Partage ton Noël sur les réseaux sociaux

Ahahah, bonsoir, bonsoir, vous me surprenez alors que je termine d’installer mon sapin de Noël. Approchez, mais approchez donc, que je partage avec vous le résultat, je suis pas peu fière. Hé oui, moi, j’aime montrer mon esprit de Noël. Clic, zou, c’est publié sur Instagram. Ohohoh !

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Il y a quelques rituels sur les réseaux sociaux, quelques dates importantes où il faut montrer qu’on en est. Il y a les vacances d’été où il faut poster une photo de ses jambes en mode knacki, le brunch où il faut à tout prix montrer sa belle assiette, les concerts, histoire de prouver qu’on y était, etc. Noël est l’un de ces moments et, pas de chance pour les allergiques à l’esprit de cette sympathique fête, ça dure un moment : course aux cadeaux, décoration de la maison, départ en vacances, réveillon, repas et ouverture des cadeaux, vous allez en bouffer du tweet, du statut Facebook, de la photo Instagram et même du Vine pour les moins chanceux (tiens, si je me servais de mon compte, d’ailleurs ?). Immortalisons, immortalisons !

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Mais pourquoi ce besoin de partager ce moment précis ? Pour s’inscrire dans une sorte de grand tout ? De communion sociétale ? Certes mais pas que car n’oublions pas que Noël, c’est aussi la grande fête du “dis-moi combien tu m’aimes ?” Hé oui, plaisir d’offrir, joie de recevoir : selon ce que tu as mis comme fric sur mon cadeau, je saurai si tu m’aimes ou pas*. T’as vu mes beaux cadeaux, tavu, tavu ? T’en a pas eus d’aussi beaux, toi, hein ? Puis tiens mate ceux que moi, j’offre, parce que je suis généreuse et j’aime mes proches, je leur fais de supeeerbes cadeaux.

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Et puis, les fêtes, c’est aussi la joliesse de son intérieur. Hop, ça fera bien sur Pinterest. T’as un aussi beau sapin, toi ? T’as vu mes boules, hein, t’as vu mes boules ??

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Et puis n’oublions pas la bouffe. Aaaaah la bouffe ! Saviez-vous que l’alimentation était le 3e sujet le plus discuté sur les réseaux sociaux ?** Alors là, on va un peu étaler notre richesse et notre opulence avec des délicieux mets raffinés et follement délicieux. Une petite coupe de champagne par ici, une petite cuillère de caviar par là, tu me passes les huîtres s’il te plaît ?

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Bref, Noël est l’un des paroxysme de la mise en scène de soi sur les réseaux sociaux. Alors que tout l’année, on chuine sur nos impôts, la cherté de la vie et nos découverts, durant les quelques jours de la fin décembre, nous voici soudain riches à étaler notre argent comme s’il en poussait sur le sapin. Et j’avoue, je m’en amuse et en abuse. Vous aurez donc le droit comme chaque année à mes photos de réveillon, de mes paquets cadeaux, de bon manger et des photos de mon neveu de dos. Et encore, vous avez de la chance, je vous ai épargné ma crise de foie de l’an dernier.

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Ca vous saoule ? Courage, on enchaîne direct avec le réveillon.

Et en cadeau, pour vous, parce que je regarde ça en boucle depuis un mois pour survivre à mes pitches, l’épisode de Noël du Coeur a ses raisons !

*en vrai non, certains  achètent l’affection d’autrui avec des cadeaux histoire de compenser une absence ou pour étaler leur fric mais ceci est une autre histoire.

** C’était la minute experte des réseaux sociaux

Arrête de râler : agis !

Je l’avoue : je suis une râleuse. A dire vrai, j’aime bien ça car, comme je le dis toujours « ça va mieux en le disant ». Parfois, un truc m’agace, je le verbalise et hop, je passe à autre chose, merci, au revoir. Mais parfois, c’est plus profond, insidieux, je me dis que la vie est trop injuste, qu’une situation me pèse… Oui, ok, très bien mais à un moment, ne reste qu’une solution : bouge ton cul.

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Tout a commencé peu avant Noël, alors que je suivais distraitement la détox 21 jours d’Anne Ghesquière sur Feminin Bio (qui m’a permis entre autre de découvrir le jus d’herbe, mon geste beauté du matin, et la monodiète à laquelle je recours de temps en temps. Mais aussi l’existence des bains dérivatifs* qui me font un peu peur). En jour 3, Anne énonce l’évidence : tes bourrelets, soit tu les acceptes, soit tu t’actives vraiment pour les faire disparaître mais râler dessus ne sert à rien. Mais oui, tu as raison, Anne.

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Comme je l’expliquais un peu sur mon article de résolutions, je veux être une femme parfaite (enfin, selon ma propre définition). Y a Nina la vraie, celle du quotidien qui a sa belle panoplie de défauts plus ou moins gérables, plus ou moins avouables ou carrément honteux et y a la Nina idéale, celle à qui je rêve quand ma vie me saoule. Une Nina plus mince, avec des fringues et bijoux de malade qu’elle réaliserait elle-même pour un style unique, une Nina qui se lèverait plus tôt le matin, aurait un appart bien rangé et joliment décoré, qui écrirait beaucoup et finirait enfin un de ses putains de romans arrêtés à la page 37 et aurait l’audace insensée de l’envoyer à des éditeurs. Une Nina qui se bougerait le cul pour obtenir des freelances pour partir en voyage plus souvent. Oui, la Nina idéale a aussi des journées de 36h, c’est sans doute là où le bât blesse.

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En progressant dans la vie, j’ai bien conscience que je peux pas être tout à fait la Nina parfaite puisque, donc, la Nina parfaite a de trop longues journées et que je peux pas suivre. Moi, mes journées ne font que 24h dans lesquelles j’essaie de caser le boulot (enfin, ça, « j’essaie » pas, je suis pas sûre que mes N++ trouveraient cool le concept de « non mais aujourd’hui, je viens pas, je voudrais me coudre une super tenue plutôt. A demain ! »), le sport, mes amis, mes amants, écrire un peu (au moins pour le blog), lire (je termine l’intégrale III de Game of thrones pour vite lire le 04 avant le début de la 4e saison et comme ça, vous pourrez bien aller vous faire foutre, les spécialistes du spoil)(en 2014, je ne suis pas résolue à être moins vulgaire), dormir, essayer de me cuisiner des trucs qui cultivent pas trop mon gras. Et c’est déjà beaucoup. Quand je racontais ma vie à la naturopathe, elle m’avait rappelé mon droit à la paresse. C’est pas tout à fait tombé dans l’oreille d’une sourde. Maintenant, le soir, si je suis claquée, j’essaie plus d’écrire des articles à tout prix, je me contente de glander sur tumblr ou pinterest. C’est pas grave, j’ai aussi le droit de souffler. Puis il est marrant ce gif…

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Mais je continue de râler. Parce que je voudrais être Elle quand même, la Nina idéale. Puis ce fameux article sur la râlerie et je remets les choses en place : bouge toi le cul ou renonce mais arrête de vivre dans l’ombre de cette fille idéale qui n’existera très certainement jamais. Arrête d’attendre sagement dans ton coin que l’on reconnaisse ton talent, va l’exposer, ouvre ta gueule, sors les griffes. Enfin, dans le bon sens du terme, l’eye du Tiger qui se bat dans son intérêt mais sans aller croquer d’éventuels alliés quoi.Personne ne nous attend jamais. Travailler bien est une bonne chose, avoir du talent aussi mais techniquement, ça ne suffit pas. Dans toute la masse de vos collègues, vous en avez certainement de très bons mais peu mis en avant et des moins bons qui progressent vite. Non pas parce qu’ils ont couché (enfin, je suppose que ça dépend des cas mais ce n’est pas le sujet) mais parce qu’ils se sont bougés le cul. Idem pour n’importe quelle success story : personne ne se fait découvrir par accident. A part peut-être Laetitia Casta. Mais regardez, mettons, les blogueurs qui réussissent, qui « grâce à leur blog », ont réalisé un rêve, ont pu faire un voyage idyllique, sorti un livre ou je sais quoi. Ils n’ont pas attendu dans leur petit coin virtuel, ils ont pénétré les cercles des blogueurs, rencontrés, démarché, pour se faire leur place au soleil ou du moins près du buffet. Ca marche pour tout. Si tu veux devenir une star de la chanson, ça fonctionnera peut-être mieux si tu tentes des castings plutôt qu’en chantant dans ta salle de bain.

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En fait, la question n’est pas « pourquoi eux et pourquoi pas moi » mais « es-tu prêt(e) à te bouger le cul pour tenter ta chance ? ». Si la réponse est oui, procède, si la réponse est non… Arrête de râler. C’est pas bon pour le teint de toute façon. Même si, ok, on a le droit aux mouvements d’humeur, faut pas déconner non plus !

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* les bains dérivatifs nécessitent le port de poches de gel à l’entrejambe parce que les animaux ont le pubis à l’air et pas nous et c’est pas bien. Perso, je suis pas sûre d’être prête à me glisser du froid là…

One day, one pic

Laissez-moi vous conter une belle histoire. Il était une fois une fille qui rencontrait un gars à une soirée. Ils s’apprécient bien, ils se revoient, ils se découvrent, ils s’embrassent aux petites heures de la nuit, ils se trouvent. Mais voilà, la vie est parfois dure pour les amants insouciants : nous sommes l’été et leurs plannings ne correspondent pas du tout, l’une étant en vacances tandis que l’autre est sur Paris et vice et versa. Du coup, pour créer un lien malgré tout, elle décida de lui envoyer une photo par jour. Au début, elle était en vacances, c’était facile. Le jeu se compliqua lorsqu’elle reprit sa petite vie quotidienne, le rendant de fait plus intéressant. Ainsi, durant tout l’été, la jeune femme traqua des images à envoyer à son doux. Evidemment, la fille, c’est moi (l’autre, c’est Prince-charmant-devenu-crapaud, on va pas s’attarder dessus). Cet été, ayant rencontré l’homme sans statut qui m’a dit que j’avais un talent incroyaaaaaable en matière de photo (et surtout d’angle de prise de vue), je me suis dit… « tiens, travaillons ce talent ».

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Quelle longue intro…

Tout ça pour dire que je me lance dans un nouveau projet, le « one day one pic ». Evidemment, je l’ai pas inventé, y a pleiiiiin de gens qui le font sur instagram, il y avait même une application pour ça à l’époque (365project, je crois que ça s’appelait). Je vais tenter de m’y atteler sérieusement. J’envisage même de balader mon petit Bridge avec moi pour saisir certains clichés que mon iPhone capture certes bien mais à condition de ne pas y regarder de trop près.

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Et puis, ça permettra de réouvrir un peu la porte de chez moi, bien close depuis quelques temps sur ce blog. Même si bon, ma première photo ne raconte rien sur moi, à part qu’avec mes lunettes, j’ai l’oeil…

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Pour ceux (trèèèèèèèèès nombreux) que ça intéresse, je relaierai ça sur Instagram, Twitter et puis, tiens, un Tumblr et mon Pinterest et puis ici le dimanche avec la petite histoire qui va avec (s’il y en a une). Rassurez-vous, dans 15 jours, j’aurai certainement une nouvelle lubie.

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Bisous !

Professeur Nina Bartoldi

J’en rêvais. A 33 ans, je pénétrais enfin dans l’arène, clé USB en main, le discours rodé. Le 17 octobre 2013, sur le tableau blanc d’une école de comm était inscrit « 13-14h / cours de social media management / professeur : N. Bartoldi ». Ça, c’est moi. J’ai failli prendre le tableau en photo. Voilà, le 17 octobre, professeur Nina Bartoldi était dans la place et c’était trop cool.

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Je ne cesse de vanter l’importance du réseau. Son absence a plombé ma première année et demie de « jeune diplômée » (ma période chômage donc), son existence m’ouvre toujours des portes. Par exemple en avril ou mai, par là, je recevais un mail de Jeanne, l’ex rédactrice en chef de TMF avec qui j’ai donc travaillé de 2007 à 2009, à peu près. Elle donne des cours dans une école de comm et cherche quelqu’un dans le community management pour évangéliser son chères têtes blondes (en vrai, ce sont des 5e année, j’ai à peine 10 ans de plus qu’eux). C’est naturellement qu’elle a pensé à moi même si, je dois l’avouer, j’étais bien moins bonne à l’époque que maintenant. Je parle sur le plan professionnel, bien entendu ! J’ai évolué, j’ai appris, j’ai grandi, j’ai pris du recul. Et justement, préparer un petit cours sur son métier permet de réfléchir un peu sur ce que l’on fait au quotidien. Pourquoi je vais quotidiennement sur Facebook parler au nom d’une marque, répondre à des gens qui viennent pour râler (ce qui me saoule puissance mille, ça, surtout quand on nage en pleine mauvaise foi). Pourquoi je fais de même sur Twitter, Youtube, Tumblr, Pinterest, Instagram, Google+, LinkedIn… C’est quoi mon métier et pourquoi c’est chouette des fois. Souvent.

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Je prépare donc mon petit Powerpoint histoire de pas débarquer les mains vides, j’attends Jeanne dans le couloir, en relisant trois ou quatre fois le fameux tableau. Des jeunes passent, d’autres sont installés dans un coin avec un laptop. Jeanne me récupère et m’amène dans les tréfonds de l’école, tout en haut, dans une petite pièce sous les toits où végètent trois élèves et demi. Bon, ayant été dans une promo de 12 lors de mon master de journalisme, je m’attendais pas à un amphi bourré à craquer mais bon… Il faut savoir commencer petit. Je doute que Rihanna ait débuté de suite dans un stade immense, par exemple. La comparaison avec Rihanna est audacieuse, là, non ? Bon breeeef ! Comme tous les élèves ne sont pas présents, on redescend au rez de chaussée chercher un café puis on remonte (3 étages, ça fait les fesses et les cuisses). Bon, il est temps de commencer. Mon petit coeur tape un peu mais ça va aller, respire par le nez, fillette, tout ira bien.

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Après quelques instants avec le souffle court, je prends mes aises. Je déroule ma prés, je réponds à une ou deux questions, tout va bien. Je repère un élève particulièrement intéressé par les réseaux sociaux, il me bombarde de questions en fin de présentation sur de nombreux réseaux sociaux comme Google+ ou Path, ce qui démontre une connaissance du sujet, un autre veut bien récupérer mon powerpoint que je trouve pourtant très trèèèèèèèèès basique. Trop même mais pour une présentation d’une heure, ça fait le job. Je reste debout tout le temps, je montre des choses sur mon powerpoint même si la projection est floue, j’occupe un peu l’espace, je me sens bien. En fait, je l’avoue : je kiffe. Une heure, ça passe bien trop vite…

Maintenant, j’ai envie de remettre ça pour devenir de plus en plus bonne professeure. Enseigner, ça me plaît bien parce que d’une part, ça permet de réfléchir trente secondes à ce que l’on fait au quotidien (j’ai pas super le temps de jouer les contemplatives en ce moment) mais surtout, ça fera peut-être naître quelques vocations. Non parce que le community management/social media management reste toujours le parent pauvre de la comm, le « oh ben tu vas pas étudier pour écrire des statuts Facebook quand même… ». Ben si. Même si les cours sont à réécrire au quotidien vu que nos chers réseaux sociaux changent les règles tous les deux jours et que la seule façon d’apprendre est finalement de tester et de valider ou non nos choix. Genre le hashtag sur Facebook, en fin de compte, c’était pas une si bonne idée que ça, ça ne sert qu’à baisser mon reach. Mais demain, qui sait… ? Et Google+, on n’est pas à l’abri que ça finisse par décoller un jour. Guettons.

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Quoi qu’il en soit, je rêvais de donner des cours depuis des années, c’est enfin fait et j’en fus fort satisfaite. Je vais envoyer un mail à mon ancien IEP pour voir s’ils voudraient pas que je vienne donner quelques cours…

Les réseaux sociaux ou le triomphe modeste

Récemment, une étude s’est penché sur le narcissisme des utilisateurs des réseaux sociaux. Notre petit écran devient la scène de nos ego trips les plus frénétiques. Regarde-moi, j’existe ! Et la magie des réseaux sociaux, c’est que votre audience va rapidement croissant, nourrissant ce sentiment d’importance. Même si vous vous contentez finalement de récupérer le boulot des autres.

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J’aime Pinterest. Très fort. Dès que j’ai le malheur d’y mettre les pieds, je suis aspirée par toutes ces images, j’épingle, encore et toujours. Parfois, j’épingle mes propres photos, celles diffusées sur le blog, mais ça doit représenter 1% de mes épingles. Et mon nombre de followers ne cesse d’augmenter. Sauf que bon… J’ai pas bien de quoi me vanter. Y a des gens qui trouvent que les photos que j’épingle sont jolies, youhou ! Mais quelle influenceuse je suis dis donc. C’est vrai qu’elles sont tellement originales, les photos que je pine, personne ne les a jamais vues. Y a qu’à aller dans la section « popular », j’en retrouve un bon paquet. Mais ça n’empêche pas certains de se vanter régulièrement de leur nombre d’abonnés.

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Autre réseau social dont les messages de fierté me font toujours lever les yeux au ciel : Tumblr. J’en avais créé un y a 3 ans que j’ai jamais vraiment animé mais je reste à suivre ceux des autres. Je souris souvent grâce à des gifs animés mis en contexte par une petite phrase du type « quand il me dit que finalement, il est pas dispo ce soir » (gif de nana qui lève les yeux au ciel, l’air blasé ou gif de meuf qui pleure en mangeant de la glace), « quand, le vendredi soir à 18h, on te fait une demande urgente » (gif de mec pétant son ordinateur ou gif de mec hurlant)… Bref, c’est mignon, c’est frais, ça détend 5 minutes. Bon, ça me fait détester certaines séries sans même les avoir vues (faudra quand même un jour m’expliquer pourquoi les Internet vénèrent à ce point Zoey Deschanel, je l’ai jamais vue ailleurs que dans H2D2 et le combo grosse frange dans les yeux et lunettes de geek ne me donne surtout pas envie de mater the new girl). Mais là, ça se la pète grave au pays du tumblr : il faut publier un gif joyeux dès qu’on dépasse un nombre significatif d’abonnés, publier quelques messages élogieux de gens expliquant qu’ils adoooooooooorent le blog, c’est trop cool. Bon déjà, quand je vois la gueule des articles de blogs « historiques » et le fait de publier un gif avec une malheureuse phrase, je soupire un peu fort… Mais bon, pourquoi pas, après tout. Mais le mieux, c’est quand, la main sur la coeur, ils s’indignent qu’on leur pique leur gif sans les citer. Leur gif ? Ah, c’est toi qui fait tous les gifs de The new girl(justement), The big bang theory, Friends, Dr Who, les téléréalités américaines à base de meufs tellement refaites qu’on a l’impression de mater X files ? Non ? Ben alors pourquoi tu pisses soudain sur un gif surexploité pour marquer ta propriété, je situe pas bien… Bref, l’univers du tumblr est un vrai panier de crabes où y a des règles à respecter dans la multiple utilisation d’un gif et que c’est normal que tu aies des tas de gens qui te suivent parce que tu fais pareil que tout le monde mais de façon plus géniale. Rendons cependant hommage à un compte qui crée vraiment ses gifs : réalité à la française(oui, concept pompé de la version américaine mais au moins, c’est pas juste de la réutilisation de gifs en se croyant follement original).

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Se la raconter facile, c’est l’apanage des nouveaux réseaux sociaux ? Mais trop pas ! Sur Twitter aussi, ça plagie et pas qu’un peu. Les mêmes blagues tournent à l’envi, sans qu’il s’agisse du retweet de l’original, chacun s’approprie la vanne de l’autre en mode « je suis tellement drôle ». Par exemple, j’ai vu une demi douzaine de personnes revendiquer la paternité d’une photo relative à l’appel de don de l’UMP : une carte postale du rainbow flag sur lequel était écrit « Fuck you » en mode « MA réponse à l’UMP ». Oui, MA, parce que je suis vraiment trop drôle quoi. J’ai aussi vu passer plusieurs fois la photo de Copé dans la piscine avec écrit dessus « travailler plus pour gagner plus » avec toujours cette même volonté de faire croire qu’on en est l’auteur. J’ai même vu ça sur Facebook ! Lors de la mort de Bernadette Lafont, Ladislife que je suis s’est amusé à retwitter toutes les vannes sur « Bernadette Lafont, la forme », mon fil d’actu a été envahi… Il est vrai que Twitter pousse à être drôle et percutant, des milliers de titres dignes de Libé qui défilent en permanence. Mais de là à revendiquer la paternité d’une vanne qui n’est pas de nous, là, ça me dépasse. Et encore, je parle de vanne mais l’accident de Brétigny a aussi été fascinant en la matière, des twittos postant des photos de l’accident sans y être. Je vous invite à lire l’article très intéressant de Deldebbio qui a démontré que les photos reprises par les médias n’avaient pas été prises par les twittos les diffusant. D’ailleurs, faudra que je vous parler du twitt-journalisme, ça commence à salement me gonfler, ça aussi.

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Bref, je suis fascinée. Je me sens parfois différente : je ne connais pas bien mon nombre de followers sur Twitter, Pinterest, Instagram ou Tumblr (il faut que je le reprenne, ce putain de Tumblr, je m’y amusais bien), amis sur Facebook, lecteurs de mon blog (je me suis rendue compte récemment que j’avais perdu mon google analytics en changeant de thème… 6 mois plus tôt). Mon klout n’est qu’une vague donnée, je m’en fous. Peut-être parce que je sais que cette gloire est futile et ne m’ouvrira pas de portes. Après tout, j’ai jamais eu autant de lecteurs que quand j’étais au chômage. J’en ai perdu plein mais dans ma vraie vie, je trouve que je réussis pas mal. Et c’est ça qui est le plus important. Surtout que j’ai pas de pub sur mon blog donc pas besoin de milliards de lecteurs !

PS: Par contre, j’essaie de devenir ninja en SEO

Régime et réseaux sociaux

12 mars, toc toc, c’est l’heure du régime. Oui, j’ai beau m’indigner sur les régimes, les canons de beauté qu’on nous impose, je reste une faible femme qui se met à la diète. Jetez moi vos bouteilles de crèmes chantilly et vos cheese cakes au visage, honte à moi.

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En fait, cette décision est le fruit de quatre éléments distincts :
– je suis en voyage plongée dans un mois trois quart
– je dois faire plein de sport en ce moment car le sport,ça active la circulation donc la cicatrisation du putain de trou que j’ai à la jambe suite à ma bûche dans le métro. C’est à dire que là, on dirait qu’on a planté une énorme vis dans mon tibia, ahah… C’est con que je me sois pas blessée au pied, je pourrais dire que c’est une stigmate et fonder une secte.
– je suis en phase d’arrêtage de fumer (quasi 15 jours que j’en ai pas touché une mais je dis pas encore que j’ai arrêté)
– je rentre plus dans mon pantalon le plus étroit.
Oui, bon, ok, c’est certainement ce 4e point qui m’encourage mais passons.

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Donc depuis vendredi, je suis au régime. Mangeons équilibré, abusons des carottes parce que ça m’aidera en prime à avoir un beau bronzage en Egypte, buvons de l’eau dès qu’on a un petit creux. Bon, je vais pas vous détailler mes menus, je pense que tout le monde sait ce que signifie un régime.

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Sauf que manifestement, je suis la seule de mon réseau décidée à ne pas céder à la gourmandise. Dimanche, j’ouvre mon Facebook et je suis assaillie de cannelés, muffins, crumbles et autres délices caloriques. Oh mais merde alors !

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(c) ma soeur

Sur le coup, amusée, je décide de riposter avec la photo de ma propre pitance (un riz au lait maison avec des raisins secs, c’est super bon). Mais au fur et à mesure que je termine mon bol, je vois fleurir des tas de photos de mets plus caloriques les uns que les autres. Oh, oh, OH !! Je suis au régime que depuis 3 jours, 3 putain de jours, je peux pas déjà subir une tentation, c’est trop tôt. Alors quittons Facebook pour Twitter où les gens twittent les photos de leurs plats, format instagram ou non. Là, mon estomac commence à toquer à ma porte, mon cerveau m’envoie de joyeuses images de plats caloriques et délicieux, je sens leur goût dans ma bouche. Et mais help quoi !

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Et je vous dis pas en semaine ! Je gère le compte Pinterest d’un client et Pinterest, c’est un peu le diable. Déjà, ce truc est un poison de procrastination, c’est horrible. Tu y mets le doigt et tu perds une heure, tu mates les photos et des photos de bouffe savoureuse, y en a un paquet, j’en ai même fait un board ! Est-ce que la production de salive favorise la digestion et donc la perte de poids ? Non parce que ça justifierait cette épreuve permanente. Sinon, je vais juste être atrocement frustrée et le craquage risque d’être très violent. Déjà que ce soit, c’est resto fromage…

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Bref, les réseaux sociaux, c’est pas toujours super cool. Je préfère quand les gens me font des câlins virtuels parce que ma putain de plaie de merde à la jambe me fait mal.

Et toi, c’est quoi ton Klout ?

La semaine dernière, on a un peu rigolé sur Twitter suite à une annonce de Quechua pour un stage (faut que je vous parle des stagiaires, je l’ai déjà dit) qui listait pas mal de caractéristiques nécessaires pour intégrer ce stage dont… Un klout de 35. Ahahah !

Alors pour les chanceux qui ne connaissent pas le klout, je vous définis ça en 30 secondes : c’est votre score d’influence sur les réseaux sociaux. En gros. C’est basé sur la taille de votre communauté, votre activité, les réactions que vous suscitez (like, comment, mention, RT, share). En gros : plus ton klout est élevé, plus t’es influent.

Sauf que. En tant que salariée du digital, je peux vous le garantir : la notion d’influence est la plus merdique du monde. Du moins sur la blogosphère et ses satellites (les réseaux sociaux). Je veux dire comment mesurer l’influence d’un écrit quel qu’il soit sans finalement interroger le lecteur ? Ben on va utiliser le quantitatif, hein. Nombre de lecteurs (souvent du déclaratif et autant vous dire que le nombre de lecteurs annoncé, c’est comme la taille de la bite, c’est toujours en dessous). En fait, quand tu travailles dans le milieu et que tu traques certains billets sponsorisés, tu te rends compte à quel point « l’influence » est un flanc et que certains blogueurs incontournables le sont par le réseau et certainement pas leur nombre de lecteurs… En gros, on s’invite aux soirées de marque des uns et des autres. Grosse blague donc.

Et puis les chiffres, moi, ça m’interpelle et pas forcément dans le bon sens. Pour être blogueuse et travailleuse, j’ai note que mon nombre de lecteurs quotidiens est inversement proportionnel au temps que j’y accorde. En gros : plus je bosse, plus je tue mon imposant lectorat. Oui bon ça et aussi le fait que je vous détaille plus ma vie sexuelle, je suppose. Forcément : si je parviens encore à tenir un rythme qui force l’admiration (je me la raconte pas du tout), je ne réponds quasi plus aux comms et surtout je ne commente plus les blogs voisins. Perte de visibilité donc. Et que dire de mon klout sur Twitter ? Oui, c’est vrai que je ne suis pas une top influenceuse, il n’est que de 51 (oh ? Il était de 38 l’autre jour il me semble… Peu importe). Faut dire que je ne suis pas précisément payée à twitter. Si on considère que j’ai posté environ 17 000 tweets en 5 ans (oui, je fus pionnière), ça me fait une moyenne de 0,93 tweets par jour… Mmmm… Plus concrètement, je dois en poster 5 ou 10 par jour (hors discussions) dont le relais de mes articles ici et sur week-end sac à dos. Du coup, un mec qui a un klout de malade, il passerait pas un peu sa vie sur les réseaux sociaux ? Pas vraiment l’employé rêvé !

De plus, je considère que mon compte twitter n’est pas une vitrine professionnelle, je suis pas obligée de le donner à mon employeur. Bon, mon blog étant sur mon CV, c’est pas compliqué de le retrouver mais bon… Ce serait limite comme me demander mon relevé de téléphone… Y a rien de secret mais j’ai pas envie…

Enfin, est-on un mauvais CM si on n’est pas influent ? Plusieurs de mes collègues ont des comptes twitter qui servent plus d’outil de veille que d’outil de prise de parole. Ils n’ont que peu de followers mais savent utiliser l’outil. De la même façon, je n’utilise pas mon compte Pinterest. J’en ai un, hein, mais je ne m’en sers pas. Serais-je infoutue d’en user pour une de mes marques ? Non, je ne pense pas. Après tout, j’ai un four, je m’en sers une fois tous les trois mois, c’est pas pour autant que je suis infoutue de l’allumer pour faire un gâteau ou ce que vous voulez. Et puis, il me suffit de lire les blogs marketing pour connaître les best practises du genre.

Bref, si Quechua a voulu montrer que ahah, viens pas nous raconter des cracks pour choper un stage chez nous (…), on n’est pas des lapinots, nous ! Tellement qu’ils ont mis 24h à répondre, laissant le bad buzz (relatif) faire marrer les twitterers. Moralité : c’est pas d’un stagiaire qu’il faut vous faut mais un vrai CM.