Spectacle insoutenable d’une véritable émotion

Mardi soir, aux petites heures de la nuit (enfin, 1h, ça va), la télé tourne en boucle sur I télé sur l’édition de la nuit présentée par Thierry Dugeon (j’ai dû chercher son nom sur wikipedia, j’avoue) et une fille avec plein de beaux cheveux mais un peu tarte. Je vous en parlerai une autre fois. J’entends sans réellement écouter, il y a une histoire de séisme en Haïti mais je ne percute pas trop.

 Haiti.jpg

Là, ils annoncent un duplex téléphonique avec un dénommé Jimmy Jean-Louis, acteur que je ne connais pas, qui est d’origine haïtienne. Au vu du physique du dit Jimmy, là, je scotche sur l’écran. Comment est-il possible que je ne connaisse pas cet ultime beau gosse ? Mais mon emballement est vite calmé par ce qu’il se passe sur mon écran. Alors que Thierry Dugeon lui demande s’il a des nouvelles d’Haïti, Jimmy explose et se met à pleurer. Je suis tétanisée par ce qu’il se passe, je me rends soudain compte de quoi on parle exactement, de la gravité de la situation. Thierry Dugeon bégaie un peu et finit par essayer de calmer Jimmy : « je comprends que vous soyez émus mais est-ce que vous pouvez nous dire… ».

 jimmy-jean-louis.jpg

La télé bannissant au maximum le direct, on n’est plus habitués à ce genre de spectacle, l’émotion étant en général mise en scène au préalable. Cette explosion de sanglots, tout à coup, qui prend à la gorge, prenant au dépourvu le présentateur. Les larmes des gens, des inconnus j’entends, me mettent toujours mal à l’aise car je ne sais pas quoi faire. Je
me souviens d’une fois où j’étais dans le métro, dans mes premiers mois à Paris, je me souviens, j’étais avec Anne. On discutait quand je vois arriver une fille, accompagnée de sa copine, en larmes. Elle pleurait toutes les larmes de son corps, c’était horrible. Je me suis retrouvée tétanisée, ne sachant trop que faire.. Dois-je feindre l’indifférence comme tout le monde, faire comme si je ne la voyais pas en décrétant que sa copine allait la consoler ou lui adresser un geste, quelque chose ? Evidemment que je n’ai rien fait, le contraire aurait sans doute été déplacé.  Mais je n’aime pas assister à la détresse des gens que je ne connais pas car je ne peux rien y faire.

 PLEURER.jpg

Mais surtout, la détresse de Jimmy rendait le drame encore plus réel. Je dois regarder les journaux télés depuis 15 ans et à force de voir des drames quasi en direct grâce aux vidéos des amateurs, on perd un peu la réalité du truc, on a parfois l’impression que tout est scénarisé. Typiquement, le tsunami m’a fait un peu ça sur le coup, on voyait un
déferlement de vidéos (sans mauvais jeu de mots), on ne comprenait pas trop le drame de la situation. Surtout qu’à force de nous répéter les choses, elles perdent leur sens. Vous savez, c’est comme quand on répète un mot et qu’il finit par ne plus rien dire. Ben là, pareil, on nous répète le drame, on nous repasse les vidéos, on nous balance des chiffres tellement énormes qu’ils en deviennent surréalistes…

 tsunami.jpg

Et là, c’était pareil, j’entendais vaguement séisme, catastrophe, incroyable… Jusqu’aux larmes de Jimmy. Des larmes hors reportage estampillé « l’émotion est palpable » ou autre formule consacrée pour dire que les gens sont malheureux. C’est en entendant les sanglots de Jimmy à un moment qui n’est pas programmé que j’ai réalisé toute cette
indifférence face à des drames qui paraissent irréels à la télé. Enfin, peut-être pas indifférence mais sensation d’irréel, plutôt. Pour une fois, l’émotion avait sa place dans un JT sans que tout ça soit orchestré. Et c’était troublant.

Courrier des cœurs : réponse à Neo

Cette semaine, Neo nous a posé la question suivante : « Ma copine est jalouse mais trop, vraiment trop. Je sais qu’elle surveille mon portable quand je suis pas à côté et qu’elle a essayé d’entrer plusieurs fois sur ma boîte mail mais je crois pas qu’elle y est arrivée. Moi, je suis clean mais ça m’énerve de plus en plus, je ne peux plus parler à une fille sans que ça soit un drame. Or, j’ai une amie d’enfance que j’aime beaucoup et j’ai pas envie de perdre contact avec elle car c’est mission impossible de la voir maintenant. Y a moyen de rassurer ma copine et de la calmer niveau jalousie ou c’est mort ? »


La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie pour l’aider face à son problème.

Bobby : Heu, moi déjà quelqu’un surveille mon portable et force ma boite mail ça m’est jamais arrivé mais je pèterais un câble… Et puis bon, un couple sans confiance, ça donne pas très envie. Alors la copine faut la calmer un coup, lui expliquer que tu peux aussi parler à un être du sexe opposé sans avoir forcément à l’esprit des
activités lubriques, et que, quand bien même ça serait le cas, merde, être en couple ne signifie pas ne plus avoir de désir.

Lucas : Je n’ai pas de conseils à donner en la matière pour la calmer, désolé ! C’est une situation que je n’ai jamais connue et je préfère me taire que dire des conneries. J’avoue que je serais tout de même enclin à lui dire qu’elle exagère, que cette inquiétude cache un manque de confiance en elle et que si elle flippe trop ou si elle
te saoule trop, eh bien this is the end, the beauty for friend. Merci d’avoir lu cet élan de psychologie à deux balles jusqu’au bout.

Tatiana : Je suppose que tu as déjà essayer d’en parler avec elle très sérieusement? Je ne sais pas trop quoi te dire. Je pense que si elle est si jalouse c’est qu’elle doit cruellement manquer de confiance en soi. Mais dans l’histoire c’est qu’elle va finir par te pousser à lui donner d’être jalouse. 

Summer : Non mais voilà, largue là! C’est déjà assez compliqué d’essayer de construire quelque chose de solide sans en plus avoir à supporter des comportements extrêmes, non seulement elle n’a aucune confiance en elle mais elle n’a aussi aucun respect pour toi. Etre 2 ne signifie pas avoir tous les droits sur l’autre, il doit toujours te rester une sphère privée. Et puis tu vas pas arrêter de voir tes amiEs sous prétexte que ta copine est contre! Au vu de la situation tu risques de perdre non seulement tes potes mais également ta nana car je doute que cela dure bien longtemps à ce rythme.

Enzo : Si tu as déjà expliqué et essayer d’aborder le sujet calmement, tu peux passer à un ultimatum, histoire de donner encore une chance à votre amour (ben oui, histoire de pas avoir de regret et de pas culpabiliser après). Mais cela reste dans le même style que les conseils de mes collègues, ça fait un peu répétition ! Je vais donc essayer d’offrir un autre angle : Les personnes qui sont jalouses projettent leurs pensées sur leur conjoint. Si la personne jalouse a plein de tentations, il est logique qu’elle pense que son conjoint ait les mêmes. Et donc sa jalousie veut peut-être vouloir dire qu’elle fantasme et a envie de coucher avec tous tes amis ! (ou pas)

Nina : Hum. On va procéder en deux étapes. D’abord, parle lui, explique lui que ce n’est pas possible de continuer comme ça et qu’elle doit te faire confiance sinon votre couple n’a pas d’avenir. De toute façon, s’il avait dû se passer quelque chose entre vous, ça fait longtemps que ça aurait eu lieu, non ? Après, si elle ne se
calme pas, désolée mais il n’y a plus le choix, il faut la quitter. Une relation amoureuse ne doit pas t’empoisonner non plus. Des concessions oui, des sacrifices non.

Voilà, si toi aussi tu as une question love and sex à nous soumettre, tu peux laisser un comm, m’envoyer un mail (nina.bartoldi(a)gmail.com), m’envoyer un message
sur facebook, voire sur twitter… Enfin, je suis partout sur la toile, je suis la fille web 2.0

Aujourd’’hui, j’’ai rencontré l’’homme de ma vie

Tu me connais lecteur, je honnis la drague dans des lieux publics, je l’ai suffisamment dit. Mais comme la vie aime bien me ridiculiser, ce qui devait arriver arriva : aujourd’hui, j’ai rencontré un homme dans le métro.

amoureux_metro.jpeg

La journée fut pour le moins chaotique, il faut l’avouer. Une interview reportée, un RER C qui change de voie sans prévenir et me voilà partie sur la mauvaise branche (alors que j’ai vérifié plusieurs fois que j’étais sur le bon quai, bordel), une heure de perdue pour revenir à Choisy (où l’affichage ne fonctionnait plus), puis à Juvisy et enfin arriver à destination.

De retour sur Paris, me voici posée dans une rame de la ligne 14, le nez plongé dans mon bouquin du moment (un Van Cauwelaert parce que le Goncourt, il est lourd, dans le sens physique du terme). Ca monte, ça descend, ça monte, ça descend. A un moment, je lève le nez de mon bouquin et là, j’avise le mec d’en face. Oh la vache, le pur beau gosse ! Châtain, les yeux noisettes, un visage tout simplement sublime, d’une finesse. Bon, il a une cicatrice récente à la cicatrice et est habillé comme un syndicaliste étudiant. Ceux qui ont étudié au Mirail (ou qui y sont toujours) comprendront pourquoi ça me gêne un poil. Bilan de ma personne : emmitoufflée jusqu’au bout du nez dans mon manteau doudoune, l’écharpe, le chapeau, les lunettes… Bon, je vire le chapeau et me passe la main dans les cheveux pour éviter l’effet « casque plat de l’hiver, merci électricité statique de mes fesses ». Je vire les lunettes ou pas ? Ah, il me jette un regard. Bon, il m’a vue avec, on va les garder. Je fais mine de me replonger dans mon livre, je relève le regard et bim, nos regards se croisent encore. Mais bon, ça veut rien dire, on est en face, normal qu’on se regarde un peu… je suppose.

 

Il reste trois arrêts jusqu’au mien, je fais quoi s’il descend avant ? Je le suis ? Bon, comme je m’arrête au terminus, il pourra pas descendre après moi. Plus que deux, plus qu’une… Yes, il bouge pas ! Bon, il me lance un nouveau regard, il est beau, putain ! Je fais quoi, je fais quoi ? Il a l’air jeune quand même. S’il n’a qu’une petite vingtaine, ça va être la lose quand même… De toute façon, la journée a été merdique alors je crois qu’on va en rester là. Je me lève pour me mettre devant la porte, juste à côté de lui. J’aime bien être à proximité d’un beau mec que j’ai repéré, c’est complètement con mais ça m’amuse. On sort, je le devance légèrement, je me demande si je dois ralentir ou pas et là, j’entends un « mademoiselle ». Putain, putain, c’est lui qui me parle ? Je me retourne et il me tend le chapeau que j’avais enfourné dans ma poche et qui était tombé. Bon, le côté mystique de ma personne est troublé, là. Je le remercie en souriant avec mes lèvres et mes yeux. Il me rend mon sourire. Il est beau, putaiiiiiiiiiiiiiiin ! Et là, il me fait « je m’appelle Thomas ». Bon, forcément, je lui donne mon prénom, y voyant un appel du pied. Et là, l’audace, incroyable, ma bouche passe en pilote automatique et lui propose un café. J’aurais jamais cru être capable, tiens ! Surtout qu’il accepte.

 

Nous voici donc au café de St Lazare aux prix défiant toute concurrence. Comme je le pressentais, il est plus jeune que moi, 24 ans, et il finit ses études. Là, il fait un master pro en relations internationales (enfin, c’est pas ça l’intitulé, c’est un truc à la con). Je sens que je suis amoureuse, là. Forcément, moi, je kiffe les relations internationales aussi, je lui parle de mes études en la matière, de mon boulot de pigiste sur un webzine à la rubrique international, il me parle de son mémoire en cours sur la Russie (Slaviiiiiiiiiiiiiiiiiiie !) et le pouvoir de Poutine, c’est super intéressant. A un moment, je lui demande s’il est syndicaliste à la fac et ça le fait rire. Oui mais ici, ils sont pas acharnés comme au Mirail, il est même assez modéré, à l’entendre parler. Plus idéaliste que moi mais pas utopiste non plus. Je suis totalement en train de craquer le vernis protecteur de mon cœur a volé en éclat. Je me dis à part moi que tout ça est excessif, que je devrais me calmer un peu. Je suis tellement la pro pour m’emballer ! A un moment, il regarde sa montre et m’annonce qu’il doit s’en aller, suis un poil désappointée.

« Tu prends le train ?
– Non, j’habite pas loin.
– Où ça ?
– Du côté de Madeleine. »

Je souris : il est pas descendu à son arrêt ! Il m’a suivie, chuis sûre ! Je finis par lui poser la question et il me répond évasivement qu’il rêvait et qu’il avait raté sa station. Mouais, tu parles ! Mais gentleman jusqu’au bout, il me raccompagne jusqu’à mon quai. Jusqu’au bout du quai (oui, je dois entrer dans le premier wagon deuxième porte pour être pile devant ma sortie). Il fait froid, je gigote un peu, je suppose que je devrais faire un truc intelligent mais quoi ? Il me demande si j’ai froid et j’acquiesce (surtout que j’ai pas remis mon chapeau) et là, il me prend dans ses bras. Oh ben putain, si je m’attendais ! Il me frictionne le dos pour me réchauffer. Audacieux le jeune homme et moi, malgré le froid, je fonds. Mais le train arrive. Il fait chier celui-là.

« Ah, le voilà…
– Ouais… »

Je lui donne mon numéro de téléphone, à tout hasard… Bon, là, faut se quitter, je lève la tête pour lui faire la bise (ah oui, il est pas super grand mais je reste limite naine, moi) et là, il détourne la tête et smack. Je rigole un peu niaisement, surprise (pourquoi faut toujours qu’on soit niaise dans ces cas-là, je vous jure !) et puisqu’on est à ce degré d’intimité, je l’embrasse carrément. C’est drôlement prometteur… Dommage qu’on puisse pas poursuivre la soirée ensemble mais ce n’est que partie remise. Et encore, on a eu droit à un rab grâce à un crétin qui a tiré la sonnette d’alarme (non, c’était pas nous). Je suis rentrée chez moi, j’étais toute bizarre. Elle est trop dingue cette histoire, j’avais l’impression que c’était pas réel. Et pourtant…

 
A suivre, bientôt, je l’espère.

La fin de mon rêve d’’adolescence

Comme en ce moment, je ne suis pas la personne la plus joyeuse au monde, remontons un peu le niveau avec un article de type « gros n’importe quoi ». Alors, aujourd’hui, lecteur, je vais te parler de mon fantasme d’adolescence : Jacques Villeneuve (mais pas que de lui, reste !).

villeneuve_jacques

Ado, j’étais pas trop boysband. Déjà, à l’époque, je préférais les mecs bourrés de charme que des mecs plastiquement beaux mais qui dégagent autant que les mannequins en plastique dans les magasins. Déjà, à l’époque, je craque sur les lunetteux au sourire craquant et à la bonne bouille et s’ils ont omis de se raser, c’est parfait. Tiens, c’est marrant comme mes goûts n’ont pas tellement évolués, finalement. Bref. Ado, comme toutes les jeunes filles, je craquais sur des célébrités. Bon, j’étais pas névrosée à me dire : « oui, sûr qu’un jour, on se rencontrera et on s’aimera », faut pas pousser non plus. Donc mes fantasmes, pour ceux dont je me souviens : Johnny Depp, David Duchovny, George Clooney, Dean Cain (mais si, Superman avec Loïs Lane qui joue maintenant dans desesperate housewives mais quand il a ses lunettes. En superman, il est ridicule), Nick de Hartley cœur à vif (me demandez pas son vrai nom), Rock Voisine (oui bon, ça va !) et Jacques Villeneuve. Parce qu’il a des beaux yeux bleus, des lunettes, un sourire à craquer, qu’il oublie de se raser et qu’en plus, il est Canadien. Oui, déjà, à l’époque, j’étais une obsédée du Canada. Donc voilà. Et, ô drame, jeudi, en lisant mon site de F1 préféré (www.f1-live.com/fr/ pour ceux que ça intéresse), j’ai appris qu’il s’était marié. Et qu’en plus, sa nouvelle femme est déjà enceinte de lui. Damned ! Cet enfoiré m’a même pas attendue.

 

En vérité, je m’en fous. Mais ça me rappelle comme j’étais midinette à une époque. Je récupérais tous les articles sur lui, les photos que je pouvais trouver et j’avais tout mis dans un classeur. J’étais une fan très appliquée, je récupérais l’Equipe de mon papa le soir, j’achetais les magazines F1. Le seul qui manquait à ma collection que j’ai pas osé acheter à l’époque, c’était un playboy où notre ami Jacques avait fait une super opération de comm’ en posant (habillé) avec une playmate. Hé oui, femmes à poil et grosses cylindrées, ça va de pair, on le sait bien. Je me souviens même d’une fois où mon père était en voyage donc, le soir, en rentrant de l’école, pas l’Equipe, on a couru toute ma ville pour trouver un marchand de journaux qui avait encore des exemplaires disponibles.

 

Il y a une anecdote particulière, aussi. En 1999, quelques pilotes viennent faire des essais privés sur le circuit de Nogaro dans le Gers, à deux heures de chez moi en voiture. Les pilotes : Rubens Barrichello, Johnny Herbert, Pedro Diniz, Mika Salo et… Jacques Villeneuve. Donc je supplie mes parents d’y passer une journée. Au début, ma mère ne veut pas : j’ai le permis depuis moins d’un an et je conduis peu, surtout en ville, je n’ai pas de voiture à moi alors forcément… Du coup, au début, ma mère refuse : deux heures de conduite sur des routes départementales de merde, hors de question. Là, je lui sors un truc ignoble (oui, j’avoue, j’aurais mérité des baffes là) : « si tu m’empêches d’y aller, je t’en voudrais toute ma vie ! ». Du coup, elle me laisse la voiture. La veille, je fais mon plan de route (oui, je connais pas DU TOUT le Gers). Le matin, je me lève aux petites heures, je prends mes cassettes audio et c’est parti. Pendant deux heures, je roule comme une débile, excitée comme une puce, je chante avec joie dans la voiture, la vie est belle. Arrivée sur le circuit, c’est noir de monde, je me gare puis j’appelle mon papa pour lui dire que je suis arrivée sans encombre à la cabine téléphonique, n’ayant pas de portable à l’époque. Je monte sur les gradins et là, qui passe juste sous mon nez dans sa monoplace qui fait un bruit d’enfer ? Notre ami Jacques. Je suis aux anges. J’ai un petit appareil photo jetable et je mitraille comme une folle. A midi, les pilotes s’arrêtent pour manger donc je grignote les fruits que j’ai amenés puis je traîne au niveau du passage qui permet d’accéder aux stages, j’essaie de faire du charme au mec qui fait la sécurité qui me dit gentiment que je suis certes très charmante mais que je passerai pas quand même. Du coup, j’entame la conversation avec des gens qui sont là. Les essais recommencent, je passe l’après-midi avec deux mecs qui suivaient les essais aussi. A la fin des essais, mes nouveaux amis et moi attendons à la sortie des stands mais personne ne sort. Par contre, y a la copine de Pedro Diniz qui arrive et qui met la main devant son visage genre on va la prendre en photo. Déjà, Diniz, c’est une trop super star alors imaginez sa copine… Mais le temps passe et je dois déjà repartir donc je file mon appareil photo jetable à un des gars avec mon adresse avec ordre de prendre des photos du Jacques et de me renvoyer l’objet. Ben un mois plus tard, j’ai reçu l’appareil qui contenait deux photos de notre pilote préféré. Autre anecdote marrante avec la F1 : un copain très amoureux de moi au lycée se tapait les tous les GP le dimanche pour venir m’en parler le lundi. Même que plus tard, il a animé une émission sur le sujet dans une petite radio locale. Et il m’a dit : « ça, c’est à toi que je le dois. Sans toi, je me serais jamais intéressée à la F1 ». Quand je vous dis que je suis une fille fantastique.

 

En grandissant, ma « passion » pour notre ami Jacques s’est considérablement calmée, j’ai trouvé de nouveaux candidats pour mes fantasmes : Brad Pitt (beaucoup mieux avec ses pattes d’oie, y a pas à dire), Michael Weatherly, le mec qui joue Quentin dans Nip/Tuck, Julian McMahon, Sawyer dans Lost, le docteur Doriand dans Scrubs (qu’il est choupinou !)… Bon, la liste évolue selon les jours. C’est gratuit, c’est juste pour le plaisir des yeux. Une fois la télé éteinte, on n’y pense plus. C’est juste que c’est marrant.

 

Alors, Jacques, je ne t’en veux pas. Je te souhaite même plein de bonheur avec ta femme et votre futur bébé, donc. Bon, si tu avais eu l’occasion de me rencontrer, c’est moi que tu aurais épousé mais la vie en a voulu ainsi. C’est pas grave, dans ma liste de fantasmes, y en a plein d’officiellement célibataires !