Touch me, I wanna feel your body

Dans les jeux de l’amour et du hasard, il y a une partie qui m’amuse beaucoup : les effleurements. Ou comment la communication non verbale en dit beaucoup.

Mise en situation : j’ai craqué pour un charmant garçon que nous appellerons Henry, en hommage à mon nouveau crush people Henry Cavill (il a officiellement détrôné Jon Kortajarena dans mon cœur de midinette). Donc Henry, il me plaît mais je ne sais ce qu’il ressent alors je vais le tester sur un terrain qui ne ment pas : le tactile.

Vous êtes assis face ou à côté d’une personne lambda avec qui vous allez entrer en contact par inadvertance. Quel est votre réflexe ? Cesser immédiatement ce contact en vous excusant poliment. On fuit naturellement la proximité physique des personnes qui ne nous sont pas proches, y a qu’à voir à quelle vitesse les gens retirent leur main quand on les effleure par accident sur la barre centrale du métro. Tu les brûlerais avec une cigarette qu’ils ne réagiraient pas plus vite. Bref, on n’est pas faits pour se laisser effleurer par n’importe qui.

Du coup, quand nous sommes sous l’emprise d’un crush, cette fuite du contact physique est bien parlante. Pour ma part, quand un mec m’attire, je combats ce réflexe naturel de me retirer pour montrer que ce contact ne me déplaît pas et qu’accessoirement, je serais pas contre l’idée de dépasser le stade des effleurements accidentels pour des frottis frottas volontaires.

Anecdote tiens. Février 2010, je pars à l’assaut d’un garçon qui me plait bien, il m’invite à boire un verre chez lui, on est assis tellement près l’un de l’autre que je pourrais me retrouver sur ses genoux par accident. Mais le jeune homme a rendez-vous, on repart chacun de son côté sans qu’il se soit rien passé. Mmm, aurais-je fantasmé cette attirance que je pensais réciproque ? On était très proches physiquement parlant. L’histoire me donna finalement raison. Comme toujours.

Ainsi, j’utilise le langage du corps pour envoyer des messages. Je suis assise loin de toi, les bras croisés : laisse tomber. Je multiplie les effleurements à la faveur d’un croisement/décroisement de jambes, ma main glisse sur ton bras à la moindre occasion ? Je suis opeeeen. Avec plein de e, oui. Et si tu acceptes mes gestes sans pour autant te jeter à l’eau, rassure-toi : l’abordage n’est plus bien loin.

Il est dur d’être midinette à 29 ans

De temps en temps, j’aime faire des confessions un peu honteuses sur ce blog, histoire de casser un peu cette image de fille parfaite, à la fois femme active, fille sociale… Mais toute cette perfection a des failles. Bon ok, je me la raconte un peu énormément mais ça ne fait pas de mal de temps en temps.

Mais voilà, ces derniers temps, j’ai un truc qui me chafouine. Voilà, je ne vais pas tourner autour du pot, je me lance : je trouve Robert Pattinson attirant. Voilà. J’ai  honte. J’ai presque 30 ans et comme toutes les minettes de la planète qui rêvent de se faire mordre la nuit par Edward Cullen (mordre et juste mordre, Twilight, c’est mormon, faut pas les pervertir ces petites fleurs pures), je trouve ce mec über sex. Mais ATTENTION, il est important de préciser un truc : je ne l’aime pas dans Twilight, le côté blanc cadavérique imberbe avec du rouge à lèvres, non. Par contre quand il a sa petite barbe de trois jours, sa chemise un peu froissée et son regard à faire fondre la banquise. OH MON DIEU JE FONDS ! J’ai tendance ces derniers temps à aimer le faux négligé, faut pas faire attention.


Cette attirance pour ce jeune homme, somme toute relative car je ne vais pas non plus courir les dédicaces pour le rencontrer ou autre, j’ai presque 30 ans, m’interpelle un peu. Mes goûts seraient-ils en train de changer ? Serait-je en pleine crise adolescente ? Après tout, quand toutes mes copines étaient amoureuses de nos amis des boys bands, pour ma part, je préférais d’autres hommes moins bodybuildés et moins exposés comme étant les mouilleurs officiels des strings juste pubères. Comment se fait-il que moi aussi, j’ai été pour la première fois atteinte par un charme du genre minot alors même que je n’ai pas vu Twilight ni même lu ? Bon, il est vrai que j’avais vu le Harry Potter où il avait joué et j’avais trouvé ce jeune homme bien mignonnet mais avant de le lire quelque part, j’avais même pas fait le lien. Je suis une vilaine midinette, je ne tiens pas bien mes fiches à jour. Déjà que je n’arrive absolument pas à comprendre s’il est ou a été en couple avec sa partenaire à l’écran, Kirsten Stewart… D’ailleurs, on notera à quel point je suis une mauvaise midinette : je ne la déteste pas du tout contrairement à la moitié des ados féminines (et sans doute un peu masculins) de la planète. Parce que mon cousin gay, par exemple, il adore Robert lui aussi mais il n’a que 21 ans.

Bref, vous allez me dire que j’ai le droit de trouver un acteur choupinou sans vous en pondre un article entier, c’est vrai. Mais moi, ça me perturbe parce que bon, je ne suis même pas tout à fait sûre qu’il ait un réel charisme (je me souviens à peine du Harry Potter où il a joué) ou un réel talent d’acteur ; Et ça m’énerve le pataquès qu’on fait autour de lui, que quelqu’un ait l’idée géniale de dire qu’on va le prendre pour jouer James Dean…

Mais voilà, une photo de lui version mal rasé, regard torride et tout et j’ai une folle envie d’aller lui apprendre un peu la vie. A presque 30 ans. Alors soit je déprime en me disant que je vire vieille midinette, soit je me réjouis de l’âme adolescente et cette éternelle jeunesse qui vit toujours en moi. Ah ouais, je vais choisir cette solution là, en fait, je la trouve carrément joyeuse.

Par contre, je vais pas trop entretenir cette jeunesse là, non, je n’irai pas voir Twilight au cinéma. Surtout que j’aime pas des masses celui qui joue le loup-garou, je trouve qu’il a de trop grosses narines et on sent le mec qui finira sous stéroïdes (s’il n’y est pas déjà).

 

Tu me sers de la soupe dans laquelle je viens de cracher ?

Rumeurs dans la ville la semaine dernière ! Benjamin Biolay ferait partie du jury de la Star Academy. Invité sur le plateau de Pif Paf sur Paris Première, il ne confirme ni ne dément. Isabelle Morin-Dubosc confirme le « scoop » une fois le chanteur parti : « C’est sûr, la preuve : lui qui manie jamais la langue de bois, là, il nous l’a servie ! ».

Mardi soir, je regarde pas la Star Ac mais je vérifie quand même sur yahoo ! le lendemain : hé oui, Benjamin Biolay est bien jury. Et là, je me marre. Je m’explique. Je ne suis pas fan de Benjamin Biolay, je n’ai pas trop d’avis sur lui mais je le trouve un peu trop « la musique française, c’est que de la merde sauf moi ». Musicalement, je connais pas. Si, le jardin d’hiver d’Henri Salvador que je trouve chiante comme la pluie et la ceinture d’Elodie Frégé que j’aime bien. En septembre, Benjamin « j’ai-pas-ma-langue-dans-ma-poche-puisque-j’y-ai-déjà-ma-tune » (© Yojik) tirait à vue sur la variété française, expliquant notamment qu’il avait accepté de faire l’album pour Elodie Frégé pour la tune parce qu’il méprise ces émissions de télé réalité même si Elodie, elle, est sympa. Alors bon, qu’il compose un album, son métier, pour une jeune chanteuse issue d’une émission de téléréalité, c’est une chose. Faire le guignol à la télé parce qu’on est compositeur donc on peut juger des petits gamins pour la modique somme de beaucoup d’euros en est une autre.

Je parle de Benjamin Biolay mais ce n’est pas le seul à manger la soupe dans laquelle il a craché avant. Je me pose souvent la question de la droiture et de l’honnêteté intellectuelle. A sa place, aurais-je dit non alors que de l’argent, c’est de l’argent et que ça va me permettre de vendre mon CD en m’offrant une promo d’enfer ? Certains artistes ont toujours refusé d’aller à la Star Ac, c’est le cas de Zazie, notamment donc c’est possible de ne pas vendre son âme au diable et vendre des CDs quand même. Je peux concevoir que certains
chanteurs trouvent bien le concept de la Star Ac, après tout, pourquoi pas. Mais quand on a craché dessus avant, ce n’est pas cohérent. L’argent achète-t-il tout ?

Evidemment, il faut se poser une autre question : est-on prêt à tout pour faire une promo ? Genre tirer à vue sur la variété française pour choper la Une de Technikart avec plein de belles phrases choc et de l’autre côté, participer à la promo d’une émission dont on a dit énormément de mal pour avoir une visibilité supplémentaire. Au fond, c’est compréhensible mais tellement classique, Bien sur, certains me feront remarquer qu’on peut changer d’avis et que peut-être que Biolay s’est finalement rendu compte des « qualités » d’une émission de
la Star Ac. Ben ouais, on peut changer d’avis en une minuscule poignée de mois, après tout. Mouais, mouais, mouais…  C’est vrai que du coup, son image d’artiste rebelle à part dans la chanson française qui se veut anti commercial et tout, c’est complètement raté. Je me demande si le calcul est le bon. Alors oui, Ben, il va gagner sans doute plein de fans de 15-25 ans midinettes ou midinets qui vont venir crier à tous ses concerts, cool. Sauf que ce n’est pas sa cible, à Ben, on s’en doute. Du coup, je me pose la question : à force de dire blanc pour
faire noir, de brouiller les pistes, de manger à tous les rateliers, on perd non seulement sa crédibilité mais aussi ses fans de base. Parce que les ados qui matent la Star Ac, on sait très bien qu’ils sont versatiles donc ouais, possible que son dernier album soit un carton, mais le suivant ?

 

Bref, erreur marketing ou coup de génie, je suis pas sûre, pour moi, c’est casse gueule. Certains commencent déjà à délirer « ouais mais qui dit qu’en son temps, Gainsbourg n’aurait pas fait la Star Ac, aussi ? ». Moi je dis que c’est pas le sujet, laissons Gainsbourg où il est. Je pense juste qu’à un moment, on a le choix entre plein de fric et rester en accord avec ce qu’on dit (même pas ce qu’on pense, hein, ce qu’on dit). Biolay a fait son choix. Dommage, il était remonté dans mon estime avec son interview, là, il redescend très bas. Surtout
que maintenant, je le soupçonne d’avoir fait son interview snipper juste pour faire parler de lui. D’ailleurs, sur le plateau de Pif Paf, il est revenu sur ses déclarations « mais non, j’ai jamais dit que Zazie nuisait à la musique française, pas du tout, ce sont les journalistes qui ont écrit ça comme ça. Par contre, Bénabar, c’est de la merde ». Ahlala, c’est fou ce qu’on peut vite retourner sa veste. Au moins, avec son salaire, il aura les moyens de s’acheter du shampoing.

L’imperfection des gens parfaits

Dans notre entourage, nous avons de tout, des amis, des connaissances, des collègues, des voisins, des connards… Dans tout ce petit monde il y a ceux que l’on admire et qui
nous filent un complexe d’infériorité. Genre celui que l’on trouve extrêmement brillant et qui sait tout, celle qui est tellement jolie que vous voyez pas qui pourrait dire le contraire, celui 
qui réussit tout ce qu’il entreprend, celui/celle qui a toujours la classe quoi qu’il arrive… Bon, bref, il y a de ces êtres parfaits qui nous filent un sacré complexe
d’infériorité.

bavoir-miss-perfect

Je suis du genre à aimer admirer les gens pour des raisons X ou Y. Je ne suis pas du genre fan midinette à deux balles, je parle d’une admiration saine, un « qu’il est intelligent, qu’elle est jolie, qu’ils sont brillants ». Pas un « haaaaaaaaaaaaaaaaaaan comme j’le kiffe troooooooooooo ! ». Cependant, les jours de petite humeur, ces gens me
collent carrément un complexe d’infériorité. Peut-être que je me compare trop aux gens mais c’est humain, non ? Donc ces gens parfaits évoluent dans ma bulle, je sais que je n’arriverai pas à leur cheville mais bon, je suis résignée et non aigrie. Et un jour, c’est le faux pas, ces personnes tombent de leur piédestal de perfection.

Imaginons un ami, on l’appellera Octave parce que les gens parfaits, ils vont pas en plus avoir un prénom qui fait rêver. Donc Octave est docteur es sciences politiques, par

exemple, et il a une culture générale qu’on ne prend jamais en défaut. Ca peut marcher avec un ingénieur, un docteur en droit, chimie, chacun choisit ce qu’il veut, hein. Donc Octave, dès qu’il parle, vous vous sentez ignare, nulle, dépassée. Et un jour, vous vous rendez compte qu’Octave amène toujours la conversation vers les 3 mêmes sujets, qu’il est toujours au courant de l’actualité et de l’évolution de deux ou trois pays. Mais pas plus. Paf, pris sur le fait. Conscient de ce fait, vous avez le pouvoir, vous verrouillez ses trois sujets de prédilection et vous constatez que quand vous parlez de votre domaine, là, Octave n’est pas omniscient. Bon, dit comme ça, ça fait genre Octave est un merdeux mais c’est pas forcément mon propos, certains amènent toujours la conversation sur ce qu’ils connaissent sans s’en rendre compte et coupent les conversations partant sur ce qu’ils ne connaissent pas car ça ne les intéresse pas.

 

Ca marche aussi avec la fille ou le gars que vous trouvez physiquement parfait. Et un jour, en regardant bien, vous voyez un défaut. Rien de grave, rien de repoussant mais un
défaut. En fait, elle a pas de jolies cheveux, il a de la brioche… Ce que vous voulez, on s’en fout. Ca peut paraître méchant mais le but n’est pas là de se moquer mais d’être soulagés :
notre ami(e) n’est qu’un humain et on est son égal. Le must have : quand la personne qui vous paraît supérieure vous fait un compliment genre « non mais je suis pas aussi cultivé que 
toi » ou « tu complexes toi ? Mais comment oses-tu, tu les fais tous craquer ? ».

Parce qu’en fait, dans toutes ces histoires, c’est bien nous qui nous mettons en position d’infériorité par rapport à cette personne, soyons clairs. Les personnes qui me font

bien sentir que je suis une merde, je les fréquente pas. S’ils me méprisent, qu’est-ce qu’ils foutent avec moi ? Sans doute idéalise-t-on toujours l’autre, on le voit fort et beau alors
qu’il est comme nous, ni plus ni moins, avec certes ses forces mais aussi ses faiblesses. Je ne me réjouis pas des faiblesses de mes amis, juste que j’aime me rendre compte que je vaux autant qu’eux, qu’ils me considèrent comme leur égale et pas comme une teu-bê à la culture générale inexistante ou qui s’habille comme un sac. Bien sûr qu’il y a des domaines où je me sais faible, bien 
sûr que je ne suis pas omnisciente et que, forcément, mes amis n’ont pas la même culture que moi puisque chacun ses centres d’intérêt. Moi, je saoule mon monde avec le Canada par exemple. Après, par exemple, je ne pourrai pas me la ramener sur le sujet de thèse de LilVirgo, que je ne connais rien au métier de Vicky et qu’elle a tout à m’apprendre sur le sujet, que je ne connais rien en droit et que je vais toujours saouler Summer ou Alex pour qu’ils répondent à mes petites questions juridiques. Bien sûr. Bien sûr que des matins, j’ai trop la tête dans le pâté pour me rendre compte que mon haut et mon bas ne vont pas du tout ensemble. Le but, quelque part, c’est qu’on s’apporte tous quelque chose, je crois. Mais c’est vrai que quand je vois que tous ces gens que je fréquente et qui me semblent parfaits ont aussi des défauts dans la cuirasse, que des fois, ils me voient mieux qu’eux, ben, ça rassure. On est tous imparfaits et c’est normal.

Clichés en folie, neurones en sourdine?

Par Summer

Je suis une fille et j’aime les trucs de filles. Jetez moi la pierre pour ça, ça changera rien. Je vois pas pourquoi il faudrait à tout prix combattre le
cliché de la femme « jolie ». Je comprends pas d’ailleurs pourquoi il faudrait à tout prix combattre les clichés du seul fait que ce sont des clichés .

 

 J’aime avoir de jolis cheveux longs et soyeux comme dans la pub Dove ou Elsève .

 

 J’aime sentir bon Paco Rabanne plutôt que le parfum prisunic.

 

J’aime que mon maquillage ne ressemble pas à celui de la bombasse du coin avec son trait de crayon à lèvres plus foncé que son rouge à lèvres.

 

 J’aime quand mes lèvres brillent et coller quand je fais des bisous à mon namoureux à cause du gloss.

 

 J’aime que mes yeux ne ressemblent pas à ceux de mon panda préféré et je serais pour cela prête à damner un saint pour acheter ma touche
éclat YSL.

 

 J’aime que mes sous-vêtements soient jolis et assortis même si personne d’autre que moi ne les voit.

 

 J’aime avoir la peau douce à coup de tartinage de crème et d’huile en tout genre.

 

 J’aime avoir de belles chaussures et entendre le clac clac clac quand je marche dans la rue.

 

 J’aime encore plus en avoir toute une collection et ressentir le besoin d’en avoir une nouvelle paire, et je raffole de pouvoir les assortir à mon sac.

 

 J’aime parler du nouveau Cosmo ou Glamour et du nouveau gommage Lush qui fait la peau toute douce avec mes copines.

 

 J’aime avoir plein d’échantillons à essayer à la maison dans les réunions très girly.

 

 J’aime croire que tous ces efforts paieront un jour quand je ne verrais apparaître mes premières rides qu’à 40 ans.

 

 Et même si je suis un panneau publicitaire à moi toute seule, la confiance en moi que tout ce rituel si ridicule pour certains, me procure
est irremplaçable.

 

Alors oui c’est futile, oui c’est ridicule mais pas plus ridicule que de vouloir continuer sa crise d’ado rebelle à 25 ans et des brouettes. J’ai passé l’age de
m’insurger contre des règles ou des stéréotypes juste pour m’insurger contre quelque chose de standardiser. J’ai aussi passé l’age de mettre des tshirt sans forme et des bas de jogging en éponge.

 

Je me sens deux fois mieux dans ma petite vie de fille futile qu’à l’époque de mes années grunges rebelles.

 

J’aime les clichés du moins certains et je ne vois pas en quoi ça fait de moi une personne dépourvu de personnalité.

 

Oui j’aime les coucher de soleil sur une belle plage comme des milliers d’autres personnes et alors ?

 

J’aime pleurer de joies à chaque mariage comme une petite fille devant un conte de fée et alors ?

 

 J’aime les fleurs que m’offre mon amoureux même si ce sont des roses rouges et que manifestement c’est trop cliché, et alors ?

 

 J’aime qu’il pense à notre anniversaire à minuit et une seconde et alors ?

 

Est ce que ça fait de moi une fille qui n’a aucune personnalité ? Est ce que ça fait de moi une midinette dépourvu d’une once de culture voire même
d’intelligence ?

 

 Faut croire, quelques fois, à entendre certaines personnes. C’est dingue le nombre d’a priori que l’on peut avoir et l’étroitesse d’esprit
de ces personnes qui appuient moult et fracas que c’est MAAAALLLL d’être conformiste !!! Mais moi qui adore les clichés y’en a un autre qui me plait bien, celui de penser que ce sont ceux
qui aiment à dire haut et fort à qui veut l’entendre qu’ils les détestent que ce sont eux justement qui ont besoin d’être rassuré sur l’existence de leur propre personnalité. Après tout, ne pas
aimer les clichés juste par peur de ressembler à monsieur tout le monde me semble bien plus futile que de vouloir être jolie. Je dois être très opportuniste d’aimer les clichés qui me procurent
du plaisir c’est un fait mais je ne vois vraiment pas pourquoi je devrais changer. Jusqu’à présent personne ne m’a convaincu de changer, même pas mon amoureux qui pourtant a des arguments de
chocs mais je pense que tout simplement on ne change pas sinon par choix. Le plus dur est d’accepter la différence de goût et ça c’est valable pour tout, surtout en amour. La tolérance n’a pas de
prix, alors open your mind !

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Du sexe avec une célébrité : un fantasme à réaliser ?

L’autre jour, j’ai écrit un article dans lequel je parlais de « Sagamore », en référence à Sagamore Stévenin. Oui, c’est pas parce que j’ai pas de moitié en vrai que je ne peux pas parler amour ou autre. Mon fiancé virtuel, avant, c’était Brad mais comme j’ai eu un vrai copain pas virtuel du tout depuis, le nouveau, c’est Sagamore parce que je fais pas dans le réchauffé. Bref, voyant cela, une lectrice me proposa gentiment de me filer les coordonnées de ce monsieur mais je refuse, ne sachant qu’en faire. Car après tout, autant c’est rigolo de fantasmer
sur une célébrité, autant le concrétiser, non.

Bon, imaginons, imaginons. Nina est seule dans son lit, elle imagine de belles histoires de princes charmants et de princesses. Dans le rôle de la princesse, moi, forcément. Dans le rôle du prince… Bon, comme je n’ai aucun plan M pour le moment, prenons un choupinou célèbre, ça fera l’affaire. Donc au hasard, notre ami Sagamore. Voilà un prince doux, prévenant aux attributs royaux conséquents. Oui, comment vous croyez, vous, que prince et princesse « eurent beaucoup d’enfants », par insémination artificielle ? Bon, bref, vous saisissez
l’idée. Bon, comme j’ai beaucoup d’imagination et que j’ai du mal à m’endormir, j’ai le temps de fantasmer, avec plein de scénarii différents et tout.

Un jour, voilà que je me promène dans la rue. « Lalalalala ». Soudain, qui vois-je ? Sagamore himself ! Bon, cette scène est totalement fictive puisque je pourrais croiser mon père dans la rue que je ne percuterais même pas. Mais bon, on continue ! Donc, je croise M. Sagamore et lui, il me remarque aussi, il me propose de boire un verre. Bon, on discute, blabla, puis il me propose un dernier verre chez lui. Bon, comme j’ai plus 15 ans, j’ai pas la naïveté de croire qu’un mec m’invite à un dernier verre juste pour me parler de la pensée philosophie de Kierkegaard. Donc, toute émoustillée, j’accepte. Oui parce que quitte à être dans la supposition, il est acquis que pour l’occasion, je serai épilée, j’aurai mes plus beaux dessous et j’aurai même pas mes règles.

Bref, lui et moi, moi et lui sur un canapé à quand même boire ce dernier verre et ce qui devait arriver arriva, nous nous embrassâmes passionnément avant de finir en brouette. Bon alors, déjà, vous aurez noté que jusqu’à la brouette, M. a un comportement irréprochable. C’est déjà de l’ordre du fantasme. M. étant un peu connu, il pourrait me croiser dans la rue et faire : « hé poulette, ça te dirait de baiser avec une célébrité ? ». Heu… Ben non, là, j’ai pas le temps, j’ai ma casserole de lait en double file ! Bon et même s’il est gentleman, il pourrait être très mauvais amant ou me sortir un « alors, ça te fait quoi d’avoir couché avec une star ?» à peine a-t-il fini de jouir. Heu… Ah, il faut que j’y aille, mon
chat a l’appendicite, là. Bref, entre la réalité, pas toujours glamour, et le fantasme, toujours délicatement sensuel, il peut y avoir une sacrée différence. Non parce qu’on sait jamais, Sagamore, il peut être goujat, SM hard, podophile (non, y a pas de fautes, c’est un amateur des pieds !), petite bistouquette, bande mou, éjaculateur précoce…

Bref le mythe serait brisé. Tu vas me dire, et alors ? Au moins, le fantasme sera réalisé. Ouais mais finalement, j’aurais préféré que ça reste un fantasme car même si la liste de mes fantasmes sur des célébrités sont longues, ça fait chier quoi. En plus, j’ai rien d’une midinette et côté « fan qui couche avec sa star » (à dire avec une voix de pétasse), ça me fait pas triper, il faut être honnête. Déjà quand j’ai reçu le mail de la demoiselle, je me suis demandée ce que je pourrais en faire. Fureter dans son quartier en espérant le croiser ? Je le fais plus depuis mes 16 ans. Et puis j’ai pas le temps. Et puis avec le bol que j’ai, il habitera forcément à l’autre bout de Paris. L’appeler alors ? Ah, j’imagine ça d’ici :

« Allo Sagamore ?
– Heu… Oui, c’est qui ?

– Je m’appelle Nina et j’ai 26 ans et je te trouve trop trop beau.

– Merci. Et ?
– Ca te dirait qu’on aille boire un verre un de ses 4 ?

– Ah…euh…Je peux pas, je dois m’épiler les genoux. Et puis je suis marié et en plus, je suis podophile. »

Toutes mes répliques sont à dire avec ma voix de pétasse option suraiguë hystérique. Bref, ça pourrait être très rigolo mais la dernière fois que j’ai appelé un mec pour lui déclarer ma flamme (j’avais 16 ans), je me suis pris un vent donc curieusement, la drague téléphonique, je le sens plus trop.

Et puis d’abord, si mon destin est de me taper un jour Sagamore, c’est que nous nous serons trouvés par hasard et pas parce que j’ai joué ma fan hystérique et collante parce que, ça, curieusement, je sens que ça lui plaira pas.

Nous fantasmons tous sur des célébrités, c’est normal. Mais je suis pas la seule à trouver Sagamore (ou Brad ou d’autres) choupinou donc c’est plus marrant de se faire ses films que de tenter quoi que ce soit. Parce que Sagamore, il doit en avoir marre des nanas qui le désirent corps et âme, qui lui écrivent de longues lettres avec des cœurs sur les i et puis tout ça.


Non, c’est définitif : Sagamore, si tu me veux, c’est à toi de te bouger !

 

PS : Sagamore, si tu me lis, sache que je ne pense pas que tu sois équipé petite bistouquette impuissante. Sache cependant aussi que je suis comme St Thomas, je ne crois que
ce que je vois…

La fin de mon rêve d’’adolescence

Comme en ce moment, je ne suis pas la personne la plus joyeuse au monde, remontons un peu le niveau avec un article de type « gros n’importe quoi ». Alors, aujourd’hui, lecteur, je vais te parler de mon fantasme d’adolescence : Jacques Villeneuve (mais pas que de lui, reste !).

villeneuve_jacques

Ado, j’étais pas trop boysband. Déjà, à l’époque, je préférais les mecs bourrés de charme que des mecs plastiquement beaux mais qui dégagent autant que les mannequins en plastique dans les magasins. Déjà, à l’époque, je craque sur les lunetteux au sourire craquant et à la bonne bouille et s’ils ont omis de se raser, c’est parfait. Tiens, c’est marrant comme mes goûts n’ont pas tellement évolués, finalement. Bref. Ado, comme toutes les jeunes filles, je craquais sur des célébrités. Bon, j’étais pas névrosée à me dire : « oui, sûr qu’un jour, on se rencontrera et on s’aimera », faut pas pousser non plus. Donc mes fantasmes, pour ceux dont je me souviens : Johnny Depp, David Duchovny, George Clooney, Dean Cain (mais si, Superman avec Loïs Lane qui joue maintenant dans desesperate housewives mais quand il a ses lunettes. En superman, il est ridicule), Nick de Hartley cœur à vif (me demandez pas son vrai nom), Rock Voisine (oui bon, ça va !) et Jacques Villeneuve. Parce qu’il a des beaux yeux bleus, des lunettes, un sourire à craquer, qu’il oublie de se raser et qu’en plus, il est Canadien. Oui, déjà, à l’époque, j’étais une obsédée du Canada. Donc voilà. Et, ô drame, jeudi, en lisant mon site de F1 préféré (www.f1-live.com/fr/ pour ceux que ça intéresse), j’ai appris qu’il s’était marié. Et qu’en plus, sa nouvelle femme est déjà enceinte de lui. Damned ! Cet enfoiré m’a même pas attendue.

 

En vérité, je m’en fous. Mais ça me rappelle comme j’étais midinette à une époque. Je récupérais tous les articles sur lui, les photos que je pouvais trouver et j’avais tout mis dans un classeur. J’étais une fan très appliquée, je récupérais l’Equipe de mon papa le soir, j’achetais les magazines F1. Le seul qui manquait à ma collection que j’ai pas osé acheter à l’époque, c’était un playboy où notre ami Jacques avait fait une super opération de comm’ en posant (habillé) avec une playmate. Hé oui, femmes à poil et grosses cylindrées, ça va de pair, on le sait bien. Je me souviens même d’une fois où mon père était en voyage donc, le soir, en rentrant de l’école, pas l’Equipe, on a couru toute ma ville pour trouver un marchand de journaux qui avait encore des exemplaires disponibles.

 

Il y a une anecdote particulière, aussi. En 1999, quelques pilotes viennent faire des essais privés sur le circuit de Nogaro dans le Gers, à deux heures de chez moi en voiture. Les pilotes : Rubens Barrichello, Johnny Herbert, Pedro Diniz, Mika Salo et… Jacques Villeneuve. Donc je supplie mes parents d’y passer une journée. Au début, ma mère ne veut pas : j’ai le permis depuis moins d’un an et je conduis peu, surtout en ville, je n’ai pas de voiture à moi alors forcément… Du coup, au début, ma mère refuse : deux heures de conduite sur des routes départementales de merde, hors de question. Là, je lui sors un truc ignoble (oui, j’avoue, j’aurais mérité des baffes là) : « si tu m’empêches d’y aller, je t’en voudrais toute ma vie ! ». Du coup, elle me laisse la voiture. La veille, je fais mon plan de route (oui, je connais pas DU TOUT le Gers). Le matin, je me lève aux petites heures, je prends mes cassettes audio et c’est parti. Pendant deux heures, je roule comme une débile, excitée comme une puce, je chante avec joie dans la voiture, la vie est belle. Arrivée sur le circuit, c’est noir de monde, je me gare puis j’appelle mon papa pour lui dire que je suis arrivée sans encombre à la cabine téléphonique, n’ayant pas de portable à l’époque. Je monte sur les gradins et là, qui passe juste sous mon nez dans sa monoplace qui fait un bruit d’enfer ? Notre ami Jacques. Je suis aux anges. J’ai un petit appareil photo jetable et je mitraille comme une folle. A midi, les pilotes s’arrêtent pour manger donc je grignote les fruits que j’ai amenés puis je traîne au niveau du passage qui permet d’accéder aux stages, j’essaie de faire du charme au mec qui fait la sécurité qui me dit gentiment que je suis certes très charmante mais que je passerai pas quand même. Du coup, j’entame la conversation avec des gens qui sont là. Les essais recommencent, je passe l’après-midi avec deux mecs qui suivaient les essais aussi. A la fin des essais, mes nouveaux amis et moi attendons à la sortie des stands mais personne ne sort. Par contre, y a la copine de Pedro Diniz qui arrive et qui met la main devant son visage genre on va la prendre en photo. Déjà, Diniz, c’est une trop super star alors imaginez sa copine… Mais le temps passe et je dois déjà repartir donc je file mon appareil photo jetable à un des gars avec mon adresse avec ordre de prendre des photos du Jacques et de me renvoyer l’objet. Ben un mois plus tard, j’ai reçu l’appareil qui contenait deux photos de notre pilote préféré. Autre anecdote marrante avec la F1 : un copain très amoureux de moi au lycée se tapait les tous les GP le dimanche pour venir m’en parler le lundi. Même que plus tard, il a animé une émission sur le sujet dans une petite radio locale. Et il m’a dit : « ça, c’est à toi que je le dois. Sans toi, je me serais jamais intéressée à la F1 ». Quand je vous dis que je suis une fille fantastique.

 

En grandissant, ma « passion » pour notre ami Jacques s’est considérablement calmée, j’ai trouvé de nouveaux candidats pour mes fantasmes : Brad Pitt (beaucoup mieux avec ses pattes d’oie, y a pas à dire), Michael Weatherly, le mec qui joue Quentin dans Nip/Tuck, Julian McMahon, Sawyer dans Lost, le docteur Doriand dans Scrubs (qu’il est choupinou !)… Bon, la liste évolue selon les jours. C’est gratuit, c’est juste pour le plaisir des yeux. Une fois la télé éteinte, on n’y pense plus. C’est juste que c’est marrant.

 

Alors, Jacques, je ne t’en veux pas. Je te souhaite même plein de bonheur avec ta femme et votre futur bébé, donc. Bon, si tu avais eu l’occasion de me rencontrer, c’est moi que tu aurais épousé mais la vie en a voulu ainsi. C’est pas grave, dans ma liste de fantasmes, y en a plein d’officiellement célibataires !