Comment décrédibiliser un camp : comparatif manifestation Cop21 vs féminisme

Le 29 novembre dernier, peu de temps avant de décoller pour aller voir des amis, Victor et moi traînons un peu sur Twitter, suivant la manifestation écologiste à l’occasion de la Cop21. Il avait prévu d’y aller, me convainquant de ne pas le suivre car ça pouvait être dangereux. Pas à cause d’un éventuel attentat mais bien à cause des lacrymos et autres coup de matraque distribués dans le tas. Oh mais non, tu exagères, petit coeur. Ah mais non… Et sur ma timeline, je vois l’impensable : un silence de la plupart de mes contacts sur la manif jusqu’au moment fatidique où 3 connards ont jeté des bougies du Mémorial. Enfer et damnation, ces écolos sont des connards, ils méritent bien un peu de lacrymo et des coups, ils détruisent nos témoignages de compassion. Mais… Comment vous pouvez tomber dans un piège aussi grossier ? Alors oui, les connards (Black blocs apparemment mais d’après ce que j’ai pu voir/lire, aucun des cagoulés n’a été arrêté… Mais bon, vu que les black blocs ne sont pas une entité fixe mais qu’on peut tous l’être, j’imagine que c’est compliqué de savoir qui est qui), il y en a eu comme il y en a dans chaque manif mais bordel, vous voyez pas qu’ils se servent de ça pour brouiller le message ? Non.

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Ok alors pour vous prouver que si, c’est bien ça l’astuce, je vais prendre un sujet qui fait bien plus réagir ma timeline que l’écologie : le féminisme.

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Les black blocs = les Femen

Classic shit de n’importe lequel des mouvements : les membres dont on se passerait bien parce qu’on va vous les balancer systématiquement à la tronche pour décrédibiliser votre combat. Côté COP21, on l’a bien vu, ce sont les Black Blocs. Côté féministe, on a les Femen et tou-te-s celles et ceux qui ont essayé d’avoir un propos pro féministe vont confirmer : on a toujours droit aux Femen “ah ouais mais t’es féministe et t’es d’accord avec les Femen, alors !”. Non pas forcément parce que tu vois, quelles que soient tes opinions, tu ne trouveras jamais un mouvement où tout le monde est absolument d’accord sur les fins et moyens. Les Femen, je trouvais le discours de base sur la réappropriation du corps intéressante, quelques happenings qui ont du sens, je les ai trouvées couillues d’aller se frotter à Civitas mais… je comprends jamais bien ce qu’elles veulent, en fait. Des opérations coup de poing, on en a eues mais on n’entend jamais bien leurs revendications. Mais quoi qu’on pense des Femen, elles semblent constituer à elles seules un amalgame pénible à porter pour toute féministe alors qu’elles ne représentent qu’un mouvement minoritaire mais visible. Comme les Black Blocs. Et cette assimilation systématique devient un argument en lui-même pour ne pas écouter les féministes ou militants écologistes.

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“Il fallait pas faire comme ça” = le mansplaining

Toute féministe qui débat a un jour entendu un homme lui expliquer que c’est pas comme ça qu’il faut s’y prendre. En légèrement caricatural, ça donne “non mais vous êtes toutes hystériques, comment voulez-vous qu’on adhère à votre combat, aussi ?” et ces gentilles personnes (souvent des hommes) viennent nous expliquer comment qu’on milite pour gagner l’adhésion de la populace tout en nous imposant un calendrier de priorités qu’on doit suivre à la lettre parce que pardon, y a plus important que le combat que vous êtes en train de mener. Vous luttez contre la place des femmes en entreprise ? Idiotes, la priorité, c’est le viol ou la violence conjugale. Apparemment, la légende voulant qu’un homme ne puisse exécuter qu’une seule tâche à la fois semble vraie. car, voyez-vous, on peut mener plusieurs luttes de front, sans hiérarchiser la priorité en délaissant les autres dossiers. Sur la fameuse manif, on retrouve la même rhétorique : fallait pas manifester. Il est vrai que les grands changements dans le monde ont toujours été faits à partir d’un canapé. Rappelons que la chaîne humaine était autorisée et que les choses ont dégénéré lorsque les manifestants ont commencé à être enfermés sur la Place de la République et gazés avant même les premières échauffourées. Ah et pour celles et ceux qui me diraient que, quand même, y a des façons plus douces ou subtiles de lutter, relisez l’histoire du MLF, elles ont pas toujours fait dans la dentelle, loin de là.

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“Fallait pas manifester” = “elle l’a cherché, t’as vu comme elle est habillée ?”

Suite du précédent : ok, ils se sont faits gazer/frapper/interpeller mais on leur avait dit de pas aller manifester alors, hein… On remplace par “oui, elle s’est faite agresser mais t’as vu comme elle était habillée aussi”. Je n’aurai pas l’audace de comparer ça à un viol mais ici, la victime n’est jamais innocente. Non parce que pardon, remettons un peu en contexte : des centaines de personnes ayant participé à une marche autorisée avec leur drapeau peace qui se prennent des coups par des flics alors qu’ils sont assis par terre les mains en l’air, je ne vois pas dans quel univers, c’est chercher la merde… Ah si, dans celui de ceux qui veulent démonter cette manif, bien sûr.

Ces activistes sont tellement dangereux qu'un flic laisse traîner sa matraque au sol et lui tourne le dos... manifestation COP21
Ces activistes sont tellement dangereux qu’un flic laisse traîner sa matraque au sol et lui tourne le dos…

“Ouais mais les flics du Bataclan” = “no all men”

Oui les flics du Bataclan ont des couilles XXL et je n’aurais pas été capable de faire la même chose qu’eux. Mais ça n’empêche pas que les CRS qui ont “encadré” la manifestation se sont adonné à des violences injustifiées et le reconnaître n’enlève pas le mérite de ceux du Bataclan vu que ça n’a strictement rien à voir. Cette volonté de soudain déifier les flics comme l’entité salvatrice, empêchant ainsi toute critique me gêne, c’est un peu “non mais y a des mecs bien aussi”. Je suis la première saoulée par la systématisation du flic= gros con débile mais en l’occurence, sur cette manif, ils ont grave chié et abusé de leurs prérogatives. De la même façon que des mecs courageux vous sauvant d’une agression ne transforment pas tous les mecs en personne bien attentionnées à votre égard.

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Bref, une rhétorique simple qui s’applique à tout ce qu’on veut dénigrer. Toujours pas indignés, toujours indifférents ? Peut-être souffrez-vous de… snobisme géopolitique !

Je vous explique ça demain (enfin, j’essaie, je suis tellement charrette cette semaine… Enfin, ça fait un mois mais là encore plus)(mais c’est pas pour autant que je vais pas m’indigner, ça s’agite violemment en moi tout ça)

 

Voyager seule : même plus peur

Quand on me lit, on a la sensation que je suis une super aventurière (si). Mais en vrai, je suis une petite chose qui s’effraie facilement. Genre sur le coup, partir en vacances aux Maldives, ça me rendait toute hystérique de joie. J’avais de toute façon le volume 3 de l’intégrale de Trône de Fer donc même pas peur de m’ennuyer, ça risquait pas. Mais à quelques heures du voyage, autant vous l’avouer : je faisais vachement moins la maline.

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D’ordinaire, je voyage avec mes copines, ma famille ou mes clubs de plongée donc en gros, je me repose facilement sur la masse, je suis. Quand on part à deux, on se soutient : y en a toujours une pour guider l’autre, pour voir le bon panneau. Là, je partais seule, seule. Personne pour me dire que quand tu vas au Terminal 2A de Roissy, prendre le RER n’est pas une bonne idée (c’est juste à l’autre bout du monde). Personne pour me guider vers la bonne porte, des fois que je sois soudain victime d’une étrange dyslexie numérique qui me ferait confondre la porte 57 et la porte 75. Encore que Roissy, c’était facile. A l’aéroport de Muscat (Oman), j’ai moins rigolé : atterrissage à 7h du mat, heure locale… Soit 4h du mat parisien et je dois attendre 1h30. J’ai trouvé personne de mon groupe et je meurs de sommeil, je comprends rien aux annonces crachées dans le micro, j’écoute la musique sur mon iPhone en mettant un réveil pour être sûre de pas rater mon coup. Autant vous dire que je n’ai aucun souvenir du vol Muscat-Male qui a suivi (quasi 4h, je dormais déjà au décollage ou à peu près). Par contre, je me souviens très bien de mon arrivée à Male où je me suis dépêchée de passer à la douane de peur de passer en dernier et d’être oubliée par mes camarades. Je guettais la foule pour repérer où étaient ceux que j’imaginais être des futurs compagnons de galère (j’avais raison pour certains, tort sur d’autre. Notamment sur ce charmant garçon vu à l’aéroport de Male qui m’a soudain dégainé un guide de la Thaïlande. Crac mon petit coeur). Finalement, j’étais la 3e sur 19 à retrouver nos gentils encadrants.

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Puis tout s’est bien passé. J’ai lu, oui, mais j’ai aussi bien discuté avec des tas de gens, j’ai bien rigolé, j’ai vraiment passé de bons moments. De belles vacances avec un groupe de pote que je ne connaissais pas au moment où j’ai posé le pied dans l’A330-200 d’Oman Air et que je ne reverrai peut-être jamais mais peu importe au fond. Sur le coup, j’étais bien avec eux et j’ai eu ma petite nouvelle tribu pendant une semaine. J’ai discuté avec des gens que j’aurais sans doute jamais eu l’occasion de rencontrer par ailleurs, j’ai ouvert mes écoutilles. C’est toujours fascinant de voir à quel point un voyage sur un petit bateau peut créer une sorte d’intimité fragile, douce, éphémère. Hier on ne se connaissait pas, demain, on se perdra de vue. Mais là, de suite, on est bien tous ensemble.

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Au fond, partir seule, c’est aussi prendre des vacances de sa propre vie. Passé les 5-10 mn où tu racontes ce que tu fais dans ta vie, tu n’en parles plus. Tu évoques un peu ta famille, ton neveu d’amour, les amis que tu aimes. Les gens que tu n’aimes pas, tu les oublies, tu n’en parles pas, pourquoi faire ? Médire avec des gens qui ne connaissent pas l’objet de votre désaffection n’a aucun sens. Médire loin d’eu n’en a de toute façon pas, la médisance ne pouvant être pour moi qu’une catharsis, un besoin de soulager les sentiments mauvais que nous suscitent cette personne que l’on n’a pas le choix de fréquenter. Là, elle est loin : physiquement et mentalement. On ne parle pas de ses soucis non plus. Ca intéresse qui, mon découvert abyssal, mes cervicales bloquées de décembre, ma crise de foie de Noël ou peu importe. Oui, je traite mieux mes camarades de voyage que mes lecteurs de blog (j’ai été traumatisée). On part loin, une jolie parenthèse. Le seul regret, parfois : ne pas pouvoir partager tout ça avec quelqu’un que l’on aime…

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Bon, dès que j’ai cambriolé une banque, je me refais ça !

Le management par le croissant

Je m’interroge souvent sur les compétences managériales des uns et des autres. Qu’est-ce qu’un bon manager ? Celui que je trouve bon manager fait-il l’unanimité ? Pour moi, un bon manager est celui qui partage ses compétences, me fait suffisamment confiance pour ne pas contrôler mon taf toutes les 5 mn (mais ne me perd pas de vue pour autant), et sait faire preuve de justesse (en gros souligner le bon travail et réprimander le mauvais tout en essayant de trouver des solutions pour que ça ne se reproduise pas. Oui, des fois, il arrive qu’on sache pas tout faire…). Et, évidemment, de l’humanité.

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Il y a quelques temps sur Twitter, nous débattions avec je ne sais plus qui (désolée…) des managers qui n’offrent jamais de croissants à leur équipe. En mon âme et conscience, j’ai répondu “c’est scandaleux!”. Il n’y a certes aucune obligation et un bon manager peut avoir quelques oursins dans les poches. Sauf que c’est le petit geste qui fait la différence. Evidemment, je dis croissant mais ça pourrait être un café, une friandise ou même une chocolatine. Il y a des périodes parfois tendues au boulot, les dossiers qui s’accumulent, les deadlines immuables qui s’approchent à toute vitesse, implacables comme un mur qui vous explosera la gueule si vous ne tenez pas les délais… Bref, y a des jours où on est zen et d’autres non. Face à nous, le manager qui doit quand même s’assurer qu’on rend les trucs à temps parce qu’à un moment, si une tête doit sauter, ça peut être la vôtre certes mais rien ne garantit qu’il ne soit pas éclaboussé/blessé voire tué dans l’histoire… Un bon manager comprendra que le fouet ne peut pas être le seul moteur et qu’il faut savoir aussi faire un petit geste. De type offrir un croissant.

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(c) Rico Sin Azùcar

Le réveil sonne. L’heure de quitter la tendre chaleur de sa couette pour aller au boulot. Ayant eu quelques petites expériences professionnelles comme vous le savez, j’ai eu un bon paquet de managers. Les managers “heu ben fais ça et… ben salut !” voire les “ah, tu taffes ? Heu ben c’est bien, c’est à dire que j’avais un peu oublié de te suivre, huhu !” ou au contraire les hystéros “t’as mal fait ton taf. Tout est de ta faute, tu es la pire employée du monde…Et si je te crie dessus, c’est pour pas qu’on voit que moi, j’en fous pas une”. Bref, j’ai pas toujours eu la gagne à ce niveau là et y avait des matins où j’avais envie de frapper le réveil tant me sortir du lit me donnait envie de hurler, de me rouler par terre parce que, putain, je veux pas y aller. Je ne dis pas que le management est facile, je trouve même qu’il faudrait arrêter de le sacraliser car on n’est pas tous faits pour ça. Et c’est pas grave, chacun ses qualités.

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Mais puisque vous voilà manager, comment se comporter ? Oui, il faut offrir des croissants à ses équipes. Ou un café ou peu importe. Non pas pour se les mettre dans la poche et la jouer copains copains (erreur) mais pour reconnaître de temps en temps le bon travail, une sorte de mini récompense qui ne coûte rien (quoi que le prix du croissant devient délirant), que nous sommes entre humains avant tout. Offrir un croissant, chocolatine, une madeleine ou un café ne nuit pas à l’autorité, bien au contraire. La bienveillance vis à vis de ses équipes EST une bonne idée, quoi qu’il en soit. Usez en !

PS : Je suis TELLEMENT fière de mon titre

Je lis l’avenir dans la téléréalité

J’ai un don : je mate une émission de téléréalité et je peux vous dire qui va gagner. Même sans la regarder d’ailleurs, il me suffit de lire les résumés sur Voici et je vous sors le nom du vainqueur. Parce que, oui, la téléréalité, c’est surtout une belle histoire qu’on vous raconte.

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Je suis tombée dans la spirale du Bachelor. Pas les premiers épisodes parce que j’avais chorale mais petit à petit, j’ai vu. Surtout que chaque épisode a dû être diffusé une bonne douzaine de fois. Vous avez vu l’histoire d’un bellâtre à accent qui tombe amoureux de plein de filles mais finit par n’en choisir qu’une dans un grand moment d’émotion, de rose et de bague échangée. Au bout de max trois semaines de tournage mais ça fait bien pour la télé. Mais voici la vraie histoire que l’émission vous a raconté.

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Il était une fois une jeune fille de province de type girl next door, jolie mais pas canonissime qui se rêve la nouvelle Cendrillon. Elle se retrouve projetée dans un univers de jeunes femmes qui ont été miss de beauté, sont mannequins ou Dieu seul sait quoi. Bien sûr, dans le lot, quelques fille moins jolies mais elles seront dézinguées dans les premiers épisodes vu que le garçon doit rembarrer une douzaine de ses prétendantes en deux soirs, bam. D’emblée, on voit de la bonnasse, certes vulgaire pour la plupart, mais remarquable. Pourtant, notre prince repère d’emblée sa Cendrillon. Et c’est parti pour deux mois (je crois) d’une romance simple, une romance à portée de main. Pendant que les mannequins et miss tombent au champ d’honneur, notre Cendrillon reste courageusement épisode après épisode. Elle est timide, réservée, naturelle… Une fille comme vous et moi. Plus que quatre filles : un mannequin, deux ex Miss et la fille comme nous. La mannequin tombe. Puis les deux miss. Bravo Cendrillon, t’as gagné !

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Je n’affirmerai pas que tous les participants de l’émission sont des acteurs et que tout est écrit, non, non. Je mettrai juste en avant l’incroyable talent des monteurs et réalisateurs qui vous racontent une bien belle histoire. Pour le Bachelor, le tournage a dû avoir lieu fin d’été, début d’automne à vue de nez. Imaginez tout le temps qu’ils ont eu pour bricoler cette histoire de Cendrillon. Ils auraient pu faire la même avec Livia (j’aime bien ce prénom mais je suis un peu traumatisée, là…), effacer les moments où elle est hypeeeeeeeeer exubérante pour ne garder que les moments fille sensible, gnagnagna. Idem pour la Déborah qui explique être “de plus en plus proche de la femme qu’Adriano recherche” (sous entendu “je veux gagner donc j’essaie de piger ce qu’il veut et je lui sers”… Mais elle s’est loupée, elle faisait super peur en parlant mariage, bébés avec prénoms déjà choisis…), on peut toujours choisir l’angle d’attaque.

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Prenons les Secret Stories, réalisation plus au cordeau mais si on regarde la liste des gagnants (pour ce que je m’en souviens, j’avoue n’avoir suivi que les saisons 3 et 4 mais je fais quand même comme si je savais de quoi je parlais), ce sont souvent les “gentils” de l’histoire, les un peu grande gueule mais pas trop, les pas trop mal mais pas trop canons, ceux qu’on pourrait avoir en meilleurs amis… Voire qui pourraient être nous.

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Parce que c’est bien de cela qui s’agit. La téléréalité vous raconte une histoire dont vous pourriez être l’héroïne, vous, oui, vous, la ménagère de moins de 50 ans. D’ailleurs, les gagnants sont quand même très souvent des gagnantes, non ? Vous pensez avoir le pouvoir de choisir le candidat qui restera mais vous choisissez celui que la prod vous impose par un subtil jeu de montages et de règles à la con permettant d’éviter la nomination des fortes têtes imbuvables mais qui font le spectacle. Vous pensez assister à la naissance d’une love story et choisir une candidate car elle vous paraît plus vraie. Mais on vous l’a vendue ainsi alors qu’on fait passer l’autre pour une hystéro prétentieuse et égocentrique.

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La téléréalité, ce n’est finalement ni plus ni moins qu’un jeu de lumière. Et je suis super douée pour voir vers qui pointe le projecteur.

Compte à rebours

Quand on organise un mariage, il y a 3 phases : la première, euphorique, où l’on se lance à corps perdu dans l’organisation et les annonces à nos êtres chers. En temps 2, il y a une stagnation : le gros est réglé, les faire-parts envoyés et il ne reste qu’à attendre les derniers jours pour régler les trucs de dernière minute. Puis la phase 3, cette fameuse période de « rah, ils ont tous décidé de me faire chier ».

Un mariage, c’est surtout de l’organisation. Je me souviens d’une ex collègue peu chère à mon cœur qui m’expliquait gérer son mariage comme ses projets, avec rétro planning sur excel et tout. « Ah et tu vas quand chez le coiffeur pour les essais coiffure ? » « Mince, j’ai oublié ! ». Ah oui, elle gère vraiment son mariage comme ses projets… Ne voyez pas dans cette anecdote l’unique volonté de me moquer (bon un peu quand même…) mais l’illustration du fait qu’il faut rester concentrée jusqu’au bout.

Sur le papier, tout est prêt mais les derniers jours avant le mariage sont une folle cavalcade. Décorer la salle, récupérer la robe, les essais coiffure, rapatrier les gens qui viennent de loin, gérer le traiteur, le DJ, le photographe, prendre les fleurs pour les déposer à l’église… Vous avez beau être un génie de l’organisation, l’imprévu s’incruste toujours à la noce. Et pour peu que cet imprévu soit pluriel, vous risquez de devoir confectionner en urgence quelques poupées vaudou pour vous défouler un peu.

Face à cet inévitable obstacle (si, inévitable, cherchez pas), vous avez 2 solutions :
– la zen : admettre que la vie n’est pas un film et que rien ne pourra être 100% parfait. Et qu’à partir du moment où on signe le contrat, que personne ne se blesse ou ne s’intoxique, tout ira bien.
– l’hystérique : se rouler par terre à chaque contrariété, insulter la Terre entière parce que putain de bordel de merde, on ne se marie qu’une fois dans la vie (normalement, c’est ce que l’on croit quand on se lance dans l’aventure) et que ce doit être le plus beau jour de votre vie. Technique à abandonner le jour du mariage, on ne se vautre pas au sol avec sa belle robe.

Bref, plus le mariage approche moins vous dormez tant il y a de choses à faire. Mais pensez à garder de l’énergie, le jour J, c’est déjà demain.

Je veux être la fille des pubs

Il y a quelques temps, tournait sur mon écran télé une pub dont j’aimais bien le début : une fille dont la vie part en couille : rupture, galère de boulot, poche poubelle qui se déchire. Je sais pas vous mais moi, je trouve que ces putes de poubelles se déchirent surtout quand tu trouves déjà que la vie t’en veut un peu. Un peu le dernier coup de pied dans l’estomac après un cassage de gueule. Mais la fin m’irritait : ta vie, c’est de la merde ? Achète une robe et tout ira mieux !

Je ne reviendrai pas sur mon marasme 2011 mais quand j’étais déprimée, au fond du trou, je peux vous garantir que toutes les robes du monde ne m’auraient pas rendu la patate. Surtout quand je me suis cassée le genou, il n’est pas aisé d’être coquette avec béquilles et attelle. Les filles des pubs, elles, elles deviennent ivres de joie à la moindre chaussure ou fripe, quitte à prendre des risques insensés comme la navrante pub Zalando. Pour ceux qui ont raté ce monument de clichés sur les femmes, il y a une prise d’otage dans une banque où il n’y a que des femmes (ah…) et pendant que les vilains braqueurs accomplissent leur forfait, les demoiselles discutent de la beauté de leur robe et chaussures, sereines. Le cambrioleur en chef leur intime l’ordre de se taire mais là, un livreur Zalando rentre dans la banque, peinard et les femmes deviennent hystériques, elles renversent les cambrioleurs et le livreur pour assouvir leur passion dévorante pour les robes et les chaussures. C’est là que je me frappe le front avec le plat de la main en me jurant de ne jamais rien acheter sur Zalando tant que dans la pub, les femmes passent pour des dindes (la nouvelle mouture n’est pas mieux).

Bref, je m’égare. Les filles des pubs, elles font chauffer la carte bleue et là, elles sont si heureuses qu’elles font la roue de bonheur. Non mais imaginez comme tout serait plus simple. Non parce que moi, la semaine dernière, ça a été très similaire à la pub Showroom privé : un dossier ultra chiant qui n’en finit pas de se complexifier, une cliente qui me crie dessus au téléphone en s’excusant parce que “oui, j’ai que ton numéro donc ça te tombe forcément dessus” (et aussi parce que je suis la plus gentille), une fatigue qui ne me lâche pas, un rhume qui m’assomme, des pamplemousses qui se font la malle en pleine rue. Me manque que la rupture par rapport à la fille de la pub mais vu que je suis pas en couple, ça aurait été un comble. Pourtant, je ne suis pas sûre que le consumérisme va m’aider à chanter la vie, bien au contraire. Je somnole, je fantasme juste sur ma bouillote alors cliquer frénétiquement sur un site pour acheter des vêtements alors que j’ai aucune envie de quitter mon pyjama, bof, quoi.

C’est toujours assez dramatique de voir que la femme a une arme massive dans l’univers des pubs pour soigner sa dépression : le shopping, les robes et les chaussures. Et bah tiens. Il y a une part de vrai là-dedans mais j’ai envie de dire que c’est unisexe : quand t’es au fond du trou, le fait de reprendre soin de soi est une première marche pour remonter à la surface. Enfin, chez moi. Le jour où je tape du poing sur la table en disant : ça suffit la négligence, je me fringue mieux, je m’épile, je vais chez le coiffeur, je me fais un masque… C’est une façon de me reprendre un peu en main. Mais j’ai pas besoin de faire chauffer la carte bleue pour autant, j’ai déjà des fringues que j’aime bien. Mais ce qui m’agace, en fait, c’est de voir qu’on limite la femme à la coquetterie. Homme comme femme, le fait de prendre soin de soi est signe qu’on va bien/mieux mais ça ne suffit pas. Etre apprêtée ne fait pas de moi un être accompli et parfaitement heureux, j’ai aussi besoin de m’accomplir dans un projet, quel qu’il soit. De construire quelque chose, peu importe quoi. C’est toujours ce que je fais quand je suis au fond du trou : masque sur la figure, je commence à écrire, je tricote, je projette. Et je fous la paix à ma carte bleue. Alors oui, c’est plus fatigant qu’un simple shopping. Mais tellement plus valorisant.

Comment trouver l’homme ?

Oui, comment ? Pendant longtemps, j’ai cherché où (je vais tout réécrire en fait pour lui donner la forme que je lui voulais au départ) mais finalement, le où est une mauvaise question, limite une question de micro trottoir pour mag féminin. Parce que tu peux fréquenter les hauts lieux de la drague, si ça matche pas… Ben ça matche pas. Je pense présenter ma candidature pour écrire les slogans iPhone, je suis sur le bon chemin, je crois.

Dimanche, je suis en train des discuter avec Anaïs chez elle après une soirée chez Isa Rousse où tout le monde a gardé son pantalon. Une de nos conversations favorites : comment faire des rencontres intéressantes. Au club de plongée ? Les mecs intéressants sont soit en couple, soit gays, soit mon ex. A la chorale ? Le seul mec est verrouillé par une hystérique et l’autre, le guitariste, je sais pas mais y a pas de communication en fait, on va au cours, on chante et on part. Puis j’ai un peu envie de l’imaginer en couple avec la prof, ils seraient mignons tous les deux. Au boulot ? Je me rends compte que j’arrive pas du tout à être dans un contexte de séduction. Y a des mecs hyper comestibles mais non, je bloque. Dans mon immeuble ? Je compte pas passer mes soirées dans l’ascenseur. Dans le métro ? Je ne le prends plus vraiment et je ne croise des mecs sexys que quand je suis en mode démaquillée mal sapée limite cheveux mouillés pour peu que je rentre de la piscine. Mmmm, je sens que tu es sous l’emprise de mon incroyable sex appeal !

Bref, à un moment, je lui explique qu’il faut qu’on aille prendre des cours de danse, c’est un bon plan. Mais rien n’est garanti. Parce que l’amour, ça se trouve potentiellement au coin de la rue ou à l’autre bout du monde. Dans mon entourage, y a celle qui a trouvé son mec au Chili, celle qui a trouvé sa copine au boulot, celui qui a rencontré sa tendre moitié au lycée et est toujours avec (cette option là est finie pour moi), celle qui a trouvé son mec sur Meetic, celle qui a piqué le mec de sa meilleure amie… Non, je rigole pour cet exemple là, je ne crois connaitre personne ayant rencontré sa moitié ainsi. En fait, il n’y a pas de recette magique parce que tout n’est pas question de lieu mais bien de personne. Peut-être que demain, en allant au boulot, je vais rencontrer un mec qui va me bouleverser et je vais me dire « ouah, je veux aller plus loin avec lui » ou peut-être pas. Peut-être que si je m’inscris en cours de danse, je vais juste progresser en coordination (ce qui ne sera pas dur) mais ne rencontrer aucun mec qui me fait envie.

J’ai déjà dit que l’amour était une question de timing mais c’est aussi une question d’alchimie entre deux personnes. Cet alchimie peut naitre en tous lieux et toutes occasions, il suffit juste d’être prête à craquer et croiser celui ou celle qui vous fera chavirer. Ce n’est pas forcément immédiat ceci étant dit, on ne se rend pas toujours compte qu’un personne nous plaît au premier regard, c’est en découvrant sa personnalité que des fois, on craque. Et inversement d’ailleurs, certains plumages se rapportent à de biens tristes ramages.


J’essaie toujours d’alléger ce débat en soulignant que, bon, ok, on est célibataire mais le célibat est aussi question de chance ou de malchance. Par exemple, ce mec en couple qui nous fait craquer, on l’aurait rencontré plus tôt, ça aurait pu le faire (ça reste à prouver, c’est un peu un raisonnement par l’absurde), on aurait été heureux patati patata mais non, on est arrivées APRES. Maudit timing, comme toujours. Et puis c’est un peu comme dans HIMYM, on l’a peut-être déjà croisé sans le savoir. Par exemple, quand j’ai commencé à sortir avec l’Ex, on a découvert qu’on avait été présents à la même soirée (mais je ne l’avais point vu). Bon, cette info n’a aucun intérêt après mais juste qu’au moment de cette soirée, j’étais célibataire et j’aurais pu le connaître au lieu de chouiner sur mon célibat. Bien que je ne me souvienne pas trop dans quel état d’esprit j’étais à ce moment là de l’histoire.

Finalement, tout ça nous amène à la conclusion que le où et le quand n’ont d’intérêt que lorsque tu as conclu et que tu racontes l’histoire de ta rencontre à tes potes ou à qui veut l’entendre. Seul compte le qui. Et c’est là qu’on se rend compte qu’on n’est pas sortis de l’auberge.

Liste de la fille qui va voir les gondoles à Venise

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! Pardon, je suis un peu hystérique.

– Des fois tu vas en soirée et y a une fille tellement bourrée qu’elle vomit sur un violon. Bon, ok, sur la housse du dit violon mais j’ai un peu envie d’en faire une expression du genre “t’es saoule à en vomir sur un violon”, le truc qui ne veut rien dire et qui ne fera rire que moi. Mais j’aime m’auto private joker.

– Moment surréaliste : lundi dernier, retour de la chorale en voiture avec ma soeur. Comme on n’était pas super satisfaites du cours, nous avons décidé de chanter toutes les deux dans la voiture. C’est pratique en plus, on n’est pas dans le même groupe (elle est soprano, je suis mezzo) donc on le fait à deux voix. A un moment, on s’arrête à un feu, on est à fond les ballons quand on voit que le scootman à côté de nous est mort de rire. Et qu’en fait, le scootman, c’est Stéphane Plaza. Et qu’il y a vraiment beaucoup trop de feux rouges sur cette avenue et qu’on n’ose plus le regarder… Mais comment voulez-vous que je fasse pas des rêves hyper surréalistes quand tu fais marrer en vrai Stéphane Plaza en chantant en voiture avec ta soeur, hein ? Hein ?

– Plus il fait froid, plus je sacrifie mon sex-appeal sur l’autel du gilet qui me recouvre de la tête aux pieds, des grosses chaussettes, des pantoufles uggs. Pantoufles que j’aime porter avec un mini short en jean et t-shirt lose, je me sens totalement Kate Moss (dans le look et je ne mets cette tenue que pour faire le ménage). Je pense qu’il va être temps de décréter une période d’abstinence choisie. Même si la piscine m’impose de quand même m’épiler…


– La motivation est une donnée relative. Mardi dernier, je prends mes affaires de plongée mais fait froid, je suis pas trop motivée. Anaïs tire la première : je viens pas ce soir, trop fatiguée. Suivie d’Anna qui est enrhumée. Isa rousse et moi, on sent que ça va être compliqué… Et voilà comment on s’est retrouvées dans un bar où personne ne parlait français à rigoler en buvant des cocktails trop bons. Mais j’ai acheté une combi depuis pour aller à la piscine sans mourir de froid.

– Cette semaine, je suis pas sortie du tout. Pas chorale lundi pour cause de vacances scolaires, pas de piscine mardi pour cause de chauffage en panne. Mercredi, rien. Jeudi, on devait se faire un afterwork avec la même fine équipe que le paragraphe précédent. 15h40, personne n’en a parlé. Je suppose donc que personne n’avait envie de sortir. Du coup, j’ai bien récupéré, ça fait du bien !

– Le truc le plus cool du monde en hiver, c’est que tu peux siroter des grogs. Avec un sans alcool, du moment que c’est chaud et que ça coule dans mon corps. Mmmm… Cette phrase me paraît légèrement tendancieuse.

– Y a des jours où ta boîte mail te réserve des petites surprises. Mercredi, j’arrive, je fais mon tri matinal de mails. La RH nous invite à nous déguiser vendredi pour Halloween, hihihi (mais attention si on a des rendez-vous client quand même). Heu… Pour de vrai ? Bah résultat, dans mon pôle, personne ne s’est déguisé et on a zappé le goûter qui se tenait dans le bureau de l’un des DG mais mon manager nous a gentiment ramené quelques trucs. Autre mail le même matin : “Oui alors pardon pour le spam mais celui qui a pris mon combiné de téléphone pour me filer le sien tout pourri et tout emmêlé, c’est nul, rends moi mon combiné!”. Ca vaut pas celui sur la propreté des chiottes (mérité) mais belle moisson.

– Au bureau, j’ai lancé un jeu : quel pc claquera en premier ? En lice : celui de Lise, la consultante avec qui je bosse sur tous mes dossiers, celui d’Adrien qui s’éteint des fois tout seule. Mais voilà qu’un outsider nous a tous grillé ! Jeudi, Arthur tourne son pc vers moi et me demande de regarder. Oui, c’est très joli l’image que tu me montres mais je vois pas trop où tu veux en venir… Ah tu me montres le fait que soudain, des centaines de fichiers excel, ppt, jpeg avec du chinois partout s’est ouvert sur ton pc ? Ouais, ok, tu gagnes mec. Depuis, il bosse sur le poste de Maureen (stagiaire partie), le pc qui s’éteint si tu le fais bouger. Arthur vainqueur par double KO.

– Bon, voilà, j’ai fini ma rééducation… Maintenant, va falloir que je retourne au sport sérieusement, je me laisse un peu vivre ces derniers temps…

Bref, après un petit coup de mou, ça va mieux. Et surtout : hiiiiiiiiiiiiiii Venise !!!

Je ne veux surtout pas lui ressembler

Je crois que notre personnalité est somme toute un agrégat de rencontres, d’expériences et d’apprentissage. Parfois, tu croises des gens dont tu envies la vie, les expériences vécues… Et parfois tu croises ceux à qui tu ne veux surtout pas ressembler.

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1) la procrastinatrice menteuse

Dans le monde du travail, c’est hélas une figure inévitable. Toute la journée, elle glande ou impose des réunions interminables lui permettant de donner l’impression de faire à défaut de paraitre efficace. Commençant à bosser à 18h, elle vous collera tout un tas de tâches urgentes à ce moment là, rallongeant d’autant la journée. Du coup, elle reste tard et s’en plaint, justifie ses longues journées par le travail de piètre qualité de ses subordonnés qu’elle doit reprendre. Corrections que personne n’a jamais vu tout comme les nombreux
documents qu’elle a réalisé mais qui ont été effacés ou mal sauvegardés par le vilain ordinateur. A la fin, vous réalisez qu’elle ne sait même pas faire une capture d’écran et vous vous rendez à l’église tous les week-end prier pour qu’elle se fasse dégager.

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Comment ne pas devenir comme elle ? Au lieu de glisser la poussière du travail non fait sous le tapis, apprenez à maitriser les outils que vous ne connaissez pas (au pire cliquez sur la touche F1 et laissez vous guider). Et au bout du 3e licenciement posez-vous les bonnes questions.

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2/ L’hyper aigrie

Elle fut heureuse autrefois mais considère que le meilleur est désormais derrière elle. Sauf qu’elle est trentenaire et pas septuagénaire et rien que de l’entendre déprimer sur ce bonheur qui ne reviendra plus, vous avez envie de prendre une corde. Pour la pendre, elle, un pur acte de charité. Son credo : »Tous des connards », « personne ne m’aime » et « c’était mieux avant ».

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Comment ne pas devenir comme elle ? Le bonheur, c’est pas comme la foudre, ça peut tomber plusieurs fois au même endroit. Encore faut-il l’attirer un peu comme un paratonnerre. Si tu ne fais rien pour te sortir de ce marasme, il ne se résorbera pas tout seul. Alors on arrête de geindre et on va de l’avant. Pas besoin de faire un truc de folie, une nouvelle activité peut suffire. La nouveauté a toujours été mon meilleur antidépresseur.

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3/ La nymphomane hystérique

 

Elle crie tout le temps, on n’entend qu’elle et elle ne cesse de crier que quand elle glousse car un homme lui parle (gentiment). Quasi quadra, elle vit seule avec son chat, bave sur les mecs de 25 ans mais vu sa bonne humeur permanente, elle doit pas souvent voir le loup.

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Comment ne pas devenir comme elle ? Faut que je me trouve une relation stable vite ! Ou éviter de glousser quand un homme me parle. Et ne pas confondre les gens avec un punching ball.

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Et ben, que de garde-fous !

On se fait une réu ?

Lors de ma vie chez Pubilon, il y avait un truc par dessus tout qui me rendait hystérique, qui me faisait me redresser les poils, frissonner, mes boyaux se tordaient et mon rythme cardiaque s’emballait soudain. Il suffisait d’une phrase, d’une simple phrase et l’écume me montait au bord des lèvres “On se fait une réu ?”.

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Je hais les réunions. Je les hais viscéralement et surtout depuis cette triste expérience chez Pubilon. Pourquoi ? Parce qu’au-delà de 15 mn de concertation, je considère qu’on perd du temps. Chez Pubilon, elle durait deux heures, deux putain d’heures, durant laquelle notre manager nous racontait sa vie. Je vous promets, c’était du genre :

“Oui sur le dossier machin, on en est là.

– Ben moi, dans mon ancien travail, on procédait comme ci et comme ça et puis quand j’étais petite…”.

Je vous jure que j’exagère à peine. J’ai donc logiquement beaucoup progressé en dessin, n’osant amener mon smartphone en réunion (on était entre 4 et 6). Et je n’étais pas la seule à trépigner, ces longues discussions stériles, mélange de reproches injustifiés (nombre de conversations se déroulaient comme suit “Non mais ça, t’as traîné à l’envoyer!” “Non, je ne crois pas non” “Si, je te le dis!” “Tu peux me ressortir le mail pour voir ?” “On verra ça après”. Et on ne voyait jamais rien), de confidences pour se faire mousser dont on se moquait, de questions sans intérêt masquant mal une maîtrise inexistante du projet. Sur 2h, si on avait 10 mn de productives, c’était bien le bout du monde.

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Dans mon nouveau taf, on n’est pas trop réunion. On fait des brainstormings pour le lancement d’un nouveau projet, quelques points projet de ci de là, rien n’excédant les 20 mn parce qu’au delà, je suis formelle, on perd du temps. Et je vais aller plus loin : on ne fait pas plus parce qu’on a franchement autre chose à faire. Donc dois-je conclure que la réunionite aiguë est une bonne façon de masquer sa non activité ? De brasser de l’air pour faire croire qu’on est top utile ? Non parce qu’à l’époque, entre les réunions hebdomadaires, les kick off meetings pour les lancements d’opération, les workshops pour parler de stratégie et co… Ben, il ne restait guère de temps pour être pro actif. Et après, on s’étonnait de finir à pas d’heure et de n’avoir pas eu le temps de tout faire. Perte de temps, perte de temps, perte de temps !


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J’ai la sensation que la réunionite aiguë est la maladie des mauvais managers. Je le répète : si ta réunion dépasse les 20 mn, c’est que tu gères mal. Surtout quand tu ne présentes aucun powerpoint et qu’il s’agit uniquement de réunions pour se dire où on en est, ce qu’on fait, ce qu’on doit faire. Ces petits points sont importants pour un bon suivi, je ne
le conteste pas du tout.  Sauf qu’à un moment, faire des réunions trop longues et trop souvent me fait douter : tu ne sais pas lire tes mails ? Tu préfères que je te répète ce que j’ai déjà écrit de ma voix suave ? Et ce plusieurs fois ? Tu crois que de me faire répéter les mêmes choses te donne du pouvoir sur mon travail ? Tu crois qu’en cas de crise, je vais attendre la réunion 
pour en parler ? Tu crois pas que si tu lisais mes mails, tu verrais si c’est la merde ou pas sur un dossier ? Moi, je dis ça, je dis rien…


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Mais non, malgré la perte de temps flagrante et la relative inefficacité du procédé, on se réunit, encore et encore, histoire de brasser de l’air en soupirant car on est débordés. On dit qu’on va faire ceci ou cela mais pendant qu’on le dit, on ne le fait pas puisque hé, on est en réunion. Le dossier urgent attendra, le téléphone sonnera en vain, les mails s’accumuleront dans nos boîtes. Do no disturb, on est en réunion, steuplé. Réunion qui n’aboutira à rien de contructif puisque ce n’est qu’une incessante litanie de no to do list, sans même de solutions en cas de problèmes les trois quarts du temps. Et je n’évoquerai même pas les “je t’envoie ci” que l’on te promet pendant ces instants de joyeuses communions, des fichiers que tu réclames inlassablement mais qui ne viennent jamais. Et puis parlons de cette tendance jouissive du manager à t’épingler en collectivité “quoi, t’as pas fait ça ?” “J’ai comme qui dirait pas eu le temps” “Mais c’est un scandaaaale!”. Ca t’excite, hein, manager pervers ? Sauf qu’une fois, et ce fut assez drôle, une collègue a pris ma défense alors que je m’en foutais un peu (arrive un moment où on fait la part des choses) “Non mais t’as vu tout ce qu’on a à faire aussi ?”. Ouais et c’est encore 15 minutes de perdues en parlote inutile.

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Bref, je sais pas trop si ça se ressent dans mon article mais je vomis les réunions, dans le sens lourd et protocolaire du terme. Je trouve ça profondément contre-productif. Et si mon manager ne sait pas quoi faire de son temps, je peux lui filer une liste de blogs à lire. Ou des vidéos à mater… Mais qu’il ne me fasse pas perdre une demi-journée en “réu”. Merci.