Pompéi de Paul W. S. Anderson

Y a des films, des fois, tu sais qu’ils vont être mauvais et c’est même pour ça que tu les regardes.

Avion du retour d’Oman, un bel A380, j’étais toute excitée de le prendre. Dans le catalogue des films, j’aperçois Pompéi. Mon voisin tente de me prévenir que c’est vraiment nul mais je ne peux m’empêcher d’appuyer sur lecture. Histoire d’être sûre. Mettons fin de suite au suspense : c’est mauvais. Très très.
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L’autre jours, sur Twitter, j’ai tenté de résumer le film à Loops en quelques mots, secondée par @sweetyft : « Tu prends Jon Snow, Jack Bauer, des chevaux et le Vésuve et voilà. En fait, c’est Spartacus, la série, sans le cul mais avec un volcan ». Parce que c’est à peu près ça, Pompéi. Avant, quand on voulait faire de l’historique avec des acteurs de série, on en faisait des téléfilms (cf César avec Jeremy Sisto (6 feet under, New York Police judiciaire, Suburgatory) et Chris Noth (Mister Big de Sex and the city) ou encore Jesus avec le même Jeremy Sisto, Debra Messing (Will and Grace), Jacqueline Bisset (James Bond, Nip/tuck, le truc sur DSK, là…) (je sais pas pourquoi mais Jeremy Sisto m’obsède un peu ces derniers temps, j’ai même rêvé que je lui faisais une grande déclaration d’amour et que nous nous ébattions ensuite sur la table de son salon et alors…je m’égare). Maintenant, on en fait carrément des films, ça fera au passage de la pub à HBO (Kit Harington de Games of Throne. Pas de bol pour moi, je préfère Richard Madden, moins emo, mais personne ne m’a demandé mon avis) et Fox (Kiefer Sutherland, le Jack Bauer de 24 qui revient justement pour une nouvelle saison, c’est dingue !). Ah puis tiens, on va rajouter la fille de Matrix (Carrie-Ann Moss) et le mec de Lost (le prêtre Noir) et c’est parti.

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En pays celte, les troupes romaines débarquent en pleine nuit dans le village gaulois et c’est la panique celtique. Les méchants Romains, commandés par le vil sénateur Corvus, massacrent joyeusement tout le monde dont le papa et la maman d’un jeune garçon qui parvient à survivre en faisant le mort (méthode de l’opossum). Mais en se planquant dans la forêt, il finit par se faire attraper et hop, avec les esclaves, merci, au revoir.
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Quelques années plus tard. Le petit Celte, appelé le Celte (mais son petit prénom, c’est Milo, très celte donc), est devenu un homme avec plein de biceps, d’abdos et de poils, un brun ténébreux énervé parce que bon, être esclave, c’est pas super sympa. Comme il est super balèse et tue ses adversaires sur l’arène, un gentil Romain de Pompéi décide de l’acheter.Petit aparté historique parce que ça commence à me courir : la mortalité chez les gladiateurs était beaucoup moins élevée dans les faits que dans les fictions qui y sont consacrées.
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Cheminant parmi d’autres esclaves vers Pompéi, ils se font doubler par un carrosse roulant tambour battant mais le drame se noue : un des chevaux chute et se brise la patte. La jolie donzelle, Cassia, qui occupait le véhicule descend et est très triste pour le cheval. Milo intervient car lui, les chevaux, ça le connaît : la tribu celte à laquelle il appartenait y a 10 ans était calée en équidés, c’est dans les gênes. Ni un ni deux, il tue le cheval car y avait rien d’autre à faire, il se fait traiter de barbare par le maître esclave et la jeune fille se pâme d’amour, sous l’oeil complice de son esclave noire. La demoiselle rentre chez elle, fait bisou à Papa et Maman, elle rentre de Rome où elle prétend s’être ennuyée mais on comprend vite qu’il y avait un truc pas net avec un homme. Et tiens, justement, voilà un Sénateur de Rome accueilli par le gentil Papa qui espère lui soutirer plein de gros sous pour un projet urbain.
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Mais revenons à Milo le Celte qui balade sa gueule d’emo dans les geôles de Pompéi. Evidemment, avec sa gueule de vampire façon Twilight, il agace un peu et on essaie de lui refaire le portrait mais Bouclette sait se battre et finit en cellule avec un grand Noir baraqué. Et là, c’est le début d’une vraie bromance « vas y dis ton nom » « je suis celui qui te tuera dans l’arène » « nan vas-y, c’est moi qui vais te tuer ». Bref, on va nous refaire le coup des frères ennemis, on l’a tellement jamais vu… Puis pour bien nous replacer l’ambiance Spartacus, le rival de Milo ressemble pas mal au Doctore. Comme ça, ça, c’est fait. Très loyal (comme Doctore), le Noir, Atticus, explique à Bouclette que s’il gagne le prochain match, il sera libre et c’est trop cool mais le Celte est méfiant, il balance à son nouveau pote qu’il est bien trop naïf et que les Romains sont des connards. Bon, là, de suite, Atticus est un peu énervé, ça va donner dans l’arène demain.
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Pendant ce temps, Cassia va faire un câlin à son cheval chéri qui est un peu tendu et a tendance à envoyer bouler ses soigneurs. Mais cet étreinte équine est de courte durée car c’est la fête à la villa le soir : gentil papa a invité le Sénateur romain pour tenter de le corrompre et a fait venir quelques esclaves histoire de faire joli. Dont Milo, évidemment sinon cette scène n’aurait pas eu grand intérêt. Cassia débarque et tombe face au Sénateur qui se révèle être l’homme pas net qui l’a poussée à rentrer à Pompéi. Perturbée, elle tombe alors sur Milo, mouille un peu sa culotte, encouragée par les gloussements de son esclave noire mais néanmoins meilleure amie. Mais Milo est un eu vénère car il reconnaît le Sénateur, il est responsable du massacre de son village et ça le met pas de bonne humeur. Mais voilà que le cheval coquin de Cassia fait irruption. Non qu’il soit jaloux de Milo mais il était parti en balade avec son dresseur sur la colline (le volcan, quoi) et des fumerolles et crevasses l’avaient un peu paniqué. Après avoir jeté son dresseur dans un trou, le revoilà donc à la villa, prêt à tout casser. Cassia demande à Milo de s’en occuper et il accepte car, même de mauvaise humeur, un homme reste un homme. Tout rentre dans l’ordre, on oublie vite la disparition du dresseur mais Corvus note que l’objet de son désir en convoite un autre. Bad.
129681_bmLe lendemain, ce sont les jeux, Milo et Atticus doivent aujourd’hui s’affronter dans l’arène, l’un pour gagner sa liberté, l’autre pour sauver sa peau. Sauf que Corvus est allé mettre son petit grain de sel, histoire d’éliminer la Bouclette et épouser Cassia : les esclaves sont attachés à un décor et doivent se battre contre des soldats lors d’une reconstitution historique, celle de la victoire de Corvus face aux Celtes. Oh oui, comme de par hasard, pile poil la bataille durant laquelle les parents de Milo ont été assassinés, incroyable.  Pendant que l’on déclame l’histoire de cette bataille, Milo commence déjà à s’énerver « mais ça s’est trop pas passé comme ça ! » « Oh, comment tu sais ? », s’enquit Atticus. « J’y étais ». Bon, chance de survie de nos amis esclaves : à peu près aucune. Cassia a des vapeurs mais voilà, Atticus et Milo décident de devenir amis car « tu avais raison, Milo, ils m’ont menti, ils voulaient pas me rendre ma liberté » et s’associent pour massacrer les vilains Romains. Evidemment, comme le film n’en est qu’à la moitié et que le volcan n’a pas encore craché sa lave, vous vous doutez bien qu’ils s’en sortent. Un peu énervé – c’est une constante chez lui – Milo saisit l’aigle impérial en bois fiché sur une lance et le brise. Na ! Corvus est un peu agacé et va pour pointer le pouce en bas pour achever Bouclette mais Cassia surgit et pointe le pouce vers le haut, les graciant. Pour sauver Milo, elle accepte de se marier avec le vilain Corvus. Oui, dans les films hollywoodiens, les femmes sont toujours prêtes à se sacrifier pour un mec qu’elles connaissent depuis 24h et, ici, qu’elles n’ont même pas vu tout nu. Au moins dans Spartacus, on les fout à poil, les gladiateurs. Mais le Jack Bauer romain voulant la mater dès le départ, il demande à ses gardes de l’escorter jusqu’à sa maison et de l’enfermer, ça lui apprendra la vie à cit espèce di counasse. Puis il balance son homme de main achever Milo.
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Pendant que les deux hommes se battent sous les vivas de la foule, voilà-t-il pas que le volcan entre (enfin) en éruption ? La piste s’effondre, mettant fin de fait au combat entre Milo et le Romain. Pendant que les gens fuient, Corvus demande à son homme de main d’achever le Celte (il insiste le bougre), Milo entraîne son adversaire dans les sous-sols de l’arène via la crevasse et libère ses copains esclaves : c’est le bordel. Donc à ce moment là de l’histoire, les habitants de Pompéi essaient de fuir au port, les esclaves essaient de fuir l’arène, on sait plus bien qui est qui et qui fait quoi. Scènes d’hystérie au port, le vilain maître esclave donne des sous pour fuir, son bateau commence à naviguer mais plof, il se ramasse plein de bouts de volcans et coule. Et oui, dans les films hollywoodiens, quand tu paies pour avoir la vie sauve quand les pauvres vont mourir, tu y passes, c’est la règle.
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Pendant ce temps, les bro Atticus et Milo se retrouvent, notre ami Noir veut (logiquement) aller au port pour tenter de fuir mais la Bouclette veut plutôt aller sauver Cassia pour lui rendre la pareille. Au-dessus, dans la loge présidentielle, c’est pas la grande forme : la maman de Cassia est sur le point de mourir, elle demande à son mari à peine plus fringant d’aller achever Corvus histoire qu’il épouse pas leur fille. Le Père se traîne pour obéir mais pas de bol, Jack Bauer étant indestructible, il se réveille et tue le Père. Milo débarque sur ces entrefaites mais Corvus s’est bien remis et s’est déjà barré. Milo promet à la maman de Cassia qu’il va s’occuper de sa fille puis elle meurt, rassurée. Je sais pas bien si, à l ‘époque romaine, on refilait comme ça sa fille au bon soin d’un esclave mais apparemment, à Pompéi, ça se fait. Soit. Ni un ni deux, Milo retourne chez Cassia et la délivre à temps de la maison en train de s’effondrer. D’ailleurs, pile au moment où il la récupère, une énorme faille sismique déchire la maison et avale la pauvre servante noire de Cassia.
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C’est toujours le bordel en ville : on a désormais droit à un raz-de-marée qui noie le quartier du port, Atticus s’en sort juste et retourne aux arènes parce que bon, quitte à y être, pourquoi pas. Il y retrouve Milo et Cassia et notre joyeux trio se met à la recherche de chevaux tout en faisant attention aux légionnaires qui rôdent. Oui, apparemment, les légionnaires n’ont pas bien compris la situation et continuent donc de surveiller les arènes plutôt que de tenter de sauver leur peau. Quelque part, ça doit être logique, hein. Mais qui voilà donc ? Corvus et son homme de main, bien sûr ! Le vilain sénateur embarque Cassia sur son char en riant très fort. Question : à quel moment tu traînes dans une ville en péril pour récupérer une meuf franchement casse-couille qui n’avait vraiment pas envie de te suivre ? Non mais je pose la question, hein. Atticus va donc se battre avec l’homme de main de Corvus tandis que Milo va poursuivre le vilain sénateur et le nouvel amour de sa vie. Atticus et l’homme de main s’entretuent tandis que nous assistons à une folle course poursuite en cheval et char. Cassia parvient à se libérer, bagarre et elle finit par enchaîner le vilain Sénateur à un poteau. Milo et elle décident de le laisser là, rapidement tué par les projections du volcan. Ca t’apprendra, vilain !
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Ils fuient sur le dos du cheval taquin de Cassia, celui là même qui avait précipité le dresseur dans une crevasse car il avait peur des fumerolles du volcan (je remets juste dans le contexte). Le nuage de cendre recouvre la ville et achève Atticus, resté à genoux avec une épée dans le bide mais qui traînait un peu à mourir, il est tout content car il meurt, libre. Oui bah pourquoi pas. Pendant ce temps, Milo et Cassia essaient de fuir mais le cheval va pas assez vite pour cause de 2 passagers donc ils finissent par lui rendre sa liberté et s’embrassent en attendant le nuage qui ne tarde pas à les emporter.
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Fin !

Voilà, je n’oserai même pas conclure cet article en essayant de trouver quelque chose de bien à dire de ce film, c’est de la daube. Kit Harington joue comme une patate, rien n’est vraisemblable. Au moins, ça permet de réviser quelques classiques du cinéma hollywoodien : l’amour est plus fort que tout, surtout plus fort que la raison et la logique, les méchants résistent à tout sauf à la fin du film, si tu paies pour avoir la vie sauve, tu meurs. Et sans doute d’autres mais comme je lutte pour occulter ce film de ma mémoire, pardonnez moi de ne point m’en souvenir.


Richard-Madden(Richard Madden, juste pour le plaisir)

Heureusement, pour le visionnage suivant, j’ai eu la main heureuse… A suivre !

The Lego movie de Phil Lord et Christopher Miller

Le 1984 des jouets… ou presque.

Profitant de mon vol pour Dubaï (3 ans plus tard…), je me suis dit qu’il était temps de combler mon retard cinématographique. Voyons voir… oh super, The Lego movie ! Ce film m’avait légèrement intriguée à sa sortie, je me demandais de quoi ça pouvait ressembler. Et bien, à rien de ce que j’imaginais, en fait.
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Petit résumé : dans le monde merveilleux de Briqueburg, tout les monde est heureux car tout le monde suit le manuel de vie. Emmett est un joyeux bâtisseur, il empile des briques pour construire la ville, écoute la même chanson que tous ses camarades et adore l’émission « Où est mon pantalon ». Un brave petit soldat, en somme. Mais un soir, Emmett voit passer une étrange silhouette, une fille et en la suivant, il fait une chute absolument vertigineuse. A son réveil, il se retrouve avec un étrange objet collé sur le dos. Embarqué par la police, il découvre alors qu’il est totalement insignifiant pour ses collègues et ses voisins qui savent à peine qui il est. Mais la fille vient le chercher : il est l’Elu, celui qui doit empêcher le méchant Maire de la ville de figer Briqueburg à jamais pour forcer ses habitants à rester dans le rang et à ne faire preuve d’aucune créativité.

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Oh ouah, me dis-je, un film d’animation qui promeut la désobéissance civile et la remise en cause d’une normativité imposée par un dirigeant peu éclairé, je rêêêêve, c’est 1984 pour les petits. Ou Matrix avec des briques en plastique plutôt que du code binaire mais non, restons sur Orwell. La main sur le coeur et la larme à l’oeil, je me dis que tout n’est pas foutu et que la génération à venir sera plus éclairée que nous.
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Mais en continuant mon visionnage, je commence un peu à froncer les sourcils. Emmett et Cool-Tag (la fille croisée peu avant sa chute) naviguent à travers différents univers, du ranch au bateau pirate en passant par une sorte d’univers arc-en-ciel certainement conçu sous acides, ils récupèrent un vieux mage et Batman et ça commence à ressembler vaguement à une pub géante pour les différents univers Lego. Et j’ai pas tout à fait tort car…
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On quitte l’univers film d’animation pour revenir vers la vie réelle et là, on découvre que cette folle épopée sort tout droit de l’imagination d’un petit garçon au physique très « pub américaine » qui joue aux Legos de son papa qui utilise de la glue (l’arme terrible du méchant Maire) pour figer sa ville Lego dans le garage. C’est donc ça. Ce n’était pas un 1984 version jouet mais une ode gigantesque à l’imagination enfantine et comme Lego permet de la concrétiser. Oh merde… Et là, on a droit à un discours tellement lénifiant du petit garçon qui défend sa cause que j’ai envie de pleurer. Mon âme Orwellienne souffre. Cet enfant ne se bat pas pour sa liberté d’être comme il l’entend, il veut juste piquer les jouets de son Papa…
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Au-delà de ça, il n’en reste pas moins que le film est bien réalisé et certaines répliques plutôt sympa. En fait, j’aurais certainement plus apprécié ce film sans l’incursion dans le monde réel avec des acteurs au physique de pub Kinder (oui, le papa, c’est Will Ferrell mais il ferait pas tache dans une pub Kinder, hein, pardon). Parce qu’outre le fait que l’aspect totalement marketing du film devient tellement visible que ça en est gênant, ça plombe l’ambiance légère et un peu déjantée de la partie animée.
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Bref, un film qui vous occupera bien un dimanche après-midi. Et c’est pas si mal.

Pacific Rim de Guillermo Del Toro

Ce que j’aime quand je prends l’avion, c’est de me remettre à jour niveau films. Alors que je m’envolais pour Muscat avec Oman Air, je zieutais le catalogue des films. Oh chouette, y a Pacific Rim, je voulais le voir ! Appuyons sur play et allons y.
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Avant de poursuivre, il faut savoir que je fus une grande fan d’Evangelion. J’ai regardé la série, vu l’OAV (bien pourri), j’avais même lu un peu le manga. Donc forcément, j’attendais beaucoup de Pacific Rim. En prime, j’ai eu des évocations de Final Fantasy (le film et l’attaque de San Francisco m’a rappelée l’attaque de Junon dans Final Fantasy VII), de Matrix et d’Independance Day. Rien que ça.
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Donc les Kaijus, créatures venues du fin fond des abysses via une brèche commencent à foutre méchamment le souk en détruisant quelques villes. Tiens, Los Angeles, tiens Manille ! La première attaque de Kaiju ressemble à s’y méprendre à l’attaque de June par une arme dans Final Fantasy VII (dont l’une des armes sortait très précisément des abysses).

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D’abord dépassés, les humains décident de réagir et construisent des Jaegers, des robots géants au nom teuton pour faire encore plus peur. Le truc c’est que, pour piloter le Jaegers, il faut être deux car la connexion entre la machine et l’homme passe par le cerveau de celui-ci et gérer un gros robot tout seul, c’est l’AVC assuré. Donc chaque pilote gère son hémisphère tranquillou billou. Les Jaegers mettent la pâté aux Kaijus qui deviennent même objet de plaisanterie, on en fait des peluches façon Pokemon, les pilotes deviennent des stars… Mais là, on en est à 10 mn du film et on sait bien que l’humanité présomptueuse ne tarde jamais à se prendre un coup de pied au cul.
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Point Evangelion : dans les Eva, on plonge dans un liquide amniotique avant de se connecter mentalement au robots.

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Une nuit, alerte. Deux frères sont appelés pour aller tabasser du Kaiju au large d’Hong Kong. Le plus petit frère est tout foufou, c’est enfin leur tour d’aller mater la vilaine bébête. Son frère essaie de le rappeler à la sagesse car c’est dangereux quand même mais le jeune fou rit. Même pas peur ! Jouons à notre grand jeu « lequel des frères va mourir ? »
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Parce que c’est pas de bol pour les frères Bonnasse, le Kaiju est de niveau 3 et on n’en a jamais vu de tel. Ils le tabassent, sauvant au passage un bateau de pêche qui traînait par là et tandis qu’ils se gaussent, le Kaiju ressort de l’eau et détruit le Jaegen en arrachant le frère ainé du cockpit. Le cadet parvient à reconduire le Jaegen sur le rive on ne sait comment (sans AVC en tout cas) et s’échoue sur la plage.
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Quelques années plus tard. Le frère est devenu ouvrier sur un gigantesque mur censé protéger l’humanité des Kaijus qui sont tous de niveau 3. Les travaux sont périlleux, des ouvriers meurent tous les jours mais vu que les candidats sont très nombreux (ça vous ruine une économie des gros monstres qui détruisent des ville), le mur progresse. Mais rassurez-vous, notre frère Bonnasse ne restera pas ouvrier très longtemps, il est rappelé par un général pour redevenir pilote de Jaeger car il est le seul à avoir survécu à un combat perdu contre un Kaiju. Le programme Jaeger va mal, le gouvernement veut les supprimer vu que les murs sont très efficaces… Enfin sans doute vu qu’ils ne sont pas finis et qu’ils n’ont subi aucune attaque mais on va dire que ça gère. Ils ont du faire appel à Élisabeth Tessier, celle qui nous prédit un mariage entre François Hollande et Julie Gayet le 12 août…bon bref, le frère Bonnasse débarque dans le fief des pilotes de Jaeger où il croise un frère et une sœur Russes version gros punk, des triplés Chinois et un père et son fils, ce dernier étant très prétentieux et vindicatif, un peu comme notre frère Bonnasse au début. Point casting : tous les acteurs mâles ayant peu ou prou la même tronche, ça devient un peu compliqué. Au milieu de tout ce beau monde, on retrouve deux scientifiques : un mathématicien psychorigide et un biologiste un peu foldingo qui voue une passion nécrophilo-flippante pour nos Kaijus. Mais voici que s’avance une petite Asiatique aux cheveux bleus…
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Let me introduce Rei Ayanami ! Ah non pardon. Point Evangelion. Voici donc Mako.
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Bref notre pilote n’a plus de famille pour faire un copilote, il teste plusieurs mecs qui traînent par là mais suite à une passe d’arme joliment chorégraphie avec Mako, c’est elle qu’il veut. Le général veut pas car, surprise, Mako est sa petite protégée. Mais bon allez, vas y petite, elle a le droit.
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Par la suite, On repompe plus ou moins Evangelion (Ayako tient plus alors d’Asuka, entre la scène de la chorégraphie, les batailles dans l’eau et la dérive dangereuse dans les souvenirs), un poilou de Matrix pour nous sortir un trafiquant d’organes Kaiju qui ne peut qu’évoquer qu’un Morpheus version steampunk.
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Le problème du repompage plus ou moins assumé, c’est qu’il faut être à la hauteur et, comment dire… Autant Evangelion (la série) nous sert une fin légèrement tirée par les cheveux qui m’a toujours laissée sur ma faim malgré un certain degré de sublime autant là, on reste dans le blockbuster classique où le patriotisme (on a droit à la scène du discours du colonel à peu près copiée/collée de celle d’Independance Day) et le sens de l’honneur et du sacrifice permet de mettre une bonne grosse latte aux méchants.
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Tout ça m’a au moins redonné envie de mater Evangelion, c’est pas si mal.

Les mondes parallèles

Le week-end dernier, j’ai visionné environ les 2/3 d’Inception, film dont il faudra que je mate la fin même si j’avoue ne pas avoir accroché plus que ça. C’est souvent le problème avec ce genre de films oignons où il faut perturber le spectateur afin qu’il ne sache plus où il est : je suis généralement déçue.

Pourtant les niveaux de conscience, ça m’excite l’imagination et pas qu’un peu ! Peut-on être sûr de la réalité de ce que l’on voit, ce que l’on sent, ce que l’on vit ? Sommes-nous pleinement éveillés ? Ou endormis, prisonniers d’une machine ou d’un univers virtuel ? Les héros de ces fictions naviguent en général entre 2 niveaux, conscients de leur inconscience jusqu’à un certain point.

Dans cette catégorie, j’ai vu 4 films : eXisTenZ (Cronenberg, pas excellent mais le personnage féminin (ou était-ce son interprète) m’a gonflée), Matrix (le 1er m’a saoulée avec la scène hystérique et sans intérêt où ils débarquent dans l’immeuble du méchant et canardent tout le monde, peinards. Sacré bon plan !), Dark city (celui-là, je l’ai aimé) et Inception (pas fini de le voir). En série, on a Lost en un sens si on lit la scène finale comme une révélation [spoiler mais peut-on parler de spoiler à propos d’une série terminée depuis un an ou deux ?] , tout de déroule dans l’imagination de l’agonisant Jack. On a un épisode de Lois et Clark comme ça aussi où ils sont prisonniers d’un univers virtuel (référence !) et dans Stargate SG1 il me semble. Chacun me donne des palpitations à l’idée de les découvrir, mon imagination fait des bulles et… Plof.

Oui, plof. Parce que j’ai souvent la sensation d’une facilité scénaristique. On voyage entre les différents niveaux de conscience et à la fin, twist final « votre conscience était en fait un premier niveau d’inconscience, huhuhu ! » Oh ouah, on a tellement jamais vu ça « mais tout ceci n’était qu’un rêve M.heros du film ». Quoi qu’encore, je pensais qu’il y avait un autre niveau de conscience dans Matrix quand Neo tombe dans le coma mais non. Quel film pourri. Bref t’en vois un, tu te plaques les mains sur les joues, bouche bée et tu t’extasie sur cet incroyable ressort scénaristique. Au bout du 3ème, tu soupires : oh ouah, je m’y attendais tellement pas… Je vais aller faire pipi. Et encore, c’est une non cinéphile qui vous parle, je n’ose imaginer les dizaines de film de ce type que j’ai manqué.

Pourtant, quand mes doigts fourmillent, c’est notamment pour raconter une histoire de ce type. Alors forcément, je suis très exigeante quant à ces films. Un peu comme les films imaginant une société du futur… Ce que je fais moi-même dans la plupart de mes embryons de romans. Du coup, j’attends d’être éblouie, malmenée par le scénario, perdue dans les différentes strates. Et m’épargner le « mais tout ceci n’est qu’un rêve M. Machin ».

Mes lecteurs chéris, si vous avez des conseils cinématographiques (ou littéraires) à ce sujet, partagez les !

Obama we will always love you

Faire un titre reprenant une chanson de Withney Houston presque un an après sa mort, j’ai toujours la palme de la réactivité.

Hier, nous nous sommes tous levés en faisant des galipettes de joie : oueeeeeeeee, Obama est réélu, le monde libre respire. Perso, la nouvelle ne m’a pas vraiment fait l’effet d’une bombe, je n’ai jamais douté de l’issue de ces élections. Je reste sur la sensation que le suspense électoral n’était qu’un scénario concocté par nos amis des médias américains histoire d’épicer un peu tout ça.

Et justement, à propos de médias, ce que je trouve merveilleux dans cette élection, c’est la fabrique du méchant de l’histoire de Mitt Romney. Du moins en France, je n’ai malheureusement pas le temps de faire une étude comparée de la couverture journalistique des élections américaines dans les autres pays (et c’est bien dommage, ce doit être super intéressant). Donc en France, on se passe d’objectivité et on y va à fond pour Obama et contre Romney. D’un côté, un homme élégant, poli, raffiné, cool et noir (on ne se lassera jamais de nous le rappeler), prix Nobel de la paix. De l’autre un Mormon complètement crétin qui veut ouvrir la fenêtre d’un avion parce qu’il a chaud. Au passage, je veux bien son avion parce que moi, j’ai toujours froid là-dedans. En plus, c’est un Républicain comme ce fils de Satan qu’est Bush, imagine le dégénéré total, quoi.

L’affiche est posée, ce sera Super Obama vs Evil Mitt. Parler du fond ? Non mais attendez, les gens, ça les intéresse pas le fond surtout qu’on s’en fout bien, on ne connaît pas grand chose en politique américaine, on se base juste sur la présentation. La politique spectacle, on appelle ça et force est de constater que c’est aussi efficace qu’un blockbuster. On a peur pour Super Obama, il se prend des coups, le Méchant lui fait des sales coups, le ratatine un peu au premier débat, histoire de faire un bon scénario. Jusqu’à l’affrontement final, on retient notre souffle, qui triomphera ? Les Français aiment voir en Obama une sorte d’humaniste éclairé qui sauvera le monde du mortel sable mouvant dans lequel il est en train de s’enfoncer. On repart en pleine Obamania. Oui, oui, c’est bien mais qui peut me dire ce qu’Obama a changé en 4 ans ? L’Irak ? L’Afghanistan ? Guantanamo ? L’économie américaine ? Il y a 4 ans, j’avais déjà souligné qu’on s’emballait un peu promptement. Oh mon Dieu, la vie m’a légèrement donné raison… Mais la machine médiatique a fait oublier tout ça et nous a refait avaler cette belle histoire de sauveur de l’humanité. Et ça marche. Un peu comme Matrix 3, en fait : le 2 était une merde mais pas mal de gens sont allés voir le 3 en espérant un finish incroyable… Bah non.

Alors oui, entre un Démocrate et un Républicain, je respirerai toujours mieux avec le premier mais le monde n’a pas changé… Ni aujourd’hui, ni demain, ni dans un mois ou dans un an. En attendant, si les Français pouvaient autant se passionner dans leur pays que chez les voisins, ce serait teeeeeellement mieux…

Le questionnaire Libé du cinéma

Zem, le cinéaste qui ne doit pas m’aimer beaucoup (pour preuve, il m’a fait poireauter 15 mn dans un froid sibérien vendredi) m’a taguée sur un questionnaire ciné. Super, moi qui ne suis pas du tout cinéphile, on va pas pleurer.


Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?

Terminator 2 au cinéma. Le film était interdit au moins de 12 ans, ça s’est joué à quelques mois près, je me souviens. J’avais QUASIMENT 12 ans mais mes parents n’ont rien voulu savoir. Pourtant, j’avais vu le 1 et pas mal de films d’horreur avec mes cousins avant. J’ai eu très peur de Simetierre, par exemple.

Une scène fétiche ou qui vous hante ?

Heu… Ca dépend des périodes, je dirais. Là, de suite, me vient en tête la fin de Star wars épisode 3, quand Anakin se fait couper les membres par Obiwan puis commence à brûler et devient Dark Vador. Je sais pas pourquoi celle là me vient en tête en premier

Vous dirigez un remake : lequel ?

Le Mépris, peut-être ou la trilogie Matrix, tiens. Parce que l’idée de base est top mais le résultat… Ou ExiStenZ (je ne sais pas placer les majuscules) car idem, idée top mais l’actrice principale me sortait par les yeux.

Le film que vous avez le plus vu ?

Sans doute la cité de la peur, même pas forcément volontairement mais ce film est tellement multidiffusé…  Et le pire, c’est que ça me fait toujours rire. Mais je re-regarde rarement des films.

Qui ou qu’est-ce qui vous fait rire ?

Je suis globalement très bon public mais au cinéma beaucoup moins. Je déteste les gags 3 tonnes hyper prévisibles ou il faut que je sois très fatiguée pour rigoler. Des films comme Scary Movie et co, c’est juste quand je suis épuisée et que je peux me rouler par terre de rire sur une blague de Paf le chien. Sinon, je suis assez fan de l’humour un peu surréaliste et des bons jeux de mots.

Votre vie devient un biopic…

Ils ont intérêt à bien choisir l’actrice qui me jouera ! S’ils prennent une nana de seconde zone, ça voudra dire que ma vie est cheap.

Le cinéaste absolu ?

Je suis nulle en cinéma, je ne connais que très peu de réalisateurs donc on va dire David Lynch pour Mullholland Drive (paie ton originalité)

Le film que vous êtes le seul à connaître ?

Les téléfilms allemands qui passaient tard sur m6 à une époque, ça compte ou pas ? Je suis très forte en téléfilm, j’ai tout appris pendant mon chômage.

Une citation de dialogue que vous connaissez par cœur ?

La cité de la peur, les bronzés font du ski, le père noël est une ordure (version pièce de théâtre), les classiques en somme.

L’acteur que vous auriez aimé être ?

Heu… George Clooney parce qu’on a la fois faire l’ado attardé et se préoccuper des enfants du Darfour. Au moins que la célébrité serve à quelque chose

Et l’actrice ?

Kate Winslet comme ça, j’ai un mari qui me fait un bon petit film et je gagne un oscar. C’est assez sympa le travail en famille même si faire semblant de se mélanger avec Leo Di Caprio devant mon légitime, ça doit être assez étrange

Le dernier film que vous avez vu ? Avec qui ? C’était comment ?

Capitalism : a love story de Michael Moore vendredi soir avec Zem, justement. Ce n’est pas vraiment un film mais c’est le dernier que je suis allée voir au cinéma. C’est difficile à définir, c’était bien, oui, mais c’est un film qui mérite réflexion, qui soulève des questions. Même si on peut reprocher à Moore de tomber parfois dans la facilité, y a quand même des choses qui font un peu réfléchir.

Un livre que vous adorez, mais impossible à adapter ?

Les livres que j’adore peuvent tous être adaptés, il me semble, reste à voir s’il est possible de bien l’adapter ou non. On va dire « Moi et lui » de Moravia, l’histoire d’un homme obnubilé et guidé par son gros pénis, difficile de le montrer  à l’écran.

Quelque chose que vous ne supportez pas dans un film ?

La facilité. Je déteste deviner ce qu’il va se passer avant que cela se passe, j’ai besoin d’être surprise. Je déteste les scénarii bâclés ou inexistants, les films qui ne servent qu’à montrer des tas d’effets spéciaux mais qui ne contient aucune histoire. Bref, si pendant la projection, je ne suis pas surprise, le film va aller direct dans ma liste navets.

Le cinéma disparaît. Une épitaphe ?

« Le prix du billet m’a tuer ». Ben ouais, je ne vais pas suffisamment au ciné pour prendre une carte d’abonnement et à 10 € la séance… Ben non.

Voilà, je suis censée faire suivre ce questionnaire, j’ai un peu envie de le céder à Vicky qui se fout présentement de moi sur MSN à cause justement de ma difficulté à répondre à ce questionnaire. Ca lui apprendra.

Wanted, choisis ton destin, de Timur Bekmambetov (2008).

Par Keira

Bon, je vous le dis tout de suite, avec moi vous allez avoir des critiques de films normalement prévus pour des personnes avec un taux de testostérone élevé.

Je n’y peux rien, j’aime l’action.

Donc, histoire : Wesley Gibson (James McAvoy), loser notoire est un comptable méprisé par sa patronne, son meilleur ami et sa nana. D’ailleurs cette dernière couche avec le meilleur ami, mais il ne dit rien. Tout ça parce que dès qu’il est stressé il fait des crises de panique. Ce jeune homme est contacté par Fox (Angelina Jolie) qui lui annonce que son père, qu’il pensait mort, était un assassin de génie et qu’en réalité, il est mort la veille, Assassiné justement. Et lui doit la suivre pour venger son père et devenir un super tueur aussi.

Ok, je le reconnais, le synopsis est assez pourri. Mais c’est sans compter sur les réflexions de Wesley qui est un personnage très drôle. Du genre qui se méprise à fond. L’autodérision est une chose que j’adore.

Ok, c’est majoritairement un film bourrin. Mais très bien géré. Et très fun.

Ok, Angelina Jolie ne sert à rien. Mais James McAvoy est vraiment très bon, et accessoirement très mignon.

Visuellement ça reprend un peu du Matrix numéro 1 (le seul et l’unique qui vaille la peine d’être mentionné), avec une touche de Die Hard.

Et puis bon, histoire de faire tout ça avec classe, le chef de la ligue des assassins est joué par Morgan Freeman.

Oui, ce film est vraiment, purement, un film d’action, mais ce que j’ai aimé et ce qui m’a fait le regarder plusieurs fois (en dehors de l’acteur principal) c’est cette touche de folie, de fun et cet anti-héros total qu’est Wesley Gibson.

C’est très efficace, ça passe très vite et ça vous scotche au fauteuil. Tout ça avec une fusillade de fin complètement dingue. Que demande le peuple ?

Et pour ceux qui se poseraient la question, oui, je suis vraiment une fille.

Demandez à Nina si vous voulez des preuves.

Séries vs cinéma : c’est quoi le mieux ?

Ceux qui me lisent depuis longtemps doivent se rendre compte que le cinéma et moi, ça fait 36. J’ai beau complexer sur mon manque de culture cinématographique, ce n’est définitivement pas mon truc. Ce n’est pas l’art en tant que tel que je n’apprécie pas mais tout ce qui va avec : c’est cher, les horaires ne me conviennent que rarement et vu qu’après le boulot, je suis toujours un peu fatiguée, il m’arrive de m’endormir en plein film. Payer quasi 10 euros pour voir des bouts de film, bof.

Du coup, je suis plus branchée séries même si j’en regarde de moins en moins vu que ma vie post job est assez  remplie et que je rentre plus souvent à 22h qu’à 20h. Pas pratique pour les courses. Ceci étant, il y en a certaines que j’essaie de ne pas rater genre Lost, Dr House, Nip/Tuck… Mais comme j’ai une vie, je rate systématiquement un épisode ou deux que je ne télécharge même pas. Mais j’aime bien les séries de par leur format : les épisodes sont plus courts donc généralement plus efficaces, avec moins de temps morts. Si les épisodes sont trop lents, c’est que la série est ratée. Par ailleurs, une série se doit d’être efficace pour retenir le spectateur, par définition versatile. Qui, ici, n’a jamais abandonné une série en cours, lassé par les histoires qui n’en finissent plus

Mais, il y a un gros mais. Un film se conçoit en général pour avoir un début, un milieu et une fin. Parfois, dans un fol élan d’optimisme, on prévoit un épisode
suivant et le film peut se terminer sur un suspense insoutenable et autant dire que ça, je déteste. Par exemple, Pirate des Caraïbes 2, qui est déjà assez long en soi, la fin m’a dégoûtée, j’ai boycotté le 3.Et que dire de Matrix ? Le 1 se suffisait à lui-même mais non, ils ont voulu lui faire une suite (navrante) alors que l’histoire était clairement écrite pour un seul volet. A la limite, je trouve que la suite aurait été peut-être mieux traitée en série. Pareil pour Terminator 3, il est archi navrant, globalement illogique mais voilà qu’ils vont nous faire un 4 alors que ma foi, la série Sarah Connor’s chronicle me paraît amplement suffisante.

Ceci étant dit, l’avantage massif d’un film par rapport à une série, c’est que la fin est déjà prévue, on ne tricote pas une histoire saison après saison parce que « ouais, ça marche, on prolonge ! ». Parce plus une série dure, plus elle sombre dans le grand n’importe quoi. Exemples type : X-files et Ally McBeal qui sont des bonnes séries au départ (quoi qu’avec le recul, Ally McBeal, elle est supra chiante) virent dans le grand n’importe quoi sur la fin. Je les ai regardées histoire d’avoir le fin mot de l’histoire mais j’étais ravie que ça se termine. C’est comme Urgences, c’est de l’acharnement thérapeutique à ce niveau-là, laissez-la crever ! D’ailleurs, là, j’ai bien lâché, je ne comprends plus rien et en plus, on ne voit même plus Kovacs alors y a plus aucun intérêt ! C’est un peu le souci des séries, on ne connaît pas leur durée de vie et parfois, elles n’en finissent plus de finir. Sauf qu’arrive un moment où le concept est super éculé mais tant que ça marche, on continue, tant pis si ça devient nul, les gens n’ont qu’à pas suivre. A l’inverse, on a la série arrêtée avant la fin pour soucis d’audience et dont on aura peut-être la fin dans un téléfilm tout pourri, voire pas du tout comme pour John Doe.

Avec une copine, dans le temps, on se disait que l’idéal serait de faire un contrat annonçant dès le départ le nombre de saisons. Comme ça on n’étire pas la sauce
indéfiniment jusqu’à avoir un brouet sans goût. Un peu comme Lost qui doit s’arrêter en 2010. Deux saisons de plus, j’espère qu’il n’y en aura pas une en trop…

Bref, si je préfère globalement les séries aux films, c’est qu’outre le fait que niveau horaires, ça m’arrange, c’est surtout qu’on a plus de temps pour poser des histoires et qu’il se crée un sentiment de proximité avec les héros qu’on est « content » de retrouver. Ceci étant, j’ai parfois l’impression qu’on me prend un peu pour une andouille quand on rajoute des saisons encore et encore, au point que ça devient du grand n’importe quoi. Nip/Tuck aurait dû s’arrêter avec le départ des Dr Troy et McNamara à Hollywood car la série est devenue le festival du grand n’importe quoi, on fait du trash pour faire du trash, c’est lourdingue. Y a un moment où il faut savoir arrêter le massacre. Parce qu’au moins, un mauvais film, on ne souffre que 2, voire 3h et basta. Une série, la fin, on peut l’attendre plusieurs années. Voire lâcher avant.

La série la plus nase du monde… L’invincible

Vendredi soir,Vicky et moi sommes échoués sur son canapé à refaire le monde et nos vies, à potiniser… Enfin, une soirée normale entre filles, Vodka Tonic nous ayant quitté à ce moment là de l’histoire. A un moment, vers tard dans la nuit, notre regard est attiré par l’écran et la série qui vient de débuter, un truc ésotérico-crytique à vue de nez. Puis s’étale en gros le nom de la série : L’invincible dont l’acteur principal est… Lorenzo Lamas. Je sens que ça va être grand.

Au bout de 10 minutes, nous sommes conquises. Au bout de 2 épisodes, on décide que cette chose télévisuelle est collector. Mais qu’est-ce que donc ? Je vous
fais le pitch : Raph’ est un samouraï blanc du XVIIe siècle. Déjà, ça rappelle le Pacte des loups et son Samuel Le Bihan pratiquant le kung fu. Il a à sa disposition un padawan puceau qui s’appelle Tommy et qui ressemble (très) vaguement à Hayden Christensen. Et là, drame, il devient invincible et doit chasser des démons durant toute l’éternité à cause d’une mort, à priori celle de sa chérie japonaise qui se fringue comme une catin mais je suis pas sûre parce qu’il cherche quelqu’un et que je me demande si c’est pas son maître qui est mort et sa fiancée possédée par les
démons. La série se passe au XXIe siècle, en fait, Ralph et Tommy continuent de combattre les démons et sont aidés par Sarah, blonde greluche à gros seins.

Un immortel, un jeune maladroit (puceau) et une blonde, ça rappelle pas un peu quelque chose. Oui. L’invincible, vous l’avez compris, c’est Highlander chez les
démons. D’ailleurs Ralph il a les cheveux longs pareil et un sabre pour se battre, « une lame forgée à la force du poignet », dit-il. Nous, la lame forgée à la force du poignet, forcément, ça nous a fait hurler de rire et on n’a pas arrêté de faire des disgressions cochonnes sur le sujet, même si Ralph, il roule une pelle par épisode mais il a l’air vachement branché asiat parce que quand il embrasse la blonde, c’est juste pour lui faire un choc mais sinon, il lui colle 3 rateaux par épisode. A chaque fois, on a aussi droit à des flash back vers sa vie de samouraï blanc (combien de mecs s’appelaient Ralph et Tommy au XVIIe et partaient apprendre le kendo au Japon ?) pour bien nous perdre dans l’histoire. Genre à chaque fois qu’il prend un
coup sur la tête ou part dans ses pensées, petit flash back. On a même eu droit à un épisode western où il y avait trois niveaux de récit : la vie du XVIIe, la vie du XXe et la vie dans un monde parallèle de démons. Comme celui là, c’est le premier qu’on voyait avec Vicky, on avait un peu de mal à capter… En plus de pomper honteusement Highlander, le Pacte des loups et Bruce Lee et Buffy, on retrouve aussi des scènes odieusement pompées de Matrix. Bref, du vilain copier/coller.

Et pourtant, c’est génial. Les acteurs sont mauvais, les bagarres sont catastrophiquement jouées, les démons sont éliminés en un seul coup de poing, les dialogues sont à hurler (de rire), les histoires déplorables… Mais en fait, cette série joue sur les degrés. Il y a une part d’humour très potache, notamment avec Sarah qui est une gourdasse qui se prend la porte du saloon dans la tronche par exemple. Sans parler de la scène de bagarre où une serveuse du bar se castagne avec des cow boy et se prend même un pain. Autre ressort comique : la virginité de Tommy. 4 siècles sans tremper son biscuit, ça commence à le travailler le petit. C’est même le point essentiel d’un épisode où il est choisi par des démons pour être sacrifié et il
fallait que le sacrifié soit vierge. Là, les démons le soulèvent en scandant : « Virginité ! Virginité ! Virginité ! ». Ben, il a beau avoir 400 et quelques années, on sent bien qu’il ne le vit pas super bien.

Bref, je ne suis pas sûre de regarder de nouveaux épisodes puisque j’ai souvent mieux à faire le vendredi soir mais j’avoue que j’ai trouvé cette chose
merveilleusement drôle. Mais c’est quand même mieux à regarder à plusieurs, histoire de bien se marrer.

PS sans rapport : Ca me tente pas mal le kendo, y a des gens qui en font ?

Memento, de Christopher Nolan

Par Bobby 

Pfiou, que le temps passe vite… Je rentre de la gay pride et je me dépêche de vous rédiger un petit quelque chose… Cette semaine, j’ai pu voir en dvd un film dont nous avions parlé en commentaire avec Tatie Diane, Memento. Sur le boîtier, ils ont écrit : film culte. Et je crois qu’ils n’ont pas tout à fait tort. 

 

L’histoire ? Rien de plus simple : un américain beau gosse chercher à venger la mort de sa femme. Là, vous me dites : ok, on a déjà vu ça 200 fois. Et là je vous dis : attendez, j’ai pas fini ! Car le type souffre d’une forme rare d’amnésie, qui le prive de mémoire immédiate… il conserve tous ses vieux souvenirs, d’avant son accident, mais ne se souvient plus de rien au bout de 10 minutes… Bon, déjà, pas facile à mettre en scène. D’autant que le type, afin de s’en sortir un minimum, est obligé de prendre plein de notes en permanences,
de faire des photos des gens qu’ils rencontrent, et même (c’est américain, je rappelle…) de se tatouer sur le corps les infos super importantes. La classe suprême (et c’est l’occasion pour nous de mater à loisir le corps de Guy Pearce). En plus, des fois les gens sont des connards et essayent de lui pourrir son enquête, alors il doit reconnaître son écriture sur ses notes, sinon… ben sinon il se plante complètement…

Ensuite, et c’est là tout l’intérêt du film, le film se déroule à l’envers… On commence par la dernière séquence, et on remonte ainsi jusqu’à la première. Et, histoire de compliquer encore plus les choses, les séquences sont entrecoupées de flash-backs en noir et blanc, qui constituent une histoire parallèle un peu hachée, et qui, au final, vient éclairer l’intrigue principale. 
Bref, vous l’aurez compris, le principal intérêt du film, c’est une prouesse scénaristique indéniable. Pour le regarder, il faut être à son maximum de concentration, car si on loupe ne serait-ce que 20 secondes, paf, on est complètement largué. Avis aux amateurs d’énigmes filmiques… 

PS : pour nous amis les mâles hétéros, vous pouvez aussi profiter de l’image de la belle Carie-Anne Moss, excellent personnage secondaire… Rappelez-vous, elle joue la ténébreuse Trinity dans Matrix !