Régime et réseaux sociaux

12 mars, toc toc, c’est l’heure du régime. Oui, j’ai beau m’indigner sur les régimes, les canons de beauté qu’on nous impose, je reste une faible femme qui se met à la diète. Jetez moi vos bouteilles de crèmes chantilly et vos cheese cakes au visage, honte à moi.

cheesecake

En fait, cette décision est le fruit de quatre éléments distincts :
– je suis en voyage plongée dans un mois trois quart
– je dois faire plein de sport en ce moment car le sport,ça active la circulation donc la cicatrisation du putain de trou que j’ai à la jambe suite à ma bûche dans le métro. C’est à dire que là, on dirait qu’on a planté une énorme vis dans mon tibia, ahah… C’est con que je me sois pas blessée au pied, je pourrais dire que c’est une stigmate et fonder une secte.
– je suis en phase d’arrêtage de fumer (quasi 15 jours que j’en ai pas touché une mais je dis pas encore que j’ai arrêté)
– je rentre plus dans mon pantalon le plus étroit.
Oui, bon, ok, c’est certainement ce 4e point qui m’encourage mais passons.

Slim-serre

Donc depuis vendredi, je suis au régime. Mangeons équilibré, abusons des carottes parce que ça m’aidera en prime à avoir un beau bronzage en Egypte, buvons de l’eau dès qu’on a un petit creux. Bon, je vais pas vous détailler mes menus, je pense que tout le monde sait ce que signifie un régime.

regime-2

Sauf que manifestement, je suis la seule de mon réseau décidée à ne pas céder à la gourmandise. Dimanche, j’ouvre mon Facebook et je suis assaillie de cannelés, muffins, crumbles et autres délices caloriques. Oh mais merde alors !

canneles

(c) ma soeur

Sur le coup, amusée, je décide de riposter avec la photo de ma propre pitance (un riz au lait maison avec des raisins secs, c’est super bon). Mais au fur et à mesure que je termine mon bol, je vois fleurir des tas de photos de mets plus caloriques les uns que les autres. Oh, oh, OH !! Je suis au régime que depuis 3 jours, 3 putain de jours, je peux pas déjà subir une tentation, c’est trop tôt. Alors quittons Facebook pour Twitter où les gens twittent les photos de leurs plats, format instagram ou non. Là, mon estomac commence à toquer à ma porte, mon cerveau m’envoie de joyeuses images de plats caloriques et délicieux, je sens leur goût dans ma bouche. Et mais help quoi !

riz-au-lait

Et je vous dis pas en semaine ! Je gère le compte Pinterest d’un client et Pinterest, c’est un peu le diable. Déjà, ce truc est un poison de procrastination, c’est horrible. Tu y mets le doigt et tu perds une heure, tu mates les photos et des photos de bouffe savoureuse, y en a un paquet, j’en ai même fait un board ! Est-ce que la production de salive favorise la digestion et donc la perte de poids ? Non parce que ça justifierait cette épreuve permanente. Sinon, je vais juste être atrocement frustrée et le craquage risque d’être très violent. Déjà que ce soit, c’est resto fromage…

raclette

Bref, les réseaux sociaux, c’est pas toujours super cool. Je préfère quand les gens me font des câlins virtuels parce que ma putain de plaie de merde à la jambe me fait mal.

Bluesy

Bon, j’avais pas forcément prévu de chouiner aujourd’hui mais tant pis, je le fais. Ou plutôt, je vous fais part de mes doutes existentiels. Mais je vais le faire de façon marrante, pars pas, lecteur ! Bon, voilà, la semaine dernière, j’avais reçu un coup de fil d’un journal Internet pas mal connu quand même, je leur avais écrit un article sur l’équipe Sarko (ô joie). Lundi, coup de fil « non, on a pris quelqu’un d’autre, au revoir ». Un peu sec. Et encore raté. Donc lundi, j’ai fait ma complainte de la loseuse. Etre ou ne pas être une merde.

Ce qui est bien quand je suis pas bien, c’est que mon entourage se mobilise pour me remonter le moral (et/ou me donner des coups de pieds bien placés). Genre Summer qui me traîne au resto. Genre ma sœur qui me dit que c’est pas le moment de lâcher parce que là, c’est une bonne dynamique. Genre Tatiana qui me propose un samedi entre filles. Genre LilVirgo qui me propose un après-midi crumble-chocolat chaud. Que des trucs bons pour ma ligne, quoi !

De façon toute objective, je pense ne pas avoir grand-chose à me reprocher. J’écris un maximum d’articles (pas pour le blog, hein !), j’envoie des CV tout partout, je reçois quelques refus (je remercie Que choisir, Arte, Canal +, Tendances Médias et surtout FHM car le monsieur a été très humain avec moi), quelques réponses intéressantes mais point de contrat de type CDD ou CDI. Soit, soit. Je continue à répondre aux annonces. Je cherche des idées pour accroître au max ma visibilité sur le net, faire de moi la candidate à ne pas rater. Je bosse mon relationnel et tout. Alors que faire de plus ? Que celui qui a été tenté de répondre « coucher » s’auto flagelle avec des orties (parce que je suis sûre que vous l’avez pensé, si, si, si). Bref, j’essaie de faire mon possible et encore, je culpabilise parce que je suis sûre qu’il y a des trucs auxquels je pense pas.

Alors que j’étais en pleine déprime, j’accrois moi-même mon mal. Je suis totalement maso, c’est un fait. En fait, lundi, j’ai également reçu un mail d’un gars qui est tombé sur ma fiche sur un site et a parlé de moi à un mec spécialiste de l’emploi des cadres. En gros : « le journalisme est un métier difficile, il faut se spécialiser et travailler très dur, sinon, c’est mort ». Me spécialiser ? Bon, c’est vrai, je suis carrément multicasquette : sur mon CV, j’ai du sportif, du féminin, de l’international, du culturel, du bloguesque… Bref, je suis un peu touche à tout mais c’est un peu un reflet de ma personnalité, je m’intéresse à tout un tas de trucs. Le monsieur me dit de me spécialiser dans un domaine très demandeur. Alors qu’est-ce qui est demandeur ? L’économie et le marketing. Alors voyons voir dans mon CV ce que j’ai sur le sujet : j’ai eu un cours d’économie historique en DEUG (4 h/semaine pendant un semestre) et une initiation à la micro-économie et à la démographie en licence (2h/semaine donc éco une semaine sur deux). Pour le marketing, on l’a un tout piti peu étudié en comm politique. Ok, c’est mort. Bon, ça m’empêche pas de postuler quand même pour des postes de journaliste économique mais je comprends pas, je suis jamais prise…

Bref, grosse remise en cause : faudrait peut-être que je fasse un nouveau master pro pour me spécialiser un peu… Mais bon, là, on est mars, la rentrée, c’est en septembre, impossible d’attendre si longtemps (et les inscriptions sont closes, maintenant). A exploiter si en septembre, j’ai pas de poste fixe mais en attendant, je peux pas me reposer sur ça, c’est trop loin. Mais c’est vrai que je commence à me dire qu’il faudrait peut-être que j’envisage une réorientation, gardant le journalisme pour des piges (rémunérées ou pas). Mais me réorienter vers quoi ? La comm, ouais, ça me plairait bien mais pas le niveau (ça m’empêche pas de postuler dans les agences comms, des fois que…). La pub… Ouais, ok, marrant mais j’ai aucune formation et que des idées débiles donc pas sûr. Prof ? Heu, prof de quoi ? C’est un métier, faut passer des concours tout ça.

Pour en rajouter (je vous l’ai dit que j’étais maso ?), j’ai fait un tour sur le forum de categorynet pour lire le forum « la black list des journalistes ». Je résume les 27 pages de débat : « métier de merde, je me suis cassé ». Y avait aussi un débat sur le nucléaire au milieu mais j’ai pas compris ce que ça foutait là. Ce qui me rassure, ce sont les réponses « je suis tout(e) déprimé(e) », je suis pas la seule. Je sais que c’est un métier de merde difficile mais heu… Y a pas des gens heureux ? Juste histoire de me remettre du baume au cœur.

En plus, je viens de voir que j’ai raté (encore) le casting de La nouvelle star, c’est pas encore cette année que je serai une star du TOP 50. Monde de merde ! « J’aurais voulu être journaliiiiiiiiiiiiiiiiiiiste, pour pouvoir avoir un bon bouloooooooooooooooot, et pas seulement être pigiiiiiiiiiiiiiiiiste, mais avoir un vrai bureauuuuuuuuuuuuuuu » (quel talent !)