Les jolies histoires, ça peut aussi se passer sur les sites de rencontres

Précédemment sur les vingtenaires, je vous parlais des histoires glauques que j’ai pu avoir sur les sites de rencontre, quelques gars pas forcément super équilibrés qui mentent et manipulent, le festival du pervers narcissique. Mais ce serait vous tromper de ne vous montrer qu’un côté de la médaille car j’ai aussi eu de jolies histoires sur les sites de rencontres. J’en retiens au moins 2.

limonade_homemade

  • Pio l’Italien

En fait, je commence par une histoire qui ne s’est pas passée directement sur un site de rencontre mais ça peut être utile pour illustrer l’étendue des possibilités. Juin 2012 : suite à une période bien chiante, je décide de partir quelques jours en Sicile avec Zéno histoire de remettre du joli dans ma vie. Je redécouvrais alors à quel point les Italiens, c’était ma came. Et ça tombait follement bien car j’étais justement en plein échange de mails avec un Italien vivant à Paris sur Okcupid : Simone. Il est thésard en philo et bien mignon sur ses photos. Il doit partir en Allemagne peu de temps après mon retour à Paris, je décide donc de passer la seconde. Au vu de nos agendas, qu’une seule possibilité : la fête de la musique. Evénement que je déteste en général mais je suis en mode “je veux un Italien”, je suis résolue, tant pis, j’y vais.

trombone_metro

Arrivée dans la cour d’immeuble où on devait se retrouver, déception : il ne ressemble pas du tout à ses photos, je ne le trouve pas attirant du tout. Bon, c’est pas grave : il est avec un de ses potes italiens et un autre Mexicain, y a une Roumaine qui nous rejoint on parle anglo-franco-italien, ça ne fait jamais de mal. Son pote italien me parle un peu, je ne fais pas trop attention, on se balade, on se retrouve à un bar à attendre le directeur de thèse qui débarque totalement bourré avec quelques Italiens en plus, ça vire au grand n’importe quoi. Le pote italien me parle à nouveau et là, je réalise qu’il est carrément craquant, des faux airs de Jeremy Sisto et plutôt intéressant. Thésard en philo lui aussi et il ne quitte pas Paris dans 3 jours. Durant le déplacement suivant, j’essaie de l’isoler pour lui filer mon numéro ou récupérer le sien mais Simone ne nous laisse pas seuls. Finalement, je repars de la soirée bredouille.

Motif Spreadshirt http://ow.ly/JNsLh
Motif Spreadshirt http://ow.ly/JNsLh

Mais je suis un peu du genre têtue et légèrement dérangée. Je connais son prénom, je sais dans quel fac il est thésard. Google, aide-moi ! Ok, il s’appelle Pio Rizzi et tiens, y a un mail. J’envoie, j’envoie pas, j’envoie, j’envoie pas, j’envoie, j’envoie pas… Quelques jours plus tard, soirée un peu alcoolisée, je me lance “hé salut, ça te dit un café ?”. Rendez-vous est pris juste avant mes vacances. Je vous la fais courte : soirée au bar, je rate le dernier métro (je l’ai presque pas fait exprès…), on atterrit chez lui pour “attendre le premier métro”. Mais je suis fatiguée donc je propose qu’on dorme un peu et bon, il a qu’un lit alors bon… Je vous laisse imaginer la suite.

couette

On passe l’été à se croiser, on s’écrit tous les jours pour compenser, je lui envoie une photo par jour. Une histoire digne d’une comédie romantique… Excepté la fin assez merdique à base de “j’ai besoin d’être seul, c’est pas toi, c’est moi, salut, bye!”. Mais ça, on s’en fout, on retient le côté comédie romantique, le pique-nique dans le parc de Saint Cloud seuls au monde, le brunch au Canal St Martin, les photos quotidienne, notre langage amoureux entre français et italien.

parc-saint-cloud

  • Victor, l’actuel

Pour ceux qui lisent tous mes articles, vous avez vu passer ce prénom un paquet de fois. Rencontré via Okcupid (encore), on se met ensemble, on se sépare, on se retrouve, on se reperd… C’est un peu compliqué mais on vit de jolis moments : un premier baiser au Forum des Images pendant le générique de fin de “Faites le mur” de Banksy, une journée à Boulogne sur Mer pour commencer (c’est compliqué d’aller à la mer en janvier sans voiture), une semaine à Tabarka en Tunisie et bientôt un week-end à Rome. Un concert d’Archive en plein air, des séances de cinéma collé l’un à l’autre… Oui parce que je pense qu’on a tout de cet insupportable couple qui se colle et se touche tout le temps, voyez ? Quelques brunchs, des matinées à rester au lit à câliner, des visionnages de série (il m’a initiée à Game of thrones, la série (je voulais finir le livre avant), Arrow, Banshee, un peu Gotham, j’ai vu le film des Chevaliers du Zodiaque* avant qu’il ne sorte en France au ciné tranquillement calée sur son canapé. Bref, une histoire toujours en cours d’écriture près d’un an et demi après la rencontre.

brunch_maison

Je parle de mes histoires mais j’en connais d’autres. Dans mon entourage, mes amis et camarades ont trouvé l’amour sur Meetic, Tinder ou même Badoo (si, si !). Je ne dis pas forcément que l’amour est sur les sites de rencontres, il est juste potentiellement partout, là ou ailleurs.

l_amour

Mais alors pourquoi ai-je quitté cet univers quelques temps avant de me remettre avec Victor, alors que j’étais célibataire ? A suivre…

____________________

* Je dois vous le chroniquer d’ailleurs

 

Les Italiens, ces dragueurs

Dernier article sur la Sicile sur ce blog.

On caricature souvent les Italiens comme des hommes à femmes, d’incorrigibles séducteurs. Et bien je vous le dis : c’est archi vrai. Du moins en Sicile. Faut dire que je peux pas comparer à Venise : quand on y est allées, y avait que des Français dans la rue (note pour moi même : retourner à Venise juste après le carnaval pour y voir des Italiens).


J’avoue que je trouve les Italiens plutôt pas mal. Je vous ai déjà touché un mot du bel Andrea, j’ai vu quelques spécimens qui me ravissent le cœur et les yeux, comme ces jeunes éphèbes musclés jouant au Beach volley. Ils réveilleraient mes instincts cougar ! Quoi qu’il parait qu’à moins de 40 ans, on est puma. Ça me fatigue cette histoire de dénomination.


Bref, on prétend les Italiens dragueurs et… Et ben, c’est vrai. Des le premier soir, on ramasse un numéro de téléphone (je le garde en souvenir). Dans la rue, les mecs te dévisagent, certains, qui pourraient avoir l’âge de ton grand-père, te déclament leur plaisir de te regarder dans la rue, gratos, comme ça. Il te croise, il s’extasie sur ta beauté et se barre… Heu oui ? Même quand tu achètes un granité à la menthe (tellement orgasmique quand tu es écrasée par la chaleur), les vendeurs se moquent de toi car tu dis « manta » et pas « minta » donc tu leur expliques qu’en français, on dit menthe donc ils te demandent comment on dit « mangue » puis « belle », histoire de te faire un compliment en français dans le texte. Bon, ils m’ont aussi demandé comment on dit « laid » car les hommes italiens aiment se traiter de la sorte mais je crois que j’ai mal répondu et je leur ai appris « lait ». Je viens du sud, moi, j’ai du mal avec les sons é et è. Je lui ai appris lèèèè, c’est laid ou lait ?


Je m’égare. Alors évidemment, tu te sens un peu la reine du monde, l’Aphrodite de l’île sauf que bon, même si les compliments sont gratuits ou presque (on a juste récupéré un numéro et décline une proposition de café à Catane aussi… Ah et y avait un autre mec qui a tenté de me refiler son numéro aussi mais il n’y est pas arrivé), cette drague est-elle plus sincère qu’en France ? N’est-ce pas juste un jeu, là-bas aussi ? L’exotisme ne nous fait-il pas oublier la relative goujaterie de la drague ? Non parce que le mec qui dit gratuitement qu’on est belle, c’est sympa, ça fait plaisir. Mais quand ils te reluquent comme un boulimique au régime devant une pâtisserie, est-ce que ça finit pas par être pesant ? Car lui, les mecs te matent en toute indiscrétion, tranquilles. Je veux bien mais à un moment, j’ai aussi le droit de circuler en short ou robe sans avoir l’impression que je suscite l’envie. Surtout qu’en vacances, je ne suis guère apprêtée.


Bref, quand on dit que les Italiens ont le sang chaud, oui, on va pas le nier. Mais excepté quelques audacieux, ça en est resté au matage et aux compliments gratuits. Petit joueurs les Siciliens ?