Elections régionales : Et ce qui devait arriver arriva

Warning : j’ai pas mal de choses à dire sur les élections régionales mais aussi sur la Cop21 et l’Etat d’urgence (pas de suite) donc si vous venez ici pour une dose de légèreté et bien… revenez à Noël. Bisous.

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Dimanche soir, je me connecte à Twitter pour découvrir les résultats des élections régionales. Oh, je ne m’attendais pas à un miracle et effectivement : le FN arrive en tête, à la consternation générale. Alors pardon mais vous avez suivi l ‘actualité politique ces dernières années ? Marine Le Pen est arrivée 3e aux Présidentielles, le parti est arrivé 1er aux Européennes puis aux Cantonales et là, c’est la suite logique. Certes, en 2007, le parti avait reculé, cédant sa 3e place à François Bayrou. Peut-être aviez-vous pensé que les attentats allaient changer la donne parce que bon, l’abstention, c’est la première alliée du FN. Alors de 1, ce n’est pas si simple et de 2… si en tant que Parisiens, on a vécu ces attentats dans notre chair, peut-être a-t-on surestimé ce moteur de vote, qui sait. Bref, comme à chaque élection, je suis un peu étonnée par votre étonnement. Peut-être suis-je trop cynique.

Bulletin FN aux élections régionales

Pourtant, on s’était mobilisés. On a diffusé, on a retweeté, partagé la moindre info anti FN, applaudi la Voix du Nord, dénoncé les dangers que représente le FN pour le droit des femmes, souligné tous les propos border voire franchement racistes des fantoches du Parti, on s’est gaussé de Ménard et Collard (c’est marrant, les deux riment avec…). C’est en voyant la Une de la Voix du Nord que j’ai commencé à sentir un truc, diffus…

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On a eu tort. Moi comme les autres. Se mobiliser et diffuser de l’information, c’est bien sauf que je me rends compte que j’ai surtout pissé dans le vent. Petit point rapide sur mon utilisation des réseaux sociaux : Facebook, c’est un peu “famille”, je ne poste quasi rien dessus et surtout pas de contenus politiques, je me contente de poster quelques commentaires salés (surtout féministes). J’ai ce réflexe d’éviter de parler politique en famille ou dans un cadre professionnel, j’ai les deux sur Facebook. Par contre, sur Twitter, je vitupère, je montre du doigt, j’interroge parfois. Sauf que… ben ma communauté Twitter me ressemble. Donc tweeter à longueur de temps qu’il ne faut pas voter FN car c’est la bête immonde, c’est vraiment useless. J’ai été coupable d’une politique un peu Bisounours, en fait, celle qui nous faisait dire ados devant une assistance acquise à notre cause “non mais le racisme, c’est trop nul, c’est débile !”. Mon “engagement” est un échec, mon “engagement” n’existe en fait pas, c’est presque plus de la complaisance qu’autre chose à ce niveau là. Je n’avais pas besoin de (re)diffuser l’abject, on savait déjà.

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Alors du coup, c’est quoi la solution, à mon petit niveau ? Poster les mêmes articles sur Facebook, espérant avoir un peu de visibilité entre les dernières bêtises du jeune Evan et des mantras à la con de pages avides de likes ou encore ces foutus articles des mendiants du clic ?  Mais là encore, sur ce réseau, je ne vois passer aucun pro FN, j’ai rapidement nettoyé les “anti bougnoules” de ce réseau donc une nouvelle fois, ça ne me paraît pas super efficace. Balancer quelques arguments ici ? On est carrément dans la bouteille à la mer.

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Alors faut pas lâcher, bien sûr, mais à un moment, faudrait peut-être arrêter de croire que le seul problème est pédagogique. Quand j’ai vu la Une de la Voix du Nord, je me suis dit qu’il pouvait se passer globalement deux choses : soit ça allait marcher et Marine Le Pen allait ramasser ses dents, soit ça ne servirait à rien car les votants du FN sont trop déterminés pour aller lire un journal qui dénigre leur nouvelle championne… Malheureusement, ce que j’avais pressenti est arrivé. Donc les gens ne veulent pas savoir, ils veulent des solutions. On a souvent tendance à prendre les votants pro FN comme des dégénérés, lavons nous les mains de ça, on reviendra s’interroger aux prochaines élections. Non. D’abord, on admet que comprendre n’est pas cautionner mais que c’est facile de se dire que le con, c’est l’autre. Non, le con, c’est nous quand on refuse de comprendre pourquoi le vote FN continue de progresser malgré notre mignon angélisme. Même si je pense qu’une frange de cet électorat a bien été bercé trop près du mur (quelques indices : dès que vous ouvrez la bouche, ils vous traitent de gauchistes et de fragile, ils adorent vous balancer la mort de Clément Méric comme une bonne blague, ils vous menacent de violences physiques mais toujours derrière un écran quand même et surtout, surtout… ces exemples de patriotisme nationaliste extrême ne maîtrisent pas la grammaire et l’orthographe les plus élémentaires. Ah et attention : ils sont toujours en bande donc “débattre” avec un, c’est s’en prendre 10 sur le dos), d’autres ont un vote de colère. Ce n’est pas juste rejeter “l’UMPS” qui nous gouverne depuis 30 ans sans que rien ne change vraiment car il existe plusieurs offres politiques autres que les extrêmes, c’est tout un système, toute une classe qui est rejetée. Et ça ne peut pas se limiter à un “les arabes dehors”, c’est plus profond que ça. Ce n’est pas pour rien que le FN ramasse des voix en masse dans les milieux les plus populaires. Alors il y a certes du racisme, du “ils nous volent notre travail” (remember cette émission de Gildas avec Balavoine qui débat avec un raciste, on en est toujours là 30 ans après), du “ils ont des noms à coucher dehors, on les comprend pas”, de la part de personnes ne connaissant pas d’Arabes sinon ils ne seraient pas étonnés par leurs patronyme… Mais c’est un bougli bougla de colère, de frustration, de sentiment d’injustice et de manque de connaissance qu’il faut comprendre pour combattre.

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Alors on va arrêter de de dire “les gens qui votent FN y sont trop cons”, on va lire du Bourdieu, on va apprendre, on va réfléchir, on va essayer de comprendre comment parler à ce ventre mou du FN, celui qui ne voulait pas de Jean-Marie mais est rassuré par les blondes Marine et Marion. Parce que j’ai pas envie de relire les mêmes réactions indignées en 2017. Même si j’estime que la meilleure façon de combattre le FN, c’est de leur permettre enfin d’arriver au pouvoir pour démontrer qu’ils vont pas aider, bien au contraire… Mais je me dis surtout que 5 ans, c’est bien trop long pour ce coup de poker.

Pacific Rim de Guillermo Del Toro

Ce que j’aime quand je prends l’avion, c’est de me remettre à jour niveau films. Alors que je m’envolais pour Muscat avec Oman Air, je zieutais le catalogue des films. Oh chouette, y a Pacific Rim, je voulais le voir ! Appuyons sur play et allons y.
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Avant de poursuivre, il faut savoir que je fus une grande fan d’Evangelion. J’ai regardé la série, vu l’OAV (bien pourri), j’avais même lu un peu le manga. Donc forcément, j’attendais beaucoup de Pacific Rim. En prime, j’ai eu des évocations de Final Fantasy (le film et l’attaque de San Francisco m’a rappelée l’attaque de Junon dans Final Fantasy VII), de Matrix et d’Independance Day. Rien que ça.
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Donc les Kaijus, créatures venues du fin fond des abysses via une brèche commencent à foutre méchamment le souk en détruisant quelques villes. Tiens, Los Angeles, tiens Manille ! La première attaque de Kaiju ressemble à s’y méprendre à l’attaque de June par une arme dans Final Fantasy VII (dont l’une des armes sortait très précisément des abysses).

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D’abord dépassés, les humains décident de réagir et construisent des Jaegers, des robots géants au nom teuton pour faire encore plus peur. Le truc c’est que, pour piloter le Jaegers, il faut être deux car la connexion entre la machine et l’homme passe par le cerveau de celui-ci et gérer un gros robot tout seul, c’est l’AVC assuré. Donc chaque pilote gère son hémisphère tranquillou billou. Les Jaegers mettent la pâté aux Kaijus qui deviennent même objet de plaisanterie, on en fait des peluches façon Pokemon, les pilotes deviennent des stars… Mais là, on en est à 10 mn du film et on sait bien que l’humanité présomptueuse ne tarde jamais à se prendre un coup de pied au cul.
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Point Evangelion : dans les Eva, on plonge dans un liquide amniotique avant de se connecter mentalement au robots.

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Une nuit, alerte. Deux frères sont appelés pour aller tabasser du Kaiju au large d’Hong Kong. Le plus petit frère est tout foufou, c’est enfin leur tour d’aller mater la vilaine bébête. Son frère essaie de le rappeler à la sagesse car c’est dangereux quand même mais le jeune fou rit. Même pas peur ! Jouons à notre grand jeu « lequel des frères va mourir ? »
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Parce que c’est pas de bol pour les frères Bonnasse, le Kaiju est de niveau 3 et on n’en a jamais vu de tel. Ils le tabassent, sauvant au passage un bateau de pêche qui traînait par là et tandis qu’ils se gaussent, le Kaiju ressort de l’eau et détruit le Jaegen en arrachant le frère ainé du cockpit. Le cadet parvient à reconduire le Jaegen sur le rive on ne sait comment (sans AVC en tout cas) et s’échoue sur la plage.
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Quelques années plus tard. Le frère est devenu ouvrier sur un gigantesque mur censé protéger l’humanité des Kaijus qui sont tous de niveau 3. Les travaux sont périlleux, des ouvriers meurent tous les jours mais vu que les candidats sont très nombreux (ça vous ruine une économie des gros monstres qui détruisent des ville), le mur progresse. Mais rassurez-vous, notre frère Bonnasse ne restera pas ouvrier très longtemps, il est rappelé par un général pour redevenir pilote de Jaeger car il est le seul à avoir survécu à un combat perdu contre un Kaiju. Le programme Jaeger va mal, le gouvernement veut les supprimer vu que les murs sont très efficaces… Enfin sans doute vu qu’ils ne sont pas finis et qu’ils n’ont subi aucune attaque mais on va dire que ça gère. Ils ont du faire appel à Élisabeth Tessier, celle qui nous prédit un mariage entre François Hollande et Julie Gayet le 12 août…bon bref, le frère Bonnasse débarque dans le fief des pilotes de Jaeger où il croise un frère et une sœur Russes version gros punk, des triplés Chinois et un père et son fils, ce dernier étant très prétentieux et vindicatif, un peu comme notre frère Bonnasse au début. Point casting : tous les acteurs mâles ayant peu ou prou la même tronche, ça devient un peu compliqué. Au milieu de tout ce beau monde, on retrouve deux scientifiques : un mathématicien psychorigide et un biologiste un peu foldingo qui voue une passion nécrophilo-flippante pour nos Kaijus. Mais voici que s’avance une petite Asiatique aux cheveux bleus…
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Let me introduce Rei Ayanami ! Ah non pardon. Point Evangelion. Voici donc Mako.
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Bref notre pilote n’a plus de famille pour faire un copilote, il teste plusieurs mecs qui traînent par là mais suite à une passe d’arme joliment chorégraphie avec Mako, c’est elle qu’il veut. Le général veut pas car, surprise, Mako est sa petite protégée. Mais bon allez, vas y petite, elle a le droit.
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Par la suite, On repompe plus ou moins Evangelion (Ayako tient plus alors d’Asuka, entre la scène de la chorégraphie, les batailles dans l’eau et la dérive dangereuse dans les souvenirs), un poilou de Matrix pour nous sortir un trafiquant d’organes Kaiju qui ne peut qu’évoquer qu’un Morpheus version steampunk.
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Le problème du repompage plus ou moins assumé, c’est qu’il faut être à la hauteur et, comment dire… Autant Evangelion (la série) nous sert une fin légèrement tirée par les cheveux qui m’a toujours laissée sur ma faim malgré un certain degré de sublime autant là, on reste dans le blockbuster classique où le patriotisme (on a droit à la scène du discours du colonel à peu près copiée/collée de celle d’Independance Day) et le sens de l’honneur et du sacrifice permet de mettre une bonne grosse latte aux méchants.
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Tout ça m’a au moins redonné envie de mater Evangelion, c’est pas si mal.

Ca me foot le cafard

On doit en être à peu près à J-15, je crois. Enfin, j’avoue que je n’en sais rien et je m’en tape royalement. Mais voilà, le foot est partout et le mondial de foot commence petit à petit à s’insinuer dans nos vies. Et j’en ai déjà assez.

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Avant de commencer, un petit point : je ne suis pas fan de foot. Ce n’est pas mon sport préféré, je regarde quasiment jamais aucun match mais je peux comprendre que certains aiment, c’est un sport comme un autre. Après tout, moi, j’aime bien le rugby, chacun ses goûts. Je ne conteste pas non plus le fait que le foot soit le sport préféré des Français et je ne m’insurge pas contre. Là ne sera pas le propos de ce billet. Ce qui me saoule, par contre, c’est le gavage médiatique qu’on commence à nous imposer.

 

Déjà, ça commence par la pub. Coca nous a gratifié d’une pub hallucinante où tout le monde s’aime grâce à un but de l’équipe de France, y compris le mari et l’amant caché dans le placard. Trop fort le foot ! Mais la pub hallucinante, c’est celle de je sais plus qui (CanalSat, je crois) où un couple met le match en pause pour s’envoyer en l’air et à peine la brouette consommée, ils rallument aussi sec. Alors, moi, un mec qui part mater un match de foot alors que je récupère de mon orgasme (en espérant que j’en ai eu un, ça me consolera de coucher avec un goujat pareil), il est pas prêt de me retoucher. Non mais ça va, oui ?

 

Donc à partir du 9 juin (selon Omar et Fred), c’est parti. Enfin, je dis ça mais ça commence déjà à truster les premières places au JT. M. Domenech annonce la liste des 23 ? Mais que la Terre s’arrête de tourner, plus rien n’a d’importance ! Il ose faire des déclarations que pour les abonnés SFR ? Mais quel scandale, Clearstream, à côté, c’est du pipi de chat ! Zidane annonce sa retraite ? Mettons les drapeaux en berne. Par contre, Lizarazu, il est mauvais en comm : annoncer sa retraite juste après l’annonce de Zidane, forcément, tout le monde s’en fout. Et pendant les prochaines semaines, les politiques vont pouvoir faire leur beurre dans leur coin, personne ne dira rien. Peu importe ce qu’il se passera, les journaux étaleront en une les exploits des Bleus… Si tant est qu’ils brillent parce qu’au vu de leurs derniers résultats, je suis pas sûre. Mais bon, je suis pas une spécialiste mais Barthez et Zidane, ils commencent à dater quand même et j’avoue que je ne trouve pas ça juste qu’on ne laisse pas la place aux jeunes.

 

D’ailleurs le foot n’est-il pas le reflet de notre société ? On préfère les valeurs descendantes que la fraîcheur de la jeunesse ? Non, là, je plaisante. Mais le foot
reste un phénomène passionnant, qu’on s’y intéresse ou pas. Pendant une poignée de semaines, 36 nations vont s’affronter. C’est étonnant comme le patriotisme aujourd’hui passe par le sport, je crois qu’on n’est jamais aussi fiers d’être français que quand Thierry Henry plante un but. Même moi qui n’aime pas le foot, j’ai regardé un peu la coupe du Monde de 98. D’ailleurs, j’ai une anecdote marrante sur le sujet. Lors d’un match de l’équipe de France qui s’est terminée par des tirs au but (contre l’Italie, je crois, mais je sais plus à quel moment de la compétition nous étions), je regardais le match avec ma sœur et ma grand-mère qui vivait chez nous, à l’époque. Premier tir au but de l’équipe de France, marqué. L’image est repassée au ralenti et là, ma grand-mère se tape dans les mains : « et de deux ! ». Avec ma sœur, on explose de rire avant de lui expliquer : « mais non, mamie, c’est le même ! ». Bref. J’avoue que je ne suis pas une dingue de l’équipe de France, je n’ai pas de favoris donc peut importe qui gagne ou perd. Ce qui m’agace, c’est d’ériger l’équipe de France en modèle de la France black blanc beur et comme un modèle d’intégration. Je m’explique.

 

Quand on parle de Zidane ou d’Anelka, à l’époque, on disait : « ouais, c’est des jeunes de la cité qui ont réussi, comme quoi, c’est possible de s’intégrer quand on est issu de l’immigration », blablabla. Alors voilà, les gamins dans les cités, au lieu de nous emmerder, qu’ils jouent au foot, ils atteindront le sommet. Ils sont tous de potentiels Zidane (et au pire, s’ils sont nuls, ils peuvent tenter de devenir le nouveau Jamel). Non mais comment on peut dire une chose pareille ? Combien de jeunes peuvent utiliser le foot pour s’en sortir ? Combien d’appelés pour peu d’élus ? Est-ce responsable de dire ça aux gamins ? Non, je ne le pense pas. Je ne nie pas le côté sociabilisateur du foot, après tout pourquoi pas ? En jouant au foot, les jeunes intègrent des règles, apprennent à vivre en communauté et évacuent leur agressivité dans un affrontement sain. Oui, pourquoi pas. Mais de là à dire à ces jeunes que le foot est un superbe ascenseur social, faut arrêter les conneries.

 

Et pourtant, on va y avoir droit, je vous le dis. Pour peu que la France gagne (mouahahah !), on va avoir droit pendant une bonne quinzaine de jours à l’hagiographie de M. Zidane, fils d’immigré qui a grandi dans une cité phocéenne et devenu aujourd’hui un héros de la nation, tatatan ! Bon, c’est très bien pour lui mais les politiques n’ont-ils pas honte de mettre cet exemple, carrément exceptionnel, pour montrer que l’intégration, ça existe ? Pour résoudre la crise des banlieues, on offrira aux gamins des ballons et des crampons et la vie sera belle. Mais le foot n’est pas une solution miracle, ce n’est qu’un sport…

 

Dieu merci, j’ai la saison 4 de Six feet under à mater, ça m’aidera à passer ce foutu mois de mondial.