Une nouvelle vie

Hellooooooooow !

Non, contrairement à ce que l’état de ce blog pourrait laisser penser, je ne suis pas morte (je vivais toujours sur Twitter ou Instagram, ceci étant dit). J’étais juste très occupée à poser les jalons de ma nouvelle vie et ça prend un peu de temps. Et je suis partie une semaine en Tunisie, c’était fort bien. Mais on en reparlera une autre fois.

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Une nouvelle vie, disais-je. Oui ! Les lecteurs les plus anciens le savent, je suis ce genre de fille à bien aimer les dates, les symboles, etc. Ceux qui me stalkent suivent sur Twitter et autres réseaux auront peut-être été étonnés de voir que j’avais quand même pas mal de vacances ces derniers temps : 2 semaines en juillet, 1 en août, 2 en septembre, ça va la vie ? L’explication est toute simple : je change de taf. Enfin, je change de crémerie et d’intitulé de poste mais pas de grande réorientation pour le moment, juste de nouveaux horizons, de nouveaux collègues et une envie de changer quelques trucs pour mieux réussir ma vie pro. En 1, être plus visible, en 2, essayer d’arriver plus tôt le matin… Je vous entends rire derrière vos ordis, vous savez. Cette fois-ci, pas de journal d’une démissionnaire, je ne crois pas que cette histoire ait un quelconque intérêt pour le coup même si je pense vous parler un peu d’histoires de pot de départ, peut-être d’un entretien ou deux que j’ai passés, on verra.

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Donc nouvelle vie, il fallait marquer un peu le coup. Et pour se faire, j’ai fait du ménage. Dans mon appart, je veux dire. Mais genre le bon gros ménage où j’ai dû bazarder pas loin de mon poids en trucs divers et variés (genre un bureau, de vieux draps, des vieilles fringes, une chaise de bureau déchiquetée par mon chat). Faites place, faites place ! Je vous laisse admirer le travail :

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(sur la 1ère, c’est l’apocalypse car je venais justement de gicler le bureau et de poser les trucs dessus un peu au hasard). La nouvelle Nina jette, elle s’allège. Bon, évidemment, le but après et de ne pas reprendre les vieilles habitudes de tout accumuler mais on sait jamais, ça peut marcher…

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Puis la nouvelle Nina, hop, elle est devenue brune aussi. Alors que ma chevelure glissait à nouveau vers le blond cramé, changement radical et hop, je vire force brune. Et au vu des réactions globales, j’aurais dû le faire depuis longtemps, j’ai chopé un modjo de folie au passage.

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(Bon, ok, la 1ère date de janvier, j’avais déjà fait une couleur entre temps donc j’étais un peu moins blonde mais quand même) (j’ai aussi un nouveau pc et j’ai pas installé photoshop dessus encore, montage sous paint donc pardon)

Bref, je tente une rentrée sur le bon pied, ça m’a juste pris un peu de temps de tout mettre en place. Mais me revoici ! Y a plus qu’à espérer que ça dure.

 

Bluesy

Bon, j’avais pas forcément prévu de chouiner aujourd’hui mais tant pis, je le fais. Ou plutôt, je vous fais part de mes doutes existentiels. Mais je vais le faire de façon marrante, pars pas, lecteur ! Bon, voilà, la semaine dernière, j’avais reçu un coup de fil d’un journal Internet pas mal connu quand même, je leur avais écrit un article sur l’équipe Sarko (ô joie). Lundi, coup de fil « non, on a pris quelqu’un d’autre, au revoir ». Un peu sec. Et encore raté. Donc lundi, j’ai fait ma complainte de la loseuse. Etre ou ne pas être une merde.

Ce qui est bien quand je suis pas bien, c’est que mon entourage se mobilise pour me remonter le moral (et/ou me donner des coups de pieds bien placés). Genre Summer qui me traîne au resto. Genre ma sœur qui me dit que c’est pas le moment de lâcher parce que là, c’est une bonne dynamique. Genre Tatiana qui me propose un samedi entre filles. Genre LilVirgo qui me propose un après-midi crumble-chocolat chaud. Que des trucs bons pour ma ligne, quoi !

De façon toute objective, je pense ne pas avoir grand-chose à me reprocher. J’écris un maximum d’articles (pas pour le blog, hein !), j’envoie des CV tout partout, je reçois quelques refus (je remercie Que choisir, Arte, Canal +, Tendances Médias et surtout FHM car le monsieur a été très humain avec moi), quelques réponses intéressantes mais point de contrat de type CDD ou CDI. Soit, soit. Je continue à répondre aux annonces. Je cherche des idées pour accroître au max ma visibilité sur le net, faire de moi la candidate à ne pas rater. Je bosse mon relationnel et tout. Alors que faire de plus ? Que celui qui a été tenté de répondre « coucher » s’auto flagelle avec des orties (parce que je suis sûre que vous l’avez pensé, si, si, si). Bref, j’essaie de faire mon possible et encore, je culpabilise parce que je suis sûre qu’il y a des trucs auxquels je pense pas.

Alors que j’étais en pleine déprime, j’accrois moi-même mon mal. Je suis totalement maso, c’est un fait. En fait, lundi, j’ai également reçu un mail d’un gars qui est tombé sur ma fiche sur un site et a parlé de moi à un mec spécialiste de l’emploi des cadres. En gros : « le journalisme est un métier difficile, il faut se spécialiser et travailler très dur, sinon, c’est mort ». Me spécialiser ? Bon, c’est vrai, je suis carrément multicasquette : sur mon CV, j’ai du sportif, du féminin, de l’international, du culturel, du bloguesque… Bref, je suis un peu touche à tout mais c’est un peu un reflet de ma personnalité, je m’intéresse à tout un tas de trucs. Le monsieur me dit de me spécialiser dans un domaine très demandeur. Alors qu’est-ce qui est demandeur ? L’économie et le marketing. Alors voyons voir dans mon CV ce que j’ai sur le sujet : j’ai eu un cours d’économie historique en DEUG (4 h/semaine pendant un semestre) et une initiation à la micro-économie et à la démographie en licence (2h/semaine donc éco une semaine sur deux). Pour le marketing, on l’a un tout piti peu étudié en comm politique. Ok, c’est mort. Bon, ça m’empêche pas de postuler quand même pour des postes de journaliste économique mais je comprends pas, je suis jamais prise…

Bref, grosse remise en cause : faudrait peut-être que je fasse un nouveau master pro pour me spécialiser un peu… Mais bon, là, on est mars, la rentrée, c’est en septembre, impossible d’attendre si longtemps (et les inscriptions sont closes, maintenant). A exploiter si en septembre, j’ai pas de poste fixe mais en attendant, je peux pas me reposer sur ça, c’est trop loin. Mais c’est vrai que je commence à me dire qu’il faudrait peut-être que j’envisage une réorientation, gardant le journalisme pour des piges (rémunérées ou pas). Mais me réorienter vers quoi ? La comm, ouais, ça me plairait bien mais pas le niveau (ça m’empêche pas de postuler dans les agences comms, des fois que…). La pub… Ouais, ok, marrant mais j’ai aucune formation et que des idées débiles donc pas sûr. Prof ? Heu, prof de quoi ? C’est un métier, faut passer des concours tout ça.

Pour en rajouter (je vous l’ai dit que j’étais maso ?), j’ai fait un tour sur le forum de categorynet pour lire le forum « la black list des journalistes ». Je résume les 27 pages de débat : « métier de merde, je me suis cassé ». Y avait aussi un débat sur le nucléaire au milieu mais j’ai pas compris ce que ça foutait là. Ce qui me rassure, ce sont les réponses « je suis tout(e) déprimé(e) », je suis pas la seule. Je sais que c’est un métier de merde difficile mais heu… Y a pas des gens heureux ? Juste histoire de me remettre du baume au cœur.

En plus, je viens de voir que j’ai raté (encore) le casting de La nouvelle star, c’est pas encore cette année que je serai une star du TOP 50. Monde de merde ! « J’aurais voulu être journaliiiiiiiiiiiiiiiiiiiste, pour pouvoir avoir un bon bouloooooooooooooooot, et pas seulement être pigiiiiiiiiiiiiiiiiste, mais avoir un vrai bureauuuuuuuuuuuuuuu » (quel talent !)

Faut-il choisir entre ses parents et ses amis ?

Une fois par mois ou à peu près, je retourne dans mon pays, histoire d’aller voir mes parents en mal de leur fi-fille aînée. Cependant, il n’y a pas qu’eux dans le sud, il y a aussi mes amis et je dois arriver à concilier famille et amis, parfois l’un au détriment de l’autre.
 
Jeudi 19h, j’arrive enfin à destination, un voyage périlleux, je sortais de là avec le cul mouillé (bouteille d’eau renversée) et une vieille odeur de croquette (Kenya qui a vomi). Me revoilà au domicile familial, cette maison qui m’a vue grandir un peu (oui, on est arrivés, j’avais déjà treize ans), je libère mon fauve qui court à la gamelle, ma mère s’extasie sur mon poids perdu (bon, merci la gastro, il n’y a pas d’autres explications), elle m’a fait mon gratin de pâtes traditionnel. Bref, c’est pas le retour de la fille prodigue mais presque. Mon programme est simple : sortie vendredi et samedi sur Toulouse, « mais je ne rentre pas trop tard ». Naïve, moi.
 
Le vendredi, justement, ma maman ne travaille pas donc je la vois un peu, mais pas trop : à peine est-elle rentrée des courses que j’y repars. On dîne ensemble et je file sur Toulouse pour une soirée que j’imagine sage. La plupart des vingtenaires (Emma, Lucie, Gauthier, Mister Big et moi-même) accueillaient dans le groupe Yome (un des commentateurs les plus assidus du blog, pour ceux qui ne lisent pas les commentaires). Rendez-vous à 22h à la FNAC, je suis la première arrivée suivie de près par Lucie. Blablabla, « la grossesse, c’est horrible quand on voit le pied du bébé se former sur notre ventre » (oui, c’est un peu notre hantise, ça), blablabla, « ils font quoi les autres ? ». On poireaute. 22h30, Gauthier nous informe que Yome est quelque part par là donc opération : « retrouvons un mec qui ne ressemble pas du tout aux deux photos que j’ai pu voir de lui ». Mais finalement, je le reconnais et il se dirige droit vers nous : « quand j’ai vu une fille avec un chapeau, j’ai su que c’était toi », me dit-il. Gauthier vient nous chercher avec une amie à lui et nous voilà à cinq dans une Twingo. Alors note lecteur : si tu dois t’entasser dans une twingo, ne te met pas derrière, au milieu, parce que c’était ma place et la ceinture essayait désespérément de me violer les fesses, j’en avais encore mal le lendemain. Bon, on arrive dans un bar relativement vide où on retrouve Mister Big et Emma. Première tournée, deuxième tournée. Stop, dis-je, car après deux verres, tout s’accélère. Sauf que le serveur du bar en a décidé autrement et nous offre une autre tournée (faudra qu’on m’explique qui il voulait brouetter). Donc Lucie me dit gentiment : « Nina, tu dors chez moi ! ». Du coup, je me lâche un peu et me voilà « morte poule », comme dit Gauthier.
 
Tous gais, nous voilà partis dans une boîte voisine avec Gauthier, son amie, Lucie et moi, Emma et Yome ayant ramené Mister Big chez lui (mais ils sont revenus après). Je sympathise avec une nana qui a le même prénom que moi dans la rue mais je la perds très vite de vue, tant pis. Dans la boîte, on reboit un coup ou deux (arrive un moment où je perds le compte), Gauthier et son amie repartent un peu après le retour d’Emma et Yome mais je ne raconterai pas ce qu’il se passa (ou non) entre ces deux-là. Cette phrase vous prouve que je peux être délicieusement garce, tout le monde va se poser des questions, maintenant, hihihi ! Bref, avec Lucie, comme on est saoules, on se fait de sublimes déclarations d’amour : « Tu es une fille fantastique, que j’aimerais être comme toi
– Mais non, je suis une sombre merde comparée à toi ! »
Bref, à 5h, tout le monde rentre chez soi, Lucie et moi faisons les langues de pute une heure de plus et, enfin, on s’endort.
 
10h20, mon téléphone sonne, ma mère : « Quoi, tu es encore à Toulouse ? Et comment je fais pour faire les courses, moi ! Rentre fissa ! ». Bon, ben je me rhabille vite et je me dépêche de rentrer. Evidemment, je choisis ce jour pour perdre ma voiture dans l’immense parking souterrain, je tourne, je retourne et découvre que je n’étais pas garée au niveau -4 mais -3. Bravo la blonde ! Bon, je monte dans la voiture, je me permets quelques excès de vitesse sur l’autoroute (c’est mal, lecteur, ne fais pas comme moi). D’ailleurs, ma mère a reçu une lettre des autoroutes, aujourd’hui, je frémis… Bref, arrivée à la maison, je me prends des réflexions toutes les deux minutes : « heureusement que j’avais préparé les tomates avant parce que si je t’avais attendue ». Et dans le genre j’aggrave mon dossier : ma mère appelle ma mamie à la rescousse pour faire les courses, ma grand-mère venant manger à la maison. Or ma grand-mère a une conduite très intuitive, genre « j’ai toujours pas compris à quoi sert un rétro » donc elle fait une marche arrière et bim, redessine la voiture garée derrière elle.
 
Samedi après-midi, Anne vient me voir donc ma mère fuit un peu, m’expliquant qu’elle nous entendait papoter et qu’elle ne voulait pas troubler notre intimité. D’ailleurs, une fois partie, on aborde THE sujet de conversation : les hommes, les hommes et encore les hommes. Après, je vais faire la sieste et je repars sur Toulouse pour un dîner chez Lucie avec un couple d’amis, on papote, on mange, on papote, on papote, on se tire les cartes (on a tous un super karma, quand même, sauf l’un des quatre, le jeu lui expliquant en long, en large et en travers qu’il va se réorienter), on papote, on papote. Quatre heures du matin, je n’ose rentrer chez moi donc je reste à nouveau dormir chez Lucie.
 
Je rentre donc à 13 heures chez mes parents, déjeuner puis sieste tout l’après-midi. Le dimanche soir, on mange en famille, quasiment pour la première fois depuis le week-end (mon papa était très pris, ce week-end aussi). Mais que pouvais-je faire ? Je ne veux pas choisir entre mes parents et mes amis mais je ne peux pas voir tout le monde en même temps, surtout que pour mes parents, je suis non-tabagique et presque vierge (quoi que ce dernier point, je suis pas sûre que mes parents me prennent pour une charmante demoiselle chaste qui n’a plus vu le loup depuis ma relation avec Arnaud).
 
De plus, ce week-end m’a montré que ma vie de petite fille était terminée : mes parents ont vendu mon lit de jeune fille, dans lequel je ne dormais plus depuis des années, effectivement. En fait, pour Noël 1997, j’ai eu un lit mezzanine… une place. Or quand j’ai ramené Guillaume à la maison, on ne pouvait décemment dormir à deux là-dessus. Donc mon lit est parti, je ne dors plus dans ma chambre depuis trois mois car elle sert plus ou moins de débarras. Ma mère m’a expliqué que mon père voulait faire une chambre avec un grand lit (celle de ma sœur) et une chambre avec deux petits lits (la mienne). Là, j’ai protesté : ok, je n’ai ramené aucun homme chez mes parents depuis presque deux ans mais je finirai bien par trouver le père de mes trois enfants et j’ai pas envie qu’on fasse lit à part quand on va visiter mes parents ! Heureusement, ma mère partage entièrement mon point de vue.
 
Voilà, je repars dans moins de 24 heures et je suis d’un côté reposée et heureuse d’avoir vu mes amis, de l’autre, j’ai la sensation de n’avoir profité suffisamment de personne. Mes amis me manquent, mes parents me manquent et je supplie quelqu’un de faire une ligne TGV Paris-Toulouse en 3h très vite parce que là, ça m’agace d’avoir l’impression de ne pas profiter pleinement de ma famille et de mes amis. Et je n’ai pas envie de faire un choix entre eux.

Questions existentielles

La vie est comme un train qui fonce à toute vitesse. Par moment, il est nécessaire de sortir du wagon pour s’asseoir regarder le train. Cette métaphore proprement catastrophique annonce que je me plonge dans une nouvelle introspection car je me sens arrivée à un carrefour et je ne sais pas encore quelle voie prendre.

Le chemin de vie

J’aime imaginer la vie comme une succession de carrefour et d’embranchements. Dois-je prendre à droite ou à gauche ? Mon grand jeu, lors de mes longs moments d’inactivité et d’ennui, c’est d’imaginer ce qu’aurait été ma vie si j’avais pris l’autre chemin. Par exemple : je n’aurais pas rompu avec mon ex l’an dernier, que se serait-il passé ? Peut-être aurais-je cherché mon stage d’été avec moins d’ardeur ? Du coup, mon dossier aurait été moins bon et je n’aurais pas été pris à mon master de journalisme où j’ai rencontré Clara. Du coup, je ne serais pas venue ici pour faire mes stages. Si nous étions encore ensemble, je ne serai jamais partie à Paris, quoi qu’il arrive, car il ne m’aurait jamais suivie. Je n’aurais pas renoué des liens d’amitié avec Gauthier, ce blog n’aurait jamais existé… J’adore mon ex mais je sais aujourd’hui qu’il me tirait vers le bas. Mon célibat m’a permis de partir sans regret.

Aujourd’hui, j’ai 25 ans, je suis pile entre 20 et 30 ans. Qui était-je à 20 ans ? Qui serai-je à 30 ans ? Je me rends compte que je ne suis plus la jeune fille rêveuse que j’étais il y a 5 ans. A l’époque, je pensais qu’aujourd’hui, je serais mariée, avec un boulot et au moins enceinte de mon premier gamin. Tout faux ! Je ne suis pas mariée, pas enceinte et (plus dramatique) je n’ai pas de boulot. Je n’ai même pas fini mes études… Tous ces rêves sont repoussés à mes 30 ans (quoique le mariage et le bébé, ça me fait moins fantasmer).

Je me souviens de ce jour de printemps où Gauthier et moi étions à la fac, assis sur les marches de l’arche à regarder l’université de haut (vision ô combien déprimante) et je lui évoquais mes rêves. Là, il me dit : « Mais tu te rends compte que tes 25 ans, c’est dans 5 ans ? Tu te vois mère dans 5 ans ? » Je restais sans voix. 5 ans, quel laps de temps court ! Et pourtant, mes 30 ans aujourd’hui me paraissent loin, 5 ans que j’ai du mal à planifier. A 20 ans, l’avenir était simple : bac+2, bac+3, école de journalisme, fin de parcours. En réalité, ce fut, bac+2, bac+3, bac+4 (en deux ans), bac+4 (je collectionne les maîtrises comme d’autres les timbres) et aujourd’hui, j’achève mon bac + 5. Mes 20 ans me paraissent proches, mes 30 terriblement loin.

A 20 ans, je ne rêvais que d’amour et de famille. A 25, je suis plus cynique, plus réaliste… Je ne suis plus la même, je ne regrette pas celle que j’étais, je ne regrette pas celle que je suis devenue. Ce sont justes différentes facettes de ma personne, une a pris le pas sur l’autre, une troisième facette aura peut-être pris place dans cinq ans, qui sait ?

Aujourd’hui, je suis à la croisée des chemins pour le travail, mes amours… Et je me pose des questions.

Stage ou emploi, telle est la question ?

C’est sans doute la première fois que je te parle de ma vie professionnelle, lecteur. Ce n’est pas que je m’en fiche, bien au contraire, mais jusque là, tout allait bien. En fait, quand j’ai commencé ce blog, je terminais un stage en journalisme sportif extrêmement sympathique ; je partais couvrir des matchs, le rédac’ chef me laissait pas mal de trucs à faire… Un bon stage, en fin de compte ! Depuis, les choses se sont gâtées. Mon nouveau stage est proprement catastrophique : durant le premier mois, je devais traverser Paris pour aller travailler en sous-sol. Ma mission, même si je ne l’accepte pas : développer le site Internet de mon tuteur de stage. Je dois également écrire un article sur le droit et l’e-administration (je n’ai jamais fait de droit de ma vie) ainsi qu’un autre sur l’employabilité et les TIC. Autre mission : faire l’attachée de presse d’un ami de mon tuteur de stage qui ouvre un magasin d’articles de boxe…

Ce stage est fascinant car : on a des horaires libres, on y va quand on veut (j’ai donc séché la moitié de mes « journées boulot ») et au mois d’août, je « bosse » à partir de chez moi. Donc, je m’ennuie. En plus, le premier jour, j’ai été assez désappointée : je devais faire des articles sur nouvelles technologies et culture… Absolument pas ! Je travaille avec deux stagiaires de mon âge. Le premier est assez sympa mais l’autre…Ou il me méprise (si tel est le cas, je l’emmerde, je n’ai pas trouvé mon bac+5 dans mon paquet de Spécial K !) ou il n’aime pas les femmes… A moins que je ne l’impressionne mais ça m’étonnerait bien ! Donc ce stage a considérablement augmenté ma consommation de cigarettes puisqu’il s’agissait d’aller fumer dehors. Seigneur, que la lumière du jour est douce ! Avec le stagiaire sympa, on prenait souvent nos pauses en même temps pour nous lamenter sur notre sort.

Mon stage se termine dans un mois, et ensuite ? Il faut avouer que cette expérience ne me rend guère optimiste : aucune embauche au bout, c’est certain. Je me pose des questions, d’autant que Clara est sur Paris et qu’elle traverse les mêmes doutes que moi. Doit-on chercher un autre stage ? Du travail ? Se réorienter ? Pour ma part, la réorientation me semble impossible mais une question demeure : dois-je me réinscrire à la fac ou non ? Ce n’est pas tant pour continuer mes études mais juste pour avoir des conventions de stage. Ceci étant, vais-je faire des stages jusqu’à la fin de mes jours ? Non.

Ainsi, dans mon plan de vie idéal, je souhaiterais terminer le mois de septembre avec un stage d’observation à l’AFP avant d’enchaîner trois mois de stage en tant qu’attachée de presse. Ainsi, sur mon CV, j’aurai le tryptique magique du journaliste : rédaction-agence-attachée de presse. Oui, dans l’idéal, je devrais également me plonger dans les coulisses de la télé et de la radio (là où je manque cruellement d’expérience) mais à ce rythme-là, à trente ans, je serai toujours en stage.

Chercher un emploi ? J’y songe, je regarde les annonces, une nana à qui je n’ai rien demandé passe son temps à me bombarder d’annonces de travail (il faudrait qu’elle comprenne que je connais le site où elle va, les annonces, je les ai également). M. le rédacteur en chef, si tu lis ces quelques lignes, sache que je souhaiterais travailler dans le journalisme sportif, le journalisme adolescent et étudiant (style Okapi, pas Ok podium) ou le journalisme féminin (les pages « chroniques » ou société, pas les pages mode, je refuse d’expliquer à mon lectorat qu’on ne peut pas vivre sans ce petit jean top-fashion trop hype de la mort qui tue que si tu l’as pas, t’es une naze, le tout pour la modique somme de 100 euros !).

Et les amours ?

Je suis assise dans l’herbe verte, mon train file sans moi. Je m’allonge et je regarde le ciel de ma tendre couche. L’azur est parsemé de quelques nuages voluptueux, je m’amuse à leur trouver des formes : est-ce un dragon ? Un éléphant ?

La précédente phrase n’a rien à voir avec l’article, juste l’envie de l’écrire. Mes amours, tu le sais, lecteur, sont inexistantes. J’ai une vie sexuelle épanouie mais rien au niveau amoureux et ça me va bien. J’ai passé la nuit avec un charmant garçon que je vois assez souvent, je passe de bons moments avec lui mais dès qu’on est séparé, pas de coups de fil, pas de conversation MSN, rien. Si j’ai l’occasion de brouetter ailleurs, je le fais sans complexes et je suppose qu’il en fait autant de son côté. Peu importe.

Mais depuis hier, la donne a changé : j’ai un sérieux prétendant. Il s’agit d’Arnaud, une de mes cibles, un copain de Louis. Je ferai un article sur lui plus tard pour vous donner les détails. Cette semaine, il m’a invité à sortir à deux reprises (à chaque fois après une folle nuit de sexe…), des sorties sages avec une petite promenade en moto pour pimenter le tout. Hier, alors que nous discutions tout à fait normalement sur MSN, le voilà qui se met en mode « silence radio », tout à coup. Toujours dans le jeu, je lui demande s’il boude. Et là, réponse : « oui car j’ai l’impression que tu joues avec moi et je ne sais pas ce que tu penses de moi ». Bon, j’ai dû rater un épisode… Bon, soyons honnête : il me plaît. J’adore ses yeux, son sourire, son nez (il faudra vraiment que je me penche sur cette fascination pour les nez). Il a quelques petits kilos en trop mais rien de gênant et, surtout, qu’est-ce qu’il est sexy dans son cuir de motard. Le seul problème, c’est qu’il veut que nous sortions ensemble. La question n’est pas : ai-je envie de sortir avec lui mais ai-je envie de sortir avec quelqu’un ?

Ma grande liberté actuelle me plaît mais elle ne peut qu’être éphémère, je sais qu’un jour, ça me lassera. Mais ce jour est-il déjà là ? Enfin, j’ai trois semaines pour décider, il est parti en vacances. Ce qu’il me rassure, c’est qu’il veut une histoire agréable, sans prise de tête. Si ça dure, tant mieux, si ça casse, tant pis.

Alors, voilà : pendant des mois et des mois, je me lamente sur mon célibat et, à présent qu’il est sur le point de se terminer, j’ai peur. Sans doute parce que ça fait plus d’un an que je n’ai pas été en couple et que j’ai plus de facilité à gérer une brouette qu’une relation suivie. Tu vois, lecteur, ça fait cinq ans que je n’ai pas eu de début de relation amoureuse. Avec mon ex, on se voyait tous les jours à la fac donc c’était très facile à gérer… Mais, là, j’ai perdu l’habitude. Suis-je sensée l’appeler tous les jours ? Combien de fois le voir par semaine… Je sais que ces questions peuvent paraître ridicule mais je ne sais plus…

Enfin, en attendant, je profite de mes dernières trois semaines de célibat, je verrai quand ça arrivera.

Paris, reine du monde…

La question qui transparaît dans tout ceci, c’est ma localisation géographique : resterai-je à Paris ou pas ? Si j’avais le choix, je répondrais oui sans hésiter : je me sens bien ici, et j’ai encore tant à faire, tant à découvrir… Mais si le travail est ailleurs, je partirai sans hésiter. C’est ma priorité absolue, à l’heure actuelle. C’est pour ça que je ne suis pas super chaude pour une relation amoureuse : les relations à distance, ça ne me plaît pas.

En gros, mon train file mais je ne sais pas où… Quoi qu’il en soit, il est temps de remonter. Je verrai bien.