My english is bad… I guess

Parler anglais, ah,la traditionnelle angoisse ! Quand j’étais une jeune lycéenne bien glandeuse, c’était pas ma matière préférée, loin de là. J’ai toujours considéré que j’étais nulle en langue… Essentiellement parce que ce sont des matières qui ne s’improvisent pas et que si t’as pas étudié ta leçon, les échappatoires sont maigres. Je capitalisais certes sur ma mémoire d’éléphant et apprenais toujours 2 ou 3 phrases avant le cours histoire de faire illusion mais je me cassais toujours la gueule en devoir surveillé, navigant tranquillement entre 9 et 11. Et encore, je ne vous parle pas de l’allemand, cette langue que je n’ai jamais piné en 7 ans (mais j’arrivais à arracher un 10-12 Dieu seul sait comment).

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Obtenant un inespéré 13 dans cette matière lors du bac alors que je n’étais même pas sûre d’avoir compris le texte, je décide de choisir cette langue à la fac, vexée par mon petit 11 en allemand (mais je crois que j’avais pas tout compris au texte non plus). Bon alors “anglais à la fac”, c’était un QCM en 1ère année (petit 15 de moyenne, easy) et quelques questions avec une traduction en deuxième année… dico autorisé, bien sûr. Suite à ça, j’ai pas vraiment cherché à entretenir mon anglais : beaucoup de surf sur Internet, quelques livres en anglais pour mes mémoires sur le Canada et l’Irlande, quelques films et séries en VO mais voilà. Puis en 2004, je passe le TOEFL ou TOEIC (je sais jamais lequel) à l’arrache pour attester que je parle anglais, je chope un 13/20 je ne sais trop comment vu que je devais répondre à des questions sur le venin de serpent et la sismologie… Déjà qu’en français, je suis pas sûre que j’aurais tout bien saisi alors en anglais.

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On va la faire courte : l’anglais et moi, nous avons des relations que je qualifierais de “convivale”. Je comprends quand on me parle, je peux même répondre mais j’ai quand même le stress quand on me dit que je vais devoir faire une pres à l’anglais. L’écrit, ça va, quasi finger in the nose mais c’est l’oral qui me stresse. Parce que je fais parfois une sorte de blocage et soudain, je ne comprends plus que des “bloublablou” et je hoche la tête, légèrement terrorisée. Bon, je fais ça aussi quand on me parle en français des fois parce que j’ai une audition merdique et que je n’ose pas faire répéter 10 fois (j’ai des vrais problèmes). Mais je sais pas, des fois, en anglais, si c’est une conversation à enjeu, je bloque sur un mot et c’est fini, je comprends plus ce qu’on me raconte.

Blablablou
Blablablou

Pourtant, je sais faire. J’ai eu pendant peu de temps un amant exclusivement anglophone et nous avions de grandes conversations philosophiques que je tenais sans le moindre souci. Je lis des romans en anglais sans trop froncer les sourcils (sauf Game of Thrones sur le nom de certains personnages quand tu passes du français à l’anglais mais en fait, même de français à français, y a des persos, je sais jamais qui c’est), je peux regarder un film sans sous-titres et ne pas me sentir perdue. So what ?

Parler anglais

En fait, le souci majeur, c’est pas mon niveau d’anglais, c’est la confiance en moi. Vous vous souvenez du syndrome de l’imposteur ? Je l’ai complètement en anglais car : j’ai glandé à mort au lycée, j’en ai quasi pas fait à la fac et je n’ai eu que peu d’occasions de l’utiliser par la suite (en voyage, ça compte pas, je sors 3 phrases en passant pour commander à manger ou demander ma route, ce ne sont pas des conversations). Pourtant, l’histoire m’a prouvé que je pouvais tout à fait m’en sortir, j’ai écrit je ne sais combien de reco en anglais, j’ai fait des conf calls, des rendez-vous clients. Mais quand je cherchais à changer de taf l’an dernier, dès que je voyais “bilingue anglais” ou “anglais courant”, j’hésitais à postuler parce que j’avais peur que ça se voit. Alors qu’in fine, je me rends compte que mes collègues ont le même french accent que moi et j’ai déjà vu ma chef faire un tour sur Google translate (moi aussi, hein). Je ne suis pas parfaitement bilingue et j’ai un accent… mais les autres aussi. Du coup, ben… ça passe. Quant aux personnes en face, ils ne semblent pas gêner par mon anglais et trouvent mon accent charmant… Même si une cliente allemande m’a dit que j’avais un accent british. Damned !

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Mais je reste complexée. Il faut que je bosse ça… Mon anglais certes, pour être rassurée mais surtout arrêter de complexer alors que je suis pas plus mauvaise qu’une autre, in fine. Mais ce complexe me paraît assez français : si je parle pas correctement, je préfère m’abstenir. Par peur des moqueries ? De passer pour un-e incompétent-e ? Dans un pays où on a du mal à apprendre correctement les langues, c’est paradoxal, non ?

Les jolies histoires, ça peut aussi se passer sur les sites de rencontres

Précédemment sur les vingtenaires, je vous parlais des histoires glauques que j’ai pu avoir sur les sites de rencontre, quelques gars pas forcément super équilibrés qui mentent et manipulent, le festival du pervers narcissique. Mais ce serait vous tromper de ne vous montrer qu’un côté de la médaille car j’ai aussi eu de jolies histoires sur les sites de rencontres. J’en retiens au moins 2.

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  • Pio l’Italien

En fait, je commence par une histoire qui ne s’est pas passée directement sur un site de rencontre mais ça peut être utile pour illustrer l’étendue des possibilités. Juin 2012 : suite à une période bien chiante, je décide de partir quelques jours en Sicile avec Zéno histoire de remettre du joli dans ma vie. Je redécouvrais alors à quel point les Italiens, c’était ma came. Et ça tombait follement bien car j’étais justement en plein échange de mails avec un Italien vivant à Paris sur Okcupid : Simone. Il est thésard en philo et bien mignon sur ses photos. Il doit partir en Allemagne peu de temps après mon retour à Paris, je décide donc de passer la seconde. Au vu de nos agendas, qu’une seule possibilité : la fête de la musique. Evénement que je déteste en général mais je suis en mode “je veux un Italien”, je suis résolue, tant pis, j’y vais.

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Arrivée dans la cour d’immeuble où on devait se retrouver, déception : il ne ressemble pas du tout à ses photos, je ne le trouve pas attirant du tout. Bon, c’est pas grave : il est avec un de ses potes italiens et un autre Mexicain, y a une Roumaine qui nous rejoint on parle anglo-franco-italien, ça ne fait jamais de mal. Son pote italien me parle un peu, je ne fais pas trop attention, on se balade, on se retrouve à un bar à attendre le directeur de thèse qui débarque totalement bourré avec quelques Italiens en plus, ça vire au grand n’importe quoi. Le pote italien me parle à nouveau et là, je réalise qu’il est carrément craquant, des faux airs de Jeremy Sisto et plutôt intéressant. Thésard en philo lui aussi et il ne quitte pas Paris dans 3 jours. Durant le déplacement suivant, j’essaie de l’isoler pour lui filer mon numéro ou récupérer le sien mais Simone ne nous laisse pas seuls. Finalement, je repars de la soirée bredouille.

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Mais je suis un peu du genre têtue et légèrement dérangée. Je connais son prénom, je sais dans quel fac il est thésard. Google, aide-moi ! Ok, il s’appelle Pio Rizzi et tiens, y a un mail. J’envoie, j’envoie pas, j’envoie, j’envoie pas, j’envoie, j’envoie pas… Quelques jours plus tard, soirée un peu alcoolisée, je me lance “hé salut, ça te dit un café ?”. Rendez-vous est pris juste avant mes vacances. Je vous la fais courte : soirée au bar, je rate le dernier métro (je l’ai presque pas fait exprès…), on atterrit chez lui pour “attendre le premier métro”. Mais je suis fatiguée donc je propose qu’on dorme un peu et bon, il a qu’un lit alors bon… Je vous laisse imaginer la suite.

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On passe l’été à se croiser, on s’écrit tous les jours pour compenser, je lui envoie une photo par jour. Une histoire digne d’une comédie romantique… Excepté la fin assez merdique à base de “j’ai besoin d’être seul, c’est pas toi, c’est moi, salut, bye!”. Mais ça, on s’en fout, on retient le côté comédie romantique, le pique-nique dans le parc de Saint Cloud seuls au monde, le brunch au Canal St Martin, les photos quotidienne, notre langage amoureux entre français et italien.

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  • Victor, l’actuel

Pour ceux qui lisent tous mes articles, vous avez vu passer ce prénom un paquet de fois. Rencontré via Okcupid (encore), on se met ensemble, on se sépare, on se retrouve, on se reperd… C’est un peu compliqué mais on vit de jolis moments : un premier baiser au Forum des Images pendant le générique de fin de “Faites le mur” de Banksy, une journée à Boulogne sur Mer pour commencer (c’est compliqué d’aller à la mer en janvier sans voiture), une semaine à Tabarka en Tunisie et bientôt un week-end à Rome. Un concert d’Archive en plein air, des séances de cinéma collé l’un à l’autre… Oui parce que je pense qu’on a tout de cet insupportable couple qui se colle et se touche tout le temps, voyez ? Quelques brunchs, des matinées à rester au lit à câliner, des visionnages de série (il m’a initiée à Game of thrones, la série (je voulais finir le livre avant), Arrow, Banshee, un peu Gotham, j’ai vu le film des Chevaliers du Zodiaque* avant qu’il ne sorte en France au ciné tranquillement calée sur son canapé. Bref, une histoire toujours en cours d’écriture près d’un an et demi après la rencontre.

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Je parle de mes histoires mais j’en connais d’autres. Dans mon entourage, mes amis et camarades ont trouvé l’amour sur Meetic, Tinder ou même Badoo (si, si !). Je ne dis pas forcément que l’amour est sur les sites de rencontres, il est juste potentiellement partout, là ou ailleurs.

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Mais alors pourquoi ai-je quitté cet univers quelques temps avant de me remettre avec Victor, alors que j’étais célibataire ? A suivre…

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* Je dois vous le chroniquer d’ailleurs

 

Je hais la télé

Voilà, c’est dit. Depuis quelques temps, je sens monter en moi cette bile acide dès que je vois le gigantesque écran noir posé dans un salon balançant ses images stroboscopiques et crachant un son agressif. A partir de là, tu sais que les conversations seront hâchées, que ton interlocuteur aura régulièrement le regard attiré par la machine diabolique comme un papillon virevoltant autour de la flamme.
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A priori, je n’ai rien contre la télé. Je considère que chaque média est ce qu’on en fait et que si la télé est potentiellement plus abêtissante que la lecture d’un livre ou d’un magazine ou de l’écoute de la radio, je pense quand même qu’un documentaire bien foutu vous apprendra toujours plus de choses que la lecture de Pif magazine. Je regarde moi-même la télé, surtout quand je suis seule. Je me couche à pas d’heure car je voulais savoir qui était le tueur dans New York police machin (toutes les versions, oui, mais je regarde pas les Experts alors ça va), mes week-ends, je suis ravie de glander devant les téléfilms diffusés par D8 (remercions les). Je suis incollable sur les Mystères de l’amour, j’ai vu tous les épisodes de Game of thrones (en fait non, il me manque la fin de la saison 3), des Tudors, Mayday danger dans le ciel… Beaucoup de séries, quelques téléfilms, peu de reportages et plus du tout d’émissions mettant en scène des abrutis jetés en patûre aux téléspectateurs pour qu’on se moque un bon coup. Oui c’est censé me rassurer sur mon moi profond, me dire qu’il y a pire ailleurs mais franchement, ça réussit juste à me mettre très mal à l’aise…
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Mais si je regarde la télé, je la regarde seule. Dès que j’ai un individu dans mes parages, soit elle est allumée car on regarde quelque chose de précis, soit elle est éteinte et je mets une petite playlist ambiance (très largement repompée sur les compils de Béatrice Ardisson mais j’assume). Mais je ne supporte plus la télé allumée « en ambiance » car elle capte quand même l’attention et ça donne à peu près ça :
« Oui alors, tu vois, elle me dit ça et je lui réponds ça.
– (blanc de quelques secondes, l’autre a le regard fixé sur la télé) Ah oui, ok.
– Quelqu’un reveut du gratin ?
– (blanc) Oui, moi ! »
On ne s’écoute plus, on ne se regarde plus et on se met à crier car le son de la télé nous l’impose. Et le pire, c’est que j’observe ça partout, la télé est quasi toujours allumée, souvent sur des clips pour la musique mais ça pète tout autant l’ambiance.
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Les clips, parlons en. J’ai été torturée cet été par ma soeur qui allume toutes les télés qu’elle croise pour nous imposer des clips de merde parce que, paraît-il, Saturnin aime bien la musique. Alors d’abord, Saturnin aime la musique comme tous les bébés mais dans les faits, la télé allumée, il bloque comme nous mais s’il trouve un jeu, il n’en a plus rien à foutre. Et voici comme cet été, je me suis retrouvée pendant 3 putains de jours avec l’horrible « Sur ma route » de BlackM dans la tête ou une autre fois avec « Bang Bang » de David Guetta. Pardon mais j’ai rien fait pour mériter ça.
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Autre point qui me fait détester la télé : les infos. A la base, j’ai rien contre les infos à la télé sauf qu’entre les chaînes infos qui font des reportages plus vides que mon compte en banque actuellement (c’est à dire qu’on se rapproche des trous de la Sibérie, là) et les reportages très orientés ne faisant même plus l’effort de faire semblant d’être objectifs, je préfère chercher par moi même les informations et tenter de démêler le vrai du faux (un peu utopique, je sais). Le souci majeur, c’est que dans ces reportages, on aime bricoler un ennemi, cet autre sans foi ni loi qui a pour caractéristique de parler avec un drôle d’accent, qui porte casquette et pantalon informe et s’il peut être basané, ce sera plus facile pour bien qu’on comprenne qu’il est méchant. Et là, voilà que j’ai droit aux commentaires racistes de ma mère. Ca me rend folle, je supporte plus. Dès qu’on donne la parole à un Arabe, c’est parti « Ah putain, faut toujours qu’ils donnent la parole aux Bougnes, c’est pas possible ça ! ». Je n’ai jamais étudié la couleur des mecs interrogés en micro-trottoir mais je doute que nous ayons une majorité d’Arabes, hein.
micro-trottoir
Alors, j’ai un rêve : celui qu’on éteigne nos télés dès qu’on est en communauté parce que, bordel, moi, je préfère causer de ma vie, de la vie des autres, plutôt que d’écouter les JT nous dire que la France a peur, voir des débiles s’humilier pour quelques euros, des personnes s’agiter sur des musiques formatées en faisant du playback. Au moins, l’avantage du livre, c’est qu’on peut tous lire dans la même pièce sans nuire à la liberté individuelle de l’autre.

Pompéi de Paul W. S. Anderson

Y a des films, des fois, tu sais qu’ils vont être mauvais et c’est même pour ça que tu les regardes.

Avion du retour d’Oman, un bel A380, j’étais toute excitée de le prendre. Dans le catalogue des films, j’aperçois Pompéi. Mon voisin tente de me prévenir que c’est vraiment nul mais je ne peux m’empêcher d’appuyer sur lecture. Histoire d’être sûre. Mettons fin de suite au suspense : c’est mauvais. Très très.
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L’autre jours, sur Twitter, j’ai tenté de résumer le film à Loops en quelques mots, secondée par @sweetyft : « Tu prends Jon Snow, Jack Bauer, des chevaux et le Vésuve et voilà. En fait, c’est Spartacus, la série, sans le cul mais avec un volcan ». Parce que c’est à peu près ça, Pompéi. Avant, quand on voulait faire de l’historique avec des acteurs de série, on en faisait des téléfilms (cf César avec Jeremy Sisto (6 feet under, New York Police judiciaire, Suburgatory) et Chris Noth (Mister Big de Sex and the city) ou encore Jesus avec le même Jeremy Sisto, Debra Messing (Will and Grace), Jacqueline Bisset (James Bond, Nip/tuck, le truc sur DSK, là…) (je sais pas pourquoi mais Jeremy Sisto m’obsède un peu ces derniers temps, j’ai même rêvé que je lui faisais une grande déclaration d’amour et que nous nous ébattions ensuite sur la table de son salon et alors…je m’égare). Maintenant, on en fait carrément des films, ça fera au passage de la pub à HBO (Kit Harington de Games of Throne. Pas de bol pour moi, je préfère Richard Madden, moins emo, mais personne ne m’a demandé mon avis) et Fox (Kiefer Sutherland, le Jack Bauer de 24 qui revient justement pour une nouvelle saison, c’est dingue !). Ah puis tiens, on va rajouter la fille de Matrix (Carrie-Ann Moss) et le mec de Lost (le prêtre Noir) et c’est parti.

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En pays celte, les troupes romaines débarquent en pleine nuit dans le village gaulois et c’est la panique celtique. Les méchants Romains, commandés par le vil sénateur Corvus, massacrent joyeusement tout le monde dont le papa et la maman d’un jeune garçon qui parvient à survivre en faisant le mort (méthode de l’opossum). Mais en se planquant dans la forêt, il finit par se faire attraper et hop, avec les esclaves, merci, au revoir.
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Quelques années plus tard. Le petit Celte, appelé le Celte (mais son petit prénom, c’est Milo, très celte donc), est devenu un homme avec plein de biceps, d’abdos et de poils, un brun ténébreux énervé parce que bon, être esclave, c’est pas super sympa. Comme il est super balèse et tue ses adversaires sur l’arène, un gentil Romain de Pompéi décide de l’acheter.Petit aparté historique parce que ça commence à me courir : la mortalité chez les gladiateurs était beaucoup moins élevée dans les faits que dans les fictions qui y sont consacrées.
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Cheminant parmi d’autres esclaves vers Pompéi, ils se font doubler par un carrosse roulant tambour battant mais le drame se noue : un des chevaux chute et se brise la patte. La jolie donzelle, Cassia, qui occupait le véhicule descend et est très triste pour le cheval. Milo intervient car lui, les chevaux, ça le connaît : la tribu celte à laquelle il appartenait y a 10 ans était calée en équidés, c’est dans les gênes. Ni un ni deux, il tue le cheval car y avait rien d’autre à faire, il se fait traiter de barbare par le maître esclave et la jeune fille se pâme d’amour, sous l’oeil complice de son esclave noire. La demoiselle rentre chez elle, fait bisou à Papa et Maman, elle rentre de Rome où elle prétend s’être ennuyée mais on comprend vite qu’il y avait un truc pas net avec un homme. Et tiens, justement, voilà un Sénateur de Rome accueilli par le gentil Papa qui espère lui soutirer plein de gros sous pour un projet urbain.
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Mais revenons à Milo le Celte qui balade sa gueule d’emo dans les geôles de Pompéi. Evidemment, avec sa gueule de vampire façon Twilight, il agace un peu et on essaie de lui refaire le portrait mais Bouclette sait se battre et finit en cellule avec un grand Noir baraqué. Et là, c’est le début d’une vraie bromance « vas y dis ton nom » « je suis celui qui te tuera dans l’arène » « nan vas-y, c’est moi qui vais te tuer ». Bref, on va nous refaire le coup des frères ennemis, on l’a tellement jamais vu… Puis pour bien nous replacer l’ambiance Spartacus, le rival de Milo ressemble pas mal au Doctore. Comme ça, ça, c’est fait. Très loyal (comme Doctore), le Noir, Atticus, explique à Bouclette que s’il gagne le prochain match, il sera libre et c’est trop cool mais le Celte est méfiant, il balance à son nouveau pote qu’il est bien trop naïf et que les Romains sont des connards. Bon, là, de suite, Atticus est un peu énervé, ça va donner dans l’arène demain.
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Pendant ce temps, Cassia va faire un câlin à son cheval chéri qui est un peu tendu et a tendance à envoyer bouler ses soigneurs. Mais cet étreinte équine est de courte durée car c’est la fête à la villa le soir : gentil papa a invité le Sénateur romain pour tenter de le corrompre et a fait venir quelques esclaves histoire de faire joli. Dont Milo, évidemment sinon cette scène n’aurait pas eu grand intérêt. Cassia débarque et tombe face au Sénateur qui se révèle être l’homme pas net qui l’a poussée à rentrer à Pompéi. Perturbée, elle tombe alors sur Milo, mouille un peu sa culotte, encouragée par les gloussements de son esclave noire mais néanmoins meilleure amie. Mais Milo est un eu vénère car il reconnaît le Sénateur, il est responsable du massacre de son village et ça le met pas de bonne humeur. Mais voilà que le cheval coquin de Cassia fait irruption. Non qu’il soit jaloux de Milo mais il était parti en balade avec son dresseur sur la colline (le volcan, quoi) et des fumerolles et crevasses l’avaient un peu paniqué. Après avoir jeté son dresseur dans un trou, le revoilà donc à la villa, prêt à tout casser. Cassia demande à Milo de s’en occuper et il accepte car, même de mauvaise humeur, un homme reste un homme. Tout rentre dans l’ordre, on oublie vite la disparition du dresseur mais Corvus note que l’objet de son désir en convoite un autre. Bad.
129681_bmLe lendemain, ce sont les jeux, Milo et Atticus doivent aujourd’hui s’affronter dans l’arène, l’un pour gagner sa liberté, l’autre pour sauver sa peau. Sauf que Corvus est allé mettre son petit grain de sel, histoire d’éliminer la Bouclette et épouser Cassia : les esclaves sont attachés à un décor et doivent se battre contre des soldats lors d’une reconstitution historique, celle de la victoire de Corvus face aux Celtes. Oh oui, comme de par hasard, pile poil la bataille durant laquelle les parents de Milo ont été assassinés, incroyable.  Pendant que l’on déclame l’histoire de cette bataille, Milo commence déjà à s’énerver « mais ça s’est trop pas passé comme ça ! » « Oh, comment tu sais ? », s’enquit Atticus. « J’y étais ». Bon, chance de survie de nos amis esclaves : à peu près aucune. Cassia a des vapeurs mais voilà, Atticus et Milo décident de devenir amis car « tu avais raison, Milo, ils m’ont menti, ils voulaient pas me rendre ma liberté » et s’associent pour massacrer les vilains Romains. Evidemment, comme le film n’en est qu’à la moitié et que le volcan n’a pas encore craché sa lave, vous vous doutez bien qu’ils s’en sortent. Un peu énervé – c’est une constante chez lui – Milo saisit l’aigle impérial en bois fiché sur une lance et le brise. Na ! Corvus est un peu agacé et va pour pointer le pouce en bas pour achever Bouclette mais Cassia surgit et pointe le pouce vers le haut, les graciant. Pour sauver Milo, elle accepte de se marier avec le vilain Corvus. Oui, dans les films hollywoodiens, les femmes sont toujours prêtes à se sacrifier pour un mec qu’elles connaissent depuis 24h et, ici, qu’elles n’ont même pas vu tout nu. Au moins dans Spartacus, on les fout à poil, les gladiateurs. Mais le Jack Bauer romain voulant la mater dès le départ, il demande à ses gardes de l’escorter jusqu’à sa maison et de l’enfermer, ça lui apprendra la vie à cit espèce di counasse. Puis il balance son homme de main achever Milo.
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Pendant que les deux hommes se battent sous les vivas de la foule, voilà-t-il pas que le volcan entre (enfin) en éruption ? La piste s’effondre, mettant fin de fait au combat entre Milo et le Romain. Pendant que les gens fuient, Corvus demande à son homme de main d’achever le Celte (il insiste le bougre), Milo entraîne son adversaire dans les sous-sols de l’arène via la crevasse et libère ses copains esclaves : c’est le bordel. Donc à ce moment là de l’histoire, les habitants de Pompéi essaient de fuir au port, les esclaves essaient de fuir l’arène, on sait plus bien qui est qui et qui fait quoi. Scènes d’hystérie au port, le vilain maître esclave donne des sous pour fuir, son bateau commence à naviguer mais plof, il se ramasse plein de bouts de volcans et coule. Et oui, dans les films hollywoodiens, quand tu paies pour avoir la vie sauve quand les pauvres vont mourir, tu y passes, c’est la règle.
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Pendant ce temps, les bro Atticus et Milo se retrouvent, notre ami Noir veut (logiquement) aller au port pour tenter de fuir mais la Bouclette veut plutôt aller sauver Cassia pour lui rendre la pareille. Au-dessus, dans la loge présidentielle, c’est pas la grande forme : la maman de Cassia est sur le point de mourir, elle demande à son mari à peine plus fringant d’aller achever Corvus histoire qu’il épouse pas leur fille. Le Père se traîne pour obéir mais pas de bol, Jack Bauer étant indestructible, il se réveille et tue le Père. Milo débarque sur ces entrefaites mais Corvus s’est bien remis et s’est déjà barré. Milo promet à la maman de Cassia qu’il va s’occuper de sa fille puis elle meurt, rassurée. Je sais pas bien si, à l ‘époque romaine, on refilait comme ça sa fille au bon soin d’un esclave mais apparemment, à Pompéi, ça se fait. Soit. Ni un ni deux, Milo retourne chez Cassia et la délivre à temps de la maison en train de s’effondrer. D’ailleurs, pile au moment où il la récupère, une énorme faille sismique déchire la maison et avale la pauvre servante noire de Cassia.
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C’est toujours le bordel en ville : on a désormais droit à un raz-de-marée qui noie le quartier du port, Atticus s’en sort juste et retourne aux arènes parce que bon, quitte à y être, pourquoi pas. Il y retrouve Milo et Cassia et notre joyeux trio se met à la recherche de chevaux tout en faisant attention aux légionnaires qui rôdent. Oui, apparemment, les légionnaires n’ont pas bien compris la situation et continuent donc de surveiller les arènes plutôt que de tenter de sauver leur peau. Quelque part, ça doit être logique, hein. Mais qui voilà donc ? Corvus et son homme de main, bien sûr ! Le vilain sénateur embarque Cassia sur son char en riant très fort. Question : à quel moment tu traînes dans une ville en péril pour récupérer une meuf franchement casse-couille qui n’avait vraiment pas envie de te suivre ? Non mais je pose la question, hein. Atticus va donc se battre avec l’homme de main de Corvus tandis que Milo va poursuivre le vilain sénateur et le nouvel amour de sa vie. Atticus et l’homme de main s’entretuent tandis que nous assistons à une folle course poursuite en cheval et char. Cassia parvient à se libérer, bagarre et elle finit par enchaîner le vilain Sénateur à un poteau. Milo et elle décident de le laisser là, rapidement tué par les projections du volcan. Ca t’apprendra, vilain !
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Ils fuient sur le dos du cheval taquin de Cassia, celui là même qui avait précipité le dresseur dans une crevasse car il avait peur des fumerolles du volcan (je remets juste dans le contexte). Le nuage de cendre recouvre la ville et achève Atticus, resté à genoux avec une épée dans le bide mais qui traînait un peu à mourir, il est tout content car il meurt, libre. Oui bah pourquoi pas. Pendant ce temps, Milo et Cassia essaient de fuir mais le cheval va pas assez vite pour cause de 2 passagers donc ils finissent par lui rendre sa liberté et s’embrassent en attendant le nuage qui ne tarde pas à les emporter.
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Fin !

Voilà, je n’oserai même pas conclure cet article en essayant de trouver quelque chose de bien à dire de ce film, c’est de la daube. Kit Harington joue comme une patate, rien n’est vraisemblable. Au moins, ça permet de réviser quelques classiques du cinéma hollywoodien : l’amour est plus fort que tout, surtout plus fort que la raison et la logique, les méchants résistent à tout sauf à la fin du film, si tu paies pour avoir la vie sauve, tu meurs. Et sans doute d’autres mais comme je lutte pour occulter ce film de ma mémoire, pardonnez moi de ne point m’en souvenir.


Richard-Madden(Richard Madden, juste pour le plaisir)

Heureusement, pour le visionnage suivant, j’ai eu la main heureuse… A suivre !

I’ll be back

Arnold Schwarzenegger – Terminator

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Mmmm, c’est un peu poussiéreux par ici, ce blog sent le laisser-aller. Je l’oublie pas, je l’abandonne pas, mais :

– Je suis en pleine phase de gigotage, il m’arrive des trucs un peu sympas et je dois me défoncer un peu pour que des choses aboutissent, ça prend du temps. Et je cherche un complément de revenu pour me payer de nouveaux périples, au fait…

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– J’essaie de tenir ma résolution des 7 km de nage par semaine et ça aussi, ça prend du temps (mais je tiens)

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– J’ai découvert Game of Thrones la série

– Je dois finir l’intégrale 4 du même Game of Thrones (le livre) avant le début de la saison 4 pour pas avoir de spoiler (et éventuellement entamer les livres suivants).

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Puis depuis que je suis rentrée des Maldives, j’ai PAS arrêté : entre un week-end chez les parents, une petite virée à Boulogne/Mer, un week-end où mes parents sont là, la piscine, les baby sittings, les amis, les amours… Pour tout vous dire, j’ai même pas encore acheté l’étagère pour réaliser ma résolution « retaper mon appart (mais j’ai plus de sous, j’hésite à lancer un crowdfunding « un nouvel appart pour une nouvelle vie » sauf que je pense que vous vous en foutez et vous avez raison)…

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Mais j’ai quelques trucs dans les tuyaux. Beaucoup de réflexions sur la France qui s’agite, de la douleur d’entendre la haine de l’autre au quotidien comme s’il était tout à fait normal de cracher sur les Pédés, les Bougnoules, les Nègres, les Juifs, les féministes, le gouvernement, les hommes en scooter, les voisins, ta mère et même ton chien. La fatigue. Je vous parlerai des trolls de la vraie vie, je poursuivrai les aventures d’Audrey (qui n’ont pas vraiment commencées), mes histoires de sites de rencontre, tout ça tout ça.

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Stay tuned, comme qui dirait !

PS : Vous avez en photo un joli mélange de Maldives, Boulogne et Deauville. Deal with it !

Arrête de râler : agis !

Je l’avoue : je suis une râleuse. A dire vrai, j’aime bien ça car, comme je le dis toujours « ça va mieux en le disant ». Parfois, un truc m’agace, je le verbalise et hop, je passe à autre chose, merci, au revoir. Mais parfois, c’est plus profond, insidieux, je me dis que la vie est trop injuste, qu’une situation me pèse… Oui, ok, très bien mais à un moment, ne reste qu’une solution : bouge ton cul.

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Tout a commencé peu avant Noël, alors que je suivais distraitement la détox 21 jours d’Anne Ghesquière sur Feminin Bio (qui m’a permis entre autre de découvrir le jus d’herbe, mon geste beauté du matin, et la monodiète à laquelle je recours de temps en temps. Mais aussi l’existence des bains dérivatifs* qui me font un peu peur). En jour 3, Anne énonce l’évidence : tes bourrelets, soit tu les acceptes, soit tu t’actives vraiment pour les faire disparaître mais râler dessus ne sert à rien. Mais oui, tu as raison, Anne.

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Comme je l’expliquais un peu sur mon article de résolutions, je veux être une femme parfaite (enfin, selon ma propre définition). Y a Nina la vraie, celle du quotidien qui a sa belle panoplie de défauts plus ou moins gérables, plus ou moins avouables ou carrément honteux et y a la Nina idéale, celle à qui je rêve quand ma vie me saoule. Une Nina plus mince, avec des fringues et bijoux de malade qu’elle réaliserait elle-même pour un style unique, une Nina qui se lèverait plus tôt le matin, aurait un appart bien rangé et joliment décoré, qui écrirait beaucoup et finirait enfin un de ses putains de romans arrêtés à la page 37 et aurait l’audace insensée de l’envoyer à des éditeurs. Une Nina qui se bougerait le cul pour obtenir des freelances pour partir en voyage plus souvent. Oui, la Nina idéale a aussi des journées de 36h, c’est sans doute là où le bât blesse.

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En progressant dans la vie, j’ai bien conscience que je peux pas être tout à fait la Nina parfaite puisque, donc, la Nina parfaite a de trop longues journées et que je peux pas suivre. Moi, mes journées ne font que 24h dans lesquelles j’essaie de caser le boulot (enfin, ça, « j’essaie » pas, je suis pas sûre que mes N++ trouveraient cool le concept de « non mais aujourd’hui, je viens pas, je voudrais me coudre une super tenue plutôt. A demain ! »), le sport, mes amis, mes amants, écrire un peu (au moins pour le blog), lire (je termine l’intégrale III de Game of thrones pour vite lire le 04 avant le début de la 4e saison et comme ça, vous pourrez bien aller vous faire foutre, les spécialistes du spoil)(en 2014, je ne suis pas résolue à être moins vulgaire), dormir, essayer de me cuisiner des trucs qui cultivent pas trop mon gras. Et c’est déjà beaucoup. Quand je racontais ma vie à la naturopathe, elle m’avait rappelé mon droit à la paresse. C’est pas tout à fait tombé dans l’oreille d’une sourde. Maintenant, le soir, si je suis claquée, j’essaie plus d’écrire des articles à tout prix, je me contente de glander sur tumblr ou pinterest. C’est pas grave, j’ai aussi le droit de souffler. Puis il est marrant ce gif…

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Mais je continue de râler. Parce que je voudrais être Elle quand même, la Nina idéale. Puis ce fameux article sur la râlerie et je remets les choses en place : bouge toi le cul ou renonce mais arrête de vivre dans l’ombre de cette fille idéale qui n’existera très certainement jamais. Arrête d’attendre sagement dans ton coin que l’on reconnaisse ton talent, va l’exposer, ouvre ta gueule, sors les griffes. Enfin, dans le bon sens du terme, l’eye du Tiger qui se bat dans son intérêt mais sans aller croquer d’éventuels alliés quoi.Personne ne nous attend jamais. Travailler bien est une bonne chose, avoir du talent aussi mais techniquement, ça ne suffit pas. Dans toute la masse de vos collègues, vous en avez certainement de très bons mais peu mis en avant et des moins bons qui progressent vite. Non pas parce qu’ils ont couché (enfin, je suppose que ça dépend des cas mais ce n’est pas le sujet) mais parce qu’ils se sont bougés le cul. Idem pour n’importe quelle success story : personne ne se fait découvrir par accident. A part peut-être Laetitia Casta. Mais regardez, mettons, les blogueurs qui réussissent, qui « grâce à leur blog », ont réalisé un rêve, ont pu faire un voyage idyllique, sorti un livre ou je sais quoi. Ils n’ont pas attendu dans leur petit coin virtuel, ils ont pénétré les cercles des blogueurs, rencontrés, démarché, pour se faire leur place au soleil ou du moins près du buffet. Ca marche pour tout. Si tu veux devenir une star de la chanson, ça fonctionnera peut-être mieux si tu tentes des castings plutôt qu’en chantant dans ta salle de bain.

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En fait, la question n’est pas « pourquoi eux et pourquoi pas moi » mais « es-tu prêt(e) à te bouger le cul pour tenter ta chance ? ». Si la réponse est oui, procède, si la réponse est non… Arrête de râler. C’est pas bon pour le teint de toute façon. Même si, ok, on a le droit aux mouvements d’humeur, faut pas déconner non plus !

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* les bains dérivatifs nécessitent le port de poches de gel à l’entrejambe parce que les animaux ont le pubis à l’air et pas nous et c’est pas bien. Perso, je suis pas sûre d’être prête à me glisser du froid là…

Voyager seule : même plus peur

Quand on me lit, on a la sensation que je suis une super aventurière (si). Mais en vrai, je suis une petite chose qui s’effraie facilement. Genre sur le coup, partir en vacances aux Maldives, ça me rendait toute hystérique de joie. J’avais de toute façon le volume 3 de l’intégrale de Trône de Fer donc même pas peur de m’ennuyer, ça risquait pas. Mais à quelques heures du voyage, autant vous l’avouer : je faisais vachement moins la maline.

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D’ordinaire, je voyage avec mes copines, ma famille ou mes clubs de plongée donc en gros, je me repose facilement sur la masse, je suis. Quand on part à deux, on se soutient : y en a toujours une pour guider l’autre, pour voir le bon panneau. Là, je partais seule, seule. Personne pour me dire que quand tu vas au Terminal 2A de Roissy, prendre le RER n’est pas une bonne idée (c’est juste à l’autre bout du monde). Personne pour me guider vers la bonne porte, des fois que je sois soudain victime d’une étrange dyslexie numérique qui me ferait confondre la porte 57 et la porte 75. Encore que Roissy, c’était facile. A l’aéroport de Muscat (Oman), j’ai moins rigolé : atterrissage à 7h du mat, heure locale… Soit 4h du mat parisien et je dois attendre 1h30. J’ai trouvé personne de mon groupe et je meurs de sommeil, je comprends rien aux annonces crachées dans le micro, j’écoute la musique sur mon iPhone en mettant un réveil pour être sûre de pas rater mon coup. Autant vous dire que je n’ai aucun souvenir du vol Muscat-Male qui a suivi (quasi 4h, je dormais déjà au décollage ou à peu près). Par contre, je me souviens très bien de mon arrivée à Male où je me suis dépêchée de passer à la douane de peur de passer en dernier et d’être oubliée par mes camarades. Je guettais la foule pour repérer où étaient ceux que j’imaginais être des futurs compagnons de galère (j’avais raison pour certains, tort sur d’autre. Notamment sur ce charmant garçon vu à l’aéroport de Male qui m’a soudain dégainé un guide de la Thaïlande. Crac mon petit coeur). Finalement, j’étais la 3e sur 19 à retrouver nos gentils encadrants.

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Puis tout s’est bien passé. J’ai lu, oui, mais j’ai aussi bien discuté avec des tas de gens, j’ai bien rigolé, j’ai vraiment passé de bons moments. De belles vacances avec un groupe de pote que je ne connaissais pas au moment où j’ai posé le pied dans l’A330-200 d’Oman Air et que je ne reverrai peut-être jamais mais peu importe au fond. Sur le coup, j’étais bien avec eux et j’ai eu ma petite nouvelle tribu pendant une semaine. J’ai discuté avec des gens que j’aurais sans doute jamais eu l’occasion de rencontrer par ailleurs, j’ai ouvert mes écoutilles. C’est toujours fascinant de voir à quel point un voyage sur un petit bateau peut créer une sorte d’intimité fragile, douce, éphémère. Hier on ne se connaissait pas, demain, on se perdra de vue. Mais là, de suite, on est bien tous ensemble.

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Au fond, partir seule, c’est aussi prendre des vacances de sa propre vie. Passé les 5-10 mn où tu racontes ce que tu fais dans ta vie, tu n’en parles plus. Tu évoques un peu ta famille, ton neveu d’amour, les amis que tu aimes. Les gens que tu n’aimes pas, tu les oublies, tu n’en parles pas, pourquoi faire ? Médire avec des gens qui ne connaissent pas l’objet de votre désaffection n’a aucun sens. Médire loin d’eu n’en a de toute façon pas, la médisance ne pouvant être pour moi qu’une catharsis, un besoin de soulager les sentiments mauvais que nous suscitent cette personne que l’on n’a pas le choix de fréquenter. Là, elle est loin : physiquement et mentalement. On ne parle pas de ses soucis non plus. Ca intéresse qui, mon découvert abyssal, mes cervicales bloquées de décembre, ma crise de foie de Noël ou peu importe. Oui, je traite mieux mes camarades de voyage que mes lecteurs de blog (j’ai été traumatisée). On part loin, une jolie parenthèse. Le seul regret, parfois : ne pas pouvoir partager tout ça avec quelqu’un que l’on aime…

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Bon, dès que j’ai cambriolé une banque, je me refais ça !