L’incroyable histoire de l’open space hanté

(sous titre : comme c’est férié aujourd’hui, je raconte n’importe quoi)

J’ai une théorie : l’immeuble où se situe mon bureau est hanté. Si, si ! Il s’y passe des choses étranges, je sens une présence immatérielle. Pire que les clés tombées du comptoir pendant la nuit dans Paranormal activity.

Curieusement, j’ai observé deux ou trois trucs depuis qu’on est au 3e. Ah oui, je crois pas vous avoir dit mais mon service a déménagé. Vous avez bien compté, c’est mon 3e bureau en 1 an dans la même boîte. Mais j’aime bien ce nouvel open space, je sais pas bien pourquoi. Il est un peu trop calme mais y a une luminosité qui me plaît et une machine à café nespresso aussi. C’est surtout ça qui me plaît, je crois. Bref, malgré quelques inconvénients dont des chaises pourries, je m’y sens mieux. Sauf que le fantôme de l’immeuble, je crois qu’il traîne par ici.

Un jour, nous avons vu un truc incroyable avec Salima. On prend l’ascenseur au rez-de-chaussée pour retourner à notre poste et là, les portes de l’ascenseur commencent à se refermer puis se réouvrir tout à coup. “Hihi, je dis, c’est le fantôme de l’immeuble !”. Sauf que là, les portes coulissantes de l’entrée s’ouvrent à leur tour… alors qu’il n’y avait personne. PEUR !! Depuis, les portes de l’ascenseur font souvent des leurs, se réouvrant sans réelles raisons. A chaque fois, je donne mon explication de fantômes et les gens me répondent “ahah, oui, c’est ça!”.

Mais ce n’est pas tout. Il se passe des choses au 3e. Il faut savoir que dans l’open space, je suis au milieu. Il y a deux grosses rangées de bureaux, des tables de 4 à 6. Je suis sur la droite, sur une table de 6, plus ou moins au milieu de l’open space, dos tourné à l’entrée. Derrière moi, Guillaume mon manager et une directrice de compte. De temps en temps, ils passent derrière moi, ça me fait un petit courant d’air, ça me fait un peu sortir de ma bulle. Par contre, plusieurs fois, j’ai senti ce courant d’air, un peu frais, passer dans mon dos mais aucun des deux ne bougeait, pas plus que mes voisins de bureau… Vendredi, ça l’a refait, j’ai même vu la photo que j’ai sur mon bureau bouger légèrement. Je me suis retournée pour voir une fenêtre ouverte : il n’y en avait pas. PEUR !!

Bon, ok, j’exagère légèrement en disant que mon open space est hanté mais si un film fait des millions d’entrées avec un lustre qui se balance ou un robot de piscine qui sort de l’eau tout seul, pardon mais je suis carrément à niveau avec mon ascenseur possédé et le fantôme qui passe derrière moi. Hein bon voilà !

Sinon, ça va vous ? Vous faites quoi en ce jour de glande ? Moi ? Oh, je raconte des histoires de fantôme. Je pourrais en faire un film, tiens…

Comment trouver l’homme ?

Oui, comment ? Pendant longtemps, j’ai cherché où (je vais tout réécrire en fait pour lui donner la forme que je lui voulais au départ) mais finalement, le où est une mauvaise question, limite une question de micro trottoir pour mag féminin. Parce que tu peux fréquenter les hauts lieux de la drague, si ça matche pas… Ben ça matche pas. Je pense présenter ma candidature pour écrire les slogans iPhone, je suis sur le bon chemin, je crois.

Dimanche, je suis en train des discuter avec Anaïs chez elle après une soirée chez Isa Rousse où tout le monde a gardé son pantalon. Une de nos conversations favorites : comment faire des rencontres intéressantes. Au club de plongée ? Les mecs intéressants sont soit en couple, soit gays, soit mon ex. A la chorale ? Le seul mec est verrouillé par une hystérique et l’autre, le guitariste, je sais pas mais y a pas de communication en fait, on va au cours, on chante et on part. Puis j’ai un peu envie de l’imaginer en couple avec la prof, ils seraient mignons tous les deux. Au boulot ? Je me rends compte que j’arrive pas du tout à être dans un contexte de séduction. Y a des mecs hyper comestibles mais non, je bloque. Dans mon immeuble ? Je compte pas passer mes soirées dans l’ascenseur. Dans le métro ? Je ne le prends plus vraiment et je ne croise des mecs sexys que quand je suis en mode démaquillée mal sapée limite cheveux mouillés pour peu que je rentre de la piscine. Mmmm, je sens que tu es sous l’emprise de mon incroyable sex appeal !

Bref, à un moment, je lui explique qu’il faut qu’on aille prendre des cours de danse, c’est un bon plan. Mais rien n’est garanti. Parce que l’amour, ça se trouve potentiellement au coin de la rue ou à l’autre bout du monde. Dans mon entourage, y a celle qui a trouvé son mec au Chili, celle qui a trouvé sa copine au boulot, celui qui a rencontré sa tendre moitié au lycée et est toujours avec (cette option là est finie pour moi), celle qui a trouvé son mec sur Meetic, celle qui a piqué le mec de sa meilleure amie… Non, je rigole pour cet exemple là, je ne crois connaitre personne ayant rencontré sa moitié ainsi. En fait, il n’y a pas de recette magique parce que tout n’est pas question de lieu mais bien de personne. Peut-être que demain, en allant au boulot, je vais rencontrer un mec qui va me bouleverser et je vais me dire « ouah, je veux aller plus loin avec lui » ou peut-être pas. Peut-être que si je m’inscris en cours de danse, je vais juste progresser en coordination (ce qui ne sera pas dur) mais ne rencontrer aucun mec qui me fait envie.

J’ai déjà dit que l’amour était une question de timing mais c’est aussi une question d’alchimie entre deux personnes. Cet alchimie peut naitre en tous lieux et toutes occasions, il suffit juste d’être prête à craquer et croiser celui ou celle qui vous fera chavirer. Ce n’est pas forcément immédiat ceci étant dit, on ne se rend pas toujours compte qu’un personne nous plaît au premier regard, c’est en découvrant sa personnalité que des fois, on craque. Et inversement d’ailleurs, certains plumages se rapportent à de biens tristes ramages.


J’essaie toujours d’alléger ce débat en soulignant que, bon, ok, on est célibataire mais le célibat est aussi question de chance ou de malchance. Par exemple, ce mec en couple qui nous fait craquer, on l’aurait rencontré plus tôt, ça aurait pu le faire (ça reste à prouver, c’est un peu un raisonnement par l’absurde), on aurait été heureux patati patata mais non, on est arrivées APRES. Maudit timing, comme toujours. Et puis c’est un peu comme dans HIMYM, on l’a peut-être déjà croisé sans le savoir. Par exemple, quand j’ai commencé à sortir avec l’Ex, on a découvert qu’on avait été présents à la même soirée (mais je ne l’avais point vu). Bon, cette info n’a aucun intérêt après mais juste qu’au moment de cette soirée, j’étais célibataire et j’aurais pu le connaître au lieu de chouiner sur mon célibat. Bien que je ne me souvienne pas trop dans quel état d’esprit j’étais à ce moment là de l’histoire.

Finalement, tout ça nous amène à la conclusion que le où et le quand n’ont d’intérêt que lorsque tu as conclu et que tu racontes l’histoire de ta rencontre à tes potes ou à qui veut l’entendre. Seul compte le qui. Et c’est là qu’on se rend compte qu’on n’est pas sortis de l’auberge.