguments massue (attention):
– perso, je suis bien infoutue de m’auto noter. Soit on se sous évalue (le plus souvent, je pense), soit on se surévalue.
– quel est le référent de beauté ? Je veux dire, existe-t-il seulement un canon universel à un point donné ? Actuellement, je suis une charmante blonde à la peau caramel (ok, j’exagère légèrement ce dernier détail mais c’est mon blog, j’ai le droit de survanter mon bronzage, merde) d’1m56 avec des gros seins. Pour le mec qui kiffe les petites blondes à gros seins et au teint hâlé, je dois être du 8-9 facile. Par contre, pour le mec qui kiffe les grandes brunes androgynes, je suis un 4, on va dire. Ou pour le mec qui kiffe les Noires, là, je dois descendre à 3 voire 2. Donc existe-t-il une note universelle ?
– et si je me donne une note pas top, rien n’interdit à mon 10++ d’avoir mauvais goût et de trouver qu’il grignoterait bien la note largement inférieure que je suis. Après tout, George Clooney est bien resté trois ans avec Céline Balitran (qui n’est certes pas moche mais qui était un peu une inconnue au moment des faits. C’est marrant, c’est le seul exemple qui m’est venu, si vous en avez d’autres…).

Peacemaker Premiere

Sur le papier, rien n’est jamais perdu tant qu’on n’a pas tenté. Peut-être que votre 10++ se donne un 4 et vous croit hors de portée. Peut-être que votre charme, votre charisme et votre humour vous fait gagner un joli bonus de points que vous ne soupçonniez pas. Il reste difficile de draguer un mec que vous estimez hors de portée. De 1/ le râteau vous paraît inévitable, de 2/ si vous arrivez à l’obtenir, vous aurez peur qu’il trouve mieux que vous. A moins que vous ne vous détendiez. Vous n’êtes pas si mal que ça… Et les mecs ne sortent pas avec vous par charité.

Les sites de rencontre ou la culpabilité de la non réponse

Il était une fois une copine de votre blogueuse, appelons la Mélanie. Un soir de spleen, elle décide de s’inscrire sur des sites de rencontre histoire de côtoyer quelques mâles et, pourquoi pas, trouver un the Only one. Généreuse, je lui conseille un de mes préférés (non, je ne dirai pas lequel). Décidée, elle se lance et devient aussi sec la proie de certains utilisateurs : une nouvelle sur le réseau, une cible parfaite.

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Revenons à moi pour une anecdote réelle qui va illustrer ce que je raconte. Le mois dernier, une autre de mes amies hésitait à s’inscrire sur Meetic. Comme je n’y avais plus mis les pieds depuis ohlala au moins, je décide d’aller y faire un tour pour me refaire un avis. A peine avais-je fini de remplir ma fiche que je reçois déjà des premiers mails. Comme je peux pas les lire car j’ai pas envie de payer (non mais ça va oui ?), je tente de réactiver un vieux compte pas utilisé depuis 2008 environ (et j’étais tombée sur ce malade mental). J’avais à peine fini de rentrer mon mot de passe que le même mec m’envoyait exactement le même mail. Ok : petite nouvelle sur le réseau = proie facile.

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Et c’est un fait. Parce qu’au début, on se dit que les gens sont gentils de nous parler et que ça coûte rien de répondre. On ne trie pas, on répond même aux super engageants « salut, ça va , » prémices d’une conversation qui s’annonce passionnante. Oui, pardon d’être une puriste mais sur un mail, tu parles pas comme sur un chat. Quand je me fends du premier mail, j’attaque toujours sur l’élément qui m’a fait réagir en premier histoire d’initier un semblant de conversation. Bref, on fait fi du fait que, physiquement, notre interlocuteur est à des kilomètres de notre style et qu’on n’a rien trouvé dans son profil nous permettant d’imaginer que « ça pourrait le faire ». Mais bon, le pauvre, il a fait l’effort de nous écrire, soyons polie.

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Alors, ça, on va oublier de suite.
Argument 1 : la plupart des mails sont des copier/coller. C’est la règle et c’est comme ça, les mecs cherchent à rentabiliser leur abonnement en chopant un max de rendez-vous (enfin, je dis mec, je suis pas convaincue que ce soit typiquement masculin mais passons). Un mail un peu long ne faisant pas la moindre référence au contenu de votre profil est signe que le mec est dans le rendement. Le must du copieur/colleur : vous envoyer son mail alors qu’il n’a même pas visité notre profil. Je sais que je suis canon mais quand même, je ne suis pas qu’une photo (surtout que j’en ai mis plusieurs pour pas qu’on se fasse de fausses idées, je suis honnête moi, y en a même en pied pour pas faire le coup du plan serré sur ma tronche pour cacher un corps que je trouve disgracieux). Votre interlocteur ne prendra pas mal votre absence de réponse : dans le lot, il ne notera pas que Mélaniedu75 ne lui a pas répondu. Les non réponses ne comptent pas, seule l’éventuelle réponse compte.

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Argument 2 : il ne me plaît pas. Lors de mes premiers pas sur des sites de rencontre, j’avoue avoir un peu mal vécu ma sélection par le physique. Je ne suis donc qu’une pauvre meuf superficielle. Et bien oui et c’est ce type de drague qui veut ça. Je veux dire pour être attiré par un homme pour autre chose que son physique, il faut que je ressente une attirance pour certains éléments de sa personnalité, son charme, son charisme. 3 lignes de profil ne permettent pas de rendre ça. Un peu comme la drague en boîte, on mélange sa langue avec le bogoss qui bouge son boule grâce à un déhanché sexy, pas un mec qui vous exposera sa très intéressante théorie sur la place de l’éthique dans la pensée de Nietsche. De toute façon, même si c’est fascinant, on l’entendrait pas. La photo est un premier filtre, c’est pour ça qu’on met tous la photo où nous sommes tout séduisant. D’ailleurs, quand on checke le site, c’est à peu près la seule info qu’on a avec le pseudo, l’âge et la ville de résidence.

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Argument 2 bis : je ne vois même pas l’intérêt de répondre aux profils sans photo. Tu ne veux pas qu’on te reconnaisse ? Ok, mec en couple. Tu ne t’assumes pas physiquement ? Ok, mec sans aucune confiance en lui qui va vous bouffer la vie. Et vu mes mésaventures passées avec certains tarés du web, sur ce blog même ou ailleurs (le taré dont je parle plus haut n’avait pas de photo de profil), jamais de la vie je n’accepterai de blind date. Quoi que tu n’assumes pas, règle tes problèmes et tu pourras revenir me parler ensuite.

photo (1)

Argument 3 : Monsieur est mignon mais au bout de 2 mails, vous êtes assommée d’ennui. Allez-vous vraiment vous imposer de poursuivre la conversation ? A moins d’être masochiste, je ne vois pas pourquoi…

videodrome

Argument 4 : je vais le vexer. Peu de chance que ça arrive si vous êtes tombée sur un stakhanoviste du mail. Sinon, c’est un peu triste, c’est vrai. Mais ma douce politesse de mes débuts m’a appris qu’on ne pouvait pas répondre juste poliment, votre interlocuteur y voit une entrée dans une parade de séduction. Encore une anecdote (je fais tellement vieille combattante, là) : un mec m’envoie un mail marrant. Il est pas canon, canon mais bon, entamons la conversation, on passe sur msn et là, première question « notre différence d’âge ne sera pas un frein entre nous ? », un truc comme ça mais qui faisait très « on est déjà un couple et on pose les questions qui fâchent ». Heu… Pression, pression ! Je voulais juste être polie, moi, pas me marier…

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Bref, un site de rencontre, c’est pas pour se faire des copains (allez sur OVS plutôt… Quoi qu’il y a son lot de tarés et ça baise ou tente de baiser sec ! Et je vous dis pas comme ça se jette sur les nouvelles). On n’est pas l’armée du salut, on n’est pas censées se taper tous les mecs tentant leur chance avec nous. Comme la drague de rue !

Le Président honni

Vendredi est sorti une nouvelle bande-annonce, je vous la mets :

L’ayant retwittée sur Twitter, on m’a demandé plusieurs fois s’il s’agissait d’un poisson d’avril mais non, le film la Conquête va bel et bien sortir dans nos salles, le 11 mai très précisément. Et moi, j’avoue que je compte aller le voir. Pourquoi ? Parce qu’un film sur un président en exercice clairement nommé, ça me semble assez inédit et que ça me
titille sacrément. Même si la bande-annonce me fait un peu peur, j’avoue, on dirait presque un épisode géant des Guignols sans personnages en latex. Mais quand même, faut que je voie ça.

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Pourtant, plus le temps passe et plus je suis étonnée de cette perpétuelle frénésie anti-Sarkozyste. Depuis que je suis en âge d’avoir une quelconque opinion politique, je trouve quand même que Sarko est un président médiocre, un mécréant. J’ai du mal à croire qu’il sera réélu en 2012 (faut que je lise mon Nouvel Obs à ce sujet) et je me dis que dans quelques années, son empreinte sur l’Histoire française restera assez légère. Ce sera juste le Président honni, celui sans doute le plus attaqué, caricaturé, moqué, dénoncé… J’avoue qu’en 4 ans, j’ai été surprise plus d’une fois par son comportement. Non que j’attendais quelque chose de lui mais je ne m’attendais pas à ça. Le mariage avec Carla (au passage, Cécilia a l’air canon dans le film), les “casse toi pauv con”, son “viens me le dire en face” racaillou, son français plus qu’aléatoire… C’est amusant quelque part, nombre de politiques sont des voyous cachés sous un vernis de bonne éducation, lui, c’est un vrai voyou avec le phrasé qui va avec. Peut-être est-ce une stratégie cherchant à se rapprocher de la France d’en bas mais perso, j’ai tendance à me méfier d’un mec qui parle comme dans Confessions Intimes. Le Président de la République est un peu censé être le premier d’entre nous, notre meilleur ambassadeur à l’étranger et là, comment dire ? Il doit quand même bien passer pour un sous Berlusconi. Oui parce qu’on n’a pas encore droit au teint orange de vieux beau et nos histoires de prostituées mineures concernent des footballeurs, pas des politiques (sauf Dominique Ambiel mais c’était pas le Président, ni même le Premier Ministre).

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A dire vrai, même si j’ai envie de voir ce film par réelle curiosité, je n’en comprends pas le but. De ce que je perçois de la bande-annonce, je pressens une simple histoire à peine revisitée plaçant Sarkozy dans le rôle de mini bouffon hystérique, Chirac et ses bons mots, De Villepin (flippant de ressemblance) très sourcilleux… Un épisode géant des
Guignols. Et revient la question du pourquoi. Est-ce que Sarkozy mérite tant d’attention ? Je n’ai pas la sensation d’un film tellement à charge finalement, juste un film finalement assez comique qui ne sert pas à grand chose. Je veux dire à côté d’un Berlusconi ou d’un Poutine que je trouve pour le coup particulièrement fascinants (pas nécessairement dans le sens positif du terme, hein, mais dans ce qu’ils représentent), Sarkozy me paraît petit bras. Si j’ai raison quant à son avenir, il va vite sombrer dans l’oubli, ce film avec. Ce sera un peu un Giscard bis dont ne restera que quelques gimmicks. Quoi que Giscard, son “au revoir” pouvait être drôle, les “casse toi pauv’ con” restera à jamais la manifestation d’une agressivité de mauvais aloi. Bien sûr, ça nous arrive à tous de nous énerver face à une “agression” gratuite un jour de mauvaise humeur sauf que 1) nous ne sommes pas Président de la République et 2) nous ne sommes pas filmés. Ca me paraît un peu la base d’être attentifs à ce qu’on dit quand les caméras sont allumées, surtout quand on est un Président peu apprécié des médias. En même temps, c’est tellement Sarkozy, ça, tu sens bien le mec sanguin, toujours dans la réaction et jamais dans la réflexion. Ca aussi, c’est fascinant, cette capacité à perdre son self control en 2 secondes chrono…

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Bref, en fin de compte, je ne trouve pas Sarko particulièrement charismatique même si je peux comprendre ce qui a motivé le film car effectivement, la conquête du pouvoir par notre Nico national reste un cas d’école. Finalement, je crois que si on devait placer la magnificence de Sarkozy dans l’histoire, ce serait finalement lors du 2e mandat de Chirac.
J’ai un peu la sensation d’un mec un peu feignant, finalement : il a voulu le pouvoir et depuis qu’il l’a, il s’est dégonflé comme un ballon. Son objectif : obtenir le pouvoir mais pas forcément le conserver. Même si j’étais de droite, je n’aurais plus confiance en lui. Et je n’invente rien, là, prenons le cas de ma maman, électrice très à droite : “non mais moi, je ne vote pas pour Sarko en 2012, ni pour Villepin!”. Oui, elle en veut beaucoup à Villepin. Moi, lui, je le vois mieux en ambassadeur finalement mais c’est pas le sujet. Les gens de droite que je connais sont tous déçus de Sarkozy, mon presque frère est passé à gauche depuis mais c’est plutôt une exception, la plupart penche plus vers la droite de la droite. 

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Sarkozy feu de paille ? C’est ce que je pressens. Dans un an, on verra si j’avais raison ou tort, tant de choses peuvent se passer d’ici là…

PS : Il est supra bordélique cet article.

L’expérience de Nicolas

Je me demandais un peu de quoi j’allais parler en cette dernière journée 2009. Résolutions, déjà fait. Bilan 2009 ? Je peux pas, y a des trucs en cours, ce n’est que quand ils seront terminés que je pourrai dire si 2009 a été une année pourrie, moyenne ou pas si mal. En attendant, passons à autre chose.

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J’ai donc décidé de prendre le contrepied et de ne pas parler du tout de Noël, réveillon, 2009, 2010. Non, je vais vous parler de l’expérience de Nicolas. Pas Sarkozy, non, un autre. Nicolas, je l’ai rencontré cet été via adopteunmec et nous avons eu une brève liaison qui a quand même son importance dans mon histoire personnelle puisque c’était la première fois depuis longtemps que j’avais un vrai coup de cœur pour un mec, ce qui indique que soit je ne suis pas cassée du dedans, soit je suis toute réparée, je ne sais pas trop. Bref, pendant quelques temps, j’ai plus eu ni pris de nouvelles (je vous ai dit que mon automne avait été affreux ?) mais là, vu que je suis plus détendue du string (merci les vacances même si elles sont finies), je fais moins mon autiste. Je discute donc avec Nicolas qui me raconte une expérience intéressante.

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Avant de poursuivre, une petite présentation de Nicolas s’impose. 28 ans, bâti façon pilier de rugby, yeux verts, sourire charmant. Vous savez, le genre de mec pas forcément gravure de mode mais au charme dévastateur. Certes, je ne suis pas objective. Mais Nicolas a du charisme et du sex appeal. Et le jeune homme est particulièrement aventurier. M’expliquant qu’il cherchait de la compagnie sur Netech, sur le coup, j’ai pas capté, jusqu’à ce que j’aille chercher sur google pour découvrir que Netech était le diminutif de Netechangisme. Ah ben moi qui, de prime abord, le pensais un peu sage, je me suis bien plantée. Bref, Nicolas a donc fait un jeu : voir combien de temps il pourrait ne pas rentrer chez lui en allant dormir chez des filles rencontrées dans des bars ou dans la rue. Résultat : une semaine et 1 jours (mais il a triché, il a passé deux nuits chez la même fille). Incroyable non ?

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Mais Nicolas a du culot, comme le prouve la scène suivante, dans la rue. Il cherchait une rue où il avait garé son scooter et demande à une fille où elle se trouve. La fille lui demande pourquoi il cherche cette rue et il lui répond : « pour prendre mon scooter et te suivre jusqu’à chez toi ». La fille lui répond : « On va prendre ma voiture, aller chez moi regarder sur mappy où c’est et si t’es sage, je te raccompagne à ton scooter ». Ce qu’elle a fait. Le lendemain matin. En 2 phrases, c’était plié. Et non, il ne se vante pas, je ne vois pas pourquoi il le ferait d’ailleurs, il m’a déjà eue, si j’ose dire. Puis je ne suis pas sûre que le plan « t’as vu comme je suis trop un tombeur » marche. Pas avec moi en tout cas.

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Mais pourquoi je vous raconte ça ? Parce que je suis surprise par un tel succès. Si j’avais été la fille de la rue, aurais-je réagi pareil ? Bon, j’ai pas de voiture donc ça complique la donne mais tout de même ? J’aurais rigolé, ça, c’est sûr mais au-delà de ça, aussi charmant soit Nicolas, l’aurais-je ramené chez moi ? Je ne sais pas en fait. Un autre mec que j’ai rencontré cet été m’expliquait qu’il draguait souvent dans la rue sans trop de succès car les filles n’étaient pas disponibles pour un plan drague, ce qui est vrai. Il était pourtant charmant lui aussi mais pas aussi charismatique que Nicolas, je dirais. Mais je crois que Nicolas a un truc en plus : il détecte les filles ouvertes. Il faut avoir un certain don pour bien tomber. De façon générale, je ne suis pas ouverte à la drague dans la rue mais il suffit de tomber au bon moment pour que ça passe. Il y a 3 ans, j’avais discuté avec un jeune homme, comme ça, parce que je sortais d’un entretien (que je savais foiré) et que j’étais un peu plus détendue.

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Evidemment, ça ne garantit pas une belle et longue relation derrière, ce ne sont que des histoires d’une nuit. Mais ce que Nicolas nous prouve, c’est que finalement, qui veut peut. Suffit en fait de détecter les personnes ouvertes.

PS : La photo des bulles n’a rien à voir avec l’article mais elle me plaisait bien, elle est d’Angelin Preljocaj

Il est dur d’être midinette à 29 ans

De temps en temps, j’aime faire des confessions un peu honteuses sur ce blog, histoire de casser un peu cette image de fille parfaite, à la fois femme active, fille sociale… Mais toute cette perfection a des failles. Bon ok, je me la raconte un peu énormément mais ça ne fait pas de mal de temps en temps.

Mais voilà, ces derniers temps, j’ai un truc qui me chafouine. Voilà, je ne vais pas tourner autour du pot, je me lance : je trouve Robert Pattinson attirant. Voilà. J’ai  honte. J’ai presque 30 ans et comme toutes les minettes de la planète qui rêvent de se faire mordre la nuit par Edward Cullen (mordre et juste mordre, Twilight, c’est mormon, faut pas les pervertir ces petites fleurs pures), je trouve ce mec über sex. Mais ATTENTION, il est important de préciser un truc : je ne l’aime pas dans Twilight, le côté blanc cadavérique imberbe avec du rouge à lèvres, non. Par contre quand il a sa petite barbe de trois jours, sa chemise un peu froissée et son regard à faire fondre la banquise. OH MON DIEU JE FONDS ! J’ai tendance ces derniers temps à aimer le faux négligé, faut pas faire attention.


Cette attirance pour ce jeune homme, somme toute relative car je ne vais pas non plus courir les dédicaces pour le rencontrer ou autre, j’ai presque 30 ans, m’interpelle un peu. Mes goûts seraient-ils en train de changer ? Serait-je en pleine crise adolescente ? Après tout, quand toutes mes copines étaient amoureuses de nos amis des boys bands, pour ma part, je préférais d’autres hommes moins bodybuildés et moins exposés comme étant les mouilleurs officiels des strings juste pubères. Comment se fait-il que moi aussi, j’ai été pour la première fois atteinte par un charme du genre minot alors même que je n’ai pas vu Twilight ni même lu ? Bon, il est vrai que j’avais vu le Harry Potter où il avait joué et j’avais trouvé ce jeune homme bien mignonnet mais avant de le lire quelque part, j’avais même pas fait le lien. Je suis une vilaine midinette, je ne tiens pas bien mes fiches à jour. Déjà que je n’arrive absolument pas à comprendre s’il est ou a été en couple avec sa partenaire à l’écran, Kirsten Stewart… D’ailleurs, on notera à quel point je suis une mauvaise midinette : je ne la déteste pas du tout contrairement à la moitié des ados féminines (et sans doute un peu masculins) de la planète. Parce que mon cousin gay, par exemple, il adore Robert lui aussi mais il n’a que 21 ans.

Bref, vous allez me dire que j’ai le droit de trouver un acteur choupinou sans vous en pondre un article entier, c’est vrai. Mais moi, ça me perturbe parce que bon, je ne suis même pas tout à fait sûre qu’il ait un réel charisme (je me souviens à peine du Harry Potter où il a joué) ou un réel talent d’acteur ; Et ça m’énerve le pataquès qu’on fait autour de lui, que quelqu’un ait l’idée géniale de dire qu’on va le prendre pour jouer James Dean…

Mais voilà, une photo de lui version mal rasé, regard torride et tout et j’ai une folle envie d’aller lui apprendre un peu la vie. A presque 30 ans. Alors soit je déprime en me disant que je vire vieille midinette, soit je me réjouis de l’âme adolescente et cette éternelle jeunesse qui vit toujours en moi. Ah ouais, je vais choisir cette solution là, en fait, je la trouve carrément joyeuse.

Par contre, je vais pas trop entretenir cette jeunesse là, non, je n’irai pas voir Twilight au cinéma. Surtout que j’aime pas des masses celui qui joue le loup-garou, je trouve qu’il a de trop grosses narines et on sent le mec qui finira sous stéroïdes (s’il n’y est pas déjà).

 

Courrier des cœurs, réponse à Isa la Belle

Cette semaine (enfin, à quelques près), Isa la Belle nous a posé la question suivante : « Si les beaux mecs sortent toujours avec des moches, moi, je suis belle et les mecs ne sortent jamais avec moi car ils préfèrent les moches. Comment les séduire? »

La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en avons pensé.

Summer : Essaie la modestie, ca peut marcher!

Jane : Je peux pas répondre, j’suis moche.

Lucas : Teu teu teu. Je vais encore me faire taxer de suffisance et de prétention et de vanité mais je m’en contrefous…
Ma belle, le pb c’est que nous les mecs devant une nana canon on est perplexe : Pourquoi est-elle célibataire ? Serait-ce une grosse teubé ? Quid Juris ?
Au delà de cette question, on a aussi besoin d’être en confiance et face à une beauté on se demande si on sera à la hauteur. Alors on ne cherche pas à draguer en se disant qu’elle est necessairement exigeante et/ou en couple.
Et puis c’est à toi aussi de trouver l’équilibre entre aguicheuse et timorée, image de salope et de saint nitouche.
Sinon, rappelle-toi ce que chantait Dominique Walter.. (lien Daily Motion)
« C’est facile et ça n’engage à rien, les petits boudins.
Ca ne sait pas dire non, c’est ça qu’j’aime bien, chez les p’tits boudins »

Keira : Mmmh, en voilà une question digne d’un personnage de Gossip Girl.

Que dire ? Agis moins en nenette pleine de prétention et peut-être que ça t’aidera !

Les mecs ne sont pas cons non plus, s’ils voient une nana super belle qui regarde tout le monde de haut et une autre nana moyenne qui est sympa, le choix est vite fait. Après si tu veux juste un plan cul tu m’as l’air d’avoir l’attitude parfaite pour les décrocher à volonté, mais ne t’étonne pas si on ne te rappelle pas.

Enzo : Je ne sais pas si je peux dire que je suis d’accord avec Lucas car je ne vois pas vraiment sa position. En tout cas je
pense ne jamais m’être posé la question « pourquoi est-elle célibataire ? ».

Je serais plutôt de l’avis de Summer. Tu poses des hypothèses comme des faits. Je serais plutôt tenté par l’hypothèse « les mecs ne sortent jamais avec toi car ils préfèrent les filles intelligentes ». La question n’est pas moche/beau. La question possible serait « est ce que ta beauté (annoncée) est-elle largement contre-balancée par ta connerie ? » 

Tatiana : Je peux pas répondre j’ai le même problème…

Diane : Mmmh pour ma part, j’ai tendance à trouver beaux les gens qui ne disent/savent pas l’être, donc bon, ça renverse et règle même le problème: tu te dis belle, donc tu es moche, donc les mecs vont te courir après. Problème résolu.

Petite Cervoise : Bon, d’abord la beauté est toute relative.
Moi je trouve que Michel Denisot est beau et tout le monde ne semble pas de mon avis, donc je te conseillerais d’abord de relativiser (oui, ta mamie te trouvera toujours la plus jolie).
Ensuite, pour ces messieurs, il m’est déjà arrivé de me demander, en voyant passer un couple d’inconnus dans la rue, pourquoi un type aussi beau était avec le tromblon qui l’accompagnait.
La réponse de mauvaise foi est que le mec en question est ainsi sûr d’être LE beau du couple.
La réponse de bonne foi est que la fille doit être très sympa, intelligente (voir bonne sous la couette).
Mais ce qui m’interpelle dans ta question, c’est un peu le coté cour d’école : pourquoi tu veux absolument sortir avec un mec beau ?
Est-ce ton premier critère avant l’humour, le charisme, l’intelligence, la richesse, la belle voiture, l’appartement de 150 m²… bref tous ces critères autrement plus importants ?

Nina : Oh mon petit, il ne faut pas toujours pleurer sur la vie et son injustice, il faut agir. En un, tu vas au coiffeur et tu te fais massacrer la tignasse. En deux, tu oublies toute notion d’hygiène et d’épilation, une douche par semaine pour pas attraper trop de saloperies et ça ira très bien. En trois, revend toute ta garde robe et va zieuter la Redoute, page tablier. Ne porte que ça et toi aussi, tu seras une moche qui peut sortir avec tous les beaux mecs. Pense à mettre des crocs, aussi, aux pieds, un peu à la Roselyne Bachelot. Là, tu seras parée à faire tomber les mecs.

Si toi aussi, tu as une question love and sex à nous poser, n’hésite plus, on répond vraiment à tout ! Mail me (nina.bartoldi(a)gmail.com) ou commente !

Mon enfer

Par Ella Sykes

Il y a deux jours, j’ai reçu mes notes de la session. Le directeur de mon programme qui fut aussi mon professeur principal m’a gratifié d’une note incompréhensible. J’ai eu droit à un B+ pour la seule matière dont le coefficient compte pour plus du double, comparativement aux autres matières. La session fut difficile. Il a manifesté un intérêt privé et a entrepris un jeu de séduction auquel j’ai été réceptive pendant quelque temps avant de me raviser, privilégiant mon travail à la perspective d’une éventuelle liaison sans lendemain. Mais, l’homme est arrogant, égocentrique, intransigeant, charismatique, brillant et … Manipulateur. Lui dire « non » relève de l’exploit, il est la star de l’Université et de la province entière, dans son domaine d’expertise. On le craint et le hait, mais tous respectent son travail.

Les 5 mois ont été ponctué de compliments sur mon travail, de regards caressants, de sourires enjôleurs, et de conversations intimes où il recherchait mon approbation concernant sa méthode d’enseignement lorsque je me laissais charmer par son charisme. Dès lors que je tentais de rompre ce ballet, en adoptant une attitude distante, il devenait dur et m’accablait de reproches concernant mon comportement se résumant à ce qu’il qualifiait de « manque d’humilité ».

Il a bientôt 60 ans (alors que tout le monde lui en donne 45), a une femme et des enfants. J’ai fini par le savoir. Comment pouvait-il penser que je puisse réagir autrement ? J’ai fini par lui montrer, sans le vouloir, car je suis transparente et que faire semblant est compliqué pour moi, combien je méprisais son petit jeu. Je n’ai malencontreusement pas su cacher mon arrogance qu’il jugeait comme étant définitivement … Parisienne. Le pire, c’est qu’il a cru tout savoir de moi lorsqu’il a appris que j’avais habité l’Île Saint Louis. Je me résumais donc peu à peu dans son esprit, comme une fille à papa friquée mais brillante, arrogante et fière, qui a toujours eu ce qu’elle désirait sans jamais faire le moindre effort. Il a cependant tort.

Je sais en mon âme et conscience que le travail rendu est le meilleur de tout ce que j’ai pu produire durant ma scolarité universitaire. J’ai conscience d’être brillante dans ce domaine car je le fais avec passion, application et dévouement. Il m’a collé une des plus basses notes de la classe, alors que la semaine auparavant, il disait que ce travail était excellent, brillant et pourrait faire l’objet d’une proposition professionnelle à l’entreprise pour laquelle nous avions fait ce dossier. Deux semaines auparavant, il me disait que le travail de Lise, une de mes camarades, laissait vraiment à désirer et qu’elle était sur la mauvaise pente. Elle a eu A-. Plus que moi. Comment est-ce rationnellement possible ? C’est justement impossible.

Je sais ce qu’il s’est passé entre lui et moi : une passion amour/haine qui de toute manière tourne forcément en ma défaveur. Je n’ai aucun recours, faire réviser ma note déclenchera sa colère et ne me fera que me mettre encore plus en danger. C’est lui seul qui décidera, si mon projet de stage est suffisamment solide pour être réalisé, il peut rallonger la durée de mes études indéfiniment en m’obligeant à repasser des oraux de session en session, finalement c’est bien lui qui aura le dernier mot car il décidera de ma remise de diplôme ou non.

En tout cas, ce B+ réduit considérablement voire même, ruine mes chances de rentrer à Harvard où je voulais faire un Ph.d en Histoire de l’art. Je suis frustrée et en colère. Il a décidé de me punir et il sait bien où appuyer pour m’humilier, car au fond, lui et moi nous nous ressemblons comme deux gouttes d’eau. C’est cela qui l’a attiré.

Je me sens violée mentalement, abusée, humiliée. Ces sentiments sont assez forts, à la hauteur des dialogues silencieux, et de la profonde déception qu’il m’a causé. Je n’aurais pas cru qu’il s’abaisserait à faire une chose pareille juste pour satisfaire son orgueil de mâle blessé de ne pas avoir obtenu ce qu’il désirait. Je bois en soirée depuis 3 jours, comme une sportive de marathon. J’essaie d’oublier mais les rêves me rattrapent, le fantôme de l’échec me tient serré dans ses bras. Je suis Ella, 29 ans, et à 16 ans j’ai connu ma toute première expérience sexuelle, un revolver
sur la tempe. L’inconnu me sodomisa violemment avec exaltation, passant d’une humeur agréable à une autre constamment. Avant cela, je me voyais comme une princesse qui connaîtrait l’amour physique seulement après avoir rencontré l’homme de sa vie. Lorsqu’il a ruiné mon rêve d’enfant, j’ai tout perdu, mes illusions, mes idéaux, mes espoirs et… Moi. Pendant une semaine, le goût de son sexe coulant de sperme a envahi, tapissé et habité ma bouche. Mes nuits sont devenues un enfer sans fin durant lesquelles je revivais l’acte, des nausées ont ensuite brouillé mes sensations, et mon corps devenait un étranger que j’ai appris à haïr au point de lui faire mal et le déformer, de façon à ce qu’il ne soit plus désirable. J’ai réussi. Pendant un temps. Puis, la réalité reprend ses
droits face à la plus aiguë des douleurs. Alors, je le modifie à nouveau pour qu’il soit désirable. Fuir au Canada faisait office de convalescence, même si il aura fallu 14 ans d’errance pour y parvenir.

Il a sali tous mes efforts, tous les espoirs que je nourrissais en arrivant sur cette autre Terre, à l’autre bout du monde que je connais et qui m’avait vu souffrir mille morts d’être esclave d’un corps et d’une entité que je parvenais plus à assumer.

On a raison de dire que, quoiqu’on fasse, le passé nous rattrape. Toujours.

Où trouver l’homme ? Episode 15 : la balade post café post musée

(Lecteurs chéris et lecteurs pas chéris aussi, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction donc cette scène n’a jamais eu lieu en vrai. Mais tu vas voir que j’ai intégré des éléments du réel, essaie de deviner lesquels).

A la recherche du prince charmant

Nous voici donc sortis du café et je ne sais plus du tout à quoi m’attendre. J’avais sorti le grand jeu de l’odiosité et normalement, le mec devrait partir en se disant que je suis une connasse et ciao. Les hommes préfèrent-ils donc réellement les chieuses ? Ou alors il veut finir notre joute verbale sur un autre terrain ? Larguée, je suis.


On s’enfonce petit à petit dans la rive gauche, du côté de St Germain, en discutant littérature, pour changer. Apparemment, les tensions se sont calmées. Alors qu’on marche, mon nez commence à me chatouiller. Ca m’arrive souvent, je laisse faire. Zut, mes yeux commencent à frotter. Plus de doutes : j’entame un épisode allergique. Je fouille dans mes poches et y pêche un malheureux kleenex déjà entamé. Ok, avec de la chance, ça ne va pas durer.

« Kchou ! Kchou ! »

J’ai un éternuement très mignon, entre le chaton et la petite fille et là, ça attendrit toujours un peu mais faut voir à ne pas en abuser…Parce que là, je suis en pleine rafale d’éternuements, ça n’arrête plus et mon nez commence à couler. En général, il y a une loi mathématique qui dit que le pouvoir de séduction est inversement proportionnel à la morve qui coule de mon nez. Et là, mon pauvre kleenex a déjà perdu la guerre, il se disperse en lambeau et je n’en ai pas d’autres. En un mot : c’est la lose.

Mon compagnon de balade (oui, avec un b et pas avec un m prononcé avec un nez pris) semble fort impressionné par ma décrépitude soudaine et à chaque éternuement, fait un imperceptible pas sur le côté pour s’éloigner de moi.

« Heu… Ca va ?

– Oui…gggg… C’est rien…gggg… Allergies… »

Je ne le sens pas super ravi de la nouvelle mais peu importe, faut que je trouve un remplaçant à mon kleenex et accessoirement que je me lave les mains… Oui, à ce moment là du récit, j’ai perdu tout mon glamour, mon pouvoir de séduction, mon charisme, tout ce que tu veux. Je suis le Titanic et la fuite, elle vient de mon nez.

« T’as pas un bouchoir…gggg… ?

– Non… Tiens, y a un marchand de journaux, ils en vendent des fois, viens. »

Il ne me prend pas par la main, ce qui est compréhensible puisque là, elle est totalement sinistrée, mais m’amène quand même au kiosquier qui, oui, vend des kleenex. J’en déplie un tout propre et souffle de tout mon cœur dedans. Y a vraiment des fois où je suis impressionnée par les prouesses du corps humain : comment ai-je pu fabriquer autant de miasmes en si peu de temps.

« Bon, écoute, on va rentrer, je pense, c’est mieux pour toi.

– Nan, nan… ggg… Ca ba aller…gggg… Ca ba pazer, je le sais…gggg…

– Oui mais non mais là, c’est pas possible. Les nez qui coulent, ça m’écoeure. »

Je le regarde par-dessus mon mouchoir : effectivement, il est légèrement vert. Mais j’avoue que là, je suis tellement préoccupée par mon allergie que je m’en fiche un peu. Il était bien trop tôt dans notre relation pour qu’il me voie dans cet état, c’était clair que ça ne pouvait pas durer. Les faiblesses et les nez qui coulent, jamais au premier rendez-vous. Déjà que vomir au deuxième n’est pas toujours une bonne idée [c’est du vécu, souviens toi]…

Alors on se quitte. On ne se donne pas nos numéros, on se dit quand même à une prochaine des fois qu’on se croiserait par hasard dans la rue. En attendant, vu que je me retrouve avez un nez tout irrité, je doute de pouvoir attraper quelqu’un de suite, de suite. Pourtant la prochaine fois, je vais à la bibliothèque.

Mister Personnality

Par Summer

Voilà, je suis sure que comme nous, la fin de Secret Story et de L’île de la Tentation vous rend nostalgique. Vous attendez avec impatience le début de Pop Star et de la Star Ac mais bon faut bien avouer que c’est pas aussi croustillant tout ça. Mais alors que faire ?

Heureusement votre blog préféré est là, les vingtenaires pensent à tout.

Suite à une conversation avec Nina, où elle me fait cette remarque sur le coup de l’énervement que « tous les mecs célibataires sont des connards, parce que sinon ils seraient en couple c’est bien connu » aouch, dur dur à lire hein. Je sens déjà la révolte chez vous messieurs. Ben justement, voilà, à travers ce petit concours préparé par nos soins, nous vous offrons la possibilité de vous défendre à corps et à cris. Alors toi, l’homme célibataire qui lit ce que j’écris, prouve nous que tu es l’homme idéal. Forcément, au fil des épreuves de part ton charisme, ton humour, ton originalité et ta personnalité tu vas nous subjuguer !!

Alors voilà, est lancé à partir d’aujourd’hui, l’ouverture officielle du concours

« Mister Personnality »

En gros si tu es jeune, beau, riche… ah non c’est pas ça, donc si tu es l’homme idéal, participe à notre grand concours de la rentrée !! A gagner : une soirée en
compagnie de la girly team.

Pour participer, c’est très simple, il suffit d’envoyer un mail à cette adresse : misterpersonnality2007@gmail.com
avec ton pseudo, une petite présentation et une photo originale de toi qui soit publiable parce qu’elle sera publiée (donc pas forcément de portrait en gros)

Les participants seront dévoilés ici : http://misterpersonnality.over-blog.com/

 dans deux semaine, on espère que vous serez nombreux à relever le défi. On le sait la bataille sera rude pour élire le meilleur, mais malheureusement toutes les semaines il
faudra en éliminer un. Toi aussi, lecteur (ice) tu pourras choisir ton candidat préféré en votant dans les commentaires et en plus tu sais quoi ? on se la joue même pas Castaldi parce qu’ici c’est gratuit !

La suite dans 15 jours dans http://misterpersonnality.over-blog.com/

 
 

Jean

Internet est un outil fantastique qui permet de faire connaissance avec des gens et…hum… plus si affinités. Il y a quelques temps, je reçois un mail d’un jeune homme que je « connais » : je suis son blog et je l’apprécie beaucoup. Donc quand il me donne son identifiant MSN, je m’empresse de lui donner le mien (qui n’est pas nina.bartoldi, je le rappelle !).
 
On discute innocemment, je ne sais plus comment on en vient à parler de meetic et autres et je dis : « tu sais, moi, j’ai besoin de parler un minimum avec la personne avant de coucher.
– Bon, ben on a parlé, c’est bon ! »
Hein ? Il est sérieux, là ? Je ne le percevais pas comme un séducteur forcené mais du coup, je ne sais plus. Je coupe court à la conversation : ce n’est pas qu’il m’ennuie, c’est juste que j’ai rendez-vous avec Banana et Gauthier (pour changer).
 
Le lendemain soir, on discute à nouveau, il me chauffe un peu, tout en restant tout à fait correct, je rentre un peu dans son jeu. A un moment, il m’annonce qu’il descend sur Paris pour la soirée : « je peux finir la nuit chez toi ! ». Je ris et je rentre dans son jeu. Oui, lecteur, comme tu sais, je suis TRES joueuse. Donc forcément, je ne peux pas ne pas relever et je réponds : « chiche ! ». Je lui file donc le nom de ma banlieue à moi et mon numéro de téléphone, persuadée qu’il ne s’en servira pas. Je me fais donc une super soirée télé-ordi-feignasse.
 
Virée nocturne
En plein épisode de « Sex and the city », celui précisément avec l’anulingus que je n’avais jamais vu (merci M6 de diffuser les séries n’importe comment !), voilà-t-il pas que mon téléphone sonne. Je regarde le nom « Jean ». Ah ben tiens, il l’a fait ! Donc, polie, je réponds. « Ça te dit de venir boire un verre ?
– Ok mais tu viens me chercher : y a plus de métro et j’ai pas de voitures.
– Y a rien par chez toi ?
– Ahahahah ! »
Pour ceux qui ne connaissent pas mon bled, il faut savoir qu’après 21h, c’est plus possible de boire un verre, seuls les restaurants sont ouverts. Pour preuve : quand je suis arrivée là, j’avais croisé totalement par hasard un camarade de promo et nous avions décidé d’aller boire un verre un soir. Résultat, on s’est retrouvé au kebab du coin boire un demi (à 2€50, c’est pas cher, ceci étant dit). Donc Jean propose de venir me chercher pour boire un verre et me pose la question fatidique : « on fait comment pour venir chez toi ? ». Et bien, au bout de huit mois donc un en compagnie d’un motard qui m’a beaucoup baladée, je suis toujours incapable d’indiquer comment on vient chez moi à partir de Paris. Une fois qu’on est dans ma banlieue, je sais, mais avant… En gros : débrouille-toi.
 
Pendant qu’il cherche, je me douche et m’habille bien car comme j’avais prévu de passer la soirée seule, j’étais en jogging, so sexy. Hop, je me fais belle, un peu de maquillage, un peu de parfum, un pull (trop ?) décolleté et je retourne sur mon pc en attendant qu’il arrive, ce qui ne tarde pas trop. Je lui dis de m’attendre à un stop pas loin car ma rue est en sens unique et c’est pénible de faire le tour juste pour atterrir devant ma porte. Donc je saute dans sa voiture. Oui, je sais, c’est pas bien de monter dans la voiture d’un inconnu, c’est mal, c’est mal ! Mais je le fais quand même. C’est une vieille voiture très grande (me demandez pas la marque, je suis nulle en voiture), à la taille du monsieur mais j’ai un peu de mal à me faire une idée : il fait sombre, j’ai pas mes lunettes (pour changer). En tout cas, il sent bon, j’aime bien son parfum.
 
On se fait la bise et départ direction Paris. Et voilà une scène hautement érotique : lui ne sachant pas où on est, moi le nez écrasé contre le pare-brise pour essayer de lire le flou qui se dessine sur les panneaux en face et qui est censé représenter un mot. Oui parce que par coquetterie, non seulement je ne les mets pas, mais je ne les range même pas dans mon sac, au cas où… Bon, après s’être perdus deux ou trois fois, on se retrouve sur les Champs-Elysées et là, que voit-on ? Une place. Elle nous attend, elle était là pour nous. Bon on se gare et on part à la quête d’un distributeur car je n’ai pas un rond sur moi (je ne présume jamais qu’on homme va payer ma consommation). Et bien figure-toi, lecteur, qu’un distributeur sur les Champs, ça n’existe pas. Et il y a une explication simple à ça : chaque mètre carré de cette belle avenue coûte bonbon et toutes les enseignes un tant soit peu réputées se doivent d’avoir leur coin de trottoir. Donc les banques ont qu’à aller s’installer ailleurs. Donc y a pas de distributeurs. Heureusement, j’en connais un pas trop loin, dans une rue annexe que je ne retrouve pas au premier coup (« c’est loin encore ? » « Non, non, c’est la prochaine… Ah non, tiens ! Ça doit être celle d’après ! »). Enfin, on trouve mon distributeur et on va s’installer à la terrasse du pub en face. Je suis un peu impressionnée par le monsieur : il est grand ! Bon, c’est sûr que tout homme dépassant le mètre soixante-quinze me paraît grand mais lui, il flirte avec le mètre quatre-vingt-dix !
 
Je commande un demi et lui un coca light (mince, je vais passer pour une alcoolique), on commence à discuter et là, il cherche un stylo. Il vide ses poches et pose le contenu sur la table dont 2 préservatifs. Là, je ris (très discrètement,  je suis très polie) : il est présomptueux, quand même ! Plus tard, il m’a avoué qu’il avait une nuit coquine de prévue mais elle s’était annulée. Bon, bref, cette histoire de capote détend l’ambiance même si je ne dis rien (il m’a aussi avoué plus tard qu’il l’avait fait exprès pour voir comment je réagirais). On parle beaucoup, de blog, de blogueurs, de nos parcours respectifs, le tout entrecoupé par les cris hystériques de pauvres saoulards dans le bar et par la pluie qui nous a forcé à nous déplacer à l’intérieur.
 
Il me drague ou quoi ?
On parle à un moment de meetic (où je ne suis plus, je le rappelle) et je lui décris la photo que j’avais mise, avec un dessin sur la joue. Et là, il tique : « attends, je l’ai vue, cette photo ! ». Là, sur le coup, je me dis : il me fait un plan drague à ne pas faire, là, le fameux  « mais, oui, on s’est déjà vus ! ». Oh non, il me semblait pourtant au-dessus de ça ! Mais il me dit : « on voyait surtout tes yeux, non, sur cette photo ? ». Ah, il l’a peut-être vraiment vue, finalement mais sa tête ne me dit vraiment rien, je suis un peu embêtée. Heureusement, Jean a l’art de mettre les gens à l’aise, je trouve. Quelque part, je suis un peu impressionnée car il a énormément de charisme mais il dégage aussi une impression de douceur. Franchement, il me fait penser à l’expression « la force tranquille » car c’est vraiment ça. Je me sens un peu nulle par rapport à lui mais je ne m’en laisse pas compter. Vers 4 heures, on finit par repartir et il me pose une question ambiguë : aurait-il envie de finir la nuit chez moi ? Je réponds de façon tout à fait détournée (oui, je suis lâche, par moment), à voir. On repart en voiture et on se reperd un peu, histoire de s’amuser encore un peu puis, une fois arrivés près de chez moi, je me lance : « Je te propose de te garer ou pas ? ». Curieusement, il accepte et nous voilà partis chez moi. On traîne un peu sur le net, je lui montre mes photos meetic et il confirme : il était passé sur ma fiche, à l’époque. Effectivement, son pseudo ne m’est pas inconnu mais je n’ai pas dû visiter sa fiche car je suis persuadée de ne l’avoir pas vu avant, même en photo.
 
On s’allonge sur le lit pour continuer à discuter, il doit être quelque chose comme 5 ou 6 heures, on se rapproche un peu puis il me demande pourquoi je ne fais pas le premier pas. « je ne le fais jamais. » Donc il glisse sa main sur ma hanche, on se rapproche et on finit par s’embrasser. Alors que les vêtements volent, je comprends soudain pourquoi il se promène avec ses préservatifs : les miens ne sont pas, mais alors pas du tout à sa taille. A côté, Laurent a un petit pénis (ou presque)… Durant la conversation précédente, il m’avait expliqué qu’il n’était pas habitué à recevoir de caresses mais plus à en donner et je suis un peu déstabilisée, je ne sais trop que faire, j’ai peur de le « gêner » mais finalement, la première brouette se passe bien. Il est effectivement très généreux avec les femmes, c’est plutôt très agréable, il faut bien l’avouer.
 
On finit par s’endormir (il était temps). Au réveil, on se retrouve, on se caresse délicieusement et, forcément, entre deux adultes consentants, on s’embrase une nouvelle fois. Durant les ébats, j’ai droit soudain à une étrange litanie : « Oh Nina, Nina ! ». Sauf que mon vrai prénom n’est pas Nina ! Après la brouette, on reprend peu à peu notre souffle, moi allongée sur lui (c’est bien pour ça un mec grand, on se sent vraiment en sécurité), je me laisse aller à un doux sentiment de plénitude et de détente quand soudain, j’entends un bruit suspect : Kenya gratte quelque chose dans la salle de bain… Elle gratte encore et toujours et soudain, une odeur suspecte envahit la pièce. Non, je rêve : elle s’est oubliée dans la salle de bain la garce ! Je vais réparer les dégâts et je reviens me coucher auprès de Jean, on passe un bonne heure à discuter cinéma dans les bras l’un de l’autre. A un moment, il m’avoue qu’il ne jouit pas à chaque fois avec une préservatif et, curieusement, je me sens assez flattée.  Mais il doit partir : il a rendez-vous avec une demoiselle, Benoît doit passer me voir. Le problème c’est qu’après avoir passé la nuit avec un mec qui pense aussi et surtout à mon plaisir, se retrouver face à un mec qui nous fait la bise après la fellation, ça fait mal.
 
On continue à discuter sur le net, il m’appelle assez régulièrement. Le truc en plus de Jean, c’est sa voix. Je suis assez sensible à ce genre de chose et il fut avouer que la sienne est particulièrement suave et sexy. Il revient peu à peu vers moi, on commence à parler de réaliser mon fantasme ultime ensemble et l’idée m’emballe mais il nous manque des partenaires pour le réaliser donc ça reste à l’état de projet. Ce qui n’empêche pas qu’on envisage de se revoir à deux. Un soir, il allume sa webcam « pour me faire un coucou » mais ça dérape assez rapidement. L’avantage c’est que, moi, je n’ai pas cet engin d’espion donc je vois sans être vue et, mine de rien, jouer les voyeuses, c’est très excitant. Il est donc temps de passer à l’acte deux.
 
Acte deux
On passe une soirée ensemble avec d’autres amis puis vers 1h, retour at home. En trajet, on discute, je babille sur je ne sais plus quoi quand il me dit : « tu as toujours la forme, toi ! ». En fait, ce n’est pas tant ça mais je suis quelqu’un de résolument optimiste et je n’aime pas ennuyer les gens avec mes petits bleus à l’âme. Pas la peine de s’appesantir dessus, ça finira par passer. Mais si je vais bien, ce n’est pas son cas. Finalement, une fois chez moi, on s’allonge sur le lit et on discute. J’ai l’impression qu’il est en train de se noyer et moi, je ne lui envoie pas la bouée au bon endroit. J’essaie désespérément de le réconforter mais échec, j’ai l’impression et je n’aime pas ça. C’est un garçon vraiment bien qui ne mérite pas les galères qu’il a connues mais c’est toujours pareil, j’ai l’impression. J’éteins la lumière, on se blottit l’un contre l’autre et on s’endort. Le lendemain, je bondis de mon lit à 8h pour faire mon sac, je le réveille une bonne grosse demi-heure plus tard : je dois partir à 9h au plus tard. Il se prépare vite en me demandant si ça allait : « on n’a pas beaucoup parlé de toi.
– Mais moi, j’ai pas de problèmes. »
On finit par partir, il me serre contre lui avant de partir et file. Moi, je rate mon premier train et arrive in extremis à Austerlitz, me faisant copieusement incendier par ma sœur qui a fait la queue pour moi à la borne…
 
Et depuis ? Il n’y a pas eu d’acte 2, finalement, mais on reste en contact, on se parle quotidiennement ou presque. Quoi qu’il en soit, je suis contente que ce garçon soit rentrée dans ma vie car il m’apporte beaucoup sur le plan humain et, ça, ce n’est pas le cas de tous mes partenaires de brouette.