I’ll be back

Arnold Schwarzenegger – Terminator

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Mmmm, c’est un peu poussiéreux par ici, ce blog sent le laisser-aller. Je l’oublie pas, je l’abandonne pas, mais :

– Je suis en pleine phase de gigotage, il m’arrive des trucs un peu sympas et je dois me défoncer un peu pour que des choses aboutissent, ça prend du temps. Et je cherche un complément de revenu pour me payer de nouveaux périples, au fait…

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– J’essaie de tenir ma résolution des 7 km de nage par semaine et ça aussi, ça prend du temps (mais je tiens)

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– J’ai découvert Game of Thrones la série

– Je dois finir l’intégrale 4 du même Game of Thrones (le livre) avant le début de la saison 4 pour pas avoir de spoiler (et éventuellement entamer les livres suivants).

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Puis depuis que je suis rentrée des Maldives, j’ai PAS arrêté : entre un week-end chez les parents, une petite virée à Boulogne/Mer, un week-end où mes parents sont là, la piscine, les baby sittings, les amis, les amours… Pour tout vous dire, j’ai même pas encore acheté l’étagère pour réaliser ma résolution « retaper mon appart (mais j’ai plus de sous, j’hésite à lancer un crowdfunding « un nouvel appart pour une nouvelle vie » sauf que je pense que vous vous en foutez et vous avez raison)…

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Mais j’ai quelques trucs dans les tuyaux. Beaucoup de réflexions sur la France qui s’agite, de la douleur d’entendre la haine de l’autre au quotidien comme s’il était tout à fait normal de cracher sur les Pédés, les Bougnoules, les Nègres, les Juifs, les féministes, le gouvernement, les hommes en scooter, les voisins, ta mère et même ton chien. La fatigue. Je vous parlerai des trolls de la vraie vie, je poursuivrai les aventures d’Audrey (qui n’ont pas vraiment commencées), mes histoires de sites de rencontre, tout ça tout ça.

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Stay tuned, comme qui dirait !

PS : Vous avez en photo un joli mélange de Maldives, Boulogne et Deauville. Deal with it !

L’exigence de l’excellence

Titre atrocement mensonger, je vous préviens.

Depuis quelques temps, vous l’aurez remarqué, ce blog évolue un peu. Je suis beaucoup moins dans la publication quotidienne à tout prix. D’abord parce que je travaille et que mine de rien, ça prend du temps ces choses là. Surtout que mon nouveau boulot me motive vraiment bien et j’y passe à minima 10h par jour. Et puis il y a ces articles, écrits en
vitesse et qui ne me satisfont pas. Et là, question :  tous mes écrits méritent-ils de voir la lumière ?

 

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Déjà, j’ai quelques articles secrets, enfouis dans un dossier au fin fond de mon ordinateur, qui ne servent que de pur défouloir. Des articles qui servent à dire tout le mal que je pense d’une personne ou d’une situation, de mettre des mots sur ce qui me fait souffrir, me mets en colère. Dans ce cas, ça n’a aucune vocation à être publié, c’est juste pour sortir le négatif de ma personne et le poser sur un papier virtuel. Se vider, quoi. Ca n’a pas à être lu par d’autres personnes que moi et éventuellement un cercle très restreint de personnes mais je ne suis pas sûre que mes lecteurs aient envie de lire une telle prose. A part quelques vautours avides de mauvaises histoires et de cadavres putrides, il y en a partout.

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Et puis il y a les autres, ceux que j’ai envie de qualifier de grands prématurés. Je les ai conçus (dans ma tête) mais au moment de les écrire, ça coince et ça finit par donner un truc mal fini qui n’a que peu de chance de survivre et qui va se traîner de nombreuses malformations. Prenons un exemple concret. Il y a quelques temps, je me suis abonnée au
Nouvel Obs pour recevoir la télé en cadeau vu que j’arrivais pas à me décider à investir dans un tel appareil. Puis comme ça, je suis bien au fait de l’actu. A peine avais-je reçu le premier numéro qu’ils me proposaient de m’abonner à Science et vie ou Science et avenir avec , en prime, un lecteur dvd portable ! Donc j’avais pris mon petit clavier pour vous expliquer que la fidélité ne payait pas, qu’on draguait à mort les nouveaux consommateurs tout en oubliant les fidèles. J’ai écrit un paragraphe, enchaîné sur le deuxième et là… la panne. On rajoute une phrase, deux… Mais
plus rien, c’est mauvais. La démonstration ne coule plus d’elle-même. Avant, j’aurais sauvegardé cet embryon d’article qui aurait fini sa vie dans le dossier « à finir », avec d’autres articles mal ficelés sur lesquels je ne reviens quasi jamais. Maintenant, je vais droit au but. Je sélectionne tout le texte d’un ctrl+a et je clique sur effacer. Hop, finito l’article mal foutu, on part sur autre chose.

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Parfois, j’arrive au bout de l’article, la démonstration me paraît tenir la route. Mais il m’arrive (de plus en plus rarement) d’écrire des articles en avance et de le mener à son terme. Sur le coup, je me dis « ah, voici une bonne chose de faite ». Puis la nuit aidant, je me rends compte qu’en fait l’article n’a aucun intérêt. Comme celui que j’ai écrit hier que j’avais prévu de publier aujourd’hui sur la dématérialisation des objets culturels. Passionnant, n’est-il pas ? Il est écrit, il est prêt… et j’ai pas envie de le publier car il ne me satisfait pas. Il est vrai qu’enfoncer des portes ouvertes fait moins mal mais ça n’a pas grand intérêt en soi. Alors il va végéter dans mon pc, attendant que je décide, ou non, d’en faire
quelque chose. C’est un peu nouveau pour moi. J’ai, pendant quasi 5 ans, alimenté ce blog au quotidien, coûte que coûte. Seuls quelques drames de la vie m’en ont tenue éloignée. Parce que j’aime écrire mais il y a des moments où ça devenait limite une obligation. Je vous épargnerai le laïus larmoyant à base de « oui, je me suis forcée à écrire quotidiennement pendant 4 ou 5 ans, tout ça pour n’avoir aucune reconnaissance et même des insultes et des méchancetés » parce que ce n’est pas tellement vrai. A part un ou deux trolls qui me font plus pitié que peur, globalement, je n’ai pas à me plaindre et surtout, j’écris quand même aussi pour moi. Avant tout pour moi. Je teste ma plume assez régulièrement ici. Certains tests ont du succès, d’autres non, il faut essayer. Et d’ailleurs, si aujourd’hui, je ne « culpabilise » pas à l’idée de ne plus être si régulière, c’est bien que je ne me sens obligée de rien. L’écriture est pour moi un plaisir, une détente.  Quand certains dégainent appareil photo, machine à coudre, crayon pour remplir une grille de mots croisés ou de sudoku pour se vider la tête, moi, j’écris. D’ailleurs, l’autre nuit, j’ai rêvé que j’étais Oceany de Technopolis, un rêve assez intéressant. Je crois que mon imagination réclame que je couche à nouveau quelques récits.

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Ouais, en 2011, si je recommençais à écrire (vu que j’ai lamentablement échoué dans ma résolution de me lever au premier coup de réveil) ? Quoi qu’il en soit, j’ai décidé de ne pas imposer aux lecteurs un article qui ennuie déjà son propre auteur. Je suis sympa, non ?

The Hours, de Stephen Daldry

Par Bobby


Chronique cinéma

 

Cher lecteur, j’ai décidé de te présenter, une semaine sur deux, non pas un film qui vient de sortir, mais un film que j’aime beaucoup, plus ou moins récent. La semaine dernière, je t’ai parlé de Française, qui m’a laissé de marbre, mais ne va pas croire que je suis de ceux qui dénigrent tout -et surtout ce qui marche- pour se donner un genre ! Figure toi qu’il m’arrive d’apprécier, voire de « surkiffer » (dans un jargon plus adapté aux trolls qui pourraient être amenés à lire cet article, sait-on jamais, il faut savoir s’adapter…) des films plus ou moins populaires.

Tiens, par exemple, en 2002 (mmh j’avais 14 ans, donc… ça c’est juste pour faire enrager mes collègues vingtenaires), le film The Hours a séduit le public, contre toute attente : petit drame de rien du tout, a priori, narrant sur trois époques la vie de trois femmes, liées par un roman et le même désespoir palpable. Dans les années 20, Virginia Woolf (Nicole Kidman, fantastique, métamorphosée), rédige son roman Mrs Dalloway (que je vous conseille, c’est très 20e siècle, très dense aussi, on y suit un long flux de pensée,  immergés totalement à l’intérieur d’une conscience), et s’interroge sur le sort qu’elle réserve à ses personnages : le suicide, ou le salut ? Dans les années 50, Laura Brown (Julianne Moore, intense, d’une sensibilité aigue…), jeune mère au foyer, lit le roman Mrs Dalloway et se laisse submerger par des pensées suicidaires. Enfin, dans les années 2000, Clarissa Vaughan (Meryl Streep, impériale, subtile, magnifique
!), revit la journée du personnage éponyme du roman de Virginia Woolf, transposée à notre époque.

Trois Heures, en sommes, comme les tois déesses grecques des saisons.

Les plans s’enchaînent d’une vie à l’autre, se succèdent sans que la modification des couleurs (gris-jaune dans les années 20, jaune-sépia dans les années 50, gris-bleu dans les années 2000) ne dérange notre nerf optique. Véritable prouesse scénaristique que de nous emporter dans une telle complexité  temporelle sans jamais nous égarer, et en nous révélant sans que l’on s’y attende les différentes connections entre les époques.

Le film est porté par le talent de la mise en scène, du jeu des actrices principales et de leurs acolytes secondaires, du scénario, de la musique de Philipp Glass (envoûtante, comme toujours), mais aussi par la puissance des thèmes abordés, au premier rang desquels on retrouve le désespoir et la mélancolie. Derrière ces maux, que l’on découvre ici liés à la folie, à la solitude, ou à la maladie, on voit poindre la menace -parfois éclatante, parfois insidieuse- du suicide.

Emotifs, prenez garde, ce film peut altérer le moral des plus solides d’entre nous avec une remarquable efficacité !

Le film est également l’occasion de peindre une intéressante reflexion concernant la vanité, qu’il s’agisse des liens entre les êtres (époux, frères-soeurs,
mère-enfant, amis…), du travail, des rituels (remettre un prix à un vieil écrivain), mais aussi -et c’est une chose plus rare donc d’autant plus appréciable- de la vanité de l’art. Et si l’art, que l’on encense incessamment, n’était pas à même de remplir la mission qu’on lui attribue souvent, à savoir préserver les choses du temps et de la mort ? Et si l’art ne pouvait pas capter le réel ?

Par ailleurs, je tiens à saluer (oui, vous allez dire que je fais une fixation là dessus, mais j’m’en fiche, na) le fait que tous les personnages -ou presque- sont homos, sans que cela fasse de The Hours un film sur l’homosexualité (avec toute la lourdeur que cela impliquerait). Cette thématique reste en filigrane, est c’est très bien comme ça. La même histoire aurait pu se raconter avec des hétérosexuels, sans que ça change quoi que ce soit. Finalement, c’est comme décider que les personnages seront blancs ou noirs ou jaunes, après tout, c’est une question de choix de mise en scène, voire d’esthétique. Il n’y a pas nécessairement de sens derrière, ni de « discrimination positive ».

PS : Si quelqu’un a lu le roman The Hours, dont le film est une adaptation, peut-être pourrait-il nous en parler et nous donner son avis (on est souvent déçu par la transposition de l’écrit aux images, et je trouve ça assez normal, mais bon)… Ca pourrait être intéressant de comparer



Découvrez Philip Glass!

De toute façon, c’est de la merde ce que tu fais

C’est l’hiver et les trolls sont de sortie. A priori, ils n’hibernent donc pas. J’en vois partout sur les blogs. Comme on dit, c’est un peu le revers de la médaille, on ne peut pas passer au travers même si je ne comprends toujours pas. Alors attention, les trolls ne sont pas des gens qui ne sont pas du même avis que le bloggeur. Le troll est celui qui poste un comm insultant sans donner une vraie adresse mail et certains poussent même le vice à cacher leur IP. Oui, il y a des trolls professionnels.

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Pour ma part, j’ai pris le parti d’effacer les comms en question. Je pars du principe que si la personne n’a pas la politesse de se présenter et de me parler sans m’insulter, je n’aurai pas la politesse de respecter sa liberté d’expression. Au début, j’étais parfois touchée par ces méchancetés. Et oui, derrière l’écran, il y a une vraie fille qui, selon les périodes, a la sensibilité à fleur de peau. Maintenant moins. Déjà, je vais plutôt très bien en ce moment, mes soucis sont de l’ordre de l’accessoire donc des insultes anonymes me font l’effet d’une piqûre de moustique : c’est pas agréable mais on oublie vite. C’est vrai que des fois, je trouve un peu débile le principe du « c’est comme ça, tu peux pas y couper », vu que j’estime que n’importe quel bloggeur a le droit au respect comme n’importe quelle personne. Mais quelque part, c’est logique : à partir du moment où on prend le risque de faire quelque chose, on a le droit à des mauvais esprits.

Il est vrai que j’ai pris plus d’insultes méchantes et gratuites sur ce blog que dans tout le reste de ma vie. Non pas que je sois différente mais en vrai, quand je parle, on voit quand je ne me prends pas au sérieux, ce qui n’est pas forcément le cas à l’écrit. Du coup, on peut passer que je pète plus haut que mon cul alors que je tiendrais le même discours oralement, ça passerait différemment. De la même façon, quand on me connaît en vrai, l’image qu’on a de moi est plus complète et subtile. Sur un blog, on ne peut pas tout montrer de soi et je ne le souhaite pas pour ma part. En vrai, je peux être aussi très cash et secouer les gens pas très gentiment mais ce n’est pas que je me trouve mieux qu’eux, c’est le principe de l’électrochoc. Etre toujours gentille n’est pas aider les gens. Si je prends la peine de discuter une heure avec une personne et de la secouer, c’est que je tiens à elle sinon, je prendrais même pas la peine de lui parler. Donc oui, on juge sur les éléments qu’on a, je n’y peux rien et tant pis.

Mais surtout, il y a autre chose : j’ai pris le parti de me créer un espace de parole public. Il y a eu des fois où j’ai été tentée de fermer mon blog pour ne plus du tout me faire agresser pour peanuts par des gens que je ne connais pas (ou que je connais et qui parlent anonymement derrière leur cache IP), revenir dans mon anonymat total où les gens me causent correctement. Mais à ce niveau là, plus personne ne fait rien. Prenons n’importe quel artiste (je ne me mets pas dans cette catégorie, hein) qui fait son métier. Forcément, il ne fera pas l’unanimité vu qu’on ne la fait jamais. La seule œuvre qui a récolté l’unanimité, à ma connaissance, c’est l’élégance du hérisson de Muriel Barbery, j’ai beaucoup aimé, aussi. Dès qu’on s’expose, on est forcément objet de critique. Ca doit quand même faire mal de passer des jours et des nuits à se défoncer sur un truc et entendre 3 connards qui ne sont pas capables d’en faire autant démonter ça en deux minutes « c’est vraiment de la merde ». Ceci étant, je peux pas juger, je n’ai pas toujours été tendre avec des oeuvres que je n’ai pas aimées du tout. Même si je ne le dis jamais directement à la personne concernée vu que je connais pas tous les artistes produisant un truc.

 

Alors quoi ? Doit-on ne rien faire et rester sagement dans son coin pour être sûr d’éviter les crachats ? Mais si tout le monde fait ça, ça va devenir épouvantable. Bien sûr, ce serait exagéré de dire que les blogs sont nécessaires à la bonne santé d’une nation, ce n’est pas de la culture avec un grand C. Pourtant, c’est un espace de parole facile à créer et ce serait dommage que certains disparaissent à cause de 3 insultes. J’en ai parlé cette semaine avec Babillages (par mail) et Sonia (par comms interposés) qui en subissent pas mal en ce moment et je trouve dommage qu’elles (comme d’autres) perdent un peu de plaisir à
blogger à cause de ça. Babillages se demandait même si son blog valait vraiment la peine. Mais si les gens viennent vous lire tous les jours, les filles, c’est pas par charité. Des blogs, il en existe tellement que si un ne nous plaît pas, il suffit de ne pas y aller, ce n’est pas difficile. On ne pourra jamais empêcher les trolls mais si on doit tous se taire pour ne plus être importunés, c’est vraiment faire gagner les sauvageons du net. Quand on produit quelque chose, même des écrits qui n’ont aucune prétention littéraire, il faut s’attendre à ça. Mais au moins, on fait quelque chose. Et ça ne pourra jamais plaire à tout le monde. Et quand mon chef Simon me dit que TGGP devrait racheter mon blog, je me dis que je dis pas que des conneries, quand même. Même si j’en dis beaucoup mais des fois, c’est fait exprès !

Petit blog deviendra grand

En ce moment, vous l’aurez remarqué, je me fais un peu discrète par ici. Pourquoi ? Parce que j’ai besoin d’un peu de recul par rapport à ce blog, voir ce que je vais en
faire, si je le continue ou pas.

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Résumons un peu la situation : 2 ans et quelques de blogging sur les vingtenaires, une ligne éditoriale qui a évolué puisqu’on a un peu délaissé le côté « liaisons
foireuses » pour le côté « nos vies, nos envies, nos délires ». J’en suis d’ailleurs à me demander si le terme même de liaison foireuse vaut encore la peine puisque sur les 9, 3 et
demi sont en couple et ça se passe bien donc le côté foireux est un peu léger. Puis on parle tellement d’autres choses, maintenant, que l’intitulé du blog est bien loin de son contenu.

 Le contenu parlons en. Je ne parle plus guère de moi et ce pour plusieurs raisons. Le début de l’année 2007 a tourné exclusivement autour de ma recherche de taf, pour moi, mes

échecs, mes désillusions et, enfin, la lumière au bout du tunnel. Me voilà une grande fille, j’ai un taf. Pendant quelques temps, j’ai encore eu le réflexe de traîner sur les sites de recherche de taf, pas que j’en cherchais un nouveau mais c’était un bête réflexe. Maintenant, ça y est, je suis plus une étudiante, plus une chercheuse d’emploi, je suis une salariée, une vraie, toute la problématique de ma vie change. C’est pas pour autant que la question du chômage ne paraîtra plus jamais ici, au contraire, même. J’avais écrit une série d’articles sur le sujet pour un autre blog, ils paraîtront ici dans une série, je reviendrai plus tard sur cette histoire de série.

 

Ensuite, parlons de Nina, mon avatar bloguesque. Y a des jours où Nina me saoule franchement ou les rapports qu’ont les gens rapport à Nina. J’ai parfois l’impression que certains veulent juste me rencontrer pour savoir la gueule que j’ai mais c’est le seul intérêt, peu importe qui je suis en réalité. Parce que Nina, c’est qu’un bout de moi, je l’ai déjà dit, je suis plus riche et plus complexe que ce qui paraît ici. J’ai des avis sur pas mal de sujets que je n’aborde pas ici parce que c’est pas le lieu. Par exemple, j’ai lu récemment un livre sur le Québec qui m’a inspirée des tas de réflexion mais c’était tout simplement impossible de faire des articles sur le sujet ici, ce serait trop hors contexte. Un blog n’est pas un journal, on ne fait pas d’actu ici. Ca intéresse pas mal de vingtenaires, bien sûr mais si vous voulez de l’actu, allez sur le site du Monde ou de ce que vous voulez, pas sur des blogs. Surtout celui-ci. Ici, c’est un peu sociologie de comptoir. Par ailleurs, mon anonymat n’est plus qu’une utopie, aujourd’hui, pas mal connaissent mon vrai nom, ma vraie trombine. Des gens qui ne m’aiment pas me lisent aussi, je sais que mes loses les réjouissent, d’où mon sentiment que je ne peux plus dire ce que je veux aujourd’hui. De toute façon, dès que je le fais, on m’accuse de régler mes comptes. Mais bon, vu que certains me lisent pour trouver une demi phrase qui pourrait les incriminer, forcément, ils la trouveront même si ce n’est pas du tout ce que j’ai voulu dire. Enfin, y a les trolls mais ça, c’est un peu inévitable donc je vais pas chouiner sur le sujet surtout que bon, des inconnus qui m’insultent, je peux pas dire que ça me touche vraiment.

 

Mais c’est vrai qu’il y a des jours où j’ai envie de faire disparaître Nina, tout plaquer ici et recommencer ailleurs. Autre pseudo, autre lectorat, nouvelle liberté d’expression.
Pourquoi je le fais pas ? Parce que les vingtenaires, c’est mon bébé. Ca peut paraître bizarre de dire ça mais ce blog est ma réussite, quelque part. Combien de blogs apparaissent et
disparaissent sans même avoir atteint la centaine de lecteurs ? Moi, j’en ai 20 fois plus, des gens qui viennent tous les jours, des anonymes pour la plupart qui lisent nos petites histoires avec leur café du matin. Jamais je ne fermerai mon blog à cause de quelques indésirables, ça devra venir d’une vraie lassitude. Là, j’ai juste envie de faire évoluer le blog, en faire quelque 
chose d’un peu plus sociétal et un peu moins perso, ce qui est le cas depuis quelques temps. Je ne vous parle plus des hommes que je croise, juste quelques noms qui apparaissent de ci de là dans mes listes mais rien de précis. Et ça suffit. Pour vivre heureux, vivons cachés, comme on dit.

 

Bref, ce blog va devenir grand, plus adulte. Je parlerai moins de moi, plus de « nous », les vingtenaires. De ce qui fait qu’on est une génération qui vaut aussi le détour, tout comme les trentenaires, qu’on a notre propre vécu, nos propres expériences et que, non, on est définitivement pas la génération lose. Je vais lancer des « séries », plusieurs articles sur un même sujet, une sur le chômage et une sur le blogging. Le tout avec une certaine bonne humeur, histoire de rendre le café plus joyeux. Allez, c’est parti, nouvelle saison.