Cherche CM-graphiste-développeur-cracheur de feu

Si vous trainez sur Twitter, vous voyez régulièrement passer des offres d’emploi qu’on RT tous avec élan en espérant une réciproque le jour où nous, on en passera une. Ces annonces concernant essentiellement les travailleur du digital, je fronce parfois les sourcils face aux intitulés ésotériques de certains postes et pour cause. Vous cherchez un mec pour trois postes ?


Ce que j’aime dans notre nouveau milieu, c’est qu’il pullule de nouveaux métiers et on se retrouve avec 10 noms différents pour un poste similaire. Du coup les termes chef de projet ou community manager recouvrent tout et n’importe quoi. On se retrouve ainsi avec des postes de CM/chefs de projets nécessitant de solides connaissances en graphisme, développement, e réputation, emailing, referencement, j’en passe et des meilleures. Ah.


Prenons mon cas qui est celui que je connais le mieux. Je suis capable de rédiger des contenus de marques, d’analyser les datas à ma disposition, de proposer des stratégies pour activer les communautés. Je sais gérer un projet impliquant la rédaction d’un cahier des charges, d’un retroplanning, d’un zoning, mobiliser les équipes concernées (internes et externes), faire un recettage, mettre en ligne… Bref mon taf de CM/chef de projet. Par contre, si je suis capable de bidouiller Photoshop en jouant avec les calques, luminosités, contrastes et que j’ai réussi à effacer une grue d’une photo de Venise, je n’ai aucun esprit créatif en la matière. Commandez-moi un truc graphique, je rendrais au mieux un truc propre et fonctionnel mais complètement plat et fade. Et oui, graphiste ou directeur artistique, c’est un métier.


Et le développement ? Je trafique vite fait du html, je suis capable d’adapter un CSS pour dupliquer une appli en polonais (si, je l’ai fait et je fus sponsorisée par Nurofen ce jour là). Mais monter un CSS from scratch, c’est juste mort. Ce qui m’emmerde bien au passage car je me bricolerais bien un thème wordpress rien qu’à moi pour éviter que mon blog tombe, vérolé par un thème pourri chopé sur le web (oui, je sais, c’est pas bien de télécharger des thèmes wordpress gratuit). Mais hé, devinez quoi ? Développeur, c’est un métier.


Et c’est pareil pour le reste. J’ai un domaine d’expertise, le reste se résume à une sorte de petit talent de société pour faire ma frimeuse dans les dîners en ville. J’aime la bidouille pour réaliser des conneries dans mon coin mais on est loin d’un niveau professionnellement acceptable. Et je le vis très bien puisque, je me répète, ce n’est pas mon métier.


Alors du coup, je me pose la question : à quel profil s’attendent-ils ? Préfèreront-ils un CM qui bidouille, un graphiste accro à Facebook, un développeur qui touche un peu sa bille en référencement car il a un blog ? Vraiment, je me pose la question. Regardez les annonces qui passent, le « profil recherché » ressemble de plus en plus à la liste de Prévert où le candidat doit être un salarié-orchestre capable de tout gérer seul. Mais comment peut-on être expert dans 3 ou 4 métiers différents ? J’aimerais savoir…


Du coup, je vais demander des formations en Photoshop, html5, c++, SEA, SEO, Facebook ad, Google ad, e réputation… Je deviendrai ainsi cette employée 2.0 uber polyvalente que tout travailleur du web semble obligé de devenir.

Faudra que je m’excite un peu sur les annonces de stage la prochaine fois…

Ah et pour me la raconter, ma photo de Venise sans grue :

L’incroyable histoire de l’open space hanté

(sous titre : comme c’est férié aujourd’hui, je raconte n’importe quoi)

J’ai une théorie : l’immeuble où se situe mon bureau est hanté. Si, si ! Il s’y passe des choses étranges, je sens une présence immatérielle. Pire que les clés tombées du comptoir pendant la nuit dans Paranormal activity.

Curieusement, j’ai observé deux ou trois trucs depuis qu’on est au 3e. Ah oui, je crois pas vous avoir dit mais mon service a déménagé. Vous avez bien compté, c’est mon 3e bureau en 1 an dans la même boîte. Mais j’aime bien ce nouvel open space, je sais pas bien pourquoi. Il est un peu trop calme mais y a une luminosité qui me plaît et une machine à café nespresso aussi. C’est surtout ça qui me plaît, je crois. Bref, malgré quelques inconvénients dont des chaises pourries, je m’y sens mieux. Sauf que le fantôme de l’immeuble, je crois qu’il traîne par ici.

Un jour, nous avons vu un truc incroyable avec Salima. On prend l’ascenseur au rez-de-chaussée pour retourner à notre poste et là, les portes de l’ascenseur commencent à se refermer puis se réouvrir tout à coup. “Hihi, je dis, c’est le fantôme de l’immeuble !”. Sauf que là, les portes coulissantes de l’entrée s’ouvrent à leur tour… alors qu’il n’y avait personne. PEUR !! Depuis, les portes de l’ascenseur font souvent des leurs, se réouvrant sans réelles raisons. A chaque fois, je donne mon explication de fantômes et les gens me répondent “ahah, oui, c’est ça!”.

Mais ce n’est pas tout. Il se passe des choses au 3e. Il faut savoir que dans l’open space, je suis au milieu. Il y a deux grosses rangées de bureaux, des tables de 4 à 6. Je suis sur la droite, sur une table de 6, plus ou moins au milieu de l’open space, dos tourné à l’entrée. Derrière moi, Guillaume mon manager et une directrice de compte. De temps en temps, ils passent derrière moi, ça me fait un petit courant d’air, ça me fait un peu sortir de ma bulle. Par contre, plusieurs fois, j’ai senti ce courant d’air, un peu frais, passer dans mon dos mais aucun des deux ne bougeait, pas plus que mes voisins de bureau… Vendredi, ça l’a refait, j’ai même vu la photo que j’ai sur mon bureau bouger légèrement. Je me suis retournée pour voir une fenêtre ouverte : il n’y en avait pas. PEUR !!

Bon, ok, j’exagère légèrement en disant que mon open space est hanté mais si un film fait des millions d’entrées avec un lustre qui se balance ou un robot de piscine qui sort de l’eau tout seul, pardon mais je suis carrément à niveau avec mon ascenseur possédé et le fantôme qui passe derrière moi. Hein bon voilà !

Sinon, ça va vous ? Vous faites quoi en ce jour de glande ? Moi ? Oh, je raconte des histoires de fantôme. Je pourrais en faire un film, tiens…