Invitons nos amis à la noce

Une fois que tu as fait le tour de la famille, attaquons la partie « amis » de la liste des invités. Tu crois que c’est la meilleure ? Tu te trompes.


Alors voyons voir, moi, je veux inviter mes copines « historiques », mes copines de plongée, quelques collègues (dont des anciens). Au bas mot, si on compte les +1, ça nous fait vite une trentaine de personnes. Note pour moi-même : penser à coller mes amies célibataires avec les potes de Jon, on diminuera la liste des invités.


Jon, de son côté, va en vouloir en inviter sans doute autant, le groupe amis va donc compter entre 60 et 80 âmes. Pouf. Ça fait un peu cher les potes. Et là, surgit la question : jusqu’à quel degré d’amitié invite-t-on les gens à un mariage. Je parle de la phase repas, bien entendu.


En un, les amis, les vrais, ce qui sont dans notre long list de témoins. On peut y ajouter ceux qui font partie de la liste « à appeler en cas d’urgence » mais ce sont grosso modo les mêmes. Ensuite, y a ceux qui nous ont invité à leur propre mariage et je dois leur rendre la politesse. De mon côté, ça va être vite vu, y a que Anne et Lena. Les autres mariages, c’étaient les amis de Guillaume 1er, je les ai pas vus depuis  8 ans et un des couples avait marqué « Corinne » sur mon carton de placement alors bon… De toute façon, je suis pas partisane de l’invite back pour les mariages. Déjà qu’on n’a pas le choix pour la famille…


Mais du coup, comment définir la limite entre les amis indispensables à notre repas de mariage, ceux qu’on ne voit qu’au vin d’honneur et ce qu’on ne verra pas le jour J. C’est là que revient en jeu la question du où : si je me marie pas sur Paris, est-il envisageable de faire venir les gens juste pour le vin d’honneur et de leur filer éventuellement l’adresse d’un bon resto local pour le reste de la soirée ? Ça va leur faire cher l’apéro…


Alors oui, c’est mon mariage et telle une Bridezilla, je choisis qui je veux et point. Enfin, du moins de mon côté. Parce que y a Jon aussi et même si je l’aime suffisamment pour lui souffler un « oui » plein d’émotion devant une foule extatique, même l’homme le plus parfait peut avoir dans son entourage un ami relou. Genre son meilleur ami d’enfance devenu un boulet 3 tonnes qui sort vannes vaseuses sur plaisanteries pas drôles où surnage misogynie et racisme. C’est pour rire dit-il. Oui mais à force d’avoir le rire facile sur les femmes casse-couilles qui feraient mieux de rester à la maison, les Arabes voleurs (et/ou terroristes), les Noirs feignants… Ça finit par raisonner étrangement… Vous savez, ce pote qui ne déclenche chez vous que faux sourires polis qui crispent la mâchoire, vous forcent à rester très concentrée pour ne pas lever les yeux au ciel dès qu’il sort une de ses fameuses blagues, le seul mec au monde qui vous pousse à espérer avoir l’appendicite pour échapper à une soirée avec lui… Jon, lui, il se rend pas compte, il le voit avec les yeux de cet amour amical qui excuse tout. Bon ben lui, obligé, il vient. Et vous vous demandez si vous pourrez faire une table 100% mâle hétéro (oui, en général, ce type de personnage rigole grassement en ponctuant ses phrases d’un distingué « ohé chu pas un pédé! ». Ce qui vous donne envie de répondre du tac au tac « vaut mieux être pédé que con! » mais Jon n’apprécierait pas…) et blancs… Histoire d’éviter tout incident diplomatique.


Bref plus la liste s’allonge et plus les gens que vous avez réellement envie de voir sont noyés sous les invités « politiquement correct ». Et au fait, tous ces gens là, on les loge où ?

Courrier des cœurs : réponse à Tulipe

Cette semaine, Tulipe nous a posé la question suivante : « J’ai rencontré un mec y a quelques temps, on est un peu sortis ensemble mais là, ça fait 15 jours que j’ai plus de nouvelles. Il n’est pas branché téléphone mais là, quand même… Du coup, je me demande si je peux ou dois lui envoyer un ultime message ou si je dois attendre qu’il revienne vers moi car j’ai peur que si je lui renvois des messages, je l’effraie, ça fasse trop fille accro. Votre avis? »



La cellule love and sex s’est réunie et voici ce qu’on en pense

Marine : Donc non seulement tu n’attends plus de nouvelles, mais surtout tu ne lui écris pas. Non, ça fera pas « fille accro », ça fera « boulet », celle qui comprend pas l’évidence, à savoir que le mec a lâché l’affaire et a même pas pris la peine de le signaler. Par ailleurs, inutile de le réprimander, le plan « dignité offensée », il n’y a
que les filles qui y croient, lui, ça ne l’atteindra pas. Donc pour ton bien-être, n’attends plus rien de lui, lâche l’affaire e basta cosi.

Summer : Ben ça dépend si tu lui as déjà envoyé 160 messages et que tu n’as aucune réponse dans ce cas oui vaut mieux laisser tomber, si tu ne lui as laissé qu’un ou deux messages un petit dernier pourquoi pas, mais entre nous comme dirait Miranda, s’il rappelle pas c’est que tu ne l’intéresses pas vraiment (enfin elle le dit pas comme ça Miranda mais en substance c’est presque ça!)

Enzo : Tu as raison, un homme est un petit animal fragile qui s’effraie rapidement et facilement. D’ailleurs il faut beaucoup de tact pour l’apprivoiser. Et si tu es forte tu pourras le baguer (pour le reconnaitre parmi les autres).
Hum non ca colle pas, je la refais :
Mais bien sur tu as raison, c’est dur de franchir le cap et d’aller à l’encontre des lois de la nature : c’est à l’homme d’appeler, biologiquement, c’est dans les gènes. Ne joue pas avec la nature, sinon la nature se vengera !
Ca colle pas non plus…
Bon oui tu peux lui envoyer un message (d’ailleurs tu aurais pu et du le faire plus tôt, je ne te félicite pas) mais 15 jours sans nouvelles, c’est plutot mauvaise signe (pour tous les êtres humains, que ce soit homme ou femme).

Diane : Sache, petit scarabé, que la lacheté masculine a su développer de nombreuses techniques d’évitement à travers les ages. Il semblerait ainsi ici que nous soyons en présence de la fameuse et merveilleuse technique du: « je t »ignore et je ne réponds pas à tes appels ni à tes messages afin de te montrer que tu ne m’intéresses plus parce que je n’ai pas l’honnêteté ou le courage de te le dire carrément et clairement »

Donc, mon conseil: lui envoyer un ultime message pour célébrer ta liberté (plus ou moins ironique, hein: « bon bah puisque tu réponds pas, j’annule le plan à trois avec ma copine Carmen electra »), ou tout simplement on efface son numéro. Errare humanum est, perseverare connardum.

Nina : Ahem. Bon, sur le papier, ça semble mal barré mais bon, il a peut-être une bonne excuse genre une appendicite…Dans ce cas là, je suggère la technique du ultime SMS du genre : « le silence radio, c’est pas classe » ou assimilé. Là, deux choses : soit son orgueil de mâle est piqué et il te répond, soit il répond pas. Comme tu auras activé l’accusé de réception pour le SMS et qu’il répond pas, c’est définitivement un connard. Tu peux aussi faire un SMS d’insulte si tu as besoin de te défouler mais bon…Comme dit Marine, ça ne servira pas à grand-chose. Au moins, tu auras fait une dernière tentative et tu pourras passer à un autre mec, certainement plus classe.

Voilà, si toi aussi, tu as une question vitale à nous poser ou une question à la con pour nous amuser, n’hésite plus, laisse un comm, écris un mail
(nina.bartoldi’at’gmail.com), facebooke-moi (Nina Bartoldi, aussi), manifeeeeeeeeste toi !

La terreur de la maternité

Dans la vie, j’ai des phobies, comme tout le monde. J’ai peur de l’avion, des serpents, de finir seule et aigrie comme ma grand-mère paternelle (parce que curieusement, plus t’es aigrie, plus t’es méchante et plus t’es seule), de la mort des gens que j’aime… et de la maternité. Ouais, avoir un bébé, ça me fout la trouille et grave.

Première trouille : le déni de grossesse. Etre enceinte sans m’en rendre compte et arriver un jour à l’hôpital avec de supers crampes au bide « Aaaaaaaah, je crois que j’ai l’appendicite !

– Non, mademoiselle, vous êtes en train d’accoucher.
– Mais, je suis pas enceinte !
– Si et vous venez de perdre les eaux. »

Bon, ok, le déni de grossesse, c’est très rare mais bon, quand j’ai une vie sexuelle avec capote (ben ouais, n’encourageons pas le sort), je suis contente d’avoir mes règles et si elles sont plus courtes que d’habitude, je flippe. Même que j’ai l’impression d’avoir plus de seins que d’habitude (déjà que…). Même qu’en juillet, Gauthier m’a fait une réflexion sur mon opulente poitrine à base de « dis donc moumour, ils sont énormes tes seins aujourd’hui ! ». Et là, la machine à flip est en marche. Bon alors, j’ai pas eu de sexe depuis mai, j’ai eu mes règles depuis mais elles étaient un peu courtes, non ? D’un autre côté, avec Alex (puisque c’était de lui dont il s’agissait), on n’a jamais sauté l’étape capote, celles-ci n’ont jamais craquées et puis en plus, j’étais dans une période non décisive de mon cycle. Bon, ben non, je dois pas être enceinte.

Ma terreur de la maternité est joyeusement entretenue par la télé. Oui, oui, la télé. Entre les émissions sur les dénis de grossesse (bordel !), les multiples messages sur les dangers domestiques, sur tout ce qui peut tuer mon futur bébé. Nom de Dieu ! Il faut faire attention à la table à langer (genre j’aurais la bonne idée de le laisser là tout seul parce qu’un bébé, c’est bien connu, une fois posé, ça bouge plus), aux prises électriques parce qu’un bébé, il voit des trous, il faut qu’il mette les doigts dedans et ses narines, il a déjà testé, aux cacahuètes parce qu’il va forcément s’étouffer avec, la casserole d’eau chaude qu’il va forcément se renverser dessus… Oui parce qu’un bébé, faut le savoir, ça n’est pas indépendant et ça se surveille comme le lait sur le feu… Qu’il ne faut pas laisser à sa portée pour pas qu’il se le renverse dessus, donc.

Alors imaginons. Avec Sagamore, on s’aime et on décide de se reproduire, youpi ! Sauf que ce qu’il ne savait pas, Sagamore, c’est que j’ai chopé un foutu gêne de « mère juive ». Je sais pas d’où il sort mais je l’ai. Déjà, quand je laisse mon chat tout seul, je culpabilise alors j’imagine le cauchemar avec mon enfant, la chair de ma chair, ce petit bout que j’ai porté 9 mois dans mon ventre. Déjà, enceinte, je serai une terroriste. Le premier qui fume à moins de 100 mètres de moi, je lui explose la tête ! Comme j’irai chez une diététicienne pour manger comme il faut pour avoir un beau bébé tout parfait donc je ne dînerai plus chez les gens parce qu’ils ont foutu une lichette de rhum dans le gâteau et ont OSE faire une daube au vin. Non mais tu veux que mon fœtus se tape une cirrhose ? Et alors qu’on ne touche pas trop mon bide parce que mon fœtus, il a besoin d’être protégé et tu crois que tu peux toucher son cocon avec tes mains pleines de microbes ? Tu veux le tuer ?

Et puis après, je vais accoucher et là, ce sera pire. Parce que jusque là, mon bébé, il était dans mon ventre donc je pouvais le surveiller en permanence et personne d’autre que moi était en contact direct avec lui. Mais là, il est exposé au monde et à ses horreurs ! Il est soumis aux microbes, à la pollution, aux « areuh ! areuh ! » débilitants des gens qui essaient de communiquer avec lui. Et puis tous ces gens qui n’arrêtent pas de le prendre dans leurs bras, aaaaaaaaaah ! Vous êtes propres au moins ? Non parce que c’est fragile un bébé, faudrait pas lui filer une cochonnerie, quoi… Et ça va être de pire en pire parce qu’en grandissant, il va devenir mobile, il va vouloir mettre ses doigts partout, dans son nez, la prise électrique ou le mixeur ! Il mangera tout ce qui lui tombera sous la main : ses pieds, son playmo spécial petits enfants, la pilule de maman… Je rigole pas ! Moi, petite, j’ai trouvé un spasfon par terre, c’est un médicament rose de la forme d’un smarties. Donc je l’ai mangé. Si je m’en souviens encore aujourd’hui, c’est que le goût dégueu du médicament au lieu du délicat choco fondant m’a profondément traumatisée.

Et puis après, il ira à l’école et ce sera le début de la fin ! Les autres enfants vont me le prendre mon petit, il ira jouer chez des gens et regardera des films érotiques chez eux. Rigolez pas, c’est arrivé à mon voisin, ma sœur lui a montré un film érotique alors qu’ils étaient encore en maternelle (mais mes parents sont de très bons parents en dehors de ça). Et puis après, il va arriver au collège mon petit et il voudra faire du scooter et même qu’après, il commencera à mélanger sa langue avec d’autres gens ! (oui, je n’exclus pas la possibilité que mon fils soit éventuellement pédé, ne soyons pas sectaire). Et la mononucléose, il y pense ? En plus, si l’autre a un appareil dentaire, ça peut lui abîmer la bouche et lui donner des aphtes. Et puis, après, ce sera encore pire ! Il voudra faire du sexe ! Oh bordel, je vais lui expliquer que trois capotes valent mieux qu’une, on ne sait jamais… Non parce que je voudrais pas qu’une MST abîme mon petit, quoi… 

Bon, évidemment, là, j’exagère (au cas où vous auriez pas compris) mais c’est vrai que l’idée d’être mère, ça me donne surtout envie de pleurer parce qu’un gamin, c’est tout petit, tout fragile et si je me plante, c’est lui qui paiera les pots cassés. En conséquence : jeune fille névrosée et totalement flippé cherche mec pouvant assumer le rôle de père et de mère. Si déjà père d’enfants majeurs, je prends.

En attendant…

Bon, j’avais prévu un super article aujourd’hui sur la peoplisation de la politique mais au vu de mon week-end, j’ai pas eu le temps de l’écrire (j’ai pas non plus eu le temps de faire mon rameur). Et puis en plus, là, je dois bouger car j’ai une conférence. Oui, le dimanche, moi, je bosse, j’ai rendez-vous avec Jack Lang (le pire, c’est que c’est vrai) alors en attendant que je daigne pondre mon article, je vous mets un questionnaire à la con, et puis n’oubliez pas nos petits prétendants vingtenaires!

Cap ou pas cap de dire  » Je t’aime  » à quelqu’un que tu n’aimes pas ?
Je l’ai fait, c’était idiot mais j’étais jeune. Maintenant, j’ai du mal à le dire avant d’être sûre.

Cap ou pas cap de dire à toutes les personnes devant toi, ce que tu penses vraiment d’eux ?
Pas cap. Je suis trop gentille, des trucs blesseraient des gens inutilement donc autant s’abstenir. Mais bon, je suis pas hypocrite non plus, quand j’en ai marre, je le dis. Et des fois, ça fait du bien de dire ses quatre vérités à une personne qui s’est placée toute seule sur son piédestal.

Cap ou pas cap de laisser partir la personne que tu aimes pour qu’elle soit vraiment heureuse ?
J’aurais pas cru mais cap. De toute façon, quand la personne a décidé de partir, que peut-on faire ? On sera jamais heureux dans ces conditions.

Cap ou pas cap d’aimer quelqu’un sans l’avoir vu ?
Ben cap, j’aurais pas cru. Mais j’ai vu des photos, avant, ça compte ?

Cap de ne jamais dire jamais ?
Pas cap. Mais après, je rajoute « enfin, il ne faut jamais dire fontaine… ». Parce que les jamais d’hier sont parfois des « peut-être » aujourd’hui voire des « finalement, c’était pas si terrible ».

Cap ou pas cap de dire au monde entier que tu l’emmerdes ?
Pas cap car tout le monde ne peut pas m’emmerder en même temps donc ça sert à rien de faire des dégâts collatéraux

 Cap ou pas cap de partir maintenant avec celui que tu aimes au bout du monde ?
Cap mais je n’ai pas d’engagements à long termes pour le moment, c’est facile. Mais si je l’aime, je serai pas capable de l’abandonner.

Cap ou pas cap de partir sans te retourner ?
Pas cap. Y a trop de gens que j’aime.

Cap ou pas cap de passer toute une vie sans dire « je t’aime » ?
Ben, pas cap, je l’ai déjà dit (et sincèrement, en plus)

 Cap ou pas cap de courir dans la neige à 5 heures du matin parce que tu as fait un pari avec ton amoureux ?
Cap, je suppose. Mais je pense pas sortir avec un mec qui me demande ça…

Cap ou pas cap de laisser sur le blog de quelqu’un 45 commentaires à toi tout seul juste pour son sourire ?
Probablement cap. Déjà que je le fais sans son sourire ! 😉

Cap ou pas cap de faire plein de bisous aux gens qui t’énervent le plus dans le monde ?
Pas cap, je déteste toucher les gens qui me saoulent. Rien que leur faire la bise, ça me coûte

Cap ou pas cap de déclarer ton amour en public ?
Cap et archi cap. Quand j’aime, je le hurle sur les toits. Pourquoi le cacher ?

Cap ou pas cap de n’aimer qu’une personne toute la vie ?
Heu… J’en ai aimé plusieurs, quand même. Peu mais plusieurs. Cap si on parle d’amour au sens amoureux du terme. Pas cap si on parle d’amour sous toutes ses formes, j’ai beaucoup d’amour à donner (à un homme, mes amis, ma famille)

Cap ou pas cap de faire rire quelqu’un quand il a mal ?
Cap mais j’ai pas fait exprès. J’ai fait pleurer ma sœur qui venait de se faire opérer de l’appendicite, je m’en suis voulue, après.

 Cap ou pas cap d’aller en sous-vêtements à tes examens ?
Pas cap et j’en vois pas l’intérêt. En plus, ça pèle dans les amphis.

Cap ou pas cap de tout quitter par amour ?
Si « tout » signifie abandonner ma famille et mes amis, pas cap. Si c’est ma vie actuelle, cap. Mais bon, c’est facile, je finis bientôt mon stage ! 😉 Ceci étant, je veux pas dépendre totalement de mon amour non plus.

Cap ou pas cap de construire ta vie tout seul ?
Ben cap parce que si je suis seule, ce serait bien triste de rater sa vie. On n’a pas besoin d’une moitié pour être!

Cap ou pas cap de passer des journées seule à rêver?
Cap, très cap, trop cap. C’est pas bon pour mon rendement.

Cap ou pas cap d’aimer sans jamais pleurer ?
Pas cap. Je pleure souvent, je suis une émotive. Quand Guillaume 1er m’a dit qu’il m’aimait, j’ai fondu en larmes en plein resto ce qui l’a pas mis à l’aise.

Cap ou pas cap de dire à ton meilleur ami d’enfance que tu l’aimes depuis le premier jour ?
Cap, cap. Elle le sait, de toute façon.

Cap ou pas cap de l’attendre même quand il n’y a aucun espoir ?
Hélas cap et je me trouve très bête dans ces cas-là. Mais bon, l’amour a ses raisons, blablabla. Jusqu’à ce que mon cœur soit subtilisé par quelqu’un d’autre.

Cap ou pas cap de résister à la tentation ?
Cap, a priori. Mais je préfère ne pas être totalement affirmative, on ne sait jamais.

Cap ou pas cap de rester un(e) simple ami(e) ?
On parle des exs, là ? Cap, je le fais avec Guillaume 1er sans soucis. Je vois pas pourquoi on pourrait pas rester amis après une rupture s’il n’y a pas eu de coup de pute.

Cap ou pas cap de ne dire rien que la vérité ?
Pas cap, je suis une menteuse sur certains trucs mais je mens plus par omission qu’autre chose (surtout que ça se voit quand je mens)

Cap de faire la tête toute une vie ?
Pas cap, je pardonne toujours, si ça en vaut la peine. Je ne suis pas rancunière.

 Cap ou pas cap de jamais dire je ne sais pas ?
Pas cap, je sais pas tout ! Vaut mieux dire honnêtement qu’on sait pas plutôt que se prendre la honte quand on vous demande la définition d’un mot que vous connaissez pas.

Cap ou pas cap de refiler ce questionnaire à quelqu’un?
Pas cap, ceux qui veulent le font, point ! 😉

Du sexe avec une célébrité : un fantasme à réaliser ?

L’autre jour, j’ai écrit un article dans lequel je parlais de « Sagamore », en référence à Sagamore Stévenin. Oui, c’est pas parce que j’ai pas de moitié en vrai que je ne peux pas parler amour ou autre. Mon fiancé virtuel, avant, c’était Brad mais comme j’ai eu un vrai copain pas virtuel du tout depuis, le nouveau, c’est Sagamore parce que je fais pas dans le réchauffé. Bref, voyant cela, une lectrice me proposa gentiment de me filer les coordonnées de ce monsieur mais je refuse, ne sachant qu’en faire. Car après tout, autant c’est rigolo de fantasmer
sur une célébrité, autant le concrétiser, non.

Bon, imaginons, imaginons. Nina est seule dans son lit, elle imagine de belles histoires de princes charmants et de princesses. Dans le rôle de la princesse, moi, forcément. Dans le rôle du prince… Bon, comme je n’ai aucun plan M pour le moment, prenons un choupinou célèbre, ça fera l’affaire. Donc au hasard, notre ami Sagamore. Voilà un prince doux, prévenant aux attributs royaux conséquents. Oui, comment vous croyez, vous, que prince et princesse « eurent beaucoup d’enfants », par insémination artificielle ? Bon, bref, vous saisissez
l’idée. Bon, comme j’ai beaucoup d’imagination et que j’ai du mal à m’endormir, j’ai le temps de fantasmer, avec plein de scénarii différents et tout.

Un jour, voilà que je me promène dans la rue. « Lalalalala ». Soudain, qui vois-je ? Sagamore himself ! Bon, cette scène est totalement fictive puisque je pourrais croiser mon père dans la rue que je ne percuterais même pas. Mais bon, on continue ! Donc, je croise M. Sagamore et lui, il me remarque aussi, il me propose de boire un verre. Bon, on discute, blabla, puis il me propose un dernier verre chez lui. Bon, comme j’ai plus 15 ans, j’ai pas la naïveté de croire qu’un mec m’invite à un dernier verre juste pour me parler de la pensée philosophie de Kierkegaard. Donc, toute émoustillée, j’accepte. Oui parce que quitte à être dans la supposition, il est acquis que pour l’occasion, je serai épilée, j’aurai mes plus beaux dessous et j’aurai même pas mes règles.

Bref, lui et moi, moi et lui sur un canapé à quand même boire ce dernier verre et ce qui devait arriver arriva, nous nous embrassâmes passionnément avant de finir en brouette. Bon alors, déjà, vous aurez noté que jusqu’à la brouette, M. a un comportement irréprochable. C’est déjà de l’ordre du fantasme. M. étant un peu connu, il pourrait me croiser dans la rue et faire : « hé poulette, ça te dirait de baiser avec une célébrité ? ». Heu… Ben non, là, j’ai pas le temps, j’ai ma casserole de lait en double file ! Bon et même s’il est gentleman, il pourrait être très mauvais amant ou me sortir un « alors, ça te fait quoi d’avoir couché avec une star ?» à peine a-t-il fini de jouir. Heu… Ah, il faut que j’y aille, mon
chat a l’appendicite, là. Bref, entre la réalité, pas toujours glamour, et le fantasme, toujours délicatement sensuel, il peut y avoir une sacrée différence. Non parce qu’on sait jamais, Sagamore, il peut être goujat, SM hard, podophile (non, y a pas de fautes, c’est un amateur des pieds !), petite bistouquette, bande mou, éjaculateur précoce…

Bref le mythe serait brisé. Tu vas me dire, et alors ? Au moins, le fantasme sera réalisé. Ouais mais finalement, j’aurais préféré que ça reste un fantasme car même si la liste de mes fantasmes sur des célébrités sont longues, ça fait chier quoi. En plus, j’ai rien d’une midinette et côté « fan qui couche avec sa star » (à dire avec une voix de pétasse), ça me fait pas triper, il faut être honnête. Déjà quand j’ai reçu le mail de la demoiselle, je me suis demandée ce que je pourrais en faire. Fureter dans son quartier en espérant le croiser ? Je le fais plus depuis mes 16 ans. Et puis j’ai pas le temps. Et puis avec le bol que j’ai, il habitera forcément à l’autre bout de Paris. L’appeler alors ? Ah, j’imagine ça d’ici :

« Allo Sagamore ?
– Heu… Oui, c’est qui ?

– Je m’appelle Nina et j’ai 26 ans et je te trouve trop trop beau.

– Merci. Et ?
– Ca te dirait qu’on aille boire un verre un de ses 4 ?

– Ah…euh…Je peux pas, je dois m’épiler les genoux. Et puis je suis marié et en plus, je suis podophile. »

Toutes mes répliques sont à dire avec ma voix de pétasse option suraiguë hystérique. Bref, ça pourrait être très rigolo mais la dernière fois que j’ai appelé un mec pour lui déclarer ma flamme (j’avais 16 ans), je me suis pris un vent donc curieusement, la drague téléphonique, je le sens plus trop.

Et puis d’abord, si mon destin est de me taper un jour Sagamore, c’est que nous nous serons trouvés par hasard et pas parce que j’ai joué ma fan hystérique et collante parce que, ça, curieusement, je sens que ça lui plaira pas.

Nous fantasmons tous sur des célébrités, c’est normal. Mais je suis pas la seule à trouver Sagamore (ou Brad ou d’autres) choupinou donc c’est plus marrant de se faire ses films que de tenter quoi que ce soit. Parce que Sagamore, il doit en avoir marre des nanas qui le désirent corps et âme, qui lui écrivent de longues lettres avec des cœurs sur les i et puis tout ça.


Non, c’est définitif : Sagamore, si tu me veux, c’est à toi de te bouger !

 

PS : Sagamore, si tu me lis, sache que je ne pense pas que tu sois équipé petite bistouquette impuissante. Sache cependant aussi que je suis comme St Thomas, je ne crois que
ce que je vois…