Les sites de rencontre ou la culpabilité de la non réponse

Il était une fois une copine de votre blogueuse, appelons la Mélanie. Un soir de spleen, elle décide de s’inscrire sur des sites de rencontre histoire de côtoyer quelques mâles et, pourquoi pas, trouver un the Only one. Généreuse, je lui conseille un de mes préférés (non, je ne dirai pas lequel). Décidée, elle se lance et devient aussi sec la proie de certains utilisateurs : une nouvelle sur le réseau, une cible parfaite.

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Revenons à moi pour une anecdote réelle qui va illustrer ce que je raconte. Le mois dernier, une autre de mes amies hésitait à s’inscrire sur Meetic. Comme je n’y avais plus mis les pieds depuis ohlala au moins, je décide d’aller y faire un tour pour me refaire un avis. A peine avais-je fini de remplir ma fiche que je reçois déjà des premiers mails. Comme je peux pas les lire car j’ai pas envie de payer (non mais ça va oui ?), je tente de réactiver un vieux compte pas utilisé depuis 2008 environ (et j’étais tombée sur ce malade mental). J’avais à peine fini de rentrer mon mot de passe que le même mec m’envoyait exactement le même mail. Ok : petite nouvelle sur le réseau = proie facile.

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Et c’est un fait. Parce qu’au début, on se dit que les gens sont gentils de nous parler et que ça coûte rien de répondre. On ne trie pas, on répond même aux super engageants « salut, ça va , » prémices d’une conversation qui s’annonce passionnante. Oui, pardon d’être une puriste mais sur un mail, tu parles pas comme sur un chat. Quand je me fends du premier mail, j’attaque toujours sur l’élément qui m’a fait réagir en premier histoire d’initier un semblant de conversation. Bref, on fait fi du fait que, physiquement, notre interlocuteur est à des kilomètres de notre style et qu’on n’a rien trouvé dans son profil nous permettant d’imaginer que « ça pourrait le faire ». Mais bon, le pauvre, il a fait l’effort de nous écrire, soyons polie.

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Alors, ça, on va oublier de suite.
Argument 1 : la plupart des mails sont des copier/coller. C’est la règle et c’est comme ça, les mecs cherchent à rentabiliser leur abonnement en chopant un max de rendez-vous (enfin, je dis mec, je suis pas convaincue que ce soit typiquement masculin mais passons). Un mail un peu long ne faisant pas la moindre référence au contenu de votre profil est signe que le mec est dans le rendement. Le must du copieur/colleur : vous envoyer son mail alors qu’il n’a même pas visité notre profil. Je sais que je suis canon mais quand même, je ne suis pas qu’une photo (surtout que j’en ai mis plusieurs pour pas qu’on se fasse de fausses idées, je suis honnête moi, y en a même en pied pour pas faire le coup du plan serré sur ma tronche pour cacher un corps que je trouve disgracieux). Votre interlocteur ne prendra pas mal votre absence de réponse : dans le lot, il ne notera pas que Mélaniedu75 ne lui a pas répondu. Les non réponses ne comptent pas, seule l’éventuelle réponse compte.

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Argument 2 : il ne me plaît pas. Lors de mes premiers pas sur des sites de rencontre, j’avoue avoir un peu mal vécu ma sélection par le physique. Je ne suis donc qu’une pauvre meuf superficielle. Et bien oui et c’est ce type de drague qui veut ça. Je veux dire pour être attiré par un homme pour autre chose que son physique, il faut que je ressente une attirance pour certains éléments de sa personnalité, son charme, son charisme. 3 lignes de profil ne permettent pas de rendre ça. Un peu comme la drague en boîte, on mélange sa langue avec le bogoss qui bouge son boule grâce à un déhanché sexy, pas un mec qui vous exposera sa très intéressante théorie sur la place de l’éthique dans la pensée de Nietsche. De toute façon, même si c’est fascinant, on l’entendrait pas. La photo est un premier filtre, c’est pour ça qu’on met tous la photo où nous sommes tout séduisant. D’ailleurs, quand on checke le site, c’est à peu près la seule info qu’on a avec le pseudo, l’âge et la ville de résidence.

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Argument 2 bis : je ne vois même pas l’intérêt de répondre aux profils sans photo. Tu ne veux pas qu’on te reconnaisse ? Ok, mec en couple. Tu ne t’assumes pas physiquement ? Ok, mec sans aucune confiance en lui qui va vous bouffer la vie. Et vu mes mésaventures passées avec certains tarés du web, sur ce blog même ou ailleurs (le taré dont je parle plus haut n’avait pas de photo de profil), jamais de la vie je n’accepterai de blind date. Quoi que tu n’assumes pas, règle tes problèmes et tu pourras revenir me parler ensuite.

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Argument 3 : Monsieur est mignon mais au bout de 2 mails, vous êtes assommée d’ennui. Allez-vous vraiment vous imposer de poursuivre la conversation ? A moins d’être masochiste, je ne vois pas pourquoi…

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Argument 4 : je vais le vexer. Peu de chance que ça arrive si vous êtes tombée sur un stakhanoviste du mail. Sinon, c’est un peu triste, c’est vrai. Mais ma douce politesse de mes débuts m’a appris qu’on ne pouvait pas répondre juste poliment, votre interlocuteur y voit une entrée dans une parade de séduction. Encore une anecdote (je fais tellement vieille combattante, là) : un mec m’envoie un mail marrant. Il est pas canon, canon mais bon, entamons la conversation, on passe sur msn et là, première question « notre différence d’âge ne sera pas un frein entre nous ? », un truc comme ça mais qui faisait très « on est déjà un couple et on pose les questions qui fâchent ». Heu… Pression, pression ! Je voulais juste être polie, moi, pas me marier…

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Bref, un site de rencontre, c’est pas pour se faire des copains (allez sur OVS plutôt… Quoi qu’il y a son lot de tarés et ça baise ou tente de baiser sec ! Et je vous dis pas comme ça se jette sur les nouvelles). On n’est pas l’armée du salut, on n’est pas censées se taper tous les mecs tentant leur chance avec nous. Comme la drague de rue !

Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile

J’ai honte de le dire mais assumons : Secret Story m’a révélé un truc. Non pas que les candidats ne maîtrisent pas la base du français (et qu’on ne me dise pas qu’ils sont étrangers, ils sont francophones !) mais que pour mener les hommes par le bout du nez, rien ne valait la fragilité. Mince, ça fait 15 ans que je joue sur un tout autre registre. Moi, l’empathique, la plutôt fine psychologue, je suis tombée complètement  à côté.

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Quand j’étais petite, genre en primaire, mon atout numéro 1 était mon côté garçon manqué, les garçons m’aimaient parce que j’étais comme eux (et accessible). Bon, malheureusement pour moi, le garçon dont j’étais folle amoureuse du CE1 au CM2 (j’ai gardé de lui mon attirance pour les longs cils chez les mecs mais je n’ai remarqué ça que récemment, en lisant Biba… Oui, la sous-culture me révèle beaucoup de choses) n’a jamais partagé mes sentiments. Tiens, Facebook me l’a proposé en ami l’autre jour et curieusement, il est toujours aussi craquant. Je me demande si je devrais pas l’ajouter et le draguer histoire de réaliser mon plus vieux fantasme. Même si un amour quand on a moins de 10 ans s’associe difficilement à la notion de fantasme, je savais même pas qu’il fallait mettre la langue à cet âge là alors le reste… Bref. Forte de ce succès de mon enfance, même si je me suis féminisée par la suite, j’ai donc pris pour acquis que les garçons n’aimaient pas les « pisseuses » mais les filles fortes. Alors forte, je fus.

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Donc depuis que je suis en âge d’avoir des relations amoureuses, je retiens orgueilleusement mes larmes devant les garçons parce que je suis forte. Vice majeur : de forte, je suis passée à soignante qui m’a été expliqué ainsi par Tribulanne : en gros, j’ai souvent des
crushs (j’aime bien ce mot) pour des garçons fragiles et je veux les guérir de leurs mots. Problème : dans soignante, il y a soi niante. Et surtout, à prendre la position de forte dans le couple, on peut difficilement revenir en arrière. Or la vie m’a appris que, non, j’étais pas indestructible même si j’avais envie de croire le contraire. Moi aussi, je pleure (et c’est pas une honte, faut que j’arrête avec ça, aussi), je craque, je dois même parfois prendre des cachets pour aller travailler tellement je suis au fond du trou (ce n’est plus le cas, je parle de mon ancien taf). Bon, y a aussi des fois où tout va bien, que je vais gaiement sur les chemins de la vie en chantant des airs entraînants, je ne suis pas qu’une petite chose fragile. Mais oui, j’ai parfois besoin de bras réconfortants, comme tout un chacun. Et le vice ultime de la soignante forte, testé par votre aimable blogueuse, c’est que le mec tout cassé par la vie, tu le rafistoles bien comme il
faut et qu’est-ce qu’il fait ? Il repart gaiement sur le chemin de la vie… sans toi. Mais c’est pas grave, t’es forte, tu vas encaisser, hein ?

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Alors voilà, je voyais la petite Stéphanie qui faisait sa fille fragile et qui a peur de se tromper (mais maintenant, tout le monde la déteste, je comprends rien) et je me disais que, merde, elle avait tout compris et que j’étais dans le faux. Alors attention, mon but n’est pas non plus de manipuler qui que ce soi. J’ai un peu autre chose à faire et puis c’est fatigant. Ce que je veux dire c’est que ça fait une éternité que je planque bien ma fragilité sous une épaisse couche de cynisme et d’air blasé (je n’ai pas trouvé le nom commun associé à
blaser…) et qu’en fait, j’avais tort ! Bon, ok, j’étais pas très crédible apparemment mais je le faisais quand même, quitte à ravaler mes larmes pour pas montrer que j’étais un peu sensible. Sauf que ravaler ses larmes, ça finit par faire mal à la gorge (si) et à force, ça finit par péter n’importe comment genre quand on se pète un ongle ou qu’on se coupe avec une feuille (ce qui fait très mal quand même) ou que le monsieur de free ne veut pas vous changer la box mais vous renvoyer la prise (c’était la 6e! Je suis chez neuf depuis). Mais bon, toutes ces années de conditionnement à faire ma forte tête, ça va mettre du temps à apprendre à montrer que je ne suis pas qu’une wonder woman. Je progresse mais j’ai encore du mal à accepter l’idée de regarder un film qui peut faire pleurer en présence d’une autre personne.

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Mais voilà, la vérité, c’est qu’ils semblent nous aimer fragiles, torturées et complexes. Pas chieuses mais pleureuses. Enfin pas trop non plus, faut pas abuser, être dépressive n’est pas sexy. Car la question que je me pose, c’est pourquoi ? Réponse simple : ça flatte leurs instincts protecteurs. Mais oui, bien sûr, suis-je bête. Attention cependant à ne pas dévoiler sa fragilité trop vite, certains prédateurs mal intentionnés s’en délectent.

PS : En faisant la recherche icono pour l’article, je me souviens pourquoi  j’aimais pas le côté fragile, je pleure… Parce que c’est un truc d’ado faussement torturé. Exemple :

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Jeune, tu es une manne pour les employeurs

 


Sauf qu’ils n’auront pas tous l’honnêteté de te payer à ta juste valeur. Pour ceux qui ne sont pas au courant, ô joie, le journal 20 ans ressort. Bon, je ne le lisais pas à  l’époque mais tiens, pourquoi pas. Je n’ai même pas eu le temps de l’acheter que je veux déjà ne plus rien savoir de ce torchon. Je ne parle pas des papiers (après tout, de prime abord, ils valent ceux des autres féminins) mais des révélations pas jolies jolies qui ont été faites sur la rémunération des « journalistes ». Entre guillemets parce qu’à ce niveau là, j’appellerais plutôt ça de pauvres victimes.

 


Il était une fois un groupe presse qui se dit « tiens, si on ressuscitait un magazine féminin connu pour se faire plein de blé ? » « Ouaiiiiiiiiiiiiis ! ». Alors prenons un magazine féminin mort style 20 ans qui bénéficie d’une bonne image nostalgique chez ses anciennes lectrices. Maintenant, prenons de très jeunes filles genre blogueuses ou étudiantes en école de journalisme ou comm et faisons leur une proposition d’enfer : « Alors, tu vois, tu vas travailler avec nous, ça va être trop top pour ta carrière, ça va faire super joli sur ton CV ! La paie ? 20 euros les deux pages, 10 euros l’une, 5 euros la demi page ». En gros, on t’encule à sec avec verre pilé sans lubrifiant et t’es mignonne, tu souris, merci.  Des tarifs scandaleux, une équipe inexpérimentée : la rédac chef avait 19 ans, stagiaire et s’est d’ailleurs fait remercier avant la sortie du 1er numéro. Et curieusement, le gentil directeur (Frédéric Truskolaski) rechignent à leur donner leur argent de poche. Oui, moi, j’appelle pas ça un salaire mais de l’argent de poche.




J’ai déjà parlé de ce patron de presse qui m’avait tenu sensiblement le même discours dans le temps. Pourtant, je n’ai rien contre la pige bénévole puisque j’en ai déjà fait (et que ça m’arrive encore), je pense même que c’est un bon tremplin. Mes deux ans de pige bénévole en tant que chef de rubrique sur un webzine étudiant m’a drôlement aidé à trouver du boulot. Il y a aussi l’aventure Sensuelles montée de toute pièce par une équipe motivée et bénévole. Mais là où il y a une énorme différence, c’est qu’en l’espèce, rien qu’une page de pub dans le magazine permettra de payer nos pauvres journalistes et le reste, direct dans la poche du patron. C’est ce qu’on appelle de l’exploitation, non ? Si.




Oui mais il reste quand même le volet expérience vont souligner les esprits grognons ou ceux qui ne savent pas ce qu’est la précarité et la course à la moindre pige. Non mais c’est vrai, elles font chier ses petites connes à chouiner alors qu’elles ont écrit sur 20 ans et ça va faire trop bien sur le CV. Et bah tiens ! 20 minutes ayant révélé ce qu’il se passait en coulisses, bonjour la crédibilité. Même si pour ma part, j’admire Claire Crepon, la jeune de 19 ans qui a réussi le lancement du mag en 1 mois et demi, sachant que tout se faisait par MSN vu qu’il n’y avait pas de locaux. Claire si tu me lis, je te paie un verre quand tu veux, ça me ferait plaisir de te rencontrer, ceci sans ironie. Le challenge qu’elle a relevé est juste énorme. Sauf que voilà, 20 ans, ça sent un peu mauvais suite à ce mini scandale. Travailler par MSN, c’est bon pour les magazines amateurs, pas pour les titres de presse avec plein de gros sous investis dessus.



Et voilà dans quel monde on vit. Entre les stagiaires et les piges payées avec les billets qui traînent dans la tirelire, on est loin de se sortir du trou. Tout ça m’écoeure et me donne envie de hurler. Parce que j’ai vécu ce genre d’expérience, parce que j’ai parfois été trop conne d’accepter parce que j’espérais que ça  m’ouvrirait des portes et que je m’en suis prises sur le bout du nez.  Que je vois nombre de webzines ne pouvant payer les gens qui écrivent dedans et qui s’excusent platement de ne pouvoir le faire (genre le très bon Save my brain ou Madmoizelle) et qu’à côté de ça, des mecs peu scrupuleux se font construire une jolie maison en exploitant nos espoirs en une belle carrière,  notre envie de bosser coûte que coûte, même si le salaire n’est pas là…



Et après, on nous dit que les jeunes ne sont pas travailleurs. Et bien…

Blogueurs, petits joueurs !

Je ne suis pas très intégrée dans la Blogosphère B majuscule, je participe rarement aux buzz et je ne relaie rien. Ça n’empêche pas que je suis bien au courant des opérations en cours, c’est même une partie de mon métier. En ce moment, ça s’agite autour du Criterblog. Le criteblog ? En gros une agence de comm spécialisée dans le web 2.0 (Rumeur Publique) a eu une super idée : une compétition entre 5 équpes de 4 blogueurs au ski. Mais pour que la sauce prenne bien, il faut que les internautes soutiennent les équipes en s’inscrivant
sur leur groupe Facebook et les 5 premières équipes qui ont le plus de membres gagnent.


Dès qu’il s’agit de voter et gagner, les blogueurs deviennent sans foi ni loi. Heureusement que Pierre de Coubertin n’a pas connu les blogs. Déjà à l’époque, il y avait eu de vilaines bagarres et tricheries lors du premier festival de Romans, ça m’avaitgonflée et j’ai laissé tomber le « votez pour moi » dès le 2e jour. Depuis, j’ai découvert que dès qu’il y avait vote et lot à gagner, les blogueurs ne répondaient plus de rien. Tout est bon pour gagner, les petits magouilles et co, un IP se masque si facilement. L’adulte reste un éternel enfant. Participer pour le plaisir ? Et ta sœur !


Quand le Criterblog a commencé, j’ai reçu des invitations de tas de groupes voulant partir aux Arcs. Suivant les recommandations deVicky et PinkLady qui sont copines avec une blogueuse faisant partie du groupe Dancing Fouines (Camille d’Essayage, la blogueuse, vous saurez tout).  Le groupe est en effet très sympa : humour, autodérision, bannières qui bougent, vidéos… Ils se mouillent ! Donc j’adhère à leur groupe et à leur groupe seulement. Ailleurs, je vois que l’esprit est limite : toutes les blogueuses promettent de se mettre à poil si elles sont envoyées au Arcs. Des blogueuses nues, quelle originalité ! Puis sur le blog d’un « influent », son auteur propose de donner son soutien au groupe qui lui enverra la participation la plus fun pour le motiver. Deux participantes viennent commenter et proposent des photos ou vidéos en petite tenue. « Rappelle moi la taille de ton soutien gorge ? » demande l’une, « rappelle moi ton poids », rétorque l’autre. Certes sur le ton de l’humour mais l’humour très vache, qu’est-ce qu’on se marre !


Hier, j’ai appris par Vicky et Pink une nouvelle magouille : l’équipe classée 2e ne veut pas de celle classée 5e parce que bon, ils ont
plus d’affinités avec la 6e et veulent celle là et c’est tout. Du coup, ce groupe a envoyé un message à tous ses adhérents pour leur demander d’adhérer également au 6e groupe. Sauf que les équipes de 2 à 6 sont dans la même centaine de membres donc en favorisant la 6e équipe, tous les autres sont menacés, y compris les Dancing Fouines qui sont ceux qui jouent le plus le jeu avec des photos et vidéos pleins d’autodérision. Là, ça me gonfle. Je sais que les soutiens ne servent là qu’à choisir les équipes car une fois celles-ci formées, ils seront totalement hors jeu . Au mieux, les lecteurs auront un article « ouais, trop bien les Arcs ! » mais bon, les blogueurs, ça reste entre eux, merci de ne pas trop vous incruster non plus. Mais s’ils veulent partir qu’avec leurs potes, qu’ils s’organisent un week-end comme des grands.


Enfin, ce problème de copinage fait qu’on voit toujours les mêmes dans toutes les opés, pas forcément des gens qui ont un lectorat significatif en plus mais qui connaissent les bonnes personnes, ont des horaires très souples, voire travaillent dans les agences spécialisées dans le buzz. Ça, j’y reviendrai dans un autre article. Et surtout, tous ces gens vivent à Paris, ce qui élimine d’office les autres qui ont le mauvais goût de vivre en province. Et même pour ce genre d’opé qui se passe en province, on va encore se retrouver avec toujours les mêmes qui sont tellement bien entre eux que des nouveaux venus ne les intéressent pas. Ben moi, j’ai décidé de soutenir les dancing fouines et si vous voulez faire pareil, suffit d’adhérer au groupe.

Et puis tiens, argument ultime :

Normalement, y a une autre vidéo qui doit arriver dans la soirée de nos 4 Fouines qui font les folles dans Lyon, je guette, je guette. Elle sera sur le groupe de toute façon.

EDIT : La voilà (merci chériiiiiiiiiiie)


Envie de nouveauté dans votre rédaction ? Une journaliste-blogueuse à votre disposition

Comme promis la semaine dernière, voici ce que j’ai envoyé aux rédactions quand je cherchais du taf. Pour info, on m’a proposé un CDI grâce à cette approche mais comme j’avais trouvé du boulot entre temps, je l’ai finalement refusé.

Une place vient de se libérer au sein de votre rédaction ? Vous cherchez une nouvelle pigiste pleine de bonnes idées qui peut faire renaître une de vos rubriques ?

Je vous propose mes services.

  • Jeune mais expérimentée

Du haut de mes 26 ans, j’ai accumulé pas mal d’expérience. Etudiante, je traquais déjà la possibilité d’apprendre. Mais pour ne pas être en reste, j’ai passé un master 2 de journalisme à l’IEP de Toulouse.

Sur mon CV, vous constaterez des expériences aussi diverses que variées, du sportif au féminin, en passant par le géopolitique. Parce que ces domaines me plaisent, mes magazines féminins se mêlent à mes magazines d’actu.

J’ai, jusqu’à présent, refusé de me cantonner à un domaine, de peur de me fermer des portes. Je pense en effet que tout(e) bon(ne) journaliste doit être capable d’écrire sur n’importe quel sujet sans que le lecteur soit lésé. Car si je suis aujourd’hui journaliste, c’est essentiellement par curiosité et désir d’apprendre, encore et toujours. Chaque article est l’occasion pour moi d’apprendre quelque chose et de partager mon nouveau savoir aux lecteurs.

A 26 ans, j’ai quitté depuis un an les bancs de l’université et j’ai toutes les qualités de la jeunesse. J’ai des idées, de l’enthousiasme et je peux faire des nuits de 5h sans que ça se voit le lendemain. Motivée, je ne travaille pas en gardant un œil sur la montre : je ne pars que lorsque le travail est terminé.

  • Une blogueuse reconnue

Je tiens plusieurs blogs qui ont un certain succès, le plus connu étant les vingtenaires (www.vingtenaires.com) lu en moyenne par 1500 visiteurs uniques par jour, soit l’équivalent d’un Olympia. Sociologue improvisée, j’analyse ma vie et celle des autres, j’observe mon entourage, les gens dans la rue et j’écris. Bien intégrée dans la blogosphère, je maîtrise parfaitement cet univers, vrai phénomène médiatique. Outre les articles et émissions qui y sont consacrés, les blogueurs sont aujourd’hui des références pour les journalistes. J’ai ainsi été interrogée plusieurs fois par des journaux comme Zurban ou Technik’art.

Ce blog illustre :
– ma capacité à avoir plein d’idées car un article par jour, ça n’est pas toujours évident
– ma capacité à gérer les autres rédacteurs, à édifier un calendrier des publications
– susciter l’intérêt de plus d’un millier de lecteurs qui viennent tous les jours à l’heure du café pour connaître ma vision de la vie.

Ecrits en une demi heure environ sans aucune documentation, ces articles pourraient être développés et faire de vrais dossiers pour vos journaux. Mais pour ne pas m’enfermer dans ce style, je viens de créer un nouveau blog qui me permet d’écrire sur tous les sujets qui me tiennent à cœur. Plutôt que d’attendre qu’on me laisse de l’espace dans un journal pour écrire, je me crée mon propre espace de communication.

  • Une démarche originale

Vous lisez mon plaidoyer pour ma personne et vous devez vous dire que ma démarche est inventive, peut-être risquée. Mais je sais que je dois être la trentième personne de la journée à vous envoyer une candidature spontanée et je vous épargnerai une lettre de motivation stéréotypée. J’ai donc choisi une démarche plus amusante afin d’attirer votre attention sur ma candidature, qui n’en demeure pas moins sérieuse.  Je suis idéalement à la recherche d’un poste fixe (CDD ou CDI) mais aussi de piges. Comme vous avez pu le constater en allant voir mes blogs, je ne manque pas d’idées.

Je joins à ce communiqué mon CV avec mes coordonnées, je me tiens à votre disposition pour tout entretien.

Je vous remercie de l’intérêt que vous porterez à ma candidature. Dans l’attente d’une réponse de votre part,

Cordialement

Nina Bartoldi

Etre VIP ou être une erreur de casting

La semaine dernière, je suis allée à une soirée de la hype qui déchire, on dira. Je vous fais le résumé : je reçois une invitation pour l’inauguration d’un bar à oxygène au Bleu comme bleu qui était jusque là un salon de coiffure, salon de thé et salon de pâtes. Comme c’est avenue Hoche, autant vous dire que si j’avais pas été invitée, j’aurais pas pensé à y aller. L’attachée de presse a l’air sympa en tout cas, alors je prends mes fidèles acolytes, PinkLady et Vicky et on y va. Pour lire le résumé de Lady, c’est là et les photos là. Pour Vicky, elle l’a pas encore écrit la coquine !

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On arrive à 19h30 (pour 19h30, première erreur stratégique), trempées jusqu’aux os. On se présente et on sent déjà que ça va pas être simple « nous sommes des bloggeuses, nous avons été contactées par Gabrielle.

– Heu qui ? Vous avez votre carton ?
– Non, j’ai pas pensé à l’imprimer »

Ok, là, j’ai losé sur le coup, j’avoue. Mais en général, dans les soirées bloggeurs, on se pointe et c’est tout. Donc là, on passe quand même, on arrive aux vestiaires poser nos affaires (trempées), Gabrielle nous présente Lola Séguéla (oui, la fille de) qui tient le lieu et nous voilà invitées à faire un tour. Première étape, le bar. « Pardon, mesdemoiselles mais c’est une soirée privée, ce soir ». Mais ils nous cherchent ou quoi ? On a dû passer déjà je sais pas combien de personne, si on est arrivées jusque là, c’est pas par hasard.
« Oui, je sais, nous sommes des bloggeuses invitées par Gabrielle.

– Gabrielle, qui ?
– Gabrielle l’attachée de presse… »

Apparemment, il y avait beaucoup d’attachées de presse dans l’histoire. C’est pas grave, la dame nous lâche, on peut aller se promener.

Bon, évidemment, le tour est assez rapide et on décide de tester le bar à oxygène, le tout sous la caméra de M6. On est stars ou on ne l’est pas ! Bon, au bout de 30 secondes, j’ai déjà un peu la tête qui tourne, je suis plus habituée à l’air pur. Je dois expliquer à la dame de la télé que j’ai testé Extase comme oxygène car il y en a plusieurs. Heureusement que j’ai gardé fantasme pour après la vidéo, j’aimerais que quelqu’un quelque part ne me prenne pas pour une dépravée. D’ailleurs, c’est amusant de voir le vol de pintades qui suit le champ de la caméra en permanence. On s’en est pris un juste sous le nez, d’ailleurs. On continue à tourner virer, on croise des gens qu’on connaît (en l’occurrence, deux, Mry et Babillages) puis enfin, on a le droit d’aller se chercher une bouteille de champagne. Oui, une bouteille mais des baby, rêvez pas non plus. Alors, là, petit cours de physique : quand on plonge une paille dans une mini bouteille de champagne, ça mousse et ça déborde. Ce qui peut occasionner plein de jeux de mots très rigolos mais avoir du champagne plein la main (oui, tu le sens là le jeu de mots à deux balles), c’est pas hyper glamour. Et boire du champagne à la paille non plus, si tu veux mon avis.

On part à squatter un des salons de coiffure, on est peinardes pour discuter, on est juste dérangées par Monsieur Gadget, un monsieur qui a des lunettes en forme de cœur et une espèce d’oreillette genre blue tooth qui clignote et qui cherche apparemment des journalistes pour parler de son futur site. Ah, y a Bernard Montiel qui traîne aussi dans les parages, il m’a semblé petit mais je me souviens plus très bien. Oui parce qu’oxygène et champagne à jeun, ça me fait un peu perdre mes souvenirs.

La bouteille finie, on décide d’aller manger parce qu’on est toutes les 3 pompettes, on retourne au vestiaire où une grande gigue d’un mètre 80 minimum et de 35 kilos au max d’une soixantaine d’années jette son manteau en vison (ou plutôt en renard je dirais mais vu que j’y connais rien, je dis n’importe quoi) au vestiaire avant d’aller discuter avec des gens. La pauvre fille du vestiaire était toute étonnée « heu mais elle prend pas son billet la dame ? ». Et ben ouais, on a la manteau de fourrure attitude ou on l’a pas, c’est comme ça. En attendant, on a enfin réussi à ne pas se faire dépasser de partout pour récupérer nos manteaux pas en fourrure.

Bilan : je crois que nous étions une demi douzaine de bloggeurs là dedans dont deux à avoir eu officiellement une invitation, à ma connaissance, à savoir Mry et moi. Alors autant, Mry, il est dans la catégorie influenceurs et tout, autant moi, je n’ai pas compris ce que je faisais là. Je ne suis pas dans la blogosphère féminine ni dans la blogosphère de luxe, je pense que peu de mes lecteurs seraient prêts à payer 90 euros un brushing (c’est le prix du salon de coiffure, j’ai pas eu les autres mais ça m’étonnerait que ce soit donné), je ne me considère pas vraiment comme une influenceuse non plus. Alors je ne sais pas. J’ai juste l’impression d’avoir été une erreur monumentale de casting pour le coup. D’ailleurs, l’accueil qu’on nous a réservé semble le confirmer même si en partant, la dame qui devait être shootée à l’oxygène a été vachement sympa « au revoir les bloggeuses, hihi ! ». Après, est-ce que je conseillerais
d’aller fréquenter cet endroit ? Ben oui, si vous avez les moyens, c’est très sympa. D’ailleurs, moi, je me ferais bien des shoot d’oxygène, des fois. Mais je crois qu’en l’espèce, je corresponds pas vraiment à la clientèle type.

Foutez-moi la paix

J’avais promis hier de faire un blog plus léger mais là, j’ai besoin de pousser un bon gros coup de gueule car il y a des choses qui me gonflent. Hier, un lecteur s’est vanté de m’avoir trouvée facilement sur facebook. Pas ma fiche Nina, l’autre, celle avec mon vrai nom. Il y a quelques temps, un autre lecteur m’écrivait toujours sur le même site en disant, en gros : « je t’avais trouvée sur meetic, je te retrouve ici en passant par le facebook de mon ami Patapon et du coup, je suis allé sur viadeo vérifier, on devient pote ? ». A ton avis ? Déjà, tu n’as même pas Patapon en ami mais surtout, tu crois vraiment que ton attitude et ton comportement obsessionnel va me donner envie que tu fasses partie de mon cercle d’amis même virtuel ?


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Ecrire un blog, c’est jouer le jeu de l’exposition. Sauf qu’en créant ce blog, j’ai posé une première limite : l’anonymat. J’ai choisi de m’appeler Nina Bartoldi et de parler sous ce nom là, ça ne me paraît pas difficile à comprendre pourquoi. Même si aujourd’hui, ce blog apparaît sur mon CV, que mes collègues et certains membres de ma famille le connaissent, je n’ai pas envie qu’il soit associé à mon vrai nom. Parce que Nina est juste une partie de moi et que je suis plus complexe, je l’ai déjà dit. Nina est mon avatar virtuel et ça m’agace vraiment que vous ne respectiez pas ça. L’an dernier, un lecteur a parlé de mon CV en ligne, ça n’a pas raté, une dizaine de personnes (pour ceux qui m’en ont parlé) l’ont cherché. Là, je dis que je suis sur facebook, ça rate pas, on me cherche dessus. Alors permettez moi de vous dire que ça me fait profondément chier. Si je voulais qu’on sache qui je suis, j’aurais pas pris un pseudo, ça me paraît
évident. Vous demander de respecter ça ne me serait même pas venu à l’idée tant ça me semble évident. Et je suis pas la seule à subir ça, une bloggeuse s’est enlevée des amis facebook de Nina car au moins deux lecteurs l’avait reconnue par ce biais.

Globalement, je n’ai pas de problème avec mes lecteurs mais certains ne comprenant pas la limite entre réel et virtuel ont littéralement fondu les plombs. Ainsi, cet été, je me suis retrouvée au commissariat pour porter plainte (oui, une vraie plainte, pas une main courante) après qu’un mec qui me harcelait depuis un an et demi avait eu la bonne idée de poster ma photo collée sur une pierre tombale sur son blog avec comme date de mort « soon ». Puis dans les articles suivants, il indiquait qu’il allait se rendre dans mon quartier et mettait tout un tas de photos d’armes blanches… Alors sans être parano, là, c’était too much. Passer un week-end à recevoir des coups de fil de tous vos amis pour vérifier que vous êtes toujours en vie, à laisser les volets fermés au cas où, à se déplacer dans tout Paris pour être là où vous n’êtes pas censée être et vous comprendrez pourquoi je suis réellement furieuse quand un internaute fait le fier « hé, je sais comment tu t’appelles, je t’ai trouvée ! ». Et tu trouves ça normal toi de traquer quelqu’un sur le net ? Perso, quand je lis un blog, quel qu’il soit, je ne cherche pas à savoir qui est derrière, je prends les infos que le bloggeur me donne et ça me suffit. Sans doute parce que je suis saine d’esprit. Récemment, une bloggeuse expliquait qu’on lui demandait souvent si les histoires (assez incroyables, en effet) qu’elle racontait sur son blog étaient vraies ou pas. Honnêtement, je n’ai pas envie de le savoir, je m’en fous. Ca me fait rire quand je la lis, la plupart du temps, et ça me suffit. Peut-être que certains pensent que c’est faux et se sentent floués mais prenez de la distance, les gars : tout ça n’est qu’écrit et mon blog est juste une part de moi. L’autre part, elle ne vous appartient pas, vous n’avez aucun droit dessus.

Alors, je sais déjà les comms qui vont être postés genre « non mais tu te prends pour qui, comment oses-tu te plaindre ? Parce que vous voyez, quand on est bloggeur, on n’a pas le droit de se plaindre de ne pas être respecté, « on le cherche ». Et bien, je ne suis pas d’accord. Etre bloggeur ne veut pas dire qu’on renonce à tout, surtout à notre tranquillité et notre anonymat. Si je courrais réellement après la célébrité, je me contenterais pas d’un blog, j’aurais fait du journalisme télé pour commencer, en espérant devenir
présentatrice. Si je voulais que vous puissiez voir ma bobine, je l’aurais mise. Mais je l’ai pas fait. Y en a marre des gens qui ne savent pas respecter nos choix et nos désirs. Je ne veux être qu’une bloggeuse virtuelle sans visage, pourquoi n’êtes vous pas capable de vous en tenir là ? Ne pensez-vous pas qu’il faut avoir quelques petits soucis pour traquer quelqu’un sur le net, juste pour voir sa tête (pour les moins déséquilibrés) ? Je vous invite dans le salon, vous allez fouiller mes placards. J’aurais le sens du dramatique, je dirais que je me sens violée. Sans aller jusque là, ça me dérange et pas qu’un peu. Quand je cherchais du boulot, je DEVAIS avoir des CV en ligne et la personne qui a eu la bonne idée d’en parler a eu droit à un mail très sympa de ma part. Aujourd’hui, j’ai le droit d’être sur facebook ou autres sans avoir peur qu’un nouveau psychopathe ait envie de me tuer ou me harceler ou je ne sais pas quoi d’autre. Surtout qu’en
tombant sur ma fiche, il peut également voir mes amis qui, eux, n’ont rien demandé du tout.

Alors foutez moi la paix et contentez vous de ce que je vous donne. Je trouve que c’est déjà amplement suffisant.

Freestyle

Il est tard, je viens de me prendre 6h de route dans les pattes après un week-end dans le sud qui fait du bien, il fait froid, mon chaton (qui en fait n’a rien fait de sale dans sa cage) me fait des ronrons dans l’oreille donc autant vous dire que là, je suis pas du tout parée pour vous faire un article digne de ce nom. L’article racontant mon week-end, c’est demain, c’est prévu.

Des idées d’articles, j’en ai des tas ! Vie pro, vie privée, amours et amitiés et chats, j’en ai plein. Mais là, j’ai ni la force ni le courage de développer, je veux juste prendre une douche (très) chaude et me coucher avec mon chat qui fait des ronrons et ma bouillote qui m’a chauffé les draps. Cependant, en tant que bonne bloggeuse, je ne vous oublie pas, lecteur, je pense à toi, devant ton écran, à moitié endormi avec ta tasse de café. Non, je peux pas t’abandonner quand même. En même temps, tu noteras que ça fait dix lignes que je dis rien mais
que je fais genre que c’est un vrai article. Parce que tu vois, je pourrais faire une liste mais non, la liste, c’est le samedi, je dois pas user mes cartouches. Je pourrais te faire une BD mais je sais que t’aimes pas ça parce que je dessine mal. Je pourrais jongler avec 3 balles mais tu t’en fous, tu vois pas, la magie du net a ses limites

Je pourrais aussi faire du teasing genre je vais te dire que prochainement sur ces pages, je compte te parler de mon week-end sudiste, une nouvelle comparaison amour/amitié, quelques articles sur le métro, d’autres sur le chômage, d’autres encore sur les blogs. Je te parlerai de mes bloggeurs crétins aussi, quelques perles. En fait, si t’es sociopathe tendance obsessionnel paranoïaque, je suis sûre que t’as un blog sur les plateformes que je gère ! Un jour aussi, je te parlerai masturbation parce que je ne l’ai jamais fait et qu’au bout de 2 ans
et demi ça craint. Mais bon, je parle plus trop de sexe histoire qu’on me prenne pas que pour un vagin ambulant, c’est tellement réducteur, bouh. Je te parlerai d’amour, aussi, d’ocytocine, peut-être d’alcoolémie. Bref, tu vois, des choses à dire, il y en a ! Mais ce soir, je veux juste aller me coucher donc je le ferai une autre fois, tout ça. Mais maintenant, t’as déjà une idée de ce que tu vas lire dans les prochains jours ici. Sachant que les prochains jours, ça peut être dans 3 mois, je peux être très versatile avec ce blog. Genre un truc qui m’énerve ou
m’inspire va être écrit en 10 mn et passer en priorité.

Là, j’en suis à la 33e ligne, selon word, 33 lignes de merde intégrale et de vide absolu, il faudrait peut-être que je m’arrête à moins que je ne lance une blague… Non, j’en ai pas. Je pourrais te parler du fait que grâce à ma Vicky chérie, je suis redevenue parfaitement brune mais bof aussi. Je suis juste un peu plus belle qu’avant. Oui, je me dis que je suis belle parce que si je le fais pas… Si, des gens me le disent mais c’est pas une raison pour faire son avare d’auto-compliments. C’est un peu de la méthode Couet : « je suis belle, belle, belle, même sans Affibel ». Parce que bon, là, j’ai un peu décidé de rentrer en période d’abstinence choisie car 2007 n’est qu’une longue suite de déceptions, de « c’est pas toi, c’est moi », de connards alzheimériques… Donc comme 2007 a décidé que j’avais déjà un (ouais et même 2) CDI dans l’année, faudrait voir à pas trop en demander non plus. Donc, en mon âme et conscience, j’ai bousillé ma fiche meetic et en plus, je l’annonce haut et fort : cet hiver, quand je sortirai pas avec les cops, ce sera tricotage devant la télé. Hé oui, même pas peur.

Bon, là, je crois qu’il est temps d’arrêter, il fait peur mon article…

Votez Nina !

Par Lucas

Chère lectrices, chers lecteurs,

Les 10 et 17 juin prochains, vous déciderez, à l’occasion des élections législatives, de la représentation à l’Assemblée Nationale pour les 5 années à venir. L’enjeu est important (va,tout s’en va, lalala. Leo Ferret, sors de ce blog.).

Candidats au nom du Parti des Vingtenaires sur le XXIIeme arrondissement de Paris, nous voulons être représentants d’une société plus juste et plus équilibrée car comme le dit Francis Cabrel :
« C’est juste une question d’équilibre ».
Une démocratie ne peut fonctionner correctement si l’ensemble des leviers (l’dire à ta mère) est détenu par une majorité cacochyme et valétudinaire  Une opposition forte et jeune est donc nécessaire. Nous, on s’y colle, à la cool.

Nous voulons contribuer à l’instauration d’une societé dans laquelle chacun puisse trouver sa place et son alter ego

Nous défendons une réelle mixité sexuelle, un accès aux capotes facilité, l’amélioration du pouvoir d’achat des jeunes, l’emploi motivant pour tous. Rigolade et allégresse seront garanties à chacun, sans discriminations. La prise en compte de la bêtise des videurs qui ouvrent les portes quand on arrive avec une bombasse et ferment celles-ci quand on est avec un cageot sera notre leimotiv. Sauvons les cageots ! Le cageot a des droits !

A une société du rejet, nous opposons notre confiance envers les internautes, la jeunesse, l’avenir et les joueurs de pipeau. Nous ferons le pari de l’éducation sexuelle et de la légalisation des jeux de mots à deux balles.

Homme et femme de terrain, élus locaux proches de vous et à l’écoute de vos préocccupations, nous agirons au quotidien pour l’intérêt des e-lecteurs (tiens, un jeu de mot à deux balles)  de notre blog et donc la défense de votre lecture post labeur. Ensemble nous somme prêt pour un véritable changement ( naaan c’est pas du pipeau)

Avec votre soutien, nous voulons promouvoir un projet humaniste et ambitieux pour une France jeune et solidaire (et rigolote)
Votez Nina !

Nina Bartoldi, Lucas d’Amore

Nina Bartoldi,
27 ans,
Double Maîtrise : histoire contemporaine et sciences
politiques, Master professionnel de journalisme à l’IEP de Toulouse (NotedeLucas : ça déchire une double maitrise ! C’est comme ScPo Toulouse ! Sur un CV,ce sont deux  trucs qui tapent ! La classe Nina, tu m’avais caché ça !!)
Pigiste bénévole tout partout, rédac chef des vingtenaires, blogueuse méga célèbre (au moins), interviewée par Technikart, ex d’un splendide brun (mais lequel??)

Lucas d’Amore :
27 ans
Maitrise Droit des Affaires, Sup de Co Reims
Délégué de classe en 3eme et 2de
Ex-vendeur golf chez Decath, ex-participant à la Conference Berryer,
ex-trésorier d’assoce, ex-journaliste au 18-25, ex d’une belle blonde.

Le scénario porno d’Aston et Nina

Ce qui est bien quand on est blogueuse, c’est qu’on rencontre des tas de gens intéressants dont Aston, qui s’est illustré plusieurs fois par son humour en comm. Et quand Nina et Aston parlent pour la 1ère fois sur MSN, ils montent un film porno intitulé « du pain, des mains, des gros seins » dont voici l’affiche, réalisée par Aston himself. Je vous laisse découvrir la conversation.

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Aston : en plus, il s’appelle knud… si ca c’est pas bizarre deja
Nina : Ahahahahahahah!! Sérieux?
Aston : ouais, comme le petit ours blanc du zoo de berlin. C’est comme si je m’appelais prosper
Nina : Knut, il s’appelle! Méga sex Prosper aussi
Aston : ca donne envie de faire peter le string hein? « Viens par la prosper, je vais te bouffer le pain d’épice »
Nina : Ah ouais, je suis toute excitée là
Aston : c’est un bon concept de film de cul « prosper, youplaboum »
Nina : Ahahahahahahah, comme c sex!!
Aston : mouais, faut bosser un peu sur le packaging mais ca le fait non? 😉
Nina : Ouais, je me demande comment le développer. On fait l’histoire d’un bonhomme en pain d’épice géant qui prend vie?? Et qui organise des partouzes?
Aston : vala des orgies au miel
Nina : Oui et il éjacule de la chantilly
Aston : faut trouver d’autres personnages mangeables
Nina : Faut faire une blague avec le sucre d’orge, obligé. T’as les oursons en chocolat
Aston : parce que prosper tout seul… il va lui falloir du souffle. ah oui les oursons. Prince, le roi des gouters pourrait venir faire un guest
Nina : Oui mais ça peut être Prosper qui prend vie dans la patisserie et voit les patissiers et patissières s’enfiler
Aston : faut des stars
Nina : Une bergère qui a un baton en sucre d’orge, c obligé
Aston : si t’insiste
Nina : Et le patissier qui lui fait « tiens, viens sucer mon gros sucre d’orge »
Aston : ou « viens sucer mon bel éclair »
Nina : Putain, ça me donne faim
Aston : ouais mais apres, plus jamais je ne mangerai du pain d’épice de la meme facon.
Nina : Non mais on tient un trop bon scénario et à la fin, il a suffisamment appris notre petit bonhomme pour troncher la bergère en sucre. Il pourrait se faire le lapin de pâques aussi mais la zoophilie, même chocolatière, je suis pas pour
Aston : c’est peut etre un peu trop fouillé comme scénario
Nina ; Mais non, c simple : il observe, il applique
Aston : surtout que j’ai encore un lapin or a finir, je voudrais pas etre degouté. yes! on pourrait aussi faire une scene gay entre M & M!
Nina ; Ah non, dans les films pornos, y a pas de gay mais nous faudra du lesbien
Aston : « je vais te peter la cacahuete ». Dommage.
Nina : Ou alors on présuppose que des M&Ms sont des filles
Aston : soyons credibles quand meme
Nina : Si on prend les M&Ms rouges…
Aston : y pas de personnages feminins dans le monde des gateaux. ah oui, c’est plus feminin. y a la laitiere, mamie nova
Nina : Ah ouais, avec le lait en plus, trop facile de faire des jeux de mots à la con. Non, pas de vieux, c dégueu
Aston : mais je suis pas pour les scenes avec des vieux
Nina : Moi non pus
Aston : oui le lait, plein de connotations le lait
Nina : Oui, ils en font même dans la pub pour les produits laitiers
Aston : et pis les pots, la creme…oui, j’y pensais
Nina : Ouais mais on va éviter le lait caillé et le fromage
Aston : ce sera pour les bonus trash du dvd
Nina : Beurkkkkkkkkkkkkkkk!! 😀
Aston : faut toucher un large public de pervers
Nina : Alors faut intégrer mamie nova dans les bonus et l’enculage du lapin de Paques. Non mais si on veut viser large, hein…
Aston : ouais j’étais en train de réfléchir a des bonus pour les fétichistes des pieds.mais les pieds de prosper, c’est pas ca..
Nina : Il peut se les faire manger. Ou on intègre une scène où une pâtissière se fait prendre en levrette tout en mangeant des pieds de nègres(les bonbons)
Aston : je propose de faire faire la levrette par pépito, ca donnera un cote international a la scene
Nina : Ah oui, bonne idée
Aston : les latinos se reconnaitront
Nina : Avec le sombrero en plus, c la classe
Aston : ah oui, ca il le garde!
Nina : Ah ouais, à poil mais en sombrero!! Sinon, on le reconnaîtra pas
Aston : c vrai que t’es bourrée d’idées toi!
Nina : Mais oui, héhé!! 😀 Bientôt, je serai animatrice de communauté ET scénariste de porno
Aston : et surtout scénariste
Nina : Ca paye pas des masses le porno mais bon…
Aston : ah merde, je savais pas…et pis ca va couter cher toutes ces stars
Nina : Ohé, tu crois que Prosper et Pépito, ils baisent tous les jours?? On leur end service
Aston : c’est surtout pour prosper que je m’en fais. Deja que le pain d’épice perd des parts de marché, il a perdu son sex appeal
Nina : Mais justement, comment il va devenir trop tendance après ça. Le pain d’épice sera le met incontournable de toute partouze qui se respecte
Aston : c’est bien, ca a un coté regression enfantine en plus, c’est très dans l’air du temps
Nina : Ouais, je me demande s’il faudrait pas intégrer Casimir
Aston : j’y ai pensé parce qu’en plus, il a plein de potes
Nina : Ouais mais il est pas un peu gros pour rentrer dans la pâtisserie sans rien casser??
Aston : ouais, un peu trop brutal comme scene. casimir c’est un mâle, un vrai, avec une grosse queue
Nina : Non et puis en plus, il va vouloir nous faire
du bougli boulga
Aston : voila, c’est pas sexy. Casimir, ty’es viré
Nina : Non, ouais, on va le laisser là où il est. Ou alors, on le prend en guest pour présenter les
bOnus
Aston : c’est pas l’arche de noe non plus. Ah oui pas bete
Nina : Atta, il faut penser à tout
Aston : c’est vrai qu’il a le capital sympathie nécessaire a la présentation des bonus. Alors faut lui mettre un porte jarretelles
Nina : Ouais et même qu’il pourrait commenter, tu sais. « Là, on a enlevé la scène car Mamie Nova qui se fait enfiler par Pépito, on a eu peur que ça passe pas »
Aston : « et puis la pauvre s’est cassé la col du fémur, elle a pas pu finir la scene »
Nina : Oh mon Dieu, quelle horreur!! « Là, elle a perdu sa perruque,
on a compris que c’était mort. Pourtant, la scène où elle suce un ourson en chocolat sans son dentier nous paraissait bien trouvée, très originale »
Aston : « on lui fait plein de gros bisous tout partout! »
Nina : Non, ça, c trop mignon
Aston : mouais, pardon
Nina : On fait pas de bisous dans les pornos
Aston : pardon, desole, je le referai plus. je suis jeune j’apprends
Nina : Ouais, c pas grave on dira que tu es le stagiaire scénariste
Aston : putain, je viens de me faire bouffer mon idée, t’es une sacrée meneuse d’hommes!
Nina : Mais je me pose une question : tu crois que les scénaristes
porno ont une vie sexuelle ou c leur frustration qui leur fait écrire tout ça??
Aston : bonne question. mais crois tu qu’il y ait vraiment des scénaristes de porno?
Nina : Ben oui, quand même et même des storyboarders et des
réalisateurs
Aston : ben je pense qu’ils ont une vie sexuelle mais que ca leur suffit pas
Nina : Possible… J’aimerais bien rencontrer quelqu’un qui me dit « je suis
scénariste porno »
Aston : c’est vrai que ca doit etre marrant de voir comment ils « construisent » un film. « alors pour blanches fesses et les sept mains, on est parti du texte original… »
Nina : Oui et puis en plus, faut prévoir les plans et tout
Aston : tu crois qu’il y a un mec qui griffone les scene?
Nina : Ben, je pense qu’il y en a qui aimeraient!! 😉